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 This is not your country ft. FITZ DE PUTE

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     Dim 24 Déc - 12:59

" This is not your country "
ft. Fitz & Heaven



Dès qu’elle était sortie de l’hôpital, avec une belle dose de médicaments pour sa condition, une mine plutôt cadavérique, et une envie cuisante de faire la carcasse dans son lit en envoyant des vidéos de Tequila à un pauvre Gabriel débordé par le travail et sa baleine de russe enceinte, boucle d’or avait eu la surprise de sa vie. Et pas dans le genre bonne surprise, ô que non, le genre de surprise qui devait être au moins aussi plaisant que d’être un homme dans la fleur de l’âge qui se fait annoncer par son médecin qu’il devait passer un examen de la prostate. Une surprise de merde - pardon monsieur. Et quoi donc? Oh… un truc minuscule, de rien du tout… genre que son père avait demandé une mutation au japon. SON FUCKING PÈRE avait décidé de remettre les pieds au pays où il l’avait arraché elle, sa seule fille, des années plus tôt.  Et pourquoi je vous prie? Pour une toute petite défaillance cardiaque qui lui avait valu quoi, maximum trois semaines d’hôpital et une batterie de test? Un truc anodin quoi, quoi qu’en dise son meilleur ami. Pas de quoi rapatrier un vieillard dans une ambassade plutôt barbante, loin de sa femme et de ses petits-enfants.

Ce n’était pas comme si la présence d’un vieux moustachu à ses côtés allait arrêter la progression de sa maladie, ou la guérir miraculeusement, au mieux, ça ne ferait aucune différence, au pire, il lui pourrirait ce qui pouvait très bien être ses dernières années! Elle n’était pas vraiment emballée. Les premiers jours, elle avait fait d’elle une actrice hors pair – fidèle à sa performance désormais célèbre et bientôt nominée aux oscars du « Gabriel est le meilleur coup de ma vie »- en blâmant le besoin de repos pour éviter la face à face avec son géniteur. Elle savait, au fond, que de la voir dans cet état ne ferait que le stresser, ou lui rappeler la perte tragique de sa première femme… elle ne voulait pas lui imposer cela. Sauf que bon, plus elle reprenait des couleurs, et plus elle était à court d’excuse pour s’éviter du temps en famille. Le mieux qu’elle pouvait faire, c’était de limiter l’exposition à un diner, un lunch, rien de plus.

Et pour ledit lunch, elle avait mis des heures à se préparer, à appliquer un peu de couleur sur son teint blême, à s’assurer qu’elle avait d’avantage l’air vivant que d’une morte. Peut-être que si elle rassurait suffisamment, il repartirait? C’était tellement lourds, de voir sa famille, de lire la peur dans leurs yeux, de voir tout le mal qu’elle leur faisait… elle préférait s’y soustraire. Mais elle n’avait pas le choix. Ainsi donc, elle conduit sa voiture jusqu’à l’ambassade, usa de son appartenance génétique pour obtenir une place de parking réservée au personnel et suivi les instructions jusqu’aux ascenseurs qui la guiderait au bureau de son paternel. Elle connaissait le chemin par cœur, c’était un peu comme une deuxième maison et, c’est avec un drôle de plaisir qu’elle se présenta à la réception et annonça son rendez-vous avec Allan Calaway. Bien sûr que ce n’était pas la même réceptionniste que dans son enfance, mais il y avait des similitudes, on lui annonça que son père était en réunion mais qu’elle était libre de l’attendre dans son bureau, à sa demande.

Ce qu’on ne lui dit pas, c’est qu’en marchant nonchalamment vers la pièce, en poussant la porte, elle allait se buter à un de ses collègues de travail – ou, plus réalistement en voyant les traits oriental de la créature : à un sous homme.  Le sourire qu’elle avait eu avait de le regarder s’était volatilisé, ses lèvres s’étaient pincées, dégoutée, et elle avait plissé le nez, son mépris bien visible. Sérieusement, elle devait se voir bridée et aux cheveux noirs dans une glace, impossible autrement. Sa voix n’était qu’un son sec, forcé, alors qu’elle s’adressa au spécimen. Ne devait-on pas parler aux esclaves en premier? « Hey toi. L’étranger. L’immigration ce n’est pas ici, qu’est-ce que tu fiches dans ce bureau? » Et le tout, dans un japonais impeccable.
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     Jeu 28 Déc - 17:49
Travailler avec Allan Calaway présentait autant d’avantages que d’inconvénients. Ces jours-là, Fitzgerald ne pouvait pas toujours faire ce qu’il voulait, s’amuser à tourner en rond et demander à la réceptionniste quel était le nom de son parfum dégoûtant qui empestait dans toute l’entrée du bâtiment. Ces jours-là, il devait les passer à son bureau, à trier les documents et à s’assurer qu’il ne rassemblait pas deux cas qui n’avaient aucun rapport. Puis, lorsqu’il avait du temps libre, il s’informait sur l’actualité et vérifiait qu’il n’avait rien oublié d’important. À se demander pourquoi il ne travaillait pas plutôt du côté des communiqués de presse. Pas que découvrir les dernières idées de Shinzo Abe lui posaient vraiment problème, mais cela devenait vite lassant, toute cette politique et cette paperasse.

