It's getting porn tonight || ft. Naomi ♥

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     Jeu 21 Déc - 20:08
It’s getting porn tonight  ft. Naomi
Never know how much I love you, never know how much I care. When you put your arms around me, I get a fever that's so hard to bear. You give me fever when you kiss me. Fever when you hold me tight. Fever... in the mornin'. Fever all through the night. Sun lights up the day time, moon lights up the night. I light up when you call my name,  'cause I know you're gonna treat me right. Baby, turn on your love light, let it shine on me. Well, baby, turn on your love light and let it shine on me. Well, just a little bit higher and just a little bit brighter.

Août 2016

Chaud. Si chaud. Depuis quand un mois d’août n’avait-il pas été aussi chaud ? C’était bien la question qu’il se posait en cherchant avec les boutons du ventilateur un moyen de se sauver. Appuyer le bouton pour augmenter l’intensité n’y changerait rien, ce pauvre appareil tournait déjà à son maximum depuis qu’il était venu l’augmenter en sortant d’une douche qu’il avait pris froide.
Malheureusement. La température de l’eau ne changerait rien à la suite des évènements. Non. La seule chose qui pouvait sauver cette chaude journée d’été, c’était que le coréen qui habitait cet appartement décide de ne pas rentrer à la maison. Il pouvait aller chez un ami, ou mieux encore changer de pays, voir de monde ou de galaxie, mais le seul conseil salvateur qu’on pouvait lui donner à présent c’était de ne surtout pas rentrer chez lui !
Et pour une bonne quantité de raisons que nous pourrions résumer sous une simple phrase : ce n’était pas pour rien que Serizawa Naoki était l’italien de cet appartement.  
Il n’était ni le suédois, ni l’anglais, ni l’allemand. Non, il était un italien qui rendait bien trop d’hommages au pays adopté par son coeur. Un italien qui s’était vu martyrisé dernièrement, brimé par la sagesse d’un “Daddy Mimi” qui avait cru bon de le tenir enfermé à la maison.

Pour son propre bien ? Pour sa sécurité ?
Mais qu’en était-il de celle de son coréen ? Le savait-il à l’époque qu’il se condamnait en sauvant son bébé des microbes ?
Probablement que non. Autrement, il aurait pensé à faire vérifier son passeport, faire ses valises et fuir loin dans un endroit où le scandale ne pourrait pas l’atteindre des semaines plus tard. Genre une église. Une église c’était bien.
Parce que si Mikio était parvenu à faire tomber la fièvre de son “ami pour de vrai” à force de médicaments, de repos forcé et de bons petits plats de mamie, une autre chaleur avait pris place dans le corps de Naoki. Une chaleur bien plus incontrôlable qu’il nous faudrait expliquer afin de pouvoir justifier le prochain crime contre la pureté.

Tout avait commencé des jours plus tôt, des semaines, quand les microbes étaient finalement venus à bout de l’italien stupide sur le sol d’une salle de bain. Mikio s’était alors improvisé infirmier et lui avait été privé de sorties pendant des jours par ce dernier, sans doute à raison. Si la grippe avait mis du temps à passer, si la toux avait demeuré un moment après les microbes, il n’en restait pas moins la fatigue accumulée et la mauvaise alimentation qu’il avait eu pendant trop longtemps.
Se reposer. Manger. Être un gentil Naoki qui écoute ce que lui dit Michan. Son corps avait été obligé de donner raison au coréen, il était épuisé. Cauchemars ou non, il devait dormir, reprendre des forces, se laisser un peu aller au lieu de s’obstiner à être ce Naoki si borné qui n’en fait qu’à sa tête sous prétexte qu’il sait exactement comment s’occuper de lui. Du moins comment s’en occuper en demeurant caché derrière des barrières présentes pour enfermer l’être pathétique qu’il était.

Bien souvent, trop souvent, il avait sombré par la faute d’un Michan qui l’avait bercé avec trop de fourberie. Et si son fourbe coréen avait fini par reprendre la direction du travail, lui était resté privé de sorties. C’est vrai, il avait bien essayé à plusieurs reprises de faire lever l’interdiction. Et puis, il se retrouvait à comater sur le canapé à attendre le retour de son infirmier. Parce qu’il y avait autre chose qu’on lui empêchait de nier en plus de l’épuisement. C’était contre son coréen qu’il dormait le mieux. S’il n’y avait que lui pour calmer les crises sans violence. Il n’y avait également que lui pour l’enfermer dans une prison de douceur où l’obscurité luttait pour l’atteindre. Park Mikio était un magicien. Un magicien dont son coeur ne pouvait pas nier le besoin quand il criait son manque, quand il lui en voulait toujours pour l’en avoir privé pendant trop de temps. Un magicien qu’il pouvait remercier aujourd’hui.

Les choses avaient changé.
Aujourd’hui, comme un idiot, plutôt que de fuir le sommeil dans les bras de son coréen, il attendait de les retrouver pour oser fermer les yeux.
Et s’il avait bien conscience d’un taux de stupidité pour certains points, il n’en n’avait pas moins lutté sur ce canapé à plusieurs reprises en attendant que celui pour lequel son coeur battait rentre du travail.
Lutter. Il l’avait fait si fort. Jusqu’à ce que Mikio rentre. Jusqu’à ce que ses bras se resserrent avec envie, avec besoin, sur ce corps qu’il appréciait bien trop sentir contre le sien. Et enfin, le sommeil avait fini par se refaire plus clément avec lui. Des cauchemars, il en aurait toujours. Des crises contre des trop violents également, il n’en doutait pas plus. Mais depuis que la fièvre était partie, depuis qu’il avait cédé un peu à Mikio, il n’en n’avait plus eu…
Ce n’était pas un merci qu’il lui devait. Ni des centaines. Des remerciements à la hauteur, ils n’en n’existaient probablement aucun. Une lumière était rentrée dans son obscurité, et il ne pourrait jamais se montrer assez reconnaissant pour briller d’une manière aussi … parfaite.

Mais aujourd’hui, si la fièvre ne l’accablait plus, c’était un autre genre de chaleur qui harcelait son corps.
Privé de sorties. Oui. Lui. L’italien au travail scandaleux avec un emploi du temps surchargé. C’était quand la dernière fois que ça lui était arrivé de prendre un congés aussi long ?
Il ne s’en souvenait plus….
Et il était travailleur. Bien trop travailleur.
Si ça n’avait été que ça. Si ça n’avait été qu’un manque d’Italie pour un charmeur qui prétendait offrir du plaisir en guise de travail.
Mais il y avait plus. Il y avait cette canicule qui attaquait Tokyo. Cette chaleur qui avait un effet dévastateur sur certaines personnes et tout particulièrement sur celle qu’était Serizawa Naoki. Celui qu’on pourrait tout à fait accuser d’avoir des chaleurs en cas d’épisode caniculaire. Après aujourd’hui, il faudrait sans doute inventer un mot pour les effets de la chaleur sur son corps. Après aujourd’hui, Mikio songerait peut-être à l’enchainer comme un loup-garou au cours d’une pleine lune à la prochaine canicule. En fait, on lui conseillait même fortement de le faire. Il en allait de sa propre survie. Que quelqu’un vienne barricader cette porte maintenant pour sauver le coréen qui s’apprêtait à rentrer chez lui sans savoir ce qui l’attendait.

Mais peut-être en aurait-il une vague idée dès qu’il franchirait le seuil de cette porte. Dès qu’il verrait son colocataire, assis en tailleur devant le ventilo, chemise blanche ouverte sur son torse à la peau trop brûlante, glace qu’il suçotait dans la bouche pour rendre ses lèvres sucrées et attirer un amateur de miel. Oui, peut-être que Mikio saurait en un regard qu’il n’y avait qu’une seule bonne attitude à avoir maintenant : la fuite.
Malheureusement pour le coréen, l’italien n’était pas encore sorti. Il n’avait pas pris son téléphone spécial affaires pour choisir avec laquelle de ses conquêtes il retournerait dans le monde du travail. Non, l’après-midi touchait à sa fin et il lui semblait bien que son Michan ne travaillait pas ce soir. Alors quoi de plus naturel que de combattre le manque en sa présence ? Après tout, la pureté serait sauvée. Ce n’était pas comme s’il était gay. ça non. Ou attiré par cet homme scandaleusement parfait qui montait à présent les marches de leur immeuble pour le rejoindre.

On ne pouvait pas tout à avoir.

C’était Umberto qui avait annoncé le retour de son autre papa à la maison. Avant même qu’il ne soit à la porte, le chien s’était redressé pour se diriger joyeusement vers l’entrée de l’appartement, prêt à sauter sur son maître coréen dès qu’il passerait la porte. Et peut-être ne serait-il pas le seul à le faire….
Non avisé par la température ambiante malgré la chaleur extérieure, le colocataire parfait était entré, accueilli par un Umberto tandis qu’un Naoki avait tourné les yeux vers l’entrée, établissant rapidement un contact visuel avec un infirmier toujours aussi scandaleusement beau. Comment il faisait ça ? C’était un mystère pour son hétérosexualité. Un mystère qu’il n’avait pas cherché à résoudre, préférant le saluer tel un Joey Tribiani et son “How you doin’” « Salut. » A première vue, ce n’était que le salut d’un type qui avait porté de nouveau une glace à ses lèvres, le salut d’un type qui avait défait ses jambes pour en garder une négligemment repliée… mais quelque part, quelque chose, sur son visage ou dans le ton de sa voix nous faisait traduire le tout par un “Michan je m’ennuie, come play with me” « Tu m’as manqué. » cours Mikio, cours. On en est certain, cet italien a écouté du Britney Spears avant ton arrivée !

©️Pando
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     Jeu 21 Déc - 23:25

It’s getting porn tonight ~
Naomi
Non, en montant les marches de l’immeuble pour rejoindre leur appartement, Park Mikio, en innocent Coréen, ne se doutait pas une seconde de ce qui allait lui arriver une fois qu’il passerait le seuil de la porte.
Il avait dû s’absenter plus tôt dans la journée et cela déjà à contre coeur. Son cas s’était néanmoins amélioré ces derniers temps, il avait moins peur de quitter la maison. Cette inquiétude tenace, il l’avait forgé quelques semaine plus tôt tandis que Naoki était tombé malade. Et parce qu’il ne s’agissait pas d’une simple grippe, il avait tout mis en pause pour pouvoir rester à ses côtés et s’occuper de ce gosse qui ne l’aurait pas fait tout seul. Ou mal. C’était bien ce qui l’avait retenu auprès du garçon : sa négligence envers lui-même. Ça, mais aussi parce qu’il avait irrémédiablement besoin de lui. Besoin des bras du chanteur pour se rassurer et se reposer. Besoin de sa tendresse pour s’apaiser, de son attention pour prendre soin de lui. Il avait finalement fallu bien plus de temps que la durée d’une grippe pour permettre à Naoki de se remettre sur pied. Et durant cette période où Mikio s’était retrouvé à enfiler la blouse blanche de l’infirmier, il avait pris son rôle très à coeur. Trop même. Certains lui reprocheraient sûrement de s’être transformé en Gaga Daddy qui couvait un peu trop celui qu’il appelait désormais sans gêne « bébé ».
Probablement que Kô les avait jugé plusieurs fois, mais ce que pensait ce fils indigne, Mikio s’en moquait. Il voulait s’occuper de lui et tenait à le faire lui-même… Parce qu’il n’y avait que lui qui prendrait soin de Naoki correctement, il n’en doutait pas. Ce n’était pas avec le peu de considération que le garçon avait pour lui qu’il se remettrait vraiment sur pied. Et il ne comptait certainement pas sur ses fréquentations médicales dont il ne voulait plus jamais entendre parler. Alors il avait fait de son mieux, chaque jour, chaque nuit. Il y avait autant de coeur que d’énergie, mais le repos il avait finalement réussi à le retrouver doucement tandis que de moins en moins, les cauchemars perturbaient leur nuit. L’épuisement et la peur, ils les avaient chasser doucement, ensemble.

