I buried the babysitter under the apple tree || ft. Daiko ♥️

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     Dim 10 Déc - 14:20
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Elle était toujours là, cette petite voix de fière guerrière à la batte de baseball. Cette petite voix qui lui soufflait maintenant de se reprendre. Ce n’était pas Maiko ça. Ce n’était pas du tout Kotanien. Ce n’était pas comme ça qu’on apprenait à survivre dans la jungle. Normalement, elle était supposée tout faire pour avoir le dernier mot. Cette pièce aurait dû être si bruyante, et pas incroyablement silencieuse. Des deux voix qui pouvaient se faire entendre, c’était la sienne qui aurait dû l’emporter sur la présence. Pourtant, Daisuke s’était montré bien plus bavard qu’elle.
Et alors que l’opportunité d’un coup au tibia semblait offerte son plateau, son pied n’était pas venu le trouver dans une remarque grotesque de conquérante. Non, sa main avait à la place fait preuve de faiblesse. Avec une pointe de soulagement qu’il serait bien ridicule de démentir vu ce soupir qui s’était échappé de ses lèvres tandis que Daisuke obéissait à son souhait silencieux d’être retenu dans ses bras.

Cette année, à plusieurs reprises, elle avait bien eu conscience de n’avoir été qu’une idiote. Il s’était passé tellement de choses et, parmi les moins bonnes, elle se doutait bien qu’elle ne pouvait pas postuler pour le joli rôle. Si elle s’accusait d’abord d’avoir été une mauvaise amie pour Yue, elle avait bien conscience de ne pas se voir offrir le mug de la “meilleure petite amie” à la fin de l’année 2017.
Oui, elle avait eu son lot de mauvaises nouvelles, ses épreuves… et aussi de jolis cadeaux ces douze derniers mois. Daisuke entrait dans cette catégorie… il se trouvait même dans le haut de la pile et pourtant… le savoir ne l’empêchait pas d’avoir parfois des réactions insensées qui pouvaient finir par le blesser.

Pire encore que de lui faire gouverner le monde du plastique par crainte, elle n’avait même pas été capable d’être présente pour lui alors qu’il traversait des épreuves. Elle était la Reine des petites amies absentes. Celle qui préférait empoisonner le café d’une assistante plutôt que d’appeler son petit ami pour lui proposer qu’ils parlent tous les deux.
Aaah la communication, définitivement un sujet qu’ils pourraient aborder tous deux avec leur psychologue de couple. Bon courage docteur, tu vas en avoir du boulot !
C’était si difficile que ça que d’arriver ici et de le laisser parler plutôt que de s’emballer ? D’accord, on risquait d’y perdre un peu de fierté… mais est-ce que Daisuke ne valait pas ce risque ?
Est-ce qu’elle n’aurait pas pu se montrer plus sincère plus tôt en avouant qu’elle craignait que tout s’arrête entre eux… plutôt que de faire comme si ça lui importait peu ? La fière guerrière Kotani se relevait toujours.
Ou du moins… elle faisait bien semblant….

Mais ne se trahissait-elle pas maintenant ?
Maintenant qu’elle fermait les yeux, qu’elle se concentrait sur les gestes d’affection qu’il voulait toujours bien lui donner. Maintenant que ses bras faiblissaient à l’entourer et que ses mains se serraient avec nécessité sur une chemise. Son coeur battait si vite, une cacophonie incompréhensible qu’elle était capable de percevoir sans tout à fait l’admettre.
Arrête de faire l’idiote Maiko. Tu veux rester avec lui. C’est lui…
Oui. C’était lui, son abruti…. Oui, si son coeur battait si vite c’est parce qu’elle avait eu peur et elle tuerait sans aucun doute le premier qui lui ferait remarquer.
Mais, avec Daisuke, elle pouvait bien se montrer un peu plus honnête au lieu d’aider à tout gâcher…
Est-ce qu’elle voulait vraiment courir le risque de ressortir d’ici avec un manque qu’elle devrait taire par fierté ? Un manque que son coeur ne voulait pas envisager….

Elle se sentait si ridicule maintenant. Encore plus quand elle regrettait de ne pas avoir pu rester contre lui pour se cacher un peu, juste le temps de se reprendre… oui, histoire de ne pas avoir l’air confuse quand la “distance” avait laissé son visage plus visible aux yeux de son petit ami. En un claquement de doigts, elle aurait souhaité pouvoir retrouver son visage habituel de Kotani. Ne pas relever vers lui un regard perdu et ne pas avoir la crainte que trop de choses puissent se lire sur ses traits.
Elle aurait pu faiblir, se rapprocher, choisir le câlin et le silence à la conversation qu’il avait engagé de son prénom mais elle n’avait pas bougé. A la place, elle avait écouté ce qu’il n’aurait pas dû avoir à lui dire, ou à lui répéter plus clairement.
Presque comme une enfant qu’on gronde, elle s’était montrée attentive à une évidence. Ce hochement de tête timide à cette demande d’écoute n’avait pas laissé paraître d’assurance et en quelques secondes, elle avait mordu sa lèvre sous la culpabilité. La hauteur égale de deux visages ne l’avait pas aidé à se sentir moins stupide. Et, si elle avait pu se voir de l’extérieur, elle se serait probablement maudite.
C’était un sermon trop doux auquel elle ne pouvait pas échapper et pour lequel ses doigts avaient trahi une certaine nervosité sur la couture d’une poche arrière de pantalon, la triturant bien trop tandis qu’elle répondait l’improbable « Je sais. » vraiment ? Alors pourquoi avait-il besoin de lui dire ?

Non. Elle ne le pouvait pas si bien. Mais si sa bouche s’était ouverte pour se reprendre ou non resterait un mystère. Des lèvres qu’elle s’attendait à ne plus goûté avaient trouvé les siennes et sa main n’avait su faire autrement que de remonter pour se presser contre un dos. Le teint toujours rouge n’avait pas empêché à son autre main de s’accrocher sur le devant d’une chemise, l’attirant pour s’exprimer toujours silencieusement.
Si ce baiser n’avait duré que quelques secondes, si curieusement elle avait été contrainte de chercher son souffle rapidement contre ses lèvres, c’était pour mieux retrouver ces dernières après une nouvelle excuse bannie de son royaume « Pardon. » avant que sa main ne s’agrippe plus haut, ne l’attire davantage dans un baiser bien court à nouveau et une répétition formulée différemment « Je suis désolée. » pour continuer dans la même boucle et l’embrasser plus longuement cette fois. C’était sans doute ce qui s’appelait joindre les gestes à la parole. Intérieurement, elle retenait ses “je ne suis qu’une idiote”, “je veux qu’on reste ensemble” ou pire encore “Ne me laisse pas”. Extérieurement, elle le trahissait ce besoin, cette nécessité par des lèvres qui réclamaient les siennes et des mains qui malmenaient une chemise hors de prix.



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     Dim 10 Déc - 19:33
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Il le nierait haut et fort lorsque son procès devant l’honorable tracteur-man – après tout, s’il voulait la moindre chance de survie, il était proscrit d’avouer depuis quand il était raide dingue de ce petit bout de femme hargneux qu’il avait emprisonné dans ses bras – mais il était tombé sous son charme à l’instant même où il avait posé les yeux sur elle il y a déjà six ans. De toute sa vie, personne à l’exclusion de son chinois domestique n’avait osé le remettre à sa place, le traiter de crétin et le juger ouvertement pour être incapable d’accomplir des gestes aussi simple que de servir de la soupe à des gueux. Mais elle, avant même de lui avoir donné son nom, elle ne s’était pas gênée pour rire de sa façon un peu trop dédaigneuse, trop maladroite, de faire les choses. Sur le coup, il avait été vaguement choqué qu’elle s’octroie un tel droit, mais lorsqu’elle avait sorti un diachylon du roi lion pour soigner sa coupure, elle l’avait carrément brisé. Daisuke pouvait se souvenir distinctement de ce sentiment étrange qui l’avait envahi, cette envie stupide de sourire, ce besoin un peu trop psychologique et probablement pas assez physique de la posséder, de la faire sienne, ne serait-ce que pour l’entendre se payer sa tête une seconde de plus. Cette sensation avait été déstabilisante, lui, désirer quelque chose d’autre que les restes de son frère, lui, penser à sa propre personne et fonder des envies illogiques, bêtes, des besoins qui n’avaient rien de financier… C’était tellement étrange, tellement minable, il avait longuement nié la chose, préférant aller de l’avant avec son mariage voué à l’échec et, subséquemment, devenir le roi de Barbie Land.

