sad puppies + HAROON ♡

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     Ven 6 Oct - 14:03
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“Dogs are better than human beings because they know but do not tell.”


Un restaurant coréen ! Et pas n'importe lequel, le leur. Enfin, pas vraiment. Mais Ji Soo avait vraiment eu l'air heureuse lorsqu'il avait réservé en lui annonçant d'une voix enjouée que ça faisait longtemps et qu'elle leur désignait leur table habituelle, la mieux placée. Quand elle lui demanda si Kimyaki venait son petit cœur bondit de joie en se rendant compte qu'on les considérait – plus ou moins – comme une véritable famille. Et ce fut l'occasion de lui annoncer que la famille s'était depuis peu agrandie. Une fille ! Une petite princesse ! Takochi sortirait pour la première fois avec ses papas et son frère. La petite chienne était vraiment excitée à cette idée, Haruto le lisait dans ses deux yeux vifs et doux. Il avait d'abord voulu garder la surprise, mais n'avait pu tenir sa langue. Tenant le chiot entre ses grandes mains, il avait approcher son nez de sa truffe et lui avait annoncé la sortir du soir. Et elle avait compris, puisqu'elle lui avait tendrement léché le nez après qu'il lui ait embrassé son petit crâne tout doux.

Haruto aimait ces moments. Sa vie prenait un tournure plus douce, il était certain que Ji Hoon et lui réussirait à contrer le plan diabolique des Daimon. Ce mariage n'aurait pas lieu, le Japonais se le répétait encore et encore. Pour mieux se persuader, pour se tranquilliser. Tout irait bien. Et puis il y avait aussi des jours où il se fichait pas mal de tout ça, où il voulait plutôt profiter de son bonheur quotidien. Comme aujourd'hui, une journée de travail qui se finissait tôt, qui lui permettait de profiter du temps agréable de l'automne qui tombait sur Tokyo. Malgré le vent frais, le soleil réchauffait les rues. C'était sa saison préférée. Celle qui lui permettait de porter ses longs manteaux par-dessus ses chemises et pantalons de marque, sans pour autant les cacher complètement pour ne pas subir le froid mordant de l'hiver. La faute en incombait-elle à Ji Hoon ? Haruto ne saurait dire. Il avait toujours aimé bien s'habiller, malgré ses revenus pas toujours pharamineux. Le Japonais pensait qu'être bien vêtu était gage de sérieux et non d'orgueil.

C'était pourquoi il mettait toujours un peu de temps à choisir la tenue qu'il portait lorsqu'il sortait avec son petit ami. Même après plusieurs mois, Haruto voulait être toujours beau pour lui. Faire des efforts ne représentait pas une contrainte, bien au contraire. C'était plus une sorte de défi. Séduire chaque jour Ji Hoon l'enchantait. Il aimait voir ses yeux qui le dévoraient, l'envie au fond de ses pupilles. Ce désir, le Japonais devait l'entretenir. Ça avait aussi passé par ses cheveux. Les faire doucement reprendre leur couleur naturelle, parce qu'aussi sexy qu'il puisse être avec du rouge, du rose, des mèches délavées, ce qui lui allait le mieux, c'était clairement le noir. Correctement coiffé, il s'habilla enfin. Takochi le suivait comme à son habitude dans le petit appartement, alors que Kimyaki l'observait, couché sur son lit. Il avait récupéré le bichon sans avoir emporté le petit caniche. Et son fils n'avait pas vraiment semblé enchanté de la voir une fois les pattes posées dans l'appartement. Ce chiot était pénible, à lui tourner autour et à japper joyeusement ! Normal qui lui grognait après, malgré le ton rassurant de son papa japonais qui tentait tant bien que mal de les faire s'entendre.

Ji Hoon ayant un photoshooting, c'était au Japonais de s'occuper de leurs deux bébés. S'il en était ravi, Haruto se faisait du souci quant à la relation des deux petits chiens. Ils étaient si mignons ! Faits pour s'entendre ! Mais le bichon semblait buté. Et ses papas – surtout Haruto – avaient beau lui répéter qu'ils ne le remplaçaient pas, Kimyaki paraissait inquiet. Ou jaloux. Les deux, peut-être ? Ce ne serait pas simple, mais Haruto était persuadé qu'ils s'entendraient un jour ou l'autre. Jetant un coup d’œil sur la montre à son poignet gauche. Un sourire aux lèvres, il se saisit des deux laisses. « Vous êtes prêts ? » Kimyaki se redressa aussitôt, mais quand Takochi jappa, il répondit d'un grognement. Secouant la tête en posant sa grande main sur le crâne du petit bichon – déjà si grand ! – il le rassura avec douceur. « On va retrouver papa Hoonie ! » Comme s'il avait compris (ce qui était clairement le cas, qu'on se le dise), Kimyaki lâcha un bref aboiement. Passant son collier autour de son cou, Haruto lui sourit, le câlinant un instant, avant d'être interrompu par Takochi chouinant à ses pieds. Il se baissa alors pour la prendre dans ses bras et la câlina à son tour. Une fois que la drôle de petite famille fut prête, ils quittèrent l'appartement, Haruto se débrouillant au mieux pour ne pas mêler les laisses.

Takochi avait l'habitude de trottiner devant lui, quand Kimyaki marchait à ses côtés, fier comme un Kamiya-Lee. De nombreux passants se retournaient devant ce bel homme promenant ses deux adorables chiens, un sourire aux lèvres. Haruto y voyait la tendresse, mais aussi la jalousie. Ah, si seulement ils le voyaient en compagnie de Ji Hoon en plus de leurs deux petits bébés ! Une famille si parfaite ! Si parfaite que ça en était clairement criminel.Une main tenant les deux laisses et l'autre dans la poche de son manteau, le Japonais en sortit son téléphone pour informer son petit ami qu'ils approchaient du lieu de rendez-vous. Un sourire tendre et amoureux aux lèvres, il signa de petits cœurs, alors que le sien battait joyeusement dans sa poitrine. Une petite promenade avant de se rendre au restaurant coréen. C'était parfait, et peut-être que la Japonais aimait exhiber son bonheur, même s'il savait que ce n'était pas très poli que de le secouer en pleine face des autres tokyoïtes qui l'entouraient. Qu'importe. Il en avait le droit.

