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 Feliz Navidad, próspero año y felicidad |♥| NAONA

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     Dim 24 Déc - 1:44
Feliz Navidad, próspero año y felicidad | outfit ☽☽☽ Pourquoi est-ce qu’il était aussi stressé ? Naoto en voulait à Sae d’avoir invité Yurina. Pas ce soir. Pourquoi ce soir ? Pas là-bas. Ce foyer où il avait passé toute son adolescence. C’était si stressant d’y aller avec elle. Il avait peur qu’elle juge, il avait peur qu’elle fasse sa princesse. Il avait peur aussi, sans se l’avouer, qu’ils ne l’aiment pas. Oh oui, c’était la si célèbre Jean des Super Nova, mais après la fascination passée, ils pouvaient bien ne pas l’aimer. Fermant les yeux, il réajusta son costume. Elle était si conne, ce serait stupide de penser qu’ils puissent l’aimer, cette idiote. Sae avait été si naïve. Penser que ce serait une bonne idée de l’amener. Non, jamais de la vie. Là n’était pas sa place.

Puis voir Yurina à noël l’enchantait moyennement. La fête des amoureux, oui. Après quoi ? Il devrait lui faire un cadeau ? Sa bite au fond de sa gorge, c’était déjà un beau cadeau. Il pouvait lui offrir ça. Elle le suce, mais pour noël, pas besoin d’avaler. Il était si bon avec elle. Prenant un taxi, il prévint Yurina qu’il arrivait pour la chercher, pour qu’elle puisse se bouger le cul et ne pas le faire attendre. Son regard se posa sur elle, il la détailla un peu, silencieusement. « T’aurais pu être plus moche que ça. » S’il pouvait la baiser tout de suite, dans ce taxi, il le ferait. Elle était diablement belle, cette pauvre petite bourgeoise, c’était insupportable. D’un geste de la main, il fit signe au chauffeur de repartir, perdant silencieusement son regard sur elle. « On en a pour quarante minutes de route. »

Le foyer se trouvait en périphérie de Tokyo. Ils avaient toujours mis si longtemps pour aller dans les quartiers cool de la capitale. Avec Sae, ils usaient souvent de petite technique pour y arriver. Ça lui donnait l’impression que tout ça avait eu lieu il y a une éternité. Il sourit légèrement, regardant par la fenêtre. Ses doigts tapotaient nerveusement sur sa cuisse. Hésitant un instant, il tourna la tête vers Yurina. « Sois gentille aujourd’hui, essaie de juger personne. S’il te plaît. » C’était des gueux, sous-homme, comme elle le disait. Il ne voulait pas entendre ça aujourd’hui, il ne supporterait pas de la voir les juger eux. « Si tu te sens pas à l’aise, te sens pas forcé de rester tout le repas. » Il tenta de lui sourire un peu. Il devait se détendre.

Payant le taxi une fois devant le foyer, il quitta la voiture, attrapant son sac plein de petits cadeaux pour les enfants et même pour le personne. Sa toute première paye était entièrement passé là-dedans. Peu importe, il n’avait pas besoin de cet argent pour lui de toute façon. « On y va, bouge toi. » Avançant vers l’entrée, il toqua avant d’entendre le bruit de pas qui se dépêchait pour ouvrir. Un vrai comité d’accueil ! Il ne compris pas trop ce qui lui arrivait, tapotant sur des têtes en se sentant enlacé. Ok, c’était bizarre tout ça. Mal à l’aise, il tenta de s’empêcher de mourir. « Hey ! Je crois que je vous ai manqué ? » Riant un peu, il se fraya un chemin à l’intérieur. « Je vous présente Yurina, mais vous la connaissez déjà, je pense. » Forcément. « On travaille ensemble. » Oui, le sexe, c’était du travail. « Ouais, tu la baises ! Tu travailles pas avec une meuf aussi bonne. Tu la travailles au corps. » Ecarquillant les yeux, il se tourna vers Tomoya, douze ans, lui donnant une tape sur la tête pour le calmer avant de pouffer bêtement. Ok, la relève était bien là. Ses yeux se tournèrent vers Yurina, attendant qu’elle parle, qu’elle dise quelque chose. Priant pour que tout se passe bien.




