Ghost from the past feat. Daimon Yurina

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     Lun 18 Déc - 17:31

Shiro aurait dû vivre sous une roche pour ne pas savoir que Yurina était une idole de Eita, c’était un fait. Or, l’endroit était si grand qu’il était légitime de croire qu’il l’avait oubliée quand il le disait. Et c’était vrai. Loin des yeux, loin du cœur… Il n’avait pas vraiment compté sur sa présence en ces lieux, supposant peut-être qu’elle y passait très peu ou… il ne savait pas. De toute façon, ils se rencontraient rarement entre idoles et trainees. C’était deux mondes complètement différents et il aspirait plus que tout rejoindre celui des grands. Mais pour l’heure, il fallait prendre son mal en patience avec tout ce que ça signifiait. Malheureusement. Ainsi, tomber sur Yurina au beau milieu du parc Hibiya fut un choc pour Shiro. Il s’était demandé pendant une seconde ce qu’il devait faire, lui qui était pourtant si sûr de lui habituellement. Mais, leur histoire était très particulière. Pleine d’émotions. Et de tragédie. Regrettait-il ? Non.

Leurs regards se croisent. On aurait dit une production hollywoodienne parce qu’aussitôt, un peu de neige se met à tomber des nuages blancs massés au-dessus de leur tête. Shiro lève les mains, attrapant son capuchon bordé de fausse fourrure pour le rabattre sur sa tête. Au moins à présent, l’ambiance était limite féérique. Drôles de retrouvailles. Parce que oui, le trainee venait de décider que c’en était. Et sans plus hésiter, il marche en direction de la demoiselle, se demandant si pour sa part, elle tournerait les talons. Mais non. Parce qu’en très peu de temps, ils sont face à face. Il l’observe, songeur, notant les changements et ce qui était resté pareil. De l’eau avait coulé sous les ponts, il le savait. Ils n’étaient plus tout à fait les mêmes. Était-elle toujours aussi hargneuse avec ceux qu’elle décidait ne pas aimer ?

« Bonjour, Yurina. Étonnant qu’à fréquenter le même endroit, ce soit ici qu’on se revoit pour la première fois réellement. », fait-il lentement remarquer, ne cessant de scruter le joli visage de la SuperNova. Et parce que Shiro était Shiro et qu’il montrait toujours son vrai visage à Yurina, il ne peut s’empêcher d’ajouter sur un ton de jugement : « Enfin, je t’ai bien vu traîner avec Cha une fois. Quelle idée. »

Cette sale pimbêche insipide. S’il pouvait faire avec elle ce qu’il avait fait avec cette fille au lycée, il le ferait volontiers. Et s’il y avait une personne pour comprendre ça même s’il ne l’avait pas dit de cette façon, c’était bien la jeune femme qui se trouvait devant lui.

« Félicitations pour ton poste chez SuperNova. », ajoute-t-il, cette fois sincèrement. Shiro avait beaucoup, beaucoup de défauts. Mais il aimait vraiment les gens qu’il laissait entrer dans sa bulle. Ils étaient certes rares, mais précieux à ses yeux. Et même s’ils s’étaient quittés d’un commun accord pour éviter les embrouilles après le suicide de cette fille sur laquelle ils s’étaient acharnés, Yurina semblait toujours avoir une place spéciale dans son cœur. « Tu les surpasses nettement. »

Non, aucune honte à rabaisser les collègues et potentiellement copines de Yurina. De toute façon, il était sincère. Elle aurait vu ses mensonges pourtant habiles même encore aujourd’hui, il en était sincèrement convaincu.
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     Mar 19 Déc - 1:27
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" Ghost from the past "
ft. SHIRO & YURINA  hue



Lorsqu’elle avait décidé de prendre l’air sous la pluie de flocons, notre demoiselle s’attendait à tout sauf à retrouver un spectre de son passé, un vestige d’une époque où elle pouvait encore croire avoir un libre arbitre. Et pourtant, à voir le garçon approcher, ses lèvres s’étaient étirées en un sourire un peu plus amusé, avant que l’écho de sa voix ne brise le silence. « Oh. Shiro quelle surprise. » Bonne? Mauvaise? Elle n’en savait rien. « Il faut croire que l’on ne pouvait s’éviter pour toujours. Non? » Elle avait si soigneusement évité sa présence, au fil des dernières années, qu’elle ne s’était pas arrêtée à se demander s’il lui manquait, à quoi bon.  Comme tout ce qui risquait de contrarier sa vie si strictement rangée, elle l’ignorait. Plutôt que de défendre cette bécasse de La La, elle avait préféré rouler des yeux été sourire un peu plus cruellement, cette petite pointe narquoise venue d’une autre époque. « Que veux-tu… j’ai épuisé le bassin de gens fréquentables avec qui trainer après que tu m’ais si cruellement faussé compagnie. » Manquerait plus qu’il apprenne qu’elle couchait avec un gueux et sa réputation serait fichue! Pouffant légèrement, elle avait à nouveau rivé ses iris sur lui. « Tu vas bien rectifier le tir… n’est-ce pas? » Oh, cette pointe de malice, ce sourire enjôleur, pour peu, elle lui demandait de vendre son âme au diable.

