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 The Unbreakable Vow |#| GAB&DAISUKE

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     Lun 6 Nov - 14:05
GABSUKE  ☽☽☽ Ça ne peut plus rester comme ça. Le ventre d’Anastasia gonfle à vue d’œil et je n’arrive plus à dormir depuis que cette meuf du sex-shop m’a envoyé un message pas trop rassurant. Ok, je ne peux pas en parler. Elle a été clair là-dessus, mais ce n’est pas d’elle qu’il est question aujourd’hui. Non, ce dont je dois parler, c’est la grossesse d’Anastasia, qui très bientôt ne sera plus un secret. Ils ne peuvent pas savoir que cet enfant est de moi. C’est interdit, et la nouvelle serait un très bon facteur de renvoi, pour moi comme pour elle. C’est hors de question. Ma seule option ? Trouver une personne de confiance à qui je pourrais en parler. J’ai bien Tsubasa, mais il ne va pas pouvoir m’aider énormément, maintenant qu’il est démis de ses fonctions de pseudo-manager. Quant au vrai manager, il joue aux fantômes depuis l’annonce de la deuxième version du groupe. C’est sûrement pour ça que Bass a dû supporter toutes ces fonctions à sa place. Reste donc la dernière option : le manager adjoint. Il ne me connait peut-être pas, mais moi bien, et je compte me servir de ce que je sais pour obtenir un peu de compassion de sa part, si ça ne lui vient pas naturellement.

Les yeux fermés, j’inspire profondément avant de pousser la poignée de la porte derrière laquelle doit se trouver l’homme de la situation. Je réalise trop tard que je n’ai pas frappé et encore moins annoncé ma venue, et c’est avec détermination que je fais mon entrée… Pour surprendre un fauteuil vide et une pile de documents ridiculement haute. Bien. C’est donc un échec. Gabriel dans toute sa splendeur, je m’adule, je m’adore. Les sourcils froncés, je danse d’un pied à l’autre : il faut vraiment que je lui parle maintenant. C’est un des seuls moments où j’ai le temps. Un soupir m’échappe malgré moi et je referme la porte dans mon dos, contournant le bureau. Tellement d’autorité dans cet endroit. C’est là que les gens se font virer ? Ou blâmer ?

Sans les toucher, je pose les yeux sur les dossiers. Je les reconnais, c’est ceux que Tsubasa avait l’autre jour, pendant la séance photo. Ils ont vraiment pris une photo où je suis pas à mon avantage, putain. On dirait ma photo Facebook de quand j’avais 13 ans. Un rire m’échappe malgré moi à cette pensée et je m’installe sur le fauteuil – confortable, soit dit en passant – qui doit habituellement accueillir le postérieur de ce cher monsieur Serizawa. Je me sens tellement à l’aise qu’au moment où la porte s’ouvre, je retourne ledit fauteuil et reprendre la parole d’un ton autoritaire et faussement menaçant. « J’ai cru que vous ne vous montreriez jamais, Serizawa-san. » Quoi ? La tentation était trop forte. Je me retiens pour ne pas dire.

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     Mar 7 Nov - 1:58

" The unbreakable vow "
ft. Team Bottom!



Assistant-manager, la bonne blague ! Depuis qu’il avait eu le poste – poste qu’il voyait d’avantage comme une période de probation étant donné qu’à peine sa candidature acceptée, le vieux croulant qui devait lui apprendre les rudiments du métier c’était enfuit sans demander son reste, déterminé à utiliser ses 3 derniers mois de boulot pour ne rien foutre et blâmer son remplaçant ! Autant dire que du boulot, il en avait ! Mais ce n’était pas quelque chose qui lui faisait peur, son empire hôtelier se portait à merveille, l’argent coulait à flot et le rendement de sa participation dans le groupe familial était des plus profitables mais tout ça, il avait dû y travailler, longuement, durement et ce quoi qu’en dise sa petite amie. En toute franchise, le boulot, il y carburait. Sauf que depuis des années, avoir son ainé sur le dos était devenue un véritable calvaire, un tourment de tous les instants et il avait d’avantage l’impression d’être limité et torturé en insistant pour tenir une part active dans l’entreprise. Sans compter son dégoût grandissant pour sa propre famille. Il avait eu besoin de changement, de défi, et c’est pour cette raison qu’il avait pris ce boulot mal rémunéré pour ce que c’était, sauté sur l’occasion d’enfin faire quelque chose de stimulant. Gérer…. Ses semblables? (Des gamins immatures?)