Il avait si hâte de retrouver Ji Hoon. Peut-être jouaient-ils un peu avec le feu. Se retrouver comme ça, avec leur deux chiens, pour un dîner en tête à tête... En soit, ils ne faisaient rien de mal, mais tout le monde n'était pas dupe. Le Coréen connaissait un succès croissant. Ses photos se retrouvaient de plus en plus souvent dans des magazines connus. Il signait des contrats de plus en plus importants. Haruto était si fier de lui, bien qu'il n'eut jamais douté de sa capacité à réussir. Néanmoins, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. C'était un sentiment étrange qu'il essayait au mieux d'oublier. Mettre de côté ses inquiétudes, pour faire comme si elles n'existaient pas. Hors de question de tout gâcher à nouveau. En tant que petit ami, son rôle était de soutenir l'être aimé. Ji Hoon méritait son succès, et Haruto serait là pour le féliciter. Il l'aimait tellement ! Quand tout serait rentré dans l'ordre, il envisageait sérieusement d'annoncer officiellement leur couple, au moins à ses parents. Il voulait tellement que le monde entier sache ! Mais si cela devait empiéter sur la carrière de mannequin de son homme, il voulait bien vivre encore un peu caché. Tant qu'ils vivaient heureux !

Perdu dans ses pensées, il faillit lâcher Takochi qui le tirait toujours plus fort vers l'avant. « Takochi, ça suffit ! » Se baissant pour l'attraper, il fronça les sourcils et la gronda comme il le put devant sa petite bouille de bébé caniche toute mignonne. Pour finir, il l'embrassa sur le crâne, la gardant collée à son torse pour éviter qu'elle ne court trop loin devant lui. A ses côtés, Kimyaki s'était assis à ses côtés, dressé à la perfection. Sa main libre lui tapota le crâne, avant de le caresser pour de bon. Il était un papa comblé, si fier de son bébé ! Choyant le doux pelage immaculé, Haruto se promit de le récompenser pour sa bonne conduite. Il avait bon espoir que Takochi le prenne pour exemple ! Se redressant, le Japonais s'aperçut qu'ils étaient en fait arrivé près du restaurant. Une silhouette connue les attendait de l'autre côté de la route. « Hoonie ! » Un large sourire aux lèvres, il leva le bras que tenait la laisse de Kimyaki. Ce qui se passa ensuite fut si rapide que Haruto ne réalisa pas tout à fait, n'ayant pas le temps de comprendre. La laisse seulement coincée entre son pouce et son index lui brûla la peau, lui échappant à une vitesse affolante. Le feu vert donnait l'autorisation aux voitures de passer, le bonhomme rouge empêchait les pitons de traverser. Mais aussi intelligent qu'était leur bébé, il ne sembla pas le remarquer. « KIMYAKI !!! » Un crissement de pneu, le taxi s'arrêta quelques mètres plus loin, warnings clignotant dans le crépuscule qui tombait.

Haruto se précipita sur la route, Takochi serrée contre lui. Peut-être un peu trop fort, la petite chouinait, mais il ne s'en soucia pas. Il devait s'assurer que Kimyaki allait bien. Faites qu'il aille bien ! « Kimyaki ! Kimyaki ! » Les voitures contournaient le petit corps inerte sur l'asphalte. Bredouillant des excuses, le pauvre chauffeur de taxi assura ne pas avoir vu le bichon courir sous ses roues, ne l'ayant aperçu qu'au dernier moment. Le temps d'une embardée qui malheureusement n'avait pu éviter le choc. Lâchant Takochi qui chouinait toujours, les yeux plein de larmes, Haruto tomba à genoux, osant à peine tendre la main vers son bébé. Du sang maculait le bitume dans une petite flaque. « Pardon, pardon... » Des sanglots se coinçaient dans sa gorge, les larmes coulaient sur ses joues. Haruto ne savait pas s'il s'excusait auprès du bichon ou de Ji Hoon qui approchait. Mais qu'est-ce qu'il avait fait !

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     Dim 8 Oct - 0:39

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Il faisait un peu frais actuellement, rien pour déranger Ji Hoon pour autant. Tout allait presque pour le mieux. Il lui semblait retrouver un semblant de vraie relation avec Haruto. Il en oubliait presque ces sales fiançailles, comme s’il n’avait pas à le partager. A lui , juste à lui, et c’était très bien ainsi. Le Coréen ne s’en faisait pas ; il retrouverait son homme bientôt. Il ne manquait que Koike de leur côté et cette pauvre idiote pourra bientôt pleurer toutes les larmes de son corps pour avoir osé se mettre sur son chemin et toucher ce qui lui appartenait. Haruto lui appartenait ; il était à lui, depuis toujours. Dès qu’il l’avait rencontré, il avait ressenti ce besoin de le garder pour lui, de l’enchaîner. Hors de question de laisser à une autre personne. Après tout, ils s’aimaient bien trop pour tolérer une gueuse entre eux. Oui, un couple parfait, merveilleux ; qu’on devait jalouser dans la rue, qu’on devait envier sans se l’avouer. Deux hommes oui, mais deux hommes avec un amour fort, si fort. Presque indécent. Mais Ji Hoon s’en fichait bien, il ne comptait rien changer.

C’était pour cela qu’il avait été particulièrement joyeux toute la journée, un peu trop selon le photographe. Il ne devait pas sourire comme ça ! Mais c’était plus fort que lui. Ce soir, il se rendait dans son restaurant favoris avec son petit-ami et ses bébés. En famille. Comment pourrait-il être triste ? Impossible ! Beaucoup trop heureux rien que de pouvoir se l’imaginer. Leur petit univers reprenait vie et cela suffisait à son bonheur. Ces personnes ne pouvaient pas comprendre, ils ne connaissaient pas cela. Ils n’aimaient pas aussi intensément, et personne ne les aimait comme Haruto l’aimait. Bien triste, mais tant pis pour eux ! Ils étaient heureux et c’était le principal, qui avait besoin de se soucier du reste ? Certainement pas lui. Il ne pouvait considérer sa vie sans son Japonais, et tant qu’il était dans la sienne, il ne pouvait pas être malheureux. Tant pis s’il ne dégageait aucune mélancolie, s’il semblait trop heureux. Il se reprenait comme il pouvait, mais on ne pouvait empêcher ses yeux de briller, l’esprit en permanence tourné vers la même personne. C’était plus fort que lui.

