Le nouveau protégé feat. Kim Han Sol

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     Jeu 28 Déc - 10:14

Debout devant la fenêtre de son bureau, Lawrence contemplait Shibuya en silence. Il était ici depuis presque deux mois et encore, il avait du mal à se faire à toute cette nouveauté qui l’entourait. Le Japon, ça n’avait strictement rien à voir avec l’Angleterre. Tout était différent. Et se refaire à presque trente ans, ce n’était pas évident. Mais, c’était un défi tout à fait calculé que Lawrence était prêt à relever. Et en voilà un autre qui entrait soudainement dans son bureau, après quelques coups à sa porte. C’était l’ancien manager de Kim Han Sol qui avait frappé. Quelque chose lui disait que le jeune homme lui-même ne l’aurait pas fait. Il y avait plusieurs choses qu’il avait à apprendre sur son nouveau protégé… mais il avait fait ses devoir et pris un peu d’avance grâce à son dossier et quelques rencontres avec l’homme qui l’accompagnait présentement et qui semblait vraiment être au bout du rouleau. Pourtant, Lawrence est pour sa part impassible alors qu’il observe le nouveau venu.

Il tique alors que le manager prend la parole. Il le déconcentrait dans son observation. Ça l’énervait. Surtout que cet homme parlait extrêmement vite. Lawrence avait donc un peu de mal à suivre le fil de ses paroles… Il tourne malgré lui la tête vers l’homme, acquiesçant à ce qu’il dit sans vraiment faire attention au fond de son message.

« Vous nous laissez ? », demande-t-il lorsque l’autre semble avoir enfin terminé son charabia. Ça laisse son collègue muet, vraisemblablement… et Lawrence insiste sans mot dire, montrant la porte d’un petit signe impatient de la tête. De toute évidence, cet homme stressait Han Sol. Et personne dans cette pièce n’avait besoin d’un Han Sol stressé sur les bras, il en était déjà convaincu. Heureusement, le seul Japonais de cette pièce sort enfin, refermant derrière lui et l’Anglais a pour sa part tout le loisir d’en revenir au Coréen. « Bonjour, Han Sol. Je m’appelle Lawrence, je suis ton nouveau manager. »

Ça avait été dit en coréen. Un coréen qui avait encore besoin de perfectionnement, mais pas au point d’être complètement maladroit non plus, il ne fallait pas exagérer ! Le petit homme se dirige jusqu’à son bureau, mais plutôt que de s’assoir derrière, il pose une fesse sur le meuble, non loin de Han Sol. La dernière chose qu’il voulait, c’était mettre trop de distance entre eux dès le départ. Il ne savait vraiment pas comment il allait gérer ce cas particuliers encore, mais il trouverait bien. Par contre, une chose devait être mise au clair immédiatement et il ne comptait pas prendre de pincettes pour ce faire.

« Je sais que tu n’es pas comme tout le monde, Han Sol. C’est très bien, mais les gens ici préfèrent être polis que compétents. C’est la raison pour laquelle aucun d’entre eux n’a voulu utiliser « le mot ». Tu sais, ce mot que tout le monde essaie d’éviter et qu’ils enrobent pour lui donner de belles couleurs ? Dans ton cas, je n’ai pas encore réussi à trouver ce qu’était ce mot. Ils ont trop bien enrobé. », explique Lawrence, poussant un petit soupir en réalisant qu’il était déjà dépassé par la politesse excessive et déplacée des Asiatiques. Enfin, c’était toujours une question de valeurs mais voilà. Les siennes étaient un peu secouées présentement ! « Est-ce que tu peux me donner toi-même ton diagnostique ? »

C’était bien dommage de devoir aborder directement ce sujet-là d’entrée de jeu, mais on ne lui avait laissé aucune latitude et Lawrence était le genre d’homme à prendre le taureau par les cornes. Il s’attendait à ce qu’on lui ait confié le dossier Han Sol pour lui faire regretter ses manières d’Anglais. Ils n’allaient jamais être aussi déçus que ces prochains temps, ces abrutis…
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     Ven 29 Déc - 13:29


Han Sol ne le sentait pas. Mais alors vraiment pas. Bon il n’était pas stupide : il savait qu’il devait changer de manager. C’était pas la première fois que ça lui arrivait bien qu’il soit là depuis peu… Mais pour les deux fois où il y avait déjà eu changement il était chaque fois tombé sur pire. Alors sa nervosité allait en grandissant et à se tenir là, droit comme un « i » comme que son manager actuel faisait plus ou moins l’étalage de ses défauts. Ça lui donnait mal au crâne et bien que prévoyant le coup Han Sol ait prit un cachet avant de venir, il craignait le dérapage qui ne manquerait pas d’arriver, sûrement. Où était Shiro ? Lui il aurait prit sa défense. Il aurait dit quelque chose au lieu de laisser le manager le démonter…

Mais à la plus grande surprise de Han Sol, l’autre homme ouvre la bouche, lui aussi. Et juste pour demander à son manager de se barrer, en gros. L’avait-il seulement écouté ? Han Sol tourne la tête pour voir son manager visiblement sous le choc lui aussi… Mais après s’en être fait intimer l’ordre d’un mouvement de la tête, voilà qui s’en va, sans doute malgré tout trop content de se débarrasser de lui pour protester.

