I buried the babysitter under the apple tree || ft. Daiko ♥️

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Invité
avatar

     Mar 21 Nov - 17:52
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Elle se l’était toujours promis : le prochain, elle le tuait.
Ce serait de cette seule manière qu’on résumerait la présence de cette batte de baseball sur une table décorée aux chandelles dans le salon d’une villa de riche.
D’accord, peut-être qu’elle n’irait pas jusqu’à le tuer ?
Peut-être ?
… elle ne tenait pas à aller en prison mais au moins lui faire peur ou le menacer, c’était un bon début. Le castrer, une excellente suite. Puis, en final, partir la tête haute comme si tout ça ne la touchait pas du tout. Oh, il pouvait la larguer, elle n’en n’avait rien à foutre ! Elle était une fière Kotani qui ne pliait pas, ne rompait pas, une version level up de roseau !
Rompre ???? Avec Daisuke ????

Peut-être qu’elle s’emballait un peu. Mais pour comprendre tout ça, il fallait un rapide résumé de la situation. Si on pouvait commencer l’histoire par le meurtre de la “babysitter”/assistante, ce n’était sans doute pas là qu’elle commençait réellement.
Non, elle commençait avec l’attitude étrange de son petit ami ces derniers temps. Ce n’était pas que dans sa tête, elle en était désormais persuadée, il était plus distant depuis quelques temps. C’est vrai, les changements au sein de Hanabi, son nouveau rôle, la promotion, elle avait également moins de temps à lui accorder de son côté… mais ce n’était pas que ça.
Est-ce qu’il s’était trouvé une fille plus jeune ? Est-ce qu’il s’en tapait une plus vieille genre la trop séduisante “babysitter” ? Ou est-ce que les neurones s’étaient brusquement allumés dans son cerveau et qu’il se disait que leur histoire n’était pas raisonnable ?
Des questions, elle s’en était posée pas mal au cours des semaines passées. Et plutôt que de demander des réponses au principal concerné, elle avait préféré faire des suppositions. Une attitude très mature complétée par son renvoi d’étrangeté ! Il était bizarre avec lui, elle serait bizarre avec lui. Oui, ils formaient un couple très adulte tous les deux !

Mais ce soir, le signal de la mise à mort avait été donné par ce tragique sms. Ce maudit “il faut qu’on parle” qui n’annonçait jamais rien de bon. ça y était, elle allait se faire larguer par un riche. En plus il était vieux et gras !
… bref, il était grand temps de se forcer à rallumer son système à mauvaise foi. Sa vue pourrie. Et tout ce qui allait avec pour permettre à la fierté Kotani de perdurer.
Tragique comportement… quand dans le fond, ces derniers jours, elle avait surtout eu une peine dissimulée.
Si elle avait pensé un temps qu’il avait peut-être tout découvert pour Reina et était fâché contre elle, elle n’était pas sûre que ce soit une supposition correcte. On s’en moquait dans le fond… il la quittait, et elle devait se préparer à avoir l’air forte. Pas de larmes, de la violence.

Celui qui se trompait sur toute la ligne, c’était probablement le décorateur de cette table. Ce bon vieux Alfred qui avait préparé un dîner romantique aux chandelles pour ses deux amoureux préférés. Le pauvre, ça lui ferait sûrement beaucoup de peine quand il apprendrait que son patron retournait à l’ère du plastique. Peut-être avait-il préparé ce dîner en fredonnant joyeusement. Et si elle l’imaginait, on pouvait lui confier qu’il l’avait fait… sur l’air de la marche nuptiale. Oui, le majordome était parti loin dans la rêverie aussitôt que ces deux cas désespérés avaient finalement sauté le pas en se mettant en couple.
Maiko, elle, quand elle l’avait vu, elle n’avait rien osé lui dire… il était tellement de bonne humeur ce pauvre Alfred. A la fin de la soirée, il aurait le coeur brisé presque comme si c’était lui qui venait de se faire larguer…. Il mangerait quantité de pots de glace devant des navets de comédies romantiques et ne ferait jamais le deuil de leur couple à 3. Un bien triste avenir.

Tapotant du bout des doigts sur sa batte, son autre main s’était tendue pour vider d’une traite le verre de vin hors de prix - le Château Machin Truc - qu’Alfred lui avait servi une minute plus tôt. C’était mal, elle devait garder les idées claires. Et si elle avait bien pensé raisonnablement un instant, elle n’en n’avait pas moins regardé son verre vide avec un soupir.
Tout se passerait bien. On pouvait se faire larguer et repartir d’ici la tête haute.
Elle ne devait pas trop penser en l’attendant, c’est tout. Ne pas s’énerver d’emblée non plus. Réfléchir aux sentences éventuelles le temps qu’il arrive.
S’il l’avait trompé. Elle le castrait.
S’il devenait raisonnable avec plusieurs mois de retard. Elle le tondait.
Et si…

Une porte. Des pas qui s’approchent. C’était l’heure. Mieux valait parler la première, ça donnait l’illusion d’être une adulte et…
… avec une batte de baseball sur la table ? « Tu penses qu’on peut me convoquer comme une courtisane ? »

Elle n’était pas ivre ! Elle n’avait pas bu beaucoup de ce Château Machin Truc !



✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Mar 21 Nov - 22:05
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Depuis qu’ils avaient remis les pieds au Japon, Daisuke était en pleine crise de la trentaine – sur le tard. Il avait subi, par l’assaut de ses propres pensés, une très sérieuse remise en question. De voir son meilleur ami unir sa vie à celle d’une harpie, s’engager dans une nouvelle direction, poursuivre le rêve d’une famille, d’une vraie relation, lui avait mis une claque de réalité qu’il ne pouvait ignorer. Sans compter que, cette impression d’avoir perdu son inséparable, son confident, et de se retrouver seul au monde face à des soucis style Dallas dont il ne pouvait pas vraiment discuter avec une novice comme sa petite amie. De un, parce que cette pauvre Maiko avait son lot de responsabilité avec ses nouvelles fonctions, la promotion d’HANABI, mais aussi… parce qu’il n’aurait pas su comment lui en parler, étant lui-même incertain quant au chemin que prendrait son avenir. Se dissocier de cette famille, il y avait longtemps pensé, depuis toujours en fait, et s’il avait bâti pièce par pièce son empire hôtelier, c’était en partie pour avoir un plan B, une porte de sortie lorsque le jour fatidique viendrait. Mais aussi résigné fut-il à tout laisser derrière, il n’y arrivait pas, il ne pouvait s’y résoudre, persuadé qu’un jour viendrait où son poulain, son fils de cœur, aurait besoin de ses conseils, de son expertise… ou d’un peu de liberté hors du joug parental. Alors il était resté, un pied sur ce fichu conseil d’administration de Serizawa Airlines, un peu trop impliqué, un peu trop travaillant, encaissant jour après jour les ordres de son frère ainé.

… Mais tout cela avait volé en éclat. D’abord, il y avait eu ces retrouvailles avec son neveu, son attitude froide, ce refus catégorique d’assister aux noces de son autre oncle – un affront qu’il n’était pas prêt à pardonner. Une grande incompréhension l’avait gagné, pourquoi revenir… ne voulait-il pas être libre? C’était-il payé sa tête, lui faisant risquer tout, trop, pour une bêtise de jeunesse? Et son inquiétude hein? Il s’en fichait? Un peu brimé par le bon jeu d’acteur de son cadet, et franchement blessé, il avait accepté cette explication, avait encaissé le coup de poignard de voir son presque fils devenir un clone parfait de son père. Et donc, bien malgré lui, il ne l’avait plus contacté. Ça faisait des mois maintenant… Cette altercation avait fait germé en lui l’envie de liberté, de fuite, il voulait plus que tout échapper à cette famille… mais une fois encore, il ne pouvait s’y résigner, pas encore, pas tout de suite… Alors il avait fait comme il faisait le mieux : il avait décidé de se changer les idées, de prendre un boulot dont il n’avait pas besoin, comme manager, d’étendre un peu son champ d’expertise et de caresser l’idée d’un départ. Il pouvait bien tâter le terrain non? Voir comment ça allait, poursuivre de nouveaux défis… La vérité, c’est qu’il ne savait pas quoi faire, il n’osait pas briser ses chaines… alors il en avait vaguement parlé à Maiko comme était un projet comme un autre, une façon d’occuper son temps libre, rien de plus…

