Nous manquons de trainees, favorisez-les pour vos personnages inventés ! heart


 

 Open your eyes, they're my whole world ft. MIRASAE

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     Sam 28 Oct - 18:23

" Open your eyes, they're my whole world "
ft. Kiyomiraisae ♥



Notre demoiselle était assise au bureau qu’elle avait – encore une fois – piqué à son patron, bien occupée à faire le tri dans ses nombreux clichés, fin prête à rédiger un article faisant état des potins survenus aux festivités d’Halloween. D’une main, elle faisait défiler les photographies, et de l’autre, elle portait bonbons après bonbons à ses lèvres, passant à travers les réserves du pauvre Shigeru. Elle était occupée, c’est le moins qu’on puisse dire, et fortement concentrée, cherchant les bons mots et la bonne façon de publier quelque chose d’intéressant au Noise Press. Son téléphone, posé sur le coin du bureau, demeurait silencieux. Ce qui n’était, en soit, pas une tragédie, elle savait que son petit ami passait la journée à répéter la pièce amateur signée Matsuda Kiyoshi, dans laquelle il avait eu le rôle principal. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui donne signe de vie avant d’avoir terminé, sachant ô combien l’auteur était des plus perfectionniste. Elle préférait – et de loin, que son petit ami s’acharne dans sa tâche et qu’il garde les bonne grâces de celui qu’elle savait être le véritable élu de son cœur. Oui, ça lui faisait un peu de peine, un petit pincement au cœur, mais si l’acteur lui disait qu’il n’y avait rien entre eux, elle voulait bien le croire.

Tout cela pour dire qu’elle passait une bonne journée, et lorsque son téléphone se mit à vibrer furieusement, signalant un appel d’un numéro inconnu, elle avait froncé les sourcils, perplexes. Qui pouvait-bien l’appeler hein? On était à l’air des texto. La bouche pleine, pas plus concerné que ça – ça devait être un faux numéro – elle avait décroché dans un : « Kiritani. » des plus formels et désintéressé… qui n’avait duré qu’un temps. Parce qu’au bout du fil, la voix masculine était des plus paniquée, des plus hésitantes, elle percevait même des soubresauts de panique. Elle avait lâché son bonbon, approchant le combiné plus près de son oreille pour entendre des décousu : « … Pratique………. Sanada……….. Hôpital…… Accident…   » Sae avait mordu sa lèvre, sentant son cœur battre frénétiquement alors qu’elle devinait, par la panique de celui qu’elle devinait être Kiyoshi, la situation. Elle avait envie de pleurer et la panique grimpait en elle au point de la rendre débile. Mais, par soucis pour son petit ami, elle ne pouvait y céder. Arrachant finalement le nom de l’hôpital au jeune auteur, elle avait lâché un : « J’arrive. » avant de raccrocher.

… Mirai, il était arrivé quelque chose à Mirai. Sa pompe à sang s’affolait, son sang se figeait et si elle mettait un pied devant l’autre, c’était exclusivement pour continuer à bouger, pour ne pas s’effondrer. Elle aurait pu prendre sa voiture, mais ça lui semblait stupide, conduire dans cet état lui avait déjà causé un grave accident par le passé et, aussi tentant fut la bêtise, elle préféra attraper un taxi et se faire conduire. Elle était dans un état second, vraiment, et d’une main tremblante, elle avait payé le chauffeur, ne sachant même pas si elle lui avait donné 10 x le prix demandé. Ses pieds la guidaient à toute vitesse vers l’hôpital, puis, vers les soins intensifs ou elle avait cru comprendre que se trouvait son petit ami. Enfin, petit ami qui était hors de vue. La première chose qui la frappa, c’était l’état des patients ici : grave. De savoir son amoureux dans cette aile avait fait grimper une nouvelle vague de panique. Puis, la seconde, c’était cette grande asperge qu’elle reconnut aussitôt – pour l’avoir déjà croisé, depuis son retour en relation avec Mirai – qui regardait par la vitre d’une chambre remplies de quelques lits séparés par des rideaux. Serrant les poings, notre naine s’en approcha. « Kiyoshi? » pas de salutation, pas de douceur, rien, lorsqu’il se retourna vers elle, elle poursuivi. « Qu’est-ce que tu fais là? Il est ou Mirai? Qu’est-ce qui s’est passé?! Pourquoi t’es pas avec lui?!   »

L’angoisse ne la rendait pas spécialement agréable – et elle avait faim en prime. Mais si elle n’était déjà pas d’humeur, le regard de bambi égaré de son vis-à-vis et la façon qu’il avait eu de levé les mains dans un : « Je…. je peux pas…. Je….. c’est pas ma place je…   » Attendez là, il allait se justifier comme ça? Dans ces circonstances? Sans réfléchir, et voyant rouge, elle avait tendu la main vers lui et l’avait……….pincé. Brusquement, avant de se hisser sur la pointe des pieds et de lui agripper l’oreille à bout de bras. « C’est ta place, et tu t’en viens. Sinon j’te jure que je te l’arrache l’oreille! » Violent petit bout de femme. Sans se soucier de demander si ça allait, elle avait trainé sa brebis égarée vers la chambre qu’il lui avait désigné en couinant, les guidant jusqu’au chevet de Sanada………… qui avait une horrible mine et un tas de bandage. Sans un mot, et à l’unisson, les deux ‘’rivaux’’ s’étaient saisit de la même main de l’acteur inconscient, s’y serrant, pour une fois, réunis par un même sentiment. L’amour profond qu’ils avaient pour le blessé. 
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     Lun 30 Oct - 0:51