Oui, en permanence, Haruto tournait dans son esprit. Il repensait à des choses qu’ils avaient faits ensemble, des choses qu’il avait pu dire ou faire, qui l’avait amusé, qui le charmait. Il s’imaginait des choses qui pourraient arriver. Un voyage, une sortie, laissant son esprit fantasmer sur leur avenir, comme un adolescent amoureux. C’était bien ce qu’il était, sauf que ce qu’il imaginait pouvait se réaliser. Ji Hoon y croyait ! Ils auraient même un avenir encore plus beau que celui qu’il imaginait. Son cœur ne se réchauffait rien que d’y penser. S’imaginer tous les deux, vivre pleinement leur amour sans se soucier de leurs familles, de ces fiançailles. Juste deux personnes qui s’aimaient plus que tout, sans se cacher, sans embêter personne. Juste eux. Dans leur petite bulle parfaite. Il y avait encore des blessures à panser, des choses à régler, des sentiments négatifs à effacer, mais ils y arriveraient. Quatre ans déjà qu’ils se côtoyaient, ils avaient su traversé beaucoup d’épreuves ensemble. Ils parviendront à traverser les suivantes sans mal, main dans la main, à toujours se tirer vers l’avant.

« Bonne soirée ! » Son sourire enfin autorisé, il secoua la main vers l’équipe pour les saluer, filant à toute allure dans les rues de Tokyo pour retrouver son bel amoureux et ses bébés. Il avait hâte ! Et il mourait littéralement de faim. Ji Soo allait rencontrer Takochi. Elle n’avait pas intérêt à l’aimer plus ou la trouver plus jolie que Kimyaki ! Son bébé était le plus beau. Takochi était aussi son bébé, mais il n’arrivait pas à la mettre au même niveau que Kimyaki dans son cœur. Il avait tellement attendu pour avoir son petit chien (toute sa vie) et il représentait beaucoup pour lui. Pour eux. Il avait grandi en même temps que leur relation évoluait, qu’ils se découvraient cet amour longtemps enfoui. Tout naturellement, il était devenu leur bébé. Ils le considéraient ainsi, leur enfant, bêtement. Ce n’était qu’un chien, mais qui représentait tellement.

Une fois devant le restaurant, il attendit, toujours un léger sourire flottant aux lèvres. Il avait hâte. Il commençait à faire nuit, il pourrait sûrement embrasser Haruto discrètement. Ils devaient faire attention ! Mais comment résister ? Haruto était si embrassable. Il ne pouvait pas le regarder sans en avoir envie ! C’était une véritable drogue. Il devenait un junky avec son homme, accro à ses lèvres, à sa peau. A lui, tout entier. Il ne se lassait pas, au contraire, ça empirait. Il devait tenter de se calmer, néanmoins en public. Mais sa résolution fut de courte durée puisqu’un grand sourire éclaira ses traits en les voyants arriver plus loin. Si beaux, tous les trois ! Sautillant presque sur place, impatient de pouvoir les retrouver, il s’approcha du bord de la route, attendant sagement qu’ils approchent pour lever doucement la main et les saluer.

Il regretta. Oh, oui, il regretta ce geste. Tout était allé si vite. La main de Haruto qui se levait et lâchait la laisse, son petit bébé qui bondit vers l’avant, ce choc, cette voiture. Son cœur dut s’arrêter, il n’avait même pas pu crier tant sa main s’était posée violemment sur ses lèvres. Ses yeux s’étaient fermés, c’était comme s’il n’entendait plus rien. Le calme plat. Non. Il avait halluciné. Pourtant, en ouvrant les yeux la scène était bien réelle. C’était bien Kimyaki. Son bébé. Son petit bébé à lui, allongé contre le bitume. Dès qu’il put, il s’élança vers son petit, poussant brusquement le chauffeur de taxi pour voir le bichon. « Kimyaki ! KIMYAKI ! » Il n’osait même pas le toucher. Il ne prêtait même pas attention à Haruto, son cœur battait si vite, lui faisait mal. Non, il ne pouvait pas être mort. Pas lui. Pas son bébé. Son meilleur ami ! Il était toujours là. Il l’aimait toujours, ne l’abandonnait pas, quoiqu’il arrive. Ne se lassait pas de lui. « Non, Kimyaki, debout… » Il murmura les mots en coréen, laissant ses doigts doucement glisser sur son beau pelage. Non, ça ne pouvait pas être vrai. Pas lui. Pas Kimyaki. Glissant sur son ventre, il remarqua un léger mouvement. Il respirait… Il respirait encore. « Il respire…. IL RESPIRE ! » Ce fut comme si on le ramenait à lui, ses larmes stagnaient et son regard se leva vers Haruto. « Mais bouge toi, tu vas pas le laisser crever ici ! Vas chercher la voiture ! » D’un geste, il poussa le Japonais pour qu’il aille plus vite alors qu’il porta délicatement le petit corps du bichon pour l’enlever de la route, se fichant bien de tâcher ses beaux vêtements de sang. « Tiens bon, bébé, on va te sauve… Tu peux pas me laisser, d’accord ? Tu peux pas… » Fermant les yeux, il tenta de retrouver son calme. Il était en colère, il était affolé, il avait peur. Son atention était totalement porté sur le petit chien. Son petit chien. « PRENDS DEJA DES TRUCS POUR LE SOIGNER. » Il hurlait à s’époumoner pour que Haruto l’entende. Kimyaki ne pouvait pas mourir. C’était son bébé, celui qui était fait pour lui, pour eux. Celui qui devait vivre une belle et longue vie. Le petit chien le plus aimé au monde. Le leur.


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     Dim 8 Oct - 21:25

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Haruto affichait un bonheur parfait. Que tout le monde les regarde ! Que tout le monde les jalouse ! Il s'en fichait pas mal. Il exposait sans honte son bonheur parfait, et tant pis si demain des frustrés commenteraient sur le Net à quel point ils le trouvaient gay. Les commentaires ne l'atteignaient pas, puisqu'au fond, c'était vrai. Pauvre Yurina, comme ils disaient de façon ironique. Sa vie sexuelle ne les regardait pas, de toute façon. Ce qu'il vivait avec Ji Hoon, Haruto avait l'impression que peu de gens pouvaient comprendre. C'était à la fois triste et merveilleux. Triste de se dire que personne ne serait en mesure de comprendre, mais merveilleux d'être justement les seuls. Jamais le Japonais ne s'était senti à ce point unique. Les mots ne parvenaient à décrire ce qu'il ressentait, ce qu'il vivait avec son petit ami. Ce n'était pas juste de l'amour physique, c'était bien plus que des sentiments partagés. Ils formaient un ensemble harmonieux dans leurs différences. Ils s'étaient trouvés, et le psychiatre s'était mis à croire aux vies antérieures, à une personne lui étant destinée à travers les âges. C'était dingue, mais il en était persuadé.