Mais le rien de plus avait rapidement dégénéré, le forçant à travailler d’arrache-pied et à adopter une attitude plus secrète, plus réservée, le temps de gérer la crise du trop fertile Choi Gabriel. En soi, c’était un secret qu’il devait protéger, il ne pouvait en parler à personne et, tentant de trouver une solution, il avait préféré conserver une distance avec sa petite amie, de peur qu’elle réalise que quelque chose n’allait pas et qu’elle le questionne trop. Au point où il en était, cela faisait déjà des semaines, qu’il tournait autour du pot, qu’Il évitait sans arrêt la chanteuse, reportant des rendez-vous, prétextant du travail – qu’il avait – pour ne pas la voir. Et lui dire quoi hein? Qu’il n’assurait pas du tout dans ses nouvelles fonctions? On parle ici d’un homme avec la fierté dans le sang, il n’allait pas avouer son échec. Jamais. Un Serizawa n’abandonne pas, jamais. Un Serizawa ne se montre pas faible. On n’allait pas lui arracher 30 ans d’éducation comme ça… Ainsi donc, pendant qu’il se creusait la tête, sa relation se dégradait de trop de non-dit. N’étaient-ils pas les champions de la mauvaise communication?  

Le coup de grâce avait toutefois été porté au petit matin, alors qu’il assistait à une réunion du conseil d’administration de Serizawa Airlines. Ce genre de réunion barbante où, malgré la portion considérable de la compagnie qui lui appartenait, malgré les idées qu’il pouvait mettre sur la table, il ne pouvait rien faire d’autre qu’acquiescer à ce que disait Makoto. Assis sur cette chaise, à se faire servir par son ainé l’habituel discours sur le fait qu’il avait la totalité des votes de cet empire, ça l’avait frappé : il en avait assez. Peut-être était-ce le décès que leur père, ses volontés successorales claires à l’effet que le contrôle revenait au fils ainé, que Daisuke serait à jamais son ‘’bras droit’’ ou plus précisément, son larbin personnel soumis et docile… Ou alors, le comportement de Naoki… peut-être même la perte de Xialei… mais il en avait eu marre, vraiment marre. Et comme dernière rébellion, au moment même où Makoto annonçait à une salle entière sa domination sur son cadet, Serizawa Daisuke s’était levé, lui avait coupé la parole, et avait annoncé qu’il se retirait de Serizawa Airlines.

En vrai, il était tellement furieux qu’il avait quitté la pièce sous les regards sidérés des autres dirigeants, un sourire – franc pour une fois, collé sur ses lèvres. 33 ans, et il venait de rejeter aussi loin que possible toute association avec sa famille. Bon, ça ne le mettait pas à la rue non plus… mais c’était un changement énorme, un abandon total de cette portion de sa vie … Peut-être devrait-il en parler à Maiko. Il était temps. Elle allait bien réaliser, qu’il n’avait plus ce boulot. Alors comme un abruti, il l’avait texté, un bref ‘’il faut qu’on parle’’ et avait proposé une date le soir même. Avant de se plonger dans ses problèmes d’ordre F!GHTERS. Quittant l’Agence ce soir-là, il cherchait la meilleure façon de lui dire qu’il était probablement dans la merde – ou moins rien qu’il l’avait déjà été … ce qu’il ne s’attendait pas à trouver, par contre, en rentrant chez lui, c’était sa copine….Et une table romantique? Un sourire doux avait étiré ses lèvres, puis, en l’entendant râler, il avait d’abord cru à une blague, creusant sa tombe d’un : « Tu serais une très mauvaise courtisane, mais je te pardonne si tu sais faire la danse du ventre. » … avant de figer net en voyant l’arme.

Attends là! Elle était armée?!?! Son regard avait passé des chandelles à la batte, puis à son visage furieux. Qu’est-ce qu’il avait fait encore? De la voir si coincée le ramenait à l’année dernière, avant… avant que ça change, quand il n’y avait que rancœur entre eux. Il avait soupiré, blasé, avant de prendre un air un peu paniqué. Elle allait le tuer? C’était plus simple que de le larguer? Yasuo avait-il appris pour eux? Tant de pensées se bousculaient dans son esprit et, faisant un pas vers elle, il avait risqué un : « Maiko? … Je sais que j’ai fait un truc stupide … mais ne fais pas cette tête. »


✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Mer 22 Nov - 9:57
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Une danse du ventre ? Qu’est-ce qu’il s’imaginait ? « Je sais mais tu la verras pas ! » puni, il était privé de cookies !
En même temps, s’il l’avait “convoqué” pour la larguer, elle ne voyait pas trop pourquoi il en voulait une ? C’était quoi ça ? Un genre de tournée d’adieux ?
Même pas en rêve ! Qu’il aille retrouver sa babysitter, sa gamine ou sa barbie en plastique, qu’importe pour quelle raison il avait décidé qu’eux deux, c’était bien le temps que ça avait duré.
Fallait bien que ça arrive….
Oui. Ce n’était pas comme s’ils étaient destinés à durer des années et à vivre une belle histoire, faire un bout de chemin ensemble et toutes ces expressions mièvres à la con.
Ah oui ?
Pourtant n’avait-elle pas pensé l’inverse ?

La mauvaise foi répondait non.
L’évidente réponse n’était pas la même.
Elle ne prenait pas le risque de se fâcher avec sa famille pour une histoire de quelques semaines. Elle n’envoyait pas à tout le monde le matin avec un petit coeur en guise de signature “Passe une bonne journée mon manager préféré”... niais à souhait. D’accord, parfois c’était “Princesse” ou un autre surnom. Mais les faits étaient là. Il avait toujours son petit message pour un souhait de bonne journée.
Et si souvent, dans la journée, il recevait des conneries qu’il fallait traduire par un “tu me manques”, ce n’était pas non plus pour faire joli.
Alors oui, elle pouvait prétendre, il lui en faudrait de la mauvaise foi pour se persuader qu’elle n’en n’avait rien à faire dans quelques minutes.

“Il faut qu’on parle”, ça rimait forcément avec rupture. C’était une règle instaurée depuis des siècles avant même l’invention des téléphones portables. Oui, les gens de 44 avant J.C. aussi, ils rompaient à coup de “il faut qu’on parle”. Alors, à ce stade, il n’avait même pas besoin de parler.
Et si quelque part elle était tentée d’être celle à parler la première pour préserver mère fierté, les mots finaux n’avaient pas franchi sa bouche tandis que sa main se serrait davantage au manche de sa batte.
Peut-être qu’elle était partie toute seule dans son “délire” sans prendre le temps de réfléchir… mais en ce moment, si niveau pro elle voulait garder de bons espoirs malgré les récents départs, ce n’était pas le cas pour tout.

Daisuke avait des comportements étranges. Elle ne pensait pas se faire de films quand elle se disait qu’il l’évitait pas mal régulièrement. Pour le peu qu’ils pouvaient se voir… oui, c’était clairement des prémices à un “il faut qu’on parle”. Cette assistante trop canon de l’autre jour, son attitude… il s’était lassé. Il avait eu assez de ce qu’il voulait, il se sentait de passer à autre chose maintenant, voir d’autres horizons. Elle n’était pas dans sa tête, et à priori c’était avec son baobab qu’il réfléchissait, mais elle n’était pas stupide au point de ne pas faire les bonnes associations. Oui, il méritait bien qu’elle lui pète une dent ou deux ou qu’elle le castre après tout, cet idiot.
Mirai… un point sombre sur le tableau parfait de sa vie… bien plus sombre en réalité… bien plus d'un point. Tellement sombre qu’elle préférait faire comme si elle n’y pensait pas trop. Oui, une Kotani excellait dans l’art du foutage de gueule quand il s’agissait d’avoir l’air d’une forte guerrière. Finalement, elle n’était pas si étrangère que ça au mensonge made in Dallas. Mais elle n’y pouvait pas grand chose si le modèle de cette famille naissait avec un bouclier pour parer les coups.