Comment ça avait pu lui échapper aussi longtemps? Il devait être stupide à un niveau exceptionnel considérant combien ça lui semblait clair, lucide, maintenant qu’il la serrait contre lui. Il l’aimait, et pas le genre de sentiment bidon qu’on s’invente à l’adolescence pour justifier un afflux de sang trop important dans les zone inférieures, non, quelque chose de plus profond, de plus dangereux, il était entièrement à sa merci et le pire, c’est qu’elle ne semblait même pas en être consciente. Cette petite créature trop souvent violente était sa plus grande faiblesse et il s’y abandonnait sans hésiter, contre toute  éducation reçue, contre toute logique, elle le rendait fou. Et l’abruti qu’il était l’avait attiré d’avantage contre lui, profitant des dernières secondes de silence, tentant de réunir une dose assez suffisante d’amour propre pour ne pas la supplier de rester quand elle déciderait qu’elle en avait marre de lui et de tous ses soucis. Qu’avait-il à offrir après tout, il avait déjà bousillé sa famille, ses frères le détestaient, sans compter qu’il venait de se mettre à dos une fortune importante en insultant son frère… Et ça, c’était sans la liste encore plus longues des conneries qu’il ferait plus tard, il n’avait visiblement aucun jugement. Ses doigts s’étaient serrés contre le taille de sa petite amie, avant qu’il ne trouve la force de s’en détacher, de réunir suffisamment de calme pour lui faire la morale.

S’attendait-il qu’elle le frappe? Oui. Et ça ne l’avait pourtant pas empêché de se mettre à son niveau, de lui expliquer lentement, calmement, ce qu’il s’évertuait à lui prouver depuis des années maintenant. Et il le lui répèterait encore et encore, tant qu’elle voudrait l’entendre, si elle pouvait demeurer en place, rester là, avec lui, juste un peu. Parce que cette petite peste un peu hystérique, cette femme au moins aussi immature que lui, elle était la seule personne au monde qu’il voulait à ses côtés présentement. Petite amie de l’année ou non, elle était la seule qu’il était et, aussi masochiste soit-il, la seule qu’il voulait. Les secondes qui suivirent furent un véritable calvaire, une torture interminable alors qu’il luttait mentalement avec les pires scénarios. Allait-il constater que se battre pour quelque chose était tout aussi désuet que de ne rien faire? Sa pauvre pompe à sang se débattait furieusement dans son torse, et même lorsqu’il tenta de la faire taire en posant ses lèvres sur les siennes, ça ne suffit pas à lui enlever cette impression que le monde s’ouvrait sous ses pieds. Il était nul, carrément nul pour comprendre ce que la symphonie de battements infernaux lui disait, ou ce qu’il devrait faire pour les calmer, tout cela était tellement nouveau, tellement étrange… au moins aussi étrange que la vague de soulagement qui l’avait envahi en entendant sa voix lui dire qu’au moins… elle savait.

Normalement, ça aurait dû lui enlever un poids non, que sa petite amie ait la conviction qu’il n’était pas un connard fini… mais plus que de le soulager, ça avait éveillé en lui une montagne de questions. Pour quelle raison, si elle le croyait, avait-elle autant de mal à l’accepter? Est-ce qu’un connard lui avait déjà dit ce genre de conneries avant pour mieux la trahir? Devait-il arracher les tentacules visqueuses du mollusque une à une de matière préventive? Ou était-ce cette famille dysfonctionnelle? Non parce que lui, depuis le jour un, il n’avait eu aucun espoir de jours meilleurs, aucune image ridicule d’affection fausse… mais elle. Elle avait bien du voir sa mère aller et venir, des hommes différents au bras… sans compter ses soucis actuels. Il pouvait penser à une centaine de raison pour lesquelles elle aurait cette angoisse sourde en elle… et pas une ne fut verbalisée alors qu’il senti ses petits doigts se serrer à sa chemise. Non, c’est plutôt un sourire qui avait étiré ses lèvres et, à ses excuses, il avait soufflé un : « Tu ne peux pas faire un effort pour être un peu moins mignonne quand tu dis ça? Que je ne pardonne pas si facilement?   »

Un con reste un con. Et puis… la fourbe avait osé poser ses lèvres sur les siennes et il avait eu l’impression qu’un choc électrique le foudroyait tout entier. Ses craintes, ses angoisses, volatilisées au contact de ses lèvres et, plutôt que de plonger dans une autre grande déclaration, de discuter, il avait préféré laisser ses mains lui confirmer que ses excuses étaient acceptées. Sa main droite s’était permis un long monologue en suivant le creux de son dos, ses doigts s’y pressant avec envies avant de finir leur course sur sa fesse pour mieux s’y serrer et l’attirer contre lui, rompant le peu de distance qu’elle avait bien voulu y mettre. Elle avait une batte de baseball, il avait bien le droit de lui faire payer son affront. Son autre main s’était plutôt accrochée à sa nuque, ses doigts agrippé à sa tignasse alors qu’il approfondissait l’échange, une tentative assez soutenue de lui montrer qu’il parlait plusieurs langues. Et qu’il pouvait être con dans chacune d’entre elles. Pour la peine, lorsqu’il eu besoin d’air et qu’il dû la libérer, ses iris brillants étaient posés sur son minois et la bêtise qui lui échappa fut un : « Tu comprendras que comme tu venue armée… je n’ai pas le choix de te faire une fouille complète… pour ma sécurité.   » Crétin! Un crétin qui ponctuait sa demande de lèvres brûlantes sur sa gorge… Qu’on le pardonne, il l’avait confondu avec le diner, elle avait l’air si addictive.

Au moins autant que ce sourire joueur qu’il avait eu alors que sa main se pressait plus certainement sur sa fesse, sa jumelle ayant un instant délaissé ses cheveux pour se permettre une visite de son ventre, ses doigts s’accordant un accès entre sa peau et le bas de son chandail. Ils auraient probablement pu faire autre chose, au nombre de problèmes qu’ils avaient, assurément, portant, comme pour s’assurer qu’elle était encore là, comme pour célébrer sa présence, ses doigts s’étaient mis à jouer aux explorateurs, caressant un dos, une hanche, avant que ses lèvres ne goûtent à nouveau aux siennes dans un baiser à faire rougir même un maniaque comme Alfred. Elle était encore là, elle n’était pas partie, et pour l’instant, c’est tout ce qui avait de l’importance. Vraiment tout. Mais qu’on

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     Dim 10 Déc - 23:23
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DAIKO  coeur


C’était peut-être un bon moment pour faire la liste de ses défauts. Un moment de clarté avec un peu moins de mauvaise foi. Un moment pour comprendre pourquoi, sur certains points, elle ne tournait pas très rond. Ou au moins pourquoi, elle faisait tant d’erreurs. Des erreurs stupides pour lesquelles elle aurait pu se maudire plus tard. Quand, dans un autre instant de clarté, elle se rendrait compte qu’au final, elle n’en n’avait pas rien à faire. Elle avait beau se mentir, jouer les fortes qui ne versait jamais une larme, l’idiot, ce gros, ce pédo trouvé à l’hospice, il lui manquait un peu trop… beaucoup trop en réalité.
Ne le savait-elle pas déjà ça ? Malgré toute la mauvaise foi dont elle était capable de faire preuve, il n’y avait pas eu un moment, il n’y a pas si longtemps que ça, où elle avait bien senti le manque pour ce crétin parti en terre américaine sans même lui annoncer son départ ?
Si sa première réaction avait été de lui foutre un coup dans le tibia, l’engueuler et tout le reste… dans le fond, ne l’avait-elle pas eu parce que son ancien patron, son gros pas si gros, manquait à sa vie et qu’il arrivait à ses yeux de le chercher ?