Mais cette vie, cette existence, malgré les difficultés qu'ils avaient déjà rencontré, c'était celle que Haruto préférait. Pour rien au monde il n'échangerait Ji Hoon. Ensemble, ils s'acceptaient mutuellement, apprenaient à voir les choses différemment. Chacun ouvrait l'esprit à l'autre sur des sujets différents. Ils avaient changé au contact de l'autre, mais pour le meilleur. Ces fiançailles ne gâcheraient rien. Ils réussiraient ensemble à tout réparer, à soigner les blessures. Haruto se ferait pardonner, et avec le temps, il se pardonnerait à lui-même. Comment pouvait-il en être autrement, quand tous les deux partageaient un amour si puissant ? Et puis, il en allait du bonheur de leur petite famille ! Avec le temps, aussi, Kimyaki finirait par apprécier Takochi. La pauvre petite l'adorait déjà, mais le bichon l'évitait toujours, la snobant royalement pour aller chercher de l'affection auprès de son papa le plus proche – souvent, c'était Ji Hoon. Haruto ne savait plus quoi faire pour les faire s'aimer. Il les prenait toujours contre lui, un de chaque côté, lorsqu'ils regardaient la télévision tous les trois, quand Ji Hoon devait poser en fin de journée. La carrière de son homme décollait lentement mais sûrement, et ils attendaient tous les trois avec impatience le jour où il apparaîtrait à l'écran.

Jusqu'à ce jour, Haruto s'efforcerait de faire apprécier Takochi à Kimyaki. Après tout, ils allaient bientôt à nouveau habiter tous ensemble ! Et le Japonais se refusait de choisir l'un d'eux comme préféré. Il regrettait la façon dont l'adoption de la petite chienne fut faite, mais ne pouvait clairement revenir en arrière. S'il savait que Ji Hoon l'avait adoptée, ce ne serait jamais pareil que pour Kimyaki, ça, il l'avait deviné. Peut-être de son côté alors, montrait-il parfois un peu plus d'attention à la petite boule de poils noire qui lui couraient tout autour. De sa voix basse et chaude, il parlait au bichon en lui répétant qu'il l'aimait tout autant. Il lui disait également combien il serait comblé de les voir s'entendre, comme de vrais frère et sœur ! Le temps ferait tout, le psychiatre était confiant. De plus, s'ils voyaient combien leurs papas les aimaient, ça ne pouvait que marcher.

Le tout était de passer du temps ensemble. Comme ce soir ! Haruto avait tellement hâte de retrouver Ji Hoon... Il se demandait vraiment s'il arriverait à ne pas avoir l'air trop gay. Ses mains semblaient bouger seules, comme attirées par le corps de son petit ami. Comme si elles devaient sans cesse le toucher, comme pour s'assurer qu'il était bien là près de lui. Bien sûr, Haruto adorait ça. Et ses yeux qui le dévoraient tout entier. Il se perdait si facilement dans son regard ! Ses lèvres qu'il mourrait d'embrasser à chaque fois qu'il parlait... Pinçant les siennes, le Japonais se sermonna mentalement. Pas en pleine rue, pas tout seul alors qu'il promenait ses deux petits chiens. Surtout que Takochi faisait un peu ce qu'elle voulait, puisqu'il ne veillait plus aussi bien, perdu dans ses pensées. Il devrait la gronder plus sincèrement que ça, mais impossible devant son regard si adorable ! Dans la précipitation pour l'attraper, il avait légèrement perdu sa prise sur la laisse de Kimyaki, il coinça finalement entre deux doigts. Le bichon pourrait très bien se promener seul, mais ils avaient toujours cette peur que quelqu'un leur vote leur bébé. Et puisque Ji Hoon refusait le porte-bébé...

Ji Hoon ! Un grand sourire éclaira ses traits lorsqu'il l'aperçut de l'autre côté de la rue. Bien sûr qu'il leva la main pour lui rendre son salut. C'était évident. Comment aurait-il pu imaginer l'horreur qui suivit ? C'était comme dans un film, Haruto crut vivre la scène au ralenti, comme si tout était soudainement devenu silencieux autour de lui. Chaque son, pourtant, s'était très clairement enregistré dans son esprit. Son cri, celui de Ji Hoon, le crissement des pneus, Takochi chouinant contre lui, les murmures des passants témoins de la scène. Ses semelles qui claquèrent sur le bitume alors qu'il se précipitait près de son bébé blessé. Oui. Blessé. Impossible qu'il soit... Haruto ne voulait même pas le penser. Un haut-le-cœur le prit quand il rejoignit Ji Hoon. Des excuses s'échappaient de ses lèvres, il tenait toujours la petite chienne entre ses bras. « Je... Je n'ai pas compris... C'est allé si vite... » Voir son homme aussi paniqué lui fit monter les larmes aux yeux. Il poussa une petite exclamation, comme le souffle coupé, quand Ji Hoon annonça qu'il respirait encore. Sursautant quand il lui hurla dessus, Haruto resta un instant bête. Le laisser crever ici ? Les mots furent comme un électrochoc, et quand Ji Hoon le poussa, il reculait déjà pour se précipiter jusqu'à son appartement.

Heureusement, ce dernier ne se situait pas si loin. Jamais Haruto n'avait couru aussi vite. Takochi coincée contre son torse, il se fichait bien de bousculer quelques passants mécontents. Il manquait se casser la figure deux ou trois fois, mais cette course lui rappelait étrangement le Bubble Run. A croire que cet événement servait tout de même à plus que de gagner des points auprès des Daimon ! Montant les marches quatre à quatre, il lâcha finalement le petit caniche sur son lit, s'excusant rapidement auprès d'elle. Cette dernière chouinait, mais Haruto n'avait pas le temps. Attrapant tout ce qu'il pensait être utile dans sa boîte à pharmacie, il fourra le tout dans un sachet en plastique. Quand Takochi chouina plus fort, il lui ordonna de se taire d'un ton autoritaire qui la fit descendre du lit pour s'y cacher dessous. Le Japonais s'en voulut aussitôt, n'ayant jamais levé la voix sur elle, mais toutes ses pensées et inquiétudes étaient tournées vers Kimyaki et Ji Hoon qui l'attendaient. Claquant la porte derrière lui, sourds aux plaintes de sa petite princesse, Haruto dévala les escaliers dans l'autre sens, sauta dans sa voiture et démarra en trombe.

