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 Dans tous mes états d'amour + HAROON ♡♡

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     Ven 10 Nov - 0:55


“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Onze jours. Deux-cent soixante-quatre heures. Quinze mille huit cent quarante secondes. Haruto vérifia une nouvelle fois son téléphone. Combien de mails avait-il pu lui écrire ? Combien de messages vocaux lui avait-il laissé ? Il ne savait plus très bien. Ji Hoon ne lui avait jamais répondu. Il n'avait réagi d'aucune manière à la photo si mignonne de Kimyaki qu'il lui avait envoyé, ni quand il avait osé la poster sur son compte Instagram. Pas une seule réaction, pas un seul commentaire. Pourtant, le Japonais n'abandonnait pas. Chaque jour, plusieurs fois par jour, il lui écrivait, il l'appelait. Ses messages n'étaient jamais lus. Il tombait systématiquement sur sa messagerie. Mais il refusait de se dire que son homme filtrait ses appels et l'ignorait. Le mannequin était à Paris pour un contrat plus important que tous ceux qu'il avait pu avoir jusqu'ici, normal qu'il soit occupé !

Quand Ji Hoon rentrerait, tout s'arrangerait. Pour de bon ! Il était libre. Le plan n'avait pas marché comme prévu, mais le résultat escompté était là, alors pourquoi s'en plaindrait-il ? Haruto se revoyait se rendre chez les Daimon. Il avait demandé à voir le père, mais ça avait été la mère qui l'avait reçu. Yurina absente pour les préparatifs du comeback de son groupe, Haruto en avait profité. Comment cette vidéo lui était-elle parvenue ? Il avait jour son rôle à la perfection. Le parfait fiancé blessé, vexé, fâché, bafoué. Il avait froncer les sourcils, prit une mine déconfite, se régalant de celle de la mère choquée. Bien sûr, il n'avait rien à Haruka, il n'en avait pas encore parlé à Yurina, mais l'humiliation sur sa famille et le nom Kamiya éclabousserait le nom Daimon. Ce que la mère n'était savait pertinemment. C'était une vidéo sur téléphone portable. Sayumi avait ordonné à son futur genre de la lui confier, et ce dernier la supprima devant elle. Bien évidemment, il en avait gardé une copie sur son ordinateur, et il se doutait bien que la mère de Yurina s'en doutait. Elle lui fit promettre de ne rien en faire, ce qu'il avait accepté. Puis il lui avait balancé la bombe. Il désirait rompre leurs fiançailles. L'affront était trop grand. En secouant la tête, il revint sur la promesse. La discussion fut cordiale, mais froide. Néanmoins, quand il avait quitté la demeure Daimon, Haruto était à nouveau un homme célibataire. Officiellement.

Immédiatement, il avait appelé Ji Hoon. Si lui annoncer la nouvelle au téléphone lui avait semblé déplacé, le silence habituel de son homme le blessa profondément. Un jour pareil ! Bien sûr, si loin de lui, il ne pouvait deviner. Pourtant, depuis le bal, un doute le prenait insidieusement. Haruto avait beau faire comme s'il n'existait pas, ce problème restait là, présent, l'entourant sans cesse. Cependant, il refusait de se laisser abattre. Sayumi lui avait assuré que ces fiançailles seraient rompues. Le Japonais se fichait quels arguments elle avait pu avancer à son mari et à sa fille. Sûrement quelques mensonges qui le rabaisseraient lui. Tant pis ! Il était libre ! Heureux que ce plan ait marché, Haruto n'était pas peu fier de lui. Et il espérait que Ji Hoon le soit aussi. Il devait rentrer. Ils devaient se retrouver. Un nouvel appel, quand il se rendit compte de la date. Son cœur s'emballa. Le jour de son retour ! Un large sourire étira malicieusement ses lèvres.

« Tadaima ! ~ » Bien sûr, ni Kimyaki ni Takochi ne lui souhaita un bon retour. Le premier était couché sur le canapé, la seconde trottina vers lui en remuant la queue, s'asseyant à ses pieds une fois ses pantoufles enfilées. Haruto lui accorda quelques caresses avant de la porter jusqu'au canapé. Un nouveau. « Kimyaki, qu'est-ce que j'ai dit ? Sur la couverture ! » Son nouveau canapé ! Le Japonais secoua la tête, mais son sourire restait collé à ses lèvres. Son nouvel appartement. Bien plus petit que celui qu'ils avaient choisi en couple, mais tout de même plus grand que son minuscule studio des derniers mois. Il lui rappelait cet appartement dans lequel il vivait avant, avec plus d'espace quand même. Cette deuxième chambre pourrait servir de dressing à Ji Hoon ! La cuisine semi-ouverte sur le salon offrait un bel espace de vie. Plus de douche italienne, mais une baignoire typiquement japonaise. Haruto l'avait trouvé seul, mais il avait clairement eu leur vie de couple en tête en le choisissant. Et il avait hâte de lui montrer ! Il avait laissé l'adresse au nouvel occupant de son ancien studio, il espérait que Ji Hoon n'en soit pas trop fâché. Mais ça faisait parti de ces changements qu'il faisait pour leur couple.

Filant dans la salle de bain, Haruto se doucha rapidement avant de se changer. Dans la cuisine, il fouilla son réfrigérateur, se demandant s'ils se feraient un petit dîner en amoureux ou s'il valait mieux l'inviter au restaurant. Bah ! Ils verraient au moment donné. Se laissant tomber sur le canapé, il gratouilla l'oreille de Kimyaki, jetant ensuite un regard à sa montre. Normalement, Ji Hoon arriverait bientôt. Haruto avait tellement hâte. Appuyé contre le dossier, il poussa un soupir en fermant les yeux, son sourire toujours flanqué aux lèvres. Takochi se coucha en travers de ses jambes, le bichon leur tournèrent le dos. Mais leur papa ne songeant pas à la jalousie. Ce soir, il retrouverait l'amour de sa vie. Enfin, ils pourraient tout mettre derrière eux, et avancer à nouveau ensemble. Et c'était là tout ce que Haruto souhaitait.

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     Dim 12 Nov - 20:23


“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Seoul, Busan, Seogyo, Tokyo, Paris, Tokyo. Il était un peu fatigué par ces voyages à répétition, un peu déçu d’être déjà de retour à Tokyo. Un soupir quitta ses lèvres en franchissant la porte de son appartement. Vide. Seul ce chat était présent. Ils se regardèrent longuement avec ce mépris mutuel. Devaient-ils se saluer ? Ils devraient. Ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps, faire au moins un effort… Non, finalement, non. Le chat se rendormi, Ji Hoon fila poser ses affaires dans sa chambre. Il était un peu déçu que Jin Seok ne soit pas là. Liang était encore à Seokgyo pour préparer la venue des filles. Il avait hâte qu’elles soient là. Il fallait déjà commencer à chercher quelque chose pour elles. Au pire, un appartement où ils pourraient vivre tous ensemble, pourquoi pas ? Tous les six, huit, avec Mô et Kimyaki. Parce qu’il fallait qu’il récupère Kimyaki. Il avait hâte de retrouver son petit bébé, mais le problème, c’était là où il devait le récupérer. Chez Haruto. Haruto, dont il avait ignoré chaque message, chaque appel. Même cette adorable photo de son petit bébé, si mignon avec ses lunettes. Cependant, il n’était pas question de lui répondre, de commenter.

Parce que Ji Hoon lui en voulait. Il lui en voulait encore et toujours, sans doute un peu plus chaque jour. Ce bal avait été la goutte de trop, celle qui avait noyé le peu d’espoir qu’il avait encore. Il ne pouvait pas continuer, il ne pouvait pas le croire. Il ne savait plus quoi faire. Le lendemain, il lui avait ramené Kimyaki en coup de vent, disant à peine au revoir au bichon (il l’avait longuement fait chez lui puis dans la voiture) avant de filer à l’aéroport pour ne pas avoir à lui parler. Pour dire quoi ? Pour entendre quoi ? Oui, ne t’en fais, bientôt, on sera à nouveau ensemble, bientôt, tout ira mieux… Il entendait ça depuis si longtemps et voyait plutôt Haruto s’enfoncer dans ce mariage, dans ce rôle de fiancé parfait. Ji Hoon ne voulait plus ça. Il ne voulait plus assister à ça. Accepter de baisser sa garde pour tomber encore plus bas. Hors de question. Il s’était senti assez humilié, ridiculisé par tout ça. Il voyait la laideronne l’embrasser, l’image passait dans sa tête, encore et encore, inlassablement. Le Coréen était celui qui détruisait, qui brisait, ce n’était pas l’inverse, jamais. Il ne voulait même pas laisser ce privilège à l’homme qu’il aimait.

Il ne prit pas la peine de lui dire qu’il venait chercher le bichon. Il connaissait les horaires de son ex-petit-ami, il savait quand est-ce qu’il pourrait le trouver chez lui. Normalement, Haruto n’était pas sorti, il savait qu’il l’attendait pour lui rendre son chien. Leur chien, oui. Leur bébé. Grimpant dans sa voiture, il fila à Shibuya, confus en ne trouvant plus son nom sur les sonettes, il parvint à se glisser à l’intérieur, grimpant jusqu’à l’étage où se trouvait son studio. Un jeune homme lui ouvrit, lui apprenant qu’il avait déménagé à l’adresse écrite sur ce papier. Il reconnaissait l’écriture de Haruto. Pinçant les lèvres, il jugea silencieusement ce Japonais si laid avant de tourner les talons. C’était lui qui devrait le remercier d’avoir accepté de le regarder, pas Ji Hoon pour l’information. Agacé, il retourna à sa voiture, tapant l’adresse dans son téléphone pour se faire guider. Il n’avait pas le temps pour ces conneries, pour retrouver Haruto dans Tokyo. Pas le temps pour tout ça. son cœur se serrait à l’idée de le revoir, cette voix qu’il tentait d’étouffer murmurait qu’il lui avait manqué. Qu’il était heureux de revoir.