Dans un registre plus niais, si elle s’était attachée à un inconnu avec lequel elle échangeait de nombreux messages au cours d’une journée, n’était-ce pas parce qu’il lui rappelait ce beau frère qu’elle avait eu un jour ? Cet idiot disparu pour des raisons qu’elle ne parvenait pas à saisir entièrement….
Si elle s’était bien mentie, si elle se l’était cachée, il y avait bien, quelque part dans son coeur, cette idée, cette pensée … il me rappelle Daisuke…
Oui… il lui avait rappelé Daisuke. Sans le vouloir, sans le savoir, il avait comblé un peu ce manque de lui et elle avait été capable d’avancer en se persuadant que Yue et Kô étaient les seules personnes qui lui manquaient. Evidemment que l’autre gras ne lui manquait pas ! Pourquoi le ferait-il ? Ils avaient bien essayé d’être amis après la révélation de ses mensonges… mais ça n’avait pas fonctionné non ? Alors, on en revenait au même point, elle lui avait déjà dit au revoir au cours d’une déclaration de guerre inutile des années en arrière… il ne pouvait pas lui manquer, elle l’avait oublié.

Si bien oublié que, dans cette chambre d’hôtel, sa mauvaise foi avait laissé la place à un désir qu’elle n’avait pas été capable de contrôler.
Il était peut-être gras officiellement. Officieusement, elle le trouvait séduisant.
Elle le traitait peut-être d’idiot mais dans le fond… il avait ce don pour la faire sourire, même rire… Et si elle ne se concentrait pas assez, pendant toutes ces années, n’y avait-il pas eu quelques moments où elle avait été forcé d’interdire à sa main de se tendre vers lui ?
Il comptait pour elle. Bien plus qu’elle ne lui avait dit en réalité. Et elle n’était qu’une imbécile qui ne l’exprimait pas par pure fierté.
Oui. De la fierté. C’était bien mieux que d’avouer qu’en réalité… c’était de la crainte….

Kotani Maiko était une idiote. Et pour parler franchement, ce n’était pas le scoop du siècle !
Et le pire dans tout ça, c’était ce sentiment d’impuissance. Cette pensée de devoir faire des efforts. Cette certitude d’en être incapable. Il lui parlait maintenant…. Ne pouvait-elle pas en faire autant ? Rien qu’un peu… lui demander de ne pas la laisser. On n’attendait pas d’elle de le supplier. Juste de lui prouver un peu qu’il n’était pas rien… il était en réalité tout.
Sa bouche s’était bien ouverte alors qu’il l’accusait d’être mignonne, mais elle s’était refermée bêtement et sa main s’était retenue à un peu mieux à une chemise. Au moins, pour le langage gestuel, elle était un peu plus douée.
Et si un jour ça ne suffisait plus ?
Est-ce qu’elle ne viendrait pas à s’en mordre les doigts ?
Elle le savait. Oui, elle le savait qu’il lui manquerait terriblement et qu’elle ne voulait pas avoir à s’en passer
« Daisuke.... » dis lui. Juste dis lui. N’importe quoi. Mais dis lui quelque chose pour prouver que tu tiens à lui.

C’était ce genre de pensées qu’elle avait eu en tête avant que ses lèvres ne rencontrent les siennes pour s’excuser. Oui, ça, elle savait faire. S’exprimer de cette manière, ça semblait tellement plus simple. Pourtant, ce baiser qu’il lui avait rendu, quand son corps avait été rapproché du sien… elle avait cédé à une sorte d’envie. Ce besoin irrépressible de s’exprimer. Un soupir avait annoncé la suite. Sa main avait tiré sur sa chemise, l’autre s’était cramponné à son dos et ses lèvres avaient cherché à mieux trouver les siennes.
Elle pouvait chercher. Elle ne se souvenait pas de l’avoir un jour embrasser comme ça. En réalité, elle ne faisait plus que seulement s’excuser maintenant. Elle lui disait ce qu’elle était trop conne pour lui dire ouvertement.
A une main contre sa nuque, elle avait répondu en goûtant sa lèvre de ses dents, un instant, avant de s’excuser et que sa propre main ne vienne serrer sa chemise plus haut dans l’attirer dans un baiser plus approfondi.

Il avait besoin d’air. Manifestement pas elle. C’était à peine si elle ne lui avait pas coupé la parole en retrouvant ses lèvres à nouveau. L’espace de quelques secondes avant de murmurer contre elle un ordre auquel on ne pourrait répondre que par un “oui maîtresse” « Tais-toi » Maiko… tu n’étais pas supposée te faire pardonner à la base ?
Les Kotani. Ils avaient une bien curieuse de demander pardon si vous vouliez notre avis ! ça goûtait à vos lèvres, un peu trop à votre langue et ça se permettait d’accuser les autres. Elle pourrait toujours le blâmer, cette main sur sa peau, oui c’était une excellente raison pour céder entièrement et ruiner… une chemise hors de prix en l’ouvrant d’un geste sec qui avait laissé entendre un bruit de boutons tombés sur un parquet.
… on sait, ça vaut cher, il en avait plein !

Ses mains, avec envie, avaient glissé sur son torse, s’y attardant d’une caresse appuyée avant de le pousser gentiment contre la table. Et le verre en cristal ?
Elle n’était pas faite pour les objets de luxe ? Il fallait toujours qu’elle casse tout ! Et puis il y avait encore tellement de choses à casser sur cette table, la note était bien loin de son chiffre final. Mais tandis que sa main se pressait contre une hanche, elle donnait au moins son mobile plutôt franchement « J’ai envie de toi. » et précisément « Maintenant. » les sauvages, dans l’Amazone, ça avait un moyen d’expression plutôt primale. Logique.


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     Sam 16 Déc - 15:45
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DAIKO  coeur


S’il y avait un sentiment qu’il n’oublierait jamais, c’était celui qui l’avait envahi alors qu’il prenait le chemin des USA avec en lui, la certitude profonde d’avoir bousillé toute entente entre lui et l’amazone qui lui servait d’ex-employée. Lui qui était tellement dépourvu de comparatif en matière d’émotion s’était retrouvé accablé d’une pesanteur horrible, d’une vive douleur jusque-là incomprise, au niveau de sa pompe à sang, d’une sensation de vide cuisant dans son poitrail. Il ne s’était jamais senti aussi dépourvu de ressource, aussi brutalement abruti de souffrance qu’à l’instant où il grimpait dans un avion avec en tête, l’idée qu’il ne la verrait plus jamais… C’était de loin le plus abominable moment dans son existence et sur le coup, il n’avait sur reconnaitre les signes du manque, ces battements irréguliers, cette envie d’hurler, il s’était borné à croire que ce n’était rien, rien de plus qu’un refus et que la seule chose bafouée était son égo… Quelle mauvaise foi! Puis, il y avait eu Rey, Rey et ses délires un peu trop geek, Rey et sa bonne écoute, cette facilité de communiqué, de se confier… il avait trouvé en cette parfaite inconnu d’un autre continent une oreille attentive, une bonne traductrice pour les maux de son cœur. Et puis, ses bêtises, son humour, cette façon qu’elle avait de le faire rire, il ne pouvait nier qu’elle lui rappelait un peu beaucoup… une certaine jeune idole.

