Ghost from another life ft. Fitz

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     Sam 20 Jan - 22:26

" Ghost from another life "
ft. Fitzi boy ♥



Quel soulagement! Quel vent de fraicheur, que de mettre son nez loin de l’odeur putride de Judith! Elle avait suivi son vieux camarade vers sa bien-aimée machine à café, pas trop peinée d’être enfin éloignée de l’odeur de carcasse qui visait assurément à repousser les visiteurs moins tenace – une révolution en gestion de file d’attente! Son attention portée sur son guide, elle était bien embêtée de l’entendre lui parler de voyages, de voir le monde… elle en avait tellement rêvé, d’indépendance, pour finalement devenir cette femme muette, abusée et soumise qu’elle s’était jurée de ne jamais être. Intéressée, elle avait quand même roulé des yeux avec amusement en l’entendant lister ses destinations. Son sourire c’était fait espiègle, il lui listait ses voyages ou ses conquêtes? « Espagne… Russie. Tu faisais quel genre de tourisme? Parce que si mes souvenirs sont bons, c’est aussi ton genre de femmes non ? » … Et le japon? Elle ne l’avouerait pas mais, elle aurait bien joyeusement poussé les prétendantes – la réceptionniste la première, en hurlant ‘’I VOLUNTEER AS A TRIBUTE’’, étant plus jeune, s’il avait eu besoin de tester ces eaux-là.

Pourquoi? C’était un mystère, probablement parce qu’il avait un bon sens de l’humour… ou du moins, un sens de l’humour tellement merdique qu’il était bon. Ayant avoué à mi mots ses péripéties en mer, en omettant la portion sainte, elle ne pus s’empêcher d’éclater d’un rire franc devant sa plaisanterie.Pas la mer à boire ? « … T’es bête! » et pourtant, sa main n’avait pas quitté son joli visage alors qu’elle riait sans pouvoir s’arrêter, n’osant toutefois pas le laisser la voir se marrer, comme si la chose aurait été obscène, ou, à plus juste raison, trop souvent reprochée par son cher te tendre époux. Keisuke n’avait jamais aimé qu’elle prenne trop de place, qu’elle se fasse remarquer ou, comme il invoquait si bien avant de lever la main sur elle : qu’elle se donne en spectable. Plutôt surprise par ce mauvais jeu de mot que par la qualité d’humoriste de son vis-à-vis. D’ailleurs, histoire de lui éviter une humiliation éventuelle, elle avait calmé un peu son hilarité pour ajouter, d’un ton malicieux, un peu trop réjouis : « Pour info, c’est une blague de merde. » et les larmes que tu chasses? C’était le choc! Amusée, elle avait quand même concédé la victime. « T’as de la chance, que je sois un bon public. »

Arrivant finalement devant la machine à café, elle avait écouté d’un air distrait ses révélations sur l’infâme carcasse de caribou et… ses ébats amoureux? « … Willis? » ses lèvres s’étaient pincées de dédain alors qu’elle plissait le nez, grimaçant presque à son évocation. Elle préféra ne pas aborder ce sujet, préférant contre toute attente parler de son boulot qui n’avait, à toute fin pratique, rien d’exceptionnel. Une agence, Eita.« Forcément. » qui ne connaissait pas ça! Son explication la fit froncer les sourcils, elle n’était au retour au pays que depuis peu et n’avait, dieu merci, pas encore vu Ordinary Love! « Ah? Ça devait être avant mon temps. Je suis un peu à l’ouest sur les trucs populaire… » Voir carrément à l’est! Curieuse, elle avait quand même demandé : « Dating et idoles? Ça  me semble étrange comme concept sachant qu’ils ont un contrat béton aussi abstinent que le pape! » Elle trouvait ça un peu stupide, c’était se foutre le doigt dans l’œil jusqu’au coude que de penser que quelqu’un le respectait…

Le regardant verser le café, elle fut tentée une nouvelle fois de décliner, se rapelant l’agression signée Kotani mais, civile, elle opta pour secouer la tête, confirmant « Rien du tout. Je ne prendrai noir s’il te plait. » avant de s’emparer du gobelet qu’il lui avait tendu. Un peu timide devant quelqu’un qui avait un jour eu confidence de ses aspirations, elle avait conservé un silence calculé avec de remarqué un vautour – à l’odeur, on confirme se goinfrer dans le chocolat. Enfin… ça et, quelques secondes plus tard, la réalisation que le destinataire de son fiasco était son camarade de café. « » Bug mental. Elle avait commencé une rétorque : « Eh? Mais de S-s... » avant d’être brusquement interrompue par le nom de son ‘’patron’’« TU CONNAIS DAISUKE?!?!! »