Se garant le plus près possible, il sortit de la voiture sans éteindre le moteur. « Je suis là ! » Il courut vers son homme. « Comment il va ? » Respirait-il encore ? Sa grande main se posa sur le pelage légèrement souillé de sang. Son cœur se serra. Le pauvre bichon réagissait à peine. Le chauffeur de taxi proposa bien de les accompagner en leur assurant que la course serait gratuite, mais ses paroles ne firent qu'énerver le Japonais qui refusa d'un ton sec. Il devinait sans mal que le pauvre homme avait dû faire la même proposition à Ji Hoon. « Tu veux conduire ? Je peux essayer de le soigner dans la voiture... » Haruto se sentait terriblement mal. C'était de sa faute. Alors qu'il se dirigeait vers le véhicule, il cherchait les mots pour rassurer son homme. « Ça va aller, Kimyaki est fort... » Des paroles bien stupides, pour un psychiatre. Montant dans la voiture, il sentait l'inquiétude lui oppresser la poitrine. Ils ne pouvaient pas perdre leur bébé comme ça ! S'installant finalement derrière le volant, Haruto démarra avant même de s'assurer que Ji Hoon était bien attaché. Se frottant le nez du revers de la manche, le Japonais ravala ses larmes. Pas question de faire un accident ! « Il y a ce qu'il faut dans le sachet... Compresse... Contre son ventre. » Il réalisa alors qu'il ne connaissait pas l'étendue des dégâts. « Il est blessé où ? Comment ? » Ses mains se crispèrent sur le volant. Le cabinet de leur vétérinaire n'était plus si loin. Juste encore un peu. Kimyaki survivrait. Il le devait ! Sa main se détacha de la couronne pour se poser timidement sur la cuisse de son homme. Leur bonheur était-il à ce point insolent pour que le malheur frappe sans cesse à leur porte ? Pourquoi le karma s'acharnait ? Pourquoi viser un pauvre être innocent ? C'était injuste. Ils ne méritaient pas ça !

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     Dim 8 Oct - 23:37

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Qu’il était pénible, à réclamer ce petit chien à ses parents ! Et qu’il était triste, quand on lui disait non. La maison était déjà trop petite pour six, alors un chien en plus serait de trop. L’enfant qu’il était comprenait difficilement. Il voulait son petit chien. Il n’avait pas demandé la naissance de Sooyoung et Jin Seok. A son sens, ils auraient pu arrêter après Mei Lin. Chacun aurait eu sa propre chambre et ils auraient pu adopter un chien. Mais ça n’avait jamais été possible. Puis Liang et lui étaient partis, sans jamais vraiment se poser. Ils ne savaient jamais quand ils repartiraient, cela pouvait arriver d’un jour à l’autre. Adopter un petit compagnon n’était pas envisageable. Jusqu’à s’installer au Japon, un an, deux ans, trois ans, quatre ans… Au final, il savait qu’il ne partirait plus. Sa vie, il la ferait ici. Alors quand on lui avait parlé de ce petit chiot qui ne trouvait pas de famille, il n’avait pas hésité. Il l’avait vu, il avait su que c’était lui, ce petit chien qu’il attendait depuis toujours. Une évidence, un peu comme Haruto. Ce n’était pas comparable, mais ils étaient tous les deux importants. L’un comme le petit chiot qu’il avait toujours désiré, l’autre, comme cette significative personne qu’il se languissait de retrouver sans jamais le réaliser pour autant.

Oui, c’était pour ça qu’il était si heureux quand il savait qu’il allait bientôt le retrouver autour d’un délicieux repas coréen. Il pourrait raconter sa journée à Haruto, le taquiner en lui disant qu’il portait atteinte à sa carrière en le rendant si heureux ! Il le faisait nager dans le bonheur et son sourire ne parvenait jamais à s’effacer. Une honte, vraiment. Un petit rire quitta ses lèvres. On devait le prendre un fou, ce type qui riait seul dans la rue. Il s’en fichait, ils ne comprenaient pas. l’amour au Japon, ils ne connaissaient plus. Dans le monde entier, même. Une histoire comme la leur, il n’y en avait pas deux. Quatre ans de déni, c’était fou ! Ils avaient fait tant de choses ensemble avant. Ils s’étaient connus en couple avec d’autres, ou du moins, pour Haruto. Son petit-ami l’avait vu quitter des soirées bien accompagné, bien que plutôt rarement quand il n’était qu’avec lui. Il préférait rester avec lui que de draguer des filles et partir avec elle. Il était toujours beaucoup mieux avec Haruto. Inconsciemment, ils le savaient peut-être, ils n’étaient juste pas prêts. Plus tard, le temps de laisser l’idée germer dans leurs esprits. Un electrochoque. Quand son cœur s’était emballé à la montagne après l’avoir embrassé, quand il avait eu envie de le faire encore et encore sans jamais se l’avouer. Ce sentiment qu’il avait enfin trouvé sa place. Après avoir tant voyagé sans jamais se poser, à toujours changé, il avait compris qu’il n’avait jamais su où se poser. Sa place, c’était avec lui, contre lui.