L’autre problème, c’était la nourriture. Faire avaler quelque chose à Nao avait été un long combat et ils avaient dû chacun faire des concessions. S’il ne remercierait jamais assez sa grand-mère pour les bons petits plats qu’elle avait cuisiné pour Naoki afin qu’il reprenne des forces, Mikio lui devait quand même redoubler d’effort pour trouver quelque chose que son cadet pourrait avaler sans rechigner. Il y avait le chocolat chaud mais qui ne remplissait pas des masse le ventre. La glace qu’il lui avait concédé s’il mangeait un peu du plat de Mamie. Et puis, il y avait eu les fruits ! Des fraises, des pêches… comprenant que c’était un bon filon, il l’avait exploité à fond et s’était mis à concocter des salades de fruits de saisons pour son protégé. Non seulement c’était bourré de vitamines mais en plus, comme il n’avait généralement rien à rajouter de plus que les fruits… Naoki était sauf !
Et comme chaque fois qu’il sortait, il se demandait ce qui pourrait lui faire plaisir en passant par le marché du coin. Même si Nao se nourrissait mieux - ou du moins, avait repris son régime d’enfant de 10 ans - ça n’empêchait pas Mikio de lui prendre quelque chose. C’était donc une belle barquette de fraise qu’il avait ramené sur le chemin de l’appartement aujourd’hui. Il songea en route qu’ils pourraient manger avec de la chantilly s’il en restait. N’avaient-ils pas prévu dans faire maison une fois ? Pourquoi pas, s’ils avaient de quoi…

Ces réflexions dans la tête, il avait donc grimpé un premier palier. S’il pensait à Naoki, il était loin de se douter de comment il allait le trouver en passant la porte. Des frayeurs, il en avait déjà eu assez. Mais même si l’inquiétude demeurait toujours un peu, il n’avait plus cette boule au ventre depuis quelques semaines. S’il avait mis du temps à reprendre le travail, il avait bien dû s’y résoudre, non pas sous la pression du patron mais plus à la demande d’un Naoki qui devait culpabiliser de retenir son aîné. Ca irait… Oui… Naoki s’était assagi et son état s’était amélioré. Il était toujours fatigué mais Mikio n’était plus obligé de rester en permanence avec lui… Bien qu’il l’aurait souhaité. Alors il avait cédé et repris la route du bar le soir pour chanter.
Mais parce que Daddy Mimi n’était jamais très loin, il ne trainait jamais après son service et rentrait directement à l’appart pour y retrouver Nao. Plus vite encore en comprenant que ce dernier l’attendait pour fermer les yeux contre lui. Naoki avait toujours besoin de lui.

Mais il allait mieux aujourd’hui. Vraiment mieux. Pas parce que Naoki faisait semblant de sourire ou de manger. Mikio observait toujours ses traits avec attention… S’il n’avait pas poussé le vis jusqu’à prendre une photo avant/après, il ne voyait plus les traces de ces cernes détestables qui marquaient ses yeux auparavant. En dépit de son enfermement qui l’empêchait de reprendre de vraies couleurs, il avait bien meilleure mine. Et ses joues avait définitivement repris de la chair. Ses fossettes ne creusaient plus un visage amaigri mais la parfaite figure d’un gosse irrésistible que Mikio avait dû se retenir bien trop de fois de croquer. Il n’avait d’ailleurs plus déraillé depuis la dernière fois et s’en trouvait plutôt fier. Comme quoi, il n’était pas totalement sans espoir et avait quand même gardé un fond de raison. Tant mieux, il se serait lui-même fait enfermé sinon.
Il allait mieux. Naoki, avec sa meilleure santé, était plus beau que jamais. Tout allait bien. Parfaitement bien.
Aah… s’il savait.

Mais il ne savait pas. Rien de plus en introduisant la clé dans la serrure. Son sourire naissant sur le coin des lèvres, il le devait au couinement joyeux d’Umberto qu’il entendait déjà derrière la porte. Ces petits cris n’étaient porteurs que de bonnes choses. Il savait les distinguer des pleurs déchirants que leur fils pouvaient émettre en cas de problème. Aussi, lorsqu’il entendait ceux-là, Mikio pouvait presser la poignée en toute sérénité sans se précipiter avec affolement à l’intérieur. « Hey ! Oui, mon chien, c’est papa… j’suis là bébé, oui… Viens mon bébé, viens… Moowh oui.. » Il pouvait s’adonner sans risque au rituel des saluts gaga avec leur fils, s’accroupissant à sa hauteur tandis que l’animal se précipitait dans les bras de son papa coréen, toute langue dehors. Mikio riait, le caressait un peu et après un baiser sur le haut de son crâne tout doux, finissait par se relever pour finir d’arriver.

Ce ne fut que là, averti par le bruit réguliers du ventilateur qu’il remarqua à peine, qu’il tourna la tête vers celui qui était assis devant et ….
…………..
………………………..
Mikio n’avait même pas pu ouvrir la bouche pour amorcer un quelconque salut. Son regard s’était bloqué sur la silhouette négligemment assise devant l’appareil et qui venait de le saluer. Naoki était là, posé avec sa glace dans la bouche et une chemise ouverte sur un torse qui semblait luire - à moins que ce ne soit que dans sa tête de personne saine toute récemment curée de pensées déplacées. Là, seulement, il prit alors conscience de la chaleur étouffante qui pesait sur cette journée et accablait la ville. « …. » Dieu qu’il faisait chaud. Si chaud que…. Merde Mikio est-ce que tu saignes du nez là ??! Il porta vivement le dos de son poing contre ses narines et détacha miraculeusement le regard de cette vision tout droit sortie d’un rêve érotique. Ok Mikio, peut-être que ce genre de rêve arrivait à tout le monde mais personne ne recevait la visite de son colocataire dans cette tenue en pleine nuit !
…. N’était-ce pas déjà son quotidien depuis presque un an ?

« S-Salut. »

Il avait chaud, il était rouge et…. BORDEL NAOKI QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE TÊTE ET CETTE VOIX ET ….. qjdsnfmsugfnoeungbsndmfg.
On avait donc perdu Mikio. Peut-être qu’il avait lui aussi besoin d’un coup de ventilateur - oui, droit dans la tête, un coup sec et c’était terminé. Pourtant il avait bien senti un vent terrible de scandale le souffler dès que ses yeux s’étaient posés sur son cadet. Un vent plus puissant que celui qui agitait de façon bien trop révoltantes les mèches sombres et délicates sur le front de Naoki. Mikio tira machinalement sur le col de son t-shirt et déglutit bruyamment. Il fait chaud. Trop chaud.
Pourquoi ne pas ouvrir une fenêtre et s’y jeter ?

Mais Naoki lui avait parlé. Il n’allait tout de même pas décemment l’ignorer ou pire lui répondre en fixant le canapé comme il le faisait depuis une bonne minute maintenant, si ? « Ca va… ? » ….. Oui alors c’est un bon début bien que ce n’était pas ce que Nao lui avait demandé. Mais il faut dire qu’en osant le regarder de nouveau, il s’était posé la question. Avec une tête pareil… il nous refaisait pas de la fièvre hein ?? Ce n’était pas ce genre de fièvre là, Mikio. Mais le pauvre Coréen, mal lui en pris, chercha à s’en assurer en se rapprochant de lui et en se penchant légèrement pour pouvoir toucher son front. Brûlant. Terriblement brûlant. Mais son inquiétude ne fut pas similaire à celle qu’il avait éprouvé quand Naoki était malade… C’était une autre chaleur qui semblait se dégager autant de son front que de la paume du chanteur.

« Tu devrais pas te mettre si près du ventilateur. Tu sors d’une grippe. »

Il semblait que seules les réminiscences du Docteur Park pouvaient lui donner un peu de contenance. C’était sans compter le rouge sur ses joues et ce regard qui avait dérivé sur cette glace entre les lèvres de son cadet. Il déglutit de nouveau. Au moins… il mangeait.
S’accroupissant près de lui - FLY, YOU FOOL ! - il essaya de faire abstraction dans sa tête de cette tenue illégale que Naoki lui infligeait - l’été était une saison si cruelle !! - et d’un ton moins assuré qu’il ne l’aurait voulu répondit enfin : « Toi aussi tu m’as manqué. Je t’ai pris des fraises. » C’était bien ça… un peu de normalité dans cette conversation …..
….. mais qu’est-ce qui était normal dans cet appartement hein ?
Certainement pas le coeur troublé du chanteur qui cognait vivement dans sa poitrine, ni l’afflux sanguin furieux qui charriait ses pommettes chaudes. C’était la chaleur. Uniquement la chaleur.
Aout 2016
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     Ven 22 Déc - 0:33
It’s getting porn tonight  ft. Naomi
Never know how much I love you, never know how much I care. When you put your arms around me, I get a fever that's so hard to bear. You give me fever when you kiss me. Fever when you hold me tight. Fever... in the mornin'. Fever all through the night. Sun lights up the day time, moon lights up the night. I light up when you call my name,  'cause I know you're gonna treat me right. Baby, turn on your love light, let it shine on me. Well, baby, turn on your love light and let it shine on me. Well, just a little bit higher and just a little bit brighter.

Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-on pas se concentrer sur cette scène remplie d’amour ? Cette scène remplie d’innocence et de douceur où un chien accueillait joyeusement son autre maître qui lui répondait avec la niaiserie de toute personne folle de son animal de compagnie ? Oui. ça c’était bien ! On pouvait même fournir tout un scénario pour aller avec. Mikio le verrait et alors, miraculeusement, sa chemise serait reboutonnée jusqu’en haut. A la place de la glace qu’il suçait, il aurait dans les mains… un livre intitulé “comment rester vierge jusqu’au mariage”. Et au lieu de ce “salut” débordant d’érotisme, il le regarderait, il lui adresserait un sourire pur avant de lui dire “Salut Michan. Vous êtes si mignons tous les deux. Dis, tu veux pas qu’on fasse des origamis ensemble ? Après on ira se promener au parc et on fera un détour pour manger de la barbe à papa”.
Oui mais non.
Pourquoi ?
Parce que c’était Naoki et qu’il faisait chaud. Parce que de toute façon, même si on avait essayé de vous sauver ça avec un scenario pour les enfants, Naoki serait en train de lire et il ferait toujours chaud. Et puis, période caniculaire conjuguée au manque, on n’était pas certain qu’une activité manuelle soit réellement une bonne idée. Et à la fin de l’histoire, ce ne serait peut-être pas la barbe de papa qu’il mangerait, mais le lobe de Michan.
Désolé. Tragique histoire. Nous, nous étions pour le réalisme. L’authenticité ! Et on était obligé de faire avec la logique du scandale ! En plus, on ne jouait toujours pas Francis alors bon… on était condamné !

Ceci dit, comme dans d’anciens topics, nous pouvons au mieux vous suggérer de partir dès maintenant. Conseil que nous répéterons en moyenne tous les trois posts afin de préserver votre innocence. C’était le maximum salvateur disponible dans notre banque en période estivale.
Aujourd’hui, le scénario que Naoki avait sorti s’intitulait “let me have your chantilly”. Et oui, il y avait également bien longtemps qu’un italien scandaleux propriétaire d’une chaine pornographique ne nous avait pas forcé à sortir un titre ridiculement pornographique. Désolé, aujourd’hui était le jour du manque !
Et puisqu’on parlait de manque, autant en revenir au principal. Celui qui avait été brimé pendant trop longtemps. Ce travailleur acharné qui n’avait pas pu sortir bosser. Celui dans le besoin qui, s’il avait effectivement trouvé son Michan bien trop mignon avec leur fils, n’avait pas pu s’empêcher également de le penser craquant. Et oui, hélas, du temps où on donnait des titres pornos, l’italien était encore pas mal hétéro. Le monde change, que voulez-vous ?!