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     Lun 25 Déc - 20:33
Feliz Navidad, próspero año y felicidad | outfit ☽☽☽ Pourquoi est-ce qu’elle était aussi nerveuse? Elle aurait pu se maudire d’avoir accepté cette invitation bidon d’aller passer Noël dans une famille de gueux! Sur le coup, ça avait tellement enragé Naoto que ça lui avait semblé être une idée de génie que d’accepter, mais elle fut rapidement rattrapée par la réalisé : c’était un plan merdeux. Elle avait mis des jours à convaincre Maiko de lui trouver une tenue chic mais non griffée – beurk – et encore plus de temps à la forcer à la superviser dans la préparations de biscuits qu’elle tenait désormais contre elle, dans une boite, ce qui, apparemment, dans la jungle, était un cadeaux d’hôte acceptable. Elle espérait que chez les sous-hommes aussi… Pourquoi ça la dérangeait tant, l’idée qu’ils ne l’apprécient pas? C’était presque risible, n’importe quel débile serait heureux de voir leur enfant baiser une fille d’aussi bonne famille. Mais ils ne savaient pas… si? Pourquoi la note parlait de petite amie? Bordel pourquoi elle avait dit oui!

Elle avait l’impression d’avoir un nœud dans l’estomac, et lorsque ses iris sombres se posèrent sur le roi des minables, elle du contenir une crise cardiaque, ses lèvres se pressant obstinément l’une contre l’autre pour retenir – oh misère – un début de compliment! « J’ai bien essayé de m’enlaidir, puis je me suis dit qu’avec ta sale tête en accessoire ça irait. » Qui diable l’avait autorité à se fringuer de la sorte? À quoi il jouait dans cet habit ajusté ? Qui l’avait vu? Pourquoi n’avait-elle pas décidé de le défigurer avant qu’il n’ose se pavaner avec des vêtements qui étaient presque une incitation au viol? C’était insupportable, qu’il se balade la bite au vent ça serait moins scandaleux! Vite! Une insulte, voilà qui sauvait les meubles, voilà qui la plongeait d’avantage dans le déni alors qu’elle ne le quittait pas des yeux en prenant place dans le taxi. « C’est quoi ce costume? » Ses doigts s’étaient saisis de cette petite chaine argentée pour la soulever et l’observer une seconde, avant que son sourire moqueur de ne revienne. « Taiki t’as filé des fringues?   » Pouvait-elle lui arracher?

Yurina avait préféré conserver un silence buté, comme pour contenir cette lourdeur dans son poitrail, cette angoisse injustifiée, ne reposant ses perles sombres sur lui que lorsqu’il ouvrit la bouche pour l’informer du trajet, lui arrachant un soupire de lassitude. « Si long? Et tu paies un taxi? J’aurai pu conduire! » et garer ta bagnole hors de prix dans son entrée? Bon d’accord. La jeune chanteuse n’avait pu s’empêcher de remarquer cette façon qu’il avait de pianoter sur sa propre cuisse, ça la rendait presque folle de constater chez cette loque inactive un début de fébrilité. Devait-elle être angoissée? Son cœur ne fit qu’un bond lorsqu’il ouvrit la bouche… « S’il te plait? Je rêve ou t’as été poli ? » Les sourcils froncés, les lèvres pincées, elle le dévisageait comme s’il était un démon surgit devant elle. Elle aurait pu être douce, vraiment, à voir comment il s’agitait, il y avait bien une petite partie d’elle qui voulait le rassurer. Dégoutant, elle se refusa cette faiblesse. Pourtant, ce ton dur qu’elle avait pris, contrastait drôlement avec cette main qui venait d’immobiliser la sienne. Il allait la rendre dingue. « … T’es sûr que ça va? C’est tes pantalons qui sont trop serrés et qui empêchent le sang d’atteindre ton cerveau? »

… Façon comme une autre de lui dire que ça irait? Son ton était un véritable bloc de glace, mais elle n’avait pas libéré sa main qu’elle serrait un peu trop fort des siennes. « Primo. Il est hors de question que je me retape 40 minutes de taxi toute seule, alors tu vas m’endurer jusqu’à la fin de la soirée. » … Et puis quoi encore ! Elle valait mieux que ça! Il avait intérêt à la ramener. « Et puis, pour qui tu me prends? Je sais vivre en société, moi. Je ne vais quand même pas insulter ta famille quand ils sont assez généreux pour me recevoir à diner… »  …même si c’était des cons finis. Elle était passée pro dans l’art de la fausseté et de l’hypocrisie! Réalisant qu’elle était peut-être bien un peu trop tendre, elle avait ajouté, la mine sombre. « Il ont déjà eu leur lot de malchance avec ton sal caractère... » … Idiote. Mais elle voulait bien l’avouer, le petit sourire narquois qu’elle lui avait tiré se voulait un brin rassurant.