Lever sa main, lui sourire… Non, il n’aurait pas imaginé qu’il puisse lâcher Kimyaki. Son cœur s’arrêta en le voyant s’élancer vers l’avant. Non, ce n’était pas réel. Pas lui, pas son petit bébé. Pas Kimyaki. Ce chauffeur de taxi ne réalisait pas ce qu’il avait fait. Ce qu’il avait osé faire. Ce bichon comptait tellement pour eux. Leur bébé, comme leur enfant. On ne les comprenait pas, il s’en fichait pas mal. Il l’aimait, il l’adorait. C’était bien simple, pourtant. Se précipitant vers lui, il resta paralysé en voyant le sang. Non… Pas Kimyaki… Il avait beau l’appeler, il ne réagissait pas. il semblait respirer mais il avait mal. Il souffrait. Cette pensée lui était insupportable. Ce petit bichon devait être heureux. heureux, rien d’autre ! Il avait envie de hurler à Haruto de se la fermer, il se fichait bien qu’il n’avait pas fait exprès. Kimyaki n’irait pas mieux grâce à cela. Il devait bouger ! Chercher la voiture ! Ils devaient le sauver. Le repoussant pour qu’il le fasse le plus rapidement possible, il continua à doucement caresser son petit qui réagissait à peine. Il crut entendre un léger couinement qui lui brisa le cœur. Il lui répétait de tenir le coup. En coréen, en chinois, en japonais, pour qu’il comprenne. Qu’il était là, qu’il avait besoin de lui. Qu’ils l’aimaient si fort ! Aucun petit chien sur terre n’était autant aimé que lui. Le chauffeur de taxi continuait à se confondre en excuse, mais Ji Hoon voulait qu’il se taise, qu’il arrête de parler. Il en avait assez fait.

Le crissement de pneus lui fit relever la tête. Haruto était enfin là. Sa question l’énerva un peu et il fronça les sourcils en le regardant. « A ton avis ? » Comment pouvait-il aller ? Il venait de se faire percuter par une voiture ! Il jeta un regard noir au chauffeur de taxi, se baissant pour saisir son petit avec précaution, tenant bien sa tête pour l’amener contre son torse. Ses mains tremblaient, c’était sans hésitation qu’il secoua la tête à sa question. « Je peux pas, je vais pas y arriver. » Il tremblait trop. Il se sentait tout bonnement incapable de prendre le volant, il allait définitivement les tuer tous les trois. « Tu me diras quoi faire. » C’était lui le médecin, après tout. Avec précaution, il s’installa dans la voiture, son petit bichon posé sur ses jambes. Sèchement, il secoua la tête, rejetant les mots qu’il disait. « Tais-toi, je veux pas t’entendre dire ce genre de trucs. » Ça ne le rassurait pas, au contraire. Ce qu’il voulait entendre, c’était qu’il allait s’en sortir, aussi faible qu’il était. Il lui semblait que sa respiration était de moins en moins marqué. Ils devaient faire vite.

Ses mains attrapèrent la pochette, suivant les directives du Japonais, il sortit les compresses et les posa sur la plaie du petit chien, fronçant les sourcils à la question du Japonais. « Sur le flanc, un peu la patte, je crois. » Il n’osait pas tout le toucher. Gardant ses yeux rivés sur lui, il le gardait collé contre son torse, lui gratouillant un peu le crâne. Parfois, il lui murmurait de rester éveillé, de rester avec lui. Tout irait bien. Ils étaient là. On allait bientôt s’occuper de lui. Et bientôt, ils rentreraient à la maison tous ensemble. Voyant le cabinet vétérinaire, il poussa un soupir de soulagement. Attendant que son Japonais se gare, il fit toujours très attention quand il bougeait pour ne pas déranger le petit chien, quittant la voiture pour aller rapidement chez le médecin pour animaux, comme il le disait si bien d’ordinaire. Elle le reçut immédiatement face à l’urgence, profondément concerné par le sort du petit chien qu’elle connaissait plutôt bien. Il avait fait tous ses vaccins chez elle et elle l’avait pucé. Elle devait l’examiner, voir si quelque chose de vital avait été touché. Ils avaient de la chance, il aurait pu mourir sur le cou si la nuque avait été touché. Doucement, elle leur demanda de sortir pour tenter de le réanimer dans un premier temps. Le petit avait perdu connaissance. Elle reviendrait vers eux dès qu’elle aurait des nouvelles.

Ji Hoon passa rapidement aux toilettes pour se laver les mains. Sa chemise était souillé de sang, mais il s’en fichait. Il n’en avait vraiment rien à faire. Retournant dans la salle d’attente, il se laissa tomber sur une chaise, enfouissant son visage entre ses mains. Un silence pesant glissait dans la pièce. Ils étaient seuls, ils n’entendaient rien. Lentement, il se releva, fixant le sol de ses sourcils froncés par l’inquiétude. « C’est ta faute. » Non, il ne devait pas le blâmer. Pourtant, il n’avait pas pu se contenir. Il le faisait clairement. Haruto était déjà assez mal, mais Ji Hoon lui en voulait. Vivement, son regard se tourna vers lui. « Tu tenais Takochi si fermement contre toi et t’étais pas fichu de garder Kimyaki bien en laisse. » C’était injuste, pourquoi n’avait-il pas fait plus attention à leur bébé ? Celui qui les aimait et ne voulait que leur bonheur ? Tous les trois, ensemble. Ses yeux se fermèrent, il sentait les larmes lui monter aux yeux. Qu’il se taise maintenant. « Il a intérêt à survivre. » Ji Hoon mettrait du temps à s’en remettre. Mais sans doute aussi du temps pour pardonner Haruto. Ce serait la goutte de trop, il ne pourrait pas le supporter. Cette année, Haruto semblait enchaîner les choses. Cet accident, cette amnésie, ces fiançailles, et maintenant, Kimyaki. C’était trop, beaucoup trop. Tellement plus que ce que Ji Hoon pensait supporter.


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     Lun 9 Oct - 15:42

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“Dogs are better than human beings because they know but do not tell.”


Alors qu'il roulait vers le lieu de l'accident, Haruto se rappelait des moments passés avec Kimyaki. Du moment où Ji Hoon lui avait présenté cette petite boule de poils blanche jusqu'à cet instant tragique où il l'avait vu détalé sur la route et n'avait pu le retenir. Son cœur battait terriblement vite et fort, le faisait souffrir. Ils ne pouvaient pas perdre leur bébé, pas maintenant ! Ils en avaient besoin. Surtout Ji Hoon, Haruto le savait. Le petit chien avait été un réconfort dans les épreuves qu'il traversait par sa faute. S'il succombait à ses blessures... Non. Il ne devait pas penser ça. Il devait être fort. Et Kimyaki aussi ! C'était le bichon le plus intelligent, le plus malin, le plus fort de tous les bichons ! Jamais Haruto n'aurait pensé aimer à ce point un chien. Sûrement parce qu'il était bien plus que ça. Bien plus qu'un simple animal de compagnie. Son bébé, celui qu'il avait avec Ji Hoon. Le début d'une vie de famille. Un symbole de leur amour.

