This is not your country ft. FITZ DE PUTE

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     Dim 24 Déc - 12:59

" This is not your country "
ft. Fitz & Heaven



Dès qu’elle était sortie de l’hôpital, avec une belle dose de médicaments pour sa condition, une mine plutôt cadavérique, et une envie cuisante de faire la carcasse dans son lit en envoyant des vidéos de Tequila à un pauvre Gabriel débordé par le travail et sa baleine de russe enceinte, boucle d’or avait eu la surprise de sa vie. Et pas dans le genre bonne surprise, ô que non, le genre de surprise qui devait être au moins aussi plaisant que d’être un homme dans la fleur de l’âge qui se fait annoncer par son médecin qu’il devait passer un examen de la prostate. Une surprise de merde - pardon monsieur. Et quoi donc? Oh… un truc minuscule, de rien du tout… genre que son père avait demandé une mutation au japon. SON FUCKING PÈRE avait décidé de remettre les pieds au pays où il l’avait arraché elle, sa seule fille, des années plus tôt.  Et pourquoi je vous prie? Pour une toute petite défaillance cardiaque qui lui avait valu quoi, maximum trois semaines d’hôpital et une batterie de test? Un truc anodin quoi, quoi qu’en dise son meilleur ami. Pas de quoi rapatrier un vieillard dans une ambassade plutôt barbante, loin de sa femme et de ses petits-enfants.

Ce n’était pas comme si la présence d’un vieux moustachu à ses côtés allait arrêter la progression de sa maladie, ou la guérir miraculeusement, au mieux, ça ne ferait aucune différence, au pire, il lui pourrirait ce qui pouvait très bien être ses dernières années! Elle n’était pas vraiment emballée. Les premiers jours, elle avait fait d’elle une actrice hors pair – fidèle à sa performance désormais célèbre et bientôt nominée aux oscars du « Gabriel est le meilleur coup de ma vie »- en blâmant le besoin de repos pour éviter la face à face avec son géniteur. Elle savait, au fond, que de la voir dans cet état ne ferait que le stresser, ou lui rappeler la perte tragique de sa première femme… elle ne voulait pas lui imposer cela. Sauf que bon, plus elle reprenait des couleurs, et plus elle était à court d’excuse pour s’éviter du temps en famille. Le mieux qu’elle pouvait faire, c’était de limiter l’exposition à un diner, un lunch, rien de plus.

Et pour ledit lunch, elle avait mis des heures à se préparer, à appliquer un peu de couleur sur son teint blême, à s’assurer qu’elle avait d’avantage l’air vivant que d’une morte. Peut-être que si elle rassurait suffisamment, il repartirait? C’était tellement lourds, de voir sa famille, de lire la peur dans leurs yeux, de voir tout le mal qu’elle leur faisait… elle préférait s’y soustraire. Mais elle n’avait pas le choix. Ainsi donc, elle conduit sa voiture jusqu’à l’ambassade, usa de son appartenance génétique pour obtenir une place de parking réservée au personnel et suivi les instructions jusqu’aux ascenseurs qui la guiderait au bureau de son paternel. Elle connaissait le chemin par cœur, c’était un peu comme une deuxième maison et, c’est avec un drôle de plaisir qu’elle se présenta à la réception et annonça son rendez-vous avec Allan Calaway. Bien sûr que ce n’était pas la même réceptionniste que dans son enfance, mais il y avait des similitudes, on lui annonça que son père était en réunion mais qu’elle était libre de l’attendre dans son bureau, à sa demande.