Il y avait toujours cette partie si faible de lui-même. Qui voulait juste supplier Haruto de le reprendre, lui faire mille promesses, se soumettre à sa volonté, accepté n’importe quoi. Il se détestait pour ça, il détestait ce que Haruto avait fait naître en lui. Ce côté désespéré, accro. Il n’avait jamais détesté son addiction à Haruto jusque-là. Jusqu’à réaliser combien ça le détruisait, combien ça le rendait faible face à lui. Il ne voulait pas être Jung Rin. Reina avait tenté de le rassurer sur ce point, mais ça lui faisait peur malgré tout. Il devait être fort, ne pas lui tomber dans les bras pour un oui ou pour un non. Il avait arrêté de se mettre en cause, de douter, de se questionner. Haruto devait le mériter. Ji Hoon ne voulait personne d’autre, au fond, il le savait, il ne pouvait imaginer sa vie avec une autre personne que Haruto. Il voulait toujours vieillir avec lui, voir le monde, faire mille projets, tous plus fous les uns que les autres… Ji Hoon n’aimerait plus personne comme il l’aimait lui. Un peu plus chaque jour. Mais il ne voulait plus être ridicule.

Il ne voulait plus être celui qui attendait un signe de vie, il ne voulait plus être celui qui regardait encore et encore les photos d’eux, quand tout allait bien, quand ils étaient heureux. Il ne voulait plus être celui qui pleurait dans sa chambre d’hôtel une fois la nuit tombée, en s’imaginant les pires scénarios, en réalisant combien il était seul. Combien il n’avait plus rien. Celui qui réalisait que tout était mieux avant, qui était prêt à sacrifier cette merveilleuse carrière, envoyer balader Paris, l’argent, le succès… Il était prêt à tout sacrifier, redevenir un inconnu qui ne savait pas quoi faire de sa vie, mais qui était heureux… Si heureux ! Il ne voulait plus regretter, il ne voulait plus de tout ça. Plus de regrets, plus de souffrance. Il était plus fort que ça. Il avait toujours eu confiance en lui, toujours eu ce sourire effronté aux lèvres, parce qu’il savait. Il savait qu’il était capable de tout, que le monde était son terrain de jeu. Persuadé que rien ne pourrait jamais le battre, que rien ne pourrait l’arrêter. Une vanité insupportable. Ji Hoon donnerait tout pour redevenir cette personne, pour retourner en arrière.

Claquant la portière de la voiture, sa langue glissa sur ses lèvres en regardant ce nouvel immeuble. Bien plus beau que celui de ce studio minable. Mordillant sa lèvre, il ferma les yeux pour se donner du courage, il avança, trouvant cette fois le nom recherché. Il fixa un instant ce nom, se souvenant de leur excitation quand ils avaient pris leur appartement et qu’on pouvait lire « Kamiya-Lee ». C’était si beau, ça sonnait si bien. Ji Hoon espérait pouvoir lire à nouveau leurs deux noms juxtaposés l’un à côté de l’autre. Il espérait pouvoir connaître ce même bonheur à nouveau avec Haruto. Son cœur rata un battement en entendant sa voix dans l’interphone et Ji Hoon fut surpris du ton qu’il employa pour lui répondre. « C’est moi. Prépare les affaires de Kimyaki le temps que je monte. » Froid, sec. Il essayait d’imposer de la distance. Fermant les yeux, il rassembla son courage pour pousser la porte et observa les étages qui défilaient jusqu’à se retrouver devant sa porte. Un nouvel appartement, une nouvelle vie ? Il priait pour qu’il soit seul. Ji Hoon ne supporterait pas de le voir avec sa pute. Brièvement, son regard se posa sur Haruto, il faisait tout pour ne pas trop le regarder. « Salut. J’ai pas trop le temps, je viens juste chercher Kimmie. »

Kimyaki qui, au son de sa voix, perdit ses pattes pour venir sauter sur ses jambes, aboyant de joie de le retrouver. Un sourire vint briser cette façade de froideur qu’il avait tenté de servir à Haruto et il se baissa pour le prendre dans ses bras. « Hey toi, je t’ai manqué ? » Visiblement, oui, vu comme il se collait contre lui, donnant des coups de langue énergique contre son menton. Riant un peu, il posa ses lèvres dans son pelage tout blanc, respirant son odeur. Il sentait Haruto. Il allait continuer à le sentir encore un peu. Ses yeux finirent par se poser sur le Japonais. Toujours aussi beau, toujours aussi parfait. Depuis quand est-ce que ça lui faisait ça ? Depuis quand est-ce que son cœur lui faisait mal en le regardant et ne battait plus chaleureusement dans sa poitrine ? Depuis quand était-ce aussi difficile ? « T’as sa cage ? Il faut qu’on y aille. » Il ne voulait pas rester, il ne voulait pas se perdre, il ne voulait pas tout perdre, même si au fond, Ji Hoon était persuadé d’avoir déjà tout perdu.


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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Lun 13 Nov - 23:25


“Oublie au moins les mots qui nous freinent
Faisons le vide avant qu'la coupe soit pleine
Reprends la main, j'veux dire la mienne
Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Il avait terriblement besoin de lui. Haruto se rendait une fois de plus compte – et il espérait bien pour la dernière fois – combien la présence de Ji Hoon était primordiale. Maintenant que ces fiançailles étaient rompues, ils pouvaient enfin avancer. Bien sûr, l'homme de sa vie ne lui faisait plus autant confiance qu'avant, mais il avait bon espoir de corriger ça rapidement. En son absence, le Japonais avait fourni tous les efforts du monde pour déménager le plus rapidement possible, dans un appartement plus grand et confortable, où ils pourraient vivre ensemble quelques temps. Seulement quelques temps, car avec les années qui passeraient, Haruto espérait secrètement que leur famille s'agrandisse toujours plus. C'était avec Ji Hoon qu'il voulait passer sa vie, couler des jours heureux où plus aucun problème ne viendrait les déranger dans leur bonheur quotidien. Bien entendu, tout ne serait pas tous les jours rose, mais c'était ça qui pimentait une vie de couple épanouie. Ce qu'il espérait, c'était que plus aucune crise de cette ampleur ne vienne les troubler. C'était derrière eux, et il voulait que ça le reste.

Désormais, il ne restait plus qu'à attendre que Ji Hoon vienne le retrouver. Son silence l'avait blessé, mais le Japonais se disait que c'était un mal nécessaire. Rongeant son frein, il l'avait plus ou moins patiemment attendu dans leur nouveau chez-eux. Il refusait de croire qu'il s'emballait. Une fois tout arrangé, Ji Hoon n'aurait aucune raison de ne pas vouloir emménager ici, avec lui et leurs deux petits chiens ! C'était cosy, pratique, et dans le quartier coréen. Un petit appartement très bien placé, au loyer certes élevé mais pas inabordable. Le psychiatre avait repris un rythme de travail légèrement plus chargé, sans pour autant en être au point où il ne connaissait plus la notion de vie privée. Un équilibre parfait qu'il souhaitait garder, une fois que Ji Hoon serait revenu. Ils devaient trouver eux aussi un équilibre dans leur couple. Haruto se promettait d'être moins exclusif, moins égoïste, moins accaparant. Avec sa carrière qui décollait, son homme souhaitait sûrement se montrer discret, et il devait respecter ça, même si ça lui semblait un peu compliqué sur le coup. Ils en parleraient au calme quand le Coréen serait là.

Il viendrait. Même Kimyaki le sentait, semblant nerveux et impatient. Takochi, elle, restait calme. Elle avait grandi ! Ji Hoon le remarquerait-il ? Une fois sa douche prise, installé sur le fauteuil, Haruto observa leurs deux bébés. Sa main se perdait tantôt dans un pelage noir, tantôt dans un pelage blanc. Comme il les aimait ! Chaque soir, il leur promettait que, bientôt, ils reformeraient tous les quatre une belle petite famille. Et Kimyaki et Takochi en étaient très heureux. Se laissant glisser dans ses fantasmes de vie future avec maison en banlieue et petit jardin, Haruto en sursauta presque quand la sonnette retentit dans le petit appartement. Kimyaki s'était immédiatement redressé, tout comme Takochi. Les deux petits chiens suivirent leur papa Japonais des yeux et lorsque l'interphone recracha la voix de Ji Hoon, Haruto se retrouva interdit. « O-Oui. Un instant, je t'ouvre. » Sa main tremblait lorsqu'il recula de l'appareil fixé au mur. Le ton employé par son petit ami lui égratigna le cœur, et une certaine appréhension se saisit de lui. Kimyaki avait déjà sauté au sol, tournant en rond en faisant claquer ses griffes sur le parquet. Takochi s'agitait sur le canapé, et le Japonais était si inquiet qu'il ne prit pas la peine de la gronder parce qu'elle ne restait pas en place sur le plaid spécialement acheté pour eux – que Kimyaki refusait bien évidemment de partager.

Comme s'il l'avait deviné, Haruto ouvrit la porte au moment même où Ji Hoon arrivait sur son palier. Non. Hors de question de se laisser aller à des pensées négatives. Si son homme le voyait souriant et heureux, sa mauvaise humeur s'envolerait. S'il se montrait serein, ce serait peut-être contagieux, et il cesserait de lui parler sur ce ton qui le blessait énormément. Prenant sur lui, Haruto déglutit. « Bonjour, Hoonie. » Il esquissa un mouvement pour le prendre dans ses bras, mais le bichon fut plus rapide. Roulant ses lèvres l'une contre l'autre, le Japonais resta interdit. C'était à la fois si adorable et si blessant. L'inquiétude grignotait son âme, et peu à peu, il se rendait compte que ce ne serait pas aussi simple qu'il avait voulu le croire. Il allait de soi qu'il n'avait pu préparer les affaires du bichon le temps que Ji Hoon monte, et ce n'était clairement pas en restant planté au milieu de la pièce principale qu'il allait répondre à la demande de son homme. L'entendre rire réchauffait un peu son cœur, avant qu'il ne se serre de se rendre compte que ce n'était pas lui qui y arrivait. Y arriverait-il à nouveau ? Oui ! Il ne devait pas se montrer pessimiste.