Shiro était spécial, et probablement pas dans le bon sens du terme. Il avait cette facilité à éveiller en elle une telle envie de destruction, qu’elle devait user de toute sa volonté pour  ne pas y céder, pour ne pas canaliser l’agonie qu’était la sienne à travers des gestes qu’elle pourrait, à son grand damne, ne pas regretter. Ce jeune homme avait toujours eu cet effet sur elle, comme si avec lui, elle pouvait donner le premier coup, laissé voir cette parcelle peu appréciable d’elle-même. Après tout, leur amitié avait été, à peu de chose près, une portion d’attachement retenu par une compréhension mutuelle du monstre qui les habitait… Et des répercussions que cela pourrait avoir. Histoire de ne pas ébruiter leurs bêtises, ils s’étaient tenus à distance, ce qui n’avait, à toute fin pratique, pas empêché notre héritière de penser à lui, de temps en temps, et de se retrouver devant lui, sous cette neige poudreuse, avec un franc sourire aux lèvres.

Notre demoiselle avait elle-même resserré son capuchon en véritable fourrure – rien de moins – autour de son minois, ses iris franchement amusés posés sur son ami. Oui. Il lui avait manqué, elle avait l’impression que les muscles de son visage se détendaient devant cette autorisation à être honnête, à ne pas se forcer. Elle était demeurée silencieuse, rompant la distance entre eux en l’écoutant la féliciter, scrutant son visage à la recherche d’une moquerie, d’une arnaque quelconque. Elle savait à quel démon elle avait affaire, encore aujourd’hui, elle voyait clair dans son jeu… tout comme il devait lire le sien. « Hmmm. » Une moue songeuse, et voilà qu’elle se penchait vers lui, ajoutant sur un ton un peu trop amuse. « Anzai Shiro qui me complimente? » elle avait pouffé de rire, osant jusqu’à poser sa main gantée sur l’avant-bras de son ami. Oui. Il lui avait manqué. « Sincèrement? » elle feignait le doute mais au fond, elle avait déjà la réponse.

Yurina lui avait finalement sourit, un sourire franc, vrai, en ajoutant, bonne joueuse. « Oserais-je croire que je t’ai manqué, ne serait-ce qu’un peu? » Beaucoup? Son bras s’était glissé sous celui de sa nouvelle victime, comme pour l’emprisonner, ou pour marcher avec lui, alors que d’un ton amusé, elle lui lançait :« Allez viens. Partons des rumeurs, ça aidera assurément ta carrière d’être aperçu avec une idole. » Et ça enrageait Naoto, ce petit sourire carnassier avait étiré ses traits à nouveau, alors qu,elle demandait, d’un ton qui masquait mal son dégoût et tout le sarcasme des mots employés. « Alors comme ça, tu connais ma très chère Leader? » cette conasse de La La qui se pensait mieux qu’elle… cette conne de Leader qui se présentait son amie? La bonne blague! Elle ne pouvait être amie qu’avec des monstres, et celui-là, à  ses côtés présentement, était un beau spécimen.
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     Jeu 28 Déc - 9:25
Une surprise. Bonne ou mauvaise ? Elle ne précisait pas. Est-ce que c’était volontaire de sa part ? C’était possible. Peut-être n’en était elle-même pas sûre. Vrai qu’il était difficile d’appréhender de quoi leurs retrouvailles seraient composées. Même pour Shiro, c’était un brin inquiétant. Il n’était pourtant pas homme à s’inquiéter de trop de la réaction des autres. Mais c’était différent. Ils avaient fait un sacré bout de chemin ensemble et il avait été marqué par le sang d’une de leurs compagnes de classe. Ce n’était pas rien, de toute évidence… Mais, lentement, un sourire étire les lèvres de Shiro alors que Yurina est un brin cruelle avec Cha La La. Même qu’un rire amusé finit par franchir le seuil de ses lèvres pleines de poison, chose plutôt rare ces derniers temps.

« On dirait que les grands esprits se rencontrent à nouveau…. Enfin. », murmure Shiro, une lueur de malice qui n’augurait rien de bon brillant dans ses iris noirs comme le charbon. Toutefois, son expression change, se durcit. Il claque sa langue contre son palais en signe d’agacement, grognant finalement la vraie raison de sa haine. Et elle était bonne… « Je trouve que Kuro la regarde un peu trop et qu’elle y est un peu trop respective. Il faut apprendre à mon jumeau à fréquenter les bonnes personnes. »

De toute façon, la vérité c’est que qui que fut la femme qui allait s’attirer les bonnes grâces de Kuro, elle ne serait jamais un bon choix. Shiro était trop jaloux et possessif envers son jumeau pour qu’une demoiselle n’ait un jour sa bénédiction. Mais Yurina le sort de ses sombres pensées en mettant en doute le compliment qu’elle venait de recevoir. Ça le fait sourire. Bien sûr, elle savait déjà, n’est-ce pas ? Alors Shiro s’autorise à laisser planer le doute, si seulement doute il y avait, en lui faisant un petit clin d’œil complice. Il frissonne un peu alors qu’un courant d’air frais passe entre eux. L’hiver risquait d’être rigoureux, cette année. Yurina avait eu la bonne idée de sortir suffisamment couverte avec cette belle fourrure qui encadrait son joli visage angélique.

« Je n’ai pas rencontré quelqu’un de ta trempe entre temps, en tout cas. », convient le jeune homme alors qu’elle lui demande si elle lui avait manqué. La réponse sincère, c’était que non. Pas pendant le temps qu’elle n’avait pas été là. Loin des yeux, loin du cœur, comme on dit. Mais maintenant qu’elle était de retour dans sa vie, Shiro réalisait qu’il lui avait peut-être bien manqué une partenaire de crime pour s’amuser un peu… Et Yurina avait des qualités que même lui était capable d’apprécier. Ou aurait-il dû dire que « seulement » lui était capable d’apprécier ? Pour la plupart des gens, le vrai visage de Yurina était plutôt plein de défauts ! Il la suit lorsqu’elle amorce un mouvement pour marcher bras dessus, bras dessous. Ça le réchaufferait ! « Faisons ça… Peut-être que ces affreux gestionnaires à la Eita vont arrêter de me harceler, donc. »

Selon eux, il ne faisait pas assez d’efforts… bref. La discussion est à nouveau engagée sur Cha. Un grimace, un petit frisson, peut-être de dégoût cette fois. Le regard de Shiro, capable de beaucoup de douceurs mensongères, se durcit à nouveau follement sous ce nom.