Si seulement elle avait su… qu’elle serait celle qui aurait besoin de support, des minutes plus tard, lorsque la voiture s’immobilisa. Ses talons claquant sur le sol, elle se mit à regarder autour d’elle, un peu perplexe, ça n’avait pas l’air d’une maison… « C’est bon arrête de râler! J’arrive! » Les pauvres vivaient dans des trucs comme ça? Était-elle dans un bidonville? « C’est quoi cet ─ » Endroit? Les mots étaient restés coincés dans sa gorge lorsque la porte s’ouvrait et qu’une ribambelle de gamin se jetait sur Naoto comme si c’était le messie. WTF. Qui étaient ces gens? Pourquoi il y avait autant de gamin? Avait-il décidé de la trainer dans un bordel ou il avait enfanté toute les putes? C’était quoi cet endroit ? Figée, silencieuse, elle ne comprit ni le comportement presque tendre de son crétin de pénis sur patte, et encore moins…………elle rêvait un ou gamin venait de parler avec au moins autant de scandale que celui avec qui elle couchait. Clignant des paupières, toujours aussi ahurie, elle avait décidé de briser la glace avec Tomoya. « Euh … Bonsoir? » … Grave erreur. Sa voix avait ouvert les portes de l’enfer! Non seulement le dénommé Tomoya avait relevé les yeux vers elle –vers son buste pour être plus exact- mais deux gamines de 5-7 ans avaient entrepris de la dévisager. « C’est Jean!! »  Ce surnom débile, suivi rapidement par d’autres démons mineurs. « Naoto a amené Jeaaaaaaaan   »  … Il était encore trop tard pour fuir? Puis, voilà que la plus jeune des gamine s’accrochait à sa jambe dans un strident : « FUKUDA-SAAAAAAAAAAAAAN NAO IL A UNE AMOUREUSEEEEEEEEE   » … jamais rires d’enfants n’aura sonné autant comme une condamnation à mort. HELP.
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     Lun 1 Jan - 20:20
Feliz Navidad, próspero año y felicidad | outfit ☽☽☽ Naoto était nerveux, si nerveux, plus que jamais. De quoi avait-il peut ? Qu’elle soit méchante, qu’elle fasse mauvaise impression ? Il n’arrivait même pas à répondre à ses piques, trop occupé à réfléchir, à se demander ce qui pourrait aller mal. Ils aimaient tous Eita, ou presque, ils étaient sans doute déjà charmés. Oui, il allait se rassurer, se dire ça. Enfin, qu’est-ce que ça pouvait faire, qu’ils l’aiment ou pas ? Sae était si stupide. Ils devaient s’imaginer que c’était sa copine. Démentir leur briserait le cœur. Naoto ne voulait pas les décevoir. Tout devait bien se passer, même s’il devait commencer la journée à se ruiner en taxi. Il lâcha un petit rire à sa remarque, tournant la tête vers elle. « Ce serait con de mourir le jour de noël, j’ai préféré éviter. » Oh, très brillant, de juger sa façon de conduire, surtout quand on a jamais passé le permis. C’était une femme, même sans permis, il était certain de rouler mieux.

Depuis quand est-ce qu’il était poli ? Fronçant les sourcils, il resta un instant bête, se demandant ce qu’il lui arrivait. Peut-être était-il mourant ? Avant de se redresser, Naoto secoua un peu la tête, profondément confusLâchant un soupir, il la regarda fixement. Il resta un peu bête avec sa main qui serrait la sienne, fixant longuement Yurina. « Oui, ça va. » du moins, il s’en persuadait. « Excuse-moi, je sais pas ce qui m’a pris. » Oui, vraiment, il ne se reconnaissait plus. « T’as intérêt à garder ta gueule fermer si c’est pour dire de la merde, sinon je t’étouffe avec ma bite. » Ah, voilà qui était beaucoup mieux, il se sentait libéré d’un poids. Et puis quoi encore, depuis quand est-ce qu’il lui demandait les choses gentiment et poliment. Et quoi encore, après ça, il allait lui proposer des brunchs le dimanche matin ? Jamais.