Mais quand Ji Hoon le fixa, Haruto ne sut comment réagir. Dans son regard, il lisait la peine. Il y voyait ses propres fautes. Il devait à tout prix rattraper tout ça. Le mal qu'il avait fait, le temps perdu à cause de lui. Ce n'était pas trop tard, il refusait d'y croire. Ils se retrouveraient, comme avant. Avant cette lourde erreur. Il ne l'avait pas perdu ! « Elle est dans la petite chambre. » Celle qu'il avait prévu comme dressing pour lui. « Tu es si pressé que ça ? Tu... Tu ne veux pas visiter ? » C'était chez eux, après tout ! « D'ailleurs, tu n'as pas eu trop de mal à trouver ? » Haruto s'efforçait de lui parler de sa voix douce et chaude, lui souriant tendrement, y mettant tout l'amour qu'il portait en lui pour lui. Il ne voulait pas que Ji Hoon s'en aille si vite, il avait tant de choses à lui raconter ! « Tu es sûr de ne pas vouloir rester ? » Le Japonais savait qu'insistait n'était peut-être pas le bon plan, mais il ne pouvait admettre que rien n'allait plus entre eux, comme aveuglé par une illusion qu'il avait lui-même créé. « Il y a des bières coréennes au frigo. » Comme si ce pouvait être l'argument qui sauverait tout. Mais comme s'il sentait la tension entre ses papas, Kimyaki rejoignit Haruto en trottinant, tournant autour de lui, lui sautillant dessus. Il s'arrêta pour regarder Ji Hoon, puis fila dans la cuisine, suivie de près par Takochi – qui n'avait pas manqué elle non plus de saluer son deuxième papa préféré.

Une fois seuls, sans les enfants autour, Haruto s'efforçait de continuer à sourire à Ji Hoon. A l'homme qu'il aimait. Mais plus il le regardait, puis il y voyait la fragilité de leur histoire. Comme s'il se rendait soudainement compte que plus rien n'allait. Et si ce voyage à Seokgyo puis à Paris lui avait ouvert les yeux sur quelque chose ? Et si Ji Hoon avait fait un choix dans son avenir qui ne l'incluait pas ? Haruto eut soudain le vertige, comme s'il se retrouvait tout à coup au bord d'un précipice. Il n'y avait que le Coréen qui pourrait le sauver. Soit il le retenait, soit il le poussait dans le vide. Déglutissant doucement, Haruto se rendit compte qu'il ne pouvait lui poser la question. Il avait été si stupide. Le silence de Ji Hoon était pourtant assez explicite. N'importe qui aurait compris. Mais dans sa naïveté, dans son monde à lui un peu trop rose, le Japonais n'avait pas saisi le message. Baissant soudainement la tête, il se répéta de ne pas pleurer. Comme il était ridicule ! La rupture semblait officiellement acquise, pour Ji Hoon. Lui s'était bêtement accrochée à un espoir stupide. Il n'avait pas compris. Betement, il avait établi des projets de vie en commun, alors que celui qu'il aimait prenait déjà un autre chemin. Pour aller où ? Avec qui ? Cette idée lui était insupportable. « Ne pars pas. » Pas sans lui. Ils devaient avancer ensemble. « Il faut qu'on parle. » Conscient que le manque de communication était un gros problème dans leur couple, Haruto voulait y remédier. Naïvement, il espérait que cela arrangerait les choses. Que Ji Hoon reconsidérerait cette rupture. « Reste. » Tendrement, sa main effleura son bras. Il avait tant envie de le serrer contre lui, mais la peur du rejet l'emporta. Baissant son bras, Haruto plongea son regard intense dans celui de Ji Hoon. Ces yeux qu'il aimait tant, dans lesquels il se noyait volontiers. Dans lesquels il voulait rester pour toujours.

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     Mar 14 Nov - 23:50


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Pourquoi se sentait-il si mal ? Il se souvenait, il y a quelques mois, quand penser à Haruto lui procurait cette si douce et agréable chaleur, des papillons dans le ventre, comme on disait. Ji Hoon voulait ressentir ça à nouveau. Sourire bêtement rien que d’y penser, de se dire qu’il le verrait bientôt. Compter les heures, les minutes, les secondes. Prendre une après-midi entière à réfléchir quoi mettre pour leur soirée en amoureux, même s’il savait qu’ils ne bougeaient pas de chez le Japonais et qu’il ne resterait pas habillé bien longtemps de toute façon. Ces moments d’insouciances, que Ji Hoon n’imaginait pas voir finir un jour, aussi brutalement. Ça lui faisait mal, de se dire que ce jour-là, Haruto avait brisé quelque chose en lui, entre eux. Et Ji Hoon ne savait pas s’ils pourraient le reconstruire un jour. S’ils pourront vraiment retrouver ce qu’ils avaient. Cette confiance aveugle que Ji Hoon mettait en son homme, qu’était-elle devenue ? C’était comme si depuis ce jour, il ne le connaissait pas, il ne le connaissait plus. Il n’arrivait plus à croire en ses mots d’amour, en ses regards tendres… Il ne croyait plus en ces gestes d’affection que le Japonais lui portait.

C’était difficile à avouer, il y avait tant pensé durant ses voyages. Haruto l’avait accompagné partout. Chaque recoin de Seokgyo, il voyait son Japonais, un an auparavant. Tout était parfait à ce moment-là. Ils étaient officiellement ensemble, officiellement heureux. Il était allé à Jukdo, et il se voyait, marché main dans la main avec lui dans cette forêt. Il l’entendait lui parler de sa solitude était plus jeune, et Ji Hoon pouvait encore ressentir son torse qui se collait contre son dos, ses bras qui l’enlaçaient. Ils étaient si heureux. Leur petite lune de miel, même s’ils devaient cacher qu’ils étaient ensemble, c’était encore tout nouveau, trop frais. D’abord, ils devaient apprivoiser cette nouvelle relation naissante, puis ils pourraient réfléchir à tout ça. A Paris, il voyait ces endroits magnifiques, si différent de tout ce qu’il avait vu jusque là. Et parfois, sa main tapait dans le vide, cherchant le bras d’Haruto qui n’était pas là. Il aurait aimé qu’il soit là, il aurait aimé qu’il puisse voir. Qu’ils puissent admirer tout ça avec lui, qu’ils se promènent dans ces beaux quartiers, main dans la main, ou pas loin l’un de l’autre. Prendre des selfies devant les beaux monuments, s’embrasser la nuit, sous les scintillements de la Tour Eiffel… Mais Haruto n’était pas là. Et lui, de son côté, il ne pensait peut-être même pas à lui.

Nerveux, le Coréen l‘était en arrivant devant ce nouvel immeuble, le cœur serré en craignant le pire à l’intérieur. Peut-être le nouvel appartement du jeune couple, qui sait ? Il se sentait déjà suffoquer rien qu’à l’idée de la voir, de les voir ensemble. La voix de Haruto lui coupa la respiration un instant, il ne répondit rien alors qu’il entrait et grimpait rapidement à l’étage souhaité. Le Japonais était si beau, toujours aussi parfait. S’il s’écoutait, Ji Hoon irait se réfugier dans ses bras. Lui hurler combien il lui manquait, combien il avait besoin de lui. Mais ça, c’était interdit. Il ne voulait pas retomber aussi facilement. Il avait peur que Haruto le blesse encore plus. Il lui fit un vague signe de tête quand il le salua à son tour, préférant focaliser son attention sur son petit chien qui lui avait terriblement manqué. Ji Hoon était heureux de le retrouver, son petit compagnon, à qui il allait pouvoir raconter sa vie et chouiner sur Haruto. Une fois reposé au sol, il fut bien obligé de communiquer avec son ancien amant, passant sa langue sur ses lèvres. La petite chambre ? Comme c’est mignon, ils avaient pensé à une chambre pour le gosse difforme que cette salope va porter ? Ji Hoon serra les dents, hochant mollement la tête. Il voulait rentrer, que Haruto aille cherché sa cage et qu’on en parle plus.

« Non. » Il ne voulait pas visiter ce parfait petit nid d’amour qu’il avait loué avec sa laideronne. « Non plus. » Il avait un très bon GPS. Ji Hoon, tu devrais faire des phrases… Mais il avait peur de se perdre, incapable de se détendre, son corps était tendu, raide. Il se sentait mal à l’aise, comme s’il allait étouffer. Haruto ne l’aidait pas, à le regarder ainsi, à se montrer si doux avec lui. Il n’avait pas le droit de le torturer comme il le faisait, d’être aussi rude. Le Coréen le maudissait, de toute son âme. Il ne supportait plus tout ça. « Oui, Haruto. » Bien, c’était déjà plus long, mais un petit effort ? « Je suis sûr. » De ne pas vouloir rester, en option. Il voulait fuir ! Loin d’ici ! Le psychiatre lui avait déjà fait assez de mal pour qu’il ne s’amuse à en rajouter. Ji Hoon ne réagit pas aux bières coréennes, regardant le petit manège de Kimyaki en accordant une brève caresse à Takochi qui venait le saluer à son tour. Elle avait beaucoup grandi, ce n’était presque plus un chiot. Elle restait cependant, vraiment très mignonne, mais il n’allait pas s’attarder sur les chiens maintenant.

Ses yeux se posèrent sur son ex-petit-ami, il soutint son regard, pas son sourire. Il ne voulait pas lui sourire, il ne voulait pas se montrer hypocrite. Le regarder était déjà assez difficile. Tout ce que Ji Hoon voudrait, s’était fuir d’ici. Le regarder lui faisait mal, pour, Ji Hoon l’aimait, il le savait. Il l’aimait encore et toujours de ce même amour puissant, destructeur. Non, il ne devait pas rester ici, Ji Hoon avait l’impression de suffoquer. C’était probablement le cas. Il devait s’en aller, partir loin d’ici. Il trouverait le courage plus tard. « Haruto… La cage. » Sa voix se fit un peu tremblante, il s’en voulait d’être si stupide. Ces voyages l’avaient épuisé, il voulait juste se reposer, dormir un peu. Le trajet Paris – Tokyo était terriblement long, éreintant. Aux mots de Haruto, Ji Hoon resta interdit, le contemplant en silence. Si, il devait partir, loin d’ici, dormir, oublier. Et il ne voulait pas parler, encore moins rester. Son corps se tendit davantage quand il le toucha, perturbé par ce geste si doux, qui lui faisait tant de bien. Mais il refusait ça. Il refusait de sombrer ainsi, d’apprécier ces gestes. « Pourquoi ? De quoi ? » Son regard se posa sur Haruto, il recula pour qu’il ne puisse plus le toucher. « Tu vas encore me dire que ça va s’arranger ? Me promettre que tout ira mieux, que ce sera comme avant ? » Il ne voulait plus de ça, de promesse en l’air, de simples mots pour le rassurer, comme un homme infidèle essayait de rassurer sa stupide femme après avoir baisé tout ce qui bouge.

