Nightmare before christmas ft. JIENIE ♥

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     Sam 16 Déc - 19:24

" Nightmare before christmas "
ft. JIENIE ♥



Une entente ayant été convenue entre elle et l’héritier Zhang, notre demoiselle avait cru préférable d’inviter ses parents à la visiter en sol nippon, histoire de leur annoncer en personne ses fiançailles. Après le fiasco Xialei, elle devait user de toute la prudence du monde pour bien leur faire comprendre que le rythme de croisière, cette fois, ça serait elle qui le choisirais, mais qu’en prime, elle était sérieuse dans sa volonté d’aller de l’avant avec un mariage de convenance. Ainsi donc, prétextant le mal du pays et une incapacité à prendre une longue pause du boulot, notre demoiselle avait convié ses géniteurs à venir la visiter dans son pays d’adoption. Il faut croire que ses parents manquaient de divertissement car leur acceptation fut immédiate – elle n’en attendait pas moins, après les mois de silence radio qui avaient suivi la rupture de ses fiançailles. Les parents comme la fille semblaient poussés par une même volonté de réparer les pots cassés. C’est donc ainsi qu’à la fin novembre, ses parents louèrent une maison hors de prix et prirent le premier avion pour Tokyo dans le but d’y passer le mois de décembre et les fêtes.

Sur le coup, notre peinte était nerveuse. Après tout, lorsqu’elle avait rompu ses fiançailles avec l’ancien professeur de danse, Jung Rin avait dû subir les caprices de sa mère, ses soupires à fendre l’âme et ses nombreuses plaintes concernant la perte de ce gendre qu’elle adorait déjà – il avait la qualité primaire de ne pas être un Lee. Lorsqu’ils avaient rompus, sa génitrice avait fait un tel cinéma que notre demoiselle en était venue à se dire qu’elle ne s’en remettrait jamais, qu’aucun homme ne lui semblait plus appréciable que l’héritier Li. Limite, elle avait eu l’inquiétude réelle de la voir larguer son propre époux et poursuivre Xialei. Sauf que bon, ça c’était sans compter sa réaction à la limite de l’hystérie lorsque, quelques jours plus tôt, elle fit assoir père et mère au salon de leur propriété locative et leur annonça … ses fiançailles.

Oublié Xialei, remplacé la famille Li, ils n’en avaient plus que pour les Zhang et leur fils qui était à leur yeux de nouveau summum de perfection. Si parfait en fait, qu’ils ne crurent pas bon de consulter leur enfant avant de l’inviter à un diner de Noël afin de faire plus ample connaissance. Rin se serait ouvert les veines à cette annoncer. Primo, parce qu’elle s’en voulait de lui imposer cela, mais Deusio, parce que depuis ce bal d’Halloween et leur fuite réciproque après avoir scellé leur indifférence mutuelle d’un baiser, ils ne s’étaient plus vraiment revu. Oh elle avait bien voulu lui envoyer un sms, s’excuser, s’expliquer, mais elle était si honteuse et un peu blessée, qu’elle avait préféré éviter. Ji Hoon avait raison… elle n’était pas celle de qui on tombait amoureux, pas même celle qu’on tolérait. Elle s’y était résignée, mais ça ne rendait pas le fait moins terne. C’est donc affublé d’une terrible nervosité qu’elle attendait, en ce samedi 16 décembre, dans le salon qui appartenait temporairement à ses parents, dans une robe de soirée, à tenter de repérer la fenêtre la plus proche pour fuir si tout tournait au vinaigre. Perdue dans ses pensées, elle ne fut interrompue que par l’arrivée d’un de leurs domestique, escortant……….son futur mari. Figée sur place, elle ne fit pas un pas, coupée de toute façon par sa mère qui accueillait déjà le pauvre Jie d’un : « Monsieur Zhang! Quel honneur. C’est fou comme vous ressemblez à votre père! » … finalement, sa mère était prête à aimer tout candidat qui ne ruinerait pas sa fille. Il semblerait.
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     Dim 24 Déc - 0:43
Jie n’avait que très rarement fêté Noël. C’était une fête catholique qu’il connaissait avant tout grâce à sa portée commerciale, parce que l’académie dans laquelle il étudiait quelques années plus tôt avait décidé de faire un bal en son honneur. Ses parents connaissaient bien cette fête : les affaires allaient généralement bien à cette période de l’année, quand les gens étaient plus prompts à la dépense et qu’ils n’hésitaient que peu à débourser une petite fortune. Mais à ses yeux, c’était une célébration étrangère qui ne lui avait jamais vraiment tenu à cœur. Imaginez maintenant sa surprise lorsqu’il avait, sans s’y attendre, reçu une invitation à se joindre à la famille de sa chère fiancée pour l’une des fêtes les plus fêtées du monde.