En silence, il l’écouta répondre point par point. D’accord, elle avait raison. Mais bon, il n’allait pas la garder toute la soirée si elle était pénible. Au pire, il partirait avec elle. Il savait qu’on allait lui porter (trop) d’attention ce soir, et ça le fatiguait déjà. Secouant la tête à sa petite pique de fin, il contint un rire nerveux. Elle n’avait pas idée. Il restait chamboulé par la lettre reçue par sa mère. Il hésitait à l’appeler. Parfois, il tentait de l’appeler avant de subitement raccrocher. Il avait peur, sans savoir exactement de quoi. Au pire, il n’était pas obligé de la revoir. « Gentille fille. Si t’es bien sage, tu seras récompensée ce soir. » Son regard se posa sur elle, il fit lentement glisser sa langue sur sa lèvre. « Si je m’écoutais, je commencerais déjà à te récompenser. » Ses yeux se perdirent sur sa poitrine, puis ses jambes. Qu’il arrête de la regarder, c’était le mal en personne. « T’es vraiment baisable dans cette robe. » Il aurait pu dire très belle, mais aucune femme n’aimait les compliments basiques.

Ils étaient arrivés. Quittant le taxi, il paya rapidement la course avant de s’avancer vers le foyer. Profonde inspiration. Tout irait bien. Oui, tout irait très bien. Il affronta la floppée de jeunes enfants qui lui sautèrent dessus, comme s’il était un héro qui revenait de guerre. Devenir idole avait largement contribué à augmenter sa popularité. Tout s’enchaîna trop vite, l’excitation des enfants devenaient incontrôlable, Naoto se sentait déjà surmené. Tomoya, les rires, les cris. « Eh, lâche la ! » Rapidement, il se baisa pour enlever le petit de la jambe de Yurina. « Naoto ! Tu arrives avant Sae, pour une fois. » Fukuda-san sortit de la grande maison, son sourire bienveillant aux lèvres, elle salua Naoto avant de s’approcha de Yurina. « Vous devez être Yurina ? Encore plus jolie en vrai qu’à la télévision ! Notre Naoto a bien de la chance… » Ce même Naoto qui se sentit affreusement mal à l’aise. « Yurina, c’est Fukuda-san, c’est la directrice du foyer. » Sa fondatrice, aussi. D’un geste, elle les invita à entrer. Une grande table était déjà dressée.

Son regard se posa sur Yurina, il ne savait pas vraiment quoi lui dire. Il devrait lui donner des explications, mais il n’y arrivait pas. Ce n’était pas intéressant. « EH JEAN, tu vas te marier avec Naoto ? Si tu te maries, je peux être demoiselle d’honneur ? » Naoto regretta d’avoir accepté le verre qu’avait tendu Fukuda-san au « couple », puisqu’il manqua littéralement de s’étouffer avec. « Sana, on ne va pas se marier. » Jamais, plutôt crever. Cependant, la petite fille d’à peine sept ans leva vers lui son regard pleins de larme. « Co-comment ça… ? » Quoi comment ça ? Il avait envie de se baisser pour lui expliquer que Yurina, tout ce qu’il voulait, c’était la baiser comme une chienne. « Sois pas conne Sana, tout ce qu’il veut, c’est la baiser comme une chienne. » Un nouveau coup sur la tête de Tomoya. Ça commençait à lui faire peur. « Pleure pas, c’est bon, tu seras invité. Yurina te prendra comme demoiselle d’honneur, hein, Yurina ? » Son bras passa autour de ses épaules, il tenta de lui sourire. Qu’elle ne le laisse pas tomber. Ce soir, il voulait leur faire plaisir, tant pis s’il devait jouer au parfait couple.