" Open your eyes, they're my whole world "
Kiyomiraisae ♥️
Guest apperance: Yuudai



Pour être en mauvais état, Mirai l’était véritablement. Le cou dans un collier cervical, le bras droit dans un atèle en attendant une radiographie qui confirmerait s’il avait besoin d’une intervention ou que d’un plâtre, la seule consolation que pouvaient avoir les deux accrochés à sa main libre était qu’il ne semblait pas souffrir malgré l’ampleur des signes évidents de la violente chute qu’il avait faite en bas du stage lors d’une pratique. Ce n’était pas pour rien que les médecins l’avaient laissé dans son coma, dans cet état-là, il ne ressentait aucune douleur.

Combien de temps étaient-ils restés à son chevet comme cela, tous les deux? Mirai ne le saurait jamais, mais il y avait bel et bien quelqu’un qui avait l’info.  Ayant été alerté par un coup de fil de sa mère en pleurs, Yuudai avait dû être celui qui prenait le volant, ses parents beaucoup trop en état de panique pour être en mesure de conduire de Kiyose à l’hôpital en plein Tokyo. Lui-même n’en avait pas mené large tout le long du trajet, mais c’était lui le rationnel de la famille. C’était à lui de se tenir debout et se dire que Mirai irait bien, même pendant que les médecins leur disaient ce qu’ils avaient comme diagnostic pour le moment. Rien qui vaille.

Prenant le chemin de la chambre plus vite que ses parents qui anticipaient trop ce qu’ils verraient et tentaient d’allonger le temps avant le moment fatidique, Yuudai avait été le premier Sanada à entrer dans la pièce et à voir que son aîné n’était pas seul. Une des personnes, il avait souhaité de tout cœur qu’elle soit là. L’autre, il s’en serait passé, mais selon l’info qu’il avait eue, c’était Matsuda qui avait accompagné Mirai jusqu’ici. La surprise, c’était qu’il soit encore là.

« Si vous attendez qu’il se réveille… ça peut prendre du temps.» Son ton était anormalement grave, au point où même sa voix l’était. Lui qui était plus aigu que Mirai par moments, il était 2 octaves plus bas que ce que chacun avait l’habitude d’atteindre. Contournant le lit pour aller de l’autre côté, il avait mis la main sur le front de son aîné pour enlever les cheveux hors du chemin avant d’y appuyer le sien en prenant une grande respiration tremblotante. Comme si d’être plus proche le rassurerait, mais non. « Son bras est peut-être fracturé. Il a une entorse cervicale et… » Il avala de travers en se redressant. « Une commotion cérébrale de sévérité modérée… avec possiblement des lésions. » Ça, c’était la partie qui le terrorisait. Qui sait dans quel état Mirai serait en se réveillant…
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     Mer 1 Nov - 21:22

" Open your eyes, they're my whole world "
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Lorsque ce crétin de Matsuda l’avait contacté en mode panique, pour lui livrer une version assez décousue des évènements, notre bridée avait senti son cœur s’arrêter. Littéralement, la simple idée de perdre son inséparable, son âme sœur, la mettait dans un tel état de panique qu’elle avait dû se pincer brusquement la cuisse pour ne pas perdre connaissance à force d’hyper ventiler. Dieu merci, dans son choc nerveux, elle avait trouvé la force d’appeler sa belle-mère et de lui donner le peu d’information qu’elle avait, l’angoisse formant une boule désagréable dans sa gorge. Elle voulait hurler. Pourtant non, elle avait serré les dents, pris sur elle, et affronté sa peur quasi-panique des espaces bondés pour se rendre à l’hôpital, au chevet de son malade. Lorsqu’elle avait vu l’écrivain, avec son regard de Bambi perdu, ses deux mains appuyées sur la vitre, elle n’avait eu qu’une envie… le virer.

Mais une fois de plus, son affection pour Mirai avait pris le dessus. Elle le savait, et cela peu importe ô combien ça la blessait de l’avouer, qu’il voudrait cette asperge à ses côtés. Probablement plus qu’il ne voulait la voir elle. C’est donc en se voulait menaçante qu’elle avait forcé la main de son ainé, prenant possession de la chambre d’hôpital. Notre demoiselle ignorait combien de temps elle était restée là, à serrer cette main, à retenir son souffle, à agoniser de voir son amoureux dans cet état… elle devait user de toute ses forces pour ne pas fondre en larmes. Puis, Yuudai était arrivé. Enfin. Ses yeux vides s’étaient posés sur son beau-frère et, il n’avait pas encore ouvert la bouche que sa main libre se posait sur le bras de son ami et qu’elle l’attirait contre elle, en un câlin qu’elle osait se permettre, enfouissant sa tête contre lui, ne sachant pas lequel des deux elle voulait consoler. « Yuu-kun !! » Elle avait serré plus fort, y retrouvant du courage qui lui faisait défaut.