Mirai lui manquait… vraiment beaucoup.
Son futur ex petit ami lui manquait… et l’agaçait vraiment beaucoup.
Et ses frères n’allaient plus lui adresser la parole si un jour ils apprenaient qu’elle avaient un ex en commun avec sa soeur. Peut-être que ça l’excuserait un peu de leur apprendre que le Serizawa ne pourrait plus avoir de descendance.
… parce qu’il n’en n’aurait pas « ... », il était clair au soupir qu’elle venait de lâcher qu’il n’en n’aurait pas  « Je le savais ! » Maiko, est-ce qu’il vient de dire “hey babe, j’ai couché avec la babysitter dans la véranda et elle était plus bonne que toi”

Bah… oui.
Non ?
Un peu…
Merde, il avait fait une connerie et il lui avait envoyé un “il faut qu’on parle” !
Alors, soit il avait couché avec Stacy, soit il était enceinte ! Ces mots ne pouvaient se traduire que de cette manière. Et étant donné qu’elle était assez bien placée pour savoir que le second fait était impossible…
La table ne t’as rien fait Kotani… inutile de donner un coup de batte dedans…
En plus, c’est sûr que c’est en merisier super cher ou un truc du genre.
… ça va, elle ne l’avait pas cassé, c’était pour se calmer.

Respire Kotani. Fais lui un café.
… elle était trop énervée pour lui faire un café là !
« Merde Maiko, pourquoi t’es aussi conne ? Une fois ça va, mais deux faut faire une greffe ! » de cerveau, c’est clair.
Pourquoi est-ce qu’elle était aussi stupide ? Hein ?
Ou alors… est-ce qu’elle avait un genre de mec ? Le type “trompe moi I love it” ? Ouais, peut-être bien qu’elle était maso  « Allez, crache le morceau, j’te castre, je rentre et on en parle plus ! »

???
C’était bien ça. Il avouait, il la larguait ou elle le faisait la première parce que c’était plus mature, et elle rentrait vite… très vite… avant que, même avec de la colère, elle ne soit pas capable de masquer sa peine.



✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Sam 25 Nov - 14:15
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Peut-être qu’au fond, il n’était rien de plus qu’une Gisèle, enfermé dans son monde de Disney, prêt à se balader dans les parcs en chantant à tue-tête, pour avoir vécu avec Xialei, il savait assurément de vêtir des rideaux… Toujours est-il que, dans sa grande naïveté, il avait vu uniquement la chandelle et même qu’un sourire l’avait gagné. Maiko était ici, c’est tout ce dont il avait besoin, ça irait… il allait pouvoir lui dire avec désespoir la bêtise qu’il avait faite, à quel point il était un sans famille et elle trouverait une bêtise à dire pour le faire rire, pour enfouir bien profondément en lui la blessure d’avoir été définitivement abandonné par une famille qui ne voulait pas de lui. Elle saurait quoi faire, parce que c’était une fine tacticienne, parce qu’en terme d’abandon, elle avait malheureusement beaucoup plus d’expérience que lui… mais surtout, parce que depuis un moment déjà, quand il pensait à son avenir, franchement, elle était le seul visage qu’il voyait. Alors oui, il avait tenté dans l’humour, allait jusqu’à pousser la connerie, d’un ait taquin en joutant, déterminé à creuser sa tombe : « … Est-ce que c’est un jeu de rôle? T’essais de faire comme quand tu bossais pour moi? … Je ne suis pas certaine que ça soit un turn on…   »  Alors là non, si elle voulait jouer les employée récalcitrante en souvenir du bon vieux temps, qu’elle enfile au moins l’habit de bonniche, c’est qu’il avait eu une dure journée et qu’à tout prendre, il aurait préféré qu’elle enfile une tenue de scout et lui propose des biscuits…

Sauf que vu l’ambiance, c’était visiblement un veux pieux. Scrutant sa petite amie d’un air d’abord d’incompréhension face à son arme et son visage ferme, presque blessé. Est-ce qu’il avait fait quelque chose pour la peiner ? Il n’avait peut-être pas été le plus présent des petits amis mais, elle avait été tellement débordée avec son groupe, il n’avait pas voulu l’importuner d’avantage… Était-ce vraiment une raison pour se faire menacer désormais? « … Deux fois? De quoi tu parles? » son rythme cardiaque s’était accéléré, alors que ses iris étaient rivés sur le visage de la nipponne, il avait l’impression qu’on venait de lui imposer un poids énorme sur le poitrail, une vilaine impression, un pressentiment, comme si son monde s’effondrait. Est-ce qu’elle était venue ici pour le larguer? Elle avait mis des mois à réaliser qu’elle ne comptait pas pousser sa chaise roulante quand il serait trop vieux? Est-ce qu’elle avait trouvé un mec de son âge, un nouveau mollusque, il y avait bien se Sanada-machin avec qui elle passait un peu trop de temps… se pourrait-il que ce trainee ait finalement contraint sa petite amie à jouer du côté bac à sable? CIEL. Est-ce qu’un autre mec l’avait invité à aller voir le prochaine Star Wars? Fronçant les sourcils, il avait entendu sa nouvelle menace, la commentant d’un : « Me castrer? Ça me semble un peu radicale… »  … Normalement, il aurait ri, mais ses lèvres étaient pressées en une ligne fine, blasée.

Elle n’allait pas rire? Initier la conversation? Visiblement pas. L’idée qu’elle soit venue ici pour le larguer lui effleura l’esprit une nouvelle fois et, cette sensation d’être blasé grimpa une nouvelle fois en lui en puissance dix. Il venait de faire une croix sur toute son existence aujourd’hui, pouvait-il pas obtenir du soutien, un peu, autre chose que des menaces? Passant une main dans ses cheveux en soupirant de façon plus que prononcé, il avait commencé d’un ton grave, qu’il voulait neutre mais qui, à chaque note sonnait de plus en plus énervé. Ce n’était vraiment mais alors là, vraiment pas sa journée. Il avait voulu un peu de confort, un peu de compassion de la part de cette guerrière… c’était visiblement une grave erreur. « Je me doute que tu es occupée avec ta tournée, la promotion, ou juste gérer les conneries que font de frères sur une base hebdomadaire mais bordel, je t’ai juste demander de venir pour qu’on parle. Qui amène une batte de baseball à un souper! »  … Avouez que c’était quand même étrange non? Voulait-elle frapper un homme déjà à terre? Ses doigts avaient saisis l’arrête de son nez, comme pour contrôler la vague d’énervement qui grimpait en lui. Ils auraient pu être matures, discuter calmement de la situation, être franc… mais leur relation entière était basée sur des problèmes de communication…

« À quoi tu joues hein? C’est trop compliqué pour toi de me donner un gros une heure de ton temps? Sérieusement, si t’es juste venue pour me faire la gueule pour je ne sais quelle raison débile, laisses tomber.   »  … C’était beaucoup plus facile de faire le gamin boudeur, de prendre cette mine énervée, de serrer les poings et de la faire culpabiliser comme le gros abruti qu’il pouvait être. Et le pire, c’était probablement qu’il savait que sa réaction était bête, démesurée, stupide, mais il ne pouvait pas la contrôler… Pendant un instant, il revoyait ses années de mariage, sa femme hurlant sur lui pour un oui et pour un non…. Un cauchemar de retrouver ce regard réprobateur, dur, sur une femme qu’il ne voyait pas du tout comme son ex-épouse. « … J’ai pas la tête à m’engueuler, prends un numéro. Si j’avais voulu une petite amie pour me menacer de mort, je serais encore m- ………….. laisses tomber. »  … Il était peut-être con, mais pas assez pour ne pas savoir que comparer Maiko à Akane c’était demander de la violence.