Ce qu’on ne lui dit pas, c’est qu’en marchant nonchalamment vers la pièce, en poussant la porte, elle allait se buter à un de ses collègues de travail – ou, plus réalistement en voyant les traits oriental de la créature : à un sous homme.  Le sourire qu’elle avait eu avait de le regarder s’était volatilisé, ses lèvres s’étaient pincées, dégoutée, et elle avait plissé le nez, son mépris bien visible. Sérieusement, elle devait se voir bridée et aux cheveux noirs dans une glace, impossible autrement. Sa voix n’était qu’un son sec, forcé, alors qu’elle s’adressa au spécimen. Ne devait-on pas parler aux esclaves en premier? « Hey toi. L’étranger. L’immigration ce n’est pas ici, qu’est-ce que tu fiches dans ce bureau? » Et le tout, dans un japonais impeccable.
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     Jeu 28 Déc - 17:49
Travailler avec Allan Calaway présentait autant d’avantages que d’inconvénients. Ces jours-là, Fitzgerald ne pouvait pas toujours faire ce qu’il voulait, s’amuser à tourner en rond et demander à la réceptionniste quel était le nom de son parfum dégoûtant qui empestait dans toute l’entrée du bâtiment. Ces jours-là, il devait les passer à son bureau, à trier les documents et à s’assurer qu’il ne rassemblait pas deux cas qui n’avaient aucun rapport. Puis, lorsqu’il avait du temps libre, il s’informait sur l’actualité et vérifiait qu’il n’avait rien oublié d’important. À se demander pourquoi il ne travaillait pas plutôt du côté des communiqués de presse. Pas que découvrir les dernières idées de Shinzo Abe lui posaient vraiment problème, mais cela devenait vite lassant, toute cette politique et cette paperasse.

Heureusement, Calaway était en réunion, ce qui laissait à notre Américain un peu de temps pour s’occuper. Pourquoi pas ranger sa boîte mail, par exemple ? Ou regarder les derniers modèles de drones mis au point pour l’usage récréatif ? Cela lui manquait beaucoup, toutes ces conneries. Évidemment, il devait faire attention à ce qu’on ne vienne pas l’espionner par-dessus l’épaule. Ce poste avait été suffisamment difficile à obtenir pour qu’il y renonce aussi facilement.

C’est pour cette raison qu’en voyant entrer dans la pièce une tête blonde, il se redressa et chercha vivement la croix rouge de son navigateur pour dissimuler son méfait. Petit drone capable de faire du surplace, tu lui manquerais amèrement. Mais cette tristesse n’était rien contre celle qui se logea dans son pauvre cœur en entendant les propos de cette blonde impétueuse. Une tristesse qui ressemblait étrangement à de l’indignation et à de la colère. « Je travaille ? Et vous ? Vous avez une réclamation à faire ? Monsieur Calaway est en réunion. » Lui qui pensait que la réceptionniste connaissait son travail. Visiblement, sentir la carcasse de caribou putréfiée ne lui suffisait plus à se sentir bien, il fallait qu’elle emmerde le monde en plus. « Je peux vous aider ? » Il pouvait aussi lui montrer la sortie, s’il le fallait, mais il osait espérer que la mauvaise humeur de cette femme, passerait face au sourire innocent et bien cordial qu’il arborait. Il avait énormément appris au contact des nippons, mais ça ne l’empêchait pas de se sentir agressé personnellement. Oui, il avait immigré, et alors ? Il y avait un problème ? Il n’était pas moins à sa place qu’elle, si elle était là.
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     Ven 5 Jan - 15:21

" This is not your country "
ft. Fitz & Heaven



À peine avait-elle mis les pieds dans l’ambassade qu’elle était déjà blasée par le lot d’étranger qui fourmillait dans ces lieux. Un repaire de sous-hommes, un camp de réfugiés, elle détestait cette concentration de sang impure! Et comme si ça ne suffisait pas à la dégouter, il fallait qu’en prime, elle soit accueillie par une carcasse en décomposition plus connue sous le nom de réceptionniste. Plissant le nez de dégoût, elle accepta ses instructions et se dirigea vers le bureau de son très cher géniteur. Oh comme elle regrettait d’avoir accepté un lunch à présent, elle avait espéré tuer rapidement ses devoirs familiaux mais tout compte fait, l’éviter simplement aurait été plus facile. Non seulement, son paternel manquait à l’appel – un classique – mais en prime, il fallait qu’elle tombe nez à nez avec un spécimen d’immigré. Et un moche par-dessus le marché! Fronçant les sourcils, elle l’avait salué d’une insulte bien méritée, ne s’attendant pas à ce qu’il lui parle… allait-elle vraiment s’abaisser à dialoguer avec un indigène?