… Mais elle pouvait reconnaître que le petit frère était au moins aussi dévasté qu’elle, raison pour laquelle elle lui imposait l’étreinte, elle le connaissait bien… Sae avait reporté ses iris humides sur son petit ami, Kiyoshi n’avait pas bougé d’un millimètre, ses doigts désespérément accrochés à ceux de Mirai. Comme quoi, il le fallait à l’article de la mort pour qu’il le touche! Sae aurait pu l’étrangler! … Mais son amoureux aurait protesté. Ses grands yeux perdus s’étaient reposés sur Yuudai, alors qu’il donnait des nouvelles, des mots compliqués, rien qu’elle ne comprenait dans son état. « Entorse cer-quoi? Commotion céré-machin eh ? C’est quoi ç---- . » qu’on lui pardonne, elle n’avait pas beaucoup de scolarité… Pourtant, ses questions furent brutalement tues par un Kiyoshi qui l’avait foudroyé de son regard violent. Ah le bambi des théâtres…. Une créature agressive lorsque triste. « Une commotion cérébrale de sévérité modérée, idiote. Ça veut dire qu’il ne serait peut-être plus jamais le même. » … et son monde s’était effondré.

Elle pouvait sentir son cœur se serrer, son emprise sur Yuudai se resserrer, de un parce qu’elle risquait de perdre pieds à cette annonce, et de deux, parce qu’elle voulait franchement, réellement, étrangler son ‘’rival’’ pour avoir osé la traiter d’idiote. De quel droit! Elle faisait des efforts en le tolérant et voilà comment il la remerciait! Elle avait serré les dents, concentrant toute sa fureur pour la reconvertir en tendresse pour cette main qu’elle serrait. N’aidant pas son cas, Bambi avait alors murmuré, hargneux. « Comment tu peux être aussi inutile et stupide… » elle allait le tuer. Enfin… allait. Parce que la seconde d’après, le petit démon méchant s’était transformé et ses frêles épaules étaient secouées de spasmes… il pleurait. De façon incontrôlable. Les larmes noyant ses traits. Il avait l’air d’un enfant pris au dépourvu. Et ça l’avait frappé, vraiment, tout ce que Mirai lui avait dit sur le spécimen… à le voir comme ça, tellement démoli, tellement triste… elle le savait. La personne à qui Kiyoshi en voulait, c’était lui-même, et ça sortait tout croche. C’était plus fort qu’elle, Sae eut envie de protéger, de consoler ce petit trésor tellement important pour son homme. Elle avait lâché Yuudai, lâché Mirai et, extirpant son énorme foulard de son sac, elle l’avait passé autour des épaules de Kiyoshi – à bout de bras –et l’avait enlacé, avec le tissus entre eux. Un Burrito de réconfort. Avec un peu de chance, Yuudai serait le seul témoin de toute l’affection qu’elle donnait au mec qui pourrait tout lui voler. Mais elle le faisait… pour Mirai.
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     Jeu 2 Nov - 3:54

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Kiyomiraisae ♥️
Guest apperance: Yuudai



S’il ressentait le besoin d’être près de son frère, de le toucher lui aussi, de faire comprendre à Mirai qu’il était là désormais, Yuudai savait que ce que son frère voudrait, c’est que personne ne soit laissé à lui-même dans son inquiétude. Ainsi lorsque Sae l’attira plus près, il se plia autour de la petite demoiselle, appuyant son mention sur le dessus de sa tête. « Hey, Sae-chan. » Se réconforter auprès de l’aîné Sanada pourrait attendre, sa belle-sœur le serrait avec une telle puissance pour une aussi petite chose que Yuudai savait qu’il fallait qu’il continue d’être fort. Il pourrait fondre en larmes plus tard… quelque part où personne ne pourrait l’entendre. Il irait pleurer avec Sakuya plus tard.

Alors qu’il s’apprêtait à utiliser des termes plus clairs pour répondre aux interrogations de Sae, sachant qu’entre tous les occupants de la pièce, elle était qui aurait eu le moins de chances de comprendre, il entendit ce foutu Matsuda insulter le petit bout de femme. En une seconde toutes ses émotions avaient déboulées, tant pis la rationalité, tant pis être correct, tant pis ce que Mirai voudrait. Ça ne serait pas la première fois que Yuudai se ferait renier par son aîné. Le poing lui avait fermé et si Sae ne l’avait pas serré plus fort, il se serait jeté sur Matsuda et il lui aurait asséné le coup qu’il méritait depuis sacrément longtemps. À la seconde volée d’insultes, il avait ouvert la bouche, prêt à lui demander de sortir ou il le sortirait lui-même – avec le chevreuil ici présent, il devenait totalement agressif, ça faisait plus d’une décennie qu’il accumulait – mais lorsqu’au lieu d’une troisième salve contre Sae, c’est les sanglots qui firent leur entrée moins d’une seconde après le dernier mot, le Sanada conscient fut soudainement celui qui avait l’air d’un chevreuil devant une voiture. Abasourdi, clignant des yeux, il ne captait plus ce qui se passait.

Oh, s’il avait cru son frère toutes les fois où il l’avait écouté se confier, peut-être aurait-il eu un minimum d’espoir de voir cette lueur de positif chez leur ancien voisin qui faisait briller les yeux de Mirai. Par contre durant toutes ces années, penser que Matsuda pouvait être fragile, Yuudai avait moins cru en cela qu’il ne croyait aux fées. Traduction : pas du tout. Ainsi, de voir le bourreau de son frère pleurer parce que ce dernier était dans le coma, il fallait avouer qu’il en était grandement étonné.

Comme se faisait-il que c’était Sae qui le consolait? C’était à elle que Mirai livrait son cœur, c’était elle qu’il fallait consoler le plus, pas l’inverse! De quel droit il pleurait celui-là!  Non, il fallait que Yuudai se calme. Il devait se souvenir de ce que Mirai lui avait dit… mais ça faisait un bail. Maladroit, il s’était raclé le fond de la gorge.

« Matsuda. »

Déjà qu’il l’avait nommé sans vouloir lui arracher des cheveux, c’était bien, non?

« À moins que tu nous avoues maintenant que c’est toi qui a jeté Mirai en bas de ce stage, tu n’as pas à te sentir coupable. »

Déposant sur le drap du lit ses six pièces de monnaie reliées par un cordon – une référence à l’emblème familial qui dit que les Sanada n’ont pas peur de la mort et ont donc toujours sur eux les six pièces nécessaires pour payer la faucheuse pour faire la grande traversée – il était allé s’appuyer contre un mur et regardait le plafond tandis qu’il ne contrôlait pas les larmes qui coulaient tranquillement. Il allait se ressaisir. Bientôt.
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     Dim 19 Nov - 15:07

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Nichée contre son beau-frère, Sae serrait la main de son petit ami, toujours inanimé, comme si sa vie en dépendait. Et c’était assurément le cas, l’ainé Sanada était une partie importante, voir la partie importante de sa vie, il avait laissé sur son âme une marque indélébile, l’avait changée pour le mieux et elle refusait d’imaginer un futur dont il ne faisait pas parti. Jamais. Elle avait déjà perdu des années importantes, pour avoir pris la fuite, il était hors de question qu’elle le laisse, ni maintenant, ni jamais. Et cela rendait les nouvelles encore pire à digérer. Ses iris sombres rivés sur l’écrivain de l’autre côté de la pièce. On avait beau lui donner des explications en termes médicaux, elle se sentait tellement inutile, tellement impuissante, qu’en plus de la complexité des justifications qu’on lui donnait, sa panique l’empêchait de bien saisir. Bon d’accord, elle n’avait pas besoin d’une thèse pour deviner, aux vues des traits crispés et paniqués des deux garçons que les nouvelles n’était pas spécialement bonne, et que l’état de Mirai était grave. Non. Chacune des explications qui franchissait – bien brusquement, et entre deux insultes – les lèvres de Kiyoshi faisaient l’effet d’un coup de poignard enfoncé directement dans le pauvre cœur de notre demoiselle. Elle pouvait sentir son organe vital se presser, se contorsionner et l’angoisse lui prendre aux tripes. Sur le coup, elle était même trop choquée de la gravité de l’information qu’on lui transmettait pour noter qu’on la traitait d’idiote.

… Mirai pourrait ne plus jamais être le même? Cette perspective lui avait fait l’effet d’une claque. Ce n’était pas tant les traits de son petit ami qu’elle appréciait – quoi qu’elle était vraiment fan de sa gueule, il était quand même canon, son acteur! – c’était son calme, cette façon qu’il avait de la faire sentir en sécurité… de prendre soin d’elle, c’était lui tout entier. Et l’idée d’en perdre la moindre parcelle la terrorisait. Au moins autant que de voir son rival fondre en larmes. Elle avait à la foi envie de mettre une claque à l’écrivain – de quel droit était-il aussi faible quand les deux autres occupants de la pièce peinaient à se contrôler – et une autre de le consoler. C’est ce que Mirai aurait voulu… Et c’est certainement pour cette raison qu’elle avait noué ses bras autour du pauvre Kiyoshi qui demeurait silencieux, immobile. En fait, personne n’avait bougé avant que Yuudai ouvre la bouche dans une tentative maladroite de rassurer le plus grand tortionnaire de Sanada. Ce qui avait franchi les lèvres d’un Bambi, par contre, c’était un maladroit : « N-non il … il est tombé tout seul … il a trébuché et… et… » nouvelle quinte de larmes alors qu’il se dégageait de Sae, assez brusquement d’ailleurs, libérant son emprise sur Mirai. Kiyoshi s’était penché, bien maladroitement, avait posé ses lèvres sur le front du blessé en couinant un ‘’pardon’’, et fonçait vers la porte, comme s’il avait honte d’être aussi vulnérable devant les deux personnes qui devaient lui en vouloir le plus dans ce monde.

Ahurie, Sae l’avait regardé s’éloigner, constatant qu’il s’était assis sur le sol, de l’autre côté de la porte… bon, il devait avoir besoin de temps, de solitude, elle ne savait pas trop, et son attention fut reportée sur un Yuudai au moins aussi ébranlé qu’elle. Ok. C’était son tour d’être forte, ça serait une épreuve d’équipe. Le petit bout de femme qu’elle était avait ravalé sa douleur et s’était approché de Yuudai, passait ses bras autour de sa taille, apposant sa tête contre son épaule et le serrant contre elle fort, très fort. « Il va se réveiller Yuu. » Il le fallait. Vraiment. Il le fallait. « Matsuda l’a embrassé, t’as bien vu… » elle était trop choquée pour se demander quel effet ça aurait sur son couple. Non, elle avait plutôt ajouté, la gorge nouée. « On vient d’assister à un miracle, c’est raisonnable de croire qu’on en aura un autre… »
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     Mar 28 Nov - 0:31

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Guest apperance: Yuudai



C’était peut-être mieux que Mirai dorme. Yuudai ne voulait absolument pas que son grand frère les voient tous les trois, en morceaux. En même temps, il valait mieux que ses parents aient aussi pris leur temps pour s’en venir vers la chambre, ça lui donnait le temps de se ressaisir et être capable de les supporter. Sa mère s’inquiétait dès qu’un d’eux deux avait une crampe, alors de voir son fils aîné dans cet état… et que dire de leur père, pour qui Mirai était un trésor à protéger peu importe le prix? Non, il ne fallait pas que Yuudai continue de perdre les pédales, il devrait être fort pour ses parents, et pour que Mirai soit fier de lui lorsqu’il se réveillerait.

Est-ce qu’il avait été sec dans sa vague d’émotion? À entendre Matsuda se confondre en explications décousues, il fallait bien se le demander. Puis, l’impensable arriva. Un moment, Yuudai se sentit figer, les yeux ronds. Il avait osé? Il venait vraiment de mettre ses lèvres sur Mirai encore, lui?! Une chance qu’il était sorti, Yuudai aurait pu avoir un excès de colère causé par le tourbillon d’émotions non contrôlées. Heureusement, avant qu’il ne puisse réellement prendre les nerfs, il avait reçu la petite masse qu’est Sae de blottie contre lui et il la serra aussi fort qu’il le pouvait tout en sachant qu’il ne lui ferait pas mal.

« Bien sûr qu’il va se réveiller. » La question n’était pas s’il allait le réveiller, la question était qu’on ne savait pas quand et dans quel état. « Oui j’ai vu… Tu appelles ça un miracle? » Il ne put retenir le rire forcé et complètement incrédule qui avait traversé ses lèvres. Oh bon sang, ce qu’il aimerait avoir l’innocence de Sae parfois. C’était vraiment attachant. « Matsuda n’embrasse Mirai que dans des situations où il sent qu’il n’a pas le contrôle sur la distance qu’il peut y avoir entre eux deux. » On lui dira qu’il est de mauvaise foi, mais c’était lui qui avait réparé le carnage lorsque c’était arrivé la dernière fois! Même si le baiser n’était que sur le front cette fois-ci, c’était quand même les lèvres de Matsuda sur l’aîné Sanada. « Et je sais qu’il sait que Mirai et toi êtes ensemble, il ne manque pas de culot. Il n’en a jamais manqué, en fait. » Vraiment, il faudrait qu’il calme sa haine contre les chevreuils avant que son frère ne se réveille. Frottant le dos de Sae en continuant le câlin qui était heureusement interminable. Ils en avaient tous les deux besoin. « Tu devrais peut-être laisser ta marque toi aussi… Si quelque chose est magique, c’est bien un baiser de la licorne qui a réussi à prendre soin de son cœur, non? »
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     Sam 9 Déc - 16:49

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Sae s’était nichée dans les bras de son ami sans une hésitation, lui rendant son étreinte un peu désespérée comme s’ils étaient voués à s’accrocher l’un à l’autre de peur de s’effondrer s’ils étaient laissés à eux-mêmes. Elle ne comprenait pas, tous les mots compliqués qu’avaient mentionné les médecins, mais elle avait bien compris que c’était grave, que l’état de son petit ami était risqué et qu’elle aurait à faire face à la musique. Alors c’est certainement pour cette raison que son minois s’était enfouis contre son ami et qu’elle n’avait rien dit, parce qu’elle sentait l’angoisse lui nouer le ventre, lui retourner les tripes, et plus elle y réfléchissait, plus elle risquait de faire une crise de panique. Mauvais endroit. Relevant son minois vers le jeune Sanada, elle avait marmonné un faible : « … Ça ne sert à rien de s’en faire maintenant… on ne sait pas. » … comme pour le supplier de ne pas la stresser plus qu’elle l’état. Sae gérait mal l’angoisse, et sans son petit ami qui savait si bien désamorcer la bombe qu’elle était, elle doutait de ses propres capacités. Sans lui… non, elle ne voulait même pas imaginer un univers sans lui. Il était tout. Absolument tout ce qui était précieux à ses yeux.

La discussion avait dévié sur Kiyoshi, qui venait de prendre la fuite, et sur la colère qu’il avait fait grimper en Yuudai. Elle avait soupiré avant de forcer un sourire très doux, comme si elle allait tenter de calmer un enfant. Presque tendrement, elle avait murmuré, en toute sincérité : « Oui. Et Mirai… ça lui aurait fait plaisir. » … vraiment. Quand il ouvrirait les yeux, elle lui dirait, que Kiyoshi était venu, qu’il se souciait de lui. Même amicalement, elle le savait, ça le réjouirait. Il avait cette petite étincelle dans le regard quand l’écrivain était mentionné. Sae avait libéré son beau-frère, saisissant ses mains dans les siennes. « Yuu-kun. » ses iris s’étaient accrochés aux siens et sa voix était posée alors qu’elle poursuivait, pesant bien sur chaque mot. « Je sais que c’est difficile à concevoir mais… Matsuda-kun …. Ton frère… il en sera toujours amoureux, tu comprends? » Et plus que de le savoir, le verbaliser lui tordait le cœur.

Sae pouvait sentir sa résolution se dissoudre mais pourtant, elle n’avait pas changé d’avis. Elle avait fixé Yuudai et avait ajouté : « Et si un jour, c’est réciproque, si un jour, la chance se présente pour Mirai de lui d’être ensemble, vraiment ensemble… » ses iris s’étaient perdus sur son petit ami inconscient… son cœur tambourinait douloureusement, elle ne pouvait qu’imaginer cette éventualité. Son ton était pourtant posé quand elle avait ajouté, à l’intention de son ami : « Ça va me briser le cœur. Mais tu sais… je l’aime assez pour le laisser partir, et pour espérer qu’ils puissent être ensemble. Quel que soit ce que ça implique, pour moi. » … et quand ça arriverait, si ça arrivait, elle aurait besoin d’aider pour se relever. Délicatement, elle avait libéré les mains de son beau-frère et s’était approchée de son petit ami. Ses doigts avaient tendrement caressé le front du jeune homme, chassant quelques mèches avant qu’elle ne s’incline pour poser ses lèvres sur sa joue, les yeux humides. « Tu peux ouvrir les yeux Mirai. Le prochain à t’embrasser, c’est Yuu-kun, ton harem a fini son tour. » tenter de l’humour pour ne pas pleurer? Vive Sae!  
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     Mar 12 Déc - 2:15

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Guest apperance: Yuudai



Yuudai soupira doucement, les yeux rivés vers son frère. « Tu sais, ça serait son genre de se réveiller et juste nous demander si quelqu’un a fait le déjeuner à sa place… »Le truc qu’il ne voulait pas prononcer, c’est que ce qui est le genre de Mirai pourrait justement avoir été changé par cette satanée chute. Il détestait être aussi rationnel parfois. Il se faisait mal avec ça, surtout lorsqu’il était question de son frère. Qu’on le comprenne, son univers c’était sa famille et les quelques amis qu’il considérait comme des membres de sa famille élargies. Une habileté sociale qu’il disait tenir de son aîné, mais voilà que le dit aîné est alité et potentiellement prisonnier de son corps pour qui sait combien de temps…

« Mirai ne sait pas ce qui est bon pour lui à bien des égards. » Préférer Matsuda à Sae, par exemple. Yuudai avait tellement espéré lorsqu’il avait vu les regards que s’échangeaient son frère et son amie à leurs débuts, espéré que Mirai s’accroche assez pour s’enlever ce fichu chevreuil fuyant de la tête. « Même lorsqu’on le met dans la bonne voie, il a cette capacité incroyable à dévier. » On lui avait mis un vrai miracle sur son chemin, une licorne humaine, une petite bête capable d’avaler exactement tout ce qu’il cuisinait et qui l’aimait sans retenue…mais il fallait qu’il reste accroché à Matsuda. Entendre Sae le prononcer à voix haute ne fit que le renfrogner. Elle avait beau lui parler sur un ton qui devait servir à le calmer, à l’apaiser, les paroles faisaient « Justement ce que je disais. Tu es là, avec lui, tu prends coin de son cœur et je sais qu’il prend soin du tien… et de ton estomac. Malgré tout cela il trouve le moyen d’avoir besoin de se raccrocher à la personne qui a potentiellement massacré son âme. » Il n’avait pas parlé fort, il ne savait pas à quel distance de la porte Matsuda était, et il avait suffisamment de tact pour ne pas brusquer son ancien voisin. Les larmes de tout à l’heure lui donnaient une perspective qu’il s’était toujours refusé de voir auparavant. « Donc non, je ne comprends pas. » Il essayait de ne pas écraser les mains de la photographe avec les siennes, de contrôler sa colère qui était alimentée par l’inquiétude.

Ou alimentée par les horribles paroles qu’il entendait sortir du petit bout de femme devant lui. « Arrête de te monter des scénarios qui te font souffrir, Sae-chan. Ils ne seront jamais réellement ensemble. » Mirai lui avait mentionné ses soupçons tant à la sexualité de Bambi et en plus que ça compliquait encore plus la situation, ça réduisait les chances à quasiment nulles. « Ils ne sont pas compatibles sur une chose très importante. » Mirai la petite créature bisexuelle qui peut avoir du sexe 7 jours semaine, en couple avec Matsuda le potentiellement asexuel – Si Mirai avait vu juste – qui est incapable de toucher quelqu’un de conscient? Totalement incompatibles. Lorsqu’il avait entendu encore plus horrifiant, c’est-à-dire ces aberrations comme quoi elle laisserait Mirai pour qu’il soit avec son ancien tortionnaire, il avait vraiment eu envie de se fâcher et lui dire ce qu’il pensait : Mirai était mieux avec Sae. Il n’était pas capable de voir le droit chemin lui-même et si Sae ne le retenait pas, qui sait ce qui arriverait.

Par contre, de voir ses parents dans la vitre, les voyant tous les deux trop secoués pour oser entrer, il n’avait pas su trouver la force d’argumenter, encore moins en percevant du mouvement qu’il ne pensait pas voir, juste après la blague de son amie. Il rêvait ou… Mirai venait de froncer les sourcils et se fermer les yeux plus serrés pendant un moment? «Hey, Sae… » Comment se faisait-il que sa voix n’arrivait pas à être plus qu’un murmure? « Je crois que… Mirai n’est pas exactement dans le coma… Il dort... » Il avait dit quoi sur les baisers de la licorne?




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     Dim 17 Déc - 15:49

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Les iris sombres de notre demoiselle s’était fixé sur le cadet Sanada et sa remarque avait même réussi à lui arracher un petit rire bien bas, c’est vrai, ça serait totalement le genre de Mirai. Tentant elle-même de détendre un peu cette atmosphère lourde, elle avait répondu, en chuchotant comme si c’était sacrilège de rire dans de pareilles circonstances. « Parles moi de ça! Un homme avec un sens des priorités, un estomac ne doit jamais être négligé. » S’il n’avait pas été un aussi bon cuisinier, il y a fort à parier qu’elle aurait pu douter qu’il soit l’homme de sa vie. Son estomac étant une partie intégrante de leur couple, c’était tout à l’honneur du blessé que de s’en soucier. Malheureusement pour nos deux inquiets, la discussion avait rapidement passé de joyeuse à terne, à la mention de l’écrivain qui venait de prendre la fuite après avoir tenté un vrai baiser d’amour ou une connerie du genre. Sae écoutait son ami en hochant la tête, elle comprenait que le jeune Yuudai soit inquiet pour son frère, elle voyait bien, d’où provenait une telle haine envers le bambi des plaines… mais par affection pour son petit ami, elle ne pouvait l’endosser. Doucement, elle avait tenté un :« Tu parles comme un grand sage Yuu-kun ! Tu sais bien que s’il en faisait pas de bêtises, ça ne serait pas notre Mirai... » …

Elle ignorait, en réalité, comme lui dire qu’elle était pleinement consciente que le garçon qui venait de quitter la chambre était, en vérité, une partie de l’âme du bel endormi. Elle s’y était fait et en toute franchise, ils se seraient probablement évité bien des déceptions, elle et son acteur, s’ils avaient été francs la première fois. Elle refusait de refaire cette erreur, son cœur ne saurait le tolérer, elle était raide dingue de l’ainé Sanada depuis la toute première fois ou elle avait posé les yeux sur lui. C’était inexplicable, illogique, mais instantanément, elle avait eu l’impression qu’ils étaient connectés, qu’il était l’incarnation de ce qu’elle ignorait chercher depuis des années. Poser les yeux sur Mirai, pour la première fois à vie, lui avait donné l’impression d’être chez elle. Pas une maison pour se loger… une maison ou l’on est désiré. Elle avait mordu sa lèvre inférieure, un peu gênée d’avouer cela, mais il fallait que son camarade comprenne… la profondeur de son attachement à Mirai. « Tu sais, je ne suis pas un ange… à cause de moi, il a trompé Kyosuke, et je sais que ça lui a fait un mal fou. »

… La culpabilité, les larmes, elle s’en souvenait. Elle s’en était assez voulu. Et pour lui avoir imposé ça, elle voulait bien lui accorder tout écart, toute pulsion masochiste de retourner vers son ancien tortionnaire. Le cœur ne connait aucune raison après tout… « … Je crois qu’il a cette capacité impressionnante à voir autre chose qu’un mauvais caractère et une personnalité de merde quand il voit Matsuda. » peut-être devrait-il consulter un optométriste? « … Là où nous percevons un dangereux loup, lui, il voit un Bambi inoffensifs. Mais c’est un peu son truc à Mirai… voir le meilleur chez les autres. » … C’était quelque chose qu’elle admirait chez lui, d’ailleurs. Contournant le lit, elle s’était approché de son petit ami caressant délicatement sa main de la sienne, un sourire triste aux lèvres. Son attention s’était pourtant posée à nouveau sur Yuudai, la curiosité était trop grande. Comment savait-il qu’ils étaient aussi incompatibles ? « Comment tu sais que Matsuda est bottom? » Merci Sae pour cette conclusion hâtive, et le traumatisme certain que tu vas refiler à ton beau-frère. Heureusement pour elle, leur attention fut à nouveau captivée par la grande révélation. Mirai… Dormait?

« Tu déconnes? » Elle avait regardé son petit ami, remarquant à son tour ses traits plus détendu, cette mine qu’elle connaissait trop. IL FUCKING DORMAIT. Elle ne savait trop si elle devait être rassurée ou paniquée. Elle avait tendrement parlé au blessé : « Sleeping beauty ~ ouvres les yeux, je suis forcée de tenir compagnie à Yuudai et je le trouve de plus charmant à chaque minute. Faut m’arrêter avant que je débute une collection de Sanada. »  
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     Mar 26 Déc - 23:25

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Yuudai avait toujours été surpris par le type de personne qu’il rassemblait autour de lui. Deux de ses plus proches amis étaient tout son inverse. Sakuya était extraverti, malcommode et beaucoup plus émotif que rationnel. Sae était une continuelle boite à surprise et source de rires bien exprimés. S’il se demandait encore quelle force de la nature avait mis son meilleur ami sur son chemin, cela faisait bien longtemps que le plus jeune Sanada ne se demandait plus pour quelle raison le Destin avait fait entrer la douce licorne humaine dans sa vie. C’était plus que clair que c’était pour qu’il puisse la mettre sur la bonne voie pour rencontrer Mirai. « De tous les gars que tu aurais pu trouver de ton goût, il fallait que tu flanches pour celui qui aime cuisiner. C’est plus toi qui a du flair que lui qui a le sens des priorités. » Il fallait vraiment qu’il enlève à son frère tous ses mérites? Oui. Il s’agissait d’une règle non écrite entre eux deux. Pareil comme lorsque Mirai parlait de le renier. Des traditions pures et simples.

« Ça pour faire des bêtises… » Il faisait quoi avec Matsuda, d’ailleurs?! Tombé en bas d’une scène, il faisait quoi comme imbécilité pour qu’il en vienne à avoir pareil accident? Parlant d’accident, lorsque Yuudai entendit Sae parler de l’événement qui avait mené à leur remise en couple, il secoua la tête lentement. « Allons, tu vois ça pire que ça l’est réellement et tu te démonises pour rien. Kyosuke-senpai n’était même pas fâché quand il a su. Je crois que lui-même ne considère pas qu’il a été trompé par Mirai… » D’ailleurs, ce n’était probablement qu’une question de temps avant que le joueur de basketball ne se pointe le nez, ayant été avisé de l’incident et restant malgré toute l’historique le meilleur ami de l’acteur convalescent. « Mirai s’en est sûrement plus mis sur les épaules qu’il n’aurait dû, et te voilà qui fait de même. »

Et dire que pendant ce temps Matsuda s’en tirait super bien. Il avait fait une marque indélébile sur le frère adoré de Yuudai et il fallait que toute la famille Sanada élargie en souffre. C’était enrageant. Encore plus lorsqu’il entendait son amie et belle-sœur tenter de justifier tout ce chaos. « Je sais que pour le commun des mortels Matsuda n’est pas une menace, mais pour Mirai il est nocif! Ce n’est pas une question de perception, c’est Mirai qui se laisse berner! » Il ne démordrait pas de son point de vue de sitôt. Mirai donnait trop de chances à leur ancien voisins et ces chances-là étaient pour rien, puisqu’ils n’avaient aucune chance d’être ensemble. Matsuda n’était pas fait pour veiller à tous les besoins de l’aîné Sanada, point barre. Comptez sur Sae pour ne pas comprendre et sortir une connerie qui aurait vite fait de traumatiser plusieurs petits frères. « Si Mirai a raison, Matsuda n’est pas bottom et il n’est pas top non plus. » Il soupira et passa sa main dans le visage. « Il pense que Matsuda serait peut-être asexuel. » Valait mieux l’expliquer avant qu’il ait des explications sur la vie de son frère auxquelles il pouvait bien se passer.

L’expression de la photographe, lorsque Yuudai l’informa qu’il croyait que son aîné dormait, aurait dû être photographiée « Non, je ne déconne pas… » Il ne put s’empêcher de rire un peu, un rire que lui-même ne trouvait pas particulièrement naturel. « Il récupère… » Mirai dormait dur en temps normal, donc ce n’est sûrement pas les menaces sur ton de blague de sa petite amie qui allait le réveiller pour de vrai. « Je suis fidèle à ma propre petite bête potentiellement asexuelle, moi. Ne m’utilise pas comme otage. » Son ton était très sérieux, mais il souriait. S’avançant lentement, il avait pris la main de Sae et l’avait proprement glissée dans celle de celui dont la pauvre tête était trop secouée pour qu’il se réveille tout de suite, souriant encore plus lorsqu’il vit le mouvement instinctif des longs doigts qui se refermaient sur la plus petite petite main.

    
 
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