Et Haruto se surprenait à rêvasser d'une vie future avec des enfants – adoptés – et Kimyaki courant dans un jardin. Ji Hoon et lui auraient cette belle vie, il le jura solennellement. Ça lui fendait le cœur de laisser Takochi. Cette petite était venue trop tôt dans leur vie. Aussi fort que Haruto l'aimait, il ne pouvait le nier. Elle avait été adoptée au mauvais moment. Cependant, elle représentait aussi beaucoup. Un an qu'ils étaient en couple. Elle était censée le symboliser. Il voulait tellement que Ji Hoon et Kimyaki l'aiment également comme lui l'aimait. La pauvre chienne n'y pouvait rien. Elle les aimait, elle. Elle ne portait que de l'affection à leur égard, tentant chaque jour de recevoir une démonstration d'amour en retour, sans grand succès. Si le Coréen l'avait adoptée et acceptée, il n'en allait pas de même pour Kimyaki. Une fois que ce dernier serait remis sur pattes, Haruto se promit de tout mettre en œuvre pour qu'ils s'apprivoisent. Un frère et une sœur ne pouvaient rester perpétuellement en conflit.

Ils devaient à nouveau vivre ensemble, et ce serait plus simple. C'était ce que Haruto avait voulu proposer à Ji Hoon, ce soir, alors qu'ils partageaient un barbecue en glissant discrètement quelques morceaux à leurs bébés gentiment installés sous leur table. Haruto avait prévu de lui annoncer que tout allait selon leur plan, que tout prenait place. C'était peut-être le karma. Ils l'avaient cherché. Mais pourquoi Kimyaki ? Le pauvre bébé n'avait rien à voir dans l'histoire. Il n'avait même jamais mordu Yurina ! C'était trop cruel. Et les larmes aux yeux, alors qu'il rejoignait Ji Hoon toujours près de son petit chien, Haruto maudissait les mauvaises forces qui s'acharnaient contre eux. N'avaient-ils donc pas le droit d'être heureux ? A croire que non. La confusion de l'accident le faisait dire n'importe quoi. Il le savait, mais son cerveau semblait avoir du mal à imprimer. Il sentait la pointe d'énervement dans la voix de Ji Hoon. Cette colère latente retournée contre lui. Et lui la retournait contre ce malheureux chauffeur de taxi encore tout affolé d'avoir sûrement écrasé le plus beau chien de tout Tokyo. L'homme eut le temps de glisser une carte de visite à Haruto, avant de reculer de peur de se faire frapper, bouleversé. Une vieille dame le soutint et l'amena près de son véhicule, mais Haruto ne s'en souciait déjà plus, rangeant d'un geste rageur la carte dans la poche de son manteau.

« Pardon... Oui, je... Je vais conduire. » La tension entre son homme et lui était palpable, donnant envie à Haruto de fondre en larmes et de s'excuser encore et encore. Il n'avait rien vu venir ! Allumant le contact en tremblant, il prit la route sans un regard pour les passants qui leur jetaient des coups d’œil curieux. Que ce maudit chauffeur de taxi explique à la police pourquoi la circulation était bloquée ! « Est-ce qu'il a bougé ? » Ses mains se crispèrent sur la couronne, ses lèvres se pincèrent. « Même un peu, une patte, ou levé la tête ? » Il supposait que c'était la même chose qu'un être humain. Si leur bébé était touché à la colonne vertébrale, Ji Hoon avait fait une erreur dans la précipitation en le portant contre lui. « Si les saignements s'arrêtent au bout de cinq minutes, c'est moins grave que ça en a l'air. » Il voulait rester positif, puisant dans son courage pour se montrer le plus calme possible, alors que ses larmes menaçaient à tout moment de couler. Se rassurer, rassurer son petit ami. Sa main se posa timidement sur sa cuisse, et ce geste se voulait tout aussi rassurant. Ses doigts serrèrent un peu, comme pour dire qu'il était là. Que lui aussi s'inquiétait pour leur bébé, mais qu'il était confiant. Ils devaient l'être ! Kimyaki était fort.

Une fois garé, Haruto eut à peine le temps d'éteindre le moteur que Ji Hoon sortait déjà du véhicule. Son cœur se serrait en le voyant porter le bichon se précautionneusement. Cela témoignait du choc, mais aussi de l'inquiétude et sûrement des dégâts qu'il pensait y avoir. Un frisson fit trembler le Japonais alors qu'il verrouillait le véhicule, trottinant derrière son petit ami pour le rejoindre le plus rapidement possible. La vétérinaire les connaissait bien. C'était un couple fidèle de l'établissement. Elle était comme la marraine la bonne fée de Kimyaki, et le petit chien se sentirait sûrement en sécurité ici. Laissant Ji Hoon expliquer la situation, Haruto s'épongea le front du revers de sa main. Il avait affreusement chaud, dans son long manteau. Quand son bébé fut emmenée dans une salle de soin, il s'inclina bien en avant devait la vétérinaire pour la remercier de le prendre si vite en charge. Quand il se redressa, il eut à peine le temps de voir Ji Hoon se diriger vers les toilettes. Le silence retomba lourdement autour de lui, oppressant. Respirant bruyamment par le nez, Haruto se débarrassa de son manteau, se servit un verre d'eau à la fontaine, et s'écroula sur une chaise de la salle d'attente déserte. Le gobelet trembla alors que ses lèvres embrassèrent le plastique. L'eau fraîche humecta ses lèvres, mais sa gorge restait sèches. De sombres pensées commençaient à trouver leur chemin dans son esprit.

Quand Ji Hoon le rejoignit, Haruto lui adressa un pauvre sourire. Le sang de Kimyaki maculait la belle chemise qu'il portait et cette vision provoqua en lui un profond malaise. Et si c'était vraiment plus grave que ce qu'il voulait bien penser ? Son regard trouble de larmes fixaient l'eau de son gobelet. Il s'attendaient chaque seconde à ce qu'une larme y tombe. Reniflant par petits à-coups, il releva vivement la tête sous la sentence qui lui balança cruellement son petit ami. Sa faute. Mais il avait raison. Sa bouche se déforma dans une grimace à la suite, et il baissa la tête, penaud. « Non... Ce n'est pas ça... » Il renifla, s'essuya le nez d'un revers de manche avant de relever les yeux vers Ji Hoon. « Takochi était si pressée, elle tirait sur sa laisse... Je me suis arrêté pour la porter pour qu'elle arrête... J'ai lâché la laisse de Kimyaki, mais... Il était si sage... » Il le revoyait, gentiment et fièrement assis à ses côtés ! « Quand j'ai repris la lanière, je n'ai pas pensé à la glisser à mon poignet... » Puis ils avaient aperçu Ji Hoon. Et le drame s'était produit. Mais ça, il préféra ne pas le rappeler.