Boucle d’or n’avait pas mis longtemps en presser ses lèvres l’une contre l’autre, dégoutée de la tâche devant elle. Seigneur, cette journée était merdique. Croisant les bras en gardant une distance prudente entre elle et le sauvageon, elle avait rétorqué, en se redressant dans toute son indignation. « Tu travailles? J’y crois pas, ils engagent vraiment n’importe quoi. » Ses iris bleutés avaient scrutés sont vis-à-vis avec dédain. Était-ce possible que ce gnome importé soit l’assistant dont se vantait sans arrêt son père? Celui dont elle redoutait presque l’adoption tant il n’avait que de bons mots pour lui ? Un …. Frisson de dégout, américain ! À bien le regarder, il avait bien de la mocheté typique de son pays d’origine, une affiliation à une crotte de fromage orange à n’en point douter. Roulant des yeux d’un air dramatique, elle avait poursuivi, sans l’once d’une honte face à son comportement. « Une réclamation? Tu t’es cogné la tête ou c’est ton sang impure qui te rend bête? » … T’es consciente que t’es blonde hein? « Quel genre de réclamation une nipponne pourrait bien avoir à faire dans une ambassade américaine. Bordel ce n’est pas possible d’être aussi con! »

… Et japonaise! Elle avait la nationalité maintenant, elle avait bossé dur, avait demandé ses papiers, mais désormais, plus personne ne lui imposerait un statut autre que pure souche! Yeux bleus ou pas ! Et puis, son japonais à elle, il était impeccable, rien à voir avec le sous-homme devant elle. Ignorant ses paroles, elle avait contourné le bureau de son paternel, comme si elle avait tous les droits de se trouver là, en soupirant son agacement. Ses doigts caressèrent le bureau avant qu’elle ne se laisse tomber, avec une aisance déconcertante, dans la chaise de son père. « Oui je sais. Je vais l’attendre si tu permets. » … Ce n’était pas vraiment une question, en même temps… et elle s’était plus certainement adossée contre la chaise, s’y écrasant confortablement avant de lever la main dans les airs, comme son cher et tendre Gabriel le faisait pour saluer ses fans, avant de faire un geste comme pour chasser une mouche, à l’intention du pauvre Fitz. « Tu peux disposer Justin Bieber. » … Ah et si vous vous demandiez, le respect est mort.
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     Jeu 18 Jan - 0:38
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Oh, vraiment, il était déçu. Depuis combien de temps n’avait-il plus eu à faire à une idiote, à l’exception de cette hideuse Judith ? Cette blondasse venait de pulvériser allègrement le record qu’il tentait d’établir ! Et en plus, il fallait qu’elle s’adresse à lui comme à un chien ? Un petit soupir échappa aux narines de Fitzgerald, dont le regard restait posé sur l’intruse qui se permettait de déverser son venin comme s’il avait été la dernière des ordures que cette planète avait portées. Certes, certes. Il était américain. Oh diable, ce que c’était mal. Et il l’écoutait à peine, les yeux à nouveau rivés sur l’écran qui se trouvait juste devant lui et où s’enchaînaient les e-mails de réclamations et de plaintes que d’autres n’avaient pas eu envie de gérer. Les lèvres étirées en une grimace dubitative, il attendit qu’elle reprenne la parole, après sa question. Et qu’elle réponse elle lui donnait ! C’était digne des meilleurs scénarios comiques.