« Une bière. Une seule et tu me donnes les affaires de Kimyaki. » Il ne lui résistait pas, il était vraiment con. Le pire de tous. Jung Rin au masculin. Il aurait du s’abstenir de passer sur cette conne, elle l’avait contaminé par sa connerie. Tirant une chaise, il s’installa à table. Pas le canapé. Le canapé, c’était trop intime. Ils avaient échangé leur premier (vrai) baiser sur un canapé, et tant d’autres moments. Toujours collés l’un à l’autre, toujours attirés. C’était tout ça, le canapé, pour eux. Hors de question de prendre le risque. « Dépêche-toi, je suis fatigué. » Il était vidé, lessivé, il luttait comme il pouvait pour ne pas tomber de sommeil. Il aurait dû aller sur le canapé. Tomber de sommeil sur Haruto. S’endormir, innocemment, se blottir contre lui, l’air de rien… Oui, il aurait dû faire ça. Qu’il était stupide, de ne pas y avoir pensé plus tôt. Non ! Hors de question de se montrer faible. Jouant nerveusement avec ses doigts, il ferma doucement les yeux, respirant profondément pour prendre du courage. C’était si difficile, d’être amoureux. Parfois, Ji Hoon en venait à se demander si ça en valait la peine, pour au final, souffrir autant, souffrir comme jamais. Haruto ne s’en rendait sans doute même pas compte.

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     Mer 15 Nov - 23:29


“Oublie au moins les mots qui nous freinent
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Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


En vérité, Haruto n'avait jamais pensé qu'un jour, ils retrouveraient cette relation qu'ils avaient eu avant de se rendre compte qu'ils s'aimaient beaucoup plus que de simples amis. Ça lui paraissait si invraisemblable, puisque chaque jour, son amour grandissait toujours plus fort, plus puissant. Comment retourner à avant ? Pourquoi, d'ailleurs ? Il n'y avait jamais pensé. Aussi, quand Ji Hoon lui avait demandé (ordonné) de faire comme s'ils n'étaient que de simples amis, quelque chose s'était brisé en lui. Bien sûr, le Japonais n'était pas naïf au point de croire que tout s'arrangerait d'un coup de baguette magique, du jour au lendemain. Mais peut-être espérait-il tout de même que ce soit plus facile. Son homme ne lui faisait plus confiance, peut-être même ne l'aimait-il déjà plus, que c'était trop tard pour sauver leur couple. Que tout était réellement perdu. Non ! Haruto refusait de croire que leur belle histoire d'amour si extraordinaire reste en l'état de météore dans le ciel de leurs vies.

Frissonnant tant Ji Hoon était glacial, Haruto s'efforçait de ne pas avoir l'air trop abattu, aussi peiné fut-il par ces retrouvailles. Ce n'était évidemment pas comme ça qu'il les avait imaginées. Le cœur lourd, il le regardait saluer Kimyaki. Ce bichon avait énormément de chance, le Japonais chouinait intérieurement pour être à sa place. Lui aussi voulait se blottir contre lui, l'embrasser partout. A la place, il devait essuyer sa froideur, son ton brusque et agacé. L'énervait-il donc à ce point ? En avait-il réellement assez de lui ? Haruto pourrait presque en sentir ses oreilles tomber de tristesse. Hochant la tête pour lui faire signe qu'il avait compris, il se maudit. Non ! Il devait le retenir ! Une si bonne nouvelle l'attendait ! Et il devait clairement fêter ça. Comme il se doit, entre eux. Néanmoins, il se retrouvait soudainement démuni par le manque d'efforts de Ji Hoon. Ce dernier semblait avoir tourné la page, et rien que d'y penser, le Japonais suffoquait. L'avait-il vraiment perdu ? Après une dizaine de jours, la colère de son homme n'était toujours pas retombée. Pire, elle semblait toujours plus forte.

Ou peut-être y décelait-il l'hésitation ? Cet amour brillait encore dans ses yeux, Haruto le lisait. Il devait lui faire réaliser. Ji Hoon ne pouvait pas le quitter comme ça. Il continuait à lui parler de sa voix douce, aimante. Il n'abandonnait pas, et lui faisait bien comprendre. Aussi le Japonais dut-il prendre sur lui lorsque celui qu'il aimait lui asséna une nouvelle pique. « Non. » Ses sourcils se froncèrent. Plus de promesses inutiles, non. Puisque tout était fini, désormais. Et même si le comportement de Ji Hoon gâchait un peu l'excellente nouvelle, Haruto décida qu'il ne quitterait pas son appartement sans l'apprendre. Reprenant un peu confiance en lui lorsqu'il céda pour la bière, il lui sourit tendrement, le précédant dans l'espace dédié à la cuisine. « J'ai choisi tes préférées ! » Avec un peu de déception, il l'observa s'installer à table. Ce n'était pas franchement confortable pour des retrouvailles passionnées, mais le Japonais avait bien compris qu'il devait revoir ses plans à la baisse. « C'est le décalage horaire qui te rend de si mauvaise humeur ? » Haruto opta pour l'humour et la taquinerie. Que Ji Hoon comprenne qu'il était serein, et qu'il cachait donc une bonne nouvelle.

Sortant deux bouteilles du réfrigérateur, il sortit deux grands verres d'un placard et posa le tout sur la table. Sa main effleura l'épaule de son homme. « Onigiri ? » Son sourire se fit mutin. Hors de question de le considérer comme son ex petit ami, il n'avait jamais cessé de l'aimer. Et le Japonais avait compris le message ; il devait le séduire à nouveau, regagner sa confiance. Retrouver son amour. Il posa la boîte de boulettes de riz à côté des bières. Finalement, il s'assit à côté de lui. Assez loin pour ne pas le coller, mais assez près pour pouvoir le toucher s'il le voulait. D'ailleurs, il ne réussit pas à se retenir bien longtemps. Lorsqu'il aperçut Ji Hoon fermer les yeux, comme s'il se concentrait pour ne pas craquer, Haruto ne put s'empêcher de tendre son bras et de lui caresser doucement le dos de la main. « Tu veux bien arrêter ? » Ses doigts trouvèrent leur place entre les siens. « Je n'ai pas abandonné. Je t'aime toujours, je te le prouverai. » Sa main pressa la sienne, avant de lentement les délier. « J'ai juste besoin de savoir si tu le veux aussi. » Et pas le vouloir, le Japonais voulait dire, continuer. Continuer à construire leur si belle histoire ensemble.

Ouvrant sa bière, Haruto but directement au goulot de la bouteille, comme pour se donner du courage. La reposant doucement, il réfléchit un instant. « Tu m'as tellement manqué. » Son ton se fit triste, ses mains s'enroulèrent autour de la bière comme pour se forcer à ne pas le toucher. S'il s'écoutait, il les poserait partout sur le Coréen. Relevant les yeux vers celui-ci, il lui sourit avec douceur. « Comment va ta mère ? Et tes sœurs ? » Leur avait-il passé le bonjour comme il le lui avait demandé ? « Et Paris ? Tu as dû être très occupé... » Là-bas, en France. Avec Shoko. Son cœur se serra et une moue déforma ses traits sous la jalousie incontrôlable qu'il ressentait à chaque fois en y pensant. Par-là, Haruto sous-entendait aussi tous ces messages sans réponses qu'il lui avait envoyé. Même celui de Kimyaki ! Aussi déterminé à récupérer celui qu'il aimait qu'il était, le Japonais se sentait réellement blessé, et sous la faiblesse, se demandait s'il arriverait à vraiment se faire pardonner, un jour.

« Pourquoi tu ne m'as jamais répondu ? » Parce qu'il y avait ce manque de communication à corriger, Haruto se décida à poser les questions qui le hantaient cruellement. Ses yeux s'étaient à nouveau baissés sur sa bière, en buvant quelques petites gorgées après une courte hésitation. « C'était vraiment long... » Pour lui, en tout cas. « Enfin, pour toi, ça a dû être intense. Tu n'as même pas dû remarquer. » Quoi, au juste ? Haruto pouvait-il vraiment affirmer qu'il manquait au Coréen lorsqu'il était loin de lui ? Avant, il en aurait été sûr. Mais la rancœur de Ji Hoon était réelle. L'absence, l'éloignement, le manque... Tout ça ne comptait même peut-être plus pour lui. « C'est long, surtout quand j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer ! » Et si son homme s'en fichait, désormais ? Non. Pas après ce qu'il lui avait dit, un peu plus tôt. Pas de promesses en l'air, puisque c'était réglé ! « Tout va s'arranger... Tout ira mieux, tout reviendra comme avant. » Un petit sourire taquin au coin des lèvres, Haruto tendit la main vers Ji Hoon, sans prendre la sienne cependant. Retournée sur la table, la paume en l'air, il la lui offrait, attendait de voir s'il la prenait ou non. « Et cette fois-ci j'en suis sûr, Honey. » Son sourire s'élargit doucement, son regard intense plongea dans le sien. C'était fini, oui. Mais pas pour eux. Eux avaient encore tout à construire. Ensemble. Jusqu'à la fin.

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     Jeu 16 Nov - 21:43


“Oublie au moins les mots qui nous freinent
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Faisons le plein pour fuir loin de la peine”


Comme c’était la première fois, Ji Hoon savait qu’il avait idéalisé l’amour. Il n’avait toujours eu que deux exemples : ses parents d’un côté, toujours unis, là l’un pour l’autre, plus amoureux chaque jour, avec quelques rares petites disputes, et de l’autre, les couples de ces femmes qu’il utilisaient pour ses arnaques ou pour son plaisir personnel. Seule, abandonnée, un mariage sans amour, ou du moins, pas réciproque. Des couples qui ne communiquaient pas, qui s’ignoraient. Peut-être qu’il avait porté un regard trop naïf sur sa relation avec Haruto, qu’il l’avait vu comme il avait toujours vu celle de ses parents. Idéalisé, s’imaginer qu’ils seraient toujours ensemble, main dans la main, du même côté. Mais il s’était fourvoyé. Haruto lui avait montré un autre aspect de l’amour, vu ni dans le premier exemple, ni dans le second. Parfois, on pouvait s’auto-détruire, aussi fort qu’on s’aimait. Parfois, l’un des deux pouvait prendre un chemin différent, sans inviter l’autre à le suivre. Un chemin où il n’était pas le bienvenu. C’était ce que le Japonais avait fait. Suivre sa famille, le laisser au bord de la route. Il avait essayé de se rattraper, de lui tendre la main pour qu’il le suive sur ce chemin, qu’il l’aide à faire demi-tour, mais c’était trop difficile.