Han Sol en revient donc à l’homme en face de lui, avec un nom à la limite de l’imprononçable. Il en se risquerait d’ailleurs pas à le dire le premier, au cas où ! Et comme de fait l’homme se présente donc. Mais ce qui étonne le plus Han Sol, à nouveau, c’était cette présentation en coréen. Le niveau de langage avait très peu d’importance pour lui… Lawrence était le seul à avoir fait l’effort de parler dans sa langue natale jusque là. Du moins le seul pour qui le coréen ne soit de toute évidence pas sa propre langue maternelle.

Le jeune homme se penche pour saluer ce « nouveau manager », se redressant en le détaillant un peu. Il était petit… Pas très épais mais bien proportionné, avec des épaules un peu plus larges que la moyenne asiatique et des bras bien dessinés. Ça se voyait sous les manches de sa chemise. L’homme était bien habillé, tiré à quatre épingle et il possédait un petit air sévère qui embrouillait un peu Han Sol au moment de déterminer son âge.

La suite lui fait arquer un sourcil… Et Han Sol, qui s’était légèrement détendu après le départ de son manager, se crispe légèrement à nouveau. Il était « différent ». Il avait beau le savoir, il n’aimait pas trop l’entendre dire pour être honnête. Mais mieux valait en passer par la tout de suite. Et puis il comprenait un peu ce que Lawrence voulait dire à propos des politesses.

« Troubles psychotiques. »

Et parce qu’il avait l’habitude de ce raccourci trop habituel, il précise dans un grognement :

« Je ne suis pas un psychopathe. »

Enfin peut être que si. Mais il était toujours trop jeune pour qu’un diagnostique exact ne soit posé. Peut être même que ce ne serait jamais fait… Les avancées dans ce domaine étaient faibles… Les diagnostiques imprécis…

Han Sol hésite… Parce que ça le rend très nerveux et inconfortable de parler de sa maladie. Néanmoins :

« J’ai une médication. Pour ne plus entendre les voix. Calmer mes humeurs. Et je vois un psy aussi. »

Nouveau silence… Et parce qu’il restait scandalisé, Han Sol pointe la porte par laquelle son manager avait disparu en s’exclamant :

« C’est un gros con ! Je ne suis pas parfait mais lui non plus ! »

Surtout pas lui, dans sa tête ! Han Sol se voyait quand même rarement comme un problème. Sûrement que ça faisait partit de ce fameux problème justement mais bon…

« Si les gens n’ont pas les reins d’être des managers ils devraient faire autre chose ! »

Han Sol croise les bras, toisant un peu Lawrence. Ça valait pour lui aussi s’il comptait lui dire qu’à la première colère il lui tournerait le dos ! De toute façon il avait l’habitude… Les gens étaient très doués pour retourner leurs vestes à la première difficulté. Lui ne croyait que ce qu’il voyait maintenant…

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     Dim 31 Déc - 0:17

Troubles psychotiques ? Lawrence n’était pas un professionnel de la santé mentale. Il était donc plutôt ravit que Han Sol précise ensuite que ça n’avait rien à voir avec la psychopathie. D’une part parce qu’il était donc évident qu’il savait bien de quoi il parlait et qu’il avait une certaine compréhension de sa condition. Assez pour pouvoir lui apporter les précisions nécessaires sans qu’il les demande. Mais d’une autre, parce que Lawrence avait effectivement fait le raccourcit, visiblement à tort. Ça l’empêche donc de se mettre les deux pieds dans le plat. Il acquiesce à propos de la médication ensuite, songeur. La partie « psychiatre », c’était quelque chose sur quoi il ne se pencherait pas. C’était très personnel et savoir que Han Sol en voyait un, c’était suffisant. Mais pour les médicaments, il allait forcément avoir quelques questions.

« Nous reviendrons sur ces médicaments dans quelques jours, quand nous aurons eu le temps d’apprendre à nous connaître un peu. », prévient Lawrence sans en rajouter sur le sujet néanmoins. De toute façon, Han Sol part soudainement au quart de tour. En tout cas, bien plus que n’importe lequel de ces petites choses asiatiques qui semblaient toujours un peu trop soumises. Ça fait sourire l’homme malgré lui, mais c’est très bref puisqu’il se ressaisit aussitôt. « J’ai cru comprendre que vous aviez vos différends. Mais c’est terminé. À présent, c’est moi qui m’occupe de ta carrière et de ton bien-être. »

Quant à cette histoire d’avoir les reins d’être manager, ça semblait s’adresser à lui tout autant qu’au précédent, non ? Une mise en garde ? Lawrence n’avait pas de craintes. Il savait qu’il était taillé pour ce genre de métier. Il suffisait de trouver ses repères au Japon. La culture serait son plus gros obstacle. Pas Han Sol, même s’il savait que ça ne serait pas une partie de plaisir.

« Là-dessus, nous sommes d’accord. », déclare simplement l’homme. Se relevant, Lawrence lisse un peu son veston, puis passe derrière son bureau, mais toujours sans s’assoir dans le fauteuil posé là. Il fouille plutôt dans un dossier, celui qu’on lui avait confié sur son jeune protégé. Il allait le refaire entièrement à sa sauce, mais c’était un bon point de départ. Sortant une fiche, il commente : « Un rappeur et compositeur, donc. On ne m’a malheureusement fourni aucun de tes textes. Tu pourras m’en apporter ? »

Relevant la tête vers Han Sol, Lawrence attend une réponse avant de continuer sur sa lancée.