C’est avec un sourire sur les lèvres que l’innocence avait répondu au “salut” confus de son “colocataire”. S’il avait noté une certaine étrangeté ou non, c’était une autre histoire. Il n’en n’avait en tout cas rien montré, suçotant sa glace avant d’ajouter une suite à ses salutations. Suite qui avait trouvé une réponse étrange « ça va. » à laquelle il avait répondu avant de reprendre ce suçotage scandaleux. Sa glace, il l’avait toujours dans la bouche lorsque Mikio s’était penché vers lui pour jauger sa température. Inutile de vérifier, il était brûlant. Il le savait. Il avait chaud. Si chaud. C’était bien pire qu’une fièvre qui harcelait sa peau à présent. C’était en tout cas plus dangereux pour les autres. Quand on s’appelait Mikio et qu’on plaisait à un italien, il valait mieux ne pas avoir ce genre de réaction face à la chaleur soupçonnée. En même temps, il y avait quelque chose d’autre qui ne changeait pas en ces lieux : le coréen du coin avait manifestement toujours les mêmes tendances suicidaires. Qu’on lui pardonne, il n’avait pas encore connu un italien l’été. Et s’il avait déjà fait l’expérience de jeux provenant de ce pays à plusieurs reprises, leurs souvenirs étaient peut-être trop éloignés dans sa mémoire.
Non. Naoki. Tu ne peux pas lui rappeler. Oui, même si tu le trouves terriblement beau quand il est confus

« Michan... » ce surnom avait-il déjà sonné plus porn ? « J’ai chaud.... » sans doute que non…
Mais un tel comportement, une voix qui criait “i need sex and i need it now” ne pouvait pas  le priver d’un Michan Papa Poule. Il était scandaleux. Michan était un amour de douceur. C’était comme ça que ça marchait dans le coin le naturel « Je sais… mais il fait trop chaud. » ne te plains pas de cette manière Serizawa Naoki « Qu’est-ce que je peux faire d’autre ? M’allonger sur le sol et attendre que tu rentres abuser de moi ? » … et merde, l’italien était de retour. Mikio avait à présent assez d’éléments pour partir en courant. Attendre la fin de l’été au frais dans une église. Mais surtout ne plus jamais mettre les pieds ici à moins de vouloir dire adieu aux restes de son hétérosexualité déjà bien meurtrie.

Mais ce petit con ne pouvait-il pas montrer un peu de reconnaissance à l’infirmier qui avait pris tant soin de lui et s’installait à présent à ses côtés - quand on vous disait qu’il était suicidaire - pour répondre à ce manque dont lui n’avait rien exagéré plus tôt. Et en plus, il lui avait pris des fraises. Définitivement, Park Mikio était l’amour de cet appartement. Le cadet avait un instant épargné sa glace, adressant un sourire à son aîné tandis que sa main libre venait reposer sur son genou pour la câliner doucement du bout des doigts « Merci. » parce qu’il savait que son colocataire adorait les fraises, le chanteur en ramenait. Scandale ou non, on était bien forcé de l’admettre que son coeur avait eu quelques battements doux dans sa poitrine « Pourquoi t’es un amour à ce point ? » et qu’il avait même eu, un instant, un sourire plus sage, un sourire plus tendre, un sourire de faible face à la perfection qu’était son coréen « On devrait faire de la chantilly avec. » … avant d’avoir cette idée, ô combien grandiose !

Est-ce qu’il se souvenait que son coréen avait les compétences en cuisine d’un… homme qui n’en n’avait aucune ? On pouvait lui faire goûter un peu de poison made in Michan s’il avait des doutes !
Il se souvenait. Mais proposer une activité à son “ami pour de vrai” pouvait aussi se faire en toute sécurité. Oui, il s’en souvenait bien, de leur Saint-Valentin. N’en n’avait-il pas parlé à ce moment là d’en faire ensemble ?
Alors, si un italien ne sacrifiait jamais sa précieuse chantilly, il y avait des choses pour lesquelles ce specimen faisait quelques exceptions. En réalité, il y avait un coréen pour lequel il se montrait trop faible au point de courir des risques inutiles. Mais sans doute s’imaginait-il pouvoir contourner le danger d’une manière ou d’une autre. Se mettre aux commandes et guider son assassin des cuisines sans avoir à courir le moindre risque.
Au pire, Kô comprendrait pourquoi il se retrouverait colocataire unique.

Replaçant sa glace dans sa bouche, il ne s’était pas soucié tout de suite de cette goutte à la fraise qui avait perlé sur ses lèvres avant de tracer sa route jusqu’à son menton, descendant ensuite vers son cou, roulant sur sa pomme d’Adam pour glisser ensuite avec plus de vitesse le long de son torse. Non, elle en était arrivée à ses abdos quand sa main avait quitté le genou de son aîné pour la rattraper d’un index qui, par le plus grand des hasards, s’était retrouvé dans sa bouche à la place de sa glace.
… il mangeait, c’était tout. Il était innocent « T’en veux ? » quoi ? De sa glace ou de son index ? Il allait falloir se montrer un peu plus précis !



©️Pando
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     Mer 27 Déc - 17:54

It’s getting porn tonight ~
Naomi
C’était l’été. Il faisait chaud. Naoki avait le droit de manger une glace. Oui, après tout, qui avait-il de mal à la suçoter pour mieux la savourer et profiter de sa fraicheur bienfaitrice ?
Rien. Rien de mal, absolument rien.
Sauf quand on s’appelait Serizawa Naoki. Et qu’un rital nous habitait. Oui, même si on avait fait l’erreur de l’oublier, il était bien là et… Mikio… ? Veux-tu bien arrêter de fixer sa bouche comme ça ??? C’est qu’il avait à peine entendu sa réponse pour le coup. Son regard, voulant d’abord raisonnablement fuir le vision scandaleuse de ce torse découvert, s’était borné à ne viser que son visage. Erreur, ce n’était pas là qu’il trouverait le salue : il semblait tout au contraire précipiter sa perte. L’expression de Naoki avait déjà quelque chose de parfaitement scandaleux et si le Coréen avait pris soin d’éviter son regard qu’il devinait trop… pénétrant… il avait commis le mauvais calcule de se réfugier vers ses lèvres entourant cette innocente glace à l’eau, probablement gout fraise. Elle lui faisait envie…
… Sa glace.. ?
On aurait bien voulu le croire, mais c’était sa bouche qu’il fixait. Que quelqu’un lui donne une claque ou le fasse bouger s’il vous plait ! Ou mieux ! Qu’on le sorte de là ! Oui, voilà, dehors !!

Malheureusement, Mikio n’avait pas bougé. Ou plutôt si, mais dans la - vraiment très - mauvaise direction. S’il avait vite chassé ces pensées confuses de son esprit - rien, il n’avait rien imaginé de déplacé, c’était juste… il lui avait semblé voir quelque chose sur ses lèvres et puis… herm - le pauvre fou de Coréen n’avait visiblement pas retrouvé toute sa lucidité pour faire la connerie de se rapprocher de l’Italien. On pourrait l’excuser pour son ignorance sur les effets dévastateur de la canicule sur l’organisme du rital. On pourrait même l’excuser d’avoir oublié qu’il était celui à l’avoir séquestré des semaines, l’empêchant de ce fait de pratiquer une activité physique régulière - et surtout scandaleuse. Mais voilà… c’était toujours la même histoire avec Mikio : il avait de forte tendance suicidaire. Même avec toutes les cartes en main, on ne pariait pas une seconde sur son instinct de survie. Peut-être que sa préoccupation pour son cadet aurait été plus forte dans tous les cas mais… Il y avait sûrement d’autres façons que celle de se jeter dans la gueule du loup ! Surtout quand celui là était Italien !

Il avait confirmé que Naoki était brûlant. Bien. Et maintenant ?
« …. »
Maintenant il laissait un surnom prononcé avec une sensualité excessive rendre ses oreilles aussi chaude que le front de son cadet. Oui, Naoki avait chaud. Il avait remarqué. Tout le monde avait remarqué. « Oui, moi aussi…. » Hein ? « Euh … ! J’veux dire, oui je vois ! » et même plus il le sentait ! Le problème, c’est qu’il n’y avait pas que sa main qui avait été atteinte par la chaleur et l’envie de se mordre la langue pour ne plus qu’elle fourche était fort tentante ! Nécessaire même au vu de la tête que Mikio tirait maintenant. Mais ce n’était rien à côté de celle qu’il allait fatalement abordé la seconde suivante où il aurait délivrer ses recommandations d’infirmier à domicile. Si on pouvait bien comprendre que par cette chaleur, le ventilateur était salvateur… on comprenait bien moins la suggestion plaintive qui suivit.
……………………….. « …. hein ? »
Naoki allongé sur le sol, vêtu de cette chemise trop immaculée pour lui et toujours ouverte et recouvrant tout juste cette partie rendu scandaleuse lorsqu’elle était à moitié dissimulé. Une position suggestive, explicitée par une main incitatrice parcourant d’un doigt la peau de son ventre finement dessiné et… « … que je… hein ? » qu’il abuse de lui.
…. Est-ce qu’il avait vraiment entendu ?
edfnmqiefmoierhgoreimgoieirfmniomgfijmsoeirjgijgùosirjgùrpigj.
L’image bien trop claire dans son esprit lui fit soudainement piquer un far dès qu’il eut saisi. Naoki avait vraiment dit ça ? Sans le moindre doute ! Et les chastes oreilles coréenne n’étaient plus habituée à tant de scandale. Le problème, c’est que Mikio pouvait bien se persuader de toutes ses forces, il avait indéniablement un esprit retord et pervers pour avoir joué la scène ne serait-ce qu’une demi seconde dans sa tête. En témoignait le teint écarlate qu’il abordait désormais et cette figure terriblement confuse dont l’Italien se délecterait sûrement. Tout ce qu’on pouvait lui conseiller, c’était désormais de fuir en même temps que les potentiels lecteurs - bande de pervers !!
Encore que l’on pouvait s’estimer heureux : Naoki aurait pu lui proposer de jouer au docteur.

Mais à notre désespoir, Mikio avait préféré s’accroupir près de lui au lieu de prendre ses jambes à son cou. L’amour, ça rendait définitivement stupide. Qu’on se rassure, Mikio n’avait cependant pas l’intention d’abuser de Nao - savait-il qu’il allait être celui à être abusé bientôt ?? - parce qu’à la réflexion, même avec toute la meilleure volonté du monde, il n’était pas sûr que cela le rafraichisse, tout au contraire.
…. sérieux ?
« J’vais te chercher un truc frais si tu veux, » avait-il finalement dit piteusement comme si Nao n’avait absolument rien dit de condamnable. Mais franchement, sa suggestion, il aurait pu se la garder : un truc frais ? Nao mangeait déjà un glace ! Il voulait lui ramener un verre d’eau ? Il lui paraitrait chaud à côté. Même si tu lui versais sur la tête ! Malheureusement, Naoki avait dû faire cramé quelques méninges au passage.