Heureusement, Calaway était en réunion, ce qui laissait à notre Américain un peu de temps pour s’occuper. Pourquoi pas ranger sa boîte mail, par exemple ? Ou regarder les derniers modèles de drones mis au point pour l’usage récréatif ? Cela lui manquait beaucoup, toutes ces conneries. Évidemment, il devait faire attention à ce qu’on ne vienne pas l’espionner par-dessus l’épaule. Ce poste avait été suffisamment difficile à obtenir pour qu’il y renonce aussi facilement.

C’est pour cette raison qu’en voyant entrer dans la pièce une tête blonde, il se redressa et chercha vivement la croix rouge de son navigateur pour dissimuler son méfait. Petit drone capable de faire du surplace, tu lui manquerais amèrement. Mais cette tristesse n’était rien contre celle qui se logea dans son pauvre cœur en entendant les propos de cette blonde impétueuse. Une tristesse qui ressemblait étrangement à de l’indignation et à de la colère. « Je travaille ? Et vous ? Vous avez une réclamation à faire ? Monsieur Calaway est en réunion. » Lui qui pensait que la réceptionniste connaissait son travail. Visiblement, sentir la carcasse de caribou putréfiée ne lui suffisait plus à se sentir bien, il fallait qu’elle emmerde le monde en plus. « Je peux vous aider ? » Il pouvait aussi lui montrer la sortie, s’il le fallait, mais il osait espérer que la mauvaise humeur de cette femme, passerait face au sourire innocent et bien cordial qu’il arborait. Il avait énormément appris au contact des nippons, mais ça ne l’empêchait pas de se sentir agressé personnellement. Oui, il avait immigré, et alors ? Il y avait un problème ? Il n’était pas moins à sa place qu’elle, si elle était là.
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     Ven 5 Jan - 15:21

" This is not your country "
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À peine avait-elle mis les pieds dans l’ambassade qu’elle était déjà blasée par le lot d’étranger qui fourmillait dans ces lieux. Un repaire de sous-hommes, un camp de réfugiés, elle détestait cette concentration de sang impure! Et comme si ça ne suffisait pas à la dégouter, il fallait qu’en prime, elle soit accueillie par une carcasse en décomposition plus connue sous le nom de réceptionniste. Plissant le nez de dégoût, elle accepta ses instructions et se dirigea vers le bureau de son très cher géniteur. Oh comme elle regrettait d’avoir accepté un lunch à présent, elle avait espéré tuer rapidement ses devoirs familiaux mais tout compte fait, l’éviter simplement aurait été plus facile. Non seulement, son paternel manquait à l’appel – un classique – mais en prime, il fallait qu’elle tombe nez à nez avec un spécimen d’immigré. Et un moche par-dessus le marché! Fronçant les sourcils, elle l’avait salué d’une insulte bien méritée, ne s’attendant pas à ce qu’il lui parle… allait-elle vraiment s’abaisser à dialoguer avec un indigène?

Boucle d’or n’avait pas mis longtemps en presser ses lèvres l’une contre l’autre, dégoutée de la tâche devant elle. Seigneur, cette journée était merdique. Croisant les bras en gardant une distance prudente entre elle et le sauvageon, elle avait rétorqué, en se redressant dans toute son indignation. « Tu travailles? J’y crois pas, ils engagent vraiment n’importe quoi. » Ses iris bleutés avaient scrutés sont vis-à-vis avec dédain. Était-ce possible que ce gnome importé soit l’assistant dont se vantait sans arrêt son père? Celui dont elle redoutait presque l’adoption tant il n’avait que de bons mots pour lui ? Un …. Frisson de dégout, américain ! À bien le regarder, il avait bien de la mocheté typique de son pays d’origine, une affiliation à une crotte de fromage orange à n’en point douter. Roulant des yeux d’un air dramatique, elle avait poursuivi, sans l’once d’une honte face à son comportement. « Une réclamation? Tu t’es cogné la tête ou c’est ton sang impure qui te rend bête? » … T’es consciente que t’es blonde hein? « Quel genre de réclamation une nipponne pourrait bien avoir à faire dans une ambassade américaine. Bordel ce n’est pas possible d’être aussi con! »