« Il y a aussi une note pour dire que tu aimes la danse. J’aimerais bien voir ça. On essaiera de travailler sur ces points. », annonce-t-il. « Je ne suis pas ton entraîneur. D’ailleurs, je n’y connais rien en rap ou en composition et encore moins en danse ! Mais, je veux malgré tout t’orienter vers de bons spécialistes qui sauront te développer rapidement. Le mieux sera de te trouver rapidement de petits contrats de figuration ou, soyons fous, de collaboration. Histoire que tous voient ton joli minois et en redemande. Que tu sois déjà connu avant de débuter. »

Il avait un plan assez fixe en tête… et disons qu’ils allaient voir ensemble si c’était viable ou pas avec la condition de Han Sol.

« Tu as des questions ou des suggestions que tu aurais aimé pouvoir faire à ton ancien manager ? », demande-t-il finalement, refermant le dossier. Aussi bien éviter de répéter les mêmes erreurs que les autres, non ? « Sinon, je crois que j’aimerais voir ce que tu sais faire. »

Et ça lui permettrait aussi de voir comment Han Sol gérait la frustration. Ça l’étonnerait qu’il n’en ait pas alors qu’il devait se prouver aux yeux d’un supérieur.
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     Lun 1 Jan - 16:42


Han Sol hausse les épaules à propos de la médication. Qu’est-ce qu’il voulait y faire de toute façon ? Il allait s’improviser pharmacien ? Ça le rendait un peu nerveux comme idée et Han Sol vient mordiller l’ongle de son pouce un instant avant de cesser, venant prendre une main dans l’autre dans son dos, attendant simplement, pas sage mais essayant de l’être, certainement. Une chose qui n’était pas pour lui déplaire même s’il craignait un peu la personnalité de Lawrence, c’était de savoir qu’il n’aurait plus à faire avec l’autre manager. Par contre il ironise :

« Mon bien être... »

Il n’y avait pas grand-chose que ça intéressait ici et Han Sol en était parfaitement conscient. On lui demandait souvent trop de choses malgré sa pathologie, au risque de créer une brisure psychotique. Alors franchement il doutait réellement que « son bien être » soit dans la balance. A ce niveau il n’avait aucune confiance. Et Lawrence avait beau aller dans son sens à propos de la capacité ou non à être manager, il prévoyait déjà que ce n’était qu’une caresse dans le sens du poil pour mieux le prendre à revers par la suite.

Han Sol reste attentif… Et acquiesce brièvement pour ce qui était de ses textes. Ils étaient torturés et compliqués. Enfin ça c’était la critique la plus sympa qu’on lui ait faite jusque là. En général on disait « médiocre » ou « incompréhensible » entre deux grognements à propos de son écriture de gamin attardé. Parce qu’Han Sol utilisait peu de kanjis c’est vrai. Le japonais, ça le gonflait d’une force… Il regrettait presque d’avoir tenté l’aventure ici. Mais aurait-il eu sa chance chez lui ?

« Pourquoi vous êtes ici ? Au Japon. »

Il était évident qu’il n’était pas japonais merci. Et son accent en coréen était celui d’un non natif. Ça aussi c’était évident. Han Sol acquiesce en tout cas pour la danse, ayant une nouvelle pensée pour Shiro. Et parce qu’il avait envie de le mettre en avant, ce qui était rare chez lui :

« Je m’entraîne avec un autre trainee des fois. »

Ben pas encore… Mais il avait envie que ça se fasse disons !

« Anzai Shiro. C’est un ami. Il est très fort. »

Et après une seconde, pensant que Shiro n’aimerait pas qu’on ai vanté ses qualités seulement en danse alors qu’il n’aimait pas ça, il ajoute :

« Dans plein de domaines. »

Voilà. En tout cas de son côté Lawrence semblait avoir en tête son plan de match. Han Sol pouvait presque voir les mécanismes de sa réflexion tourner dans sa tête… Et le pire c’est qu’il semblait aimer ça ou en tout cas être parfaitement dans on élément. C’était bien… En espérant que ça ne le ferait pas devenir un tyran pour que tout aille comme lui le voulait quoi.

En revanche à la question qui suit Han Sol se demande si s’en est une « vraie »… Et comme ça semble l’être, sans trop s’en émouvoir il convient :

« J’aimerais bien le frapper. »

Et au cas où ce ne serait pas assez clair :

« Vraiment fort. »

Pas le tuer ni rien du genre hein ! Il était vraiment pas un psychopathe. Il avait juste envie de se venger un peu… Parce qu’il lui en avait fait voir de toutes les couleurs, surtout dernièrement. Han Sol n’était peut être pas facile mais il avait plus d’antécédents qui jouaient en sa faveur !

Han Sol penche la tête sur le côté, pas certain d’avoir bien comprit quand Lawrence lui dit qu’il aimerais bien voir ce qu’il sait faire. Il jauge un instant son vis à vis… Et puis quand même :

« Et moi comment je sais de quoi vous êtes capable ? Vous avez fait quoi avant de venir ici ? Vous avez déjà fait ça ? »

C’était toujours à lui de se prouver !