Il lui sembla toujours plus sage de parler de ces fraises qu’il avait ramené pour lui. Ce n’était pas moins reposant pour son coeur cependant qui bondit à ce premier sourire de son protégé. Mais ces battements étaient définitivement trop agréables pour que le chanteur ne lui rende pas son sourire, se félicitant au passage de son idée. Il avait eut un sourire si beau. Un qu’il aimait beaucoup. Encore plus quand ses fossettes apparaissaient sur de belles joues bien en chair. Oh bien sûr, il était difficile de se concentrer uniquement sur ce sourire qui était délivré dans cette tenue toujours scandaleuse mais Mikio essayait très fort d’oublier le paysage et laissa son regard dérivé sur cette main venant délivrer affection et reconnaissance. Et par miracle, les mots suivants y parvinrent, provoquant des palpitations plus douces encore dans sa poitrine et un sourire plus large bien que plus timoré. Un amour… Il voulait l’être avec Nao. Toutes ces attentions qu’il avait pour lui, néanmoins, il les faisait naturellement pour la seule et unique raison qu’il l’aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Oui, il était fou de lui.
Osant relever le regard vers lui, souriant, il vint passer tendrement une main sur le haut de son crâne : « Parce que je veux prendre soin de toi. » Et s’il pouvait lui faire plaisir en plus, alors Mikio était un homme comblé. Aussi, pourquoi l’homme ravi qu’il était refuserait une telle proposition ? « On doit avoir de quoi dans le frigo. J’ai bien envie. » Il avait sourit à nouveau, homme innocent et heureux d’honorer une promesse tout aussi candide faites il y a quelques mois. Cuisiner avec son « colocataire »… La perpective plaisait beaucoup à Mikio et en même temps, il songeait qu’il n’avait pas tant eut l’occasion de le faire pour deux amateurs de cuisine. Etrange non ?
…. dis ça au trou que t’as fait dans la cuisine en début d’année…

Après ça, ils auraient sûrement dû se lever tout de suite. Et si Mikio ne tenait toujours pas à fuir à toute jambe, il aurait au moins pu dirigé le scandale sur patte italien vers la cuisine, une zone certainement bien plus sûre que le parquet du salon. Mais voilà… il y avait eu cette goutte. Un funeste présage qui avait perlé sur la lèvre de Naoki pour entamer une course lente et insoutenable sur le menton du garçon pour glisser ensuite sur sa gorge en dessinant cette trop parfaite Pomme d’Adam avant de dévaler un torse divinement battit pour mourir sur le bout d’un doigt à mi-chemin d’un ventre qu’il était proscrit de fixer si longtemps. Et tandis que cette goutte s’élevait dans les airs, elle condamna probablement celui qui ne l’avait pas lâché des yeux jusqu’à ce qu’elle finisse gobée par une bouche aussi provocatrice que le reste de ce corps.

« …. »

Le silence avait été le lot du Coréen mais on était bien tenté de lui demander fermer sa bouche. Absorbé par cette course impromptue, il n’avait pas eu une seule seconde conscience d’avoir montré un bien trop grande fascination… apparente sur son visage comme le nez au milieu de la figure. Est-ce qu’il respirait toujours au moins ?
Au vu du hoquet de surprise qui lui prit quand Nao lui adressa la parole, non. Il avait probablement oublié. Son regard passa de cette bouche qu’il n’avait pas lâché, à son regard puis à la glace. Est-ce qu’il en voulait…. ? Narines et pupilles dilatées, il eut comme une sorte de micro-mouvement de recul. Non, il n’allait pas manger de cette glace déjà entamée par Naoki. Il n’allait pas lui en taxer parce qu’il y en avait des tas dans le congélateur et qu’il ne pouvait décemment pas partager cette glace qui devait avoir un fort gout de scandale. C’était un non catégorique qu’il allait donner et ils pourraient ensuite se lever pour aller dans la cuisine. Cet air absent qu’il abordait, ce n’était que le résultat de sa réflexion pour trouver les mots adéquates et ne pas froisser Naoki… n’est-ce pas ?
….. n’est-ce pas Mikio… ?
…….
………. Pourquoi Diable venait-il d’ouvrir la bouche sans un mot ??
Non ! NON ! NON ET NON !
Naoki n’allait pas te donner cette glace à la becquée ! Prends la au moins toi-même ! Bordel de bordel ! Park Mikio tu cherches les problèmes ! Et tu vas les trouver !!    
Aout 2016
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     Mar 9 Jan - 9:21
It’s getting porn tonight ft. Naomi
Never know how much I love you, never know how much I care. When you put your arms around me, I get a fever that's so hard to bear. You give me fever when you kiss me. Fever when you hold me tight. Fever... in the mornin'. Fever all through the night. Sun lights up the day time, moon lights up the night. I light up when you call my name, 'cause I know you're gonna treat me right. Baby, turn on your love light, let it shine on me. Well, baby, turn on your love light and let it shine on me. Well, just a little bit higher and just a little bit brighter.

ça avait beau être l’été, se réfugier à l’ombre pouvait lui semblait impossible, il n’avait aucune excuse. Du moins, aucune bonne pour son procès. On refusait de croire que, dans cette partie du monde, on pouvait abuser de son colocataire pour des motifs aussi stupides que celui d’un italien qui avait étudié le visage d’un coréen à la réponse étrange. Une réponse qui lui avait fait tendre sa main un instant pour effleurer du bout des doigts un front et faire ce commentaire au ton digne d’un film érotique… autant que pour le contenu d’ailleurs « Oui. T’as l’air… brûlant. » et ça y était ! Dans 30 secondes, il allait lui sortir une connerie. Genre une grosse connerie. Un truc digne d’une soirée arrosée au coca. Ouais, c’était fort probable que ce crétin nous refasse le coup du plombier. Il allait lui dire qu’il venait vérifier la tuyauterie. Et puis, quelque part entre la clé de 12 et la clé de 36 - et peut importe si c’était de la mécanique, le camboui, ça marchait aussi - il l’embrasserait parce que le client avait dit quelque chose qui n’était pas à son goût. C’est qu’on avait déjà expérimenté les “chut” italiens nous, on savait ce que c’était ! Du moins, Mikio le savait ! « Tu devrais te rapprocher un peu du ventilateur. » Et donc de toi ? Oh non, non, non, hors de question ! Mikio, si t’as un minimum d’instinct de survie, il est plus que temps de le prouver ! Maintenant, c’est le moment ou jamais !

Parce qu’il n’y a pas que la plomberie dans la vie ! Ton allumeur de colocataire, il peut aussi te parler de vérifier la photocopieuse, ton scooter - ouais même si t’en as pas -, ou le filtre de la véranda - ouais, là encore, il n’en n’aura rien à foutre qu’une véranda n’en n’ai pas. D’ailleurs, tu n’en n’as même pas de véranda… mais passons -, voir même les robinets du micro-ondes.
Parce que, tu sais ce qu’il y a de pire qu’un italien en période caniculaire ?
Un italien en période caniculaire privé de sexe pendant des jours !!!! Et même si c’est ton boulot et si, dans le fond, c’est pas mal à toi d’assumer, on a aucune confiance en la suite des évènements.
Parce que depuis les derniers travaux de plomberie, il fallait quand même admettre une chose… ils étaient quand même sacrément moins hétéros tous les deux !

Bref, assez d’égarements narratifs, revenons à notre proposition d’abus scandaleuse.
Innocence d’un italien qui avait regardé son coréen réagir à sa proposition. Son visage parfait, très nettement, il l’avait vu se colorer. Si beau….
Il l’était toujours. Un aveugle pourrait le voir. Mais il y avait quelque chose que Mikio savait mieux faire que les autres quand il rougissait. Malheureusement pour lui, ça éveillait les instincts joueurs d’un fourbe plombier. Il le voyait rouge. Il entendait Britney lui chanter “gimme more”... ouais, l’excuse était pitoyable et pourtant, c’était à se demander si ce n’était pas vrai quand, retirant sa glace de sa bouche, il avait pris le soin de se répéter de manière succincte « Abuse-moi. » merci Nao, mais Mimi avait probablement déjà compris. Il suffit de bien regarder l’expression sur son visage pour le savoir. Et toi, tu n’as pas l’excuse d’avoir des petits yeux.
Ok… mais il avait des lunettes non ?
Lunettes dont il n’avait pas besoin maintenant pour noter les nuances d’un visage qu’il avait tendance à trouver trop parfait. En général, quand votre colocataire commençait à trop vous plaire… ce n’était pas bon…
Alors, c’était quoi le degrés ? Quand notre colocataire nous plaisait définitivement et que notre coeur avait la certitude de n’être qu’à lui ?

Oui, il était déjà trop tard pour lui. Il n’en guérirait jamais.
Mais peut-être n’était-il pas trop tard pour Mikio. Peut-être pouvait-il fuir au lieu de ne cesser de se rapprocher tel le petit Chaperon Rouge avec Mère-Grand.
Mikio, ce n’est pas ta Grand-Mère ! Nao, ce n’est pas des tartines qu’il te fera si tu viens trop près !
Et quand Mikio, en parfait colocataire serviable, lui proposait quelque chose de frais, Nao relevait à peine sa glace pour lui désigner d’un parfaitement innocent « J’ai déjà une glace à sucer. » … sans rire Nao ? Tu ne pouvais pas dire simplement “j’ai déjà une glace” ? Ou encore “Je mange une glace” ? Parmi toutes les formulations de phrases possibles, tu as vraiment pensé que “sucer” était le verbe à employer ?
… bah, il la suçait non ? Il avait une âme un peu littéraire dans le fond et il était pour les définitions précises des choses. D’autant plus qu’aujourd’hui, Mikio semblait avoir besoin d’aide pour assimiler les situations.
Oh… il n’a pas besoin d’aide. Bientôt il va avoir besoin d’une assistance respiratoire si tu persistes mais dans l’immédiat, tout ce dont il aurait besoin, c’est de partir et vite !

Mais Mikio, ce fou, était toujours bien là. Mikio le suicidaire était près de lui. Et Mikio lui avait ramené des fraises.
Et l’idiot, d’un coup, il avait bien pensé que c’était lui. Une main sur son crâne l’avait persuadé, une fois de plus, qu’il n’était qu’un faible, mais il ne l’avait pas souligné. Préférant penser, bien trop haut, que son coréen était un amour. Vraiment un amour.
Jamais on avait pris soin de lui comme ça. Et si ce n’était que des fraises, son coeur ne s’en perturbait pas moins maintenant. Qu’il fasse 10 degrés de moins ou 10 degrés de plus n’y changerait rien, ses yeux s’étaient fermés sous un contact familier dans ses cheveux et, lorsqu’il les avait rouvert, il avait souri à nouveau à celui qui méritait la question suivante : pourquoi était-il aussi parfait cet homme que l’on nommait Park Mikio ? Ou ce magicien qui obtenait un deuxième sourire. Oui. Un vrai. Encore. Ceux qui n’étaient que pour lui.
Il n’en savait rien. Sincèrement. Il n’en n’avait aucune idée. C’était un de ces miracles qu’il ne pourrait jamais comprendre. Et dans le fond, c’était ce que faisait Mikio… rendre l’inexplicable, possible… sans vous fournir le moindre élément de réponses pour vos nombreuses questions.
« Merci... » il n’avait même pas discuté… lui qui ne savait pas accepter tout ça. Lui qui préférait se débrouiller seul. Malgré la confusion que son coeur persistait à exprimer dans sa poitrine, ses doigts avaient glissé de reconnaissance sur un genou et il s’était dit qu’un Michan, c’était bien trop adorable pour lui.
Oui. Que son coeur ne s’en fasse pas. Il lui avait soufflé, en réponse à ces battements, ”Oui… aujourd’hui encore, tu peux être idiot.”