II ne l’aurait jamais avoué à voix haute, mais si elle ne lui avait pas fait penser à celle qui avait sournoisement pris possession de son cœur comme un conquérant égoïste, c’était précisément cette ressemblance qui l’avait intéressé, qui l’avait attiré, pour la première fois dans sa vie, il s’était retrouvé intéressé par une femme pour autre chose que sa belle gueule, avec Rey, elle aurait pu être d’une mocheté qu’il aurait bien eu cette petite pointe d’affection, cette sensation qu’elle était spéciale… Daisuke aurait bien aimé dire qu’il avait été surpris, à l’aéroport, de se retrouver face à face avec la démone qui hantait son cœur et bouleversait ses songes mais au fond de lui… au fond de lui, il était presque troublé que, malgré tout le déni dont il pouvait faire preuve, on venait de lui confirmer de manière irrévocable qu’il n’y aurait jamais qu’elle pour percer sa carapace. Elle, son ancienne belle-sœur, son ex-employée, la seule femme qu’il ne devrait jamais désirer, la personne dont il ne devait assurément pas s’éprendre… elle était l’unique. Et il était hors de question qu’elle lui échappe à nouveau. Pas dans cet aéroport, et pas d’avantage aujourd’hui, alors qu’il avait mis un terme à leur dispute pour l’enfermer dans ses bras, refusant qu’elle puisse ne serait-ce que franchir cette porte. Et si elle ne revenait jamais?

Cette simple idée lui était insupportable. Ses bras s’étaient resserrés autour d’elle, une main enfouie dans ses cheveux, posée sur sa nuque, comme pour l’empêcher ne serait-ce que de bouger la tête pour le quitter. Jamais. Ce petit bout de femme hargneux, cette guerrière incapable de lui dire ou de lui montrer qu’elle partageait ses sentiments, il en avait besoin comme de l’oxygène. Il avait suffoqué si longtemps, toute sa vie, à la recherche de quelque chose, quelqu’un, pour le tirer de son indifférence, de sa résignation, un signe, une voie autre que celle tracée d’avance par sa famille. Et elle était là, devant lui. Il la suivrait en enfer, tel Dorothée sur une route de brique jaune, il n’avait pas besoin de savoir où ça allait pour être convaincu que c’était le chemin à emprunter. Son étreinte s’était fait plus resserrée en sentant les mains de sa petite amie s’agripper à sa chemise, il ne savait trop ce qu’il craignait désormais. Qu’elle le largue, ou qu’elle souffre silencieusement face à de vieux démons? Elle ne lui avait jamais semblé aussi vulnérable qu’en cet instant aussi fragile, et quoi qu’il en remarque les signes, il en ignorait la cause. Oh, elle avait eu son lot d’abandon, il n’était pas difficile d’imaginer ça… mais de là à laisser des blessures aussi profondes? Des plaies qui l’angoissaient au point de rompre un instant ce contact, au point de lui arracher des paroles rassurantes, un peu maladroite certes, mais sincères.

Son pauvre cœur se serrait douloureusement, pire qu’avant, et il en venait à se demander s’il ne faisait pas une attaque tant la bouille triste de sa petite amie le chavirait. Et ce silence… cette façon qu’elle avait de l’observer sans rien dire faisait grimper son angoisse d’un cran. Il était demeuré silencieux, tout son coincé dans sa gorge, son souffle retenu inconsciemment… jusqu’à ce qu’elle murmure son nom, juste son nom, et qu’il ne récompense cet effort d’un baiser. Parce qu’il avait besoin de s’assurer qu’elle lui appartenait encore, parce qu’il ne voulait rien de plus que la posséder, lui rappeler, encore et encore, qu’il ne l’abandonnerait pas. Ses mains s’étaient d’avantage pressées contre elle, l’attirant contre lui alors qu’il accusait le coup lorsqu’elle lui rendit son baiser avec une passion qu’il n’avait pas anticipé. Il pouvait sentir une étrange chaleur grimper en lui, et plutôt que de la fuir, il avait préféré laisser ses doigts glisser sur un dos, ses mains se serrer sur des hanches et la presser d’avantage contre lui alors qu’il lui rendait son baiser avec la même fougue.

Plus que de l’aimer  - qui en doutait à ce stade – il était envahi pas l’envie puérile de marquer chaque centimètre de sa peau, de lui remémorer de façon plus tactile qu’il avait déjà conquis ce territoire là et qu’il pourrait le faire encore, autant de fois que nécessaire. Un sourire de parfait chieur – trop heureux- avait étiré ses lèvres en entendant son ordre, cette exigence de silence – et il avait désobéi en pouffant de rire. « Oui maîtresse. » avant d’accepter le châtiment d’un baiser un peu trop scandaleux. Mais qu’à cela ne tienne, si Daisuke était demeuré silencieux dans ses mots, il avait pratiquement récité une tirade en non verbal. Que ça soit cette langue qui protestait un peu trop contre sa nouvelle inutilité et manifestait en provoquant sa semblable, ses lèvres avides qui ne quittaient plus les siennes, et ce braille qu’il avait bien tenté d’exprimer de mains impatientes pressées sur sa taille, de doigts qui se faufilaient sous son chandail à elle pour se presser sur un ventre, pour caresser le creux de ses reins alors qu’il l’attirait inlassablement contre lui, comme si la seule façon de faire taire la cacophonie dans son crâne, c’était de s’abrutir de l’extase que lui prodiguait son corps si désirable.

Ce à quoi il s’était moins attendu, par contre, c’était le bruit des boutons de sa chemise sur le sol, et le sensation addictive des mains de sa petite amie sur sa peau, qui lui arracha un frémissement sans équivoque. Le regard qu’il posa sur elle brûlait avec une telle intensité qu’on aurait probablement dû leur suggérer d’appeler les pompiers. Ses mains s’étaient pressées d’avantage contre ses hanches alors qu’il se laissait guider vers la table. Au diable l’argenterie, lorsque la coupe avait retrouvé le sol et s’était fracassé en morceaux, il n’avait même pas sourcillé, préférant conserver un contact visuel sur la pècheresse qui allait encore tout détruire. Avec une certaine urgence, ses mains s’étaient pressées contre sa taille avant de se figer une seconde, accusant le choc de sa nouvelle exigence. C’est qu’elle était capricieuse sa petite amie! « Hmmm » Daisuke… c’est quoi ce sourire sadique… Oh ça… qu’on le pardonne, ce n’était pas tous les jours qu’il avait l’ascendant sur cette démone, ou qu’il pouvait la faire demander, exiger… peut-être même supplier. Parce qu’il devrait être le seul qu’elle désirait ainsi, le seul capable de la soulager de la vague d’envie qu’il éveillerait en elle. Lentement, il s’était autorisé à laisser ses mains se presser contre ses fesses, la plaquant contre lui, pressant son bassin contre le sien avant de la soulever sans demander la permission et de l’assoir sur le bout de la table. Alfred allait les tuer…. Il s’en fichait.

Pour l’instant, il n’y avait plus rien qui comptait, rien d’autre de ses mains qu’Il avait posé sur ses cuisses, s’y pressant avec envie avant de les écarter pour se planter debout devant elle, au bout de cette maudite table, l’attirant tout contre lui, la pressant contre son torse, alors que ses doigts remontaient à sa taille avec provocation, se saisissaient du bas de son chandail pour le soulever et dévoiler cette peau dont il ne pouvait chanter les louanges suffisamment. Elle avait arraché sa chemise cette peste, ce n’était que justice qu’il ne perde pas un temps fou à la libérer de son haut et à l’envoyer valser sur le sol… Elle amenait une batte de baseball, il confisquait son chandail, fallait faire de la discipline avec les amazones! Et cet imbécile heureux, comme un gamin à Noël, ne pouvait chasser ce sourire amusé de ses traits. Une de ses mains s’était pressée au creux de ses reins, grimpant sur son dos avec une tendresse presque urgente. Et ce sourire de chieur… Il avait quand même essayé, une seconde, en laissant ses lèvres se poser sur son cou, narguer sa peau de baisers enflammés. Sa main droite avait suivi son ventre sans la moindre gêne, pour finalement se presser tendrement sur un sein, alors que ses lèvres traçaient un chemin vers sa gorge. En bon explorateur, il se permis un test du goût en marquant sa peau de sa langue.

Elle ne l’aurait pas si facilement, pas cette fois, elle avait encore à se faire pardonner et il ne pouvait imaginer meilleure façon que de l’entendre supplier pour lui, lui et personne d’autre. C’était presque addictif que de se sentir désiré par elle, elle tellement parfaite, elle qui pourrait avoir n’importe qui d’autre et qui pourtant était actuellement captive sous ses mains. Contre sa peau, il s’était permis une provocation, comme s’il avait ce besoin maladif de mener le bal, de ne pas lui donner aussi facilement l’absolution. « … Je ne suis pas certain d’avoir bien compris Maiko… » Ce soir, c’est lui qui menait le bal, il n’était pas dit qu’elle viendrait ici l’engueuler et après lui demander de dégainer. Oh que non, il avait, semble t’il, trouvé sa masculinité l’espace d’une soirée. Ses lèvres s’étaient mises à attaquer son cou de baisers fiévreux alors qu’il soufflait, l’attaquant de nouvelles caresses plus soutenues. « Qu’est-ce que tu veux? » … Pour une fois, Hide serait fier de lui.

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     Dim 17 Déc - 18:03
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On vous l’accordait, c’était une bien curieuse manière de faire la guerre. On ne savait pas trop dans quelle culture le combat se pratiquait de la sorte mais c’était clairement une culture qui prônait le corps à corps. Oui, les guerriers étaient si fiers qu’ils s’imposaient de ne pas être armés pour livrer une bataille. On oubliait les battes de baseball et on trouvait à la place des lèvres qui nous répondaient de telle manière que cette chaleur qui nous envahissait devenait impossible à calmer. Elle commençait à vous tourner la tête, elle faisait bouillir en vous une envie qui rendait impossible la réfléxion et elle exigeait de vos mains que les vêtements soient chassés du contexte. Oui, parce que dans cette culture, on prônait également le nudisme.
Allez comprendre ce qui se passait dans la tête de la Kotani à présent ! C’était manifestement une méthode de communication alors qu’elle en interdisait des plus classiques à son petit ami.

Un petit ami sage, gentil et obéissant qui méritait bien une récompense pour tenter de comprendre sa culture en en pratiquant les usages avec elle. Plus proche, oui, c’était bien ce qu’elle voulait. Et pour son aide, ses mains l’avaient remercié d’une chemise hors de prix dépossédée de ses boutons. Pour son aide, ses mains, à présent, cherchaient à s’approprier un peu plus ce torse scandaleusement pas si gras. Elle le niait, ce n’était pas de sa faute, cette légère trace de griffure là, au-dessus de l’un de ses nipple à bannir… Daisuke avait très probablement fait la rencontre d’un chat sauvage. Elle, elle n’avait rien à voir avec tout ça.

Vraiment rien ?
Elle le voulait. Et elle le voulait maintenant. Qu’on lui pardonne l’urgence de ses gestes, c’était un besoin urgent qui venait rendre l’envie plus pressante, plus nécessaire. Elle ne pouvait rien faire contre ça. Et, pour sa défense, il n’arrangeait définitivement rien.
Là, contre cette table sur laquelle il avait été scandaleusement repoussé sans qu’elle ne leur accorde la moindre distance, elle n’avait pas pensé une seule seconde qu’ils allaient avoir des problèmes avec Alfred. Non. Dans sa tête. Il n’y avait plus qu’une chose qui tournait en boucle. Ce désir brûlant contre lequel il n’y avait qu’une seule chose à faire : l’assouvir.

Malheureusement pour elle, il y avait eu ce sourire sadique, cette réponse silencieuse sur le visage de son petit ami qui augurait un peu de rebellion. Et si un instant la désaprobation était passée sur ses traits, sa bouche s’était ouverte pour rien quand ses fesses s’étaient retrouvées sur une table joliment dressée par ce pauvre Alfred.
Pauvre majordome. Ce n’était pas ce que Kotani voulait dresser à présent. C’était autre chose. Autre chose qu’elle voulait libérer rapidement.
Provisoirement satisfaite de la tournure des choses, elle n’avait pas tout de suite râlé. L’accueillant, ou plutôt l’emprisonnant entre ses jambes, elle avait été assez naïve pour croire qu’il lui épargnerait la répétition. Après tout, ne venait-elle pas de l’aider à se débarrasser de son haut ? C’est que, le problème des gens de Dallas, ils étaient parfois trop lents. Le problème dans la jungle ? Quand on voulait quelque chose, on avait tendance à le vouloir trop vite.

Et si elle s’était bien volontiers prêtée à la torture, relevant légèrement sa tête pour lui permettre de torturer scandaleusement son cou de ses lèvres, si un gémissement d’envie était passé entre les siennes en sentant cette main sur son sein, elle n’en n’avait pas perdu de vue le souhait - ou l’ordre - formulé plus tôt. Hâtivement, ses mains avaient oeuvré pour se débarasser des restes d’une chemise qui avait retrouvé le sol.
Et puis, alors que son souffle s’accélérait déjà, alors que l’envie devenait insoutenable…
... « ... »

Maiko ? Est-ce que tu viens sincèrement de reculer ta tête alors qu’il fait des choses si agréables dans ton cou pour le fusiller du regard ?
Ouais.
Et on peut savoir ce que tu fais maintenant ?
Ses mains sont en train de défaire son ceinturon pour ensuite ouvrir son pantalon afin que l’une d’entre elles puisse rentrer dans son boxer sans demander la moindre permission pour se saisir de son sexe et entreprendre de le masser.
… oui, dit comme ça, c’était effectivement plutôt clair.
Et si ce qu’elle voulait ressemblait toujours à du chinois pour son Serizawa - et pourtant il le parlait - ses lèvres avaient trouvé les siennes un instant pour le début d’un baiser avant que ses dents ne punissent le fourbe, soufflant en guise de conclusion « Me fais pas attendre ou je te plaque sur cette table pour te faire demander pardon. » est-ce qu’on parlait de viol là ? On avait comme un doute.
Sa main, en revanche n’en n’avait aucun, pas plus que de pitié alors qu’elle ne manquait pas de scandale pour l’affaiblir autant que l’endurcir.


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     Dim 17 Déc - 23:02
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À peine eut t’il déposé sa petite amie sur la table, un peu trop près de la magnifique coutellerie qui ne passerait pas la nuit, qu’il s’emparait à nouveau de ses lèvres, passant de participant emballé au professeur attentif. Ce baiser, il ne se contentait pas de le subir, il y participait avec une fougue un peu trop intense, avec une passion si peu retenue. Comme si ce nouveau moyen de communication silencieuse ne lui permettait pas de mettre en mot ô combien elle était importante pour lui. Si importante, en fait, qu’il était bien incapable de brusquer les choses, de se jeter sur elle – et dieu seul sait qu’il en avait envie. Ce n’était pas la première fois qu’il était frappé par cette réalisation, elle était … différente. D’ordinaire, il savait quoi faire, instinctivement, et ne se souciait que peu de ce que la bimbo en face de lui souhaitait… avec Maiko… il craignait sans arrêt de faire une bêtise, une connerie, et de lui faire réaliser qu’elle pourrait avoir mieux, beaucoup mieux qu’un vieillard brisé si inexpérimenté aux sentiments. Il venait avec un gros bordel d’emmerdes, ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle le réalise… Mais il ne serait pas celui qui lui dirait, ô non. Daisuke avait plutôt décidé de lui faire oublier en envoyant son chandail valsé sur le sol, en répondant aux exigences de sa petite amie.

… Mais il y avait quelque chose dans son empressement, dans ce besoin presque ridicule de se jeter sur lui, qui l’inquiétait. Elle n’agissait pas comme une dangereuse nymphomane folle de désir, surtout pas, il y avait plutôt dans ses gestes assurés et sans équivoque, une forme de désespoir qui lui retournait les entrailles. Avait-elle l’impression de devoir s’offrir à lui pour qu’il reste? Que lui avait t’il donc fait pour qu’elle croit qu’il n’y avait que son corps – certes parfait – dont il ne pouvait se passer? Parfois, il se demandait si elle croyait un mot de son attachement, si c’était en son pouvoir, d’accepter qu’il y avait sur cette terre au moins un homme qui la voulait entière, plus que l’enveloppe dans laquelle elle venait… Il était cet homme, et juste le rythme infernal de son cœur, juste cette petite voix paniquée qu’il ne savait faire taire dans son esprit… ne voyait-elle pas, qu’il en était éperdument amoureux, contre toute raison, et que même si elle faisait veux de chasteté, ça ne ternirait pas ses sentiments… Il n’y avait assurément pas que sa silhouette qu’il se permettait d’explorer de ses doigts, de couvrir de caresse lourde de désir et de tendresse, à l’opposé de l’ambiance sauvage qu’elle voulait instaurer. Sa main s’était pressée au creux de son dos à elle, l’attirant contre son bassin, aussi près de possible, pressant son corps contre le sien alors que ses lèvres chaudes narguaient sa nuque, son cou, comme s’il devait réciter une prière, lui confirmer ô combien il la vénérait.

Ça allait trop vite, comme si elle espérait lui faire oublier la facette vulnérable qu’il avait vu d’elle en embrumant son esprit d’une vague de désir qu’il peinait à contrôler. Parce que les lèvres brûlants qu’il posait sur sa gorge, la lignée de baiser qu’il traçait jusqu’à sa poitrine, jusqu’à ce seins fait prisonnier, ça avait toujours cette capacité de vider son esprit, de monopoliser son afflux sanguin vers une portion inférieur de son anatomie, de lui arracher des soupirs assez traitres contre sa peau alors que ses mains se pressaient d’avantage sur elle, gagnait plus de terrain. Ça n’allait pas. Ils auraient dû discuter, il aurait dû la rassurer, être certain qu’elle avait bien compris, qu’il ne partirait pas, tout sauf lui corroborer bien malgré lui qu’elle n’avait qu’à écarter les cuisses pour obtenir l’absolution. « … Maiko. » Ses mains à lui s’étaient immobilisées sur elle et un soupire rauque lui avait échappé en sentant cette fourbe gagner du terrain, prendre carrément le ‘’problème en main’’.  Comment osait-elle! Un frisson le parcouru alors qu’il perdait un peu plus le contrôle, ses doigts se pressant sur elle comme pour la supplier d’arrêter de le torturer ainsi… ou de ne surtout pas arrêter. Non parce que, il ne pouvait franchement pas nier qu’il la désirait, s’en était presque douloureux.

En temps normal, le simple fait de poser ses lèvres sur les siennes, de les goûter, plus désirables et délicieuses que dans ses souvenirs, aussi récent soient-ils, avait pour effet de vider son esprit de toute préoccupation, de le plonger dans un état de transe quasi-palpable, de l’enfermer dans un mon plus simple, plus doux, ou rien d’autre qu’elle n’importait, elle et ce besoin presque animal de la faire sienne, de la posséder, de laisser dans ses chaire une trace indélébile, de s’assurer qu’elle soit accro, qu’elle n’ait envie d’aucun autre, qu’elle ne soit qu’à lui, pour toujours. Ses doigts glissaient sur sa peau avec une lenteur calculée, en découvrant une fois encore la texture, la sensation, avec un émerveillement qui ne cessait de décupler à chaque nouvelle avancée. Comme si, malgré les mois qui s’étaient écoulés depuis le début de leur relation, il n’arrivait pas à croire qu’elle était sienne. Mais pas ce soir. Sa voix, d’abord hésitante avait brisé le silence lourd de désir.

« … Maiko.   » Il devait agir. Voyant qu'elle semblait avoir un plan plus pour lui éviter de trop penser, il s'était saisis de ses mains, mettant fin à cette agonie qu'elle avait débuté  « Je ne suis pas ton objet. Me toucher ne va pas te sauver de cette conversation qui tu as tant envie de fuir. » Oui, Daisuke était une vierge effarouchée, le genre qui, plutôt de s’abandonner au désir qu’elle savait si bien faire grimper en lui, avait préféré attraper son poignet fautif, histoire de l’immobiliser dans ses gestes, ses iris sombres accrochés aux siens. Il ne souriait plus, il s’était même mordu la lèvre pour se motiver à être un homme bon, et pas un pirate, l’appel du mât étant de plus en plus pressant. Il avait une envie folle de céder à son caprice, de lui arracher tout ce qu’elle portait, de la prendre sur cette table, et probablement sur le buffet derrière, de lui faire visiter en long et en large cette cuisine, sauf que plus que d’être submergé par une vague charnelle, il y avait cette certitude…

Certitude qu’il aurait aimé ignorer … il allait la briser s’il obéissait. Alors plutôt que de se jeter sur elle, plutôt de de lui autoriser cette porte de sortie trop facile, il avait pressé un peu plus fortement son poignet, retirant bien à regret cette main de son pantalon. Son autre main s’était emparé de l’autre poignet de la récidiviste, alors qu’il se collait d’avantage contre elle, témoignant bien malgré lui de l’effet qu’elle lui faisait, usant pour une des rares fois de son rapport de force. Ses iris s’étaient accrochés aux siens, mortellement sérieux, en grande opposition avec la portion moins business mais tout aussi dure en affaire de son anatomie. « … Je vais te prendre sur cette table, pas parce que je suis pervers obsédé. » Il avait serré un peu plus fort ses mains, les immobilisant totalement alors que ses lèvres se posaient à nouveau sur son cou, comme un sadique, refusant de la laisser lui rendre la pareille. « Mais bien parce que, même si tu en doutes, je suis fou de toi. »  Il avait, sans libérer son poignet, tiré son bras derrière elle, répétant son manège jusqu’à l’immobiliser, retenant ses mains en otage d’une des siennes, un sourire chieur aux lèvres. Sa main libre s’était appliquée à caresser longuement, trop cruellement, son ventre, grimpant vers son buste alors que ses lèvres se posaient sur son épaule nue. « Et après, je recommencerai sur ce buffet, et sur le canapé du salon. » .. Avait-il retrouvé sa masculinité ? Non parce que pour une des rares fois, il avait repris le contrôle dans sa cuisine – au moins! – et lui imposait sa vitesse de croisière, et refusait de la laisser… on aurait presque pu croire avoir affaire à un vrai mâle… enfin, ça c’était avant que ses lèvres brûlantes, qui s’étaient permises de narguer un sein de sa main avait libéré de sa prison de tissus, ne cesse leur langoureuse torture pour tuer sa virilité d’un : « Et je compte bien te le dire autant de fois qu’il faudra pour que tu y crois… que je t’aime. » … Daisuke. 33 ans. Princesse. Qui comptait visiblement gagner sa femelle avec un vrai baiser d’amour. Sauf qu’il avait visé son ventre aulieu de ses lèvres logique?

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     Sam 6 Jan - 1:18
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Si vous lui demandiez, oui, le sexe était un bien meilleur moyen de communication chez les sauvages. Parler de contacts était bien plus simple qu’user de mots. Et sans doute que c’était préférable pour cette maudite fierté de torturer son petit ami d’une main dans son boxer plutôt que de s’engager dans une longue conversation où elle était certaine d’avoir l’air terriblement ridicule. Gênée, pas très forte non et pas mal idiote.
Si elle jurait que ce n’était pas que ça. Si elle jurait avoir cédé à des envies, des besoins contre lesquels ses mains n’avaient pas su lutter, il y avait peut-être néanmoins une part plus profonde qu’elle préférait sans doute remettre à un autre ordre du jour. Pas tout de suite. Dans quelques mois.
Pour sa défense, maintenant, elle était plutôt occupée et sa main se plaisait pas mal à ce jeu qui consistait à faire craquer une princesse.
Oui, c’était idiot. Peut-être qu’ils auraient dû l’avoir cette conversation. Aussi pénible pouvait-elle sembler d’avance, se lancer lui aurait peut-être permis d’être un peu moins stupide à l’avenir.

D’accord, fierté Kotani en prendrait un coup à devoir se faire rassurer comme une enfant, en boucle, à répétitions comme si pour certaines choses, elle faisait avec la mémoire d’un poisson rouge. Et au milieu de tout ça, il aurait fallu montré plus franchement ce qu’elle venait de montrer par inadvertance. Peut-être même se confier, ranger un peu le côté Koko Rambo, la batte avec par la même occasion, et lui expliquer maladroitement que, ce n’était pas vraiment de sa faute à lui si une “babysitter” buvait un café bien trop corsé.
Lui dire sans lui dire, s’expliquer sans vraiment le faire, rester flou sur les motifs et exprimer avec des gestes ce qu’elle ne savait pas dire avec des mots… oui, c’était sans doute bien mieux.
Et pourtant, il y avait bien des choses que son coeur auraient pu dire de meilleures façons, essayer au moins de le faire mieux que par des gestes d’urgence.

Mieux qu’avec une main fourbe qui s’appliquait à présent à le faire faiblir et à rendre l’envie trop tentante pour lui ?
Si on pouvait se questionner sur une véritable éducation dans la jungle, il était clair que Daisuke avait grandi dans un château de son côté. C’était une bonne histoire pour un prochain disney. Un truc sur une sauvage qui s’amourachait du Prince qui collectionnait les tiares.
… Ok, pour les enfants, on penserait à retirer les parties les plus scandaleuses.
On penserait même à ne pas parler de l’héroïsme dont le Prince avait fait preuve pour arrêter la main de la sauvage sans éducation.

« Quoi ? » oui, ce sauvage n’était définitivement pas très aimable. Il semblait même contrarié pour un simple prénom… mais plus confus à la suite « ... » au point que la bouche ouverte ne laisse passer aucun son.
Evidemment, les princes, ça défendait le droit aux préliminaires.
Dans la jungle, il arrivait parfois qu’on n’ai pas le temps pour tout ça.
Elle… elle…
Est-ce qu’il fallait vraiment réfléchir à tout ça ? Maintenant ? « Je pensais qu’on avait terminé cette partie là… et qu’on pouvait se concentrer sur la suivante. » Plus tôt n’était pas une conversation complète. Non, c’était plutôt une demi-introduction. Et si elle pensait en être à la partie des excuses, sa main n’était plus en mesure de s’exprimer pour elle à présent.

En fait, elle était même contrainte à la pureté. Et pourtant, vu ce qu’elle touchait avant, elle était assurée qu’il avait autant envie qu’elle de prendre les sentiers du non-dialogue… au moins un temps… on ne pouvait pas non plus retirer à Princesse Daisuke son côté bavard.
Passons, elle n’était pas là pour en débattre. En fait, elle aurait aimé ne débattre de rien du tout pour s’épargner la gêne qui était apparue doucement sur ses traits que son petit ami étudiait.
Et si pendant un instant, elle n’avait plus été certaine de sa volonté de discuter ou de passer à plus d’action, elle avait fini par se demander s’il ne voulait pas plus simplement jouer les sadiques alors que les lèvres du fourbe éduqué torturaient son cou, alors qu’il emprisonnait ses poignets sur de belles paroles.
“Des promesses, toujours des promesses” c’était probablement ce qu’elle aurait répondu si la suite n’avait pas ramené plus certainement la gêne sur ses traits.

Trop confuse pour dégager ses mains, trop confuse pour protester, elle l’avait dévisagé de longues secondes avant qu’il ne lui prenne de jouer à nouveau les sadiques sur sa poitrine.
Qu’est-ce qu’on y pouvait si parfois les princesses oubliaient qui portaient la tiare et qui tenait la batte. Rien, sinon soupirer et se plaindre d’un « Daisuke... » avant que nos jambes ne se serrent sur un bassin si jamais il lui prenait l’envie de fuguer « … t’es cruel... » cruel pour une déclaration ?
Quelle partie ? Les mots ou sur son ventre ?
Sa bouche s’était bien ouverte pour répliquer quelque chose, elle avait soupiré à la place. Ses poings s’étaient fermés sous la torture, ses jambes serrées davantage et malgré la lèvre qu’elle s’était mordue, elle s’était répétée plutôt que d’innover dans des mots qu’elle savait manifestement davantage traduire dans des gestes que de sa voix « …je suis désolée... » … oui, elle lui avait déjà dit. Alors pourquoi cette torture ?
Et pourquoi pas trois autres mots de son côté ?


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     Sam 6 Jan - 18:56
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DAIKO  coeur


Qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez lui? Une femme magnifique, parfaite, s’adonnait à des activités scandaleuses en explorant la faune Serizawaienne de son boxer et il osait l’interrompre? Avait-il perdu quelque part, sa virilité, était-il impuissant? Vu ce qu’elle prenait en main, on en doutait, il était même le contraire de cela, il aurait aimé, vraiment, tout oublier, s’abandonner à ses caresses, être capable de ne pas l’interrompre, de passer par-dessus, il en crevait d’envie, et sa respiration saccadée, sa voix plus rauque, plus urgente qu’à l’ordinaire le trahissait. Il avait envie d’elle, là, maintenant, il si elle avait été n’importe quelle autre de ses conquêtes, il n’aurait pas cherché plus loin. Mais voilà, c’était Maiko, et elle avait cette place toute spéciale dans ses songes, cette importance étrange, qui le poussait à préférer la discussion à l’action, les mots aux gestes, tant et aussi longtemps qu’elle tirerait une telle gueule de paumée. Pourquoi avait-elle l’air si terrorisée. La forçant à libérer l’otage – et en réprimant un grognement de désapprobation, la portion inférieure de son anatomie en grande contestation du veto appliqué par sa cervelle de princesse idiote, il posa ses iris sur elle, un mélange d’inquiétude et d’exaspération s’y lisant. « Tu te prends pour Tarzan? » … Ou pour lui à l’adolescence, préférant noyer les questions sur son statut relationnel dans une bonne partie de jambes en l’air. Ça l’énervait, vraiment, suffisamment pour qu’il plaque cette peste contre la table, balance dieu sait quel décoration luxueuse sur le sol, et  l’immobilise totalement. Elle voulait jouer comme ça? Ils pouvaient être deux!