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     Mar 2 Jan - 8:38
Tiens donc. Le gamin ne semblait pas trop le croire. Pas que ça pose vraiment de problèmes à Lawrence pour le moment. Il fallait dire qu’il n’était pas de ceux qui ont constamment besoin de prouver quelque chose, surtout pas au premier venu. Alors peut-être un brin désintéressé par ce manque de foi en lui, son visage reflétant bien ce sentiment, l’homme hausse les épaules. Oui. Son bien-être. Et il n’était pas Asiatique pour sa part, même si ses traits laissaient croire le contraire. Il n’avait pas les mêmes valeurs. Le bien-être de son protégé -peut-être de SES protégés bientôt, il allait peut-être hériter d’une idole, c’était en pourparlers !- lui tenait à cœur. Réellement. Sauf que soudainement, une question personnelle lui est posée. Lawrence a un moment de silence, observant le jeune homme. Ce n’était sûrement pas assez personnel pour être déconseillé de répondre. Et il n’avait rien à cacher concernant ses origines, mine de rien. Il n’entrerait toutefois pas dans les détails. Eux étaient intimes…

« Parce que toute ma vie j’ai été élevé pour hériter de l’entreprise de mon père. Avant que ce soit le cas pour de bon et après y avoir travaillé pendant huit ans, j’ai décidé que j’avais envie d’explorer d’autres secteurs pour me faire une expérience différente et profitable. », explique Lawrence, ce qui était la stricte vérité. Il ne parlerait pas du piano et des arts qui lui tenaient trop à cœur pour son père, toutefois. Ça, c’était à lui et rien qu’à lui. Il y avait pourtant plus personnel, mais la relation qu’il entretenait avec Han Sol était trop professionnelle et récente pour ça, jugeait-il. « Et le Japon, parce que j’avais envie d’un choc culturel, je suppose. J’aime bien le rouage très précis et bien huilé des usines à idoles en Asie de l’Est, mais j’avais envie d’essayer d’y apporter quelque chose de plus humain. »

Qu’il veuille le croire ou pas ! Puis, Han Sol lui parle d’un autre trainee. Un trainee « très fort », mais dont il n’avait pas entendu le nom encore. Ça le fait réfléchir toutefois. Anzai ? Anzai, Anzai… On lui avait dit ce nom, oui. Ah…

« On m’a parlé d’Anzai Kuro. On m’a dit qu’il a un jumeau. Shiro, je suppose. », tente de comprendre le manager, innocemment ! Il ne connaissait pas encore tous les noms de l’endroit, qu’on lui pardonne… et forcément, certains étaient plus mis en lumière que d’autres. Dont ce jumeau-là, de toute évidence. « Eh bien, tant que tu t’entraînes correctement, je ne peux que t’encourager. »

C’était juste un peu étonnant cette façon que Han Sol avait de rajouter des petites précisions à propos de ce Shiro. Ça semblait lui tenir à cœur de bien faire les choses par rapport à ce garçon. C’était peut-être une bonne chose de ne pas oublier ce nom ! Par contre pour le manager… disons que ce n’était pas exactement ce qu’il attendait de sa question !

« Ah. », commente simplement Lawrence dans un premier temps, son regard imperturbable posé sur Han Sol. « Eh bien, je ferai mon possible pour que tu n’aies pas envie de me frapper. Très fort. »

Puis, ses propres capacités sont remises en doute. Lawrence ne se fâche pas. Il s’assoit néanmoins dans son fauteuil finalement, puisque de toute évidence, cette entrevue sera plus longue que prévue. Abordé sous cet angle, il n’avait aucun mal à parler du piano, d’ailleurs.

« J’ai fait l’école des affaires à l’Université de Oxford. Pendant ces études, j’assistais mon père dans l’entreprise de tabac qui appartient aux Annesley. Lorsque j’ai terminé mes études, j’ai immédiatement décroché un poste de gestionnaire au sein de l’entreprise. », explique-t-il sérieusement, donnant ainsi à Han Sol l’opportunité de voir qu’il prenait au sérieux ses doutes et ses questions. Et qu’il ne le prenait pas pour un gosse, surtout. « Ça, c’est pour la partie affaires. Pour les arts, ma mère est un grande pianiste réputée en Chine et qui a su se faire sa place sur la scène anglaise. Depuis que j’ai l’âge de le faire, j’étudie le piano. Je connais la musique. Je peux lire, composer et produire. Je peux aussi reproduire une pièce en l’entendant. »

Il observe un moment Han Sol sans plus rien dire avant de simplement demander :

« Satisfait ? »

Si oui, ils pourraient passer à autre chose !
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     Dim 7 Jan - 13:31


Han Sol louche deux secondes sur une chaise quand Lawrence commence à lui raconter sa vie. C’était lui qui avait demandé mais avec toute la complexité qui le caractérisait en plus de sa jeunesse, il posait parfois des questions dont les réponses étaient inexorablement –d’après lui !- longues et ennuyeuses. Pourtant Lawrence ne manquait ni de bagout ni de bagages. Et si Han Sol l’interrompt de temps en temps, ce n’est que pour émettre de petits commentaires tout simple comme :

« Pendant huit ans ? Tu as quel âge ? »

Ils pouvaient certainement baisser le niveau de langage non ? Il savait que c’était à lui d’observer le plus de politesse vis-à-vis de l’âge de l’homme en face de lui justement… Mais il était étranger et lui savait que sous peu niveau respect ça volerait au ras des pâquerettes alors autant prendre le pli tout de suite non ? Et quand il est question de choc culturel, ça le rend assez curieux !

« Quel genre de choc culturel ? »

Han Sol n’avait jamais mis les pieds hors de l’Asie. Il était allé de la Corée au Japon et c’était tout. Rien que là il y avait des différences beaucoup plus grandes qu’on aurait pu le supposer. Il n’imaginait pas ce que ça pouvait faire que de passer d’une culture occidentale à asiatique d’un seul coup.