« Oui.. » c’est vrai, la chantilly, comment l’oublier ? « Moi aussi j’ai bien envie... »
Il plaidait non coupable ! Ce n’était pas de sa faute si le mot “envie” sonnait différemment dans sa bouche ! Et par différemment on entendait : bourré de sous-entendus, oui. Mikio comprendrait bien ce qu’il voulait mais peut-être qu’aujourd’hui, il n’était pas le seul danger des cuisines. A la vérité, peut-être qu’aujourd’hui, il était plus prudent pour le coréen de s’y rendre seul.

Et oui… on avait vraiment écrit ça à propos de Mikio et des cuisines. Comme quoi, tout était possible !
On ne la sentait pas vraiment cette chantilly. Ce qu’on sentait en revanche, c’était la situation à risques qui menaçait nos côtes hétérosexuelles… jadis.
… Quelle différence entre maintenant et plus tard pour le petit cours de “Oh si Nao, apprends-moi à faire la chantilly” ?
… non parce que franchement, on ne voyait pas quelque chose de mieux maintenant.

Est-ce qu’il ne pouvait sincèrement pas faire des efforts pour manger autrement ?
???
Et par autrement petit con, on entend moins scandaleusement.
Suçoter ton index de cette manière, oui, Naoki, c’est pire que de mettre tes coudes sur la table. Et si tu veux un degrés d’incorrection, chiffre-le sur le visage de ton aîné.
… si beau…
Mikio ? Au bout de sa vie ? Si beau ?
Il s’était dit quoi aujourd’hui ? Tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas allumé Michan ! Pour le plaisir de mes yeux, rattrapons le temps perdu !
Ce n’était pas de sa faute si le coréen de cet appartement avait le don d’être beaucoup trop craquant. Encore un peu et il allait avoir envie de laisser un rouge plus scandaleux et moins éphémère dans son cou.
Naoki ! Non ! Couché ! Gentil Rital !

Il était plus que temps de se reprendre. De dire à Mikio qu’il allait se lever pour lui chercher une glace… et de le faire avant que ce coréen troublé n’ouvre la bouche.
Dommage. Il aurait peut-être pu avoir le choix du parfum. Mais non. A la place, il aurait de la fraise scandaleuse et un sourire sur les lèvres sucrées d’un italien qui n’annonçait rien de bon.
Un peu plus, l’homme en chaleur s’était approché. Sa main libre s’était tendue, ses doigts avaient glissé sur un menton, se plaçant en dessous comme si Mikio était un enfant de 3 ans que l’on devait aider, et la glace à la fraise était entrée en contact avec une bouche. Maintenant, allez savoir pourquoi ses doigts avaient dérivé lentement dans un cou, c’était un autre mystère, une autre question. Mais évidemment, ce crétin d’italien, il avait jugé intelligent de regarder son aîné sucer pour lui demander « C’est bon ? » la glace ? Ou tes doigts qui, arrivés contre sa nuque, s’y étaient pressés doucement, s’y pliant, puis s’y dépliant dans des caresses qui n’étaient pas nécessaires au partage d’une glace.
©️Pando

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     Mer 10 Jan - 10:07

It’s getting porn tonight ~
Naomi
Un courant électrique le parcourut dès l’instant où ces doigts brûlants se posèrent sur sa peau. Brûlant… Il ne l’était pas autant que ce ton qui l’avait qualifié. Et pourtant, Dieu savait à quel point ses joues étaient en ébullition, la couleur de la lave en prime. « C’est parce que… il fait chaud dehors… » Une si faible réponse qu’il s’était à peine entendu prononcer tant le rythme de son coeur ne voulait plus rien dire. Contre sa tempe, il n’avait même pas l’impression d’entendre cogner mais bouillir. S’il avait échappé à la grippe par miracle, il était pourtant évident qu’une fièvre violente l’assaillait soudainement. Son excuse ne tenait pas la route quand, lézard des pays chauds, il supportait plutôt bien la canicule - si canicule il y avait. La cause d’un tel trouble n’était autre que l’Italien qui se remettait tout juste de la maladie et prenait un risque inconsidéré devant ce ventilateur. Non Mikio, celui qui prend des risques ici, c’est toi. Mais était-il absolument stupide ou tragiquement trop concerné par Nao au point de se préoccuper de son état quand ses doigts étaient brûlant sur sa peau ?
Stupide. Il était stupide et suicidaire. Qui oserait répondre à ce genre d’invitation quand elle était prononcé avec cette tête ?? Mikio. Ce crétin de Coréen qui n’avait rien trouvé de mieux que de s’approcher bien docilement du ventilateur ou plutôt de son cadet… Ce qui était encore plus insensé !!

Il se défendrait sûrement en disant qu’il l’avait fait à l’origine pour mieux s’adresser à Naoki mais on était pour souligner le fait qu’il pouvait très bien lui parler depuis l’entrée ou la cuisine ! Une distance de sécurité s’imposait clairement avec cet individus définitivement affecté par la chaleur. Mais Mikio n’était qu’un naïf qui avait cru bon de rappeler à son protégé qu’il sortait tout juste de convalescence et qu’il valait mieux qu’il….
…. abuse de lui.
…… dfsngmseguosutgh.
C’était ce que Nao venait de répéter sûrement pour se faire plus clair au vu de la première réaction du chanteur. La seconde fut néanmoins assez similaire quoiqu’il n’eut probablement pas assez de souffle pour reformuler son incompréhension. La vérité, c’est qu’il avait bien compris la première fois déjà. Il suffisait de voir sa tête pour ne pas en douter. Oui, si Nao s’amusait à toucher à nouveau son visage, pour sûr qu’il s’y brûlerait. Et voilà qu’il en remettait une couche…
Est-ce qu’on pouvait être plus rouge ?? C’était à croire que Naoki cherchait à obtenir la nuance la plus vive sur la figure de son Coréen. « N-Na… Na… » Ah. Il avait retrouvé la parole a priori mais le sens restait encore indéchiffrable. Peut-être essayait-il de communiquer en Alien. « Eh….oh… » Est-ce que c’était une tentative de protestation ? Il fallait croire. Sortant de son état freeze, le chanteur avait vivement détourné la tête comme s’il se rendait bien compte que fixer Naoki et sa chemise ouverte ne l’aiderait pas à retrouver de la contenance. Portant son poing à sa bouche pour dissimuler son embarras - le mot était faible à ce stade - il sembla chercher des mots qu’il parvint finalement à piteusement bredouiller : « T’es pas sérieux… » Il ne pouvait pas l’être, bien sûr. Il ne devait pas l’être ! Pas quand le Coréen faisait tout refouler et oublier ce désire qui grondait sournoisement en lui depuis un moment… « T’as bu ? » Oh non pitié ! Pas d’alcool ! On savait très bien ce qui allait se passer et Mikio eut un terrible frisson en le réalisant. Remarque, craindre le « coca » lui donnerait peut-être envie de prendre enfin ses jambes à son cou.
Son trouble et ses questions ne venaient pas seulement du fait qu’il n’était plus habitué au côté rital de son cadet. Des risques, il en avait toujours couru mais… autant ? Naoki s’était-il déjà montré aussi scandaleux ?? A croire qu’ils avaient franchi un niveau palier à peine le pied remis à l’étrier. Ah… pauvre Mikio. Il ne savait pas à quel point c’était vrai. Sinon, ce verre d’eau qu’il lui avait proposé… c’était bien à sa figure qu’il aurait eu l’intention de le jeter ! Et encore, on était pas sûr que cela éteigne l’incendie… La chemise mouillée, il n’aurait probablement fait qu’attiser les flammes…

Et croyez-nous, le brasier était déjà hors de contrôle. C’était sûr maintenant, Naoki s’était mis en tête, non pas d’allumer son colocataire, mais de provoquer chez lui une combustion spontanée !
En témoignait cette précision scandaleusement évidente sur cette glace qu’il mangeait. Suçait, en fait. « ….. » Oui. Bien sûr qu’il l’avait remarqué cette façon qu’il avait de la mettre dans sa bouche. C’était terrible quand même de rendre si érotique les moindre gestes du quotidien ! Et quand il se brossait les dents aussi c’était illégale ? Eh bien, si on en parlait….
Mais pour cette glace, Mikio n’avait pu que fixer encore quelques secondes son cadet, atterré. Oh que le rital se rassure, le sang charriait toujours les pommettes coréenne. « Ahan… » Naoki se contenterait donc de cette approbation dubitative car le chanteur sembla au moins avoir la présence d’esprit de ne pas s’aventurer plus loin sur ce terrain glissant.

Il préférait parler de fraiser qui se manger et se croquer. On ne pouvait rien faire de sexuel avec des fraises, pas vrai ? …. Franchement, Mikio, tu n’as pas envie de creuser l’idée et certainement pas si proche d’un Naoki. De toute façon, il oublia un peu le feu sur ses joues au profit de battements enchantés procurés par un sourire si précieux sur la figure de son protégé. L’aîné n’avait probablement jamais été aussi content d’acheter des fraises dans sa vie. Il n’était jamais plus content que lorsqu’il s’agissait de faire plaisir à Naoki. Et s’il pouvait avoir un aussi beau remerciement que cette esquisse sur ses lèvres, alors Mikio était comblé.
Oubliant de se méfier d’un Nao en mauvais état, il s’était autorisé à se perdre quelques secondes sur le crâne de son cadet, savourant autant les caresses dispensées sur son genoux. Pire, il s’était même égaré à le trouver absolument adorable son Italien quand il souriait comme ça. Et son remerciement, Mikio lui avait sourit en retour. C’était Naoki sa plus belle récompense.

On aurait aimé vous dire que l’histoire s’arrêtait là. Qu’après ses papouilles franchement mignonnes et pures, Mikio s’était relevé pour ranger ses fraises et proposer tout au plus un bol pour Nao avec un peu de chantilly. Mais voilà, ils avaient décidé de la faire ensemble cette chantilly. Et si l’idée avait ravi le terroriste culinaire, le plaisir qu’éprouva Naoki le fit tressaillir.
Il avait envie. Envie…. Envie de faire de la chantilly ! C’est tout ! Le doute n’était pas du tout passé sur le visage du chanteur et il n’avait rien entendu d’étrange non.
…. Est-ce que c’était juste lui qui se faisait des idées depuis tout à l’heure ? « Alors, on fait ça. » Ca n’était pas juste dans sa tête. Il n’avait pas l’esprit aussi retord ! C’était vraiment la chaleur qui lui faisait ça à Nao ?

Quoiqu’il en soit, on ne pouvait que leur suggérer de bouger maintenant. Allez dans la cuisine, on est sûr que c’est moins dangereux qu’être assis si près du sol. Et si Mikio voulait gouter de la glace comme si gentiment proposé par le plus jeune, il n’avait pas se lever et s’en chercher une !
C’était définitivement la chose la plus sage à faire. La seule décision possible et envisageable.
……
……….
Alors pourquoi, POURQUOI, on vous le demandait encore, Mikio avait ouvert la bouche pour recevoir sa part de glace ??
Qu’est-ce qui lui était passé par la tête ??
Peut-être que lui-même l’ignorait au fond. Il avait réfléchi, sûrement pas assez longtemps, et sa bouche s’était ouverte avant même qu’il en est conscience ou s’avoue ce qu’il venait de faire. Mais ce n’était qu’une glace. Qu’est-ce qu’il risquait ?
…… Franchement ? Il voulait vraiment une réponse ?
….. Il allait l’avoir de toute façon. Et un frisson la précéda à ce sourire ritalien qui s’était dessiné sur les lèvres de son aîné. Au moins, ce partage avait l’air de lui faire plaisir. Est-ce que c’était une bonne chose ? Les gens dotés de bon sens continueraient de crier non.