Pas besoin de hurler! Main sur le coeur, café en équilibre précaire, elle avait débuté un :   Oh mon dieu… » des plus choqués. Les poèmes, les cadeaux c’était donc pour Tony? Il fallait donc qu’elle ait un gros faible, depuis l’école, pour un gay? « C’est tellement   » Impossible de comprendre le bordel dans sa tête, dévisageant son ami, elle avait conclus, plus pour elle-même que pour lui. « Classique Tomohisa. En pincer pour un mec qui a une relation torride avec mon patron. Super. Génial! » … Et son café? Elle l’avait but cul-sec comme la dernière des idiotes, brûlant sa langue au passage, les larmes aux yeux. Bah… ça lui éviterait de dire des conneries genre ‘’lequel top?’’
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     Jeu 8 Fév - 19:23
N’en déplaise à la carcasse en décomposition précoce qui siégeait fièrement à l’accueil, Fitzgerald avait envie de prendre un peu de temps pour lui, et surtout de la liberté. Et quelle meilleure idée, pour cela, que discuter avec une ombre sortie tout droit de son passé d’étudiant jeune qui profitait de la vie ? Il ne manqua pas de raconter un seul détail à Reina, persuadé que celui-là pourrait l’intéresser, avant de l’entendre reprendre la parole en tenant des propos qui ne purent que lui arracher un franc rire. « Du vrai tourisme, voyons ! » Celui qui osait le réfuter n’était qu’un vil menteur. Il ne put se retenir longtemps de ricaner doucement. « Bon, j’ai peut-être aussi vérifié si les femmes savaient y faire, j’avoue. » Au risque de paraître macho. Les étrangers attiraient généralement, on trouvait son accent mignon, charmant, drôle parfois. Aurait-il dû s’en plaindre plutôt que d’en profiter ? Il laissa un sourire flotter à ses lèvres, trop amusé qu’elle se rappelle de ce genre de détails. « On ne peut rien te cacher. »

Était-ce bien ? Était-ce mal ? Il continua à sourire alors que la conversation continuait, avant de plaisanter au sujet du précédent métier de son ancienne camarade. Bête, lui ? « Comment oses-tu ? » Son rire le trahissait. Il était fier d’avoir ce petit effet. Faire rire une femme était un cadeau, et tous les hommes n’y parvenaient pas, après tout. La vie était faite de petites victoires. « Tu pourrais au moins respecter l’humour de merde, c’est un handicap. » Avec le fait d’être Américain ? Non, il ne pouvait faire cette blague, même si appartenir au même pays que Donald Trump avait quelque chose de particulièrement dégradant en soi. Un petit rire lui échappa à cette pensée. Il devait arrêter de s’en prendre à un si grand, un si imposant homme d’état, il finirait par lui en vouloir. Après tout, ne risquait-il pas de venir à l’ambassade, un jour ou l’autre ? L’idée fit courir en lui un frisson d’effroi.

« Le technicien de surface… Sale histoire. » Et il ne plaisantait même pas, cette fois-ci. Il avait entendu des conversations peu attirantes à leur sujet, et il n’était pas certain de vouloir connaître le fin mot de l’histoire. Après tout, ne risquait-il pas la crise cardiaque s’il se mettait à imaginer les ébats de deux créatures en rut telles que ces… ces… Non, il voulait arrêter ! « Avant ton temps… Il y a 84 ans ? » Capterait-elle sa référence ? Il l’observa un instant de son œil fier, rieur malgré lui. Avant de hausser les épaules à sa question. « Bah écoute, faut croire que ça fait vendre ? Mon père dit toujours que si ça existe, c’est qu’il y a une demande. Les japonais sont peut-être encore plus bizarres que je le pensais. » Une nouvelle œillade plus tard, il se remit à rire.

Parler le détendait, encore plus avec Reina. En la retrouvant, chose plutôt paradoxale, puisqu’elle était nipponne, il se rappelait le pays qu’il avait quitté, ses États-Unis de naissance, son Colorado natal et ses couleurs, sa sécheresse, son temps incroyable. Il se rappelait surtout l’Ohio, ses études et leur rencontre. Comment n’avait-il jamais remarqué, à l’époque, qu’elle était aussi séduisante ? Cette pensée le fit sourire dans son gobelet, alors qu’ils continuaient à discuter. Ce n’était qu’un détail. Peut-être ses goûts avaient-ils changé, au contact des nippons ? Certes pas : Reina était mieux formée que la plupart d’entre elles.

« ÉVIDEMMENT ! » Comment aurait-il pu ne pas connaître Daisuke ? Il était incroyable, ce type. Riche. Bien trop riche pour son bien, d’ailleurs. Pourquoi ne lui donnait-il pas une partie de sa fortune ? « Je crois qu’il me voue un culte depuis le jour où je l’ai sauvé d’une situation délicate. » dit-il en riant. Une situation très délicate. Imaginez un bar. Imaginez Judith 2.0. Imaginez ce pauvre Daisuke en proie aux assauts d’une bête féroce débordant de phéromones en ébullition, et un vaillant petit Fitzgerald qui se lançait à sa rescousse. Ce sourire le laissa un peu rêveur. « Il sera déçu le jour où je lui présenterai une femme. » Cela arriverait bien un jour. « Mais rassure-toi, il se passe rien entre nous. » Oui, qu’elle se rassure. Il lançait cela sur le ton de la plaisanterie, sans la prendre au sérieux. Comment aurait-il pu ? Ils se connaissaient depuis des années, mais il n’avait jamais rien tenté avec elle, à l’époque ! « Tu vis dans quel coin, sinon ? Faudra qu’on se revoie, tant que je suis sur Tokyo. »
 
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