« Tu n’as pas peur de ne pas aimer ça, vivre ici ? »

Lawrence ne le savait peut-être pas encore, forcément… Mais c’était rare qu’Han Sol s’intéresse à un tiers. Pourtant avec sa personnalité un peu particulière, son nouveau manager avait réussi à piquer sa curiosité. Peut-être que la saveur exotique qu’il lui inspirait jouait dans l’équation. Probablement même.

« Tu as vécu en Chine aussi ? »

Parce qu’au cours de sa petite démonstration, Lawrence avait évoqué sa mère qui aurait été une grande pianiste. Et parce que décidément il aimait bien poser des questions dans l’immédiat, il se renseigne encore :

« Tu préfères les affaires comme ton père au piano comme ta mère ? »

Il n’y avait aucun jugement dans cette question. C’était juste de la vraie curiosité. Parce que lui avait besoin de la musique pour se sentir mieux. Il avait le sentiment de moins étouffé lorsqu’il en était baigné. Ca l’aidait à affronter la réalité du désert que serait sa vie pour toutes les années à venir… A mettre des mots sur son mal-être… A sociabiliser sans être obligé d’interagir directement avec les autres. En tout cas, la quantité de questions qu’il avait eues prouvait certainement qu’il n’était pas à 100% satisfait. Mais il se montrait patient dans l’attente des réponses et avisant un siège il prend finalement la décision de s’installer sans y être invité. Son dos apprécie la manœuvre, là.

« Je dois faire quoi pour te montrer, moi ? Tu vas venir à une pratique ? »

Ou il devait se donner en spectacle là, maintenant, tout de suite, dans son bureau ? En tout cas, et parce qu’il n’y avait pas réagi immédiatement, trop prit dans les aventures de son nouveau manager, Han Sol revient sur la question de Shiro, se frustrant un peu :

« C’est Kuro, le jumeau. »

Ok c’était un peu absurde vite vu comme ça, de le dire de cette manière… Mais Shiro voulait sortir de l’ombre dans laquelle on l’avait plongé… Et Han Sol ne permettrait pas qu’on l’y replonge sans réfléchir et de le cantonner au titre de faire-valoir. Il n’était pas que « le jumeau de Kuro ». Il était plus important que ça, surtout à ses yeux.

« Tu devrais mieux te renseigner. »

C’était moins un conseil qu’un ordre, presque… Mais bon !

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     Mer 10 Jan - 6:17

Que son histoire n’intéresse vraisemblablement pas Han Sol ne vexe pas Lawrence. Il s’en fichait un peu. S’il y avait des questions, il aurait juste l’occasion de lui signaler qu’il avait déjà demandé des explications, qui lui avaient été données. Mais son âge semble pour sa part intéresser le jeune homme. Law a un sourire, haussant les épaules.

« Vingt-neuf, bientôt trente. Interdiction de dire que c’est vieux. », assure-t-il dans un rire bref, ajoutant pour éviter tout malentendu : « Je blaguais. J’ai commencé à l’entreprise familiale a dix-neuf ans pendant mes études, mais à temps plein quand même. »

Disons qu’il ne chômait pas trop, dans la vie ! Quant au niveau de politesse, Lawrence ne le souligne même pas. Il préférait même. Il maîtrisait moins bien le coréen que le japonais. Alors se perdre dans la politesse c’était… vraiment épuisant ! Puis, une question sur les chocs culturels possibles… et le manager a un petit soupir. Ça risquait d’être long…!

« Eh bien… Tout. C’est incroyable à quel point tout est différent entre l’Angleterre et le Japon. », fait-il remarquer tout en replaçant un pli de son veston sur mesure. Disons qu’il aimait bien paraître. Il croyait que ça lui redonnait les quelques centimètres qui manquaient à sa silhouette ! « La politesse est beaucoup plus marquée en japonais. D’ailleurs rien que parler une autre langue que la mienne au quotidien est épuisant. Et il y a plein de petits codes que je ne connais pas. Certains m’irritent mais j’essaie de faire avec… Je viens d’arriver à Eita et les autres manager me regardent de haut à cause du manque d’expérience même si avec mes huit années en gestion j’en ai plus qu’eux derrière la cravate. En Angleterre, ce serait différent. »

Il se perd un moment dans ses pensées, songeant à sa très, très chère Angleterre. Mais finalement, Han Sol le sort à nouveau de celles-ci avec une nouvelle question. Il était curieux, mais ça plaisait beaucoup à Lawrence qui trouvait que les enfants ici étaient souvent trop timides et silencieux. La curiosité était un signe d’intelligence.

« Non, je n’ai pas peur. Si ça ne fonctionne pas, je retournerai chez moi ou j’essaierai ailleurs. Mais j’adore les défis. Je ne suis pas prêt de partir. », répond-t-il avec l’assurance d’un homme qui se connaissait bien. Et c’était le cas ! Quant à la Chine, il secoue négativement la tête. « Non, je n’ai pas l’intention d’aller en Chine. J’ai choisi le Japon parce que ça m’en rapprochait mais… je n’ai pas envie d’aller là-bas, non. »

Sa mère lui avait parlé de la Chine. Certaines choses le crispaient un peu trop. Et puis… il préférait malgré tout l’idoling ici, ainsi qu’en Corée du Sud. Il lui semblait que les défis à relever étaient plus intéressants. Il ne s’était pas trompé vu celui qui se tenait devant lui ! Par contre à la question qui suit, Lawrence taquine doucement.

