Nous manquons de trainees, favorisez-les pour vos personnages inventés ! heart


 

 Denial is only as strong as the feelings I won’t acknowledge ft. NAONA

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     Jeu 26 Oct - 16:40
Denial is only as strong as the feelings I won’t acknowledge
Naona  heart


Depuis l’annonce de ses débuts, depuis que son père avait levé la main sur elle pour la première fois – et assurément pas la dernière – l’existence de notre héritière n’avait été qu’une longue descente aux enfers. Dans la lignée des mauvaises expériences, elle avait l’embarras du choix : que ça soit la présence de la dernière des connes dans le même groupe qu’elle, le comportement étrange de son fiancé qui semblait s’imaginer qu’il n’aurait besoin que de sourires charmeurs pour la conquérir, ou même, l’homosexualité confirmée du médecin, information dont elle ignorait quoi faire pour l’heure… Et comme si ça ne lui suffisait pas, il avait fallu qu’elle se blesse dans une course stupide et que le Japon entier assiste à sa chute qu’un crétin avait immortalisée sur vidéo : la honte. Et parmi les spectateurs de cet échec, il y avait assurément eu son paternel, qui ne s’était pas gêné pour l’insulter, la corriger et, fidèle à sa nouvelle passion, lever la main sur elle, encore, pour la rouer de coups. C’est qu’il y avait pris goût et que, hors du feu de l’action, il savait cibler ses coups pour ne laisser aucune trace visible… mais il revenait toujours, repentant, en la couvrant de cadeaux hors de prix comme pour s’acheter le droit de recommencer. Autant dire qu’elle avait un lot important de raisons de se plaindre mais, plutôt que de s’attarder à celles précédemment mentionnées, elle avait décerné le prix de la plus grosse emmerde aux évènements d’un soir, un seul, qu’elle nierait jusqu’à la tombe…

Yurina n’avait jamais consommé la moindre goutte d’alcool avant ce soir-là, c’était après tout, fortement interdit par son paternel, et comme toutes les règles stupides auxquelles elle avait été soumise, il avait fallu qu’elle la brave, la bafoue… avec lui. Ce chien galleux, ce moins que rien, ce rustre dégoûtant qui n’avait qu’un seul talent : l’enfiler sans s’attarder en émotions et évacuer de son esprit torturé toutes les angoisses qui l’étouffaient généralement. Le reste… pas grand-chose. Elle avait bien souvenir, de conversations un peu trop sérieuses pour être entretenues avec son plan cul, de rires scandaleux quand on sait qu’elle n’aurait dû éprouver que mépris pour le jeune bridé. Et si on lui demandait, elle blâmerait l’alcool pour la vague de soulagement qui l’avait envahie quand il s’était énervé contre l’auteur de ses blessures, pour cette petite pointe qui lui avait serré le cœur d’une façon bien étrange en réalisant que de tous les cons qui étaient parties intégrantes de son existences, il était le seul, le premier, à s’insurger pour elle. Elle voulait bien blâmer l’alcool pour tout cela… et pour la suite. Pour ce néant qui lui avait fait demandé l’exile, pour cette demande faible de dormir chez lui, d’éviter un retour à la maison… Elle était soule, elle voulait bien le croire, s’en persuader, le blâmer pour la suite, l’accuser d’avoir profité d’elle… le déni était tellement plus facile.

… Sauf que voilà, elle avait certain flash honteux, comme celui de s’être retrouvée dans son lit, entièrement vêtue – l’horreur! Leur entente était pourtant simple non? Il la baisait violement, elle le menaçait de mort en prenant son pied et elle partait comme si de rien était. Rien de sentimental, rien de gay et de minable, mais surtout, pas de douceur! Et si elle pouvait blâmer l’eau de vie pour le fait de s’être endormie sans au minimum l’avoir sucé pour payer son passage – beau poste de péage – elle n’avait rien trouvé pour justifier la suite. Parc que voilà, quelque part au milieu de la nuit, elle avait bel et bien ouvert un œil, désorientée en remarquant que non seulement, ses jambes étaient emmêlées aux siennes, qu’elle avait toutes ses fringues et que ses doigts étaient posés sur le torse de cet abruti contre qui elle était niché. Elle aurait dû hurler, le frapper, l’accuser, mais sur l’instant, tout ce qu’elle avait trouvé la force de faire, c’était de prolonger l’instant, de conserver cette petite bulle de sécurité qu’elle n’avait jamais ressenti avant. Son minois s’était enfoui dans le cou de Naoto, son corps s’était serré contre le sien et elle avait fermé les yeux, calmes, avant de se rendormir dans ses bras. Ce n’était que l’arrivée de Taiki qui l’avait tiré du sommeil et, plutôt que de se poser trop de question, elle avait pris la fuite sans un mot, ravie de pouvoir accuser le colocataire idiot pour l’absence de sexe. Clairement, elle l’aurait utilisé comme l’objet qu’il était sans ça, elle ne faisait que reprendre des forces pour endurer les piètres performances horizontales de ce connard! … Le déni était grand, énorme! Et elle avait préféré ne jamais reparler de cet incident, si ce n’était pour accuser Naoto d’être un impuissant et lui suggérer des pilules bleues.

Elle aurait pu se complaindre, analyser cet accident d’un soir, se demander franchement, quel genre de relation elle avait avec son chien galleux dont elle refusait de partager la personne… se demander réellement, pourquoi elle avait des envie meurtrières ne serait-ce qu’à s’imaginer qu’il amène une autre pétasse dans sa chambre en son absence… mais non. Déjà parce que ça serait trop dangereux, et que les réponses ne pourraient pas l’aider. Ensuite? Elle avait mieux à faire, elle devait poser les premières pierres de son avenir, poursuivre une envie de liberté… Notre demoiselle n’était pas du genre à s’apitoyer sur son sort non, elle était calculatrice, que ça soit un fiancé gay ou un père violent, elle était déterminée à tirer son épingle du jeu. Et elle connaissait son géniteur, plus il se montrait violent, et plus elle pouvait lui soutirer de l’argent. Quitte à endurer les coups et les insultes, elle le ferait payer. Des traces bleutées sur ses côtes lui avaient permis de négocier un appartement gigantesque…. Et juste à elle. Yurina n’avait eu qu’à répéter ce discours de petite fille parfaite, d’adoratrice de son père, pour qu’il consente à signer un chèque scandaleux qu’elle avait utilisé pour acquérir une propriété à son nom  - juste le sien, c’était important, pour bâtir pierre par pierre le chemin de sa fuite. Une autre démonstration de repenti lui avait valu une sommes faramineuse en donation parentale pour meubler ledit appartement.