« Elle me rappelle… », commence-t-il lentement. Mais réalisant qu’il allait s’ouvrir un peu trop, il se tait. C’était étonnant. Sûrement un peu de nostalgie liée à leur adolescence qui refaisait surface. Shiro ne parlait jamais de lui de cette façon. Il allait dire qu’elle lui rappelait sa mère, quand sa mère était complètement timbrée. Mais ça, Yurina n’en savait rien. « Bref… Qu’est-ce que mon frère peut bien lui trouver ? »

Ça le fait maugréer quelques secondes… avant qu’il ne s’éclaire soudainement. Et vu le sujet de conversation, c’était de très mauvais augure pour La La !

« Mais… elle est dans ton groupe… Tu dois avoir des informations juteuses à son sujet, non ? », fait soudainement remarquer Shiro, enjoué. Il tourne la tête vers Yurina, lui offrant son sourire le plus angélique. « Tu sais, si je peux faire quelque chose pour toi en échange… »

Leur conversation risquait d’être très, très agréable, pour le coup !
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     Jeu 4 Jan - 17:08
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L’héritière avait pouffé de rire à son aveux, elle savait bien, qu’il n’avait pas dû se morfondre en son absence, ça n’était pas son genre, mais elle avait quand même espéré qu’il n’avait trouvé aucune complice aussi sournoise qu’elle. Son sourire s’élargis en entendant sa réponse, elle hocha la tête, réjouie. « Je te renvois le compliment! Les gens sont tellement… fades. » Ennuyeux, trop gentils, trop faux, elle détestait ce jeu d’apparences, elle préférait de loin savoir à quel démon elle avait affaire. Glissant son bras sous celui de son ami, pour mieux conserver leurs confidences, pour mieux conserver sa chaleur dans cette journée, glaciale, elle avait ris doucement à sa rétorque, demandant, curieuse : « Oh tu sais, ils n’ont rien d’autre à faire de toute façon. Tu as pris quelle spécialité? Mannequinat? Avec une tête comme la tienne... » … Ou peut-être acteur ? Il était si bon manipulateur, il aurait peut-être du talent? Ses pas l’avaient guidé un peu plus loin alors qu’elle se faisait la réflexion qu’il lui avait diablement manqué. Il avait des défauts chez le jeune bridé qu’elle seule savait apprécier, plutôt que d’en avoir peur, elle préférait les user à sa main.

Son attention portée sur son ami, elle fronça les sourcils à sa remarque. Elle n’y aurait probablement accordé aucune attention sauf qu’il avait coupé sa phrase trop brièvement. Elle était restée silencieuse, pressant ses lèvres dans un : « Hmmm? » avec Shiro, il fallait user de prudence, elle aurait pu respecter son silence, sauf que la curiosité était trop grande. D’une voix ou elle ne tenta même pas de feindre l’indifférence – il saurait, autant assumer, elle avait demandé : « Elle te rappelle qui? Tu as déjà rencontré quelqu’un d’aussi timbré? » … Parce que la chinoise était totalement barge, qu’on se le dise. C’était un mystère que le jumeau de son camarade y trouve le moindre charme…. « Objectivement? Elle est mignonne. Tu sais les hormones… » … Les mecs hétéro, La La était bien foutue. Soudainement sérieuse, elle avait rivé ses iris sur le visage de son ami, son ton sans équivoque. « Mais pour sa propre réputation, il devrait rester loin… Je ne peux qu’imaginer les ragots qui sortiront s’il s’en approche trop. Rien de réjouissant… » … Elle avait, après tout, tendance à causer des soucis à ses proches. Autant le mettre au parfum, il pourrait être prudent… et puis, quelque part, elle ne voulait pas causer de malheur à un de ses rares complices. Complice qui venait d’ouvrir une porte… une porte vers leur duo machiavélique, une porte qu’elle franchit sans une hésitation.

« Oh Shiro… » Notre jeune héritière avait relevé son minois vers son ami, ses iris sombres s’accrochant aux siens, une  étrange lueur y brillait, comme s’il venait soudainement de parler en latin d’éveiller un démon sommeillant en elle. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas ressenti cette pointe d’excitation à l’idée de faire une bêtise. Ses pas l’immobilisant, sa main gantée s’était d’avantage pressée sur l’avant-bras du nippon, avant que son joli visage ne se contorsionne en un sourire narquois. De sa voix mielleuse, elle lui susurra d’un ton plein de moquerie : « Mon groupe? Oh mon cher ami… elle partage ma chambre… elle croit fermement que nous sommes… » Elle avait pouffé de rire un instant, chuchotant à son complice d’un ton trahissant son dégout envers la chose : « Meilleures amies. » elle avait eu ce petit rictus de dégoût en pressant d’avantage sa personne contre Shiro, pour se protéger de la rafale de vent.