« Quelle curiosité. Je suis si intéressant que ça ? », demande-t-il avec amusement, faisant un petit clin d’œil au jeune homme. Se relevant, il fait quelques pas dans le bureau, songeur avant de finalement admettre : « J’aime les deux également. C’est pourquoi je suis ici. »

Il n’ajoute toutefois pas qu’on l’avait toujours poussé vers les affaires, donc par esprit de contrariété, il se sentait lésé face aux arts. Il avait déjà joué un peu de piano ici… c’était vraiment libérateur. Il allait sûrement en faire une habitude quand les locaux allaient être vides. Par contre, à nouveau, le jeune homme le ramène à l’instant présent. Il observe un moment de silence, son regard posé sur son petit protégé. Ça semblait être un sujet délicat, ce Anzai Shiro…

« De la sémantique. Si tu veux… Mais parle-moi de Shiro, dans ce cas. On ne peut pas me reprocher de ne pas savoir si personne ne m’en parle. », fait-il remarquer tout en revenant près de Han Sol. Quant à l’entraînement, il secoue négativement la tête. « On va aller dans une salle rien que toi et moi et tu vas pouvoir me montrer ce que tu veux me montrer. Je suis curieux de voir tes aptitudes. J’ai hâte de commencer à attaquer tes meilleurs angles pour leur permettre de bien briller aux yeux des grands manitous. Je veux te faire débuter. »

Il était là pour ça : gérer des idoles.
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     Dim 14 Jan - 13:10


Han Sol esquisse à son tour un petit sourire, rendu dans de meilleures dispositions qu’à son arrivée. Sous ses airs un peu psychorigides (fallait pas se mentir !) Lawrence ne semblait pas non plus avoir envie de bouffer du coréen pour son quatre heure. Il était en tout cas plus vieux que ce qu’Han Sol aurait cru à le voir. Ou pas. En fait, ça dépendait vraiment de l’air qu’affichait son visage. L’anglais semblait pouvoir changer d’âge d’une humeur à l’autre.

« C’est ce que tu voulais faire ou ce qu’on voulait pour toi ? »

Maintenant qu’il avait commencé à s’intéresser à lui, Han Sol était du genre « police ». Parfois ça passait crème dans une conversation et puis d’autres fois ça faisait un peu interrogatoire comme là. Mais Lawrence lui répondait et jusqu’à présent lui-même avait répondu aux questions, mêmes aux délicates comme celle au sujet de son traitement.

Pour ce qui était des différences culturelles, Han Sol n’avait aucun mal à le croire, en vivant lui-même quelques-uns inattendus depuis qu’il était arrivé ici.

« Moi aussi ça me fatigue. »

Malheureusement il n’avait pas un bon anglais alors il ne pourrait pas vraiment rendre la pareille à Lawrence. C’était un coup à ce que l’homme se fasse mal comprendre et à ce que lui-même soit incompréhensible ! Au final il y gagnerait sûrement d’encore plus gros maux de tête.

« Les japonais sont des hypocrites. »

Ca semblait un peu gratuit et sortit de nulle part. Vite fait comme ça on aurait pu s’imaginer –à tort- que c’était même raciste. Mais quiconque venait d’ailleurs pouvait comprendre ce qu’il voulait dire.

« Quand tu es étranger tu as même pas encore ouvert la bouche qu’on te dis que tu parles super bien la langue et on te corrige presque jamais. Et puis dans ton dos ça soupire. »

Mais au-delà de ça il y avait un vrai problème de société. D’ailleurs :

« C’est pas pour rien qu’ici les employés de sociétés vont se bourrer la gueule. Ils prétendent qu’après avoir bu tu peux dire n’importe quoi, c’est pas toi qui parle mais l’alcool. Et le lendemain tout le monde faire comme s’il n’y avait rien eu. »

Han Sol va finalement se laisser tomber sur la chaise qui se faisait trop tentante, ajoutant encore :

« Tu as déjà vu une boîte de nuit ici ? Vas-y juste une fois pour te rendre compte. Et demande-toi comment les gens que tu verras là-bas deviennent un jour les gens que tu croises ensuite dans les buildings hors de prix du centre-ville. »

La Corée c’était probablement pas mieux du point de vue de Lawrence. Mais lui était forcément biaisé de ce côté-là. L’éducation ça changeait beaucoup de choses si ce n’était tout. Sa « chance » c’était aussi sa malédiction. Son problème faisait qu’il pouvait porter un regard très critique sur tout, même sur ce qui l’entourait depuis toujours. Bon c’était plus difficile au moment de s’autocritiquer mais ça hein… !

Han Sol est distrait un très bref instant… Et c’est en entendant comme une bruissement ou un murmure à son oreille qu’il se rend compte qu’il est vraiment fatigué et que sa dernière prise de traitement commençait à être un peu loin. Il irait directement par là en sortant d’ici. En tout cas pour le moment, en revenant à son vis-à-vis :

« Et pourquoi pas la Chine ? »

Sans rapprocher ça voulait dire qu’il était au minimum curieux non ? Alors pourquoi cette décision très arrêtée de ne pas y aller ?