Il n’était donc pas surprenant qu’après des semaines de rénovations – histoire de faire mettre à son goût couleur et matériaux – elle se retrouve assise sur le sol du salon encore dépourvu de décoration – elle n’avait à ce jour choisis que les meubles – au milieu d’un nombre phénoménal de boites. Oh, elle aurait pu déménager ses affaires, ou sérieusement magasiner des éléments un à un, mais c’était bien mal la connaître! Yurina était paresseuse dans ce domaine-là. Elle avait plutôt opté pour commander une dizaine d’options pour les tapis, rideaux, coussins et tout le reste, tout acheter en neuf et faire ses choix sur place. Elle n’aurait qu’à faire don des autres items qui ne passeraient pas le test. Et si ce comportement n’était pas surprenant venant d’elle, l’élément qui faisait probablement tache dans ce décor en construction, c’était probablement la petite boule de poil blanc qui grimpait sur le tas de boites. Un chaton. Vraiment? Bah… son chien avait besoin de compagnie. Et parlant de chien… Notre héritière s’était redressée pour mieux voir le contenu d’une nouvelle boite : elle contenait une grande sélection de couvre lits plus luxueux les uns que les autres, faits sur mesure, encore dans leur housses. Elle avait entrepris de les étales sur le sol avant de siffler son cabot – pour lui dire d’approcher – d’un air de princesse méprisante, avant de pointer les housses transparentes d’un : « Tu préfères lequel? »  … pardon? Que neni? Depuis quand son pénis de compagnie avait droit à son opinion? Fidèle à elle-même, elle avait quand même, les mains sur les hanches, ajouté, moqueuse : « Vu que c’est toi qui tire ton coup tellement vite que tu ronfles en cinquante secondes… »

… Charmante. Adorable. Franchement, personne ne s’étonne qu’elle emménage seule, personne ne voudrait se coltiner ça! Elle fut néanmoins détournée de sa question lorsque le félin entrepris de se faufiler entre les housses pour aller se frotter sur la jambe du crétin. Elle avait soupiré, se penchant pour attraper la boule de poil qui s’était sauvé, évitant les caresses en se cachant derrière Naoto, son unique amour, au grand damne de Yurina qui l’avait pourtant adopté! « Sérieusement. Faudrait lui donner un nom. Ça le rend débile de pas en avoir, t’as vu comme il est dérouté, il te prend pour sa mère! »

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     Sam 28 Oct - 23:51
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Naona  heart


S’ils n’avaient fait que dormir cette nuit-là, c’était purement et simplement par erreur de jugement. Il avait confondu Yurina avec Taiki et ne s’était pas soucié du fait qu’elle l’avait collé bizarrement et qu’il l’avait tenu en retour. Il n’avait pas remarqué, ce n’était pas de sa faute, on ne pouvait pas le condamner, il n’était coupable de rien, à la fin ! C’était une erreur de jugement, il avait trop bu pour la baiser, ce n’était absolument pas de sa faute, il était parfaitement innocent. De tout, d’ailleurs. Qu’on ne le blâme pas, pauvre petite Koike Naoto, à qui on jetait la première pierre (et toutes les suivantes !). une bête erreur de sa part. Oh ça va, ce n’était pas un drame s’il avait oublié une fois de la baiser non plus. C’était des choses qui arrivaient. On faisait tous des erreurs parfois, pourquoi devait-on le blâmer pour ça ? Non, on ne pouvait pas, et on ne devait pas, d’ailleurs.

Finalement, il avait débuté. Il ne savait pas trop s’il aimait ça ou non. Chanter, ce n’était pas quelque chose qu’il avait fait souvent, et pourtant, il était reconnu pour ça. Le chanteur principal des FIGHTERS… La belle affaire. Il ne savait pas trop quoi faire, il était un peu perdu. On lui disait comme s’habiller, quoi faire, même le rôle qu’il devait jouer. Le mec un peu taciturne, qui ne souriait pas beaucoup. Pour illuminer la salle quand il le faisait ! Oh, que c’était beau !  Non, il n’y arriverait sans doute pas. Et ce groupe d’idiots. Entre ce leader incompétent et moche, ce truc bizarre et stupide qu’il devait appeler Sempai et cette tarlouze… Non, vraiment, il n’allait pas les supporter. Encore, Taiki, il s’y était fait. Mais les autres ! Impossible ! Heureusement qu’il y avait Taiki, il était assez content de ça. Jamais il n’aurait envisagé devenir idole. On le reconnaissait dans la rue, parfois, forcément. C’était encore un débutant, on ne lui accordait sûrement pas l’importance de « Billy » quand ils allaient quelque part, c’était surtout lui qu’on voyait et tant mieux. Naoto ne voulait pas qu’on l’embête de trop. Si on ne l’aimait pas, ça lui allait très bien.

Du repos, enfin du repos ! Il n’avait pas eu le temps de voir Sae ces derniers temps. Il n’avait du temps pour rien ! Il avait été plutôt « heureux » que le foyer l’appel pour le féliciter. Il devenait une vraie star là-bas ! Symbole qu’on pouvait réussir, s’en sortir même après être passé par ce genre de foyer. Même en étant orphelin. Un enfant de l’Etat. Il ne savait pas vraiment s’il était un exemple à suivre non plus, il ne savait même pas comment il en était arrivé là. C’était les joies du destin, en quelque sorte. Si on pouvait dire ça comme ça. Un long soupir quitta ses lèvres, couché à moitié sur ce canapé, il fixait autour de lui l’appartement encombré par les différentes décorations de Yurina. Comment pouvait-on acheter autant juste pour se décider ? Elle était si riche, ça le tuait, littéralement. Il n’arrivait pas à comprendre ce fonctionnement. Comment pouvait-elle jeter l’argent par les fenêtres ? Enfin, non, même pas, ce serait bien qu’elle le fasse, pour les autres.