Elle avait cette même bouille angélique, ce même sourire mièvre en entendant sa proposition. Il n’avait formulé aucune menace mais elle en entendant une dizaine, elle connaissait suffisamment le spécimen pour savoir qu’il n’y avait rien de tendre et d’altruiste chez lui. Si elle lui offrait des informations, elle devait s’assurer d’en obtenir d’aussi compromettantes en retour. Ainsi, il y penserait à deux fois avant de couler des SUPERNOVAS pour atteindre leur Leader, il en serait capable. « … Tu sais bien que je te dirai tout ce que tu veux entendre… mais que je veux évidement une garantie suffisante de ne pas être un dommage collatéral. » elle avait à nouveau cessé de marcher, son sourire le plus tendre aux lèvres, la tête inclinée vers le jeune homme alors qu’elle soufflait, comme une fatalité. « Je te connais. » Il n’hésiterait pas. Ça la terrorisait autant que ça l’attirait, il était sans pitié, et elle n’était pas stupide au point de le laisser avec sa parole comme seule garantie. Elle ne lui avait jamais octroyé cette facilité, c’était sans doute cette connaissance mutuelle du monstre qu’ils étaient qui les avait rapprochés. D’un ton plus joyeux, toutefois, elle s’était permis de demander, tentant de détendre l’atmosphère.« D’ailleurs, maintenant que tu es ici, as-tu eu la chance de rencontrer le crétin que mon père a choisis pour être mon fiancé? Kamiya Haruto… ? »
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     Mar 9 Jan - 1:54

Fades. Quel mot parfait pour décrire ceux qui les entouraient. Shiro a un petit sourire en coin, du genre qui ne montrait ni joie, ni gentillesse. Plutôt de la moquerie et une sombre entente qu’il ne pouvait avoir qu’avec une fille comme Yurina. Et croyez-le... elles ne courraient pas les rues, malheureusement ! Ou peut-être que c’était mieux ainsi. Ils ne pouvaient qu’apprécier davantage la présence de l’autre à leurs côtés, même tant d’années après s’être laissés. Un rire sarcastique est tout ce qui répond donc à cette perle. Mais à la suite, c’est plutôt un gros soupir qui se fait entendre.

« Hm... je suis en musique pour le moment, c’est compliqué... », commence-t-il lentement tout en observant ses pieds, lesquels soulevaient de petits tas de neiges qui s’étaient nouvellement formés. Il se demandait si elle allait vraiment rester au sol ou si demain matin, il n’y aurait déjà plus rien. Le sujet était quant à lui délicat. Shiro détestait en parler. Mais avec Yurina, c’était un peu moins pire. Il pouvait être cru qu’elle ne s’en formalisait pas. Pas qu’il songe particulièrement à l’être présentement... mais s’il en ressentait le besoin, il ne se frustrerait pas à retenir ses paroles ! « Ils veulent me catapulter en mannequinat. Et un peu de théâtre aussi. Mais ça me sépare de Kuro. Je n’ai rien demandé, moi. »

Par contre, il en avait un peu trop dit à propos de La La. Ou trop bien commencé une phrase qu’il n’avait jamais eu aucune intention de finir, disons. Il secoue la tête négativement, sans se presser, essayant de trouver une parade... puis se rappelant qu’avec Yurina, il n’en avait jamais eu besoin.

« Je préfère ne pas en parler. Mais crois-moi... je n’ai rien de bon à dire sur elle. », assure-t-il tout en faisant un peu la grimace. Et c’est pire à la suite. Oh oui, les hormones... Celles de Kuro étaient détraquées, si vous vouliez son avis ! « Il aurait pu s’intéresser à une autre fille. Toi, par exemple. Tu es bien plus jolie que cette cinglée ! »

Toutefois, il a un petit frisson désagréable alors que Yurina se fait très, très sérieuse et parle de réputation. Il savait que l’heure était grave pour Kuro. Il devait s’éloigner de cette fille, sinon toute sa carrière pourrait être en jeu. Shiro acquiesce lentement, ne pouvant s’empêcher de ressentir une vive inquiétude... et sûrement qu’elle paraissait sur son visage, cette fois.

« Je vais veiller du mieux que je peux. », promet le jeune homme. Et il pouvait faire des ravages dans ce rôle... Yurina était bien placée pour le savoir ! « J’ai lu les articles sur le party d’Halloween. Je n’ai jamais été aussi heureux de ne pas aller à un événement... et d’avoir convaincu mon stupide frère d’en faire autant. »

Elle aurait pu le ruiner vu comme il aurait voulu aller au secours de la belle princesse ivre morte. Ark. Mais soudainement, ils s’arrêtent de marcher. Shiro se voit dans le regard de Yurina. Et il savait que ce qu’elle voyait dans le siens... c’était son reflet à elle. Quelque chose venait de s’éveiller à nouveau entre eux. Quelque chose qui n’appartenait qu’à eux... Un sourire étire lentement les lèvres du jeune homme. Mais, il n’avait rien des sourires plein d’innocence et de joie qu’il offrait à tous ceux qui voulaient bien gober ses mensonges. Celui-là était bien plus inquiétant. Retirant un gant, il lève sa main pour retirer une longue mèche soyeuse des cils bien noirs de la chanteuse avec une douceur qu’on ne lui connaissait généralement que quand il avait son masque d’ange. Mais il l’avait bel et bien enlevé, croyez-le...

« Yurina... tu es telle que je t’ai laissée, si ce n’est plus belle et létale. », complimente le Japonais, amusé mais aussi un brin fasciné par toute cette froide beauté que la demoiselle irradiait soudainement. « Tu as déjà tissé ta toile, à ce que je vois. Je n’en attendais pas moins de toi. »

Il a un petit clin d’oeil pour elle. Ça allait être un jeu d’enfant. Par contre à la suite, il a un rire bref, bien plus masculin et en contrôle que ce qu’il montrait habituellement aux autres. Il ne lui ferait pas l’affront de lui mentir, à elle.