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     Mer 3 Jan - 21:47
Feliz Navidad, próspero año y felicidad | outfit ☽☽☽ Il y avait définitivement quelque chose d’étrange à propose de cette soirée, que ça soit l’air sérieux qu’il abordait, cette nausée qui de la quittait pas, cette angoisse qu’elle ne s’expliquait pas, et cette drôle de façon dont il s’exprimait. D’abord s’il vous plait et maintenant, des excuses en bonne et due forme? Elle avait froncé les sourcils, demandant, sans une once de retenue, totalement estomaquée par la façon d’être actuelle : « … Des excuses maintenant? T’es sur que c’est Kaiti qu’on a fait castrer et pas toi? » Une erreur explicable, un animal pour un autre… Elle le dévisageait de ses iris brillants, sérieuse, plus il réagissait hors norme, et plus elle s’inquiétait. Est-ce qu’il l’amenait au dernier repas ou quelque chose? Allait-elle se faire tuer par des gueux? Pourquoi était-il aussi étrange? À l’entendre la menacer, elle pris une grande inspiration, voilà le rustre qu’elle connaissait, le malade sans classe auquel elle était habitué! Roulant des yeux avec exagération, elle avait rétorqué, bornée à avoir le dernier mot : « … Faudrait déjà qu’elle soit grosse pour que tu puisses m’étouffer avec. » … Vraiment charmant. Elle avait ensuite conservé un silence buté, sa main toujours cramponnée à la sienne, elle avait cette impression minable que ce soir, c’était grave, sans pouvoir se l’expliquer…

Son attention ne fut détournée de la route et de son propre monologue que par le regard brûlant qu’elle senti se poser sur elle. Ses lèvres s’étaient instantanément étirées en un sourire amusé, comme pour dissimuler le fait qu’elle ne s’en laissait pas, de se sentir désirée, juste un peu, même s’il était le seul. « Tu sais bien que je suis toujours sage… » elle avait bien vu le temps filer, ils en étaient à près de 38 minutes de route, sur 40 environ, elle pouvait bien l’énerver. Sentant ses iris se poser sur son corps, elle s’était inclinée vers lui, posant une main sur son buste comme pour lui rappeler l’échancrure de sa robe, une voix scandaleuse murmurant, alors qu’elle se mordait la lèvre inférieure que pour l’aguicher. « … Tu sais quoi? » ses doigts avaient lentement descendu de son buste à sa cuisse, s’y posant avant d’aller se presser sur la sienne avec un air mielleux alors qu’elle murmurait à son oreille, un sourire satisfait aux lèvres : « … Je suis encore plus baisable sans. » il avait voulu l’allumer avec sa maudite langue qu’elle ne rêvait que d’emprisonner de la sienne, et bien il paierait du baiser qu’elle avait posé sur ses lèvres, pressant avec urgence son corps sur le sien avant de se retirer prestement alors que le taxi gagnait sa destination. Qu’il crève de désir pendant les prochaines heures, elle ne serait pas la seule à vouloir lui arracher ce complet. Il aurait pu être moche aussi!

Courant derrière lui pour le rattraper, elle était restée figée, troublée, et totalement choquée devant l’accueil. Qui étaient ces gens? N’avaient-ils jamais mis le nez dehors pour penser que Koike Naoto était un messie? Était-ce un culte? Ça ferait du sens… Il ne lui avait jamais mentionné des frères et sœurs, outre Asuka… et elle n’avait jamais demandé.  Mais il devait bien avoir des parents… ça ne faisait aucun sens. Pétrifiée, elle ne releva les yeux que pour dévisager une femme d’âge mur qui la saluait. Malaisée, elle avait bredouillée un : « … Je… Merci? Merci beaucoup… En fait vous savez… c’est moi qui ait de la chance. » Facile comme le rôle de pantin qui veut plaire revenait rapidement. Elle ne réalisa l’étendue de sa bêtise que lorsque Tomoya brisa le silence dans un : « J’te le fais pas dire bébé, cette chance! Nao a une bite comme un étalon! » … Ok. De 1) comment ce gamin savait ça et de 2) Pourquoi la personne qui avait éduqué cet enfant était-elle encore en libertée!??! Elle avait cligné des yeux, rougissant furieusement avant que Naoto ne fasse les présentations avec Fukuda-san, l’envoi le carte… sa mère? Elle l’ignorait, mais elle s’inclina poliment, comme on apprend dans les bonnes familles dans un : « … Oh! Enchantée. Et merci pour l’invitation! C’est pour vous! » elle lui tendit la boite de biscuit, qu’il fut accueillie avec un sourire des remerciements, et une invitation à entrer.