Paresseux, il la fixait sans bouger, la laissant choisir, s’étendre dans de longues réflexions, réagissant seulement quand il l’entendait s’adresser directement à lui. Quand il l’entendit siffler, il fronça les sourcils, se redressant à peine. « Tu fais ça encore une fois, tu finis plier en deux dans ton congélo. » Oui, et il le ferait. Elle devait le respecter, c’était une star maintenant, il pouvait la remplacer en une seconde s’il le voulait et elle ne pourrait rien faire contre ça. « Celle de gauche. » Non, il n’avait pas regardé mais il préférait toujours celle de gauche de toute façon. « Je m’en fou de la couette. » Il sourit un peu, ricannant dans son coin en entendant la pique de Yurina à son égard. Pauvre chose qu’il était. « Si t’étais pas aussi facile et chiante, je mettrai plus de temps. » Oui, c’était toujours de la faute de la femelle, si le mâle n’était pas des plus compétents. Elle devrait pourtant le savoir, c’était elle qui diminuait ses capacités (pourtant incroyable !).

Souriant d’amour en voyant le chat se balader dans l’appartement, il deigna se lever juste pour lui, mécontent en voyant Yurina s’en approcher, un sourire fier se dessina sur son visage en voyant la boule de poil courir vers lui. A son tour, il se baissa pour l’attraper, le prenant contre lui. « Tsk, t’es juste jalouse parce qu’il m’aime plus que toi. » Ce qui était normal, au fond. Naoto sentait cette alchimie entre lui et son bébé chat. « Je sais pas comment on pourrait l’appeler. T’as une idée, toi ? » Il aimerait pouvoir dire qu’il avait pris cette voix douce et mielleuse pour parler à l’idiote face à lui, mais non, c’était bien l’avis du chaton qu’il attendait. « Pourquoi pas… » Des milliers de noms se bousculaient dans sa tête et de tous, il avait fallu qu’il dise celui-ci : « Kaiti ? » Kaiti ? Genre, Taiki à l’envers ? Si on lui demandait, Naoto nierait tout en bloque, plutôt mourir ! ça n’avait rien à voir avec lui. « C’est mignon, Kaiti, pour un chat. Tu aimes Kaiti ? » Encore une fois, ce n’était pas l’avis de Yurina qui était sollicité. « On va l’appeler comme ça, t’aurais pas de bonnes idées de prénoms toi. » Oui, et ce ton dédaigneux était cette fois-ci bel et bien adressé à Yurina. Elle ne saurait pas ! Elle n’avait pas ce truc pour entrer en contact avec le petit chat, pour le comprendre ! Il s’entendait bien avec lui, c’était son enfant, son bébé. Ok, Yurina sa mère. Et c’était un peu bizarre de voir ça comme ça, mais pas tant que ça. Pleins d’amis adoptaient ensemble. Ils n’étaient pas amis. D’accord, mais ce n’était bizarre que quand on le voyait comme ça. Alors tout allait bien.

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     Dim 29 Oct - 16:37
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Naona  heart


Notre démone avait affiché une moue boudeuse en remarquant que son cabot d’accourait pas lorsqu’elle le sifflait. Clairement, il allait avoir besoin de cours de dressage, d’un collier à électrochoc… et d’une laisse, ça l’empêcherait d’aller se frotter sur les jambes d’autres poufiasses quand elle aurait le dos tourné. Franchement, elle songeait à le mettre en cage. Mais plus que son absence de mouvement, c’était sa menace qui l’avait fait hausser un sourcil avait de pouffer de rire, pas franchement convaincue que la peur était appropriée. Son ton était narquois alors qu’elle rétorquait, comme s’il était – et il l’était – particulièrement bête d’insinuer qu’il la tuerait. « En deux? Rien de moins… vu comme t’es fainéant, ça ne m’inquiète pas tant. Faudrait déjà que tu bouges ton cul pour m’assassiner. » … son regard s’était porté vers les housses, préférant reporter son attention sur celles-ci plutôt que de céder à cette pulsion bestiale de se jeter sur lui… quand il lui parlai comme ça, elle était prise d’une envie irrépressible de l’étrangler et de passer ses mains sur son corps, comme pour lui rappeler qu’elle le possédait et qu’il devait se plier à ses moindres caprices.

Elle gagnait toujours. C’est certainement pour cette raison que, ayant obtenue son opinion, elle choisit le couvre-lit le plus éloigné de son choix à lui. « D’accord, celle de droite donc. T’as aucune opinion mais après, tu vas râler pour tout » ne serait-ce que pour lui rappeler qui était le chef ici. Ce n’est pas parce qu’elle passait une quantité phénoménale de temps à genoux ces temps-ci, à le supplier de la prendre plus fort, qu’il était en droit de renverser les pouvoirs ici! Le laisser faire, c’était un premier pas vers le gouffre de la faiblesse, si elle s’adoucissait, elle deviendrait aussi débile que lui, à préférer des cajoleries au sexe. Parce que oui, pour cette infâme nuit, pour cet oubli charnel d’ivrognes, elle avait décidé, dans toute sa mauvaise foi, qu’il était le coupable! L’unique responsable ! C’était lui qui avait oublié comment défringuer une fille – faut dire qu’avec une tête pareille, il devait manquer de pratique, ça se comprenait. Et elle, elle avait profité du gît gratuit, rien de plus! Pour le faire chier, oui, rien à voir avec le confort qu’elle avait trouvé dans ses bras. RIEN. Déplaçant le couvre-lit choisis dans la pile des ‘’oui’’ elle s’était approchée du photographe en roulant les yeux devant son insulte.