Enfin… peut-être que la violence aurait été une bonne solution pour se changer les idées… parce que là, maintenant, il se sentait à la fois libéré et honteux d’avoir échoué à tailler sa place dans sa propre famille, blessé et humilié qu’après tous ses efforts, ni ses parents, ni son frère (aucune surprise là) et encore moins son neveu, ne le juge assez bien pour intégrer les rangs Serizawa. D’un air dur, il avait posé ses iris sur sa petite amie, ne faisant pas le moindre pas en sa direction. Déglutissant d’un air nerveux, comme un mec prêt à larguer sa copine, il avait balancé d’un ton morne, la nouvelle qui n’avait rien à voir avec eux. « Mon père est mort. » … Depuis des mois… mais ça aussi, il n’avait pas jugé bon de lui en parler, se trouvant assez horrible de voir ce décès comme un problème pour sa carrière plutôt qu’un réel attristement… Il n’aimait pas tant son géniteur. D’un ton sans vie, il avait ajouté, comme si c’était super inintéressant comme nouvelle : « Et je viens de larguer Serizawa Airlines. »  

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Dim 26 Nov - 21:33
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Un jeu de rôles… « Ouais, c’est ça. » … ils jouaient à une connerie de jeu de rôles… depuis un peu plus longtemps qu’aujourd’hui manifestement.
C’est sûr, à voir sa gueule maintenant, ça avait tellement l’air de l’amuser….
Et ça l’amuserait encore plus dans quelques secondes, quand il lui avouerait qu’au final, tous les deux, ça ne pouvait pas tant marcher que ça. Elle pouvait faire le scenario dans sa tête sans mal.
Elle encaisserait, rapidement, puis elle s’énerverait. Ils s’engueuleraient peut-être ou bien plus agaçant encore, elle serait la seule à crier parce que lui n’en n’aurait rien à foutre. Et puis, après s’être comportée comme une fière Kotani, après avoir fait comme si elle n’en n’avait rien à foutre, elle quitterait cette maison. La fierté voudrait qu’elle n’irait pas vers ses frères mais vers un endroit plus isolé où, dans la solitude, elle pourrait prétendre que ça ne la touchait pas vraiment. C’est ça, elle n’en n’aurait rien à foutre, elle ne serait même pas blessée… pas même un peu. Tout ça, ça n’avait été qu’une petite passade, une légère erreur mais à bien y refléchir, il ne lui plaisait pas tant que ça. Il était gros, stupide et en plus il avait tout de la Princesse Disney.

Il ne la faisait pas sourire tant que ça…
Pas plus qu’il ne la faisait rire….
Elle ne sentait pas vraiment son coeur se serrer de cette manière particulière quand elle le voyait, parfois seulement quand elle pensait à lui ou à cette envie irrésistible de se serrer contre lui.
Il n’avait pas ce petit truc en plus pour menacer sa force.
Il n’était pas capable une seule seconde de faire baisser ses barrières.
Et elle ne s’était jamais perdue à conjuguer les choses au futur.
ça aurait été idiot, c’est vrai… elle ne pensait pas à lui en contenant un sourire trop niais pour une Kotani.
Et évidemment, elle n’aurait pas envie de pleurer une seule seconde… elle ne le ferait pas, c’était faux.

Parce qu’elle n’était pas idiote, pas tant que ça du moins, et elle ne s’était pas faite avoir deux fois. Ce fait qu’elle n’avait pas développé maintenant, préférant le menacer de castration, pensant maintenant évoquer la salvation de nombreuses femmes mais n’en n’ayant finalement pas le temps. Non, elle lui avait laissé celui de s’énerver. Pour l’énerver davantage.
Qu’elle se rassure, au moins, ils avaient de fortes chances de gueuler à deux. Ce serait peut-être une rupture plus défoulante que prévu.
Et tandis qu’elle lui lançait un regard de reproches à la mention de ses frères, elle avait senti l’agacement monter un peu plus, préférant serrer davantage sa batte au questionnement sur la présence de cet objet.
Qui amenait une batte ? Elle évidemment ! La débile qui s’était encore faite avoir !
Est-ce que laissait parler Daisuke jusqu’à la fin était une bonne idée ?
Définitivement pas ! Il ferait un bien mauvais professeur de yoga !
« C’est une blague ? » ouais, c’est clair qu’il se foutait définitivement de sa gueule maintenant. Elle ne voulait pas reboire un peu de ce château Machin Truc pour se calmer avant de rajouter des conneries à cette situation ?
La reflexion dans ces moments-là, ça n’avait jamais été son fort ! « Vas-y, assume, termine la ta phrase. » vraiment ? Ils se voyaient si peu et ils allaient pas “cette heure” à s’engueuler ?

Elle avait fait les mauvaises conclusions. Et si elle était persuadée d’avoir tiré les bonnes maintenant, elle n’avait bien évidemment pas pris le temps de tout remettre en question. Ils étaient deux abrutis qui donnaient un sens tragique au mot malentendu. Oui, il aurait mieux valu partager en point commun le goût pour les tiares « Tu te fous de ma gueule, t’arrêtes pas de m’éviter en ce moment ! » d’accord, c’est vrai, elle était occupée… mais n’était-ce pas lui qui était étrange en ce moment ?
Si… et c’était elle qui s’était adaptée sur le même ton de comportement. Mais elle était sans doute trop stupide pour le voir maintenant. Agacée, elle s’était levée d’une chaise qui avait reculé sur le sol avant de mettre un peu plus d’ambiance « C’est bon, si t’as quelque chose à dire, dis-le ! » qu’il ne lui fasse pas de reproches idiots quand elle… ok, elle avait empoisonné la “babysitter” … tout le monde peut se tromper « Me la sers pas comme ça ! Cherche pas des prétextes pour jouer le parfait JR ! » ça se disait JR dans une dispute ? « Assume merde ! »

Assumer quoi ? Que son père était mort ? « ... » ou comment se retrouver comme une idiote dressée tout à coup…
Bêtement, sa bouche s’était ouverte pour se refermer et elle l’avait dévisagé sans trouver un seul mot à prononcer.
Elle avait pourtant tellement à dire quelques secondes en arrière « ... » et maintenant, ce n’était plus que des points de suspension et une incapacité à réagir pendant de longues secondes. Ce n’est qu’après les avoir laissé passer que sa voix était revenue dans un « … désolée… » elle ne comprenait plus grand chose… il y avait bien eu des questions qui étaient passées dans sa tête mais sur le coup, seule l’évidence inutile était venue « Je… je ne savais pas… » maintenant, elle savait… et il fallait sincèrement être stupide pour amener une batte à un homme qui venait de perdre son père. Elle le savait bien, sa famille, ce n’était pas trop ça. Mais ça n’en restait pas moins sa famille « Daisuke… pardon… si j’avais su… je n’aurais pas... » c’était un peu tard mais oui, une Kotani pouvait reconnaître qu’elle avait eu tort.
C’était pour ça… qu’il était si étrange en ce moment… ? Oui, ça faisait un temps… mais l’hypothèse que son père était malade était venue à ses pensées à la place des conneries qu’elle avait pensé plus tôt et elle s’était sentie coupable bien avant de regretter de ne pas être le genre de petite amie à qui il pouvait se confier.


✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Mar 28 Nov - 23:32
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Sur une échelle de 1 à 10…. Son niveau de maturité était dans le négatif. Il n’avait jamais bien réagis aux confrontations, pas comme son ainé posé, calculateur, Daisuke avait beau avoir toute la bonne volonté du monde, tout le savoir de la guerre, lorsqu’il se sentait bousculé sentimentalement, il en venait à dire des choses qu’il ne pensait pas assurément. Comme mentionner son ex-femme d’un ton hargneux. Il savait bien, sans chercher loin, que ça n’était pas l’idée du siècle, qu’il ne serait le chouchou d’aucun prof pour avoir répondu à la question de l’amazone en face de lui, et pourtant, pestiférant contre la situation, il avait croisé les bras et avait craché avec amertume cette phrase qu’elle voulait tant qu’il termine. « Je serais encore marié à ta folle furieuse de sœur. Ça va, t’es contente!? » … Avait-il déjà dit du mal de son ex-femme? Jamais. Elle l’avait trompé, l’avait fait chanté pendant des mois suivant leur rupture, l’avait poussé à se dépeindre comme un monstre, et jamais il ne l’avait critiqué, par respect pour le reste du clan. Mais voilà, Maiko avait demandé, et cette façon qu’elle avait de le chercher, de lui faire porter les pires crimes… c’était du déjà-vu. Ce qui ne l’empêchait pas de regretter ses attaques à peine furent-elles prononcées. Il devrait la fermer, tout son être lui hurlait, mais telle une enseignante face à un Hideki à moitié nu, rien à faire pour le forcer à obéir. Son orgueil était atteint. Et plus elle en rajoutait, plus il tombait dans le cercle de lui répondre. « T’éviter? Tu penses que j’ai du temps à perdre pour des enfantillages pareils? Je te signale que tu ne m’as pas non plus donné signe de vie! Les nouvelles que j’ai eues, je les ai eues d’Alfred! Et aux dernières nouvelles, ce n’est pas avec lui que tu sors! »