La vieille femme pouffa joyeusement de rire, les embrassa à tour de rôle et entrepris de guider la marmaille vers la salle voisine ou plusieurs tables désagencés, en état précaire, avaient été alignées afin d pouvoir accommoder la ribambelle d’enfants qui y siégeaient. Certains étaient plus jeunes et collaient aux basques de Fuduka-san, d’autres, comme Naoto, venaient accompagnés et semblaient simplement heureux de retrouver l’étrange groupe réunis dans cette pièce : d’anciens pensionnaires. La nipponne les laissa tous passer, demeurant immobiles. Lorsque la propriétaire des lieux eut fini de franchir la distance entre l’entré et le salon la jeune héritière posa ses iris sombres sur son ‘’cavalier’’ pour la soirée, un doute de plus en plus poignant dans son regard. « … Du foyer? Qui sont tous ces gens ? »  Elle avait quand bien même le droit de savoir qui l’invitait à diner non? À contre cœur, la mine faussement réjouie, elle suivi le chanteur dans la pièce voisine, accepta elle-même une coupe tendue et préféra ne pas boire, encore sur ses gardes des précédentes interactions avec les créatures enfantines.

Surtout le gamin qui s’était assis à sa droite et ne cessait de mater son buste sans retenue. Son choix fut récompensé lorsqu’une enfant posa une abominable question et que ce rustre de Koike se mit à tousser le contenu de son verre. Quel débile! Elle dû se retenir à deux mains de ne pas rouler des yeux et se moquer de lui. Elle était trop choquée, de toute façon, par la demande de la petite gueuse! Elle? Marier un moche comme lui? Elle avait dévisagé Naoto avec des iris ronds en mode ‘’WTF DUDE’’ avant de les reposer sur la petite pleine d’espoir. « … C’est à dire que…  » sa phrase ne s’était jamais terminée, Naoto annonçant de but en blanc qu’il n’allait pas la marier. Bon, ils étaient au moins d’accord là-dessus! Alors pourquoi était-elle aussi insultée? Pourquoi est-ce que son talon s’était enfoncé dans le pied du crétin? Ah mais… parce qu’il n’avait pas le droit de la rejeter en publique! Jamais! Elle dominait, elle pouvait s’en lasser, le larguer, l’humilier, pas l’inverse! Elle fut prise d’une telle rage… rage qui ne se dissipa par lorsqu’elle pouffa de rire à l’intervention de Tomoya. Qui était cet enfant!?!? Naoto avait-il un fils? Elle plaqua une main devant son visage pour retenir le petit rire. Il était trop mignon!

Son attention fut à nouveau dérobée par Naoto qui passait un bras autour de ses épaules, forçant son corps entier à se raidir, alors qu’elle levait des iris vraiment incohérents vers lui. Oh. Il voulait son aide… Un sourire mielleux, tendre avait étiré ses lèvres – rien de bon – et elle avait préféré lui tapoter doucement le bras. Il avait besoin qu’elle l’aide hein… après l’avoir si cruellement rejeté! Elle fit mine de réfléchit, s’inclinant vers la petite. « Bien sûr que tu pourras être demoiselle d’honneur Sana-chan. Tu as déjà pensé à une couleur de robe? » Gentille, elle était gentille, elle avait intérêt à avoir ce minable à quatre patte entre ses cuisses avant la tombée de la nuit pour se faire pardonner! La gamine avait des yeux plein d’étoiles et Yurina en proposa pour se venger. C’était bien mal la connaître que de croire qu’elle n’embêterait pas son cabot! D’ailleurs, elle eut ce petit sourire narquois, avant de prendre cette moue songeuse, un peu triste, pour s’attirer les faveurs de la gamine. « Mais est-ce que je dois vraiment le marier lui? » elle avait désigné Naoto, pas question de dire son nom, pas en publique, et peu en privé, c’était un truc intime quoi… « … Tu sais… il ne veut pas me marier… peut-être qu’il ne m’aime pas ….  » Battant des cils, elle avait reposé ses iris sur Naoto. Oui, elle avait osé, il jouerait le jeu lui aussi! Et comme prédit, la gamine s’était emportée d’un : « T’aimes pas JEAN Nao? » Oh le couinement, l’agonie. Elle avait répété, grande marieuse. « Tu veux pas qu’elle soit dans la famille? » Et l’héritière dans tout ça? Oh, elle avait poussé l’affront jusqu’à regarder le chanteur et demandant d’une petite voix : « Tu veux pas? » … Il allait la tuer.

    
 
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