Difficile de nier être facile, quand elle s’abaissait à coucher avec ça … cette créature qu’elle avait dévisagé en lui octroyant une claque derrière la tête – sans grande puissance, on blâmerait la douceur mais on excuse était l’exténuation d’avoir déplacé 10 housse remplies de tissus… L’instant d’après, elle croisait les bras en l’observant, lèvres pincées, contrariée. « Tu devrais déjà être reconnaissant que je te laisses me prendre, alors applique toi! » Parce qu’une femme de son rang, c’était hors de sa portée, même avec son nouveau statut d’idole! Elle faisait dans la charité en laissant le plus mal nantie la ploter un peu ! Il devrait être reconnaissant, ne surtout pas aller voir ailleurs. Cette simple idée la répugnait et faisait bouillir son sang. Bien sûr qu’il aurait des groupies à ses pieds, elle le savait, elle voyait bien comment on la reconnaissait elle, dans la rue depuis ses débuts, elle s’imaginait qu’il aurait le même traitement… Elle devrait le ruiner, bousiller cette carrière nouvelle obtenue, le ramener à son rôle de minable chargé de l’aduler elle. Elle sentait bien, que cette hargne destructrice était une manifestation de la crainte panique qui ne la quittait pas : et s’il se lassait? Naoto était la seule personne au monde – aussi méprisable soit-il – qui avait une réelle attirance pour elle, un intérêt aussi incompréhensible que vital. Elle avait besoin de lui, peu importe ô combien elle le niait.

… Enfin, probablement un peu moins besoin de lui, alors que leur fiston poilu lui échappa pour se laisser prendre par le plus gueux des gueux. Clairement, le chaton qui venait de la rue, d’un refuge, un sans famille, sans pédigrée et sans nom, avait des points communs avec son chien à elle. Qu’avait-elle donc à adopter les rebuts de la société! Le chat, franchement, c’était pour éloigner son paternel qui avait l’heureuse allergie aux félins. Aussi débile soit le chat, qui clairement, ne prenait pas pour le bon parent! « Plus? Jamais de la vie. Il te prend juste pour sa mère à cause de ton aura de tapette. Il le sait, que t’es un grand faible qui préfère dormir en cuillère avec les filles que les baiser. » … Oui, la pique était risquée, mais elle tenait à mettre carte sur table : c’était de SA faute à lui. Et elle ne lui laisserait pas oublier qu’il avait été gravement impuissant. Surtout pas quand il osait voler tout l’amour de l’animal qu’elle avait elle-même adopté! S’approchant du jeune homme, elle avait très tendrement flatté la tête de la petite boule de poil. « Hein mon amour? T’es tout confus parce que Naoto deviens fleur bleu… Moi aussi, t’inquiète, on va l’achever avant qu’il nous écrive un poème. Promis.  » le ton mielleux, le regard adorateur. Uniquement pour le chat, évidement, Naoto lui, ne méritait que des piques sur son orientation sexuelle. Elle devrait peut-être arrêter… elle était quand bien même fiancée à un PD. En même temps… si son esclave jouait aussi dans cette équipe-là, elle savait à quoi s’attendre… L’idée d’imaginer Naoto avec quiconque d’autre, homme ou femme, la mettait hors d’elle.

Heureusement, ses idées meurtrières furent détournées par le choix d’un nom. « Kaiti? » Oh, la ressemblance avec le nom de l’ancien colocataire de son esclave personnel ne lui avait pas échappé, d’ailleurs, un curieux sourire avait étiré ses traits sans qu’elle ne dise un mot. Elle aurait pu se moquer, accuser son vis-à-vis d’avoir un attachement déplacé pour le soumis qui partageait sa chambre mais… elle n’en fit rien. De base, parce qu’elle avait un petit fond d’affection pour le complice de leurs ébats – il était, il est vrai, un peu comme leur chien, à se plier sans rechigner à leur exigences et leurs ordres – mais également parce qu’avant qu’elle n’ait pu protester, le chaton avait entamé un ronron des plus bruyants, miaulant son approbation en remerciant son parent préféré d’un coup de sa petite langue sur sa main. « Je crois qu’il aime bien ça. » L’instant d’après, le dénommé Kaiti se débattait pour être remis à terre et recommencer son exploration. Notre peste l’avait donc saisis des mains de Naoto – trop heureuse de lui enlever cet enfant à poil qui n’avait clairement aucun jugement côté favoritisme, avant de le déposer sur le sol et de le voir filer à toute vitesse vers les housses dans le but d’y grimper. Il était adorable. C’était d’une tristesse que ce petit sourire attendri, ce regard adorateur, elle ne la porte sur le félin. Lorsqu’enfin, le chat disparu de sa vue, elle reporta son attention vers la loque moche – vive le déni – qui trainait devant elle.

… Il n’allait pas s’en tirer aussi facilement, il lui avait promis qu’elle pourrait choisir le nom de leur animal et voilà que maintenant, il lui arrachant le privilège. En somme, elle s’en fichait, le nom allait au chaton, mais il était absolument hors de question qu’elle répudie une occasion d’emmerder son vibrateur humain. Jamais! Elle vivait pour voir sur ses traits la rancœur et la fureur. Quand il la regardait avec des envies de meurtres, il était absolument irrésistible, et s’il osait la menacer, qu’on lui vienne en aide, elle devait se retenir de le supplier de la prendre sur place. Pinçant les lèvres d’un air méprisant et totalement princier, comme si le reste des tâches plus physiques étaient en dessous de son rang social, elle avait toisé l’abruti national du regard en croisant les bras pour se donner plus d’impact. « Mais comme c’était à moi de choisir, faudra te racheter... Tu vas te débarrasser de tout ce que je ne choisirai pas pour la maison en échange… Sinon ton fils portera le nom non moins viril de ‘’Nuage blanc’’. » … frapper ou ça fait mal, finalement, le chat était une excellent idée, elle le tenait pas les couilles, son chien ! « T’auras qu’à tout donner à un organisme pour gueux minables, tu dois connaître ça mieux que moi non, tes semblables? » et t’oses le regarder de la tête aux pieds comme un déchet? Oui. Vraiment. Parce que si elle ne renforçait pas son dégout, elle allait finir par trahir le fait qu’elle le trouvait diablement séduisant quand il se permettait de lui tenir tête…« Et puis, ça te fera de la bonne publicité, de la charité, maintenant que t’es devenu un des backsinger du beau Choi Gabriel! »