… Et japonaise! Elle avait la nationalité maintenant, elle avait bossé dur, avait demandé ses papiers, mais désormais, plus personne ne lui imposerait un statut autre que pure souche! Yeux bleus ou pas ! Et puis, son japonais à elle, il était impeccable, rien à voir avec le sous-homme devant elle. Ignorant ses paroles, elle avait contourné le bureau de son paternel, comme si elle avait tous les droits de se trouver là, en soupirant son agacement. Ses doigts caressèrent le bureau avant qu’elle ne se laisse tomber, avec une aisance déconcertante, dans la chaise de son père. « Oui je sais. Je vais l’attendre si tu permets. » … Ce n’était pas vraiment une question, en même temps… et elle s’était plus certainement adossée contre la chaise, s’y écrasant confortablement avant de lever la main dans les airs, comme son cher et tendre Gabriel le faisait pour saluer ses fans, avant de faire un geste comme pour chasser une mouche, à l’intention du pauvre Fitz. « Tu peux disposer Justin Bieber. » … Ah et si vous vous demandiez, le respect est mort.
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     Jeu 18 Jan - 0:38
]
Oh, vraiment, il était déçu. Depuis combien de temps n’avait-il plus eu à faire à une idiote, à l’exception de cette hideuse Judith ? Cette blondasse venait de pulvériser allègrement le record qu’il tentait d’établir ! Et en plus, il fallait qu’elle s’adresse à lui comme à un chien ? Un petit soupir échappa aux narines de Fitzgerald, dont le regard restait posé sur l’intruse qui se permettait de déverser son venin comme s’il avait été la dernière des ordures que cette planète avait portées. Certes, certes. Il était américain. Oh diable, ce que c’était mal. Et il l’écoutait à peine, les yeux à nouveau rivés sur l’écran qui se trouvait juste devant lui et où s’enchaînaient les e-mails de réclamations et de plaintes que d’autres n’avaient pas eu envie de gérer. Les lèvres étirées en une grimace dubitative, il attendit qu’elle reprenne la parole, après sa question. Et qu’elle réponse elle lui donnait ! C’était digne des meilleurs scénarios comiques.

« UNE NIPPONNE ? » C’était plus fort que lui, il avait presque éclaté de rire, couvrant de sa main sa bouche grande ouverte. Une nipponne ! « Pardon, mais t’es pas un peu… Blonde aux yeux bleus pour ça ? » Dieu, cette femme allait le faire mourir de rire ! Mais il se reprit assez vite, ne souhaitant pas alerter la Judith de l’entrée, qui telle un dogue affamé observait l’entrée de la pièce de son regard vitreux, derrière ses grosses lunettes moches. « Non, sérieusement, elles sont où les caméras ? » Elle devait bien en avoir une embarquée quelque part. Au niveau de cette poitrine inexistante, peut-être ? C’était une possibilité comme un autre, il ne faisait qu’y songer : il connaissait des japonaise bien plus voluptueuses que ça. Et ce n’était pas peu dire !

« Les visiteurs doivent s’installer là-bas. » Soupira-t-il en désignant la salle d’attente avec un agacement non feint. « À droite, entre la plante verte et la carcasse de caribou mort. » Il devait vraiment arrêter de dénigrer Judith. S’il continuait sur cette voie, elle allait l’attaquer en justice ! Il plaiderait l’aide humanitaire. N’était-ce pas une sorte de sauvetage que de supporter une femme comme ça en l’empêchant d’aller errer dans un autre bureau ? Indigné d’être comparé ce cher Justin, Fitzgerald s’observa quelques secondes dans l’écran de son ordinateur. Quand même pas… « Si vous ne bougez pas, je vais devoir appeler la sécurité. » Oui, bien sûr. Et faire dégager la fille de Calaway ? Ah, il n’imaginait pas sa peine. Un soupir lui échappa malgré lui. Pourquoi fallait-il toujours que les blondes soient insupportables ? Était-ce génétique ?

L’envie ne lui manquait pas de tirer par la peau des fesses – avait-elle seulement de de la peau aux fesses ? Il se le demandait, à voir sa carrure – pour la mettre dehors. Seulement, alors qu’il l’observait, un sentiment étrange le dérangeait. Ne la connaissait-il pas ? Elle lui disait quelque chose. De loin. Très loin. Peut-être s’étaient-ils déjà croisés ? Cela lui reviendrait peut-être un jour.

    
 
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