C’était un rêve devenu réalité! Il avait souvenir, du temps de ses noces, son ex-femme lui avait annoncé qu’ils n’auraient pas d’enfants, elle avait une famille trop nombreuse et il était hors de question qu’elle devienne une incubatrice. Cruelle femelle! Devant ce refus il avait vu ses rêves de rockband brisé à tout jamais, elle n’enfanterait jamais son propre groupe… Et bien tant pis pour elle! Il avait réussi, il avait son propre groupe !! 5 Fils! 5 Talents! Un américain trop cool que Maiko aimait bien – c’était louche – un Leader compétent à qui il devait clairement des louanges pour le classement de dossier et le boulot fait…. Un mec un peu lourd mais néanmoins amusant vu ses grognements… l’autre weirdo qui faisait gay et…. C’était qui le dernier? On l’avoue, il devait encore consulter ses notes : Taiki le puceau. Ok. 5. Il les connaissait tous… sur papier. Parce qu’en pratique, il avait cru comprendre que son boulot était de rattraper leur bêtises et de dealer avec la presse et les contrats. Il pouvait le faire. Et puis… en quoi, deux mois, il n’y avait encore eu aucune catastrophe! Il y croyait!

C’est certainement ce grand optimiste qui lui accorda une pause mérité, une petite demi-heure, le temps d’aller promener son chien, d’envoyer des messages tendre à sa petite amie pour qu’elle ne le gronde pas – on ne rigole pas avec les femmes de la jungle – et voilà qu’une bonne heure après, il se dirigeait vers son bureau, prêt à reprendre le boulot au son des HANABI. Il aimait entendre sa copine chanter, et encore plus la voir danser, elle était trop bonne sa Maiko. Sourire bête aux lèvres, il avait franchi la porte sans penser que dans sa chaise……… il y aurait… Choi Gabriel. Qui se la jouait gros vilain mafieux. Ok. On lui avait dit de ne pas faire de favori mais, comment pouvait-il résister !! COMMENT! Ce type était un génie! Mais il avait entendu tant de bonnes choses… de Maiko………..et d’Alfred. Alfred était en pamoison devant ce ‘’monsieur Choi’’ « Désolé de t’avoir fait attendre…. » pas plus vexé qu’il faut, il avait pris place devant le bureau, chaise invité. Quoi ? Déjà il te domine? Bah… il avait l’air sérieux, il ne fallait pas le vexer ok! Joignant ses mains devant lui, fixant sérieusement le chanteur, il avait demandé. « Qu’est-ce que j’peux faire pour toi? » puis, sur un ton de confidence, il avait chuchotté, comme si c’était de nature confidentielle – et ça l’était, si Maiko apprenait ça… « Je veux pas faire mon indiscret, mais c’est vrai que t’as pu … enfin j’veux dire …. » … oui il avait entendu les rumeurs… de la principale concernée, mais il ne pouvait y croire. « t’as réussi à coucher avec Calaway? » t’es vraiment obligé de le regarder comme un dieu vivant? ………….si.
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     Mar 14 Nov - 20:13
GABSUKE  ☽☽☽ Laissez-moi vous dire que notre manager doit pas avoir mal au cul, vu comment son fauteuil est confortable. J’aurais pu attendre des heures, des jours, des années sans jamais me plaindre de ne pas le voir arriver. Nan, parce qu’on en parle, des chaises de merdes qu’on nous donne à nous, les idoles ? À croire que nous sommes des sous-hommes. DES SOUS-ARTISTES, QU’ILS DISENT LES RAPPEURS. Parce qu’avoir un côté bling bling et des paroles à la con, c’est être un vrai artiste, peut-être ? Remarquez, y a bien des gens qui font de la peinture avec un pinceau enfoncé dans l’anus, alors on n’est plus à ça près. Faudra que je demande à Anastasia si elle a déjà eu l’envie de peindre avec ses tétons, histoire de voir ce que ça donnera. Quoique, je doute d’avoir envie de toucher des tétons bleus, si jamais ça restait… On va éviter de lui conseiller ça.