Alors, le Coréen dépourvu de tout instinct de survie, se laissa approcher un peu plus autant qu’il permit à ces doigts de saisir son menton. Un nouveau geste qui lui soutira un nouveau frémissement qu’il ne parvint à réprimer. Inconsciemment, sa bouche s’était légèrement refermée mais à l’approche du bâtonnet glacée, elle s’ouvrit mieux pour accueillir cette fraicheur qui lui brûla immédiatement les lèvres. Il eut une sorte de soubresaut comme s’il découvrait la sensation. A moins que ce ne soit les doigts que Naoki, joueurs dans nuque, qui l’avaient fait réagir. Ce n’était pas important. Ses lèvres se refermèrent quelques secondes sur la glace et le gout de fraise se répandit dans sa bouche. Le froid était cependant trop faible face à la chaleur de ses joues et inutiles contre les battements frénétiques de son coeur. Il ne sut trop pourquoi, une de ses mains avait attrapé le poignée de Naoki, celui dont la main tenait la glace. C’était peut-être pour rendre sa dégustation moins maladroite…
Est-ce qu’elle était bonne au moins ?
Il prit conscience alors que son regard n’avait pas quitté celui de Nao. Le souffle sembla lui manquer pourtant, resserrant sa prise, caressant au passage sans trop le faire exprès la peau de son cadet, sa bouche suçota un peu mieux, autorisant sa langue à en gouter un peu mieux le bout coincé entre ses lèvres. Là seulement, il hocha la tête tandis qu’une idée lui traversa l’esprit….
….. est-ce que c’était une sorte de baiser indirect… ?
Plus rouges, ses pommettes chauffèrent et il finit par rendre la glace dans un soupire : « Très bon. » Et ses yeux roulèrent vers… oh tiens, Umberto ! Qu’il est joli ! Fixons le plutôt ! Et chassons ces drôles d’idées de sa tête parce que c’était tout sauf le moment d’en avoir. Oui, c’était encore pire que lorsque Nao était malade ! « Ca fait du bien… C’est vrai qu’il fait chaud. » Dire ça distraitement… Non. Ce n’était pas une bonne idée. Chaud, oui, il avait chaud lui aussi. Il avait finalement relâché Naoki pour tirer de nouveau sur son col sans trop y prêter attention. Pas plus qu’il ne sentit cette goute rosée qui s’était négligemment formée au coin de sa bouche parce que le gouter avait été pris maladroitement. Il l’avait tout juste senti couler mais il avait été trop occupé à regardé Naoki en coin pour pouvoir soufflé un timide « Merci, Yeobu. » Et s’ils allaient la faire cette chantilly… ??      
Aout 2016
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     Mar 23 Jan - 17:22
It’s getting porn tonight  ft. Naomi
Never know how much I love you, never know how much I care. When you put your arms around me, I get a fever that's so hard to bear. You give me fever when you kiss me. Fever when you hold me tight. Fever... in the mornin'. Fever all through the night. Sun lights up the day time, moon lights up the night. I light up when you call my name,  'cause I know you're gonna treat me right. Baby, turn on your love light, let it shine on me. Well, baby, turn on your love light and let it shine on me. Well, just a little bit higher and just a little bit brighter.

Voilà le parfait exemple pour illustrer des tendances suicidaires. Un homme qui dit qu’il fait chaud dehors avant de se rapprocher d’un italien. Autrement dit, du réceptacle de chaleur de la pièce. A moins qu’il ne soit la source de chaleur. Tout dépendait des cultures mais bref ! Se rapprocher de Serizawa Naoki en cas d’épisode caniculaire. C’était comme vérifier dans le barillet que c’était bien la balle qu’on allait percuter au prochain coup quand on jouait à la roulette russe. C’était comme s’assurer qu’on avait bien retiré le filet au cirque avant de sauter. Ou comme avoir pleinement conscience des talents en cuisine de Mikio et manger néanmoins de son art culinaire.
… passons. Balle au centre.
Quoiqu’il en soit, venir plus près de ce scandale ambulant à la chemise ouverte et à la glace qui nous donnait doucement, mais sûrement, des illusions - on n’était plus trop certain de voir une glace au final - c’était une réaction qu’on ne pouvait qualifier d’autrement que de suicidaire. Certes, notre coréen ignorait pas mal de choses. Quand il avait passé l’entretien d’embauche pour le poste du troisième colocataire, on avait oublié de lui donner la notice avec les issues de secours et tout le reste. Non, on lui avait laissé croire qu’il y avait une piscine et on ne l’avait pas averti que si Kô savait dire “que calor”, Naoki se chargeait de le mimer pour les malentendants. Et oui, finalement, cet appartement respectait bien quelques normes d’accessibilité. Mais inutile de sortir les plans tout de suite.

Il y avait plus urgent. Bien plus urgent. Ici, il était question de viol. Et malheureusement, on ne parlait peut-être pas de celui d’un Naoki étendu au sol dans une pause hautement sexuelle. Non, il s’agissait de ce surnom bégayé. De cette rougeur à un teint  « Si tu veux, je peux m’allonger maintenant et on regarde ce que tu peux faire pour moi. » bonne question que de se demander s’il avait mangé un truc comme du gingembre ou quelque chose dans ce genre là. Non parce qu’il y avait clairement quelque chose qui n’allait pas avec son ton de voix. Il  y avait le mot “érotisme” dedans et….
Oui, Nao. On sait, tu le trouves si beau ton Mikio confus. Maintenant, si tu peux arrêter de l’embêter. On sait que ça fait longtemps mais tu peux aussi rattraper le retard petit à petit, dose par dose… ou te trouver une autre cible.

Mais non, il fallait que le lapin du chasseur soit un coréen « Je me sens encore un peu fiévreux Docteur Park. »
….
La réponse était oui. Il avait réellement dit ça.
Et oui aussi… on allait sérieusement reprendre contact avec Francis. Il nous manquait Francis. Francis, lui, il n’aurait jamais dit à son colocataire une phrase aussi porn. A moins que ce soit surtout le ton qui la rendait scandaleuse. Mais passons, ceci était un autre débat et on lui demandait désormais s’il avait bu
« Non. Pourquoi tu dis ça ? » oh ne joue pas à l’innocent petit con. Tu sais très bien pourquoi Michan te dit ça !!!!

Parce qu’il faisait genre 57 degrés dehors, à l’ombre, que ce ventilateur ne fournissait pas assez de fraîcheur à cet appartement et que lui, le kitty sur bien des plans, avait été brimé pendant de nombreuses journées. Le scandale ne s’était pas exprimé depuis longtemps, il y avait menace d’implosion et…
Oui. Il avait chaud. Terriblement chaud.
Et quand son regard se posait sur le rougissant Mikio… il avait bien envie de voir s’il existait un moyen pour le rendre encore plus rouge.
Naoki. Focus. Il n’y aucune raison que Mikio soit le seul à devoir le faire.
Oui. Même si à la base c’est lui la voix de la raison et qu’il a clairement planté le rôle qu’on lui a donné. On sait. Tout est de sa faute. Ce coréen est scandaleux ! Il n’y avait qu’à voir sa réponse à la mention de sa glace. Elle appelait le viol !
“Ahan”... en italien, ça voulait dire “rape me” ?
Intéressant….

Aaaaah comme on le regrettait cet instant plus innocent, cet instant “fraises”. Il nous manquait déjà. On aurait aimé pouvoir encore profiter d’une pause au milieu de tout ce scandale. C’est que, on avait encore tellement à en dire de ce Park Mikio. Il était peut-être suicidaire, mais c’était également un ange. Et oui, c’est vrai, plaidons coupable niveau faiblesse, l’italien n’aurait pas été contre quelques papouilles de plus dans ses cheveux. Trop le toucher était bien plus que dangereux. Mais le kitty avait tout de même besoin de sa dose d’affection. Le problème c’était que pour ça, il ne voulait que celle de celui qu’il surnommait affectueusement Michan. D’ailleurs, n’était-il pas le seul à avoir le droit de toucher ses cheveux ?
Si. C’était bien lui. Oui, dans des termes félins, Mikio était probablement le seul capable de le faire ronronner. Dans les termes de son coeur, il était le responsable de tous ces “dugum”, celui qui faisait des choses si spéciales à des battements qu’il rendait vivant. Et ce n’était pas uniquement parce qu’il l’aimait, non. C’était parce que dans son regard qu’on pouvait accuser d’être trop petit, dans ce sourire qu’un Naoki trouvait bien trop parfait et dans tout ce qui faisait Park Mikio, il y avait cette magie… une magie que le chanteur amenait un peu dans un monde trop sombre chaque jour qu’il passait près de lui.

Alors oui, on aurait pu encore en abuser de cette pause plus douce. On aurait toujours à en dire de ce miracle vivant qu’un italien s’amusait à faire rougir aujourd’hui.
D’ailleurs, entends Naoki. N’est-ce pas là un bien meilleur ton pour parler de chantilly ?
Sans doute que si. Mais avouons tout de même que celui du chanteur avait quelque chose de différent au classique qu’il aurait dû emprunter pour parler de chantilly.
ça, petit con, c’est peut-être parce que ta voix a trop laissé la place à des sous-entendus scandaleux.
Oui, il plaiderait innocent. Quand il mangerait sa crème fouettée sur le corps de Mikio, il pourrait dire que, à la base, il n’avait proposé qu’un peu de cuisine entre colocataires. Il n’avait jamais parlé de déguster du sucré dans une assiette scandaleuse que sa langue s’était perdue à explorer.

Voilà, c’était exactement le genre de pensées à taire en période de canicule !
Mais la chose à ne surtout pas faire, c’était très probablement celle que l’italien avait décidé de faire ensuite. Malheureusement avec l’accord du coréen. Et tandis qu’une main s’était serrée doucement à son poignet pour se retenir, son regard s’était perdu sur son aîné occupé à sucer sa propre glace.
De trop longues secondes, il avait dérivé sur ces lèvres scandaleuses. Est-ce qu’il s’était seulement rendu compte qu’il s’était mordu la sienne de son côté ?
…. Il faisait chaud. Tellement chaud. Et Mikio n’arrangeait définitivement rien quand il parfumait ses lèvres à la fraise !
Alors pourquoi, abruti, tu lui en as proposé ?
Parce qu’il se riait du danger, parce qu’il était con, parce qu’il voulait jouer… et beaucoup parce qu’il faisait chaud et qu’il avait ses chaleurs. Oui, on sait.
Laissant ses doigts exercer plus de pression contre une nuque, son regard avait retrouvé celui de son coréen scandaleux - le culot tout ça - et il s’était rapproché, toujours un peu plus, de la dangereuse attirance - qu’on pourrait aussi nommer : Mikio, le pauvre fou qui ouvre la bouche quand on lui propose de sucer un peu.
Oui, au final, c’était peut-être plus sage d’aller faire cette chantilly. Regarder les lèvres de son colocataire et penser que ce goût de fraise venait ajouter la touche sucrée à leur parfum déjà irrésistible. C’était mal.

Bref. Inutile de se demander où la glace était revenue ensuite lorsque Mikio avait terminé d’y goûter. Evidemment qu’il l’avait remise dans sa bouche. Evidemment qu’il l’avait sucé à son tour. Et évidemment qu’il l’avait fait sans quitter un coréen des yeux, un coréen qui préférait lui regarder le chien « Oui… si chaud... » et on croit bien que c’est pire dans cet appartement où…
Est-ce que c’était une goutte au coin des lèvres de son ourson ? Est-ce que c’était une goutte qui venait de glisser et… « Mmmh… de rien… » c’était quoi ce “mmmh” ?
La fraise. C’était bon et.
Elle glissait
Et …

Naoki ! Non ! Couché ! Tu reviens ! Tu reviens ici tout de suite Serizawa Naoki !
Tu ne peux pas faire ça ! C’est mal ! Très mal ! Vilain chat !
Trop tard. Sans avoir l’air d’y réfléchir, notre scandale ambulant s’était rapproché. Puis il s’était penché. Et, comme si c’était la chose la plus normale du monde, son visage avait parcouru la distance restante jusqu’à ce que ses lèvres ne trouvent une goutte, avant que celle-ci n’attaque un col pour le tâcher. C’était de la faute de Mikio, il l’avait appelé en l’agitant et.