« Je ne ferai rien pour te nuire. Tu es l’autre face de ma médaille. Je serais bien bête de gâcher ça... », assure-t-il, promesse qu’il ne prenait pas à la légère. « Mais si tu as besoin de preuves, on trouvera un moyen de s’arranger. Pour le moment, rien ne presse. Cha et Kuro sont tous les deux assez occupés de leur côté. Trop pour vraiment se voir. »

Ça faisait son affaire. Si ça pouvait rester comme ça encore longtemps, par pitié ! Par contre... Shiro écarquille les yeux sous la surprise à la suite. Il s’en serait presque étouffé alors qu’il n’y avait rien avec qui s’étouffer pour le moment !!

« Kamiya... Kamiya Haruto ?! », demande-t-il, la surprise qui coupant presque le souffle. Eh bien ça... « Je vois qui. Je vais voir un psychiatre pour faire plaisir à mon beau-père. Psychiatre à qui je ne dis jamais rien, mais soit... Et c’est lui. »

C’était... Eh bien putain !

« Tu le détestes ? »

Ils avaient peut-être trouvé leur contrepartie, finalement...
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     Jeu 11 Jan - 1:36
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Un bras glissé sous le sien, le regard perdu quelque part, à l’horizon, elle avait lentement débuté la conversation avec des banalités, son intégration à Eita, ses spécialités… elle ne s’était pas attendu à heurter un mur aussitôt dans la conversation. Plissant son jolie petit nez hors de prix et 100 % plastique, elle avait pincé les lèvres et avait demandé, d’une mine intriguée : « Compliqué ? » qu’il se compte chanceux, il n’était pas coutume pour notre idole de se soucier des préoccupations de ses semblables. Elle était, somme toute, plus portée à voir ses camarades comme des objets tout juste bon à être piétinés au moment opportuns. Rares étaient ceux qui se méritaient un brin de compassion. Shiro avait cette faveur. Sans prendre de gants blancs, elle l’avait questionné, du tac au tac : « Outre la séparation… tu as envie d’une carrière de mannequin? Tu pourrais percer la question ne se pose même pas… » avec un physique comme le sien. Ses pas l’avaient conduits plus loin dans ce parc, et elle s’était permis de se serrer un peu plus contre son ami, comme pour se protéger du vent. La conversation avait, de toute façon, des aspects glaciaux… cette pétasse de chinoise, ça ne lui suffisait pas de s’imposer dans son groupe, il fallait qu’en prime, elle emmerde Shiro? Yurina avait longuement écouté ses protestations, ses esquives aussi. Si bien, que dans un petit coin de sa tête la question demeurait : à qui lui faisait-elle penser? Un jour… il suffisait d’être patiente, elle aurait ses réponses.

Bien plus jolie que cette cinglée... à ces mots, elle s’arrêta net de bouger, ses iris bien fixes rivés sur son visage, en état de choc le plus complet, en 20 ans, personne ne lui avait jamais dit qu’elle était jolie. Jamais. Son père préférait innover dans les insultes, ou lui faire remarquer qu’il y a tant de parties d’elles qui devraient passer au bistouri. Quant à Naoto… baisable, ce n’était pas un compliment! Et ô, comble de l’ironie du sort, le mec à lui voler sa virginité flatterie était l’amie dont elle remettait sérieusement en question la sexualité. Super. Sur le coup, elle avait accusé la gêne comme elle pouvait : en éclatant de rire de façon franche et imprévisible. Ça aussi, c’était rare, elle était du genre frigide, réservée et en total contrôle de ses émotions, alors elle se contenta de mettre une main devant son minois, comme gênée qu’il voie qu’elle était parfois autre chose qu’un automate. Lorsqu’elle retrouva enfin le contrôle d’elle-même, ses iris rieurs avaient trouvé les siens, s’y étaient cramponnés, alors qu’elle pouffait de rire un : « J’espère bien! Il n’est pas dit qu’une gueuse va m’éclipser. » puis, elle s’était permis une main posée plus fortement sur son bras, comme pour attirer son attention, alors qu’elle chuchotait, complice. « Mais bon… j’ai déjà un Anzai préféré … et ce n’est pas ton frère. » Assurément pas, il était trop doux, trop naïf, La La en était la preuve. Elle préférait ses hommes comme des bêtes, des monstres à son image, Shiro était tout désigné pour rafler ses faveurs.

Ses perles sombres ne le quittaient pas, alors qu’il parlait du bal, de cette soirée humiliante ou cette guenon sans savoir-vivre s’était permis de la présenter comme étant à sa botte. Elle s’était fait si grande, la gueuse, sans savoir que Yurina prévoyait déjà de l’envoyer au bucher pour son affront. Il n’était pas dit qu’une paysanne la surpasserait. Hochant la tête après avoir bien fait comprendre à son vis-à-vis l’importance de ne point s’associer à cette sauvageonne, elle se permis même de sourire, de prendre cet air confiant, narquois, et de lui laisser voir le démon qui sommeillait en elle. Le reflet qu’elle voyait dans son regard eut tôt fait de lui couper le souffle, c’était à la fois effrayant, et exaltant. Comme si elle redécouvrait des muscles oubliés, comme si, l’espace d’une seconde, elle se sentait vivre. Dans son jeune temps, elle avait toujours été une breloque, une poupée pliée à la volonté de son père, une carcasse tout juste bonne à enfiler le masque qu’il voulait… ces brefs moments, ses ‘’jeux’’ avec Shiro, avaient toujours sur faire ressortir la vipère en elle… la laisser être franche. C’était probablement cette sensation d’être vivante, de perdre la tête, de contrôler quelque chose, juste un peu, qui l’avait faire faiblir devant Naoto… lui aussi… il était ce genre de monstre qu’elle affectionnait tout particulièrement.