« UNE NIPPONNE ? » C’était plus fort que lui, il avait presque éclaté de rire, couvrant de sa main sa bouche grande ouverte. Une nipponne ! « Pardon, mais t’es pas un peu… Blonde aux yeux bleus pour ça ? » Dieu, cette femme allait le faire mourir de rire ! Mais il se reprit assez vite, ne souhaitant pas alerter la Judith de l’entrée, qui telle un dogue affamé observait l’entrée de la pièce de son regard vitreux, derrière ses grosses lunettes moches. « Non, sérieusement, elles sont où les caméras ? » Elle devait bien en avoir une embarquée quelque part. Au niveau de cette poitrine inexistante, peut-être ? C’était une possibilité comme un autre, il ne faisait qu’y songer : il connaissait des japonaise bien plus voluptueuses que ça. Et ce n’était pas peu dire !

« Les visiteurs doivent s’installer là-bas. » Soupira-t-il en désignant la salle d’attente avec un agacement non feint. « À droite, entre la plante verte et la carcasse de caribou mort. » Il devait vraiment arrêter de dénigrer Judith. S’il continuait sur cette voie, elle allait l’attaquer en justice ! Il plaiderait l’aide humanitaire. N’était-ce pas une sorte de sauvetage que de supporter une femme comme ça en l’empêchant d’aller errer dans un autre bureau ? Indigné d’être comparé ce cher Justin, Fitzgerald s’observa quelques secondes dans l’écran de son ordinateur. Quand même pas… « Si vous ne bougez pas, je vais devoir appeler la sécurité. » Oui, bien sûr. Et faire dégager la fille de Calaway ? Ah, il n’imaginait pas sa peine. Un soupir lui échappa malgré lui. Pourquoi fallait-il toujours que les blondes soient insupportables ? Était-ce génétique ?

L’envie ne lui manquait pas de tirer par la peau des fesses – avait-elle seulement de de la peau aux fesses ? Il se le demandait, à voir sa carrure – pour la mettre dehors. Seulement, alors qu’il l’observait, un sentiment étrange le dérangeait. Ne la connaissait-il pas ? Elle lui disait quelque chose. De loin. Très loin. Peut-être s’étaient-ils déjà croisés ? Cela lui reviendrait peut-être un jour.
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     Jeu 25 Jan - 19:19

" This is not your country "
ft. Fitz & Heaven



Laissant ses fesses retomber sur la chaise de son paternel, pas le moins du monde énervée par la version du mexicain sous-payé qu’il embauchait apparemment, Heaven n’avait pas l’ombre de colère en elle. Après tout, s’énerver était mauvais pour son pauvre cœur, et le sous-homme devant elle ne méritait pas qu’elle s’emporte. Enfin ça, c’était avant que cet infâme esclave affranchit ose ouvrir la bouche pour remettre en doute son identité culturelle. Encore une fois, que diable voyait-elle dans la glace pour oser hausser un sourcil, honnêtement perplexe, et rétorquer, comme une vipère prête à mordre : « Oui japonaise, pure souche! » elle était après tout née ici, elle y avait passé sa vie, et son japonais était aussi fluent que n’importe quel local. Elle avait d’avantage de mal en anglais. « Et alors? Je ne vois pas du tout ce que tu veux insinuer. Tu es stupide où est-ce ton accent débile d’étranger qui fait que j’ai du mal à comprendre les bêtises que tu racontes? » En d’autres circonstances, ça aurait pu être marrant, mais là, pas du tout, elle s’était mis à tapoter ses doigts sur le bois du bureau, impatiente. Que ce chien galleux ose répéter son affront pour voir! Les lèvres pincées par le déplaisir, elle allait probablement lui sauter à la gorge, alors qu’il tenta une fois de plus de l’envoyer près de cette putride Judith.