Son mentor, son chouchou, le plus grand talent de l’agence, elle avait bien eu une seconde de groupe en mentionnant le plus talentueux des F!GHTERS ! Parce que parler d’un autre mec pour enterrer le fait qu’elle lui proposait un truc de sympa, c’était parfait. Jetant un coup d’œil à la pièce encombrée, elle avait reporté ses iris sombres sur le visage du jeune homme, se permettant une main scandaleusement posée sur son torse, ses doigts traçant lentement une ligne du haut vers le bas alors qu’elle appuyait sa personne contre lui. « Faut encore choisir le tapis mais… » son ton ne laissait pas présager qu’elle avait la décoration en tête… Pas plus que la main qui venait de se glisser sur son chandail, à la hauteur de sa taille, pour se poser sur son ventre et marquer son territoire alors qu’elle se mordait la lèvre d’un air provoquant, un air joueur. Son autre main elle, s’était acharnée à défaire la ceinture de son jouet personnel, ne perdant pas une seconde avant de s’en prendre à son pantalon. Ils devenaient trop tendres, trop gentils, ça ne pouvait plus durer! « Et si on faisait une pause? Ça va pas le faire si on traine ensemble trop vêtus… Kaiti va finir par s’imaginer des choses… genre, qu’on se hait pas totalement… ça serait horrible… » Horrible…

Horrible!! Un tel blasphème, elle s’éprendre d’un connard pareil. La seule chose qu’elle aimait chez lui, c’était de s’imaginer que son père serait en furie s’il apprenait les choses auxquelles elle s’abaissait. Ses lèvres s’étaient outrageusement posée sur le cou du chanteur, ne prenant même pas la peine de lui demander son avis, à cet impuissant, il n’était doué qu’à une chose et c’était à dégainer. Comme ça au moins, il ne parlait pas. Ses doigts s’étaient activés à défaire son maudit pantalon et à le faire glisser en caressant ses cuisses au passage. On ne voit pas trop quel genre de discipline elle avait en tête, mais soit. Ses iris avaient croisés ceux de Naoto et elle avait soufflé, bonne négociatrice : « J’avale si t’installe les rideaux et que tu paies le souper. Deal ? » … c’était quoi ça? … Ça, c’était un bon trois mois de péchés, elle se faisait businesswoman. S’agenouillant devant lui, elle était sur le point de jurer que ses intentions étaient mauvaises, ou de lui donner une leçon de vocalise, lorsque le son distinct de la sonnette d’entrée l’arrêta net, totalement figée. Qui diable la visitait sans prévenir??!? Et si c’était ses parents? PIRE! Kamiya! OH MON DIEU. Autant dire que sa pipe allait attendre.

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     Dim 5 Nov - 19:36
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Naona  heart


Okay, point pour Yurina, elle n'avait pas tort sur ça. Il était beaucoup trop feignant pour se lever, la prendre et la plier en deux pour s'en débarrasser. Et aussi fou que cela puisse paraître, il n'avait pas forcément envie de faire physiquement du mal à Yurina. Non, oui, ça pouvait paraître fou comme ça, mais la violence physique, ce n'était pas son fort et ce n'était pas ce qu'elle lui inspirait. Même s'il la trouvait tellement chiante, c'était quasiment incroyable qu'il puisse la supporter. Depuis combien de temps ça durait, ces conneries ? Beaucoup trop longtemps. Il faudrait qu'il se fasse un profil Tinder, ou un truc du genre. C'est fou, le temps passait si vite ! Maintenant qu'il était idole, il ne pouvait plus faire ce qu'il voulait, baiser comme il voulait. Du coup, il allait probablement garder Yurina encore un peu. Le plan facile, il la baisait quand il voulait, sans problème, voilà tout. Il trouvait ça si con, les gens qui se prenaient la tête, avec elle, c'était facile. Facile, oui. Trop facile, c'était bien pour ça qu'ils continuaient, rien de plus.

Offusqué et choqué en l'entendant choisir l'autre couvre lit, il se redressa un peu pour la regarder. Cette idiote ne savait pas ce qu'elle faisait. Même sans le voir, il avait meilleur goût. Sûr qu'ils n'aimeront pas dormir ou baiser dans celui de droite mais elle sera trop butée pour accepter de changer. Une petite sotte, voilà ce qu'elle était et voilà qu'il mâchait ses mots ! Levant les yeux au ciel, il se recoucha paisiblement, fixant le plafond. Il n'aimait pas tellement cet appartement, c'était trop grand, trop luxueux. Il ne comprenait pas pourquoi Yurina aimait tant ça. Ce luxe, cette richette, cette grandeur. Il n'était que trois dans cet appartement, et le chat ne prenait définitivement que très peu de place. Il se serait contenté de quelque chose de plus petit. Il allait dire plus intime, mais pourquoi aurait-il besoin d'intimité avec elle ? Ok, elle était bonne. Il la regarda vaguement. Il aimait son corps, ses traits, ses gestes princiers. Mais en dehors de ça, elle était juste chiante, agaçante... Bonne à baiser. Il la baiserait bien, là. Plus tard, quand elle se baisserait.

« Heu, excuse moi, je souille ma langue en acceptant de te lécher la chatte, alors viens pas dire que je m'applique pas. » Franchement, il se donnait corps et âme pour la baiser correctement, même quand elle lui avait cassé les couilles la seconde d'avant. Là, il la prenait par derrière et la baisait pour la faire hurler. Qu'elle se rappelle qui était le patron ici. Donc lui, Naoto. Son maître. Le tout puissant de cette pièce, de tout l'univers Yurinnien. « C'est toi qui devrais être reconnaissante. » Parfaitement. Elle devrait lui masser les pieds et le remercier mille fois de la baiser. Ah, pauvre fille, si ignorante. On lui dirait sûrement que c'était lui le chanceux. Pouvoir se faire la richissime Daimon Yurina, plutôt canon, qui plus est. Mais il n'en avait tellement rien à faire de son argent, de son rang. Il ne la voyait pas comme une gosse de riche, labeliser par la famille, il savait que c'était la chose la plus stupide qui soit. S'il le faisait parfois avec elle, c'était simplement par malin plaisir de la blesser. Parce qu'il savait que ça l'affectait, il comprenait que cet appartement, c'était un moyen de fuir.