Notre demoiselle avait retenu son souffle, suivant le mouvement des doigts de son ami, cette mèche libérée, puis, elle lui avait souri, non moins fière du compliment. Sur un ton plein d’affection, en parfaire contradiction avec la bête qui venait de s’éveiller dans ses yeux, elle avait soufflé, comme un secret pour eux seuls. « J’ai appris du meilleur… il aurait été navrant de te décevoir. » Impensable. Jamais. Mais autant elle pouvait l’estimer, l’admirer et l’apprécier, elle ne savait que trop bien qu’à pactiser avec le diable, il faut toujours avoir une longueur d’avance. Elle le craignait autant qu’elle l’appréciait… et peut-être que juste pour ça, ça rendait leur attachement plus vrai. Elle voulait bien croire, qu’il ne lui nuirait pas… tant et aussi longtemps que ça ne lui serait pas bénéfique, elle n’était pas naïve… il était son reflet, sa moitié… son autre côté de médaille. « Et toi de la mienne. » une drôle de lueur scintillait dans ses prunelles alors qu’elle l’écoutait, hochant la tête dans un : « Je te crois. » avant de laisser ses doigts gantés se poser sur sa joue, son indexe se poser sur ses lèvres, comme un baiser de la mort. « Mais encore une fois, au jeu des trahisons, ne doit-on pas garder ses amis encore plus proche… que nos ennemis? » Il lui avait appris après tout… non?

Tentant de trouver un terrain d’entente, elle avait mentionné l’abruti qui lui servait de fiancé. Ou lu avait servi? Elle ignorait leur statut, ni ou en étaient les pourparlers avec ses parents, mais elle préférait quand même frapper… de manière préventive. « Celui-là même. Ce médecin médiocre avec ses oreilles d’éléphant, ses yeux larmoyants et son corps maigrelet. » serait-ce du mépris dans sa voix? Un peu… beaucoup… ce crétin, elle se rappelait ses mains sur elle, BEURK. Haussant un sourcil, intrigué, elle avait pouffé de rire… lui, un psychiatre? Pourquoi donc? « Ton beau-père… un bel effort. Mais je doute que l’on puisse te guérir de tes vices. » Voulait-il seulement en guérir? Elle avait souri, tendre vipère, mielleuse pour lui comme on le serait avec un charmeur de serpent, temporairement docile, toujours mortelle. Elle avait susurré, comme un secret. « Ils sont une perfection à mes yeux. »

… Elle admirait sa force, sa détermination, il était plus brisé qu’elle, soit, mais plus fort aussi… Elle avait cessé ce flot de pensée à la mention d’oreille décollées. Ses lèvres s’étaient pincées, dégoutée. « … Détester n’est pas le mot. » elle voulait lui arracher les yeux. Lui et son égoïsme, lui et ses mensonges… lui et son visage d’ange si faux! « Il m’insupporte. Me donne la nausée au mieux. » … elle en frissonnerait presque. Plus droite, elle avait pris une posture plus business, prête à conclure un pacte. « Sauf que dernièrement, il a réussi à convaincre mon père de plier à ses requêtes… » son père, l’homme absolu, Shiro n’était pas sans deviner qu’elle le craignait, cet homme sans scrupule, sans douceur, bourreau de sa propre fille… il ne pliait devant rien, surtout pas devant un abruti quand il tenait entre ses mains sa carrière, principal donateur de l’hôpital ou il travaillait… « … mon père. Tu réalises? » ça ne faisait aucun sens! Quoi qu’il lui ait dit, c’était grave. « Je ne suis pas stupide au point de croire qu’il a usé de belles paroles. Je veux savoir ce qu’il a contre moi. » … Oh douce enfant, si seulement… Elle s’imaginait une information bidon, un mensonge… quoi qu’il en soit, elle devait le découvrir!

Sa mains s’était posée contre la joue du jeune homme, délicatement, tendrement presque, et elle avait souri, de cet air de prédatrice. « Je crois … que nos deux projets gagneraient à une collaboration. » … une terrible association. « Comme au bon vieux temps. » … celui qui les avait séparé, qui avait causé leur fuite, qui avait dégénéré… et elle n’était même pas certaine de regretter… Son sourire s’était élargis, plus fourbe encore, et elle avait demandé, lisant déjà la réponse dans ses yeux. « Qu’en dis-tu? »
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     Ven 19 Jan - 7:44

Shiro a un regard reconnaissant pour Yurina, ce qui n’arrivait pas souvent, somme toute. Mais il appréciait vraiment sa sollicitude. Il savait qu’elle ne distribuait pas des compliments comme des bonbons, contrairement à certains. Elle devait donc le penser. Ça le faisait réfléchir à propos d’une quelconque carrière en mannequinat, pour le coup. Il avait peut-être simplement haussé les épaules à sa question, ce qui englobait aussi le terme sur lequel elle aurait aimé plus de précision : compliqué. Mais il n’était pas prêt à s’aventurer aussi loin. Ce n’était pas parce que c’était Yurina. C’était juste un sujet dont il n’avait pas envie de parler. Sur lequel Shiro ne souhaitait vraiment s’éterniser. Ça lui donnait l’impression d’être faible. Les trainees étaient tous si facilement remplaçables. Ça, tout le monde le savait. Une idole déjà bien établie l’était elle-même. Alors ceux qui n’avaient même pas encore de fanbase ? C’était tout un combat, lui semblait-il, que d’arriver à briller suffisamment dans les yeux de ses bourreaux pour réussir à percer…

« Tu crois ? », demande-t-il lentement. Question rhétorique. Il réfléchissait simplement. « Ça pourrait me plaire. Mais je déteste qu’on me dise quoi faire. »

L’esprit de contradiction. Yurina le connaissait, elle comprendrait sûrement ! Mais est-ce qu’il était prêt à rater sa chance à cause de ça ? La réponse était probablement assez triste et révélatrice du caractère de Shiro : oui. Néanmoins, le jeune homme est sorti de ses pensées. Celles-ci volent en éclat sous le rire si incongru qui franchit soudainement les lèvres de sa compagne de marche. Il tourne rapidement la tête vers elle, ne pouvait réprimer le petit air surpris qui se peint soudainement sur ses traits. C’était rare !