Nao, tu l’as eu là la goutte.
Peut-être qu’il s’était dit qu’on était jamais trop prudent. Oui, c’était pour ça que sa main libre était revenue se presser contre une nuque tandis que sa langue prenait un goût de fraise bien différent. Ses lèvres, rendues fraiches par la glace, semblaient toujours brûlantes quand elles étaient remontées le long d’un cou. Et, l’espace d’un instant, il s’était vu faire tomber son aîné sur ce sol. Il s’était vu marquer ce cou de rouge tandis qu’il aidait, avec une grande générosité, son pauvre “ami” à avoir moins chaud en lui retirant son haut.
Ou. Il pourrait toujours dire qu’il voulait vérifier qu’aucune goutte n’était venue s’aventurer plus bas.

Lentement, sa bouche avait suivi le tracée de cette dangereuse goutte. Si ses lèvres n’étaient que caresses scandaleuses, la présence de fraise menaçait ce cou à chaque seconde de se voir goutter avec plus d’application. Sa langue qui s’aventurait dans le simple but de nettoyer ce coréen scandaleux rendait la raison difficile. Et quand l’italien en était arrivé à un menton, on avait redouté qu’il ne termine plus haut.
Après tout. D’où venait cette goutte à la base ?
C’était un miracle. On ne comprenait même pas comment Naoki avait fait pour laisser son visage se reculer, pour épargner Mikio de sa bouche sans venir goûter à la sienne pour s’assurer que de la fraise sucrée ne viendrait pas la rendre collante. Oui, et il était franchement dramatique d’être soulagé de voir ce pouce partir du coin de lèvres pour y passer avec insistance.
C’était juste…, moins pire. Beaucoup moins pire que la scène qui aurait pu se produire et avait très probablement manqué de le faire de peu.
D’un autre côté, lui donner son pouce pour qu’il le suçote avant de lui conseiller d’un ton … toujours autant inqualifiable « Ne gâche pas. » … est-ce qu’on avait vraiment de quoi pousser un soupir de soulagement ?
On avait comme un doute….

Avait-il besoin de caresser ses lèvres quelques secondes supplémentaires ?
Non.
Mais il en avait envie. Une petite prime de risques, en quelque sorte, sur une bouche qui appelait un peu trop l’expression de cette chaleur insoutenable.
S’exprimer, il l’avait fait à nouveau quelques secondes plus tard, après que son pouce se soit dirigé vers sa proche bouche, après l’avoir suçoté un instant dans un nouveau baiser indirect selon certains « Chantilly ?» oui. C’est ça. Fais comme si de rien était petit con. Relève toi avec ta glace dans la bouche et tend lui ta main pour lui proposer une aide à quitter un plancher sur lequel tu risquais de l’abuser avant la fin de journée.
Il plaidait non coupable. Il suffisait de regarder son colocataire 10 secondes pour savoir qu’il n’était que la victime d’une bouille rougie bien trop craquante.
©️Pando
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     Mar 23 Jan - 18:16

It’s getting porn tonight ~
Naomi
Non, vraiment. Quand il était sorti de cet appart un peu plus tôt, il s’était dit qu’il allait rapidement réglé son affaire et puis il rentrerait retrouver sagement son colocataire pour passer encore un peu de temps avec lui. Parce qu’il ne travaillait pas ce soir et que Nao n’était pas encore sorti depuis sa convalescence. C’était peut-être leur dernier moment un peu privilégié dans cette bulle réconfortante qui s’était formée autour d’eux au cours de ces dernières semaines. Mikio, sans vraiment le formuler, la chérissait bien trop cette bulle. On y était bien, en sécurité et au chaud.
….. Oui mais voilà.
Il y faisait peut-être un peu trop chaud dans cette bulle. Vraiment trop chaud ! Et à aucun moment il n’aurait pensé que la sécurité de leur environnement se transformerait en véritable danger qui menaçait désormais l’intégrité physique du Coréen. Problème : ce dernier était définitivement trop naïf, trop con et trop aveugle pour comprendre que les traits de ce visage illégale, ils n’étaient pas seulement préoccupant pour sa santé. Ils étaient aussi dangereux ! Terriblement dangereux ! Sourd, il devait aussi l’être pour ne pas avoir pris ses jambes à son cou après des paroles aussi scandaleuses. Mais après une nouvelle suggestion qui ne pouvait être qualifiée décemment, il eut au moins comme un doute.
Bon. Non. Clairement, quelque chose venait de griller dans sa tête à l’instar de ses pommettes et des lettres en néons rouges clignotaient vivement de furieux « ALERTE ! ALERTE !! ».
C’était sûr et certain maintenant ! Naoki avait pris quelque chose. Il était bourré ou pire : sous aphrodisiaque !! Que l’on confisque immédiatement tout échantillon au gingembre dans ses placard et même toutes les tablettes de chocolat ! La libido de Naoki était en surchauffe, tout autant que le cerveau de son colocataire qui entreprit à peine, dans un coin de sa tête, de faire le rapprochement entre son état et sa séquestration. Malheureusement, le trouble était trop fort pour permettre au Coréen d’aligner deux pensées cohérentes. Quant à ce qu’il en était des mots… « F-F-Faire…. que… t-… » Incompréhensible et ça valait peut-être mieux comme ça. Quoiqu’on lui recommandait fortement d’arrêter de bégayer parce que ça excitait la bête. Mais…. quand même…. qu’est-ce qu’il pouvait faire pour lui ? Sérieusement ? Rien de parfaitement pure et sage, assurément !!
Mais à quoi est-ce qu’il jouait bon sang ?? C’était quoi son but ? Que Mikio parvienne à péter la dernière durite qu’il lui restait, déjà bien difficilement rafistolée ? Qu’il se jette effectivement sur lui et laisse parler ses pulsions d’infirmier ???

Et d’ailleurs en parlant d’infirmier…
….. Docteur Park…….. ?
…………………………………………………..
……………. Docteur Park…………………………..
Bien tout d’abord, on pouvait maintenant être sûr que Mikio serait incapable d’abuser de Naoki : il serait mort avant même d’avoir pu lui grimper dessus. Deuxièmement, la fièvre qui atteignait Nao, ce n’était pas celle qui l’avait terrassé quelques semaines plus tôt. Quoiqu’elle était peut-être d’ordre virale vu que l’aîné semblait clairement atteint par un mal similaire… Plus de doute, son cerveau avait grillé. Quelque part entre le moment où il avait posé ses yeux sur le torse partiellement découvert de Naoki et celui où le cadet lui avait fait cette suggestion scandaleuse. Définitivement quand il s’était adressé au…. Docteur Park …..
….. zqedfsgsefserfgseltirserfgb …..
Pourquoi ça sonnait si bien ?
…. Non, Mikio… ça sonnait porn !
…. Oui mais quand même, c’était assez plaisant pour que l’espace de quelques secondes, le chanteur se surprenne à vouloir changer de métier.
…… Sérieusement ?? Mikio… Tu peux pas devenir médecin. D’abord, t’es trop con pour ça et puis… Pense à tes patients !
… Le problème c’est qu’il pensait surtout à un patient. Celui à la bouche dans laquelle le titre de Docteur avait si délicieusement sonné.
…. Oh merde, il est foutu. Définitivement foutu. Naoki venait de le rendre totalement abruti et dans une quinzaine de seconde il allait se retrouver à saigner du nez et tacher la blouse qu’il n’avait pas. Pas encore, songeait-il. ….. Bordel Mikio ! Non, tu n’irais pas voler la blouse de Haruto !

Mais avant de nous faire une mort cérébrale, le plus vieux sembla miraculeusement retrouver un peu de lucidité. Et si son visage n’était définitivement pas près de retrouver une couleur plus claire - c’est qu’il allait finir par auto-bronzer avec ces conneries ! - une partie de lui, toujours en alerte, s’alarma du comportement de son cadet. C’était bien beau ces petits surnoms mais… C’était quoi l’état de son Italien ?? D’accord, il n’était pas étranger au numéro de charme rital mais là… Il y avait clairement autre chose et il se demanda légitiment si cette autre chose n’était pas alcoolisé. Non, selon l’innocent étudiant qui feignait de ne pas comprendre une telle accusation. Mikio plissa les yeux, suspicieux. « Sérieusement Naoki ? » Il avait vraiment le culot de lui demander ! Machinalement, Mikio regarda autour d’eux à la recherche de preuves qui incriminerait l’Italien. Celle qui lui permettrait de clamer : « Serizawa Naoki, devant le ventilateur avec une canette de coca ! » Sauf que de toute évidence, il n’y avait pas aucune trace de « soda » compromettant, ce qui était d’autant plus inquiétant… De toute façon, il valait mieux pour Mikio qu’il ne poursuive pas son enquête où il risquerait de se retrouver dans le rôle dans la victime dans cette nouvelle version du Cluedo. La vérité, il allait bien finir par la comprendre à son insu….

Cependant, qu’il s’agisse de l’alcool ou d’autre chose, il était désormais clair que cette fièvre qui accablait son cadet n’avait rien de rassurant. Peu importe la raison, le rital était de sortie - mais enfermé dans la même pièce que lui - et il semblait plus redoutable que jamais. Alors… Pourquoi était-il toujours là ?
Non. Plus que ça….
POURQUOI AVAIT-IL CETTE FICHUE GLACE DANS LA BOUCHE ?
A ce stade, il n’y avait même plus de mots pour définir le degrés de bêtise ou de masochisme. A ce stade, c’était même au delà du suicide ! Un attentat suicidaire ! Une catastrophe pornographique ! Peu importe. Park Mikio était le plus écervelé des Coréens et il serait puni pour ça. Le jugement risquait cependant d’être rendu par l’Italien qui avait si innocemment voulu nourrir son colocataire et tenait désormais le bâton glacée de la punition entre les lèvres coréennes.