Elle s’imaginait quoi? Qu’elle avait été une petite amie exemplaire avec ses textos si rares et ses appels inexistants? Il avait eu besoin d’elle, vrai, mais les pas qu’il n’osait pas faire vers elle, elle ne les avait pas plus faits. Elle s’était excusée de trop de boulot, de trop d’occupations… et il n’avait pas poussé plus loin, de peur de l’énerver avec ses soucis made in Dallas. Élevant le ton, il avait continué son procès. « Et ça implique pas de bonnes nouvelles! T’as essayé d’assassiner un membre de la famille par empoisonnement! T’as vu Ren faire et tu t’es dit que ça avait l’air fun? C’est quoi, la prochaine fois, c’est mon café que tu vas épicer? » … Pauvre Reina, elle était tellement retournée après l’incident! Dire qu’il avait pris la plus vieille de ses amies pour l’aider à embaucher la plus esthétiquement déficiente des assistantes et c’est comme ça que sa petite amie le remerciait? La scrutant de ses iris sombres, il avait même conclus, dans toute sa mauvaise foi : « Assumer? Je fais que ça assumer! C’est facile à dire pour toi madame la reine de la fuite! Tu veux qu’on compte le nombre de fois où t’as préférer jouer la morte plutôt que d’être franche? » … Lui avait-elle au moins dit, qu’elle tenait à lui? Non.

Le Daisuke sauvage est un animal délicat, un brin impulsif et assurément immature, d’autant plus lorsqu’il était question de sentiments. Il avait beau parler une multitude de langue, savoir s’exprimer sur plus d’un continent, il se trouvait désorienté, perdu, déboussolé devant l’attitude de sa petite amie. Il s’était immobilisé, scrutant la batte de baseball d’un air sévère, les lèvres pincées, peinant à contenir son énervement, son impuissance. Assurément, il avait fait quelque chose de travers, probablement ces semaines à se replier sur lui-même, à ne pas lui avouer ce qui se tramait, à garder pour lui ses réflexions et ses doutes. S’il l’avait fait, en réalité, ce n’était pas par manque de confiance ou par doute envers elle, c’était d’avantage parce que le bordel émotionnel qui se chahutait dans son esprit, il devait le contenir lui-même, c’était de sa vie, de sa famille qu’il était question, et il ne pouvait lui exposer l’étendue des problèmes avant d’avoir pris une décision. Il était peut-être trop tard, et probablement idiot de sa part de penser qu’elle comprendrait, mais toujours est-il que, lorsqu’il avait mentionné la mort de son père, il avait eu le soulagement de la voir se calmer. Soulagement qui s’était transformé en détresse.

… Avait-elle pitié soudainement? Ne pouvait-il compter sur elle que lorsqu’il était au fond du baril? Pour la peine, il n’avait même plus envie de lui révéler le reste, elle s’en fichait, c’était tellement clair … et ça lui faisait l’effet d’une claque. Sans oser la regarder dans les yeux, sans oser approcher, il avait marmonné en passant une main lasse dans ses cheveux, énervé. « … Et bien maintenant, tu sais. » … et il se sentait plus dépourvu que jamais. Il n’avait plus de famille, plus de chinois, et elle aussi, elle allait lui tourner le dos. Il avait dégluti péniblement, ne se sentant pas d’attaque pour une autre joute, une autre vague de compassion mensongère, une autre de ses belles excuses… il n’était pas si stupide. « Mais on sait tous les deux que tu n’aurais rien fait de différent. » … probablement pas. Elle aurait quand même hurlé, et là, elle ferai quoi, elle s’excuserait jusqu’à la prochaine fois? Le fait qu’elle ait même pensé, qu’il soit capable de jeter l’éponge aussi facilement sur leur relation lui en disait long… et ça lui retournait le cœur.

Son ton avait été plus dur alors qu’il ajoutait, en l’observant avec une sincérité désarmante, laissant poindre pour une des rares fois, cette vulnérabilité bien sincère dans son regard. « Je t’ai dit de ne pas te foutre de ma gueule. » une tonne de fois. De ne pas lui donner de faux espoirs, comment pourrait-il renoncer maintenant, après avoir tenu cette personne si précieuse contre lui. Soupirant, il avait ajouté, la voix rauque. « Mais c’est plus fort que toi, t’es tellement persuadée que je suis un connard que tu t’es pointée ici en pensant quoi... » … qu’il l’avait trompé? Qu’il lui ferait un truc pareil? « Que j’allais te larguer en 2 minutes après un texto? Oh! Mieux encore! Que je m’envoi Silicone Valley au grand complet et que j’ai enfin décidé de te le dire! Tu m’en crois vraiment capable? » … il n’était même pas certain de vouloir la réponse. Faisant un pas vers l’arrière, il avait soupiré un : « Sérieusement Maiko. Si tu penses que notre relation est vouée à l’échec à ce point, et si tu peux te pointer ici, hurler et rompre sans même être triste – parce que pour information, moi, je le serais. Yen a au moins un ici qui s’investi. » … en mode autodestruction, il avait laissé la pire question franchir ses lèvres, bien conscient qu’il ne voulait pas vraiment la réponse. « Alors qu’est-ce que tu fiches avec moi? » 

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Dim 3 Déc - 15:55
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Evidemment, elle était contente. Tout ce dont elle avait besoin, c’était de s’engueuler avec lui.
Pourquoi ne pouvait-elle pas être un peu plus adulte ? Avoir une conversation posée et la commencer autrement qu’avec une batte de baseball sur une table ?
Il fallait absolument qu’elle vienne sur la défensive comme ça… ou plutôt sur l’attaque ? Tout ça pour un message qui en disait long, quelques mots que beaucoup de gens traduisaient de la même manière qu’elle sans se poser de questions ?
Ce n’était pas une excuse. C’est vrai. Ce n’était pas pour autant qu’ils venaient armés pour être capables d’affronter les choses en conservant leur précieuse fierté.
Et si pour le moment elle le trouvait injuste, si pour le moment il l’agaçait à l’accuser alors qu’elle était convaincue qu’il avait passé ces derniers temps à l’éviter, elle n’allait pas tarder à se sentir coupable.

Mais pas tout de suite. Non. D’abord elle devait dire encore quelques conneries histoire d’avoir plus de charges retenues contre elle à son procès. Bien sûr, elle ne s’excuserait pas pour avoir empoisonné la babysitter. Ce n’était pas très Kotani et le Serizawa était en tort comme elle l’avait souligné de sa stupide réponse « Pourquoi pas ? On a un talent inné pour ça avec Ren ! » c’était de sa faute, il n’avait qu’à le préciser que sa nouvelle assistante était aussi belle !
Oui… et elle pouvait aussi lui faire un peu plus confiance de son côté… ne pas s’emporter de cette manière et avoir une conversation posée avec lui.
Mais si elle avait eu cette intelligence, cette capacité de réfléchir plus calmement, ils n’en seraient pas là aujourd’hui, prêts à mener une guerre idiote sur le sujet du “qui a évité l’autre le premier”. Mais aussi sur “qui est le moins franc de nous deux”.

Ou la chose  ne pas dire vu l’expression qu’elle lui avait adressé à ces derniers mots. Comme si elle était sur le point de prendre définitivement sa batte en main, ou au mieux de lui en coller une directement. Agacée, les mots étaient tombés sans qu’elle ne prenne le temps de les tourner un peu à la réflexion dans sa bouche « Attends là, qui ment à l’autre depuis des années ? » il se foutait de sa gueule non ? Qui l’avait manipulé pendant tout ce temps pour être certain de se faire détester au lieu de lui dire la vérité ? Qui avait préféré briser un peu plus leur lien chaque jour au lieu de commencer une conversation plus sincère par un “Maiko, tu sais, en fait c’est le connard qui n’existe pas vraiment”.
… oui… Tu sais Maiko, le Daisuke que t’aimes vraiment bien… beaucoup… il est toujours là… je fais juste semblant…
… Il ne l’avait jamais prononcé et il l’accusait maintenant de manquer de sincérité ?