Dans son costume taillé sur mesure, les manchettes parfaitement ajustées à la hauteur de ses poignets, Weilan attendant dans la voiture qu’il ait franchi la porte de la résidence temporaire de la famille Kim, Jie réfléchissait à un plan d’action. Comment allait-il se présenter à ses futurs beaux-parents ? Comment devait-il parler pour leur plaire ? Pour les convaincre une fois de plus qu’il était le gendre idéal, celui qui leur permettrait de caser leur fille de la meilleure façon qui soit ? Cela ne serait normalement pas difficile, mais chaque rencontre était un nouveau défi et, par chance, Jie ne reculait que rarement devant l’un d’entre eux.

Quand la porte s’ouvrit enfin, il adressa un sourire poli au domestique qui l’accompagnerait jusqu’à ses hôtes et lui remit un objet, entendant dans la distance le moteur de la voiture qui se mettait en marche, éloignant Weilan de cet endroit où il n’avait pas sa place. Les mains le long du corps, accompagnant sa marche avec toute la distinction qu’il avait dans ce genre de situations, Jie suivit le domestique jusqu’à la pièce où se trouvaient déjà la famille Kim. « Bonsoir madame Kim, » déclara-t-il en s’inclinant légèrement. « Permettez-moi de vous remercier pour l’invitation. » Sur ces mots, il se tourna vers le domestique, récupérant la bouteille de vin rouge qu’il avait achetée pour l’occasion, conscient qu’un cadeau était toujours apprécié en retour d’une invitation, chez les gens comme il faut, avant de la tendre à deux mains à l’homme de la maison quand il s’approchai de lui. « Monsieur Kim, enchanté de vous voir. » Son regard se posa ensuite sur sa fiancée, à qui il adressa un sourire, sous le regard de ses deux futurs beaux-parents, restant à une distance respectable de la jeune femme avant de la saluer avec toute la politesse du monde. « Bonsoir Jungrin, vous êtes ravissante aujourd’hui. »
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     Mer 27 Déc - 21:36

" Nightmare before christmas "
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En le voyant pénétrer dans le salon, flanqué du domestique et de sa maudite démarche assurée, gracieuse, celle qui trahissait son talent de danseur, Jung Rin s’en voulu presque de voir sa gêne se transformer en joie et un petit sourire étirer ses lèvres. Elle n’était pas amoureuse de cet homme, elle ne le serait probablement jamais et il y avait quelque chose dans cet arrangement d’affaire qui était presque pathétique, comme s’ils n’étaient rien de plus que du bétail unis pour améliorer la qualité de la prochaine portée… pourtant, elle l’appréciait lui, d’une drôle de façon, comme si cette indifférence avoue entre eux lui permettait d’être elle-même, de ne plus faire semblant, chose qu’elle avait l’impression de faire depuis des années, depuis la toute première fois que Ji Hoon lui avait tourné le dos. Ses iris sombres s’étaient posés sur l’héritier Zhang, et elle n’avait pu réprimer un nouveau sourire. Elle était heureuse de le voir, heureuse qu’il soit toujours là même si elle savait distinctement qu’elle l’avait blessé l’autre soir. Elle ferait amende honorable, la culpabilité lui écrasant le torse. Son attention fut toutefois détournée par sa mère qui prenait la bouteille des mains de leur invité, tout sourire, avant de la tendre au domestique qui la portait depuis le début.