Ji Hoon était froid, sec, dur, il le savait lui-même, il blessait Haruto. Mais il ne voulait pas laisser à son ex-petit-ami le loisir de le blesser davantage, de lui faire plus de mal. Parce qu’il en était capable. Il pouvait le faire. Il suffirait d’un rien. Il n’avait pas peur de lui, mais il avait peur du pouvoir qu’il lui avait donné. Le Coréen voulait le reprendre, il voulait reprendre le dessus, reprendre le contrôle. Le Coréen ne voulait plus de promesse, il ne voulait plus de belles paroles, c’était fini. Il n’y croyait plus, ça ne l’intéressait pas. Il finirait par lui pardonner, il finirait par passer l’éponge, il ne pouvait pas vivre longtemps sans lui, il avait besoin de lui, de l’aimer, que le Japonais le prenne dans ses bras et lui dise qu’il l’aimait. Il avait besoin de le toucher, de l’embrasser, lui faire l’amour. Ji Hoon avait besoin de tout ça. Mais il ne voulait pas oublier en un claquement de doigt, même quand ça serait arrangé. Il ne voulait pas que Haruto s’imagine pouvoir recommencer, qu’il s’imagine que le Coréen serait assez con pour accepter et recommencer ensuite. Il ne voulait pas être sa Jung Rin.

Une bière, juste une bière. Il s’en fichait, que ce soit ses préférés ou pas. Il n’était juste pas assez fort pour s’en aller sans demander son reste, juste son bichon sous le bras. Installé à table, il ne put s’empêcher de regarder autour de lui, détaillant la cuisine, les lieux. Rien de féminin, elle n’habitait peut-être pas encore là. Ou elle n’habiterait jamais là. Ji Hoon ne voulait plus se faire de faux espoirs, il ne voulait plus vraiment y croire. C’était risquer de souffrir à nouveau. A sa taquinerie, il réagit à peine, levant simplement son regard vers lui pour le fixer en silence. Ce n’était pas drôle, ça ne le faisait pas rire. Il était de très bonne humeur à Paris, et avant de venir ici, ou du moins, avant de se décider à partir pour aller chez Haruto. Son regard se leva vers lui alors qu’il lui effleurait l’épaule, qu’il haussa après sa question. Il n’avait pas faim. Enfin si. La nourriture japonaise lui avait un peu manqué. Paris, c’était bon, mais c’était gras. Fermant les yeux un instant, il contint un soupir, les rouvrant en sentant la main du Japonais caresser la sienne. Qu’il arrête tout de suite. Sans le regarder lui, son attention restait focalisé sur leurs main. Non, il ne voulait pas de ça. Des promesses. Qu’il n’avait pas abandonné, qu’il allait lui prouver. Ce n’était plus assez, aussi fort qu’il pouvait l’aimer.

Haruto l’aimait, oui, il n’en doutait pas, Ji Hoon le savait. Sans doute pas autant qu’il le disait, mais il l’aimait. « Oui. » Il le voulait aussi. Qu’ils se retrouvent, continuer ensemble. Mais il ne voulait plus de tout ça, de la relation qu’ils avaient jusque là. Ji Hoon ne voulait plus être l’autre, celui de l’ombre. Il ne voulait plus vivre ça. A sa déclaration, il hocha la tête. Haruto lui avait manqué aussi, horriblement, mais il avait été fort, avait souvent laissé son téléphone à l’hôtel pour ne pas être tenté. Il ne voulait plus tomber pour lui, se montrer trop faible. « Elles vont très bien. Liang prépare tout à Seokgyo, pour les faire venir ici. » Pour Paris, il ne voulait pas trop s’étendre sur le sujet. « Oui, j’avais beaucoup de choses à faire. » Paris était une ville merveilleuse, il regrettait encore que Haruto n’ait pas pu voir tout ça.

Pourquoi il n’avait pas répondu ? Son regard croisa le sien avant qu’il n’attrapa sa bouteille de bière, en buvant une longue gorgée. Quelle question stupide. « Parce que je ne voulais pas te parler. » Il demandait à Haruto d’être honnête, de ne rien garder pour lui, il pouvait bien faire pareil. « J’avais besoin de réfléchir. » A eux, à leur histoire, c’était important. Pour lui aussi, ça avait été long. Ne pas pouvoir lui parler, ne pas lui hurler combien il l’aimait et lui manquait. Combien Kimyaki était mignon sur la photo. C’était beaucoup trop long. « Si, j’ai remarqué. » Un soupir quitta ses lèvres. Que Haruto ne s’imagine pas que ce n’était pas dur pour lui. Sa langue glissa doucement sur sa lèvre alors qu’il contemplait Haruto. Ça avait été si difficile, ces derniers mois. Ji Hoon se demandait si Haruto réalisait seulement le mal qu’il lui avait fait.

« Une bonne nouvelle ? » Vraiment ? Son cœur se mit à battre plus vite. Est-ce que les fiançailles étaient annulés ? Mieux ! La laideronne était peut-être morte ! Non, il connaissait son Japonais, il ne se permettrait pas d’être aussi souriant et heureux. Tout allait s’arranger, tout irait mieux, tout allait redevenir comme avant. Ji Hoon observa sa main s’approcher de lui, paume tendu, comme si elle attendait d’être prise. Le Coréen la fixa quelques secondes avant de regarder Haruto, levant doucement sa main, elle passa au-dessus de la sienne pour chercher un onigiri, en prenant une bouchée. « Pour me dire que tu me quittais, t’avais pas mis autant les formes, ni autant de suspense. » Quoi, il pouvait bien lui faire la remarque, après tout. « J’ai dit une bière. » Donc, il n’avait pas la nuit pour discuter de conneries et laisser Haruto parler par indice et mots clé. Finalement, sa main se posa sur la sienne et il lui sourit. « Tu m’as déjà assez mis en attente ces derniers mois pour pouvoir te permettre ça ce soir. » Qu’il accouche, qu’il parle. Il attendait depuis trop longtemps pour le laisser jouer ainsi. Ce n’était pas amusant, il ne voulait pas deviner, il ne voulait pas se laisser « taquiner », juste que Haruto parle franchement. C’était déjà assez difficile entre eux, ils avaient déjà perdu assez de temps. Pourquoi ne s’en rendait-il pas compte ? Immédiatement, sa main se retira de la sienne. Ji Hoon aimait ce Japonais plus que tout, mais il n’avait plus la patience, ni l’envie d’attendre. Tout ça l’avait épuisé, mais c’était comme si Haruto ne le voyait pas.



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     Sam 18 Nov - 0:18


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Peut-être n'avait-il pas entièrement perdu Ji Hoon ? Il restait un espoir. Plus que tout, Haruto y croyait. Cet amour qui les liait était trop fort pour mourir aussi brutalement. Il comprenait très bien la rancœur de celui qu'il aimait. Et cette rancune qui n'attendait qu'à s'abattre sur lui. Mais le Japonais était prêt à tout pour regagner sa confiance. Ne pas changer, rester l'homme doux et aimant, lui parlant avec tendresse. Même si Ji Hoon restait froid et distant, Haruto voulait le toucher avec sa chaleur. Le faire fondre, qu'il tombe encore amoureux de lui. Et il avait grandement confiance en lui, cette fois-ci. Le tout était de ne pas gâcher cette chance. Il ferait tout bien, il ferait tout pour son couple. Sa vie, il voulait la finir avec lui. Le perdre n'était pas une option envisageable. Pour cette merveilleuse histoire, Haruto se battrait.

Et il le lui prouverait ! Ji hoon devait simplement s'ouvrir. Accepter à ce que Haruto lui parle, essaye d'établir un contact avec lui. En abordant le sujet de la famille Lee, il sut qu'il allait toucher un point sensible. Et il eut raison, puisque le Coréen aligna plus de deux mots. Deux phrases, même ! Leur sens surprit Haruto qui en haussa les sourcils, la bouche ronde. « Elles vont venir à Tokyo ? Tu veux dire... S'installer ? » Le Japonais avait du mal à imaginer Hua dans une grande ville comme la capitale nippone. La vision avait quelque chose d'anachronique. Haruto avait presque peur pour elle. Mais il était heureux que la famille de son homme soit enfin réunie pour de bon. Un doux sourire étira alors ses lèvres. « Quand ça ? Vous allez vivre tous ensemble ? » Il pinça les lèvres aussitôt ses paroles prononcées. Il voulait que Ji Hoon vive ici, avec lui. Mais l'arrivée des trois femmes de sa vie compliquerait sûrement tout ça. Ils en discuteraient en temps voulu. S'ils devenaient un couple assez riche, peut-être pourraient-ils s'offrir tout un étage d'un immeuble bien situé, où tout ce petit monde pourrait trouver sa place tout en gardant une certaine forme d'intimité. Mais Haruto allait arrêter de trop rêver, et remettre les pieds sur terre. Chaque chose en son temps.

Surtout lorsque les inquiétudes du présent se faisaient aussi présentes, justement. Le Japonais n'oubliait pas. Ce voyage à Paris – outre l'équipe technique qui l'entourait – Ji Hoon ne l'avait pas effectué seul. Et une voix pernicieuse lui rappelait sans cesse. Dans la ville de l'Amour, il s'y était rendu avec Shoko. La Tour Eiffel, Montmartre, les Champs Elysées... Les boutiques de grands créateurs. Ce qu'il avait vu pour la première fois là-bas, ça n'avait pas été avec Haruto. Alors que ce dernier se languissait de lui, jetant chaque minute qui passait un coup d’œil sur son téléphone pour vérifier de n'avoir loupé aucune notification d'appel ou de message, Ji Hoon déambulait joyeusement dans la capitale française en compagnie de cette fille trop jolie pour son bien. Mais il ne pouvait lui faire de reproches. Cependant, la réponse évasive de son homme l'inquiétait un tantinet. Devait-il s'inquiéter de le voir clore le sujet si rapidement ? Haruto fixa un instant Ji Hoon, avant de tristement baisser les yeux vers sa bière.