Si on lui demandait, Mikio n’aurait sûrement aucune idée de pourquoi il avait accepté cette si généreuse proposition. Est-ce qu’il avait tant envie de cette glace pour ne pas patienter une minute le temps d’en chercher une autre dans le congélateur ? C’est vrai qu’elle était bonne. Mais rafraichissante, elle ne l’était pas assez. Ce qui brûlait sur ses lèvres, ce n’était pas le froid. La chaleur qui irradiait de ses joues n’avait aucun cas était calmée par ce partage altruiste. Etait-ce parce qu’elle avait connue la bouche de Naoki juste avant ? Lui qui était si chaud, c’était presque étonnant qu’elle n’est pas fondu instantanément… Est-ce que c’était pour ça… ? Qu’au fond de lui, sans jamais oser se l’avouer, Mikio l’avait voulu… ? Parce qu’elle avait touché ces lèvres là… ces lèvres auxquelles il s’interdisait de penser… ses lèvres qui se faisaient désormais maltraité devant lui parce une morsure bien trop troublante.
C’était Naoki. Des têtes comme ça, il avait l’habitude non … ? Son pouls n’avait aucune raison de s’affoler. Ce regard brûlant, il ne le troublait pas tant que ça, non. Aucune raison de paniquer tandis qu’une pression dans sa nuque le faisait frémir et que son coeur sursauter en le voyant se rapprocher. Pas de doute, si Naoki ne tenait pas le bâtonnet, Mikio l’aurait avalé malencontreusement en déglutissant.
S’il n’avait visiblement pas eu de geste de recul, sa confusion s’était manifestée autrement. Par réflexe, ses incisives s’étaient légèrement plantées dans la glace, provoquant chez lui une vague de froid… mêlée indéfectiblement à une nouvelle bouffée de chaleur. Il n’avait jamais eu autant le gout de fraise dans la bouche. Ridiculement, il en eut la larme à l’oeil. Il se rendit compte qu’il n’avait plus d’air mais il était incapable de dire depuis quand ses poumons avaient cessé de fonctionner. Commence par lâcher cette glace Mikio puis fuis avant de te faire bouffer parce que c’était clairement ce que ton rital était déjà en train de faire avec les yeux…

S’il avait bien finit par la lui rendre, son cul n’avait pas décollé du sol. Sa main avait relâché le poignet du garçon et il se bornait maintenant à fixer tout sauf dans la direction de l’Italien, sûrement un peu honteux de ce qu’il venait de faire. Naoki était scandaleux mais il n’était clairement pas mieux. Aussi chercha-t-il à cacher un trouble bien trop lisible sur sa figure. En fait, il craignait même d’être encore plus lisible que ça, comme si ses pensées perturbée et interdites étaient placarder en lettres lumineuses sur son front. S’il faisait mine d’être fasciné par leur fils à la robe immaculé, seule touche de pureté et d’innocence dans cette appartement, il ne parvenait pas à ignorer totalement la vision en coin d’un Nao qui avait repris sans hésitation la glace dans sa bouche.
…. un baiser indirect… Mh… Ça ressemblait même à plus que ça….
Et voilà que le visage de Mikio s’enflammait un peu plus.

Mais si encore, il n’y avait que ses pensées qui dérivaient ! Mais il subissait cette voix ! Cette voix terriblement scandaleuse qui rendrait même le mot « pomme de terre » érotique ! C’était dingue quand même ! Pourquoi Naoki lui faisait subir ça ? Il se félicitait il y a peu d’avoir retrouver une santé mentale à peu près seine et voilà que le rital s’était visiblement mis en tête de faire sauter toutes ses résolutions. Bon dieu mais pourquoi est-ce qu-….
….. hé.. ?
En pleine bataille intérieure, Mikio n’avait pas vu Naoki fondre sur lui. Et quand il s’en rendit compte, c’était déjà trop tard. Ce fut comme un nouveau choc électrique partant de la base de son cou et son coeur sembla s’arrêter. « …. ! »  Là, contre sa peau, il avait senti des lèvres à la fois fraiches et brûlantes. Un long frisson remonta son échine et quand ses yeux trouvèrent enfin la tête du coupable, le crime était déjà commis. « N-Na…? » Pitié, pour sa survie, qu’il arrête de bafouiller ! Malheureusement, c’était tout ce dont il fut capable, de nouveau en claire manque d’oxygène tandis qu’il nageait dans l’incompréhension. C’est que ce contact soudain lui avait fait oublier la trace sucrée qui avait dévalé son cou.
On imagine que ce qui devait arriver arriva.

Peut-être que cette goutte au parfum fraise lui revint en tête une fraction de seconde…. avant que tout ce qu’il lui restait de lucidité ne soit pulvérisé par une langue trop audacieuse. Les yeux du chanteur s’écarquillèrent et dans un hoquet de surprise, manquant probablement de tomber à la renverse sous la surprise, vint s’accrocher maladroitement à l’une des manches de la chemise italienne. Qu’est-ce que…? Mikio senti l’ensemble de ses poils se hérisser sur son corps tandis que les lèvres de Naoki remontaient scandaleusement son cou… Il lui sembla qu’un incendie se déclenchait sur chaque parcelle de peau que Nao embrassait… est-ce qu’il l’embrassait ou.. ? « Naoki… ! » Première tentative de protestation et miracle, il l’avait dit sans bégayer. Moins miracle… sa voix confuse et essoufflée n’allait sûrement pas calmer les ardeurs de l’Italien. Pas quand il ne parvint pas à entièrement réprimé le soupire qui suivit, ses doigts se resserrant plus fébrilement sur le tissus qu’il avait emprisonné. S’il s’était crispé, son menton était suffisamment relevé pour laisser le champs libres aux terribles dessein du rital. Pourquoi… ? Qu’est-ce qu’il voulait… ? Est-ce que c’était sa punition pour avoir été si naïf un peu plus tôt… ? Mais repousser Naoki, il n’y pensait même pas. Confus, il se lamentait sur son sort en frémissant bien trop, se sachant trop faible pour songer à fuir… Pourtant, il savait qu’il devait l’arrêter. Son coeur battait furieusement dans sa poitrine et ses tempes, alarmé par la situation de crise qu’il avait sûrement un peu cherché. Maudite glace… maudite chaleur… maudit sois-tu, rital de son coeur !
Fermant la bouche pourtant suppliante d’air, il s’était mordu la lèvre très fort comme pour tenter de se réveiller et se reprendre. Il ne pouvait pas… il ne devait pas… Il allait ….
…. être épargné ?
« ….. »
???

Naoki s’était reculé et Mikio, encore en attente de sa sentence et d’une force supérieur qui pourrait l’aider, osa ouvrir un oeil au bout d’une longue seconde. Hébété, il considéra Naoki. S’il sentit bien une pression contre sa lèvre ce qui fit sursauter son coeur, ce n’était pas cette bouche criminelle la responsable. Avec le même air ahuri, Mikio suivit ce pouce du regard avant de dévisager son cadet en percutant.
La goutte. C’était la faute de la goutte.
Est-ce que c’était de la fumée qui sortait par ses oreilles maintenant ?
Plus troublé que jamais, la pression qui retomba soudainement lui donna envie de hurler. Peut-être même de pleurer en boule dans un coin du salon. Un sentiment de protestation l’anima et il lança un regard outré à Naoki.
…. Sérieusement mon gars, c’est pas maintenant que Nao est sage qu’il faut se scandaliser. A croire qu’il aurait préféré finir violer à même le parquet.

Il s’apprêtait à demander à des comptes à l’Italien quand ce dernier lui présenta son pouce. «» hein ? S’il se demandait ce qu’il voulait, il fut on ne peut claire sur un ton… très suggestif. D’accord, probablement que le feu sur ses joues n’étaient près d’être éteint. Ne pas gâcher… Non mais il se fichait de lui ? « Eh… c’est quoi ton but ? Tu veux me tuer ou quoi ? » Autant être honnête, Mikio n’en menait pas large face à l’Italien. Et ce piteux grognement nous rassurait. Avec ça, il n’allait certainement céder docilement à ce pouce ! Non mais sérieux, pour qui le prenait-il ?
…. Mikio qu’est-ce que tu fais ? Lâche cette main ! Park Mikio, allo ! NON FERME CETTE BOUCHE ! OMG MIKIO J’APPELLE TA MÈRE !!!
Et non, ce n’était pas parce qu’il avait pris un air grognon sur le visage que c’était acceptable d’attraper cette main et glisser ce pouce entre ses lèvres. Non, tu pouvais fixer Naoki avec cet air vexé, ça n’excusait en rien cette langue qui avait accueilli son doigt pour le sucer afin d’en retirer toute la saveur sucrée.
Mh… Pourquoi lui paraissait-elle même meilleure que sur la glace ?
MIKIO !!

Ça va, ça va. S’il avait gardé le pouce quelques secondes dans sa bouche pour le savourer innocemment - insérer ton sarcastique ici - il avait fini par le libérer et lâcher la main du plus jeune. Mais est-ce qu’il devait s’attendre à ce que le rital s’assagisse tout à coup et devienne aussi pure qu’un agneau ? Comparé au reste, ça n’était rien de révoltant… mais cette caresses sur ses lèvres avaient provoqué des battements plus énervés dans sa cage thoracique et il avait sentit des palpitations dans son ventre. Il se rendit alors compte qu’il y avait bien un sentiment de colère qui grouillait là, tapis sous le trouble… La colère d’une envie… Envie qu’il étouffait depuis trop de temps et avec laquelle Naoki le torturait… « Nao… » Comme un parent qui avertissait son gosse qu’il allait faire une bêtise. Naoki jouait avec le feu et pas seulement celui qui embrasait les joues du chanteur. D’accord, le trouble était de nouveau passé dans son regard à ce geste scandaleux. Si les baisers indirects amusaient tant Naoki, autant qu’il les vole directement…
Cette pensée interdite formulée, il se maudit et détourna le regard.
Crétin de Mikio.

Et puis, à la nouvelle demande de Nao, il reposa ses yeux sur lui, incrédule. Comme si cette proposition venait de l’espace. Bah oui, la chantilly Mikio ! Réveille toi ! C’était ton moment, ton échappatoire, ta chance de rester envie alors saisie la !
Mais il avait suivi Naoki du regard sans un mot, levant les yeux quand celui-ci le surplomba nouvellement, sa glace dans la bouche et main tendue. Il considéra un instant cette main avec… méfiance… ? Sérieusement ?! Mais c’était avant qu'il fallait se méfier espèce d’abruti ! Attrape cette main et lève ton cul bordel de nouilles !
C’est qu’il allait nous faire faire une syncope ce con.
Néanmoins, après examination - …. -.- …. - le Coréen saisi la main de son colocataire et se releva en le remerciant d’un hochement de tête et d’une pression affable sur ses doigts. Il fallait qu’il se reprenne. Dans la cuisine, il allait se concentrer et oublier qu’il avait frôlé l’arrêt cardiaque et l’abus sexuel. Agitant une nouvelle fois son col, il passa une main dans ses cheveux qu’il ébouriffa et déclara finalement dans un soupire : « Allons-y ! »

Sans attendre, il prit la direction de la pièce, en emportant sa barquette de fraises, talonné de près par un Umberto toute langue dehors, nullement traumatisé par la scène précédente. Sans calculer ni le frigo, ni les placards, Mikio ouvrit le robinet et se pencha au dessus pour s’asperger d’eau. Voilà qui lui rafraichirait un peu la gueule et les idées. Qu’il s’y noie, on irait plus vite… Frottant vigoureusement son visage sous l’eau, il finit par fermer l’arrivée d’eau et se mit de petites claques sur les joues comme pour se réveiller. Oui, ce n’était qu’un rêve scandaleux qu’il avait fait en ouvrant la porte. Rien de plus. Il poussa un soupire de fausse satisfaction et passa une nouvelle fois la main dans ses cheveux désormais humides et qui gouttaient légèrement sur le côté de son visage.
…. Est-ce que tu essaie de t’aider ou de te suicider en fait ?
Le mystère restait entier.

Il en profita pour se laver les mains avant d’enfin se tourner vers Nao, mieux disposé. Il lui adressa même un sourire parce que tout allait bien ! « Bon, on doit avoir de la crème dans le frigo, » fit-il parfaitement normalement et en laissant le soin à Nao de la trouver pendant qu’il fouillait dans les placards pour trouver un batteur, de la vanille - oh mon dieu, est-ce qu’il savait vraiment faire une chantilly ?? - et un récipient. Il attrapa aussi du sel et du sucre - ok peut-être pas… - et pour préparé l’appareil - ??? - versa légèrement du second dans le récipient - … hein ???. Ok Naoki… c’est maintenant qu’il faut prendre les choses en mains parce que Mimi est lancé et que la bombe risque d’être activée à tout moment ! Cependant, il ne sut expliquer pourquoi, le sucre disparaissait. « Hein ? Bah alors… ? »…. Mikio…
Il réitéra mais  il n’y avait toujours rien.
…. Mikio…. Peut-être que tu devrais rouvrir le robinet un peu…
« Mais… »
…. Mikio c’est pas un saladier ça… c’est un passoire….
« ….. »
… Crétin.
« … Merde. »
Aout 2016
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