Fuir, mais pour combien de temps ? Il ne réalisait pas vraiment combien ils étaient dans le déni. Il ne pensait pas à ce mariage, ou très rarement. Ca lui arrivait de se le rappeler. Elle est fiancée... Sans que cela change réellement quelque chose. Il ne voulait pas voir ce mariage arriver, il ne voulait pas songer qu'il pouvait la perdre rapidement. Non, pourquoi est-ce que ça le concernait de toute façon ? Une fois qu'elle serait mariée, il ne la verrait plus, terminé. Il ne voulait pas baiser un trou dans lequel une autre bite passait. C'était dégueulasse, il ne faisait pas ça, il était propre, lui. Cependant, il chassa rapidement tout ça, reportant son attention sur la plus adorable des petites personnes. Prenant son bébé, il lança un regard perplexe à Yurina face à son explication. « Oh ça va, je t'ai pas baiser UNE fois, passe au-dessus de ça. » La pauvre, elle était si accro à sa bite, elle lui faisait une dépression. Il fronça néanmoins les sourcils quand elle parla aussi mal à son petit. « Arrête, tu vas le traumatiser ! » Avec ses histoires de meurtre ! Il était petit, il ne voulait pas entendre ça. « C'est pas parce que t'es folle que tu dois le rendre fou. » Le pauvre. Il ne méritait pas ça.

Son petit Kaiti. Il était pur, il avait besoin d'attention. pas étonnant qu'il n'aimait pas trop Yurina, elle lui faisait peur, avec ses idées. Et elle était jalouse de l'amour qui les unissait, ce chat et lui. Tant pis pour elle ! Cependant, il allait d'abord s'assurer que son chat aimait son prénom. Il ne criait pas, il ne pleurait pas... Non, il avait l'air d'aimer et Naoto sourit en entendant Yurina le constater à son tour. Parfait, leur chat allait donc s'appeler fièrement Kaiti. Son regard suivit son petit dans la pièce jusqu'à le voir tristement disparaître, regardant plutôt Yurina à la place. Il lâcha un soupir agacé quand elle lança qu'il devait se débarrasser de toutes ces conneries. Où est-ce qu'il allait refourguer toutes ces conneries ? Son regard balaya l'appartement avant de la regarder elle par la suite. « Ta gueule. » Il voyait très bien de quel genre de gueux elle parlait. Ils étaient tous mille fois supérieux à ses "semblables" à elle. Elle ne le réalisait même pas. « Je m'en occuperai. » Parce qu'au fond, c'était une bonne idée. Il pourrait en donner un peu à Sae, le reste au foyer. Il n'avait pas les moyens de s'acheter de la très bonne qualité, autant en profiter.

S'il avait été un peu énervé, il ne l'était pas resté longtemps alors qu'elle s'approchait et le touchait. Son regard se perdit sur elle, la trouvant diablement sexy, il sentait déjà qu'il allait bander. C'était un peu chiant, de ne jamais pouvoir cacher l'effet que cette fille lui faisait, ça la rendait toujours trop fière ! « Oh oui, imagine ! Ce serait terrible qu'il pense ça. » Sa langue glissa sur ses lèvres alors qu'elle défaisait sa ceinture. Il ne répondait plus de rien quand elle agissait de la sorte, glissant le long de son corps, le défaisant de son pantalon. Il manqua de rire face à son deal. « Ok. Mais tu me laisses te baiser où et comme je veux. » Une simple pipe pour installer des rideaux ET payer le souper ? Parce que le fait qu'elle se prostitue pour ça ne le choquait pas ? La voyant s'agenouiller, il sentait son corps trépigner d'impatience jusqu'à entendre cette maudite sonnerie ! Non, pas maintenant ! Elle devait le sucer, bon sang ! « C'est rien, laisse sonner, fais genre t'es pas là. » Oui, bonne idée. Posant sa main sur sa tête, il l'approcha de son entrejambe. « Tiens, occupe toi de ça. Elle va pas se sucer toute seule. » Son pénis était déjà prêt alors qu'elle en profite. Il entendit les sonneries recommencer mais elle ne devait pas y aller. Non, il y avait tellement mieux à faire !



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CODES ©️ LITTLE WOLF.

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     Dim 5 Nov - 23:05
Denial is only as strong as the feelings I won’t acknowledge
Naona  heart


Non. Elle n’avait ni la moindre attirance, ni la moindre affection pour le nouveau minable à rejoindre le rang des idoles. Elle le détestait, le méprisait, et n’avait pour ce crétin aucune once d’intérêt. Il n’était qu’un objet, et il remplissait ses fonctions : usurper à son futur mari ce que son père avait si brutalement contrôlé toute ses années, sa fille. Il l’avait dépucelé, ça aurait dû être suffisant comme provocation, sauf que chaque fois qu’il posait ses mains sur elle, qu’il la regardait avec une envie qu’il verbalisait de façon fort peu poétique – mais des plus aguichantes – elle était possédée par une nouvelle irrépressible envie de rébellion. Et juste de penser qu’en le laissant approcher, elle faisait un doigt d’honneur à cette famille qui n’avait rien à foutre d’elle, de sa volonté, ou même de sa santé… c’était suffisant pour recommencer, encore et encore. Que ça soit lui ou un autre, ça ne faisait aucune différence, mais au moins, avec ce raté elle n’avait pas à chercher plus loin un autre spécimen qui collait entièrement à tout ce que ses parents haïssait. Franchement, il était un meuble, un vibrateur avec lequel elle économisait les batteries, rien de plus, rien de moins. Et un petit sourire amusé qu’elle avait laissé fusé en le voyant rouler des yeux devant son choix de couvre-lit, c’était uniquement sa façon d’apprécier le torturer, pas du tout une façon involontaire d’avouer que ce genre de dynamique, elle y avait pris goût.