La réponse de Ji Hoon lui donna un coup de massue. Son regard restait focalisé sur sa bière. Le bout de ses ongles jouait avec l'étiquette, grattant doucement la surface. Déglutissant péniblement, il hocha la tête. Besoin de réfléchir. Avait-il terminé ? Avait-il trouvé ses réponses ? Haruto n'osa poser la question. Ses yeux retrouvèrent les siens. Avait-il réellement remarqué combien c'était long ? Pouvait-il le croire ? Oui ! Il le fallait ! Le Japonais ne pouvait retrouver sa confiance si lui-même doutait de ses paroles. La tension dans cette cuisine le mettait doucement mal à l'aise. La froideur de Ji Hoon mettait à mal sa détermination, mais il se promit de tenir bon. Hors de question de le laisser partir sans lui avoir dit ! Retrouvant un soupir tendre et enjoué, il lui annonça avoir une bonne nouvelle pour lui, en lui tendant la main en signe de paix. Son cœur rata un battement, avant de retomber dans son estomac. La fausse joie se lisait clairement sur ses traits qui se déformèrent subtilement. Sa bouche se tordit, son cœur se serra. Son visage perdait de son éclat quand son sourire retomba. Même la main que Ji Hoon posa finalement dans la sienne ne le réconforta pas vraiment. Il n'y réagit même pas, fixant simplement son homme. « Oui, excuse-moi. Tu as raison. » Haruto n'avait pas le droit de le faire languir de la sorte. Le taquiner comme ça semblait même déplacé. Ses doigts ne retinrent pas les siens. Se laissant lentement retomber contre le dossier de sa chaise, il but une gorgée de sa bière.

« Les fiançailles sont rompues. » L'expression neutre, il fixa Ji Hoon. Posant doucement sa bouteille sur la table, Haruto s'essuya distraitement les lèvres du revers de la main. « Notre plan a marché. Koike a joué le jeu. » Il plissa le nez. « Un peu trop bien, d'ailleurs. » Comme quoi, il y avait quelqu'un d'assez cinglé pour aimer Yurina. Se penchant légèrement sur la table, il y posa ses coudes, ses doigts entourant la base de sa bouteille de bière. « Une fois en possession de la vidéo, j'ai demandé à voir les parents de Yurina. Je n'ai eu l'occasion de la montrer qu'à sa mère, mais finalement, mais ma déception à vite été balayée. » Il revoyait la scène comme si elle avait eu lieu cinq minutes auparavant. « Si tu avais vu sa tête ! Elle est devenu plus banche à chaque nouveau gémissement de sa vie. » Et lui, impassible – mais avec l'air peiné du fiancé floué qu'il était censé être – il avait attendu que la mère ait fini. « Quand je lui ai demandé à parler à son mari, elle est devenue très nerveuse et m'a promis qu'elle s'occuperait de tout. Je lui ai rappelé combien je me sentais blessé dans mon orgueil et que l'honneur de nos noms en prendrait un coup. Elle m'a simplement demandé de supprimer la vidéo. » Un petit sourire triomphant orna ses lèvres. « Comme quoi, jouer le fiancé parfait et naïf peut servir. Ma belle famille me croit vraiment stupide. » Il haussa les épaules, comme si ça avait de l'importance ! « Je l'ai fait devant ses yeux, et elle m'a donc pensé assez bête pour n'avoir fait aucune copie. » Son regard glissa vers son ordinateur, qui reposait sur la table basse.

Reportant son attention sur Ji Hoon, Haruto se tut enfin, lui souriant tendrement. L'instant d'après, il se leva, avant de se diriger vers un tiroir. De là, il en tira une enveloppe grand format, de laquelle glissa lentement une lettre manuscrite. Le cadre en était doré, le sceau des Daimon signait le mot qu'il tendit à Ji Hoon. « C'est pompeux, mais c'est la preuve écrite que mes fiançailles avec Yurina sont rompues. » En contrepartie, Daimon lui demandait de n'accorder aucune interview et de se faire discret. Les représailles sous-entendues n'effrayaient pas le psychiatre. Tout ce qu'il voulait, c'était être débarrassée de Yurina. Ce qu'il avait obtenu. « Je ne sais pas ce que lui a raconté sa femme. Je doute qu'elle lui ai parlé de la sextape, mais ça n'a pas d'importance. » Le résultat était malgré tout le même. Levant le bras, Haruto hésita. Il avait envie de lui caresser la nuque, de l'embrasser sur la tempe. Mais finalement, sa main effleura son épaule, incertaine. « C'était ce que j'avais voulu t'annoncer... » Ces dizaines d'appels manqués. Haruto espérait désormais qu'il n'avait pas manqué sa chance de reprendre un départ serein dans sa relation avec Ji Hoon.

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     Hier à 0:46


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Sa famille sera heureuse ici. Du moins, Ji Hoon se promettait de tout faire pour, tout faire pour qu’elles ne regrettent pas. Elle méritaient ce qu’il y avait de mieux, hors de question de les priver de tout ça. Il espérait que tout irait bien, que Liang arriverait à les faire venir. Ça avait été difficile, là-bas, Mei Lin l’avait inondé de questions sur Haruto. Comment il allait, ce qu’il faisait. Il n’avait pas parlé des fiançailles, il savait qu’il n’arriverait pas à l’évoquer sereinement, il s’était contenté d’explications brèves à son sujet. Il allait bien, ils ne se voyaient plus trop, comme Haruto travaillait beaucoup et lui aussi, de son côté. Puis il déviait doucement le sujet sur sa carrière naissance dans le mannequinat, il savait que ça fascinait sa sœur qui lui posait alors des milliers de questions, oubliant totalement Haruto. Tant mieux, parce qu’il n’arrivait pas à en parler sereinement. C’était trop difficile, trop confus, il avait si peur de le perdre, si peur que tout était terminé, mais il ne voulait pas partager ses doutes et ses craintes avec elle. Pour le moment, il ne voulait juste pas en parler, garder tout ça pour lui. De toute manière, ça ne regardait qu’eux.

Son cœur battait vite, comme toujours quand Haruto était là, mais ce n’était plus agréable. Il avait l’air surpris de la nouvelle, Ji Hoon l’était tout autant, il ne s’attendait pas à ce que les filles les rejoignent un jour. Il hocha doucement la tête. « Oui, s’installer, ce sera plus facile qu’à Seokgyo. » Sa mère allait pouvoir rencontrer des gens, la communauté chinoise était très grande ici, elle ne serait pas seule. « Je sais pas, quand Liang aura terminé. On sait pas encore si on prend un appartement tous ensemble ou si on cherche un petit truc en périphérie… » C’était encore confus, mais il avait confiance en Liang, il saurait quoi faire. Ce serait difficile de trouver un appartement avec une chambre pour tout le monde, le Coréen ne savait pas. Et il doutait d’avoir réellement envie de vivre avec sa famille au complet à nouveau, avec sa mère. Autant qu’il pouvait l’aimer, il se sentait trop vieux pour vivre à son crochet, et il connaissait son côté Maman poule qui la pousserait à vouloir s’occuper de tout et tout surveiller en permanence. Non, ce serait difficile, mais si c’était le prix à payer pour les avoir plus près, il le ferait.

Penser à sa famille l’avait distrait un temps, mais il reporta rapidement son attention sur Haruto. Il ne voulait pas plaisanter, il ne voulait pas tourner autour du pot. Ces derniers mois avaient été une succession de mauvaises nouvelles, de déceptions, Ji Hoon voulait arrêter tout ça, que les « bonnes » nouvelles soient vraiment bonnes, que tout aille en s’améliorant. Aussi froid qu’il était avec Haruto, il voulait vraiment que ça s’arrange, retrouver leur relation d’avant, retomber amoureux encore et encore, toujours plus fort à chaque fois. Se préoccuper d’eux et uniquement d’eux. Ses yeux restèrent encrés sur lui, attendant ses explications, attendant d’en savoir plus. Quand finalement le Japonais ouvrit la bouche, le cœur du Coréen rata un battement. Il avait peur d’avoir mal entendu. Les fiançailles étaient annulés ? Sa bouche était soudainement sèche, il n’arrivait pas à se réjouir, il attendait les complications, le fameux « mais » qu’il y avait toujours. Alors ce con avait vraiment accepté la sextape ? Il l’avait vraiment envoyé ? Sans parvenir à parler ou à bouger, il le fixait, les yeux ronds, la bouche légèrement ouverte, buvant ses paroles, trop surpris et choqué d’apprendre que ça avait réellement marché, si vite, si facilement.

Il suivit son regard jusqu’à la table basse, regardant brièvement l’ordinateur qui contenait encore la vidéo. En silence, il attrapa la fameuse lettre, ce cadre pompeux, ne parvenant pas à tout comprendre, sauf l’essentiel. Posant ses coudes sur la table, il finit par enfouir son visage dans ses mains, poussant un long soupir. De soulagement. Il s’en était débarrassé, c’était terminé. Plus de fiançailles, plus de mariage, il ne lira plus d’article sur eux dans la presse, Haruto ne serait plus vu comme le parfait fiancé de cette laideronne, il n’aurait plus à subir ça. Ces longs repas de famille dans lesquels il n’était pas inclus, ces rendez-vous qu’il devait subir et accepter, plus jamais tout ça. Il n’aurait plus à l’attendre, désespérément, en se demandant ce qu’il faisait, avec qui. Plus de bal où il verrait celui qu’il aimait au bras de sa salope de fiancée, plus jamais il ne devrait supporter de la voir l’embrasser sans pouvoir réagir, sans pouvoir lui arracher la tête. Plus jamais il n’aurait à être dans ce genre de situation. Longuement, il garda son visage entre ses mains, tentant de réaliser. Il était tellement soulagé. Après tout ce temps, le cauchemar arrivait à son terme.