Déjà la pauvre femme n’avait pas été choyée par le créateur, mais elle ne s’aidait pas en débutant son processus de décomposition de son vivant ! Ses iris bleutés se posèrent sur ladite réception, puis sur le gardien désagréable du bureau, avant qu’elle ne pouffe de rire, pas du tout ébranlée par son ‘’autorité’’. « C’est mignon. » pas du tout en vrai, et il ne pourrait jamais la forcer à aller attendre dans le cimetière d’éléphant qu’était l’accueil. Elle tenait à son sens de l’odorat! « T’as qu’à aller t’y assoir toi! » d’un coup d’œil, elle remarqua cette brave Judith qui faisait de gros yeux au jeune Fitzy, comme pour, probablement, lui intimer le respect avec la fille du patron. Ah, les aléas de la vie. Bonne joueuse, et déterminée à convaincre les sous-espèces de se reproduire entre elles, elle avait lancé, à son geôlier : « Je crois que t’as une touche avec la charogne derrière le bureau, t’as vu comme elle te regarde? »

Profitant de cette inattention, elle s’était adossée plus certainement dans la chaine paternelle, poussant l’affront jusqu’à déposer ses pieds sur le bureau, en mode grosse fainéante irrespectueuse. Elle le faisait exprès… Et ça marchait il semblerait, car le gnome se permis d’invoquer la sécurité, ce qui arracha un rire narquois à boucle d’or. « Oh? Vraiment? » Lèvres pincées, petit rictus amusé. « Si ça peut te faire plaisir. » … Elle était tentée de garder le silence, il méritait de payer, mais elle se dit que les sous-espèces avaient aussi besoin de boulot, alors elle soupira, lui expliquant clairement là où il avait été con. « Tu seras gentil d’expliquer à mon Allan que t’as fait virer sa fille avant leur lunch. Je pari qu’il va être ravi. » … Une presque douceur? Oh allez.

Plus elle le fixait et plus il lui disait quelque chose. Après, tous les occidentaux se ressemblaient pour elle, elle ne saurait faire la différence entre un Russe et un Américain. Mais lui… lui il lui semblait qu’elle avait au minimum, connu la chose. Comment s’appelait-il? Aucune idée. Sa gueule lui était familière. Se croyant sympa, elle avait ajouté un : « … Tu sais, en tant qu’immigré illégal, ça serait la moindre des choses que tu m’amènes un café. Tu t’appelles comment? »
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     Sam 10 Fév - 2:42
Japonaise pure souche… Avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus ? Fitzgerald arqua un sourcil malgré tous ses efforts, espérant qu’elle était en train de plaisanter et non de se ridiculiser devant lui. Hélas, il avait beau essayer de se tirer cette impression de la tête, cette femme était bel et bien en train de passer pour la dernière des folles. N’était-ce pas malheureux ? Enfin, les transexuels existaient, peut-être existait-il également la transnationalité ? C’était un peu comme Michael Jackson qui avait souhaité devenir blanc alors qu’il était né noir… Les yeux de l’assistant se plissèrent alors qu’il réfléchissait, perplexe. Note à lui-même, envoyer un miroir à cette femme, qu’elle réalise sa bêtise. « Non, vous avez raison. Mon statut de président m’empêche d’être au courant de tout. » Le sarcasme répondait à l’appel, évidemment. Il se retint de rire ouvertement, préférant un ricanement discret alors qu’il reposait les yeux sur son écran.

« Non, ma place est à ce bureau. » Pourquoi diable lui répondait-il ? La joute verbale était-elle en train de devenir une passion pour notre jeune assistant ? Il sourit un peu à cette pensée, laissant son regard bleuté toiser celui tout aussi bleu de la jeune femme. « Comme un chien qui regarde un morceau de viande. Je vis dans la peur depuis des mois. » Et il entrait dans son jeu, en plus ? Un petit rire lui échappa malgré lui, alors que son regard croisait celui de Judith, trop maquillée comme à son habitude. Cela lui arracha un frisson d’effroi qu’il ne put réprimer, et il se retint de faire le bruit qui allait avec pour exprimer sa terreur. Ces petites secousses d’épaules suffiraient. Il n’exagérait absolument pas.