Encore une fois, leurs façon de faire étaient ridicules, ça l’amusait en vérité, à quel point le mode de vie des gens de leurs rangs était puérile. Et sa mère, tendre mère, qui battait des cils devant son futur gendre comme s’il était la huitième merveille du monde. « Oh mais tous les remerciements vont sont adressés Monsieur Zhang. Si vous saviez à quel point votre présence nous comble de joie! » Venait-elle se mettre une main sur son cœur? Jung rin avait posé une main devant sa propre bouche pour ne pas pouffer de rire, ses iris trahissant son amusement se relevant sur son fiancé alors qu’il lui adressait la parole. Fidèle à elle-même, elle fit tout sauf hocher la tête comme une greluche sans colonne. « … Venant de l’homme le plus élégant de la pièce, je n’ai d’autres choix que d’accepter le compliment. » C’est un franc sourire qui lui fut adressée, alors qu’elle ajoutait, plus sérieusement. « Bonsoir Jie. »

Elle aurait pu approcher, le saluer mieux que ça, mais sa réaction vive le soir du bal était encore cuisante dans son esprit. Aussi, elle se contenta d’hocher la tête en conservant une distance prudente. Ils devraient en parler, plus tard, elle lui devait des excuses, mais là n’était ni le temps, ni l’endroit, ça serait terrible que de se plonger dans ce discours-là. Enfin ça, c’était avant qu’elle ne soit arrachée à ses pensées par son père qui, tentant une conversation y alla d’un trop franc et trop cruel : « Au fait, votre père m’informait que vous avez fait une vilaine chute? Êtes-vous totalement remis? » Elle avait froncé les sourcils, faisant instinctivement un pas vers le chinois, comme pour mettre un bouclier humain entre lui et son abruti de père. Elle lui en voulu à cet instant, énormément, pour oser ouvrir cette blessure fraiche. Et voilà qu’en bon homme d’affaire dont le seul intérêt était pécuniaire, il ajouta : « Quelle chance que cela ne soit que la jambe … au moins ça ne vous empêchera pas de reprendre les affaires familiales. » Cette fois-ci, c’est un regard presque assassin qu’elle décrocha à son père. Ses petits poings se serrant instinctivement. Elle dû se retenir à deux mains pour ne pas l’étrangler.
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     Sam 30 Déc - 21:16
Cet environnement qui aurait oppressé le commun des mortels, Jie ne le connaissait que trop bien. Il faisait partie de lui depuis sa plus tendre enfance, il l’avait intégré comme on s’habitue à une prothèse. Il avait accepté la richesse et les avantages, l’éducation qu’on lui donnait. Il avait subi les contraintes et les attentes dans le silence le plus complet, sans jamais se plaindre de ce qu’on attendait de lui. Dès sa plus tendre enfance, il avait compris que sa vie se terminerait au bras de la charmante fille d’une famille tout aussi fortunée que la sienne. Le mariage était, après tout, une notion très importante dans sa Chine natale, et il était difficile de passer à côté sans être regardée de travers par le quartier entier. L’idée d’être mal vu par les bonnes familles de Shanghai n’était dès lors pas bonne. Toute sa vie, il avait été préparé à cette soirée.

Comme la pièce maîtresse d’une exposition, il avança dans la salle où se trouvaient les parents de Jung Rin, saluant parents et fille avec ce sourire cordial que tout homme digne de ce nom devait arborer pour être poli. Avec une habileté qu’il avait développée au fil des années, il affichait ce savant mélange de confiance et d’humilité qui l’empêchait de paraître effacé sans trop s’affirmer. Le charisme qu’il avait dû travailler pendant des années lui servait aujourd’hui, plus que jamais. Plus que jamais, il était faux, dissimulé derrière le masque mielleux que lui avaient offert ses parents. Ah, si Yurina avait été là, ils auraient pu en discuter pendant des heures.