Lentement, il reposa ses bras, quitta sa chaise, se tournant vers Haruto qu’il fixa quelques trop longues secondes avant de doucement se coller à lui. Enfin, tout allait se calmer, peut-être même rentrer dans l’ordre. Ses doigts se serrèrent autour de sa chemise avant de laisser ses bras l’emprisonner en se nouant dans son dos. C’était terminé. Il lui en voulait encore, énormément. Au fond de lui, rien n’était pardonné, mais il pouvait baisser les armes, quelques secondes. Son visage enfouit dans son cou, il pouvait sentir à nouveau son odeur, profiter de son parfum, de sa chaleur. Ça lui avait manqué. « Enfin… » Après tout ce temps, c’était finalement arrivé. Ji Hoon ne réalisait pas. Ces mois avaient été si difficile, si éprouvant. Il pouvait enfin souffler. Il n’y avait plus qu’eux, juste eux. Et leur couple à reconstruire, la confiance à retrouver. Ils y arriveraient. « Je suis fier de toi. » Il y était arrivé tout seul, ou presque. Ji Hoon n’avait fait que d’énoncer le plan, c’était le Japonais qui avait fait le reste. C’était déjà un grand pas en avant. « T’aurais du filmer sa tête quand elle a vu sa fille se faire baiser par un sous-homme. » Comme elle disait si bien, en évoquant les personnes n’ayant pas son niveau de richesse. « Je commençais à plus y croire… »

Avec les silences de Haruto au début, ces longs moments de doute, cette impression de voir les jours s’éterniser. Remontant doucement sa main le long de son torse, il releva la tête pour le regarder, se perdant dans ses yeux quelques secondes. Il était si beau. Sa main caressa sa joue avant qu’il ne s’éloigne. Une partie de lui continuait de craindre, ne l’autorisait pas à trop se réjouir. Il lui rappelait ses promesses, ses belles phrases, ce qu’il avait déjà pu lui dire, quand il mentait sans s’en rendre compte. Non, ce n’était pas terminé, ce n’était pas résolu. S’éloignant un peu plus, il alla s’appuya contre le mur face à Haruto, fixant silencieusement le psychiatre, ne sachant pas vraiment ce qu’il devait dire ou faire. Il était heureux de se dire que c’était terminé, mais des doutes subsistaient, des craintes contre lesquelles il ne pouvait pas lutter. « Et tes parents ont dit quoi ? » Par ça, il voulait surtout savoir ce qu’en pensait sa mère, cette vieille folle qui utilisait la maladie pour manipuler son fils. « Elle était si heureuse pour ce mariage. » Beaucoup trop heureux, si on lui demandait son avis. C’était tellement malsain. Mordillant sa lèvre, il baissa les yeux avant d’oser les relever pour le regarder. « Combien de temps avant qu’elle ne t’en trouve une autre et que tout recommence ? » Oui, combien de temps avant qu’on ne vienne les briser à nouveau ? Parce qu’elle le ferait, elle était assez folle pour le faire, chercher déjà les prochains profils qu’elle allait lui présenter. Et elle pourrait très bien plaider un cancer en phase terminale pour lui faire épouser une de ces gueuses. Ji Hoon sentait son cœur se compresser rien que d’y penser. Il ne supporterait pas de le vivre une seconde fois.

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     Hier à 14:42


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La venue des sœurs et de la mère de Ji Hoon changerait peut-être également des choses, entre eux. Assumerait-il devant les trois femmes de sa vie ? Peut-être se rendrait-il compte que c'était plus compliqué qu'il n'y paraissait. Ou peut-être y arriverait-il simplement, sans cris et sans larmes. Hua serait-elle heureuse pour eux ? Ou refuserait-elle qu'ils continuent à se fréquenter en lui posant un ultimatum stupide ? Haruto n'y croyait pas. Elle n'était pas sa mère. Discrète, elle n'avait rien de la matriarche qui se mêlait de tout. Le bonheur de ses enfants était le sien, et pas le contraire. Ce que Haruka paraissait clairement avoir oublié. Penser à sa propre mère serrait le cœur du Japonais. Ces fiançailles n'avaient pas seulement briser le couple qu'il formait avec Ji Hoon, mais aussi ses illusions concernant sa propre famille. Les Kamiya n'étaient unis que dans un intérêt commun, pour sauver les apparences. Il suffisait de gratter la surface pour en voir les imperfections. Un mari trop soumis, une mère trop présente, castratrice, dictatrice, une cadette poussée un peu trop fort et mise trop tôt sur un piédestal, une fille à la personnalité misanthrope un peu trop poussée qu'ils s'étaient efforcé de ne pas voir, et un aîné qui avait longtemps cherché sa place, à l'écart du monde. Sur les photos exposées un peu partout dans leur maison de banlieue, les visages souriants cachaient des secrets qu'aucun n'assumait vraiment.

Aujourd'hui, ce petit monde éclatait doucement. La mère perdait son emprise sur ses enfants. Haruno s'émancipait pour son bien, Erena prenait du recul, Haruto avait coupé le cordon. Mais combien de souffrances avaient-ils dû endurer pour ça ? Il y avait même failli y avoir un mort ! Haruka s'était pourtant plus souciée des merveilleuses fiançailles de son trésor que de sa fille hospitalisée. Il fallait que cela cesse, qu'elle comprenne. Rencontrer Hua lui ouvrirait peut-être les yeux ? Haruto se retrouvait à espérer qu'elles s'entendent. Dans un monde parfait, elles approuveraient l'histoire d'amour de leurs fils. Mais rien n'était moins sûr. Au fond de lui, il savait qu'il décevrait énormément sa mère. « Ce sera un grand changement... » Pour le meilleur, pour le pire, ça non plus le Japonais n'en savait rien. Il voyait mal Ji Hoon devoir se réhabituer à vivre dans un espace confiné avec sa mère et le reste de la fratrie. Rien qu'avec Jin Seok, il se plaignait du manque de place. Et où mettrait-il toutes ses belles chemises ? Même s'il commençait à être connu et à signer plus de contrats, Haruto n'était pas sûr que son homme puisse subvenir au moyen de cinq personnes. Quatre, avec l'aide de Liang. Sauf s'ils avaient mis leur famille dans la confidence, ils ne pouvaient pas balancer l'argent de leurs escroqueries par les fenêtres de façon si évidente. D'ailleurs, gagnaient-ils toujours autant grâce à leurs activités illégales ? Ou versaient-ils un gros pourcentage à leurs employeurs ? Ou en avaient-ils fini avec ça ? Haruto avait tant de chose à rattraper qu'il en avait le vertige !

« Tu sais... Si jamais, cet appartement... » Il était pour eux. Pour eux deux, et pour leurs deux petits chiens. Haruto baissa les yeux, espérant que Ji Hoon comprenne le sous-entendu. Il n'avait pas envie de le braquer, savait combien il lui en voulait. Qu'il arrête un peu de le taquiner et qu'il lui parle franchement ! Il était plus que temps. De manière un peu confuse, le Japonais lui apprit que leur plan avait fonctionné. Koike avait accepté, et le pourquoi du comment, Haruto s'en fichait un peu. Que ce gars ait eu besoin de cet argent ou qu'il fut assez fou pour trahir la femme qu'il aimait dans le but de la garder à lui, ça lui importait peu. Il l'avait fait, avec beaucoup de sérieux et de zèle. Haruto n'avait pas pu tout regarder, la nausée lui avait tordu les boyaux au premier assaut. C'était dégoûtant, de vrais sauvages. Ce gars était un héros de culbuter cette fille. Mais grâce à ça, il était enfin libre. Ils l'étaient. Débarrassés de Yurina et des Daimon. Que la mère ait vraiment crû qu'il soit stupide ou non, ça lui était tout autant égal. Haruto savait jouer les naïfs, mais un psychiatre ne se laissait pas berner. En vérité, il se doutait que la partie de poker n'était pas tout à fait terminée. Mais de là à savoir qui avait la main, c'était une tout autre paire de manches. Qui bluffait le mieux, c'était encore à voir.

Debout aux côtés de Ji Hoon, Haruto attendait une réaction. Avait-il tout dit ? Son homme attendait-il encore un précision ? Tout excité à l'idée de lui annoncer la bonne nouvelle, le Japonais n'était plus très sûr. Au moins, il avait dit le principal ! Quand son homme se colla à lui, il sentit son cœur fondre puis s'envoler dans sa poitrine. Presque aussitôt, ses bras enlacèrent Ji Hoon dans une étreinte réconfortante. C'était si bon de le sentir à nouveau contre lui. Ça lui avait tellement manqué ! Fermant les yeux, il apprécia son odeur, s'enivra de son parfum. Il le serrait fort contre lui, pour ne plus le lâcher. Ses lèvres se posèrent tout doucement contre sa tempe, restant un long moment posées contre elle. Enfin, oui... Son cœur s'emballa. Fier de lui ! Pourtant, il lui semblait n'avoir rien fait. Ce plan ne venait pas de lui, celui qui s'était sacrifié, c'était Koike. Serrant plus fort, il laissa néanmoins un rire lui échapper. « J'ai crû qu'elle allait mourir statufiée. C'est un grand déshonneur sur sa famille. » Un rire moqueur gratta sa gorge. Yurina pouvait bien le juger pour ses penchants quand elle se comportait comme une chienne en chaleur. « J'aurais aimé qu'ils soient tous là. » Et rester en retrait, maîtrisant un sourire triomphant. De toute manière, la vidéo compromettante restait en sa possession. Il pouvait humilier Yurina quand il le voudrait, s'il le fallait.

Ses bras lâchèrent Ji Hoon à contrecœur. Il voulait le garder encore un peu contre lui. Juste un peu. Pour toujours. Pourquoi avait-il la désagréable impression que son homme n'en était pas vraiment heureux ? Ou plutôt, que ça ne lui suffisait pas ? Les paroles de ce dernier confirmèrent ses doutes. Sa bouche se tordit, une pique transperça son cœur. Bien évidemment, la confiance ne pouvait revenir aussi vite. « Je crois que ma mère est très fâchée. Je ne sais pas. » Haruto haussa les épaules. « On ne sait pas vu depuis un moment, encore moins parlé. » Il jeta un œil à sa collection de DVD qui trônait désormais dans un meuble sous son téléviseur. C'était les seuls objets qu'il avait sorti des cartons contenant les affaires emportées de sa chambre de la maison familiale. Le reste était soigneusement stockée dans sa cage, à la cave de l'immeuble. Son regard se posa à nouveau sur Ji Hoon. « Elle m'a menti. » Parce que par parent, Ji Hoon entendait Haruka. « Son cancer n'en est pas vraiment un. C'est soignable, elle a surtout besoin de repos et de suivre un traitement pendant plusieurs semaines. » Il baissa les yeux, honteux de s'être fait si facilement manipulé. « Je suis désolé... » D'avoir été si con.