À la place, je me demande ce que notre cher manager va pouvoir penser de la grande nouvelle que j'ai à lui annoncer. Une nouvelle sombre, obscure, à laquelle il n'est pas prêt. Oh oui, je suis sûr qu'il n'y est pas prêt: je ne l'étais pas non plus, quand Ana m'a expliqué qu'elle était enceinte. D'ailleurs, j'ai encore un peu peur, quand je pense à tout ce qui pourrait ne pas aller. Elle pourrait me quitter, m'oublier, décider de faire partir l'enfant sur un coup de tête... Non. Non. Cet enfant est le nôtre, on n'en aura peut-être pas d'autre. Je sais que ça va contre l'intérêt de nos carrière, contre l'intérêt de mon groupe. Et sincèrement, pour l'instant, je m'en fous totalement. Je ferais presque n'importe quoi pour Ana.

Voir le manager s'installer sur la chaise des invités m'arrache un sourire en coin diabolique. Pauvre créature fragile, à genou devant la puissance du grand Choi Gabriel. Ses excuses sont une douce chanson à mes oreilles alors que luit dans mes yeux sombres un éclat de fierté. Sa question, elle, me fait écarquiller les yeux. Calaway? « Tu veux dire Heaven? » Je bats des cils avant de laisser échapper un rire amusé. « C'est ma meilleure amie. » Mais ce n'est pas la question, pas vrai? Je l'observe un moment, à la recherche de l'astuce, du truc, du piège. Rien. « C'est possible, mais c'était y a longtemps. » Comment sait-il? J'ai comme un doute, soudainement. Mais pour qui se prend-il, exactement, à mener la danse comme s'il avait quelque chose à me dire? Je suis la personne qui l'a convoqué aujourd'hui, il me doit le respect et, plus important encore, l'écoute. « Mais on en parle après, sois sérieux. »

Je gagne du temps, cherchant mes mots. Ana m'a bien dit comment on dit enceinte, j'ai bien reconnu les caractères dont on s'utilise pour ça, mais ils semblent me manquer, sur le moment, et je fronce les sourcils dans un effort de mémoire. « J'ai une petite amie. » Déjà, ça, je peux le dire. Il l'aura sûrement compris, s'il fait assez attention à ce qu'il se passe autour de lui? Ou alors, c'est juste mon impression, puisque la moitié des gens présents au bal de Noël m'en on parlé? J'ai envie de hurler. « Et il est possible qu'elle... » Réfléchis, Gabriel. « Ait quelque chose dans son ventre. » Incroyable. Poussant un soupir soudain, j'écrase ma paume au milieu de mon front. « Je trouve plus le mot. » Comment ça se prononçait, cette merde? Putain de concepts.