Han Sol acquiesce à propos de l’intérêt que Lawrence suscitait, admettant :

« Tu es le premier occidental que je rencontre. »

Alors c’était pas comme s’il était au zoo avec l’envie de jeter des cacahuètes à Lawrence mais il était curieux oui. Et il allait probablement googler un long moment sur son cellulaire bientôt. A propos de Shiro toutefois :

« C’est quelqu’un de talentueux. Mais les gens tuent son talent en voulant l’étouffer. Ils sont en train… »

Les mots lui échappaient pour s’exprimer correctement. De fait :

« … De le casser. Ils s’en fichent de ce qu’il veut faire. Il s’en fiche qu’il sache faire autre chose que d’être joli. J’aime pas qu’on le sous-estime. »

Et puis quand même, parce que Han Sol était relativement droit dans ses bottes :

« J’aime pas trop quand il me donne des ordres. »

Même s’il obtempérait finalement toujours en fait ! Par contre à propos d’aller dans une salle d’entraînement pour montrer ce qu’il pouvait faire :

« Demain. »

C’était sans appel. Lui qui venait de parler d’ordres… ! Mais avant que Lawrence n’insiste et puisqu’il était « dans le secret des dieux » il lui balance tout de suite :

« Je suis fatigué, j’ai pas encore prit mes comprimés de midi à cause de l’autre truffe de manager. Ça commence à parler dans ma tête. »

D’ordinaire il pouvait se passer 24h de ses comprimés voir en des circonstances exceptionnelles pendant 48h. Mais soumit à des entraînements intempestifs pour éviter qu’il papillonne à droite et à gauche ou par pure vengeance de son dernier manager, il puisant dans ses ressources, transpirait… Et les substances chimiques quittaient vite son corps.

« Et quand je les prend je dois dormir un peu. »

Parce que les antipsychotiques ça vous cassent un homme, qu’importe qui il était…


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     Sam 20 Jan - 9:13

Lawrence a un regard plus appuyé pour Hansol qui, sans le savoir, avait mis le doigt sur la blessure. Il garde le silence quelques secondes, s’interrogeant peut-être lui-même à ce sujet ben que ça ne dure pas une éternité non plus. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Et surtout, il savait déjà ce qu’il allait répondre. Pas plus hypocrite que d’habitude, il ne confectionne pas une réponse sur mesure. Ni ne se force à en donner une sincère…

« Je passe sur cette question-là. Trop personnel. », mentionne-t-il simplement sans remord aucun. S’il fallait commencer à déblatérer sur sa vie personnelle pour rendre Hansol heureux, eh bien le jeune homme allait devoir vivre avec le fait d’être malheureux, tout simplement ! Il acquiesce ensuite pour les différences culturelles, poussant un petit soupir avant d’admettre sans se formaliser de ce que ça avait de connard en puissance tout en étant bien au courant que c’était pourtant le cas : « Et j’ai tendance à penser que c’est mieux en Angleterre. Alors ça n’aide définitivement pas. »

Il a un rire bref et indéniablement amusé à propos de l’hypocrisie des Japonais. On ne pouvait pas en dire autant de Hansol qui prenait le taureau par les cornes, décidément ! Mais ça l’amusait, lui. Il comprenait maintenant qu’on ait voulu lui donner ce cas-là… Mais ça lui allait.

« Je suis d’accord, en majorité… J’ai rencontré des exceptions. Mais ils témoignent quand même bien de la mentalité du coin… », convient-il tout en songeant à la manager des Super Nova. Quelle idiote, celle-là… Il la détestait de se la jouer si supérieure avec lui ! Mais alors que Hansol s’emballe, Lawrence doit soudainement demander : « Parle moins vite, s’il-te-plaît. »

Il avait saisit l’essentiel. Assez pour rebondir sur le sujet. Mais s’il commençait à parler à ce rythme trop soutenu, Lawrence risquait d’être sur les rotules dans très peu de temps ! C’était déjà fatiguant de vivre en japonais. Alors parler coréen au milieu de la journée lui prenait quelques réserves en plus. Par contre, il était assez d’accord… et grimace même un peu à propos des boîtes de nuit. Ah ça…

« Je suis allé. Une fois. Ça dompte à vie, je crois… », marmonne-t-il avec un brin de dégoût. Il était de ces hommes qui aiment bien se tenir. Là-bas, il n’avait pas tenu plus de trente minutes et se demandait encore comment il avait fait. Il était sorti sous pression, un de ses amis lui demandant de le faire. Tu parles… le plan foireux ! « Je ne me vois pas trop finir ma vie au Japon. Je suppose que toi non plus. Mais ça fait quand même une belle expérience de vie, je crois. »

Histoire de finir malgré tout sur une note positive. Ils n’étaient quand même pas obligés d’accepter tout sous prétexte qu’ils étaient étrangers, hein ! Quant à la Chine, Lawrence hausse doucement les épaules, son regard sombre posé sur le jeune homme, son air strict revenant de plus belles.

« Parce que ma mère est déjà célèbre dans le milieu là-bas. Je voulais partir de rien. », déclare-t-il simplement, ce qui était la stricte vérité. Ça aurait été plus facile. Mais il ne voulait pas de cette facilité-là. Quant à être le premier Occidental qui croise la route de Hansol, Lawrence taquine en ayant bien conscience de son physique : « Malheureusement pour toi, il ressemble au Chinois de base. C’est moins intéressant que les grands yeux qui clignotent, comme ils disent ici, non ? »

Puis, Hansol s’emballe un peu à propos de ce Anzai Shiro qui n’était pas le jumeau mais qui en avait un. Quelle histoire. En tout cas, il semblait bien tenir à ce garçon… tout en mentionnant déjà un de ses défauts, soit celui de donner des ordres, de toute évidence. Ça fait sourire Lawrence, bien que ce soit très bref.