Relevant la tête pour le regarder à nouveau en face, Haruto lui sourit tendrement. Après une hésitation, il se rapprocha de Ji Hoon, levant une main pour caresser son visage du bout des doigts. « Je ne la laisserai plus faire. Je... » Il allait lui promettre, mais il savait que son homme n'y croyait plus. Rapprochant son visage du sien, il l'embrassa avec douceur. Il en avait tellement eu besoin ! Son autre main se posa sur l'autre joue de l'homme qu'il aimait. Haruto ne pouvait le laisser partir ! Se décollant lentement de lui, il recula légèrement. Ses mains glissèrent le long de son torse, cherchèrent les siennes. Ses doigts s'entremêlèrent aux siens. « On va recommencer. Je vais te séduire à nouveau. Tu n'aimeras que moi. » Les sourcils subtilement froncés, Haruto le fixa droit dans les yeux. « Comme je tombe chaque jour amoureux de toi. » Ce n'était pas un mensonge. Malgré tout le mal, toutes les difficultés, Haruto l'aimait chaque jour plus fort. Baissant la tête pour observer leurs doigts liés, il se mordilla la lippe. « Je serai patient, j'attendrai. Le temps qu'il faudra. Tu me feras à nouveau confiance, tu me pardonneras. J'y crois. » Ses grands yeux plongèrent dans les siens, si petits, si beaux. « Je t'aime, Hoonie. » Ses lèvres joignirent une nouvelle fois les siennes, dans un baiser un peu plus appuyé. Quand il se sépara de Ji Hoon, Haruto lui caressa la joue de son pouce. Il luttait de toute son âme contre l'envie de le serrer dans ses bras et ne plus le lâcher. « Tu étais pressé, je crois... » Sa main glissa lentement sur le torse de son homme, stoppant sur sa poitrine, au niveau de son cœur. Silencieusement, il le fixa droit dans les yeux, avant de reculer. Haruto était déterminé à reconquérir Ji Hoon. Il avait changé, et il le lui prouverait. Comme il lui montrerait que la seule chose qui n'avait pas changé, c'était cet amour pur, véritable, puissant et inédit qu'il ressentait pour lui. Qui ne pourrait mourir.

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Un très grand changement, mais il était prêt, du moins, il pensait l’être. Ji Hoon sourit un peu à Haruto, très légèrement, comme si cela lui coûtait un bras. Il ne voulait pas se montrer trop ouvert, amical. Il ne voulait pas risquer de perdre la face, se laisser avoir trop facilement par le beaux sourire et les beaux yeux de celui qui faisait malgré tout battre son cœur. Sa famille allait venir, ce serait un grand changement. S’ils se remettaient ensemble, il faudra qu’il le dise à sa famille. Il comprenait ce que Haruto essayait de dire sans le formuler vraiment. Vivre ensemble, oui, dans cet appartement… Inconsciemment, il avait observé la cuisine. Ce n’était pas aussi fou que le premier appartement qu’ils avaient pris ensemble, mais c’était plutôt pas mal, bien agencé, il manquait juste un peu de décoration, mais le Coréen se disait que s’ils devaient y vivre tous les deux, ils décoreraient ensemble. Cependant, il était trop tôt pour penser à tout ça. Trop tôt pour s’imaginer vivre à nouveau ensemble. Il fallait tout reconstruire, reprendre à zéro, tout doucement. Mais un jour, évidemment qu’il voudrait vivre à nouveau avec Haruto, sûrement plus vite qu’il ne se l’imaginait puisqu’il ne tiendrait pas longtemps avec sa famille.

Parce qu’à son âge, on s’installait avec la personne qu’on aimait, son partenaire, pas avec sa famille. Et au fond de lui, Ji Hoon voulait vivre avec Haruto. Forcément, c’était normal, quand on aimait quelqu’un. A la longue, il n’avait plus la même envie de vivre avec ses frères. Il avait toujours le temps long après Liang, mais il avait davantage l’impression de vivre avec Haruto. Ils prenaient leurs repas ensemble, cuisinaient ensemble… Ils pouvaient parfois être dans leur coin, chacun sur son ordinateur ou en train de faire autre chose, mais jamais bien loin l’un de l’autre. Ce genre de choses lui manquaient, leur quotidien lui manquait. Ça faisait si longtemps maintenant qu’ils n’avaient plus eu ça. Durant cette courte période où ils se voyaient à nouveau, ce n’était pas pareil. Ji Hoon allait chez lui de temps en temps, il y passait la nuit sans savoir s’ils se reverraient le lendemain après le travail. C’était incertain, plus une simple relation de couple basique, avant que cela devienne vraiment sérieux. Ji Hoon savait que c’était différent, qu’ils n’avaient pas la meilleure relation du monde à ce moment-là.

Les fiançailles étaient rompues. Finalement, c’était arrivé. Ji Hoon était si soulagé, il aurait aimé voir ça, voir comment Haruto avait fait. Il était fier de lui, si fier. Son homme s’en était très bien sorti, il lui avait prouvé qu’il en était capable. Capable de reprendre le dessus, de rompre de lui-même. C’était déjà un pas en avant qui aiderait à reconstruire leur couple. Petit à petit, ils arriveraient peut-être à retrouver ce qu’ils avaient avant. Cette complicité, cette entente. Ils étaient tellement fait l’un pour l’autre avant, les disputes étaient présentes parfois, rien de bien méchant. Elles étaient programmés, parfois, il se disputait avec Haruto par ennui, avant de lui sauter dessus, juste pour avoir droit aux réconciliation sur l’oreiller. Ils étaient parfaits, leurs corps ensemble s’accordaient à la perfection. Jamais le sexe n’avait été si bon, si puissant. Personne ne l’avait jamais autant attiré et lui faire l’amour lui manquait terriblement. Tout comme retrouver ses bras. C’était doux. Ça faisait du bien. Ses yeux se fermèrent doucement alors qu’il nichait son visage dans son cou, appréciant le long baiser que le Japonais posa sur sa tempe. Il voulait qu’il le serre plus fort encore. Comme pour lui montrer, Ji Hoon se colla davantage. Il rit un peu avec lui. Déshonneur sur cette famille pourri, qu’est ce que ça pouvait faire ? Ji Hoon s’en fichait. « Le plus important, c’est que ça soit fait… » Lui s’en fichait du déshonneur de ce que cette famille pouvait ressentir. Tout ce qu’il voulait, c’était s’assurer d’avoir retrouver son homme. A lui, juste à lui.

Doucement, il le relâcha, s’éloignant un peu de lui. Il restait des zone d’ombre, des inquiétudes plus profondes. Ce bonheur, pour combien de temps ? Combien de temps avant que sa famille ne revienne y mettre son grain de sel ? Combien de temps avant que tout se brise à nouveau ? Il n’avait pas parlé à sa mère depuis. Donc il n’avait pas parlé d’eux. Une légère déception lui serra le cœur, mais il tenta de relativiser. Plus tard, peut-être, même s’il n’en parlait pas. Chaque chose en son temps, mais ce temps là ne semblait pas arriver pour Haruto. Ji Hoon serait rassuré qu’elle sache, pour éviter le pire. Mais était-ce vraiment ça qui l’arrêterait ? Son regard se posa sur son Japonais, il sentit son cœur s’émitter un peu. Mais pas pour lui, pour Haruto. Elle avait menti, ou plutôt, elle avait arrangé la réalité comme cela l’enchantait. Elle lui avait fait croire que c’était un cancer grave, alors que ce n’était pas le cas. C’était la pire. La pire de toutes. Même si elle avait mis au monde l’amour de sa vie, il la détestait. « Tu crois… Qu’elle se doutait de quelque chose ? Pour nous deux ? » Sa voix était faible, il osait à peine poser la question. Et si elle avait inventé tout ça juste pour les séparer ?

Il ne bougea pas, laissant Haruto s’approcher de lui. Il ne la laisserait plus faire, mais devait-il le croire ? Ji Hoon ne savait plus. Elle les avait séparé une fois, elle pourrait recommencer. Elle pourrait très facilement recommencer. Ses yeux fixèrent ses lèvres en les voyant s’approcher, mais il ne bougea pas, finissant par les fermer quand elles joignirent enfin les siennes. Il y répondit avec la même douceur, il avait besoin de ça. Sentir son amour, son affection. Plus que tout au monde, il en avait besoin. Un frisson réchauffa son corps en sentant ses doigts contre son torse et il referma sans attendre les siens autour de ses mains en les sentant s’en emparer. Un petit rire quitta ses lèvres en l’entendant. Il voulait qu’il le séduise à nouveau, même s’il était encore le seul qu’il aimait. Pour toujours. « Tu crois que tu y arriveras ? » Son sourire se fit un peu malicieux, il parvenait à se détendre. Il voulait que Haruto le séduire, il voulait retrouver ce qu’il avait avant. Ne plus avoir peur, ne plus s’inquiéter, vivre leur histoire sereinement. Pouvoir lui faire confiance à nouveau. Mais il voulait aussi que Haruto continue à tomber amoureux de lui chaque jour, ça allait dans les deux sens. « Je veux aussi y croire. » Il lui pardonnerait, il lui ferait à nouveau confiance. Voilà que Haruto l’avait ensorcelé à nouveau, lui avait redonné l’envie d’y croire, de se battre. C’était trop facile pour lui ! Cependant, le Coréen ne pouvait pas vraiment lutter.

Sa main se posa sur sa joue, il ne résista pas à ce second baiser, y répondant avec la même passion. Oh oui, lui aussi l’aimait, tellement, si fort. Il ne pouvait pas imaginer ce qu’il serait devenu s’il l’avait quitté définitivement, s’il avait épousé cette laideronne. Non, il n’aurait pas survécu. Ou il aurait vécu sa vie, sans joie ni saveur, sans petit truc en plus. Néanmoins, quand le baiser arriva à sa fin, il sentit son cœur qui recommençait doucement à se réchauffer, battre joyeusement dans sa poitrine, se stopper. Haruto voulait qu’il s’en aille ? Sa gorge se serra, il se sentit bête, d’avoir baissé sa garde, baissé ses armes, il avait été stupide, une fois encore. Jung Rin, voilà. Oui, il était Jung Rin. « Oui. » Baissant les yeux, il pinça les lèvres, se hurlant de rester fort. Rapidement, il contourna Haruto pour retourner dans le salon. « Kimyaki ? Kimyaki ! » Stupide, qu’il était stupide. Bien sûr que ce n’était plus comme avant, bien sûr que c’était probablement des paroles en l’air. Il avait sûrement mieux à faire. Mieux à faire que de s’occuper de ce Coréen collant, qui reviendrait à ses pieds dès qu’il sifflerait. Oui, évidemment. Ramassant son petit chien, il le serra fort contre lui, fermant les yeux pour ravaler sa peine, sa haine qu’il ressentait envers lui-même. « Je viendrai chercher la cage plus tard, d’accord ? » Non, il voulait juste partir maintenant. Fuir le plus loin d’ici et se maudire. Se maudire de l’aimer autant, d’être si stupide, si faible. De toujours tomber pour lui.

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