La seule raison pour laquelle elle trainait encore avec Naoto, c’était la facilité. Elle l’avait entrainé pendant des mois à devenir le jouet le plus personnalisé et le plus performant, elle n’avait pas autant de mois à perdre sur un autre cobaye! Sans compter qu’elle préférait de loin l’exterminer que de savoir son potentiel utilisé sur une autre pouffiasse. C’était son animal, le sien, et les griffures qu’elle laissait sur sa peau, ses suçons dont elle parsemait volontairement son corps, c’était pour lui rappeler qu’il avait une maîtresse, une seule, et qu’elle l’éliminerait s’il regardait ailleurs. Elle avait besoin de savoir qu’il était sa chose! Non seulement en tant que fiancée à un homme gay, elle ne pouvait pas écarter les cuisses pour tous les abrutis du quartier – elle l’avait fait pour le premier venu, et elle était coincée avec lui. Rien de plus, rien de moins. Et si, depuis un moment, ils avaient cette drôle d’habitude d’écouter un film, ou de manger ensemble après qu’il l’ait baisé – sans la moindre once de sentimentalité – c’était uniquement sa façon de payer ses services. Oui. Il n’était rien de plus que son gigolo et elle faisait un gros effort, par moment, pour ne pas vomir lorsque, pas soucis d’économies sur le chauffage, elle était contrainte de s’endormir nichée dans son cou. Elle était trop bonne, mais c’est comme ça qu’elle apprenait l’économie et le contrôle des dépenses! Elle ne l’appréciait pas, du tout, pas une seconde! Beurk!

… Alors pourquoi est-ce qu’elle avait pratiquement emménagé avec lui dans ce cas? Une erreur, une distraction dans son déménagement, rien de plus. Elle avait manigancé pour acquérir en son nom une propriété suffisamment luxueuse pour être vendue si jamais – lorsque son PD de fiancé aurait mis fin à l’engagement – son père décidait de lui couper les vivres. Puis son groupe avait débuté, elle avait été submergée par les répétitions et avait tourné les coins ronds dans le choix des choses à déménager. Ses fringues, ses accessoires, son maquillage, les dizaines de boites d’objets achetés neufs en plusieurs copies distinctes – qui jonchaient le sol actuellement – et, dans le lot, elle avait confondu le déchet humain qui lui servait d’amant pour une de ses possessions. Rien de plus, elle avait aussi bougé des bas troués, il n’était pas le seul truc inutile à avoir passé au triage. Et maintenant qu’il était là, elle était trop lasse pour s’en débarrasser, autant lui donner une clé et l’enrager en le faisant participer à la décoration. Il était tellement chiant, tellement fainéant et inutile, encore heureux qu’il soit plutôt agréable à regarder – spécialement sans fringue – parce que sinon, elle l’aurait déjà battu à mort. Pouffant de rire à sa réplique, elle avait posé son regard narquois, moqueur sur lui. « Oh pardon! Je ne savais pas que c’était si difficile pour toi de satisfaire une femme que tu n’as pas besoin de payer pour qu’elle accepte que tu la touches! »  … sarcasme, mépris, vraiment, elle était charmante. La plus douce.

Retournant à son tri, elle ne releva les yeux que lorsque son colocataire de lit – oui, appelons ça comme ça – s’approcha d’elle pour entamer les pourparlers relativement au nom du chat. Comme s’il allait vraiment la laisser choisir, elle doutait que ça soit une possibilité depuis le moment où il avait posé les yeux sur leur fils. « Une fois c’est déjà trop! Si tu es pour devenir impuissant, j’ai le droit de le savoir. J’veux pas me coucher le soir et craindre que tu veuilles genre… spooner ou je ne sais pas quelle autre idée PD. Tu veux un bain aux chandelles aussi? Oh! Un diner romantique! » … Ça avait été dit avec un tel mépris. Elle n’avait jamais eu toutes ses choses, jamais, et elle ne les ferait certainement pas avec son futur mari. Alors c’était préférable de les dénigrer, de les détester d’emblée, plutôt que de se demander une seconde de trop si ça serait agréable, juste une fois, de se sentir vraiment appréciée pour autre chose que son corps ou sa fortune. Son attention avait été reportée sur le chaton.

Oui, elle savait, elle avait pris le pire père du monde pour son enfant, mais le chat l’y avait forcé, le petit traite de Kaiti, il ne voulait pas grandir avec des modèles inatteignables, il avait besoin qu’au moins un de ses tuteurs soit un loser. Alors elle avait obtempéré, elle avait offert à cette petite âme le raté demandé. C’était ça, juste ça, pas du tout une question de vouloir former la moindre famille dysfonctionnelle avec cet abruti. Il n’était personne. Personne. Et même si elle avait tendance à l’oublier quand il la faisait hurler son nom de façon scandaleuse, elle allait en épouser un autre, former une jolie petite famille unie avec un gay. Elle serait femme de médecin et, quelle que soit la façon dont ils perdaient leur temps maintenant, ça devrait cesser. Enfin, cesser… Il ne pourrait plus la toucher, certes, mais elle ne cesserait jamais de le torturer pour autant. Si elle devait passer sa vie à avoir du mauvais sexe, et bien lui, il n’en aurait aucun! Et elle lui amputerait la main s’il pensait retourner à ses activités solitaires comme sa vie minable avant qu’elle ne se mette au bénévolat de se laisser baiser par lui!