Mais Jie acceptait son sort. Il lui semblait normal. Plus que cela, ce mariage était le meilleur moyen à ses yeux d’oublier la femme qu’il avait tant aimée. Peut-être le temps était-il la solution de tous ses maux ? Un petit sourire fendit le visage pointu du danseur au commentaire de la mère de sa promise. Sa présence ne devait que peu importer, mais Jie s’en moquait. Il n’avait aucun ressentiment pour cette femme, ni même pour son mari. Face à ses compliments, il se contenta de rester humble, la remerciant sans insister, sans avoir l’air de se dénigrer, comme il était bon de le faire.

La salutation qu’il fit à la fille de la famille fut tout aussi respectueuse, bien que moins aisée. Il se rappelait de son comportement stupide, un comportement couard, le soir du bal. L’amour qu’il éprouvait pour Erena, quand bien même il essayait de l’oublier, ne semblait vouloir se tarir. Un défaut qu’il voyait plus que tous les autres. Un défaut que Jung Rin semblait avoir compris, bien malgré lui. Peut-être lui en parlerait-il un jour.

Hélas, il n’était pas au bout de ses peines. L’héritier le comprit quand le père de famille reprit la parole. Ses parents n’avaient donc aucune pitié envers leur propre fils ? Ne lui accorderaient-ils aucun moment de répit ? « C’est exact. » répondit-il avec toute la politesse du monde, retrouvant son sourire cordial. Qu’il lui était difficile de réprimer la colère qui grognait dans son ventre comme un volcan endormi. « Je suis remis, du moins en partie. C’est une question de point de vue. » Il posa les yeux sur Jung Rin, dont le mouvement l’avait étonné, puis sur son père à nouveau. « Mais soyez sans crainte, jusqu’à preuve du contraire, une jambe cassée n’a jamais empêché un homme de s’asseoir dans un fauteuil au cours d’une réunion. » Sans perdre de son sourire poli, il reposa les yeux sur Jung Rin. « Bien que je comprenne qu’il n’aurait pas été agréable pour vous de donner votre fille à un infirme. »

Sans attendre plus longtemps, Jie s’approcha de la fille, lui adressant un petit sourire. Il espérait que les parents ne seraient pas trop difficiles à aborder au cours de cette soirée. « Maintenant, veuillez m’excuser, mais je n’ai pas grand souvenir de la façon dont se déroulent les festivités. » avoua-t-il l’instant suivant. Cette ignorant c’était, il devait l’avouer également, le meilleur moyen qu’il avait trouvé d’éviter une conversation trop délicate à ses yeux.
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     Ven 5 Jan - 16:51

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Jung Rin n’avait pas eu besoin d’un grand cours en comportement humain pour savoir que celui qui deviendrait son mari était atteint du même mal qu’elle : un amour impossible et malsain. Elle l’avait bien vu, observer la chanteuse des HANABI au bal, avec cet air presque douloureux, torturé, et quelque part, plus que de se sentir lésée – elle nourrissait à son égard une absence absolue de sentiments amoureux – elle s’était inquiétée. C’était une chose de plonger dans un mariage arrangé quand, comme elle, on savait que ce que désirait son pauvre cœur était impossible, voir un désastre à éviter… mais lui? Renonçait-il à l’amour de sa vie pour son devoir de fils unique? Avait-il abdiqué une relation pour les attentes de ses parents? Notre bridée s’était fait la remarque mentale qu’un jour, elle lui demanderait, il lui avait semblé que le pauvre chinois souhaitait de tout cœur éviter ce sujet délicat. Cependant, il n’était pas dit qu’elle lui accorderait la facilité, si ça impliquait son malheur. Elle l’appréciait beaucoup trop pour ça… Oh pauvre idiote, si elle savait ô combien, il était plus prudent pour lui de demeurer loin d’Erena. Mais voilà, elle l’ignorait.

Si elle avait été nerveuse, voir pratiquement angoissée à l’idée de se retrouver dans la même pièce que son fiancé après la désastreuse fin de soirée du bal d’Halloween, elle aurait peut-être dû stresser quant à la réaction de son paternel. Loin d’elle l’idée qu’il plonge dors et déjà dans un sujet non seulement délicat mais proscrit. La simple mention de la blessure du danseur, ainsi que des implications sur sa ‘’fortune’’ suffit à raidir notre bridée, son regard s’était assombri et si elle avait pu tuer de ses yeux, son paternel girait sur le sol. Comment osait-il! Ses petits poings s’étaient serrés, crispés, alors qu’elle luttait contre tous ses instincts, elle avait envie de faire une scène, de défendre le chinois mais elle conserva un silence buté, trouvant qu’il s’y prenait avec bien plus de diplomatie qu’elle. Elle aurait presque pu se calmer, si son père n’avait pas pouffé de rire en entendant l’affirmation de Jie comme quoi, il pourrait toujours siéger dans un fauteuil. « Vous m’en voyez ravis. De toute façon la danse n’a jamais été qu’un divertissement et une perte ─ » Il ne fini jamais sa phrase, sa fille l’ayant interrompu scrupuleusement.

« Jie est un danseur exceptionnel. Et c’est un talent qui, je l’espère, continuera de croitre nonobstant notre union. » Ses iris noisettes s’étaient accrochés à ceux, plus secoués, de son géniteur qui ne devait pas avoir l’habitude de se faire contredire. Encore moins par sa fille qui pourtant, avait un fort caractère. Sa mère, une main sur le cœur, tenta un timide et plaintif : « Jung Rin ... » qui ne fit que la mettre plus hors d’elle. Elle n’avait pas cessé de fixer son père, son ton sans équivoque. « Je prendrai une part active aux affaires de votre entreprise. » si c’était le sacrifice à faire pour qu’il ne demande pas à son gendre d’abandonner la danse, elle le ferait, ce boulot qu’elle fuyait depuis des années. Cette concession sembla adoucir M. Kim qui haussa les épaules, sourit, et reporta son attention sur son gendre qui mentionnait une union avec un infirme. « Au point où nous en sommes… Un infirme serait largement préférable à un Con Artist ! » … Pouvait-elle être plus blême? Sans doute pas. De quel droit amenait-il Ji Hoon là dedans!

Ce n’était pas comme ça! Il ne savait rien! Sautant sur la diversion faite par le jeune héritier, elle l’avait attiré à l’écart, glissant son bras sous le sien en chuchotant un : « Puis-je t’offrir un verre? Il est coutume de trinquer à ce temps-ci de l’année. » un petit sourire désolé étira ses traits, elle avait si honte de ses parents… « Et franchement, tu en auras besoin pour survivre à mes parents... » Libérant son otage, elle s’était immobilisé près du bar dans le coin du salon, ou un domestique se tenait, et lui avait demander de remplir des verres, les parents Kim ne tardèrent pas à les rejoindre. « … Et si nous buvions à vos fiançailles? » elle avait presque gloussé… sérieusement. Le domestique remplis les flutes et leur tandit, le boisson des grandes occasions. Tout aurait pu être mignon n’eut été le soupire blasé du père qui roulait des yeux dans un : « Avec un peu de chance Jung Rin ne les annuleras pas cette fois ! » Est-ce qu’elle pouvait crever?!?!
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     Jeu 18 Jan - 17:32
Les familles riches se ressemblaient tristement. Aux yeux de Jie, ce n’était qu’une succession de sourire mielleux, de remarques calculées, de commentaires faits pour plaire ou de piques si sucrées qu’elles blessaient sournoisement. Il était né dans ce milieu, il avait appris leurs règles. Il connaissait par cœur leurs mécanismes, leur façon de penser, les choses à dire ou à éviter et, maintenant que les parents de Jung Rin s’adressaient à lui en tant que futur gendre, il ne pouvait s’empêcher de constater qu’ici encore, les mêmes travers étaient à noter. C’était cette même musique qu’il avait appris à jouer. Ce même fifrelin de moquerie et de dédain qu’il entendait dans chaque mot. Il était danseur, quelle honteux. Comment ses parents avaient-ils autorisé une telle chose ? Aussi longtemps que les parents demeuraient en vie, l’existence des héritiers n’était qu’une succession d’ennuis. Comme dans la royauté d’autres pays.

Mais avant même qu’il n’ait le temps d’ouvrir la bouche, Jung Rin intercéda en sa faveur. Les Kim devaient souffrir de cette enfant. Elle semblait plus rebelle que bon nombre d’héritiers qu’il avait pu connaître. Ou peut-être était-il celui qui se laissait trop dicter une conduite ? Il se contenta de sourire de ses lèvres fines, les yeux posés sur la coréenne, avant de relever les yeux vers le père qui venait de s’exprimer. « Un Con Artist ? » Se moquait-il de lui en employant ces termes ? Ce serait une première. Mais ses paupières se plissèrent légèrement quand la pensée lui traversa l’esprit. De quoi parlait-il exactement ? Il interrogea son futur beau-père d’un regard appuyé, attendant qu’il s’explique plus amplement.

Il s’échappa ensuite à la première occasion, espérant éviter que les esprits ne s’échauffent pour une passion trop importante à ses yeux. « Avec plaisir, Jung Rin. » Un petit sourire lui tendit le coin de ses lèvres alors qu’ils s’éloignaient. « J’ai l’habitude de ce genre de conversations, ne t’en fais pas. » Elles glissaient sur lui comme l’eau sur la roche. Ses parents avaient longtemps critiqué la danse, espérant faire abandonner sa passion à leur fils. Ensuite, il avait eu à faire aux proches qui désapprouvaient. Ce n’était pas digne d’un homme d’affaire. C’était étrange, quand même. Il ne comptait plus les commentaires désobligeants qu’il avait dû essuyer à cause d’eux.

L’arrivée de la mère de Jung Rin coupa court à leur conversation. « Très bonne idée. Qu’en dis-tu ? » Il se tourna vers sa fiancée, reposant les yeux sur le visage de monsieur Kim en réprimant un sourire, droit comme un i. « J’ai en effet entendu dire que ses précédentes fiançailles avaient été annulées. » Cela lui importait peu, en vérité. Il ne l’épousait pas pour ce qu’elle pensait. Il ne l’épousait pas par amour. Ce n’était rien de plus qu’un accord, un contrat. « Je suis persuadé que Jung Rin avait de bonnes raisons de mettre un terme à cette union. » Il ne souhaitait pas leur laisser l’occasion de riposter, de répondre. Ils étaient bien comme tous les autres.

« Vous avez évoqué un Con Artist, un peu plus tôt. » reprit-il avec intérêt, portant une flûte à ses lèvres après avoir trinqué. « Je ne me rappelle pas en avoir entendu parler. » Un petit rire fuit de sa bouche alors qu’il reposait les yeux sur le visage du père de sa fiancée. « J’ose espérer que ce n’est pas de moi qu’il était question. » Dans le fond de sa voix, une goutte de menace, à peine perceptible. C’était de cette façon qu’ils se parlaient, en sous-entendant des choses, en les disant à moitié. Il pouvait, lui aussi, annuler leur accord s’il se sentait insulté.
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     Dim 21 Jan - 17:57

" Nightmare before christmas "
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Échappant temporairement à ses parents, Jung Rin avait souri doucement au jeune chinois, son regard pourtant sévère. Il n’avait pas à endurer des jugements ou des insultes. Et encore moins de ses parents, qu’il y soit accoutumé ou pas. « C’est une mauvaise habitude. Je refuge d’encourager sa continuité avec ma propre famille. » elle allait probablement ajouter autre chose, lui dire qu’elle admirait son talent, sauf que sa mère, radieuse, les avait rejoint en proposant un toast. À leur fiançailles… Elle avait souri au jeune homme, cognant délicatement sa coupe contre la sienne, dans un sincère : « Avec plaisir. » qui fut rapidement interrompu par son père et ses mises en gardes. Oh Rin… elle bouillait de rage, mais elle n’osait rien dire. Si le pire qu’il avouait, c’était ses anciennes fiançailles, ça allait. Jie devait déjà savoir ça. Pourtant, le vieil homme avait eu un rire narquois à la rétorque de son gendre. « De bonnes raisons. Ah! » … Fille et mère avait figé, l’épouse osant un : « Une tragédie… Li Xialei est un homme charmant. Mais je suppose que c’est pour le mieux, j’ai ouï-dire qu’il a épousé son amour de jeunesse. C’est d’un romantique! » pour rattraper l’atmosphère. Romantique….

Elle aurait pu rire, mais quelque part, si Xialei avait fait un mariage heureux, elle en était réjouie pour lui. Que ça soit avec une femme de moins noble naissance, elle s’en fichait. Son père avait pourtant bousillé à nouveau le calme en parlant d’un Con Artist. « … Père ? » … Sa demande avait été ignorée par un homme blasé qui avait fait un pas vers le chinois, un brin admirateur de ses menaces si bien maîtrisées. « De vous? Croyez-moi monsieur Zhang, mon cœur de père serait réjoui que cette sale histoire ne soit qu’une insulte déguisée… » … Rin avec déglutti, son cœur loupant un battement. « Malheureusement, je faisais référence à un véritable Con Artist. » … Ça allait mal se finir. « … Père ! » Le ton froid qui lui répondit lui coupa toute réponse.

« Jung Rin, j’apprécierais ne pas perdre mon temps cette fois-ci. Et cela implique laisser savoir à ce pauvre homme les limites de ton intelligence, voir, de ton absence de jugement. » La main délicate qui tenait son verre s’était crispé, au point de rendre ses pauvres jointures blanche, son minois avait blêmi alors qu’elle accusait le choc. Insultée, elle l’était, mais plus que d’être furieuse que son père ose lui parler ainsi, elle avait été submergée par une vague de honte en réalisant qu’elle ne pourrait échapper à cette humiliation. Conservant un silence buté et un regard défiant, elle avait porté son verre à ses lèvres et l’avait bu cul-sec en fusillant du regard l’homme d’âge mure qui n’avait pourtant pas daigné cesser son monologue. Qu’on le pardonne, le pauvre homme avait subits de nombreuses pertes monétaires à cause de sa fille, et cette connerie datait d’une décennie maintenant. D’un ton rageur, il avait soutenu le regard de son gendre d’un : « Voyez-vous, monsieur Zhang, ma fille se prend pour une princesse de contes de fée, et elle croit toutes les conneries qu’un homme peut lui raconter. Si jamais vous désirez obtenir son appuis pour un projet douteux, sachez qu’il vous suffira de – c’était quoi déjà chérie? – Ah oui! Lui dire que votre père est mourant, ou que votre frère a besoin d’une voiture neuve! » Rinnie avait remplis son verre en silence, décidant soudainement que ses pieds étaient le meilleur point central.

Et ce tapis…. Pouvait-elle s’y fondre? Non parce que savoir que Ji Hoon s’était payé sa tête était une chose, l’assumer, une autre. Et elle ne voulait pour rien au monde que Jie l’apprenne, il allait la pense si stupide. Elle était demeurée silencieuse, sa mère secouant la tête désespérée, certaine sans doute, qu’elle venait de perdre un nouveau gendre potentiel. Monsieur Kim portant, n’avait pas cessé de s’adresser à Jie, très sérieux. « Ses dernières fiançailles, et les autres avant, se sont terminées parce que son Con Artist d’ex petit ami, qui la manipule depuis plus de dix ans, lui a demandé de tout larguer. Oh, et de lui payer une voiture, et des vêtements… et quoi d’autre contre. » Oui, elle venait de boire sa seconde coupe, envisageant de s’ouvrir les veines ici pour éviter la suite, son visage était brûlant de gêne, ses joues sans doute écarlate. « Si je vous donne sa main, vous serez aussi responsable de son compte bancaire. »

    
 
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