Mais est-ce qu’elle pouvait autant jouer au “j’ai raison et toi tu as tort” ?
… Qui ne lui avouait pas maintenant que si elle avait empoisonné sa dernière assistante en date, c’était parce qu’elle avait ce problème de confiance qu’elle ne s’avouait même pas dans le fond ?
Elle aurait pu lui dire maintenant… que les tromperies de son ex petit ami avait aidé une Kotani déjà bien formée à se battre pour sa fierté sans se permettre de faillir… à être stupide quand elle aurait simplement pu se rassurer l’autre jour d’un “Daisuke n’est pas comme ça….” Quelques mots pour lesquels elle se serait sans doute maudit en se pensant trop naïve… en ayant peur de se faire encore avoir et d’incarner au final l’idiote qui souffrait en silence parce qu’elle ne voulait pas avoir l’air si faible.

Cette idiote là ceci dit, elle n’aurait peut-être pas autant culpabilisé maintenant. Peut-être qu’elle l’aurait su elle… que Daisuke passait par des moments difficiles en ce moment. Peut-être qu’elle n’aurait pas eu à se sentir plus honteuse de sa réponse maintenant… et qu’elle aurait su quoi lui dire pour lui remonter le moral.
Baissant les yeux sur sa batte, elle s’était mordue la lèvre quelques secondes avant que sa tête ne se secoue. C’était faux. Si elle avait su. Evidemment qu’elle aurait essayé d’être là pour lui. Est-ce qu’il pensait vraiment ça ? Est-ce qu’elle était mauvaise à ce point là ? Tant de questions qu’il valait peut-être mieux éviter de lui poser si elle ne voulait pas être déçue par une réponse trop sincère « C’est faux… tu le sais bien... » clairement non, il ne le savait pas. De preuves, il en manquait et elle ne pouvait pas avoir la mauvaise foi de penser que sa réponse venait de nul part.

En temps normal, elle aurait été bien plus virulente pour assister à son procès. Oh elle se serait si bien défendue. Une guerrière bien stupide qui aurait trouvé réponse à tout et qui aurait trouvé le moyen de lui renvoyer toutes les siennes.
Mais maintenant…
Maintenant… malgré la présence de sa batte toujours sur cette table, elle n’avait plus autant envie de s’agacer que quelques minutes plus tôt.
Parce qu’il venait de perdre son père… et qu’elle regrettait de ne pas être la petite amie qui le réconfortait… plutôt que celle si mauvaise dont il peignait le portrait à présent.
Dérivant vers un mur éloigné, ses yeux n’avaient pas trouvé tout de suite l’envie de se poser sur lui. Quand elle l’avait fait, sa réponse avait sonné bien trop tristement pour une Kotani « Apparemment, la question… c’est plutôt ce que tu fais avec moi. » elle qui n’était même pas foutue de lui dire maintenant qu’elle tenait à lui. Elle qui se raccrochait toujours à cette stupide fierté… mais qui se sentait bien stupide de ne pas être capable de réagir un peu mieux par moment. Il avait raison… elle avait clairement un soucis de confiance… au moins autant que celui de fierté qui faisait qu’elle n’était pas capable d’admettre ce premier problème ouvertement. Et pourtant « Je suis désolée.... » … mais ce n’était que quelques mots. Quelques mots auxquels elle avait ajouté en considérant le bois de la table tant des yeux que du bout des doigts « Et… je ne pense pas que t’es un connard. » si ça pouvait aider… c’était juste elle qui était une emmerdeuse incapable de se comporter autrement… tout ça parce que, dans le fond, elle avait peur d’en souffrir.



✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Mer 6 Déc - 21:30
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


À plusieurs mètres de la folle à la batte de baseball, Daisuke commençait réellement à prendre les nerfs. Rien ne se déroulait comme il l’avait espéré et, en vérité, il n’avait plus la moindre once de patience à offrir aujourd’hui, ça lui avait tout pris pour ne pas en coller une à son abruti de frère ainé. Pour un tas de raison, à commencer par plus de trente ans de mépris et de haine, et, plus récemment encore, pour le lavage de cerveau réussi sur son neveu. Avoir perdu Naoki aux mains de son père, avoir laissé ce garçon devenir, ce qu’il croyait être le clone de son paternel à lui, sans avoir pu rien y faire, était de loin son plus grand échec et il le revivait, encore et encore, à chaque fois qu’il essayait de se rassurer que tout irait bien sans avoir de contact avec sa famille. Ça, juste ça, c’était un secret trop lourds à garder, un cœur trop difficile à calmer et il aurait aimé en parler avec sa petite amie… pour une fois, il aurait aimé en parler avec quelqu’un. Sauf que tout s’écroulait. Plutôt que de rattraper le temps perdu – ils s’étaient si pu côtoyer depuis des semaines – leur immaturité stupide les poussaient à se jeter au visage des dossiers qui auraient dû être clos. À commencer par cette bête erreur de jugement – une parmi tant d’autre – qui l’avait poussé à prendre le blâme pour son divorce. Sa petite amie n’avait pas tords, c’était con, mais sur le coup, il n’avait pas songé conserver un contact avec la famille de son ex-femme, et il s’était dit que lui épargner leur jugements, en ces temps difficiles, serait clément. La cadette ne le voyait apparemment pas ainsi… Les traits figés, le ton froid, narquois, cet air de parfait salopard,

« … Oh, excuses moi! Je ne pensais pas que tu allais me ramener cette erreur-là jusqu’à ma tombe! C’était un mensonge stupide, une décision conne de penser que t’aurais préféré ne jamais savoir que ta sœur est une trainée – oh pardon, tes oreilles chastes! Et c’était avant… » Avant eux. Avant qu’ils ne se doivent un minimum de franchise, avant qu’il ne lui jure une honnêteté intégrale. Parce que oui, depuis ce maudit soir dans une piscine d’hôtel, il n’avait pas prononcé la moindre information erronée à son égard. Plus jamais… Mais ça aussi ça lui échappait, il n’avait aucune base de comment gérer une relation fonctionnelle avec qui que ce soit, si son amitié avec Xialei avait tenu aussi longtemps, c’était uniquement parce que le chinois avait une patience à toute épreuve et une tolérance illimitée pour sa bêtise… Maiko n’avait aucune de ses qualités.  Alors pour la peine oui, elle s’emportait, et plutôt que de savoir comment désamorcer la bombe qu’il avait lui-même convié à diner, il était coincé avec les effets.

La faire venir ici ce soir était une mauvaise idée, il aurait dû le savoir avant même d’avoir envie qu’elle soit là, qu’elle le soutienne, ou à tout le moins, qu’elle écoute les tourments qui étaient siens, faute de savoir quoi faire pour l’en soulager. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle comprenne ce à quoi il venait de s’exposer, tous ses soucis familiaux, comment aurait-elle pu les saisir puisqu’il ne lui en avait jamais parlé ouvertement, et qu’il gardait certains d’entre eux tellement enfouis, secrets, comme une humiliation, un échec qu’il se refusait l’aveux, mais quelque part, il l’avouait, il avait nourri l’espoir stupide qu’elle lui dise que tout allait s’arranger. Il avait eu besoin, comme un crétin, que cette fierté, cette force qu’elle avait toujours pour se relever, pour tout faire toute seule, sauf que plus il y pensait, plus il constatait que ce qu’il percevait comme une force, était d’avantage un mécanisme de défense. Et voilà qu’elle prétendait qu’elle aurait fait autrement, si elle avait su que son père était mort…. Qu’elle ne l’aurait pas pris pour un connard… « … Tu crois? » sa voix trahissait encore son énervement, il avait passé une main dans ses cheveux en soupirant d’énervement, reprenant cet air de chieur qui lui donnait certainement envie de le frapper, plusieurs fois. « Attends, rafraichit moi la mémoire… j’ai un peu de mal, à mon âge. » … Pas à être chieur en tout cas!