« Yurina… », commence-t-il lentement. Ça l’avait surpris. Lui aussi réagissait un peu sous l’impulsion et ils savaient probablement tous les deux qu’il était sur le point de lui demander des précisions sur ce qui venait d’arriver. Mais il ferme rapidement la bouche alors que leurs regards se croisent. Il pouvait lui pardonner d’être humaine, même s’ils auraient tous les deux aimer qu’il ne reste plus rien de tel en eux, probablement… Il se contente de poser une main sur le bras qui était toujours enroulé au siens. Signe de soutien. D’amitié. De compréhension. Il se plaît à ce qu’elle ajoute lorsqu’enfin elle se ressaisit. Décidément, Yurina était un plaisir à entendre parler. « Si je n’étais pas certain que tu en serais triste, je te demanderais ta main. Une femme comme toi rendrait un homme comme moi heureux. Ne te laisse pas emportée par la mauvaise influence des membres de ton groupe… Garde un comportement fier et noble. Ça va te servir plus tard, crois-moi. »

Il connaissait des femmes dont la déchéance était tout ce qu’on voyait d’elle et ce, même si elles avaient fait amandes honorables depuis, sa mère en tête de file. Ça le dégoûtait… Certaines choses ne s’effaçaient pas. Jamais.

« Et ça permet de frapper encore plus fort sans jamais se faire remarquer… »

C’était quelque chose qu’il avait découvert. Alors il montrait son masque de parfait petit garçon en public. Et le reste… C’était à lui. Rien qu’à lui. Et un peu à Yurina maintenant qu’ils s’étaient retrouvés. Ils semblaient bien d’accord sur ce qu’ils représentaient pour l’autre à cet instant précis, néanmoins. Ça lui plaisait indéniablement et Shiro ne retient pas un sourire certes tout en retenue, mais sincère pour une fois. Et il a un clin d’œil pour la demoiselle lorsqu’elle ajoute une phrase qui aurait pu être bien mystérieuse, mais qui trouvait entre eux tout son sens. Malheureusement pour ceux qu’ils n’aimaient guère… et ceux qui pensaient le contraire tout en ne se doutant point qu’ils pouvaient bondir d’un instant à l’autre. La surprise est néanmoins totale à nouveau… cette fois à cause du lien étonnant qui semblait unir son amie à… rien d’autre que son psychiatre. Dieu, il était bien heureux de ne pas avoir cafté en sa présence. Comment faire confiance à une telle pourriture ?

Il est songeur. Très songeur pour le coup. Il allait sûrement réussir à se sortir de ces rendez-vous obligatoires et ô combien agaçants en présentant ce conflit d’intérêt à son beau-père. Une petite scène, quelques larmes… et il allait lui dire combien il était fatigué de changer de psy pour finalement avoir un laisser-passer gratuit pour une vie libérée de ces charlatans de l’esprit. Mais là n’était pas le problème, présentement.

« Il se trouve bien important, il me semble. Et bien intelligent. », fait remarquer Shiro tout en roulant un peu des yeux. Il ne lui avait pas fait bonne impression du tout et c’était à présent renforcé. Mais bon… en vrai aucun de ses psy n’avait eu sa grâce ! Un compliment se fait néanmoins entendre. Compliment qui devait non seulement être unique dans la bouche de Yurina, puisque la perfection était quelque chose qu’elle ne traitait pas à la légère, mais aussi que personne d’autre ne lui dirait puisque ses vices étaient de la pire espèce. Ou presque. « Ils sont là pour rester, ne t’inquiète pas pour moi. De toute façon, il faudrait qu’il soit doué dans son art pour ne serait-ce que songer à me les retirer… et ce n’est pas un talent qu’il possède, malheureusement pour lui. »

Oui. C’était gratuit. Et alors ? Il écoute ensuite très attentivement, s’arrêtant de marcher. Son regard se plante dans celui de Yurina alors qu’elle touche sa joue de sa main délicate et froide. Elle semblait si pure et si innocente, sous la neige floconneuse. Et pourtant… Elle était toute autre. C’était là une de ses forces. Ils avaient la même. L’air d’anges… l’âme de démons.

« De quoi as-tu besoin ? », demande simplement Shiro, prêt à exaucer ses souhaits. Kuro n’allait pas être très heureux de voir le pacte entre ces deux-là se former à nouveau… « Et dis-moi quelles sont les requêtes qu’il a adressé à ton père. Que je saches sur quoi je m’avance… »

Ça ne pourrait que l’aider. Il avançait encore à tâtons, mais se faisait confiance pour allumer très vite la lumière.
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     Mer 24 Jan - 13:55
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" Ghost from the past "
ft. SHIRO & YURINA  hue



Ce rire était aussi soudain que scandaleux, elle n’aimait pas être prise par surprise, lorsque ça arrivait, elle était aussi déstabilisée qu’un enfant devant ses premiers pas. Montrer ses émotions, bonnes ou mauvaises, s’était laisser votre ennemi percer vers vulnérabilité, elle n’en était que trop consciente. D’où cette main contre ses lèvres, cette honte cuisante et cette rapidité à se ressaisir. Dieu merci, le témoin était Shiro, quelqu’un qui avait déjà, à maintes reprises, eu la chance de voir derrière son masque angélique, de faire face au démon qui l’habitait. Elle aurait voulu être plus forte que ça, n’avoir aucune délicatesse… mais elle avait encore certaines lacunes. Cette quinte de rire en était la preuve. Et pourtant, elle avait rapidement changé de sujet, préférant jouer de flatterie sincère, en laissant sa main gantée se poser sur la sienne, alors que ses iris s’accrochaient aux siens avec amusement. Incrédule, sa voix avait soufflé un : « … Me rendre triste? »  plein de moquerie. Ses lèvrse s’étaient étirées, avec un mélange de douceur et de rancune. « Si tu savais mon tendre ami… le sinistre futur que j’entrevois … tu ne serais pas si prompt à juger de ce qui me peinerait. »  Notre héritière aimait croire qu’elle n’était ni stupide, ni coincée dans une abnégation puérile, au contraire, elle est douloureusement consciente de sa situation et de ce que cela impliquait. Dans un monde comme le sien, les femmes ne valaient pas grand-chose, des breloques à vendre au plus offrant, des objets tout juste bon à servir de faire valoir.

Elle avait été éduquée en pleine connaissance de cause, brisée, tordue, son père avait veillé à lui arracher toute forme de volonté en espérant en faire la marionnette parfaite pour un homme qui le satisferait d’avantage. Tout cela, elle en était bien tristement consciente. Pourtant, en son for intérieur grondait une autre voix, un esprit rebel, un besoin de libre arbitre qu’elle ne parvenait pas à faire taire. Et si elle avait longuement pratiqué ses fourberies sur ses semblables, il lui semblait aujourd’hui possible, à moyen terme, de pouvoir user de stratégies sournoises pour tirer son épingle du jeu. Elle le ferait, quel qu’en soit le coût, sa carrière à Eita n’avait en réalité que ce but inavoué : être trop visible pour être effacée. Hélas, le temps pressait, et elle avait dû se résigner à plier, encore, juste un peu, le moment n’était pas encore arrivé. Aussi, elle s’était faite à l’idée, épouser un vieux moche, subir tes mains abjectes sur son corps, se laisser souiller, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle puisse se permettre un divorce et en sortir sans une égratignure. Ses doigts s’étaient serrés sur le bras de son ami, cette perspective peu réjouissante la terrifiait, quoi qu’elle n’en dise. « Si seulement je n’avais pas en tête l’idée de ruiner le malheureux qui me prendre comme femme, s’eut été un honneur de porter ton nom. Hélas, il me faut une victime plus facile… »  

Et idéalement, qu’elle aimait moins. Elle n’allait quand même pas ruiner son ami! Quelle idée! Reprenant le pas lent et paisible de leur marche, elle l’avait écouté lui recommander la prudence, ainsi que la vengeance contre les bécasses de son groupe. Proposition qui avait été accueillie avec un déterminé : « Oh mais j’y compte bien…   »  avant que la conversation ne dévie une fois de plus. Leurs ennemis commun, La La, ce psychiatre… juste de pouvoir parler de la rage qui l’habitait à quelqu’un d’ouvert, d’aussi pervers et cruel qu’elle lui donnait un sentiment de puissante exaltant. Elle avait d’ailleurs recommencé à sourire, pouffant carrément de rire à l’entendre dépeindre l’éléphant moche qu’elle avait bien failli épouser. « Touché. Il se prend pour le centre de l’univers et s’imagine que tout lui est dû … il se dit médecin de l’esprit…mais il a été assez bête pour essayer de me manipuler. Grave erreur.   »  Le sourire qu’elle tira à son ami faisait froid dans le dos.

Elle détestait Haruto avec une telle violence, qu’elle devait se contraindre à plus de retenue, plus de prudence. Le fourbe avait essayé de lui faire perdre la face, de la convaincre de prendre le blâme, de le protéger lui, ce gringalet de mauvaise naissance qui n’avait rien à afficher. Pour Yurina, l’image, l’égo, c’est tout ce qu’elle avait. Concentrée sur les questions que lui posait son complice, elle se permit un soupire las. « Les requêtes… »  … elle n’en savait rien, mais ça avait marché, et elle redoutait qu’il en sache trop. « Je n’en sais rien… et c’est bien là le problème. »  Comment pouvait-on contre attaquer si on ignorait l’armement de l’ennemi? Il n’était pas dit qu’elle partirait dans une guerre si importante à l‘aveuglette!

Elle aurait pu se satisfaire de l’aboutissement, mais ça aurait été bien mal la connaître. Elle devait avoir le dessus, tout contrôlé, et elle refusait que ce médecin ait une longueur d’avance. « Il a été assez rusé pour soumettre mon père à sa volonté… à le contraindre d’annuler des fiançailles, sans protestation alors qu’il avait tout à y perdre. Mon père finance son employeur et embauche le sien…   » Il était, à proprement parlé, lié, coincé… et il s’en était quand même sorti indemne. « Tu comprends ma surprise… de ne voir aucune répercussion. Aucune. C’est improbable. »  Inquiétant. Ses iris étaient rivés sur le visage de son ami, elle avait peur, vraiment peur, qu’Haruto ait découvert son ‘’penchant’’ pour les gueux de mauvaise vie… pour un gueux plus particulièrement…mais elle ne pouvait quand même pas avouer ça à Shiro… si? « Ce qui me porte à penser qu’il tien quelque chose sur moi… et il est hors de question de m’enfouir la tête dans la sable, jusqu’à ce que ça d’explose au visage. »   Alors la première était serait probablement de cesser ce contrôle d’information non? … De tout dire à Shiro? Ça aussi, ça lui semblait au-delà de ses forces.

    
 
Ghost from the past feat. Daimon Yurina
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