Retenant ses poignets, le cœur battant à tout rompre, le corps enflammé par ces rapprochement avortés, il ne perdit pas longtemps à la débarrasser de son haut, ses lèvres s’emparant de sa gorge, de ses épaules, comme pour laisser sa trace, comme pour lui faire bien comprendre, qu’il était celui qui menait la danse, que ça lui plaise ou non. Il ne serait pas victime de sa ruse fort bien exécutée – pour lui soutirer des faveurs plutôt que des mots. Non. Pas quand ses joues avaient cette teinte rosées, pas quand elle semblait si inquiète, malgré sa carapace de perverse. S’il avait voulu un plan cul, il aurait pu avoir l’annuaire au complet, elle était différente. Alors oui, incurable, bête comme un chien, il avait encore décidé de creuser sa tombe, de contredire tous ses instincts qui lui hurlaient, comme Gandalf en situation de crise, ‘’Fuyez, pauvre fou!’’ en mettant des mots 18+ sur ses sentiments. Et encore s’il n’avait été question que de promesses scandaleuses, de discours digne d’une messe tenue par son neveu d’adoption, il aurait pu sauver la face, sa pècheresse était réceptive aux sacrifices du corps, mais non, il avait fallu qu’il fasse comme les princesses de Disney, ignorait les avertissements d’Elsa, et proclame son amour! Mais HEY il la connaissait depuis plus qu’une minute, c’était légitime dans son cas ! … Oh Daisuke, souviens toi, elle préfère feel Daidai tonight que the love…

Pourquoi est-ce qu’il se mettait sans arrêt dans cette situation? Ne s’était-il pas juré, dernièrement même, de ne plus jamais lui octroyer les trois petits mots tant qu’elle n’aurait pas au minimum commencé cette phrase-là. Et bien non, il devait être masochiste, il devait aimer être une victime, souffrir, parce que cette déclaration lui avait à nouveau échappé et que, sans qu’il n’en soit vraiment conscient avant qu’elle ne demeure mortellement silencieuse : il avait espéré qu’elle le lui rende. Et pourtant, après un si long temps à attendre, à réaliser que bien malgré lui, il espérait une certaine réciprocité, elle avait ouvert la bouche pour… lui dire qu’elle était désolée. La dernière syllabe venait d’échapper à la jeune danseuse, ses lèvres à lui narguaient la peau de son ventre et pourtant, il s’était figé. Pétrifié serait un terme plus juste, une seconde, trois tout au plus, mais suffisamment pour sentir son cœur s’arrêter et la cuisante douleur du rejet l’accabler. Elle ne l’aimait pas, il le savait pourtant, mais cette réalisation plus que tout le reste était à peine tolérable, ça lui retournait le cœur, ça lui broyait les entrailles, et il avait peine à retrouver la vigueur de l’instant.

Daisuke n’avait pas osé relever ses iris vers elle, non, plutôt, il s’était mis à narguer sa peau avec une plus grande intensité, sa main gardant toujours les siennes prisonnières, avec une certaine force, un certain désespoir, comme si elle pouvait lui échapper, l’autre s’octroyant une certaine latitude, une certaine urgence alors qu’elle suivait ses courbes, narguait une taille, un sein, lui arrachait sans une once de douleur ce fichu soutif qu’il envoya valser au loin – dans l’arbre de Noël tiens, ça ferait un nouvel ornement. Cette inquiétude raisonnait en boucle dans son esprit, que leur relation était éphémère, qu’un jour, elle réaliserait la bêtise qu’elle faisait à trainer avec un homme comme lui, et qu’elle le larguerait. C’était un aboutissement normal, elle méritait mieux, valait mieux, et un jour, elle le saurait. Ça ne faisait pas moins mal, que de constater que cette femme si précieuse, qu’il avait dans les bras, n’était qu’un emprunt, un produit avec échéance, un tour de manège qui forcément viendrait à terme. Ça ne faisait que plus mal quand il constatait que lui, pour la première fois, il avait eu envie de plus, il avait regardé la créature qu’elle était avec un besoin quasi-vital de la posséder, pour toujours. Cette femme-là, c’était la sienne, celle avec qui il se voyait faire sa vie, celle avec qui, s’engager n’était pas si effrayant… et ce n’était pas un sentiment partagé, la douleur était bien réelle.

À force de discuter, il avait fini par prendre une terrible résolution : en profiter avant que ça ne lui éclate à la gueule. Sauf qu’il était encore furieux, il avait encore cette douleur aux entrailles et ses gestes étaient plus pressés, plus brusques qu’à l’accoutumée. D’ailleurs, les lèvres qui s’étaient emparées des siennes n’avaient plus rien de chaste, sa langue s’était fait un chemin décidé entre ses lèvres, dominant la sienne, la soumettant à sa volonté. Elle serait sa proie, ça lui apprendrait à le repousser, encore et encore. Son emprise sur ses poignets s’était faite plus forte, alors que son autre main suivait son ventre d’une caresse lourde de promesse, laissant les scandaleux gémissements de sa petite amie le guider. Il s’était permis de glisser ses doigts sur sa cuisse, de suivre sa courbe pour mieux emprisonner sa fesse avec une certaine possessivité. Il avait paqué son bassin plus certainement contre elle, qu’elle sente bien l’effet qu’elle avait sur lui, ô combien il la désirait, comme un fou. Mais s’il y a une chose qu’il n’avait pas fait, depuis ses dernières paroles, c’était la regarder dans les yeux. Il en était incapable. En fait, il était furieux, contre lui-même… contre elle.



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     Jeu 11 Jan - 20:54
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DAIKO  coeur


Oui. Elle. Elle n’était que Tarzan.
Définitivement, elle venait de la jungle. Cet endroit béni où il n’y avait pas besoin d’user de mots pour tout. Ce paradis où l’on pouvait grogner plutôt que s’exprimer. Cet endroit magique où au lieu de confier ses sentiments, elle pouvait choisir son dialogue le plus développé d’un “Koko veut sexe”. Peut-être avec un petit “grrr” en plus histoire d’ajouter une ponctuation.
Dans son monde, on n’avait pas besoin de parler autant. Dans ce monde, on n’était pas obligé d’appeler une fourchette, une fourchette. On pouvait la désigner, s’en servir et laisser le vocabulaire aux autres, le type politicien avec bien plus de bagou !
Il y avait des politiciens dans la jungle ?
Qu’importe ! La question n’était pas là ! Fille de la jungle était punie parce qu’elle avait rencontré une princesse qui aimait la politique. Elle s’était amourachée de Lady Di ! Ou Lady Dai qu’importe !
Mais qu’est-ce qui lui avait pris ?

En plus, elle n’avait même pas pris une princesse de la première fraîcheur. Certes, elle était bien conservée et dans le jargon de la rue, on pourrait même tout à fait dire qu’elle était bonne. Mais il avait fallu qu’elle choisisse celle qui avait déjà partagé des tiares avec sa soeur bien plus éduquée qu’elle !
Elle avait vraiment un don pour prendre les bonnes décisions.
Elle. Fille de la jungle prenait Princesse masculine du genre à dire “non, moi je le fais jamais sans préliminaires. Je suis un être humain. J’ai des sentiments !”
Une Princesse qui n’admettait pas qu’on se dérobe aux vraies conversations en offrant son corps comme dédommagement.
Surprenant. Vraiment. Elle qui avait toujours appris qu’un homme pouvait tout à fait se satisfaire d’une conversation purement sexuelle.
Minute Kokobongo, ça, c’est pas plutôt toi ?
Oui bah elle avait des réflexes bien plus masculins que son petit ami et alors ? Fallait bien que l’un d’entre eux porte le boxer dans le couple !

Surtout qu’en plus de ça, elle n’avait même plus la cravache !
On sait Koko, où va le monde ?
Elle se le demandait bien maintenant alors qu’elle était piégée dans une position bien inhabituelle.
Nous n’allions ceci dit pas la plaindre. De la confusion comme punition, ce n’était pas grand chose. Quel genre de petite amie répondait “je suis désolée” à un “je t’aime” ?
… bah Kotani Maiko visiblement.
Et pourtant, le crétin en face d’elle, elle avait le malheur d’y tenir un peu trop, oui. Autrement, elle n’aurait pas empoisonné la babysitter qui n’en n’était pas réellement une.
Le problème de cette sauvageonne là était qu’elle avait bien trop de fierté… et qu’elle était un animal blessé dont on avait attaqué la confiance. ça ne s’apprivoisait pas si facilement.
Même si maintenant, Felindra, princesse dompteuse, tentait de le faire par une torture si cruelle
Pouvait-elle réellement s’en plaindre quand il ne perdait pas de vue le principe de nudisme ?  Quand elle était forcée de reconnaître que ses mains, ses lèvres, ne manquaient pas d’habilité, comme toujours ? On était bien loin des méthodes d’écartèlement pour faire parler les sorcières !




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     Dim 14 Jan - 16:22
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur



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