« Quand t’as retrouvé ta mère en mauvais état dans mon salon, t’as assumé toi … ah oui !! Ça me revient! Que je couchais avec. » … Oui, le bouton connard était enfoncé, et pour la peine, il continuait, en gesticulant comme un abruti. « Et quand t’as rencontré une amie de la famille qui a eu la malchance de ne pas être moche…. Ah oui! Que je couchais avec. » Elle avait cette curieuse tendance à penser qu’il se tapait le monde entier, et à le traiter de gras la seconde d’après! « Et plus loin encore, t’as pas eu une petite once de difficulté à croire que j’avais trompé ta sœur, personne en a eu d’ailleurs. » … il avait si bien joué son jeu de parfait monstre, de mari infidèle, de tout ce que tu voulais… Son attention s’était posée sur la bridée qui tentait de retourner les rôles, comme pour lui renvoyer la balle, pour lui poser une question dont elle aurait dû avoir la réponse depuis des lustres…. Ce qu’il faisait avec elle?! Était-il con?

« Ne joue pas à ça Maiko. Pas avec moi. » … Ne lui avait-il pas dit une dizaine de fois qu’il était amoureux d’elle? Ne lui avait-il pas prouvé encore et encore. Sa voix s’était cassé alors qu’il soufflait un : « Tu sais très bien ce que je fais avec toi. » puis il l’avait regardé, vraiment regardé. Son amazone, sa guerrière, la dominatrice de son drôle d’univers…. Et ça lui avait fait l’effet d’un claque. Il l’avait toujours un peu envié pour sa force, son indépendance, sa capacité à rester droite et puissante à tout instant…. Mais ce qu’il voyait là, maintenant, c’était une jeune fille craintive, blessée. Comment s’il devinait chez elle des blessures dont il ignorait même la présence. Une partie de lui avait envie de tourner le dos, de partir, parce que la colère était encore bien présente, les blessures, les insultes. Il s’était d’ailleurs détourné en soupirant, un vrai gamin. Son cœur tambourinait tellement fort, tellement violement dans son torse qu’il en avait un début de migraine. « Maiko... » Pourquoi sa conscience chinoise était-elle silencieuse alors qu’il avait un cruel besoin de ses conseils… Il devait être d’un masochisme inégalé, parce qu’avant d’avoir pu se contrôler, il avait rompu la distance entre eux et noué ses bras autour d’elle, une main instinctivement callée dans le creux de son cou alors qu’il l’attirait contre lui et la serrait contre lui, fort, assez fort pour que même les coups qu’elle risquait de lui filer soient impossible. Il n’avait rien dit, pas un mot, parce qu’en toute franchise, il ignorait quoi faire pour qu’elle cesse de croire qu’il l’abandonnerait un jour. Pas lui, pas maintenant… pas après avoir enfin tenu contre son cœur cette femme qu’il ne pouvait s’empêcher d’aimer à en perdre la tête, contre toute logique.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Mer 6 Déc - 22:54
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Evidemment qu’ils se disputeraient ce soir. C’était une certitude pour quelques mots reçus sur son téléphone. Pourtant, elle n’avait pas anticipé ce genre de disputes tandis qu’elle “réfléchissait” bêtement - très mal - aux chemins possibles pour une rupture qu’elle voyait poindre… manifestement trop certainement et à tort.
Des débiles de la communication. Voilà comment on pourrait définir les deux personnes qui composaient leur couple. Mais allez, au moins, niveau divination, ils savaient forcer les choses. Elle en tout cas…. Après tout, cette dispute, d’une simple batte, elle avait su l’amener.
Est-ce que c’était vraiment pour la présence de cet objet ?
Ou est-ce que c’était plus simplement parce qu’elle n’était pas la meilleure petite amie de l’année. Clairement, elle aurait plutôt le droit de postuler pour la dernière place à en juger les prémices du procès qu’elle entendait maintenant.

Est-ce qu’elle pouvait s’agacer sans faire preuve de mauvaise foi ?
… quand au lieu de se dire qu’il n’allait peut-être pas bien, qu’il avait peut-être des soucis, elle avait préféré penser qu’il l’évitait avant de finalement l’imiter dans toute sa grande maturité.
Elle était une idiote. Et elle le comprenait seulement maintenant. Un peu… pour le saisir davantage quelques secondes plus tard.
Oui, elle en était persuadée, si elle avait su, elle aurait mieux réagi. Pas comme ça en tout cas. Evidemment qu’elle ne se serait pas pointée ici avec une batte de baseball avec en tête l’idée qu’ils allaient terminer ce soir leur histoire.

… et pour le reste ? Pour cette mauvaise croyance de ce soir qui n’était que la dernière en date ? « ... » oui, c’était visiblement à son tour de se prendre un résumé des temps anciens à aujourd’hui. Celui du Serizawa était un peu plus détaillé quand elle n’avait plus franchement le coeur de poursuivre celui qu’elle avait entamé avant d’apprendre qu’elle avait mal interprété les choses… encore.
A ce niveau là, et sur deux niveaux différents, sa mère affichait plus de points dans la catégorie mère quand elle devait en avoir facilement une bonne vingtaine de moins « C’est pas... » ça ? Pas vrai ? Est-ce qu’il y avait sérieusement un moyen au pays de la mauvaise foi pour reformuler les choses et ne pas avoir tort ? « C’est juste que... » il y avait toujours la sincérité et compter sur un peu de clémence « ... » mais plutôt que d’en faire preuve, sa tête s’était secouée et elle avait préféré regarder ailleurs.

A quoi bon de toute manière ? Elle aurait la même réaction à la fois suivante. C’était un truc qu’elle faisait la connerie. C’était un truc dont elle manquait la confiance. Et la fierté, ça, c’était un truc dont elle abusait clairement. C’est qu’elle le tenait pas mal du grand frère qui lui avait servi de père alors…. Dans sa prochaine vie, elle s’arrangerait pour ne pas avoir un connard en petit ami et ne pas aggraver son cas
« Je me suis trompée… c’est tout. » cas déjà bien entamé quand elle tentait de se justifier de cette manière ô combien inutile.
C’était juste elle non ? Elle n’était pas aussi stupide que ça ? Elle le voyait bien qu’elle avait un problème et que Daisuke le subissait à la première occasion propice au doute ?

Un retournement de question, une qu’il fallait sans doute davantage se poser dans ce sens là, avait résonné une seconde fois dans sa tête.
Si elle était aussi pénible que ça, pourquoi est-ce qu’il ne se trouvait pas une autre petite jeune bien moins chiante qu’elle ? Une qui s’y connaissait un peu mieux en Dallas et ne jouait pas au bonhomme les trois quart du temps ? Ne serait-il pas mieux ?
Malgré sa réponse qui soulignait l’évidence, elle avait continué à se le demander sous les effets de cette culpabilité qu’elle ne pouvait ignorer à présent.
Elle pouvait bien dire que ça n’avait pas été évident pour elle non plus dernièrement, ça n’excusait rien. Changer et opter pour une promesse, ce ne serait pas mieux… en réalité, ce ne serait rien de plus qu’un mensonge. Alors, bêtement, elle avait gardé ses yeux baissés au sol et sa tête s’était secouée. Oui, c’était un peu injuste quand elle était celle qui lui donnait le moins de preuves de son attachement. Mais ça l’était aussi probablement de toujours remettre en question sa sincérité.

Pas de batte de baseball, pas de coup de pied dans le tibia, même pas une petite insulte défensive, ça n’avait d’abord été que la surprise lorsqu’il avait rompu les distances. Elle était restée bêtement dans ses bras, sans bouger, sans toujours oser admettre que dans le fond… même elle, la fière guerrière Kotani, elle avait peur… un peu… parfois.
Ce n’était qu’après de longues secondes que dans son bug, l’une de ses mains s’était relevée avec hésitation pour se serrer sur un haut, contre une hanche « … je suis désolée... » dans le fond, elle ne savait même plus si elle l’avait déjà dit. Trois mots pour un peu tout englober sans trop en dire. C’était tout ce qu’elle avait soufflé avant de laisser son autre main glisser vers son dos pour s’y presser. Elle aurait aimé ajouter qu’il pouvait lui parler. Elle saurait écouter. Mais sur le moment, tout ce qu’elle avait fait c’était d’oser chercher à se rapprocher comme pour lui demander silencieusement d’être retenue un peu plus fort contre lui. C’était idiot… manquer de tout gâcher par fierté alors qu’elle souhaitait simplement pouvoir rester dans ses bras.



✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Invité
avatar

     Jeu 7 Déc - 22:17
I buried the babysitter under the apple tree
DAIKO  coeur


Deux abrutis, voilà ce qu’ils étaient, à s’insulter sans cesse, à faire passer l’un sur l’autre leurs insécurités plutôt que de discuter calmement, d’exposer les soucis de communications qu’ils pouvaient avoir et de repartir sur de meilleures bases. Mais au lieu de ça, ils conservaient une distance prudente entre eux, boudaient chacun dans leur coin, et se lançaient des reproches à la gueule en ne sachant qui des deux faiblirait le premier. Comme un gamin, il avait accueilli son aveux d’erreur d’un effronté : « C’est tout? » croisant obstinément les bras en soupirant comme l’acteur de drame qu’il savait être. Elle lui balançait les pires insultes de la terre au visage, allait jusqu’à prétendre que son année d’abstinence, sa virginité retrouvée ne voulait rien dire quand à sa sincérité, et elle ne lui accorderait même pas de vraies excuses? Parce que bon, les conneries, il savait gérer, mais de réaliser qu’après tout ce temps, tous ces efforts, ils en étaient encore au point d’origine, incapable de se faire confiance, ça le peinait plus que tout le reste. Parce que du monde entier, s’il y avait bien une créature dont il voulait gagner la confiance la plus totale, c’était elle! Et s’il avait été un peu moins fier, moins borné, moins déterminé à avoir le dernier mot, il aurait probablement remarqué que cette peur de faiblir, elle la partageait aussi…

Et lorsqu’il le remarqua, l’effet fut brutal. Il ne se serait jamais imaginé qu’elle avait cette petite fibre fragile, vulnérable, et de la voir ainsi avait suffi à couper nette sa colère. Tourner les talons, partir, fuir encore une fois un vrai problème, c’était un automatisme dans sa vie, ne pas essayer ce qu’il pouvait échouer, parce que c’était en dessous de son rang, parce que les Serizawa étaient toujours froids et parfaits en tout point… Sauf pour elle. Pour ce petit bout de femme létale, il voulait bien bafouer ses règles, contourner son éducation… et tenter un truc stupide, se jeter tête première dans un combat perdu d’avance.

Encore un peu énervé malgré le rythme cacophonique de sa pompe à sang, il avait rompu la distance en quelques pas, entre lui et cette dangereuse amazone, pour mieux la priver de tous ses moyens. Il était rare qu’il lise une once de vulnérabilité dans ses yeux sombres, et pour la peine, dès qu’il l’eut remarqué, une vague de culpabilité le submergea tout entier. Lui, sans le vouloir, avait fissuré cette armure impénétrable, il était l’unique responsable de la bouille triste qu’il percevait sur les traits de sa petite amie. Et ça, plus que tout le reste, suffit à lui retourner les entrailles et à faire taire la hargne qu’elle avait éveillée en lui. Ses bras s’étaient refermés autour d’elle, sans délicatesse, avec un désespoir à moitié dissimulé, la plaquant entièrement contre lui sans se soucier qu’elle ne soit pas tout à faire réceptive. Il avait besoin de la sentir contre son torse, de corroborer tactilement qu’elle était encore là, qu’elle lui appartenait encore ne serait-ce que pour cet instant, après tout, ce soir, elle était tout ce qui lui restait, la dernière chose précieuse qu’il souhaitait conserver. Il n’aurait jamais eu la force de tout abandonner si elle n’avait pas été là, il ne se serait jamais battu pour un futur impossible sans elle, Maiko était la toute première chose, en dehors de son univers complexe de Dallas sans émotion, qu’il poursuivait pour lui-même, contre toute logique, contre toute prudence.

Alors de la sentir si minuscule dans ses bras, si délicate, lui faisait assurément un horrible pincement au cœur. Surtout quand elle demeurait immobile, indécise, il ne pouvait que se traiter d’idiot de l’avoir poussé à bout, d’avoir bien involontairement fissuré leur entente, fait remonter de vieux démons à la surface. Il ignorait comment prendre soin de quelqu’un, comment démontrer son attachement, mais depuis des mois, il essayait au mieux de ses maigres compétences, il nageait à contre-courant de tout ce qu’il avait un jour appris. Et pour quoi… pour une femme qui semblait persuadé qu’il n’attendait que le bon moment pour planter son couteau dans son dos. Il avait à peine eu conscience qu’il retenait sa respiration, lorsqu’il sentir sa main se presser contre sa taille, puis s’agripper à son dos, c’est un soupire soulagé qui lui échappa. Une véritable délivrance que de percevoir, dans ce silence, dans ce geste bien inconscient, qu’elle aussi espérait qu’il ne la lâche pas. Une de ses mains avait lentement suivi la courbe de son dos pour s’apposer au creux de ses reins et l’attirer encore plus près de lui, refusant la moindre distance, comme si ça pouvait lui permettre de changer d’idée.

… À quel moment sa colère s’était-elle transformée en inquiétude? Lui-même l’ignorait. Son autre main s’était délicatement entourée autour de sa nuque, ses doigts désespérément cramponné à sa tignasse, pressés contre son cou. Il pouvait sentir son cœur tambouriner, sa gorge se nouer et même sous la torture, il aurait bien été incapable de trouver une connerie à dire. Il avait, pour la toute première fois, une réelle envie de paniquer à l’idée qu’elle puisse lui échapper. Il avait mis si longtemps à la poursuivre, à gagner son affection, il était trop tard pour qu’elle change d’idée, pas quand, acculé au pied du mur, elle était la seule bonne nouvelle dans son existence. Daisuke était demeuré immobile une éternité, n’osant pas la libérer de peur qu’elle s’écroule, puis, il avait finalement pris sur lui de la repousser un peu, libérant son corps si parfait pour venir poser affectueusement ses mains sur son visage qu’il avait relevé vers lui, son pouce suivant effrontément sa lèvre inférieure alors qu’il tentait de contrôler ses pauvres palpitations. Et s’il la perdait? Et si elle décidait qu’elle en avait assez de lui, qu’il n’était qu’un boulet à son pied. Comment pourrait-il prétendre au titre de petit ami de l’année après tout ce qu’il lui avait dit… et tout ce qu’il lui avait caché. Prenant une grande inspiration, il avait commencé d’une voix rauque d’angoisse mais pourtant ferme. Son attachement, il en était certain. « Maiko… »

Ses doigts s’étaient glissés jusqu’à sa nuque, il l’avait serré, fort, son regard un peu trop sérieux posé sur elle. Allait-il devoir lui enfoncer dans le crâne sa sincérité? Probablement. Pourtant, plutôt que la rage qu’il ressentait à devoir encore une fois la rassurer sans obtenir la moindre once de réciprocité, c’est une voix des plus douces qui lui avait tendu des propos un peu indigne du bloc de glace qu’il devrait être. « Écoutes moi bien. » il ne pouvait qu’espérer, que cette fois au moins, elle comprenne qu’il ne déconnait pas, qu’il n’était pas qu’un beau parleur, pas quand elle était concernée. « Je ne vais pas te tromper. Jamais. » … ça, elle devait bien le savoir. Son emprise s’était faite plus douce, mais toujours aussi immuable. « Et je vais encore moins te larguer, me lasser… » Le plus tendrement du monde, il s’était penché, pliant ses genoux pour la fixer dans les yeux à une hauteur égale, comme on parlerait à une gamine terrorisée, comme on rassurerait une petite chose fragile, sa petite chose fragile. « Et je ne vais définitivement pas t’abandonner. » Ses mains s’étaient posées sur ses épaules, qui lui semblaient délicates pour la toute première fois depuis qu’il la connaissait. Pour bien marquer son point, il avait ajouté : « Et ça, c’est quelque chose que tu ne peux pas me reprocher d’avoir fait. Pas une seule fois, depuis qu’on se connait. » Ses lèvres avaient trouvé les siennes, presque avec hésitation, non, il ne l’abandonnerait pas. Parce que c’était au-dessus de ses forces.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.

    
 
I buried the babysitter under the apple tree || ft. Daiko ♥️
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» [ VENDU ] Borne Apple Airport Extreme
» Apple sur le marché du jeu vidéo ?
» www.black-tree-design.com
» ""Buried " : le film de l'automne !
» Porcupine Tree / Paatos ce soir au Z7

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
#TAKETHATKOREA :: Passeport, please ! :: Le flood :: Bibliothèque-