« Il survivra ! » Haruto se redressa, abandonnant son gobelet sur le siège d'à côté. Lentement, il s'approcha de Ji Hoon, osant à peine poser sa main sur sa joue. « La vétérinaire est confiante... » Avec douceur, ses doigts caressèrent la peau. « Hoonie... Pardon... » Ils ne devaient pas se blâmer mutuellement, c'était ridicule. Aussi fort qu'ils aimaient leur bébé, ils devaient admettre qu'il restait un chien qui ne comprenait pas les règles de la sécurité routière et qui se précipitait vers le maître qu'il aimait le plus quand il le voyait. « Je suis confiant... Tu dois l'être aussi ! » Son autre main se posant sur l'autre joue, plongeant son regard dans le sien. « Bientôt, on le promènera à nouveau en amoureux. Il trottinera fièrement devant nous, en nous prouvant que c'est lui le meilleur des bichons encore et encore. » Ses pouces caressèrent doucement sa peau. « Il se glissera entre nous, dans notre lit... Quand il nous aura aidé à trouver un nouvel appartement à nous. » A eux quatre. Oui, malgré cette odieux accident, Haruto continuait à y croire. Ils vivraient leur belle histoire d'amour. Et Kimyaki serait là pour la rendre encore plus belle.

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     Mar 10 Oct - 0:24

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Ji Hoon en voulait à Haruto, et il s’en voulait de lui en vouloir. Il n’y pouvait rien, c’était un accident, il avait lui-même lâché Kimyaki il y a quelques mois. Pour des raisons différentes. Mais il ne s’était pas pris une voiture, il ne risquait pas d’y laisser sa vie. C’était trop. Trop pour lui, trop d’un coup. Il ne voulait pas perdre son bébé, il l’aimait tellement, sûrement trop pour un simple chien, comme beaucoup dirait. C'était son chien. Son bébé. Il ne voulait pas en vouloir à Haruto, non. Mais ce serait plus fort que lui, comme quand il repoussa la main qu'il posait sur sa cuisse, pour lui faire comprendre. Il en avait assez, que tout s'acharne sur eux depuis qu'ils étaient ensemble. Il était fatigué, épuisé, de devoir luter tous les jours, de ne même pas avoir un seul mois de répit cette année sans qu'il ne se passe quelque chose. Il savait que Haruto n'y était pour rien pour l'accident à la montagne, pour le coma et l'amnésie. Mais il n'y pouvait rien, il lui en voulait. Il lui en voulait de l'avoir oublié, d'avoir dû gérer cela tout seul. Il lui en voulait pour ce mariage, parce que c'était uniquement de sa faute. Autant qu'il essayait de l'oublier, le Japonais était totalement fautif. Il l'avait accepté, il avait préféré rompre avec lui de façon odieuse et cruelle. Non, encore aujourd'hui, tout cela avait du mal à passer. Qu'il arrive quelque chose à Kimyaki était la goutte d'eau en trop.

C'était pour cela qu'il avait repoussé sa main sur sa cuisse, froidement, sans lui accorder un regard. Il était fatigué. Fatigué de voir que ça ne pouvait jamais aller bien, que leur bonheur n'était qu'un voile mensonger. Tout n'allait pas aussi bien, tant que Haruto était fiancé, tant que tout cela n'était pas terminé. Ji Hoon voulait tirer un trait sur cette histoire. Qu'ils annoncent au monde entier qu'ils étaient ensemble, et tant pis pour ce qui suivrait. Il ne voulait plus se cacher, il ne voulait plus avoir à supporter de le voir passer ses soirées avec elle, avec leurs deux familles qui préparaient cette union. C'était insupportable de le regarder s'en aller, tenter de sourire en lui souhaitant une bonne soirée du bout des lèvres, sans penser réellement cela. Il ne voulait pas qu'il passe une bonne soirée loin de lui, ou du moins, pas avec eux. C'était terrible, il le savait, il devait prendre sur lui, tout irait mieux bientôt. Bientôt, Haruto lui reviendrait. Bientôt. Avant qu'autre chose ne leur tombe dessus. Gardant Kimyaki contre lui, il fixa la route en silence. « Il a un peu bougé la queue quand on est montés dans la voiture. » Ji Hoon n'avait pas envie d'épiloguer, il n'avait pas vraiment envie de lui parler.

Un bref hochement de tête fit office de réponse à ses explications. Ji Hoon appuya plus fort pour stopper l'hémoragie, ou il ne savait trop quoi, attendant sagement d'arriver chez le vétérinaire pour amener le bichon à l'intérieur et le confier le plus rapidement possible au médecin qui le pris en charge immédiatement après avoir écouté le Coréen expliquer la situation. Elle voyait l'inquiétude chez eux. Elle les connaissait, elle savait combien ils aimaient ce petit chien. Jamais elle ne les avait jugé pour l'amour démeusuré qu'ils lui portaient. Elle en avait vu d'autres sûrement. Le Coréen laissa difficilement le petit chien, allant néanmoins rapidement se rincer les mains, souillé du sang de son petit bébé avant de retrouver son petit-ami en salle d'attente. Il devait se taire, ne pas lui parler, ne pas s'en prendre à lui. Mais ses mots quittèrent ses lèvres sans qu'il ne parvienne à les retenir. Accabler Haruto allait sûrement faire avancer les choses, Ji Hoon ne se sentait même pas mieux en le faisant, c'était stupide, il était stupide. Il s'en voulait mais les mots avaient déjà franchis ses lèvres.

Sans grande conviction, il écouta ses explications, sans oser le regarder. Ce n'était pas de bonnes excuses. Il savait que Takochi était encore petite, elle avait du mal à rester en place, elle recherchait toujours l'affection et l'attention, elle n'était pas encore parfaitement dressée. