I spell love with the letters of your name + HAROON ♡

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     Lun 4 Déc - 23:57

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“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Un message dès le lendemain avait prouvé sa bonne foi. Haruto voulait repartir sur de bonnes bases avec Ji Hoon. D'autres avaient suivi. Des messages d'abord presque neutres, mais toujours doux, comme deux amis. Et au fil de la conversation, il avait mis en place un petit jeu de séduction innocent entre lui et le Coréen. L'air de rien. Ça allait aux compliments jusqu'aux selfies. Son sourire n'était jamais aussi éclatant sur les autres photos. Il n'y avait que pour lui qu'il souriait de la sorte. Un sourire large, tendre. Amoureux. Dans ses yeux brillait tout l'amour qu'il avait pour lui. Oh, bien sûr, le Japonais savait qu'en vrai, ça faisait plus son effet. C'était pourquoi il lui demandait s'il pouvait passer. Toujours lui, en premier. Quand il sentait que Ji Hoon allait craquer, il sautait sur l'occasion pour proposer une sortie avant qu'il ne le fasse. Les soirées passées ensemble, depuis ce fameux soir où il était rentré de Corée du Sud, lui rappelaient celles qu'ils passaient en tant que meilleurs amis. Avant que tout ne change radicalement. C'était étrangement agréable. C'était timide, mais ça lui rappelait tellement de bons souvenirs. Ceux avant qu'il ne gâche tout. Et c'était pour ça qu'il ne voulait pas gaffer. Ne rien précipiter entre eux. Après tout, ils avaient mis quatre longues années avant que les sentiments amoureux fassent surface. Bon, Haruto ne se sentait pas vraiment capable de tenir quatre ans, mais il pouvait tenir quelques jours. Ecouter Ji Hoon, lui parler. Ne pas trop l'embrasser, le toucher ce qu'il fallait. Ne pas lui faire l'amour. De simples moments de complicité pure. Pour renouer petit à petit. Pour que cet amour qui les liait devienne à nouveau plus fort que tout.

Haruto ferma le coffre d'un geste sec, avant de se frotter les mains. Cherchant son portable dans la poche de sa veste, il sourit en relisant son message. Un éclat de rire lui échappa, même. Oui, il osait demander à Ji Hoon de se lever tôt un samedi matin. Peut-être pas le genre de rendez-vous qu'avait attendu son homme. Montant dans sa voiture, Haruto réajusta le rétroviseur intérieur avant de démarrer. Takochi avait retrouvé Erena avec bonheur. Au moins, de ce côté-là, il serait tranquille. Ses doigts tapotaient le volant alors qu'il attendait à un feu rouge. Et si Ji Hoon était déçu ? Et si ça ne lui plaisait pas ? D'un geste automatique, sa main gauche serra la clé dans l'autre poche de sa veste, au niveau de son cœur. Celui-ci battait fort. Il déglutit, alors que le feu passait au vert. Il fut chez Ji Hoon en peu de temps. Se garant sur un l'emplacement le plus proche qu'il trouva, Haruto éteignit le moteur. La ville semblait encore un peu endormie, le jour n'était pas complètement levé non plus. Le cadran digital de son téléphone n'affichait même pas encore sept heures du matin. Frottant ses mains l'une contre l'autre, il sortit du véhicule, le verrouillant alors qu'il marchait déjà vers l'immeuble, trop impatient de retrouver l'amour de sa vie. Haruto ne croisa personne jusqu'à l'étage où vivait Ji Hoon et sa famille. Cette pensée le troubla. Un peu égoïstement, il espérait que ce soit Ji Hoon qui lui ouvre. Avec douceur, il frappa à la porte pour lui indiquer qu'il était là. Avant de monter, il lui avait envoyé un rapide message pour lui signaler qu'il était arrivé. Affichant son plus beau sourire, il écarta les bras quand la porte s'ouvrit, soulagé que ce soit le visage aimé – et encore un peu ensommeillé – qui apparut. « Bonjour ! T'es prêt ? » Se penchant pour apercevoir Kimyaki qui accourait, il câlina son bébé en attendant que son homme récupère sa valise. Haruto espérait que Ji Hoon l'ait écouté. Des vêtements chauds et pratiques, confortables. Et de bonnes chaussures. Il avait cédé et envoyé l'énigmatique mot montagne, avant de préciser dans le message suivant pas de snowboard. Un smiley qui sourit. Trois double cœurs.

Un week end en amoureux. A la montagne. A peu près. En réalité, Haruto avait énormément hésité. Où l'emmener ? Pourquoi ? Dans quel but ? Il voulait un vrai rendez-vous avec lui. Quelque chose de romantique, pourquoi pas symbolique ? Il voulait que ce soit exceptionnel, sans pour autant être trop grandiose. Il voulait de l'intimité. Qu'ils soient entre eux. Pour mieux se retrouver. Qu'ils partagent ensemble des moments agréables. Inoubliables. Alors, il s'était souvenu. « Donne-moi ta valise. » Avec un peu trop d'enthousiasme, Haruto hissa le bagage du Coréen dans le coffre, le calant contre le sien. Le rejoignant dans la voiture, il alluma aussitôt le moteur, activa le chauffage, puis se tourna vers Ji Hoon. « On en a pour environ deux heures de trajet. Hakone, tu connais ? » Affichant un large sourire, il ne put s'empêche de lui caresser la joue. « Tu peux dormir, si tu veux. » Vivement, il déposa un baiser sur cette même joue, avant de démarrer. Avec prudence, il roula, la radio allumée sur un volume bas. Se concentrer sur la route l'empêchait de se montrer trop nerveux, en vérité. Il ne savait toujours pas si son idée plairait, et plus ils approchaient de la périphérie de la capitale japonaise, et plus il se posait la question. Il n'avait même pas de plan B !

Moins de deux heures plus tard, Hakone. Haruto s'engagea alors sur une route secondaire qui les menait vers la montagne. Au bout d'un moment, alors que la route se faisait plus étroite, il coupa la radio. « Promis, il y aura l'électricité. » Un rire s'échappa d'entre ses lèvres. Il s'accorda le droit de couler un regard vers Ji Hoon, le sourire en coin. « Et même Internet. » Evitant de dévier du chemin, il se cala sur son siège. « On est bientôt arrivé. » Comme l'indiquait le GPS qu'il avait allumé une fois sortis de Tokyo. Et au détour d'un virage, alors qu'il s'engageait sur un chemin de terre à voie unique, le chalet se dressa entre les arbres presque entièrement nus. « En été, c'est plus joli. Mais il y a plein de touristes aux alentours. » Se garant juste à côté de la bâtisse, il laissa le moteur tourné un instant, comme s'il hésitait. Son regard traversa le pare-brise, avant de se poser sur Ji Hoon. « Bienvenue au cottage secret des hommes Kamiya. » Il se sentait un peu bête de l'annoncer comme ça, mais c'était toujours comme ça que son père l'avait appelé. Coupant finalement le moteur, il fit signe à Ji Hoon de le suivre. Il y avait un peu de neige sur le sol, mais pas de trace de givre aux fenêtres. Et pour cause, Haruto s'y était rendu la veille pour tout mettre en place.

C'était il y avait quelques semaines. Son père lui avait rappelé l'existence de ce chalet en lui donnant les clés. Il en aurait sûrement besoin, lui avait-il soufflé. Keisuke n'avait aucune idée derrière la tête, si ce n'était le bonheur de son fils. Le vrai. Son seul fils. Bien sûr, il adorait ses filles, mais sa relation avec Haruto était privilégiée. C'était comme si ce dernier s'en rendait finalement compte. Son père les aimait tous les trois d'un amour timide, mais profond et sincère. Il ne cherchait pas à leur nuire, seulement les encourager. Faire ce qu'ils aiment. Sans les forcer. Et lorsqu'il lui avait discrètement tendu le trousseau de clés, Haruto avait compris qu'il ne lui demanderait rien en retour. Qu'il souhaitait juste une bulle de bonheur à son fils. Celui-ci ne sut comment exprimer sa gratitude. Mais ce n'était pas si grave, ils étaient tous les deux plutôt maladroits dans leur façon d'agir avec autrui. Tel père, tel fils. Des chalet comme ça, il y en avait d'autres, dans les environs. La région était connue pour être appréciée des touristes et des citadins venus chercher un peu de paix pendant le week-end. Keisuke avait acheté celui-ci avant son mariage avec Haruka, et Haruto savait que sa mère n'en connaissait pas l'existence. Ou du moins, pas tout à fait. « On venait là presque tous les week-ends, quand j'étais petit. Pour renforcer notre lien père-fils, qu'il disait. » Haruto sortit les valises du coffre. « En fait, je crois juste qu'il évitait déjà maman. » Sortant la clé de la poche de sa veste, il s'avança vers le perron, gravissant les trois marches en bois qui se trouvaient devant. La terrasse en bois était vide, Haruto s'était dit qu'il ferait trop froid pour y rester boire un verre.

« Et voilà ! » La porte grinça, lorsqu'il la poussa pour laisser à Ji Hoon l'honneur d'entrer le premier. Une douce chaleur leur caressa le visage, et Haruto se dépêcha de refermer la porte derrière lui, abandonnant les valises dans l'entrée. Le style était complètement occidental. La pièce du bas était un grand espace ouvert. La cuisine était légèrement surélevée par rapport au coin salon. Face au téléviseur, des lits superposés. C'était là qu'il avait toujours dormi. Dans le lit du haut, son père occupant celui du bas. « Tu prends lequel ? » Haruto s'en approcha, affichant un sourire malicieux, avant d'indiquer de l'index l'escalier mena à la mezzanine. « Suite parentale.. » Où se trouvait notamment la salle de bain. Se déchaussant, Haruto marcha jusqu'au coin salon, déposant sa valise sur le canapé. « J'ai fait les courses hier. On ne manquera de rien, promis. » Il avait même pensé à un bocal de kimchi que Ji Hoon et lui avait préparé ensemble. Abandonnant sa veste sur sa valise, il s'approcha de Ji Hoon, hésitant un instant avant de poser les mains sur ses hanches et de venir se coller à lui, l'embrassant aussi tendrement que chastement. « Tu as de gros pulls ? » Ses mains glissèrent sur son torse, alors que ses bras se glissaient autour de son cou. « On va pécher ! » Un rire dans la voix, Haruto s'écarta, avant de se diriger vers un grand placard dont il ouvrit grand les deux battants, dévoilant plusieurs cannes à pêche, et tout le matériel nécessaire. Un sourire malicieux aux lèvres, il se retourna vers lui. « Tu sais que tu es coincé là pour le week-end ? » Avec lui. En amoureux. Pour mieux se retrouver. Enfin.

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     Mar 5 Déc - 23:53

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Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Un drôle de nouveau souffle. Ils se voyaient de temps en temps, se parlaient beaucoup par message, parfois, ils s’appelaient. C’était bizarre, amusant, il prenait toujours le temps d’y répondre rapidement quand il pouvait, jamais il ne le laisserait sans nouvelle pendant trois heures et quarante-et-une secondes. Un sourire idiot s’étirait sur ses lèvres dès qu’il voyait l’un de ses fameux selfies, il s’arrangeait toujours pour lui en renvoyer un en retour, pour le charmer aussi. Il n’était pas idiot, il voyait le petit jeu de son Japonais et ça lui plaisait. Il aimait quand il essayait de le séduire – il réussissait assurément – voir cette petite complicité renaître doucement entre eux. Ji Hoon en avait besoin, ça le rassurait. Tout n’était pas perdu. Même s’il prenait parfois un air détaché, il ne pouvait pas refuser quand le Japonais proposait un rendez-vous. Souvent à l’extérieur, pour ne pas être trop tenté. Lui parler lui faisait du bien. De tout et de rien, se raconter des anecdotes de vie, rire comme des idiots autour d’un verre, sans jamais trop boire. Comme des amis, mais pas vraiment. Pas du temps. Il y avait toujours cette tension, un jeu de séduction qui passait par les regards plus que par les mots.

Parfois, ils s’embrassaient, parfois, leurs corps s’effleuraient. Ils ne survivraient pas sinon. Pas de sexe, non. Ils devaient mieux se retrouver avant. C’était difficile. Quand Haruto était si près de lui, qu’il lui parlait, parfois, Ji Hoon perdait le fil. Ses yeux le dévoraient, ils se perdaient sur son visage, ses lèvres, ses oreilles, lui tout entier… Il en avait envie, mais il se retenait, il pensait à autre chose, se concentrer sur ce qu’il disait, par exemple. Doucement, il arrivait presque à oublier la laideronne, oublier ce qu’il lui avait fait. Au fond, il y pensait toujours, mais pour lui, le plus importait était de reconstruire leur relation. C’était bien trop précieux. Il aimait leur relation, il aimait avoir Haruto près de lui, il aimait le garder pour lui, juste pour lui. C’était important. Sans lui, le Coréen n’était pas grand-chose. Haruto le rendait si heureux, en ne faisant presque rien. Il avait besoin d’entendre sa voix, de sentir son odeur, de presser ses lèvres contre les siennes… Avec le temps, tout cela était devenu vital. Il ne pouvait pas s’en passer, comme une drogue. Il répondait présent à chaque fois que Haruto proposait quelque chose, à chaque fois, il était incapable de refuser.

Tout comme ce weekend, au final. Ji Hoon avait fait le nécessaire pour se libérer. Il était curieux de savoir où Haruto l’emmenait. Une surprise. Une drôle de surprise. Des vêtements chauds et confortables, de bonnes chaussures. Il n’avait pas tout ça. Il avait essayé de piquer dans la garde-robe de son jumeau, mais Liang était plus fin que lui. A la limite, quelques pulls. La veille, il avait préparé sa valise, un peu anxieux. Il allait devoir se lever si tôt ! Et s’il ne se réveillait pas ? Il avait demandé à Liang de veiller à ce qu’il se soit levé, il ne voulait pas rater le départ, même si Haruto l’aurait forcément attendu. Il avait un peu angoissé en apprenant qu’ils allaient à la montagne, moyennement rassuré quand Haruto précisé qu’ils ne feraient pas de snowboard. Ji Hoon aurait de toute manière catégoriquement refusé de le laisser grimper dessus. Il préférait encore qu’il grimpe sur lui, c’était moins dangereux. Il ne voulait plus revivre ce jour à la montagne. Voir la tête de Haruto pleine de sang, le voir chuter, attendre dix jours qu’il se réveille… Non, il ne supporterait plus tout ça, il avait bien trop peur pour lui. Il ne devait pas se blesser. Ji Hoon voulait le protéger.

Ji Hoon aurait du refuser. Il était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Non, il n’y allait plus, il ne pouvait pas. Tournant dans son lit, il se leva finalement à la dernière minute, chouinant jusqu’à la salle de bain, il s’habilla rapidement, il s’installa brièvement sur le canapé. Il se réveilla sur ce même canapé, Kimyaki couché sur lui, en entendant son téléphone sonner. Haruto était là. Mollement, il se traîna à la porte, attendant qu’il soit là pour lui ouvrir. « Bonjour… Hm. » Il était prêt, oui. Enfin, il était habillé. Pas coiffé, il ne ressemblait à rien, mais peu importe, Haruto l’avait déjà vu avec les cheveux en bataille, il n’en était pas mort, il pouvait se le permettre. Comme un zombie, il quitta son appartement, oubliant même de dire au revoir à son bébé – il l’appellerait plus tard – donnant sa valise à son homme une fois près de la voiture, il s’installa sans un mot à l’intérieur.

Deux heures de trajet ! C’était loin ! Hakone, il ne connaissait pas, il secoua la tête en guise de réponse. S’il était du genre à trop parler, le matin, il était incapable de sortir une phrase, comme s’il s’agissait d’un effort surhumain. Il ferma doucement les yeux pour mieux apprécier ses gestes tendres, ne manquant pas la bonne nouvelle : il pouvait dormir ! « Juste un peu… » La totalité du trajet. Ses yeux s’ouvrirent en arrivant à Hakone. C’était joli, ça avait l’air calme. Ça lui plaisait déjà. Son visage laissa place à un profond soulagement. Electricité et internet. Il aurait presque posté un selfie sur Instagram pour fêter ça, mais il se rappelait de sa tête et il évita de se faire peur. Si Haruto supportait, ce n’était pas son cas. Son regard se posa sur le chalet vers lequel ils se dirigeaient, essayant d’imaginer le tout en été. « Il faudra qu’on revienne en été ? » Son sourire se fit malicieux. Si Haruto voulait y revenir, peu importe quand, Ji Hoon était prêt à le suivre. Il le suivrait n’importe où. Ses sourcils se froncèrent à l’appellation du chalet. Il ne savait pas ce que c’était un cottage, mais ce n’était pas le plus important. « Secret ? Pourquoi secret ? » Des hommes Kamiya ? Ça voulait dire que les femmes n’avaient pas le droit d’y aller ? L’avantage, c’était qu’il ne risquerait pas de croiser cette folle par ici.

Prenant sa valise, son regard se posa sur Haruto, écoutant sagement ses explications concernant le chalet. Des sorties père-fils… C’était mignon. « Alors, ça l’a renforcé ? Tu aimais venir ici avec lui ? » Ji Hoon savait combien le père de Haruto était discret et timide, encore plus que le fils ! Il ne lui avait pas beaucoup parlé la fois où il l’avait rencontré, juste quelques mots d’usage. Il était vraiment très gentil, très aimant. « Tu m’étonnes… » Pauvre homme, il l’aurait déjà tué, si c’était sa femme ! Ji Hoon l’avait murmuré, se doutant que Haruto avait pu l’entendre. Ce n’était pas méchant, une petite blague. Qui ne masquait pas vraiment le fait qu’il préférerait mourir que de passer un weekend dans ce chalet avec cette femme. Allant jusqu’à l’entrée du cottage, il ouvrit la bouche en voyant l’intéirieur. C’était vraiment joli ! Et plus grand que ce qu’il avait pu imaginer de l’extérieur ! Il laissa échapper quelques exclamations d’émerveillement, regardant partout autour de lui avant d’arrêter son regard sur deux lits superposées… Non ? A la question du Japonais, il le fixa d’un air ébahit. Sérieusement ? Cependant, en suivant son indexe, il fut soulagé. Une suite parentale. Donc un grand lit double. Pour eux. Il aimait dominer Haruto, mais pas comme ça. Souriant à Haruto, il posa tendrement sa main sur sa joue pour répondre à son doux baiser, en déposant un second sur ses lèvres.

« Quelques uns, oui… » Mais ils restaient beaux. Ji Hoon ne pouvait pas accepter d’être mal habillé, même à la montagne. Cependant, cela n’avait pas d’importance. Est-ce qu’il avait vraiment dit pêcher ? En plus, c’était sérieux ? La bouche du Coréen s’ouvrit, avant de se refermer. Ça devait faire dix ans qu’il n’avait pas pêché ! Son père le forçait toujours à aller pêcher à Jukdo. Pas Liang, il devait étudier – lui aussi concrètement mais Jong Dae savait qu’il ne le faisait pas vraiment – ni Jin Seok, il était trop jeune. « Sérieusement ? » Un petit rire amusé quitta ses lèvres. Il ne s’était pas attendu à ça, mais ça ne le dérangeait pas vraiment. « Tu aimes pêcher ? » Ji Hoon se rapprocha un peu de Haruto, un sourire malicieux aux lèvres. « Bon, j’avais déjà remarqué que tu aimais pécher… » Sa langue pointa entre ses lèvres, il attrapa une canne, se demandant s’il allait réussir à la faire marcher. Celles de son père n’étaient pas aussi sophistiquées ! « Coincé là pour le weekend ? Ca veut dire que tu me retiens en otage ? » Son regard se leva vers lui, il plissa un peu le nez. « Faudrait pas que j’attrape le syndrome de Lisbonne. » Oui, bon, c’était une capitale, il n’était pas si loin. Baillant longuement, il reporta son attention sur le Japonais. « On peut faire ça plus tard ? J’ai une idée. » Sa main flatta doucement sa hanche. « Et si on allait voir cette suite parentale ? » Oui. Mission parfaite. Ils y allaient, Ji Hoon se jetait sur le lit et bam ! Il dormirait et finirait sa nuit. Il lui manquait au moins cinq heures de sommeil. Riant un peu, il ouvrit son manteau pour que Haruto puisse le détailler. « Tu penses que c’est assez chaud ? » Il ne voulait pas tomber malade et gâcher leur weekend ! C’était beaucoup trop important. Le Coréen voulait en profiter, du calme loin de Tokyo, de son Japonais. Du temps qu’on leur offrait pour se reconstruire.


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     Mer 6 Déc - 21:40

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“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Se retrouver était important pour eux, Haruto l'avait bien compris. Il était primordial de reprendre aux bases de leur relation. C'était pourquoi il s'était jusque là efforcé d'être amical, tout en restant profondément amoureux de Ji Hoon. Parce que malgré tout, il n'y avait que lui. Prendre du recul l'aidait aussi à comprendre son erreur. S'il ne savait toujours pas ce qui avait bien pu lui prendre ce jour-là, en acceptant d'épouser Yurina, le Japonais se rendait compte – encore plus que jamais – à quel point son choix avait fragilisé la confiance que son homme pouvait lui porter. Et cette confiance, il devait la retrouver. C'était important, ainsi, ils pourraient avancer. Haruto souhaitait également qu'ils parlent d'autres choses. Si aucun d'eux n'oublieraient sûrement jamais cette trahison, ils pouvaient au moins l'ignorer la plupart du temps. Bien évidemment, il se doutait que la cicatrice resterait profonde, mais avec le temps, il avait bon espoir. Tous deux guériraient. Et pour ce faire, ils avaient besoin de temps. Mais pas loin l'un de l'autre ! Ça non. Haruto le refusait. Comment pouvaient-ils se retrouver s'ils restaient séparés ? C'était absurde. Voilà pourquoi ne passait pas un seul jour sans qu'il ne lui écrire, ne l'appelle, ou ne le voit. Toujours dans un lieu neutre. Entouré de monde, et de bruit – même si leur bulle se créait rapidement et les enveloppait agréablement. Ils parlaient de tout, de rien, de choses importantes et de détails futiles. Mais tout intéressait Haruto. Il buvait les paroles de Ji Hoon en le dévorant des yeux. Et du mieux qu'il le pouvait, de son côté, il le séduisait. L'air de rien. Ce n'était pas difficile, Haruto voulait toujours charmer son homme. Quoi de plus normal ! Ces sourires, ces regards, ces gestes aussi discrets que tendres... Ce n'était que pour lui. Pour l'amour de sa vie.

Mais bien vite, Haruto avait voulu plus. Si ces rendez-vous lui plaisaient beaucoup, il ne pouvait nier cette envie dévorante de se retrouver seul à seul avec Ji Hoon. Sans coups d’œil curieux et interruptions intempestives. Il ne le voulait qu'à lui, à lui seul. Il voulait pouvoir le toucher vraiment, bien plus qu'un simple effleurement. Il voulait lui prendre franchement la main, y déposer un baiser tendre. Puis laisser ses lèvres riper sur les siennes, et l'embrasser vraiment. Il voulait retrouver cette intimité si douce et rassurante. Il voulait qu'ils s'aiment sans se soucier du monde extérieur. Il y avait longuement réfléchi. Se retrouver chez lui restait délicat, se demandant si ce n'était pas trop tôt. Se retrouver chez les Lee était hors de question. Où alors ? Un hôtel ? C'était trop impersonnel. Et puis, alors, cet endroit s'était naturellement imposé à son esprit. A vrai dire, il l'avait un peu oublié. Quand son père lui avait laissé les clés, la crise était encore trop vivace et douloureuse, entre Ji Hoon et lui. Mais finalement, Haruto savait que ce serait l'endroit idéal. Les souvenirs qu'il avait y étant rattachés lui réchauffait instantanément le cœur. Il se souvenait avec joie de ces instans passés avec son père, seul à seul, entre hommes. Il se rappelait ce calme, ces longs moments de silence entre eux, avec la nature en bruit de fond, pendant ces longues marches au bord de la rivière ou ces parties de pêche sur le lac. Keisuke n'était pas un homme bavard et son fils lui ressemblait. Ils n'avaient pas besoin de combler le silence, la sérénité des lieux les apaisait. C'était agréable, et Haruto se sentait nostalgique de ces moments si précieux passés avec son père. Il ne l'avait jamais remercié dignement.

C'était au chalet qu'il emmenait aujourd'hui Ji Hoon. Un jour, pour le taquiner, Keisuke lui avait soufflé l'idée qu'un jour, il aurait une amoureuse, et qu'il l'emmènerait ici sans lui dire. Haruto s'était défendu en disant que jamais il ne trahirait le secret ! Aujourd'hui, il ne parvenait pas à trancher. Qui avait eu raison ? Il emmenait bien la personne aimée dans le cottage secret des hommes Kamiya, mais il ne trahissait pas le-dit secret. Ji Hoon était un homme, et un peu Kamiya – un jour peut-être officiellement. Cette pensée le fit sourire, alors qu'il coula un regard amoureux vers son homme endormi. Il lutta contre une envie féroce de lui caresser la joue. Le pauvre méritait son sommeil. Quand se yeux se focalisèrent à nouveau sur la route, son cœur battait la chamade. Que dirait son père ? Parfois, lorsqu'ils se retrouvaient dans la même pièce que les Daimon et Haruka, Haruto surprenait un regard de son père. Il n'y lisait ni dégoût, ni rejet, ni quoique ce soit de négatif. Il y lisait l'inquiétude d'un père incertain du choix de son enfant. Comme s'il cherchait à lire en lui sans y parvenir. Keisuke semblait s'interroger. Ce fils qui se tenait devant lui, était-il réellement heureux ? Que souhaitait-il vraiment ? Oh, le psychiatre savait que c'était sûrement ses propres envies qui se projetaient sur son père. Il avait eu tant besoin d'un soutien qui le comprendrait. Durant ces longues semaines qu'il avait passé fiancé à Yurina, le Japonais s'était rendu compte d'à quel point il pouvait être seul, sans Ji Hoon.

Quand ce dernier se réveilla enfin, Haruto ne pouvait plus vraiment caché son enthousiasme. Il était si heureux d'être là ! Avec lui ! Hakone était une si belle région, et il avait hâte de la lui faire découvrir. Il regrettait déjà que ce n'était qu'un week-end. Comme il l'avait regretté à l'époque de ce séjour à la montagne. « Si ça te plaît, on y reviendra autant que possible ! » Puisque par procuration, ça lui appartenait. Si son père allait pêcher aujourd'hui, c'était avec des collègues et dans des endroits plus proches de Tokyo. Des endroits que connaissaient Haruka. « Mes sœurs et ma mère ne savent pas qu'il existe. » Et s'il se sentait coupable vis-à-vis de Erena et Haruno, Haruto en restait bizarrement soulagé. Cet endroit pouvait devenir un nouveau lieu rien qu'à eux. « Mon père l'a acheté avant son mariage. » Un très bon investissement, à l'époque. Il le lui avait une fois dit, mais petit Haruto n'avait pas tout compris à l'époque. Aujourd'hui, en tant qu'adulte, il comprenait un peu mieux. « Ma mère aime le confort de la ville et pour nos vacances, elle choisissait toujours de beaux hôtels en bord de mer. » Et puis Keisuke avait dû rapidement se dire qu'il avait besoin de calme. « Et peut-être que mon père parlait d'une cabane plutôt que d'un chalet, lorsqu'on partait tous les deux. » Un sourire espiègle se logea au coin de se lèvres. Timide, gentil, et doux, mais pas stupide, le père Kamiya. Il revoyait le regard inquiet de Haruka qui craignait que son fils tombe malade en dormant et mangeant mal, mais étrangement, les deux hommes de la maison revenaient toujours en bonne santé et de fort belle humeur.

C'était d'ailleurs l'état d'esprit du Japonais. Son sourire ne se décollait pas de ses lèvres. Hochant d'abord la tête à la question de son homme, il ferma le coffre avant de se tourner vers lui. « J'adorais venir ici. » Ses yeux se levèrent vers la cime des arbres qui les entouraient. Ce calme l'apaisait, ces lieux étaient son sanctuaire le plus sacré. Pour un garçon timide comme lui, cet endroit avait été une vraie oasis dans sa solitude. « Tu as pu le voir, mon père ne parle pas beaucoup non plus. Mais je crois que ce sont nos moments passés ici qui m'ont permis de comprendre qu'être silencieux et réservé n'était pas si grave. En se taisant, mon père m'a plus appris que ma mère qui jacassait sans cesse. » Encore aujourd'hui. Son ton devenait amer, lorsqu'il évoquait sa mère. Il ne pouvait pas reprocher à Ji Hoon son petit commentaire. Mais Haruto ne voulait pas gâcher son plaisir d'être ici avec l'homme qu'il aimait ! Sans tarder, il l'invita à entrer. Et il ne put cacher son sourire ravi quand le Coréen laissa quelques exclamations lui échapper. Visiblement, les lieux trouvaient leurs charmes auprès de lui aussi, ce qui le soulagea énormément. Il voulait qu'il s'y sente bien ! Comme chez lui ! Néanmoins, Haruto ne put s'empêcher de le taquiner un peu. Le regard que lui lança Ji Hoon le fit éclater de rire. Il ne pouvait pas maintenir le suspens plus longtemps et fit rapidement part de la présence d'une petite chambre plus haut. Située sous les toits, en mezzanine, la suite parentale offrait une sorte de cocon dans le cocon que représentait ce chalet. En vérité, Haruto n'y avait jamais dormi – ni son père, d'autant qu'il sache – n'y étant monté que pour se laver dans l'unique salle de bain de la demeure.

L'espace d'un instant, il oublia tout. Le temps que dura leur baiser, en fait. C'était si doux ! Mais rapidement, le Japonais reprit les rennes de la conversation. Ji Hoon le séduisait un peu trop bien ! Il devait rester concentré. Quand il dévoila le contenu du placard, il fut étonné de la réaction de son homme. Un sourire vrilla malicieusement le coin de ses lèvres, lorsqu'il se rapprocha de lui. Ah, ce ton suave et doucereux... Un frisson courut le long de son dos. « Mais cette manière de pécher, c'est de ta faute ! » Intenable ! Haruto posa les mains sur les hanches de son homme. Fronçant les sourcils, il lui vola un baiser, avant de le lâcher. « Et oui, sérieusement ! » Il l'observa s'emparer de l'une des cannes. S'il ne connaissait pas, il lui apprendrait. Bien que ça faisait lui aussi longtemps qu'il n'avait plus pratiquer. « Tout à fait ! » Et il n'était pas certain de le rendre au monde une fois le week-end passé. Ce qu'il ajouta le fit rire, mais il ne le corrigea pas. En Suède ou au Portugal comme au Japon, le syndrome restait le même. « Tu ne pourras plus te passer de moi ! » Et accessoirement, lui non plus ne pourrait plus se passer de Ji Hoon. C'était déjà le cas, de toute façon.

« Tu ne veux pas aller pêcher ? » Bizarrement, ça ne l'étonnait qu'à moitié. Ses petits yeux étaient encore plus petits que d'habitude. Haruto plissa les siens, mais n'ajouta rien. Ses dents mordillèrent sa lippe, alors qu'il abandonnait son manteau sur le canapé. « Allons la visiter... » Ses yeux ne quittaient pas le corps de Ji Hoon. Ses mains retrouvèrent ses hanches et il l'attira subitement à lui, l'embrassant à perdre haleine. Ses doigts glissèrent sous le pull de son homme, taquinant sa peau de ses doigts un peu froids. « Si chaud... » Son souffle était court, son corps, tout près du sien. Ses mains glissèrent sur ses fesses, en appréciant le rebondi parfait. Puis iHaruto s'écarta, avant de lui donner une tape sur les fesses. « Va dormir. » L'index de son autre main souligna une cerne qui commençait à naître. Tendrement, ses lèvres se posèrent dessus. « Tu peux dormir jusqu'à midi, d'ici là, je prépare tout. » Avec plus de douceur, il l'embrassa à nouveau. « Je te rejoins tout à l'heure. Si tu n'es pas prêt, j'irai seul. » Son doigt se posa sur le bout de son nez et il appuya légèrement, avant de rire et de l'embrasser. Haruto était si heureux d'être là, et il souhaitait tellement que sa joie soit communicative ! Que Ji Hoon comprenne que ce n'était pas seulement l'endroit qui le rendait si heureux, mais qu'il y était pour beaucoup également. Ce bonheur qu'ils vivaient ensemble était unique et merveilleux. Et tellement précieux !

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     Sam 9 Déc - 0:54

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“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Un chalet, à Hakone, pour le weekend. L’idée me séduisait assez le Coréen. Ils avaient besoin de petits weekends juste à eux, loin de Tokyo, loin de tout le stresse qu’ils avaient habituellement. C’était bien plus dangereux que dans des bars, mais l’avantage certain, c’était qu’ils n’avaient pas besoin de hurler pour s’entendre, et au moins, ils seraient tranquilles. Tenir sa main, rester près de lui, tout près de lui. Il voulait pouvoir le regarder à la pleine lumière, lui sourire, rire avec lui, passez du temps avec lui. C’était si important pour leur couple. Ils avaient vécu des moments difficiles, il y a quelques semaines, rien n’allait, ils étaient mal, au bord d’une vraie rupture. Oui, Ji hoon y songeait sérieusement, à le quitter, même si c’était difficile. Même si ça pouvait être assimiler à s’arracher le cœur, il ne pouvait plus supporter cette situation, il ne pouvait plus supporter d’avoir aussi mal, de se sentir ridiculisé, toute cette situation, il avait été prêt à abandonner. Maintenant, tout ça lui semblait si loin. Tout ce qu’il voulait, c’était reconstruire leur histoire d’amour. Leur histoire tout court. Ils étaient bien plus que des simples amants, depuis tout ce temps, ils avaient une relation indescriptible, plus forte que tout.

Endormie, il laissait la voiture le bercer, pas vraiment intéressé par regarder les paysages, il n’avait qu’une seule hâte : arriver. Ils y arriveraient, Ji Hoon y croyait, il croyait en eux. Oui, il y croyait. Un jour, tout cela serait derrière eux. Bien loin derrière. Doucement, ses yeux s’étaient ouverts, il avait été un peu surpris de voir combien c’était différent de Tokyo. Ji Hoon ne connaissait pas bien le Japon. Il avait envie de voyager plus dans le pays. Aller dans le sud, plus jamais dans le nord, aller à Osaka, Kyoto… Il devrait le proposer à Haruto. Ils pourraient se prendre deux semaines pour faire le tour. Oui, bonne idée ! Cependant, il allait déjà voir comment se passait ce premier séjour avant de faire des plans sur la comète. Même s’il savait qu’il allait adorer ce weekend, surtout en voyant le chalet. C’était vraiment mignon, ça faisait décor de film, il avait du mal à croire qu’ils allaient vraiment passer le weekend là-dedans. Le chalet des hommes Kamiya. Avait-il vraiment le droit de venir ici ? Peu importe, il s’en fichait d’avoir le droit d’être là ou non. Le père Kamiya n’avait pas besoin de le savoir. Et s’il le savait, ils lui proposeraient un café.

Même sa mère et ses sœurs ne connaissaient pas l’existence de ce chalet ? « Je suis un privilégié, alors ? » Lui, il connaissait ce chalet ! C’était presque un homme Kamiya. Presque. Kamiya-Lee. En silence, il buvait les paroles de son homme, fasciné par la relation qu’il avait avec son père. Ah, cette drôle de confirmation qu’il n’apprécierait jamais la mère Kamiya… Même son type de vacances de bourgeoise l’énervait. Mais il ne devait pas commencer, il ne devait pas penser à elle. C’était leur weekend en amoureux, elle n’était pas invité (heureusement). Ji Hoon devait se concentrer sur les autres éléments de la conversation. Haruto et sa relation avec son père. Le Coréen n’avait jamais été très proche du sien. Ils se disputaient toujours. Trop différents. Ou trop similaire, au contraire ? Sûrement que Jong Dae voyant en son fils ses propres défauts, trop rêveur, trop aventureux, il avait peur qu’il échoue à son tour. Au final, ils n’avaient jamais vraiment parlé. Ils auraient dû. Sans s’énerver, se parler calmement, essayer de se comprendre. Maintenant, c’était trop tard.

Un petit sourire étira ses lèvres, ses yeux ne lâchaient plus Haruto. Doucement, il hocha la tête, tirant sa valise derrière lui. « Tu devrais lui proposer de partir à nouveau tous les deux une fois. » Ca leur ferait du bien, de se retrouver. Haruto s’était un peu trop éloigné de sa famille au final. Ji Hoon ne voulait pas l’éloigner des siens, sauf de sa mère. Il savait combien la famille était important, et combien il devait profiter des moments qu’il avait avec eux. Il voudrait pouvoir retourner en arrière parfois, retrouver son insouciance, l’adolescence. Avoir quatorze ans, se réveiller un matin dans sa petite chambre à Seokgyo. Voir Liang déjà dans un coin de la chambre en train d’étudier, froncer les sourcils en regardant l’heure sur le radio-réveil déjà bien vieux. Aller dans la cuisine, saluer sa mère sans trop lui parler. Il n’était pas du matin. Au loin, entendre ses sœurs qui riaient, Jin Seok qui jouait. Entendre son père râler une fois encore parce qu’il se lève tard, lui demandant ce qu’il allait faire de sa vie. Et cette fois-ci, il ne lui répondrait pas, un simple sourire, il lui promettrait de faire des efforts. Il voudrait juste revivre une de ces journées.

Revenant à lui dans le châlet, il ne put qu’être subjugué par la beauté des lieux. C’était grand, confortable… Si beau. Il ne voulait pas de ce lit superposé. Il voulait la suite parentale et il comprit que Haruto était sur la même longueur d’onde, profitant un peu trop de ce doux baiser. Il le rendait fou, il lui faisait faire n’importe quoi. Comme pêcher ? Il ne pouvait s’empêcher de rire face à cette proposition, s’amusant des réponses de son amant. « Comment ça ? J’ai rien fait. » Son sourire s’élargit encore, il répondit à son baiser rapidement. Non, vraiment il n’était coupable de rien, Haruto le poussait au vice ! Il était surpris par cette soudaine envie d’aller pêcher, il n’allait pas protester. Ou juste un peu. Il était si fatigué… Epuisé ! Pouffant un peu, il plissa le nez. « Hm, tu penses vraiment ? » Il ne pouvait déjà plus se passer de lui ! Totalement accro à ce Japonais, il n’y avait plus rien à faire, le pauvre Coréen était condamné à vie, à aimer Haruto et tout faire pour rester avec lui. C’était là son destin.

Bien sûr qu’il voulait aller pêcher. Mais seulement après sa nuit. Et s’ils allaient visiter la chambre ? Son sourire se fit enjôleur. Que Haruto le laisse y aller ! Mieux ! Qu’il vienne avec ! Continuant à sourire en entendant sa proposition, ses mains se posèrent sur ses épaules, ses lèvres répondirent aux siennes. Oh non, il n’espérait pas que Haruto voudrait plus. D’abord, il finissait sa nuit. Quoique… Non ! On avait dit qu’ils ne devaient pas le faire ! Pas maintenant. Un gémissement quitta ses lèvres en sentant ses doigts froids contre la peau de son ventre, mordillant la lèvre de son amant en guise de vengeance. Il commençait à avoir un peu chaud, alors que leurs corps se rapprochaient, que les mains de Haruto glissaient sur ses fesses… Avant de tout interrompre ! Pour lui dire d’aller dormir ! Fermant les yeux, il rit un peu en le sentant embrasser son œil. « Mais… » Il ne voulait pas aller dormir ! Enfin si. Mais pas tout seul ! « Non, t’y vas pas seul, c’est notre weekend, à tous les deux ! » Donc ils devaient rester ensemble.

Faisant la moue quand il posa son doigt sur son nez avant de l’embrasser, Ji Hoon fronça les sourcils, glissant ses bras autour de lui. Posant son visage sur son épaule, il ne résista pas longtemps avant d’ouvrir la bouche pour le mordre. Affectueusement, avec amour, évidemment. « Viens, on va pêcher. » Relâchant le Japonais, il sortit les cannes à pêche, tendant la sienne à Haruto avant de prendre les affaires de pêche dans l’armoire. « Si on est fatigués, on fera une sieste plus tard. » Ils faisaient de si bonnes siestes ensemble, pourquoi s’en priver ? « On va pêcher loin d’ici ? » Il faisait trop froid pour marcher loin, ça allait lui geler les mains, et Haruto risquait de perdre ses oreilles. Hors de question de laisser une chose aussi horrible leur arriver. « Je savais pas que tu aimais pêcher ? » Ji Hoon posa un regard curieux sur son homme. Il devrait plutôt dire qu’il ne savait pas qu’il savait pêcher. Encore des clichés sur les citadins. Dans son village, c’était normal de pêcher, à Tokyo, c’était bien plus étrange. « Tu cuisineras ce qu’on attrape ? Pour moi ? » Il lui offrit un petit clin d’œil manqué avant de s’approcher pour lui dérober un baiser. « On y va ? » Plus vite ils partaient, plus vite ils revenaient. C’était mathématiques. Son sourire ne quittait plus ses lèvres, comme sur un petit nuage, loin de tout, juste avec lui. Son cœur en était persuadé, bientôt tout serait comme avant. peut-être même mieux. Encore plus beau, encore plus fort.


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     Sam 9 Déc - 23:34

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Un privilégié ? Ça ne faisait aucun doute ! Ji Hoon était l'amour de sa vie, après tout. Comment seulement imaginer ne pas lui faire découvrir cet endroit ? Ce lieu était un sanctuaire pour Haruto, et y emmener celui qu'il aimait lui paraissait plus que logique. Son sourire prouvait bien tout ça. Son cœur qui se réchauffait immédiatement lorsqu'il posait les yeux sur Ji Hoon en était une preuve suffisante, pour lui. Se retrouver ici, avec Ji Hoon, l'aidait d'une façon plutôt inattendue. C'était comme si, à la seconde où il avait posé le pied sur le tapis de mousse qui recouvrait le sol près du chalet, Haruto savait qu'ils se réconcilieraient, tous les deux. Bien sûr qu'ils étaient sur le chemin du pardon, mais ce n'était pas suffisant. Ils devaient se retrouver vraiment, de façon exclusive et intime, sur des points bien différents. Tout n'était pas à reconstruire, mais ils devaient plutôt solidifier cette base que le Japonais avait fragilisé avec sa terrible erreur. La base de leur histoire, cet amour profond et si exceptionnel qu'ils se portaient mutuellement. Ce serait ici. Ici qu'ils renoueraient. Ici que leur couple renaîtrait. Plus fort que jamais.

Cet endroit tenait à cœur à Haruto. Outre ce secret qui le liait avec son père, le chalet avait une place particulière dans son cœur. Et c'était comme s'il voulait le partager avec Ji Hoon. Il désirait simplement que son homme comprenne que ce n'était pas perdu. Qu'il pouvait encore le surprendre – de bien des manières. Ici, ils seraient tranquilles. Nulle crainte de voir débarquer Haruka. Le fils s'interrogeait tout de même. Son père se doutait-il de quelque chose ? En lui confiant les clés, n'avait-il rien soupçonné ? Il avait bien crû lire quelque chose dans ses yeux. L'avait-il deviné ? Keisuke était un homme timide et discret. En vérité, Haruto n'avait jamais pu se figurer quelle serait sa réaction, quand il lui apprendrait être amoureux de Ji Hoon et désirer finir sa vie à ses côtés. Est-ce que ça n'avait été qu'un fantasme, que de penser que son père était contre ce mariage arrangé ? Le problème restait le même, qu'importe la personne ; s'il ne posait pas la question, il ne saurait jamais. C'était un sujet sensible, mais il devenait urgent de sauter le pas. Haruto devinait sans mal que c'était une étape importante pour que leur histoire avance. Sûrement la prochaine, même. Et si la nervosité le gagnait rien que d'y penser, il n'en restait pas moins déterminé. Ses parents devaient savoir.

« C'est devenu compliqué à organiser, avec le temps... » Haruto ne savait pas trop quelle excuse donner, en vérité. Celle-ci n'était pas franchement originale, à peine recevable. Et surtout, il s'en voulut immédiatement. Que donnerait Ji Hoon pour revivre un seul instant avec son père ? Combien de regrets étouffaient dans son cœur ? Ce temps perdu qu'il ne rattraperait pas. Ça lui brisait le cœur rien de l'imaginer. Dans quel état se retrouverait-il si son père venait à disparaître ? Sa douleur ne serait en rien comparable à celle de son homme, car elle ne serait pas la même. Ce qu'avait vécu Ji Hoon était cruel et terrible. Personne ne saurait jamais ce qu'il avait ressenti en l'apprenant. En l'apprenant de façon horrible, par sa faute. Une culpabilité toujours présente le frappait au cœur, à chaque fois qu'il y pensait. Ji Hoon lui en voulait-il ? Pour lui parler de sa relation privilégiée avec Keisuke ? Haruto se sentait tellement idiot. Et si ce n'était pas le bon endroit pour reprendre leur histoire, finalement ? Pourtant, la réaction de Ji Hoon, une fois les pieds dans le chalet, le rassura. Son cœur chanta tant son homme semblait charmé par les lieux. Le Japonais reprit confiance en lui, en son idée. Il se l'était promis, pourtant ! Ne plus douter ! D'abord, de lui-même. Sa propre confiance en lui en avait pris un coup, ces dernières semaines. Mais petit à petit, il devait la retrouver. Avec l'aide de Ji Hoon. Tout se passerait bien.

Ji Hoon. C'était pour lui qu'il voulait changer. Pour être digne de lui, de l'amour qu'il lui portait. Leur couple méritait le meilleur, et Haruto était déterminé à tout faire pour y parvenir. Le séduire, certes. Mais surtout, nouer toujours plus fort leurs liens. Qu'ils ne faiblissent plus ! Puisque le matériel se trouvait déjà sur place, il avait pensé à la pêche. D'accord, peut-être que dans sa tête, c'était un peu trop romantique. Tous les deux sous le soleil de l'hiver, sur une petite barque, comme seuls au monde sur le grand lac. Comme dans un tableau idyllique. Il ne savait pas trop pourquoi il avait pensé que ce serait une bonne idée que Ji Hoon accueillerait sans broncher. Ou sans essayer de le charmer avant pour parvenir à ses fins. Malheureusement pour lui, Haruto lisait étonnamment bien dans son jeu. S'il préféra d'abord faire celui qui tombait dans le doux piège de son amant, il reprit bien vite le dessus. Tel est pris qui croyait prendre ! (Bien qu'il se garda de lui énoncer le proverbe à haute voix.) Il l'avait prévenu pourtant. Ji Hoon devait tomber pour lui, encore et encore. Ne plus pouvoir se passer de lui ! D'accord, Haruto s'était fait un petit plaisir en lui frappant les fesses. Ce week-end était bien évidemment le leur, mais il avait clairement abusé en exigeant de son homme de se lever si tôt. Ce dernier avait du sommeil à rattraper, le Japonais ne pouvait lui en vouloir.

Néanmoins, il ne put cacher sa satisfaction face à la réaction du Coréen. Un rire lui échappa même quand celui-ci le prit dans ses bras. S'il ne put retenir un petit cri de protestation quand il le mordit, Haruto riait encore lorsqu'il s'écarta un peu – sans le lâcher néanmoins. Les mains qui n'avaient pas décollé de ses hanches le pincèrent très légèrement, sans lui faire de mal, avant de le lâcher pour le laisser se saisir des cannes. « Tu es sûr ? » Son cœur battait joyeusement, mais il restait à l'affût d'une rétractation. Et si finalement, il préférait aller dormir ? Haruto devait-il céder et aller s'allonger à ses côtés le temps qu'il récupère de sa nuit pas terminée ? « Ce n'est pas tout près. Il faut marcher... Puis ramer. » Coinçant la canne à pêche contre son épaule, le Japonais observa son homme. Il ne voulait pas le forcer à l'accompagner. « On fera une longue sieste à notre retour ! » Sa main libre caressa la joue de Ji Hoon. Il ne pouvait déjà plus s'empêcher de le toucher ! Une vrai cause perdue. Perdu dans les petits yeux de son homme. « Je suis un homme plein de surprises. Tu verras, je suis plutôt doué ! On peut même parier sur lequel des deux aura la plus grosse. » Prise. Haruto voulait surprendre Ji Hoon des meilleures des façons. Ce ne serait plus que des bonnes surprises ! Pour qu'il l'aime toujours plus. Comme le jour où il l'avait impressionné avec le snowboard ! « Je te fais tout ce que tu veux. » Sa voix traîna un peu sur le 'tout'. Avidement, il chercha un autre baiser.

« Tu es certain de vouloir m'accompagner ? » Son regard se leva vers la mezzanine, avant de se poser sur son petit ami. Haruto lui sourit tendrement. « Tu gardes ces vêtements ? » S'asseyant sur le canapé, il souleva son pull pour en passer un sweatshirt. Il fouilla ensuite son sac pour en sortir des chaussures de marche beige. Il y avait des bottes en caoutchouc dans l'abri près du lac. « Je te préviens, interdit de séduire les petites mamies qui viennent ici pour faire de la randonnée. » A nouveau debout près de son homme, il captura son visage dans ses mains, avant de l'embrasser longuement. « Si tu veux, je te montre l'endroit où on allait pêcher avec mon père, puis on revient. On dort un peu, puis je prépare le déjeuner pour ce midi. Les courses sont là, on a pas besoin de ramener notre repas. Ça peut attendre cet après-midi, ou même demain. » Sa main glissa dans la sienne alors qu'il attendait sa réponse. Le plus important pour lui était qu'ils soient ensemble, après tout. Pêcher ou pas, ça n'avait finalement que très peu d'importance. Ils étaient là pour une raison précise. Renouer. Avec l'un l'autre, avec leurs sentiments passés. En ressentir de nouveaux, plus forts encore que les autres. Haruto avait plusieurs choses en lui dont il voulait faire part à Ji Hoon, et il espérait pouvoir trouver les mots. Ses doigts serrèrent les siens. Au fond, le décor n'avait que très peu d'importance. Tout ce qui comptait, c'était qu'ils puissent se parler. Que leur histoire reprenne comme avant. Non. Qu'elle soit toujours plus belle, jour après jour.

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     Lun 11 Déc - 0:25

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Ce n’était compliqué que parce qu’ils se persuadaient que ça l’était, Ji Hoon en était certain. En guise de réponse, il offrit un petit sourire à Haruto, songeant que ce n’était pas le moment pour argumente dans ce sens. Ils en parleraient plus tard. Il devait comprendre que le temps avec son père n’allait pas durer éternellement, qu’il pourrait disparaître rapidement. Mais il ne fallait pas traumatiser son homme. S’il lui disait ça, il allait courir à la voiture pour aller voir son cher Papa et le planter là. Non, il allait être un peu égoïste et le garder pour lui ce weekend, ne pas le laisser lui échapper. Il aimait trop l’avoir tout près, juste pour lui, se dire qu’il avait l’exclusivité. Ça lui faisait du bien d’avoir toute son attention. Il en avait besoin, plus que jamais. Parce que le Coréen a déjà terriblement besoin d’attention, mais là, c’était encore pire. Après ces derniers mois, il avait ce besoin vital de sentir que Haruto faisait attention à lui, qu’il était là, qu’il l’aimait. C’était primordial désormais et ce weekend tombait parfaitement. Loin de tout. Juste eux deux.

C’était ce qu’il voulait aujourd’hui, peu importe la fatigue, rester avec Haruto, le suivre partout, lui parler, voir son sourire, être terriblement niais, et s’en ficher totalement. Tant qu’ils étaient heureux ! Le Coréen trouvait que ça ressemblait un peu au ryokan, leur premier séjour « en amoureux », sans le savoir. Tout était si doux, durant ce séjour à la montagne, une atmosphère étrange, qu’il ne comprenait pas ! Cet idiot qui ne voyait pas l’évidence absolue. Il était raide dingue de son meilleur ami ! Totalement fou de lui. Il repensait à ces moments, silencieux, où ils se regardaient simplement, en souriant un peu. Deux êtres niais, qui ne réalisaient pas l’amour qui les unissaient. Ce besoin de se retrouver seuls, cette pointe de jalousie quand une femme l’approchait, ce bonheur absolu et inavoué de le voir la remballé pour rester juste avec lui. Qu’ils étaient bêtes ! Et ils n’avaient rien vu ! Ji Hoon repensait avec tendresse à leur premier baiser, pour voir, pour rire, un délire d’étudiant. Son cœur qui avait explosé dans sa poitrine alors que ses lèvres goûtaient les siennes pour la première fois. Qu’elles avaient l’impression d’avoir enfin trouvé leur place, parfaitement à l’aise. Simple, doux, chaste, et pourtant extraordinaire. A ce moment-là, son inconscient savait qu’il venait d’embrasser pour la première fois celui qu’il voulait embrasser pour toujours.

Boudeur, il alla se serrer contre son homme, mordillant son épaule en se fichant bien de lui faire un peu mal. C’était mérité ! Il grogna un peu quand il le sentit le pincer, le serrant plus fort, exprès. Il hocha mollement la tête. Oui, il était sûr de vouloir se perdre sur un lac pour pêcher des poissons. Ses sourcils se froncèrent, il regarda Haruto. Marcher et ramer ? Pourquoi est-ce qu’il l’embêtait comme ça ? Il n’avait pas signé pour se faire passer pour gay dans l’idée de faire des trucs virils d’hétéro avec lui. Et après quoi ? Ils allaient se faire un foot ? Ji Hoon était si fatigué, pourquoi est-ce qu’il lui faisait ça ? C’était lui qui devait souffrir. Ce n’était pas juste. Pourtant, Ji Hoon ne broncha pas, hochant simplement la tête. Il pouvait bien faire un effort. Et l’eau, c’était son élément. Il y était si souvent avant. il avait appris à nager quand il savait à peine marcher ! Un sourire éclaira son visage quand Haruto proposa une longue sieste à leur retour. Ça, ça lui plaisait. En silence, il apprécia les caresses sur sa joue, avant de répondre. « D’accord, ça me va comme programme ! » Son regard se perdit sur lui, le fixant un instant, amusé. Un homme plein de surprise oui. Riant doucement, il s’approcha de lui, déposant un léger baiser sur sa joue. « On sait que c’est moi qui ai la plus grosse, pas besoin de parier. » Comme pour prévenir une protestation, il déposa ses lèvres sur les siennes, pouffant comme un gamin.

Voir s’il était doué était une chose, mais Ji Hoon savait d’emblé qu’il n’aurait pas le niveau Lee. Seize ans à vivre au bord de la mer, et aussi loin qu’ils se souvenaient, son père l’avait toujours emmené. D’abord avec sa canne à pêche d’enfant, plus un jeu qu’autre chose, il l’emmenait le plus souvent possible et lui apprenait avec rigueur comme avoir les meilleurs. Son regard se leva vers son homme s’enflammant en l’entendant accentuer le tout. « Je te ferai une liste. Il y a beaucoup de choses que j’aimerais que tu me fasses. » Mordillant sa lèvre en le regardant, il s’éloigna un peu de son homme. trop dangereux !

Ecoutant ses questions, il fronça un peu les sourcils. Il allait finir par croire que Haruto voulait y aller seul ! « Oui, et oui. » D’accord, ce n’était pas une tenue de pêche, mais il refusait d’être mal habillé, peu importe la raison. Haruto pouvait-il seulement comprendre cela ? C’était vital… Primordial ! « T’aimes pas comment je suis habillé ? » Bien sûr qu’il aimait. Il devait aimer. S’il n’aimait pas, c’était qu’il manquait de goût, clairement. Et Ji Hoon ne couchait pas avec quelqu’un qui manquait de goût. Bon, actuellement, ils ne couchaient pas ensemble, mais ils l’avaient déjà fait, donc c’était encore valable. Il devait aimer son style, personne n’avait un aussi bon sens du style. Parfois, il se disait que Haruto avait de la chance. Ji Hoon s’aimait tellement, et malgré ça, il trouvait le moyen d’aimer Haruto encore plus. C’était si fou, est-ce qu’il réalisait seulement ? Il devrait le remercier chaque jour. « T’en fais pas, je te les laisse toutes. Je voudrais pas empiéter sur ton terrain de chasse. » Un sourire moqueur étira ses lèvres avant qu’elles n’aillent se poser sur celles de son Japonais. Ses bras se glissèrent dans son dos, prolongeant sensuellement le baiser avant de relâcher son homme. « Hm… On peut aller pêcher demain ? Ca me va bien ton programme là. Surtout qu’on attrape plus de poisson très tôt. » C’était déjà trop tard pour la pêche. Ils dormiront dans l’après midi et veilleront cette nuit pour aller chercher des poissons !

S’assurant que Haruto était bien habillé, il s’approcha de sa valise pour sortir les fameuses « chaussures de marches », des Timberland, évidemment, qu’il enfila avant de changer son pull pour un sweatshirt plus chaud. Il ne voulait pas mourir de froid non plus. Pas maintenant, il était trop beau et trop jeune. « On peut y aller. » S’approchant du Japonais, il donna une tape sur ses fesses avant d’ouvrir la porte d’entrée, respirant l’air pur et glacial d’Hakone. Il aimait vraiment ce petit coin. C’était calme, doux, il s’y sentait bien. Evidemment, pas pour du long terme, il avait besoin d’avoir de la vie autour de lui. Mais pour un weekend en amoureux, c’était tout simplement parfait. souriant à son bel amant, il descendit les marches jusqu’au sentier. « Vous veniez souvent ? Tous les ans ? » Il avait envie de tout savoir sur Haruto, chaque détail avait son importance. « Il sait que tu es revenu ici ? Avec quelqu’un ? » Ji Hoon savait qu’il ne lui aurait pas dit qu’il était venu avec lui. Son sourire se fana un peu en regardant autour de lui. Il se demandait si Haruto trouverait le courage de le dire un jour à ses parents, pour eux deux. Il ne comprenait pas pourquoi il n’assumait pas, pourquoi il avait si peur, surtout après ce qui s’était passé. Cependant, Ji Hoon voulait éviter tous les sujets qui fâchaient, il voulait profiter de ce weekend, il voulait être heureux à nouveau. Il ne voulait plus souffrir. Tout ce qu’il voulait désormais, c’était Haruto.



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     Lun 11 Déc - 23:44

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“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Le seul programme pré-établi du week-end était le fait de passer du temps ensemble. Si Haruto avait eu quelques idées, il n'avait rien voulu décider par avance, sans laisser le choix à Ji Hoon. Puisqu'il l'avait forcé à se lever à une heure du jour dont il ne devait même pas soupçonner l'existence, il pouvait bien le laisser récupérer son sommeil gâché. Lui était parfaitement en forme, tant il était excité à l'idée de retrouver cet endroit magique. Ses yeux d'enfants voyaient ces merveilleux moments passés en compagnie de son père. Aujourd'hui, de nouveaux souvenirs s'ajouteraient aux anciens, et le Japonais s'était juré de tout faire pour qu'ils soient aussi beaux qu'inoubliables. Il voulait passer le plus de temps possible avec son homme, aussi fut-il soulagé de l'entendre dire qu'il acceptait sa proposition. Lorsque Ji Hoon lui demanderait, lui aussi ferait des concessions pour lui. De toute manière, ils semblaient sur la même longueur d'ondes. Passer le maximum de temps ensemble, quitte à rester collé l'un à l'autre. Ce serait parfait. Son rire fut étouffé par le baiser du Coréen. Haruto fronça les sourcils, mais ce n'était que par jeu. Il avait bien envie de lui rétorquer que ça faisait trop longtemps pour qu'il s'en souvienne avec précision, mais il s'était promis de tenir encore un peu. C'était d'ailleurs pour ça qu'il avait d'abord refusé de le rejoindre pour dormir déjà. Ses pulsions le poussaient un peu trop et il devait se contenir. Pourtant, sa bouche laissait malgré lui échapper quelques sous-entendus un peu trop évidents. Le fait que Ji Hoon entre dans son jeu n'aidait pas vraiment. Il était si désirable ! De quel droit mordillait-il sa lèvre comme ça ? Surtout en le fixant de la sorte ? C'était clairement criminel ! Haruto déglutit, l'observant toujours alors qu'il s'éloignait. Ji Hoon le rendait vraiment dingue.

« Ça va, ça passe... » Haruto pinça les lèvres, attendant la réaction de son homme, avant d'exploser de rire. Il tira la langue, avant de lui offrir son sourire le plus charmeur. « Tu sais que j'adore la façon de tu t'habilles, mais... » Ses yeux le détaillèrent de manière appuyée. « Je te préfères largement sans vêtements. » Et ses bonnes résolutions ? Une main sur le bras, il se pinça pour se les rappeler. Il devait clairement se calmer. S'en tenir au petit programme qu'il venait d'énoncer. Un nouveau rire fusa à la réplique de son homme. Prisonnier de son étreinte, il l'embrassa encore. « J'ai d'autres préférences. Une seule. » Lui, Ji Hoon. Son nez écrasa doucement le sien, alors qu'il lui vola un nouveau, visiblement jamais lassé. Le lâcher était toujours un crève-cœur. Mais il s'était promis. Passer du temps ensemble, autrement que dans un lit. Haruto ne voulait pas être un de ces couples que seul le sexe liait, qui finalement n'avait jamais rien à se dire. « On va juste se promener alors ! Tu verras, c'est magnifique. » Son sourire glissa au coin de ses lèvres. « Peut-être même plus que Jukdo ? » Il le taquinait. Haruto repensait avec nostalgie à ces vacances passées là-bas. Ça avait été si merveilleux. Sûrement n'y retournerait-il jamais, maintenant que la mère et les sœurs Lee vivaient à Tokyo. L'observant se changer, Haruto lui souriait. « C'est parfait. » Ji Hoon était parfait. Poussant une exclamation de surprise quand ce dernier lui frappa les fesses, le Japonais éclata de rire, lui adressant d'abord une mire faussement outrée. « Allons-y. »

Le soleil réchauffait un peu l'air de la montagne. Le temps était superbe, rendant Haruto de meilleure humeur encore. Remontant la fermeture éclaire de sa veste, il ferma la porte du chalet à clé, avant de rejoindre Ji Hoon. Le sentier menant au lac n'était pas trop long, indiquant la direction à son homme, il se mit en marche. « L'été, pendant les vacances, c'était toute une semaine ! Et quelques week-ends le reste de l'année. Puis de moins en moins souvent... Au collège, ce n'était déjà plus que cette semaine en été, et au lycée, un ou deux week-ends. » Jusqu'à son entrée à l'université. A cette pensée, son sourire se fana un petit peu. « C'est de ma faute. Il me le proposait, mais je privilégiais ma thèse. » Un soupir franchit ses lèvres. Il devrait appeler son père, lui proposer de revenir pécher ici, entre hommes Kamiya. Un de ces jours, quand tout serait calmé. « C'est lui qui m'a confié les clés. Je ne sais pas trop... Parfois, j'ai l'impression qu'il sait. Quoi exactement, je ne suis pas sûr, mais... » Son regard se releva vers Ji Hoon, à qui il sourit immédiatement. « Il doit voir que je suis amoureux. Il me connaît mieux que ma mère, au fond. » Keisuke était un homme intelligent et clairvoyant. Mais jusqu'à quel point ? Se doutait-il que son fils aimait un homme ?

Sa main attrapa celle de Ji Hoon. Il avança silencieusement sur le sentier, faisant attention aux endroits où il posait les pieds. Si c'était un chemin officiel de randonnée, la possibilité de chute n'était pas pour autant écartée. Quand il fut plus sûr, Haruto releva la tête, observant Ji Hoon. « J'aimerais leur annoncer. » Sa main serra plus fort la sienne. « Pour nous. Officiellement. » Inconsciemment, il avait ralenti le pas. Un instant, il laissa son regard embrasser le paysage. C'était magnifique, malgré l'hiver qui approchait et dénudait les arbres. Vaguement, il se demanda si de la neige tomberait et tiendrait, rendant l'environnement encore plus féerique. Sans aucun doute. « Il est temps, n'est-ce pas ? » Un rire maladroit forma un petit nuage dans l'air. Ses yeux plongèrent dans ceux de Ji Hoon. « Je veux leur dire. J'en ai assez de me cacher, de mentir. » Plus que ralenti, Haruto avait arrêté d'avancer, gardant la main de Ji Hoon dans la sienne, jalousement. « C'est un peu... effrayant. Mais, si on ne le fait pas, ça va continuer à gâcher notre histoire. » Ses lèvres roulèrent l'une contre l'autre. Ses yeux se perdirent dans ceux de Ji Hoon. « Tu seras là ? » Il en avait tellement besoin. Son pouce caressa la peau froide de ses mains. Lentement, Haruto se pencha vers son homme, l'embrassant doucement. Ses lèvres goûtèrent avec délectation aux siennes, son cœur s'envolait dans sa poitrine. Il était plus que déterminé !

Quand il s'écartait, Haruto souriait. Toute trace d'inquiétude avait quitté ses traits. « Je ne sais pas encore comment je vais leur annoncer, mais... Ce serait fait. » Doucement, il intima à Ji Hoon de se remettre en marche. « Erena veut assister à mon coming-out, elle me l'a fait promettre. » Ses yeux s'étaient à nouveau baissés vers ses pieds. Le brun gelé de la terre s'imprima dans sa rétine. « Et toi ? Tu penses le dire à ta mère ? » Il garda la tête baissée un instant, avant de relever les yeux vers Ji Hoon. « Je serai là, si tu en as besoin. » Tendrement, il se pencha pour l'embrasser sur la joue. Sa main serrait toujours la sienne. Les arbres devenaient de plus en plus rares. Voilà qu'ils arrivaient près du lac. La vue était splendide, et le sourire du Japonais s'élargit. Ce dernier en fut tout excité. Se mettant à marcher plus vite, il tira Ji Hoon derrière lui. « Comment tu trouves ? » Arrivant sur la plage de galets, il se tourna vers son homme, un large sourire aux lèvres. C'était beau. Mais pas aussi beau que Ji Hoon se trouvant dans ce paysage. Son autre main – chaude d'être resté dans une poche – caressa la joue de son homme. Depuis combien de temps Haruto n'avait pas été si heureux ? C'était bel et bien avec lui, l'amour de sa vie, qu'il se sentait le mieux. Et pour lui, il repousserait toutes les barrières. Pour leur amour qui méritait mieux que d'être caché.

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     Mer 13 Déc - 0:33

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“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Ji Hoon avait toujours été un peu amoureux de lui-même. Il était parfait ! Grand, beau, drôle, de beaux yeux, du charisme, un sourire incroyable… Oui, parfait. Il avait cette (très) haute opinion de lui-même, et pourtant, parfois, il n’avait plus confiance en lui-même, il ne se sentait plus à la hauteur. Face à Haruto, la plupart du temps, leurs mondes si différents. Ji Hoon n’avait pas une grande intelligence, parfois, il ne comprenait pas ce que disait Haruto, et au fond de lui, il savait que même en coréen, il ne comprendrait pas beaucoup plus. Pourtant, il essayait de comprendre, d’en savoir plus. Il avait même déjà lu des articles sur la psychiatrie sur internet, mais rapidement, il était davantage attiré par la publicité ciblée qui lui proposait une superbe montre. Aussi fort qu’il se concentrait, au bout du compte, il n’avait rien retenu. Et si un jour, Haruto se lassait, en avait marre de ne pas pouvoir avoir de vraie conversation ? Par là, il entendant, des conversations intellectuelles, sur des livres, des théories que Ji Hoon ne comprendrait jamais. Il savait qu’ils étaient différents, qu’au fond, ça faisait leur force. Ils étaient complémentaires, c’était bien pour cela qu’ils allaient si bien ensemble. Mais, et si un jour ce n’était plus assez ? Et si un jour, plus rien n’allait entre eux ?

Non, ça ne devait pas arriver. Aujourd’hui, il devait arrêter de douter de lui, douter d’eux. Ces derniers mois avaient détruit une petite partie de lui-même. Une partie de la confiance qu’il avait pour lui, mais aussi pour Haruto. Il avait si peur de revivre tout ça, de trop se donner pour s’effondrer à nouveau. Ça n’allait pas arriver. Le Coréen en était persuadé. Haruto ne ferait plus la même erreur. Il espérait qu’il avait compris désormais que son avenir était avec lui, et que le Japonais était le seul qui devait décider ce qui était le mieux pour lui. Oui, le meilleur pour lui, c’était tout simplement Ji Hoon. Même si soudainement, il douta. Oui, sérieusement, il douta d’être fait pour lui. Comment osait-il dire que sa tenue « passait » ? Il était magnifique ! Ok, il pouvait douter de son cerveau, mais pas de son corps ni de ses goûts. Il était sublime ! Une œuvre d’art comme il n’en existe qu’une ! Son visage prit son air offusqué habituel, se demandant s’il ne devait pas lui prendre les clés de la voiture et repartir à Tokyo en l’abandonnant ici. Et ce mais, comment osait-il le « mais » ?! Ses sourcils se froncèrent, il était à ça de le laisser là. Lui infliger la pénitence du silence pour au moins trois jours. Ça lui apprendra.

Riant un peu au final à sa manière de se « rattraper », donc en disant qu’il le préférait sans vêtements, Ji Hoon secoua doucement la tête, s’approchant dangereusement de lui, ses doigts flattèrent sa taille alors qu’il s’approchait doucement de son oreille. « Tu devrais apprécier un peu plus l’emballage, t’es pas prêt de me voir sans vêtement. » Vivement, ses lèvres se posèrent sur sa joue avant qu’il ne recule, l’air fier. Il ne l’aurait pas, ce sale Japonais. Sa préférence s’éloigna un peu, glissant sa main dans ses cheveux. En tant que bonne préférence du psychiatre, il ne se laisserait pour autant pas avoir comme ça. Ce pervers. Bon, ça commençait à faire long et lui aussi, ça le tuait à petit feu, mais il devait lui apprendre ! En se punissant aussi ? Ji Hoon réfléchissait à une alternative. Il pourrait se le faire, sans jamais toucher au pénis nippon. Ce serait bien aussi, mais frustrant pour Haruto. Ouais, ça lui ferait les pieds. Ji Hoon allait y réfléchir très sérieusement au moment de la mise au point du plan diabolique. « Rien n’est plus beau que Jukdo ! » Air outré, petit coup contre le bras de Haruto. Et en plus de tout ça, ce serait levrette et rien d’autre. Ce mécréant ne méritait pas de le regarder quand Ji Hoon lui faisait l’amour. Terminant de s’habiller, il fut satisfait d’être parfait, s’approchant pour taper ses fesses, annonçant qu’ils s’en allaient.

Une fois que Haruto fut près de lui, ils purent s’engager dans cette jolie forêt. Le Coréen regardait bien tout autour de lui, pour ne rien manquer. C’était triste de voir qu’ils s’étaient autant éloignés de son père avec les années, mais pas bien étonnant. C’était sans doute normal, avec le temps qui passait. Il avait carrément quitté sa famille, mais les circonstances étaient différentes. « Tu devrais vraiment lui proposer de refaire un weekend entre vous. » Ji Hon accepterait de ne pas avoir d’attention pendant deux jours, il prendrait sur lui. C’était donc Keisuke qui avait donné les clés à Haruto. « Tu penses vraiment qu’il l’a remarqué ? » Son regard croisa le sien. Son sourire s’élargit un peu, il espérait que c’était le cas. Mais si c’était le cas, avait-il vraiment laissé son fils se fiancer malgré tout ? Ji Hoon ne voulait pas y penser. Il ne pouvait pas avoir une rancœur envers tous les Kamiya. Sa main serra immédiatement celle de son homme, continuant d’avancer jusqu’à entendre la déclaration soudaine du Japonais.

Il aimerait leur annoncer. Il était temps. Plus que temps. Il hocha la tête pour le confirmer à son petit-ami. Ji Hoon se stoppa, gardant son regard dans le sien, l’écoutant attentivement. Lui non plus ne voulait plus mentir, plus se cacher. Il voulait pouvoir au moins lui prendre la main quand il en avait envie. Etre un peu gay devant les gens sans que cela ne soit réellement un problème, sans avoir peur pour eux. « C’est moins effrayant que de tout voir se briser. » Son sourire se fit un peu triste, mais au fond, Haruto devait savoir que c’était ce qui était presque arrivé, parce qu’il l’avait caché, parce qu’il avait tenté de faire plaisir à ses parents en brisant leur couple. Souriant plus sincèrement, sa main serra la sienne plus fort alors qu’il hochait la tête. « Bien sûr que je serai là. » Il ne pouvait pas le laisser seul, de peur que sa mère le manipule encore et qu’il rentre en lui disant qu’au final, il allait se fiancer avec une autre traînée pour éviter que cette vieille conne se suicide. « On leur montrera qu’on s’aime vraiment, que c’est sincère. » Il leur prouvera qu’il était en mesure de rentre Haruto vraiment très heureux.

« On leur dira tout simplement, Haruto. Pas la peine d’avoir peur. » Reprenant la route, il rit un peu quand il évoqua Erena. Si Mei Lin savait, sûrement voudrait-elle venir aussi. tout irait bien, pas la peine d’en faire une montagne. Ils acceptaient ou non. Mais ça n’y changerait plus rien, le Coréen voulait s’en persuader. Le dire à sa mère, c’était différent. Il le fallait, évidemment. Mais il ne savait vraiment pas ce qu’elle en penserait. Le sujet n’avait jamais été évoqué, même de façon anodine. Elle ne le rejetterait pas, il le savait. Mais il savait qu’il allait la décevoir, lui faire de la peine. Et peiner sa mère était la dernière chose qu’il souhaiterait. Cependant, il devait être honnête avec elle, il ne pouvait pas demander à Haruto de le dire à sa famille – même s’il avait des raisons valables – et ne pas en faire de même. « Oui, je dois lui dire. » Ses yeux se fermèrent en sentant le baiser sur sa joue. « Bien sûr que je veux que tu sois là. » Même s’il ne comprendrait pas forcément la situation. Peut-être qu’elle verrait combien il aimait Haruto et combien Haruto l’aimait. Peut-être que sa peine et sa déception seront balayés par la joie de voir son fils heureux et amoureux. Lui qui ne se calmait jamais, qui la rendait folle à collectionner les petites-amies. Il ne collectionnait plus désormais. Il n’y avait que lui qu’il voulait.

Arrivant sur la plage de galet, il resta un instant songeur, fixant le paysage en souriant un peu. c’était vraiment très beau, très doux. Reposant. Il ne se lassait pas de regarder, chaque détail du paysage, chaque couleur, chaque forme. Il ne regrettait pas d’être venu. A la question de Haruto, il resta silencieux quelques secondes avant de tourner sa tête vers lui. « … Ca va, ça passe. » Et un petit coup de cheveux pour se montrer totalement bitchy. « Non, c’est très beau. Mais moins beau que Jukdo ! » Son île était le plus bel endroit du monde. Souriant avec nostalgie, il se rapprocha de Haruto, se collant à lui en faisant mine que c’était à cause du froid, parce qu’il lui fallait encore des excuses pour réclamer des câlins de son homme, il fixa l’eau quelques secondes. « On ira parfois à Jukdo ? Et à Seokgyo ? » Ça le peinait plus qu’il ne voudrait l’admette, se dire qu’en partant de là-bas la dernière fois, c’était la dernière fois qu’il voyait sa chambre, la maison de son enfance. Evidemment qu’ils retourneraient là-bas en famille, son père ne pouvait pas les suivre, ils devaient aller le voir. « C’était vraiment bizarre… Me dire que j’aurais plus jamais vraiment de maison en Corée du Sud… » Comme si au final, en faisant venir sa mère au Japon, c’était comme briser son dernier lien là-bas. Il espérait pouvoir rester au Japon, qu’on ne le renvoi jamais là-bas. Mais ça lui brisait le cœur de se dire que c’était comme s’il perdait son pays, celui qu’il avait toujours trop idéalisé. Néanmoins, son choix était facile. Il voulait vivre au Japon parce que Haruto y était, il ne voulait pas quitter ce pays pour pouvoir rester près de lui. Il pouvait même aller jusqu’à renier sa propre patrie, ça n’avait pas d’importance. Posant sa tête sur son épaule, il déposa ses lèvres contre son cou après avoir baissé son écharpe. « Saranghae. » Plus que tout au monde.

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     Mer 13 Déc - 22:34

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Ji Hoon ne le désirait plus. Du moins, pour le moment. Haruto l'avait bien compris. Lui-même se limitait aux caresses et baisers furtifs. Pas plus. Il ne devait pas. Son homme ne semblait pas encore prêt à franchir ce pas. Encore une fois. Ils devaient se redécouvrir, tout ça. Combien de temps avaient-ils mis, avant d'accepter d'aller plus loin ? En vérité, le Japonais se disait qu'il avait envie de lui depuis le début. Ça lui paraissait dingue d'avoir un jour refusé l'idée de faire l'amour avec Ji Hoon. Pourtant, c'était le cas, il ne pouvait le nier. Son cerveau n'avait traité l'information que récemment. Il voulait coucher avec son meilleur ami. Quand il y pensait plus sérieusement, en se remémorant tous ses souvenirs, ça lui paraissait trop fou pour être vrai. Et pourtant. L'amour était bien là. Le vrai, le grand, l'unique. Celui avec un grand A. C'était si cliché, mais pourtant si vrai. Son cœur ne pouvait mentir lorsqu'il s'emballait de la sorte en regardant Ji Hoon. C'était auprès de lui qu'il voulait finir ses jours. Et pour ce faire, Haruto devait se montrer patient. Plus que jamais. Il ne pouvait plus se permettre la moindre erreur. Se montrer attentif aux attentes et envies de Ji Hoon demeurait sa priorité, désormais. Cependant, il ne pouvait pas vraiment contrôler son regard brûlant qui se posait sur son homme. Il s'enfermerait dans la salle de bain, s'il le fallait. Le Coréen était vraiment trop désirable pour son bien.

Poussant une exclamation faussement outrée, Haruto se frotta le bras. Son sourire revint bien vite. Pour s'excuser, pour essayer de le charmer. Jukdo avait été un véritable coup de cœur pour le Japonais, qui espérait sincèrement y retourner un jour. « Tu aimes un peu trop me frapper... » C'était dit sur le ton de la plaisanterie, mais il n'était pas très sûr que ce soit si drôle, au fond. Pas dans ce sens-là. A croire que son masochisme avait disparu. Le suivant sur le chemin de randonnée qui menait au lac, Haruto ne se gêna pas pour lui prendre la main. Il y avait peu de monde, et de toute manière, il s'en fichait. Parler de son père semblait étrange. Pour être honnête, il n'en parlait que très rarement, si ce n'était jamais. Evoquer ces souvenirs lui pinçait étrangement le cœur. La nostalgie l'émouvait, faisant vibrer sa voix, mais pourtant, il était heureux. Il sourit un peu tristement, en réponse au conseil de Ji Hoon. Lui proposer un week-end. Mais ce ne serait plus comme avant. Aujourd'hui, lorsqu'ils se retrouvaient dans la même pièce, ils restaient silencieux. L'atmosphère était étrange, tous deux paraissaient toujours embarrassé. « Ça fait longtemps que je n'ai plus eu de discussion sérieuse avec mon père. » Le comble était que la raison lui échappait. Haruto n'était pas en froid avec Keisuke, au contraire. Le fils admirait toujours cette figure paternelle calme, sereine, aimante. S'il désirait avoir une relation plus proche avec ses enfants – adoptés – plus tard, Haruto espérait au moins que ces derniers l'aimeraient comme il aimait son propre père.

« Je ne sais pas... » C'était comme s'il réalisait combien son père et lui s'étaient éloignés depuis quelques mois. Quelques années. Haruto se confiait rarement, mais Keisuke était assez patient pour attendre que son fils lui parle de ses problèmes. Une fois à l'université, ils n'avaient fait que parler de ses études en médecine et de cette merveilleuse thèse en laquelle il croyait tout autant que lui. « A partir de l'université, je ne lui ai plus vraiment parlé de mes amoureuses. » Un rire lui échappa alors qu'il se remémorait les conseils paternels concernant l'amour. Il réalisait aujourd'hui que Keisuke n'était pas plus doué que lui, en amour. Tout aussi maladroit. « Mais j'ai hâte de lui parler de mon amoureux. » Son regard brillant se posa sur Ji Hoon. Oh oui, il avait tellement hâte de pouvoir enfin tout lui dire ! Leur dire à tous les deux, car sa mère devait savoir aussi. Haruto voulait rester optimiste. Se dire que tout se passerait bien. Même s'il en doutait un peu, au fond. Erena et Haruno avaient plus ou moins bien réagi, mais pour leurs parents, il restait dans le flou le plus total. Et si au final, il était étonné et que ce soit Keisuke qui le rejette et le renie ? Alors, le fils aurait simplement eu tout faux. Son cœur se serrait à cette pensée qu'il refusait d'accepter. De toute manière, quoi qu'il arrive, il devait le faire. Pour lui, mais aussi pour Ji Hoon. Pour que leur couple avance. Ils ne pouvaient de toute manière pas se cacher éternellement.

C'était d'ailleurs ce qu'il brûlait de lui annoncer depuis qu'il lui avait proposé ce week-end en amoureux. Il allait enfin le dire à ses parents ! Il était plus que temps. Attendant une réaction de son amant, Haruto sentit la pique se ficher dans son cœur. Touché. Ses yeux se baissèrent instantanément, n'osant soutenir son regard. Haruto ne supportait plus de lire les reproches dans les yeux de Ji Hoon. Il ne voulait pas y voir de la rancune, c'était trop douloureux et ça ne l'aiderait pas à avancer. Oui, à cause de lui, tout aurait pu être brisé entre eux. Par sa seule faute. C'était horrible de se dire ça, et la culpabilité continuerait encore longtemps à lui ronger le cœur. Relevant son regard vers le sien, il lui sourit maladroitement, un peu timidement. « C'est important. Qu'ils sachent, qu'ils voient combien je t'aime. » Il ne se fichait pas d'eux, il n'avait pas fait exprès. Il était simplement tombé amoureux. C'était tout ce que sa mère lui avait toujours souhaité, non ? D'un homme, la belle affaire ! Pas n'importe lequel, puisque c'était son meilleur ami. Et leurs différences faisaient leur force.

Mais comment leur dire ? S'il hocha la tête aux propos de Ji Hoon, Haruto n'était pas aussi serein. Juste leur dire, comme ça ? C'était sûrement la meilleure solution, oui. Pourtant, il voulait y mettre les formes. Il ne pouvait le balancer comme ça, comme on annonçait qu'on avait acheté une nouvelle voiture. Il allait leur présenter l'amour de sa vie, après tout ! De plus, Erena serait présente. Haruno aussi, sûrement, si elle le voulait bien. Mais sa famille n'était pas la seule à devoir être mise au courant. Haruto aimait beaucoup Hua, et malgré la barrière de la langue, il espérait avoir fait bonne impression auprès des femmes Lee, surtout de la matriarche. Ji Hoon lui avait assuré que oui, mais cela ne suffisait pas. Hua l'appréciait-elle assez pour accepter que son fils soit gay pour lui ? Soit, elle en avait encore deux. Et son ouverture d'esprit devait être grande. Après tout, elle avait quitté sa Chine par amour pour un Coréen. « Chaque chose en son temps. » Son pouce caressa la peau du dessus de la main de Ji Hoon. « J'aimerais que l'on fasse ça bien. C'est important pour moi... de l'annoncer comme il faut. Je ne présente pas un partenaire avec qui, éventuellement, ça peut être sérieux. Je vais leur présenter celui avec qui je suis sûr de finir ma vie. C'est la première fois que je suis amoureux à ce point, et je sais que ce sera la seule. La dernière. Je veux qu'au moins ils le comprennent, à défaut de l'accepter. » Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, maintenant qu'il osait prononcer ces mots à voix haute. Il était déterminé, son regard le prouvait, sa main serrant la sienne également.

Une fois sur la plage de galets, son excitation n'était pas retombée d'un poil. Il avait hâte de connaître l'avis de son homme sur le magnifique paysage qui s'offrait à eux. Le fixant quelques secondes d'un air surpris, Haruto éclata de rire. Tirant sur son bras, il lui donna un léger coup d'épaule. Et quand Ji Hoon s'approcha, il n'hésita pas une seconde et l'enserra de ses bras, ses mains venant frotter les siens avec douceur. « J'y compte bien ! » Il lui adressa un regard et un sourire sincères, amoureux. Comprenant la peine de son homme, le Japonais l'étreignit avec tendresse. « Ta mère se fait à la vie tokyoïte ? Et tes sœurs ? » Comment ça se passait, pour elles ? Haruto les considérait un peu comme sa famille à lui aussi, désormais. Aussi s'inquiétait-il vraiment. « On retournera là-bas aussi souvent que tu le voudras. » Il l'accompagnerait, lorsqu'ils y retourneraient en famille – s'ils voulaient bien de lui. Le serrant un peu plus fort contre lui, Haruto déposa sa joue contre son crâne, frissonnant sous le doux baiser de Ji Hoon contre son cou. Son cœur fondit à sa déclaration. « Je t'aime aussi. » A l'infini ! Un sourire espiègle aux lèvres, il le força doucement à relever la tête, et l'embrassa avec amour. Le Japonais se fichait royalement des quelques vieux qui pouvaient passer derrière eux et les observer avec curiosité ou dégoût. Peut-être même n'y avait-il personne ? Ça n'avait que très peu d'importance. « Beaucoup plus. » Ses bras ne le lâchèrent qu'après un long moment où il était simplement resté contre lui, front contre front, les yeux fermés.

S'écartant un peu, Haruto lui sourit, avant de tendre la main pour attraper la sienne. « On aurait dû emmener Kimyaki et Takochi ! Ils auraient couru dans l'eau. » D'ailleurs, il s'en approchait dangereusement. Soudain, il se retourna vers Ji Hoon. « T'es cap ? » Joueur, il lâcha sa main et reculait vers l'étendue d'eau glacée sans le quitter des yeux. Un sourire taquin au coin des lèvres, il passa sa langue sur ses lèvres, alors qu'il se baissait lentement, tâtonnant l'air dans l'attente de toucher la surface de l'eau. Ce n'était pas une bonne idée. Quel mauvais exemple il allait donner ! A cette température, c'était même dangereux. Pourtant, ses doigts plongèrent dans l'eau, avant que d'un geste ample, sa main n'en ressorte, éclaboussant Ji Hoon dans un jet. Eclatant de rire, Haruto courut vers lui, l'embrassant à pleine bouche pour se faire pardonner. Malicieusement, ses doigts gelés glissèrent sous le pull de son amant, titillant la peau près de son nombril. Ses éclats de rire semblaient trouver leur écho dans toute la vallée. Il était heureux, il voulait l'être avec Ji Hoon. Retrouver ces moments complices qu'ils avaient pu avoir, rire comme des gosses, s'aimer comme des adultes. Vivre leur histoire d'amour sans que personne pour les juger.

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     Sam 16 Déc - 11:46

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Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


La famille Kamiya avait toujours été si différente de la sienne. Au début, Ji Hoon songeait qu’il ne s’agissait au fond que d’une culture différente. Il ne voyait pas plus loin que leurs origines. Haruto venait d’une famille Japonaise, lui d’une famille Sino-Coréenne, voilà pourquoi tout était si différent quand ils parlaient de leurs familles. Pace qu’il ne cherchait pas plus loin, à l’époque, il ne réfléchissait pas davantage sur eux, sur leurs différences. Pourtant, ça allait bien plus loin que les origines. Tout, absolument tout était différent. Le passé de leurs familles, la façon de vivre, la classe sociale, la relation qu’ils avaient avec leurs parents, leurs sœurs/frères. C’était en devenant doucement plus intime avec Haruto, quand ils évoquaient des choses plus privés, qu’on ne raconte pas forcément à une connaissance, à un simple ami, qu’il avait réalisé tout ça. Même pour la même activité. La pêche, une activité occasionnelle pour resserrer les liens d’un père et son fils, une corvée avec son père bien trop récurrente pour le pauvre adolescent fatigué qu’était le Coréen à l’époque. C’était bizarre, plutôt amusant au final, de se dire que tout était différent pour eux, et pourtant, ils étaient tombés amoureux l’un de l’autre sans voir tout ça, sans se soucier que tout devrait les séparer.

C’était dommage qu’il se soit ainsi éloigné de son père. Après tout, il n'en avait qu'un, il ne savait pas combien de temps il l'aurait, combien de temps il serait là avec lui, avec eux. Il faudrait qu'il y pense. Ji Hoon le lui rappelerait la semaine prochaine, quand ils seront de retour à Tokyo, qu'il devait voir son père. Après tout, ce dernier devait souhaiter passer encore un peu de temps avec son fils unique. Et Ji Hoon voulait y veiller. S'il aimait l'avoir rien que pour lui, il ne souhaitait pas le changer, l'arracher à sa famille. Sauf à sa mère. Elle, elle pouvait bien disparaître de leurs vies, ça lui irait tout aussi bien, quand bien même il ne le dirait pas à haute voix. Oh non. Ses sourcils se froncèrent soudainement, interrompu dans ses mauvaises pensées envers la génitrice de son homme. Ses amoureuses ? Pas besoin d'en parler à son père, ce n'était pas important de toute façon. Parler de son amoureux, ça l'était, oui. Riant un peu, il hocha la tête. « J'ai aussi hâte que tu lui en parles. » Il se demandait ce qu'il en dirait, comme il réagirait. Ca lui briserait le coeur qu'il rejette son fils pour ça. Pour de l'amour. Au fond, le Coréen était certain que ça ne pouvait pas arriver.

L'avouer à leurs familles était une étape très importante. Ils avaient toujours été avec des femmes, c'était vraiment bizarre, un coming out, à quasiment vingt-cinq ans. Pour sûr que d'ici là, il les aurait. Ji Hoon était un peu nerveux à cette idée. Se retrouver devant leurs familles, dire ce qu'ils ressentaient, prier pour qu'ils l'acceptent, le comprennent. Au fond, il osait même espérer qu'ils soient heureux pour heureux. Heureux de le voir heureux. C'était important qu'ils voient combien ils s'aimaient oui. Que ce n'était pas une passade, que c'était vrai et sincère. Après un an et demi, cinq ans, ils ne pouvaient pas se tromper. Ji Hoon savait qu'il ne voulait personne d'autres que le Japonais. Son Japonais, celui qui l'avait rendu meilleur, celui qui lui avait fait tant de mal, mais rendu aussi tellement, tellement heureux. Lui faisait connaître un bonheur jusque là inconnu. C'était exactement ce qu'ils devaient dire, faire passer ce message à leurs proches, espérer pour que tout aille bien. Ji Hoon n'attendait pas une explosion de joie, il savait qu'ils seraient un peu déçus, c'était normal.

Deux hommes ne pouvaient pas naturellement avoir d'enfants. Pas d'enfants, pas de beau et grand mariage. Mais eux, ils n'en avaient rien à faire. Evidemment qu'il voulait tout ça, mais il préférait mettre une croix sur tout ça. A choisir, il choisissait Haruto face au mariage et aux enfants. Ce serait encore plus égoïste de se marier et faire des enfants à une femme qu'il n'aimerait pas, rendre tout le monde malheureux. Un jour, ils pourront adopter, il en était certain. Ils étaient encore jeunes ! Ils avaient le temps pour ça ! Dans quelques années peut-être auront-ils cette chance. Et ils seront vraiment très heureux à trois. Haruto ferait un père fantastique, il l'avait dit, le pensait encore. Son regard amoureux restait figé sur lui, écoutant ses explications, sa déclaration. Il sourit doucement, se contenant de se jeter à son cou. « On fera ça bien... Ils comprendront. » Sa main caressa son bas avant qu'il ne vienne tendrement l'embrasser. « Ils comprendront que c'est sérieux et sincère. » Et fait pour durer. Il pensait la même chose. L'amour de sa vie.

Lentement, il alla se blottir contre lui, fermant légèrement les yeux, appréciant sa douceur. Il voulait pouvoir retourner à Seokgyo de temps en temps, en visite. Et il avait besoin que Haruto vienne avec lui. Même quand toute la famille viendrait. Ce qu'il voulait, ce n'était pas seulement que sa famille accepte leur relation, mais qu'ils acceptent Haruto comme un membre de la famile. C'était ce qu'il était désormais. Un membre de la famille à part entière. Haruto était l'un des leurs, un Lee par procuration. Quand il pourra l'épouser, ce sera officiel. Kamiya-Lee. Mais pour le moment, il ne demandait pas autant, juste qu'il soit inclus, toujours. Aux repas de famille, à ces petits évènements, tous ensemble, comme le serait la petite-amie ordinaire du fils. Sauf qu'il s'agissait de son petit-ami. Quelle différence, au fond ? C'était son partenaire de vie. Il le resterait. « Pas trop mal. Ma mère a déjà trouvé son quartier chinois, elle s'est même faite des amies ! » Et il était vraiment très heureux pour elle, de voir qu'elle sortait, qu'elle rentrait avec pleins d'histoire à raconter, de nouveaux noms, de nouvelles têtes. Ça lui changeait de Seokgyo. Elle qui aimait tant parler ! Son regard se leva vers Haruto.

« Sooyoung va à l'université, je sais pas trop comment ça se passe. Mei Lin a passé un casting pour Eita ! Je pense qu'elles ne regrettent pas d'avoir quitté le pays. » Il espérait juste que tout le monde trouvera le moyen de garder un visa le plus longtemps possible. Ce n'était vraiment pas facile ici. Ji Hoon voulait que tout aille bien pour elles, ces dernières années avaient été difficiles pour tout le monde, il était temps de d'être heureux, malgré la douleur, malgré le manque et le vide laissé par le père de famille. La vie devait continuer. Cela ne voulait pas dire qu’il l’oubliait. C’était tout simplement impossible. « On pourrait aller l’été prochain, même si ma mère voudra sûrement y aller avant… On verra. » Oui, ils avaient le temps d’ici là, d’y penser, de voir ce qu’ils allaient faire. Se serrant un peu plus, il sourit contre son cou en l’entendant lui retourner sa déclaration. « Non. » Mais pas beaucoup plus. Beaucoup moins, ce n’était désormais plus à prouver. Mais peu importe, Ji Hoon pouvait s’en contenter. Malicieusement, sa main glissa pour aller lui pincer les fesses, pouffant avant de mordiller son cou, le laissant s’éloigner.

Regardant l’eau, il fronça un peu les sourcils. « Ils auraient eu trop froids ! » L’eau était glacée. Mais ils auraient aimé, oui. L’air pur, pouvoir courir et se défouler les pattes comme ils le voulaient. « Cap … ? Haruto, elle est trop froide ! » Riant un peu, il ne l’arrêta cependant pas, se demandant s’il était sérieux. Il n’allait pas vraiment le faire. Sans le lâcher des yeux, il n’eut pas le temps de réagir qu’il se prit une petite giclée d’eau. « EH !! » Pouffant de rire, il pinça ses fesses quand il vint l’embrasser, ne le cherchant pas à le repousser, il ne put qu’y répondre, tentant de calmer ses gloussements. « Ahh, arrête, c’est froid ! » Se tortillant un peu, il fit de son mieux pour retirer ses mains glacées de sous son pull, donnant une petite tape dessus. Qu’il se calme un peu, sinon il devrait le calmer lui. « L’eau est vraiment froide. » Se penchant, il glissa ses deux mains dans l’eau. « Les petits auraient été congelés ! » Il aurait été hors de question de les laisser sauter dans l’eau par cette température ! Se redressant, il retourna tranquillement vers son homme, levant finalement ses mains, se débarassant de l’excédent d’eau sur son visage en fermant et ouvrant son poing. Un fois le maximum d’eau jeté sur lui, il posa ses mains glacées sur son cou. « Mianhae Hyung~ ♥️ » Prenant son air d’enfant sage, il laissa ses lèvres se poser sur les siennes, glissant ses mains désormais réchauffer le long de son corps. Il prolongea le baiser, laissant sa langue s’incruster entre ses lèvres pour inviter la sienne à jouer.

Derrière eux, il entendant un petit cri mécontent. Relâchant ses lèvres, il vit cette femme, fin de cinquantaine, probablement, qui les regardait d’un air choqué, dégoûté. Oui, forcément. Son regard resta sur elle un instant. « La pauvre, elle a vu deux hommes s’embrasser, j’espère qu’elle arrivera encore à dormir. » Son regard resta sur elle qui les fixait toujours. Levant sa main, il la posa sur la joue de Haruto qu’elle ne voyait pas, revenant embrasser Haruto, il ne ferma les yeux que lorsque ses lèvres touchèrent les siennes. Il se fichait qu’elle les regarde, qu’elle les juge. Il l’entendit encore protester alors qu’elle s’éloignait, ce qui fit rire le Coréen contre les lèvres de son Japonais. « S’il le faut, je t’embrasserai devant tous les homophobes de la terre. » Ses lèvres se posèrent vivement sur les siennes. « C’est mon petit côté militaire. » Militant, mais il n’était vraiment pas loin cette fois ! Donnant encore une tape sur ses fesses (elles l’attiraient trop, il n’en pouvait plus), il se décida à se décoller de lui. « Alors, Monsieur Kamiya, dites-moi, que vouliez-vous me montrer ici ? » Son air se fit malicieux alors qu’il attrapa sa main, prêt à le suivre. Jusqu’au bout de l’univers s’il le souhaitait.


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