« C’est bien le souci de ce milieu, casser ce qui est joli. S’il est ici, c’est qu’il doit avoir les reins pour ça. Ne t’inquiète pas trop. », déclare simplement le manager tout en poussant un petit soupir ensuite par contre parce que… « Je vais parfois devoir t’en donner, moi. On verra comment ça se passe… »

Disons qu’il n’allait pas non plus se rouler par terre et implorant pour que Hansol fasse quelque chose. Alors ils allaient devoir marcher droit. Tous les deux. Par contre, voilà que le jeune homme repousse. Lawrence est sur le point de protester. Et quand un bon argument lui est donné, il se crispe automatiquement. Parce que « demain » était sa pire hantise, définitivement. Et qu’il savait que ça ne pouvait maintenant être que demain. Il essaie de se réconforter en se disant que pour le coup, « demain » devenait le moment le plus rapide de faire ce qu’ils devaient faire, mais ça ne change finalement pas grand-chose pour l’instant ! Ils avaient tous leurs petits problèmes, hein…

« Vas les prendre, alors. », déclare finalement Lawrence en prenant énormément sur lui. Et en réalisant qu’il allait devoir le faire tant et aussi longtemps qu’il serait le manager de Hansol. Génial. Ses tocs allaient revenir encore plus fortement que jamais avec cette histoire. « Et demain, à 7h, dans la salle d’entraînement B12, déjà habillé pour danser un peu. Je veux aussi voir tes textes, mais tu me rapperas des morceaux que je connais. »

Il avait fait ses devoirs… parce que la jpop et même la kpop n’étaient clairement pas dans son répertoire, à la base !
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     Dim 21 Jan - 13:32


Lawrence utilise son joker et Han Sol hausse les épaules, faisant remarquer :

« C’est une réponse en soit. »

Ou peut-être que son nouveau manager se posait juste plein de questions à ce sujet et qu’il n’avait pas encore la réponse. Quant à la vie qui serait mieux en Angleterre, Han Sol ne répond pas mais esquisse un bref sourire. Pas sûr que ça lui plairait beaucoup à lui… Mais il pouvait encore comprendre qu’on fasse preuve d’un peu de chauvinisme.

Il passe rapidement sur le sujet qui suit, quoi qu’il ralentisse lorsque Lawrence lui en fait la demande. Han Sol a un léger soupire… Puis propose finalement :

« On devrait parler en japonais. »

Ça leur ferait de l’exercice à tous les deux et puis ils seraient un peu dans le même bateau. Bref. Han Sol réfléchit un peu à l’endroit où il aimerait finir sa vie… Mais ça ne lui vient pas. En plus… Il y a un moment de blanc et Han Sol explique :

« C’est rare que les psychotiques vivent vieux. »

Ils avaient tendance à mourir jeune ou dans la fleur de l’âge. C’était parfois le coeur qui lâchait. Souvent même. Et d’autre fois c’était la tête ou autre chose. En tout cas, leurs imperfections causaient généralement leur chute tôt ou tard.

« Du coup je vois pas aussi loin. »

Mais de fait :

« Tu aimerais finir ta vie où ? Tu le sais ? »

En tout cas il notait dans un coin de sa tête que la mère de Lawrence était célèbre. Il allait googler ça quand il aurait deux minutes pour lui. Quant à n’être physiquement pas l’occidental type, Han Sol pose un doigt sous un de ses yeux en expliquant :

« Les yeux ronds ont sautés une génération. Je les tiens de mes grands-parents. J’ai déjà ce qu’il faut à la maison quoi. »

Donc ça va, il accusait encore pas mal le coup des yeux « qui clignotent » ! Et puis ici, que ce soit par mode ou pas nécessité, le débridage faisait son petit effet. Lawrence rebondit néanmoins à propos de Shiro… Et Han Sol acquiesce à ce qu’il lui dit même si :

« Mais on a tous des limites. »

Parfois il suffisait de trois fois rien pour les franchir pour de bon. Et là c’était le drame. Il parlait pour lui aussi. C’était dur d’être dans sa tête tous les jours. D’être jugé en permanence, de devoir se droguer pour que le reste du monde vous trouve « un tout petit peu » normal.

Quant aux ordres, Han Sol hausse encore les épaules. Il s’en doutait. Mais histoire que Lawrence se prépare à ça tout de même il ajoute :

« Des fois je vais pas t’écouter. »

Parce que son état mental ne le lui permettrait pas, par manque d’envie, pas distraction, par saut d’humeur… Il « pouvait » écouter mais Han Sol n’était pas toujours capable de contrôler son envie de ne pas le faire. Au moins il ne mentait pas et ce qu’il y avait écrit sur la boîte c’est ce qu’il y avait dans la boîte également !

Lawrence semble se crisper ensuite… Mais Han Sol ne cherche pas trop à comprendre pour le moment : il pouvait retourner dans sa chambre, prendre sa médication et dormir. Il n’en demandait pas plus pour le moment. Quant au rendez-vous donné… C’était super tôt et Han Sol a un petit regard critique pour son manager. A ce rythme il allait l’épuiser encore plus vite que son ancien manager ! Il allait moins rigoler quand il allait devoir gérer une vraie crise hein !

« Ok ok... »

Han Sol a un signe de main pour l’homme… Et tourne simplement les talons ensuite, sortant son cellulaire de sa poche pour envoyer un texto à Shiro et lui dire qu’il avait un nouveau manager. Quant à ce qu’il lui dirait qu’il pensait de ce dernier… Disons qu’il avait encore à y réfléchir mais pour le moment ce n’était pas si mal !


    
 
Le nouveau protégé feat. Kim Han Sol
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