Et il n’exagérait pas non plus avec cette histoire de sécurité. La blondinette ne semblait pas prête à l’écouter, cependant, et il dut s’avouer vaincu en l’entendant reprendre la parole. Sa fille ? La fille d’Allan ? Mais comment une personne comme Allan Calaway avait-il pu engendrer une personne comme cette femme ? Les yeux de Fitzgerald devinrent ronds comme des billes. La stupéfaction était telle qu’il ne trouva rien à rétorquer. La fille de Calaway, se répétait-il sans cesse. C’était impossible ! « Tony. » Ou Fitzgerald, mais il n’avait jamais donné ce nom à part sous la contrainte (et parce que l’administration le demandait), il n’allait pas commencer de sitôt. « Vous êtes vraiment la fille de Mr. Calaway ? » Sans doute était-il encore trop choqué pour parler d’autre chose. Il réfléchit encore un peu, persuadé de laisser échapper un détail important. Blonde, aux yeux bleus. Ou avait-il pu déjà l’avoir rencontrée ? Au Japon ? Au Colorado ? Ses sourcils se froncèrent. Il avait beaucoup trop voyagé pour son bien. Peut-être était-ce en Russie ? Sûrement pas, si c’était la fille de Calaway. Ses yeux se plissèrent un peu plus. « On se connait. » C’était une certitude, mais il ignorait d’où. Peut-être était-il simplement en train de s’imaginer une vie ?
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     Dim 11 Fév - 16:49

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Président? Y avait-il réellement un américain qui voulait user de ce mot maudit pas les temps qui couraient? N’avaient-ils pas élu une crotte de fromage géante pour les représenter? Ce type ne manquait pas d’air, devant son sarcasme évident, ses lèvres s’étaient retroussées en un sourire qu’elle tenta immédiatement de masquer, amusée, alors qu’elle lui donnait la réplique sans réfléchir. « … Je me disais aussi, que du roux perçait dans tes cheveux ! » … Que quelqu’un l’arrête… en même temps, elle aussi, avait ce genre d’humour. Son regard se posa sur la réceptionniste, l’infâme creature puante qui devait faire fuir les visiteurs. « Une peur justifiée… » … Elle ne voudrait pas l’approcher à moins d’un mètre. « … Je ne suis pas en état de garantir que ses intentions sont romantiques… elle a surtout l’air affamée. » … Et bien nourrie, si elle en jugeait par sa taille. Heaven préféra ne pas s’éterniser sur la bête, et plutôt, ordonner à son nouvel esclave de lui amener un café… Bah quoi? Elle avait quand même demandé son nom! « Tony? » Air narquois, lèvres plissées avec dédain.

« C’est tellement occidental comme prénom. Tes parents auraient pu être originaux… » Elle avait roulé des yeux, blasée, dédaigneuse, les sous homme du nouveau continent gagneraient sérieusement à innover, avec un prénom comme Tony, son vis-à-vis devait avoir grandi dans un bayou de Louisiane et être issus d’une union consanguine, n’était-ce pas le lot de tous les américains? Pourtant, plus elle le détaillait, plus elle ne pouvait chasser cette drôle d’impression de l’avoir déjà vu avant. Ce qui était improbable non? Son père ne parlait pas vraiment de ses collègues, et puis même s’il l’avait fait, elle n’avait que peu d’interaction avec son géniteur depuis l’annonce de sa maladie et son début de paranoïa… Pourtant, elle avait beau se répéter cette information, le sentiment ne se dissipait pas. Ses iris clairs s’étaient accrochés aux siens, et elle avait répété, en haussant un sourcil. « On se connait? » Sa question sonnait hautaine, comme si elle remettait en question sa santé mentale…