Et parlant de bénévolat, elle n’était pas moins fière de se débarrasser de toutes ses affaires luxueuses et de le charger de les faire disparaître. Elle ne l’avouerait jamais mais, au moins 3 des 12 options avait été choisies plus sobrement. Elle s’était dit qu’il pourrait en faire bon usage, quoi qu’il ne lui ait jamais vraiment parlé de ses parents – des cons, c’est tout ce qu’elle savait – elle avait cru comprendre entre des branches qu’il ne venait certainement pas d’un milieu aisé – sa garde-robe hurlait ce fait – et qu’il n’était pas enfant unique. Elle avait forcé hors de Taiki certaines de ses informations. Alors qu’il donne ses rebuts à ses gueux, à son clan, elle s’en fichait. Elle ne l’avait pas volontairement prévu………..si? NON. Elle n’en avait rien à faire de sa famille, ils n’en parlaient pas, jamais, pas plus que de la sienne, au point ou elle avait fini par s’imaginer que, dans son nuage viticole, il avait oublié sa révélation. Et c’était tant mieux. Elle ne voulait pas penser à ce que son père lui faisait, elle ne voulait pas penser à l’angoisse qui ne la quittait plus… et la seule place ou toutes ses craintes la quittaient, c’était lorsqu’il était la seule chose à envahir son esprit. Mieux valait ce parasite que ses démons… Oui. C’est probablement pour cette raison – et un peu aussi parce que son ‘’ta gueule’’ l’avait allumé au plus haut point, qu’elle s’était approchée de lui, glissant ses mains sous son T-Shirt, caressant son ventre dans la moindre retendue alors que ses iris s’accrochaient aux siens, provoquant.

« Ça risquerait de le traumatiser à vie… » parce que de voir ses parents le faire n’allait pas le choquer? Peut-être. Ses doigts mais avaient lentement remontées sur son torse, pressant sa peau en une caresse soutenue, ses lèvres taquinant son cou de baisers fiévreux. Parfois, elle avait envie de le dévorer pour qu’il ne lui échapper jamais. Elle ne peinait pas à voir comme il la fixait, de voir cette envie grimper en lui, elle n’en était pas moins excitée, sauf qu’elle le cachait mieux, son visage était un éternel masque de froideur, d’indifférence, si ce n’est ce sourire satisfait, victorieux, qu’elle lui décrocha en défaisant son pantalon, plus qu’attentive aux signes d’appréciation. Il ne lui résistait pas, et elle adorait ça, il était bien le seul… le seul à la fixer comme si elle avait la moindre valeur. Qu’il soit aussi faible pour elle, juste pour elle. Une de ses mains glissa d’ailleurs lentement sur son ventre pour se perdre dans son pantalon et presser avec envie la partie qu’elle préférait chez lui, en profitant pour coller son buste contre son torse, soupirant contre son oreille sa négociation agressive. « Ça marche, mais je veux au moins trois orgasmes. Sinon je te remplace par un truc à batterie. » Pas question qu’il tire son coup comme un rustre minable et la laisse en plan après qu’elle ait souffert le fast food qu’il choisirait assurément pour diner! …  À quel moment avaient-ils entamé de telles négociations? Elle n’en savait trop rien. Mais plutôt habituée à vendre son corps contre des faveurs, elle avait conclus le deal d’un : « Et si par baiser comme tu veux, t’entends encore de me la mettre dans les fesses, tu fais la vaisselle! » Yurina… on doute que ça soit un contrat en bonne et due forme si tu te mets à genoux devant lui en libérant sa virilité de ses vêtements, descendant son pantalon jusqu’à ses chevilles une main pressée scandaleusement sur sa cuisse.

… Mais elle appréciait probablement trop voir l’effet qu’elle lui faisait pour s’en priver. Elle mentirait si elle disait qu’elle ne prenait pas son pied à le voir faire. Un sourire avait joué sur ses lèvres, lèvres qu’elle approchait dangereusement de son entre-jambe avant que la fichue sonnette ne lui coupe toute capacité de bouger. Figée, elle l’était, défilant des scénarios catastrophes dans sa tête. Et si c’était Haruto? Son père? Elle ne savait dire lequel était pire. Obstinément, elle demeurait immobile, paniquée, ses paroles n’aidaient en rien. Et lorsqu’il poussa sur sa tête – chose qui d’ordinaire l’allumait plus haut point, elle se releva brusquement. « Ta gueule une minute. » Ça sonnait encore, clairement on la savait ici. Logique, sa voiture était en bas. Sans lui donner la chance de protester, elle avait agrippé son bras : « Tu la fermes, tu ne fais pas de bruit. »  Ou elle était morte. Morte. Tirant sans même lui donner la chance de remettre son pantalon, elle l’avait poussé vers la première pièce vide à sa portée, refermant la porte dans un : « J’arrive, j’arrive! » reprendre son air calme, ne surtout pas penser à ce qu’elle préférerait faire. Elle s’était déplacée vers la porte, l’avait entreouverte en espérant virer rapidement ses visiteurs lorsque trois de ses ‘’amis’’ firent leur entrée. Elle avait figée, porte ouverte.


« Bonjour Yurina. Ton père a eu peur que tu t’ennuis toute seule. Alors il nous a envoyé pour te tenir compagnie. Tu as bien des domestiques pour défaire tes boites? » Bien sûr, Daimon Saito ne voulait pas, même maintenant, ne pas savoir à la seconde ce que faisait sa fille unique…. Elle avait envie de soupirer, de hurler, pourquoi la privait-on de son peu de liberté. Pourquoi lui envoyait-on ces boulets? Des amitiés choisis, des gens de bonne famille… Elle ne voulait pas les voir. Elle n’avait pas bougé, avait tenté de leur expliquer qu’elle était débordée, sans succès, mais ils s’étaient permis d’entrer, refermant derrière eux. Super, elle qui voulait les renvoyer. « Oh c’est gentil d’être venu… »  Gentil à son ami Matsuda-san d’avoir amené sa frigide de petite amie et cette autre ‘’amie’’ un peu trop pétasse à son goût, Satsuki-chan avec sa jupe trop courte et son rouge à lèvre criard. Tout ce qu’elle espérait, c’était que Naoto ferme sa sale gueule. … Et que Satsuki la ferme, mais ça, c’était rêver. « Tu nous fait faire le tour? Ça a l’air tellement petit… » … Dix secondes, et elle voulait la tuer. Super. À quel moment avait-elle commencé à haïr ce monde-là, ces faux-semblants? Elle regrettait sa solitude avec un cabot, elle était clairement dérangée. Et pourtant, la petite de regret qui l’avait prise au cœur, elle n’avait pu la nier. Elle aurait mille fois préféré être seule avec Naoto et ses insultes. En fait, elle préférait Naoto. Point barre.

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