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     Mer 15 Nov - 0:37

" The unbreakable vow "
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Curieux des révélations quant au caniche blond qui l’emmerdait depuis l’enfance, il avait demandé, intrigué. « … Ta meilleure amie? » … Attendez, on majordome ne lui avait-il pas parlé d’un homme fantastique, sublime, exceptionnel, digne de rejoindre la famille … qui était ami avec Heaven? Réalisant qui il avait en face de lui, il se permis un :« … p*tin du déconnes. C’est toi, le mec qui a volé le cœur d’Alfred? » …avant d’être scandalisé par la confirmation que boucle d’or couchait avec n’importe quoi – sauf lui – et enfin, ramené à son job de manager. C’était vraiment obligatoire d’être sérieux? Il semblerait que oui. Pourquoi bosser était si difficile…

« Ok. Je suis toute ouïe. Qu’est-ce que t’as fait? » son ton était doux, invitant, il ne semblait ni furieux ni même angoissé, à quoi bon, le mieux à faire devant les scandales, c’était de les gérer, sans paniquer. Il appliquait cette règle de gestion à la lettre, de son air nonchalant, joignant ses mains, il avait croisé ses doigts en posant ses iris sombres sur le jeune intrus. Il lui avait fallu tout ce temps pour réaliser qu’il était assis dans SA chaise, fait qu’il jugea bon de taire pour le moment, le pauvre gamin semblait tellement retourné. Parce que oui, il n’avait peut-être pas grand talent en déduction, mais il en avait suffisamment pour savoir qu’un membre du groupe qu’on venait de lui confier n’en menait pas large. Est-ce que Choi – c’était bien Choi ? Allait lui faire son coming out? Parce qu’en regardant les photos de ses poulains, c’est ce qu’il avait redouté de la part de l’ancien, avec des traits si délicats … ça serait bien possible. Et tout ce temps passé avec le Leader du groupe…

S’il s’attendait à une confession d’ordre amoureux, il n’avait pas anticipé celle qui viendrait d’abord. Une petite amie? Il avait presque envie de rire! Amenez en des crises ! Des scandales! Si tous ses protégés étaient aussi honnêtes, il n’aurait aucun souci, ce boulot serait un passetemps, facile ! Une copine, et puis quoi encore, il lui suffisait de ne pas se faire prendre non? Et pour ça, la fortune du riche Serizawa pouvait s’avérer utile. Croyant que le silence marquait son tour de parole, il avait commencé un : « … Je vois. » avant que le fourbe de Gabriel ne donne le second coup. Cette fois, son visage avait trahis de la surprise, les yeux ronds, une seconde, avant de redevenir calme. Réaction qui n’allait pas du tout avec la panique grandissante. Il avait pincé les lèvres, forçant un silence. « » Que pouvait-il faire hein? Le secouer comme un prunier? Lui expliquer comment on utilise de préservatifs – cours 101 qui attendrait les pauvres F!GHTERS au petit matin, dès le lendemain, et ils ne sortiraient pas de pratique avant d’avoir maîtrisé comment enfiler un condom sur une banane, dans le noir, les yeux bandés. On n’était jamais trop prudent! Et s’ils étaient trop incompétents pour se protéger, ils étaient trop incompétents pour coucher!

Il avait laissé sa langue frapper son palet une fois, deux, avant de soupirer. Plusieurs questions hantaient son esprit : Avait-il vraiment besoin de ce job? Non. Pourquoi diable n’avait-il pas pensé  à engrosser Maiko pour qu’elle ne le quitte jamais et, plus important : qu’allait-il faire de ce bordel ? Soupirant une nouvelle fois, il avait passé une main dans ses cheveux avant de débuter d’un ton étrangement calme. « Enceinte. » il s’était incliné vers le jeune homme, sans le quitter des yeux. « Ok. On va trouver une solution. » Le bon côté de ses années de pratique, c’était sa capacité à avoir l’air en contrôle quand il hurlait comme une fillette mentalement. « J’ai besoin de savoir. Ce truc dans son ventre. C’est toi qui l’a mis là? » … Définitivement, sexualité 101 serait un cours auquel il devrait aussi assister… Peut-être que Maiko pourrait le donner, elle était vachement douée.

 
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