… Puis, ça l’avait frappé, comme une claque. Et le choc avait été violent, parce que le souvenir qui grimpait à son esprit n’avait rien de glorieux – qui aime se souvenir de gémissements sans équivoque, ou de supplier un coup d’un soir – de deux? De parler en japonais … Oh. OH. Ses iris s’était voilés un instant alors que ses pommettes prenaient une teinte rosée. Elle était à peu près certaine que si elle lui arrachait ses fringues, elle pourrait confirmer qu’elle avait déjà visité ce paysage là…… OH MON DIEU. Elle tenta de demeurer impassible, de ne rien dire, en le dévisageant sans un mot. « » À quel point avait-elle dû être en manque de son japon natal pour sauter le premier sous-homme qui pouvait lui parler dans sa langue maternelle… Franchement, elle avait fait des erreurs dans sa vie, beaucoup d’erreurs. Toussotant, elle tenta de reprendre contenance, de ne pas laisser voir son trouble, elle avait finalement chassé sa tignasse blonde d’une main dans un : « Tu dois faire erreur. Pour les immigrés comme toi tous les japonais se ressemblent après tout… » Oh Heaven. Premièrement, c’était assurément la remarque la plus débile du monde à faire considérant ta taille de géante et tes yeux bleus – disent que tu sors du lot en comparaison de la population locale, et deuxièmement… rappelles-nous encore comment tu as décroché un diplôme universitaire avec un cerveau assurément blond? C’est un mystère. En même temps, il était hors de question qu’elle avouait

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     Jeu 22 Fév - 21:33
Du roux dans ses cheveux ? C’était la plus grosse connerie qu’on avait pu lui raconter au cours des derniers jours. Il soupçonnait bien une plaisanterie de mauvais goût, mais son manque de volonté – ou était-ce un trait de paresse intellectuelle ? – l’empêcha de voir plus loin, lui faisant simplement plisser les yeux alors qu’il essayait de remettre un peu d’ordre dans tout ce que cette femme pouvait dire. Au moins, entre toutes ses bêtises et ses impolitesses, la blondasse lui donnait raison : la judithophobie était légitime. Si cette femme était affamée, il avait beaucoup de compassion à l’égard du pauvre malheureux sur qui elle jetterait son dévolu. Le terrain devait être en friche depuis des années, désormais, et au moins aussi aride que la région dont il venait. Mais ce n’était pas le moment de s’inquiéter pour la vie sexuelle de cet animal en chaleur. « M’en parle pas… » Pauvre Judith.

Originaux ? Oh, mais ses parents n’auraient pu être plus originaux qu’au moment où ils avaient soudainement eu la lubie de l’appeler Fitzgerald. Par chance, son deuxième prénom était plus facile à porter et il pouvait substituer à cette honte – n’en déplaise à ses parents, fervents admirateurs de ce très cher John – le petit diminutif d’Anthony. Son charisme en aurait pris un fameux coup, si cela n’avait pas été possible. Il dut réprimer un sourire en coin en songeant que, malheureusement, de jeunes enfants se prénommeraient Donald à l’avenir, pour des raisons aussi valables, mais bien plus tristes, compte tenu de la réputation de leur nouveau président au talent… discutable. « Mon prénom est très bien comme ça. » Et l’assistant de sourire avec amusement à la blonde qui pensait se montrer offensante. Par chance, son vrai prénom demeurait secret. Du moins, pour l’instant.

« Prenez pas cet air cruche. » soupira-t-il, agacé par l’attitude de cette femme qui agissait comme si tout lui était dû. Elle était peut-être la fille de monsieur Calaway, mais contrairement à son père il n’était pas payé pour lui obéir. Il se contenta donc de rouler ostensiblement des yeux. Qu’avait-il donc fait pour mériter ça ? Avait-il offensé quelqu’un ? Une divinité mystique japonais ? Oh, oui, c’était surement ça. L’autre jour il avait fait une grimace devant un sanctuaire shinto… Après autant de temps passé au pays du soleil levant, il aurait été grand temps qu’il perde ses habitudes de touriste. « Mais oui, mais oui. » Bon, il ne se rappelait pas tout, de manière générale, alors essayer de retrouver cette fille dans son passé, c’était comme chercher l’épave du Titanic sans avoir la moindre idée de ce qu’était l’océan. « Vous avez passé du temps en Amérique ? J’ai entendu dire que les nippons voyageaient beaucoup par là… » Oui bon, entrer dans son petit jeu n’était sûrement pas la meilleure solution qui soit.

    
 
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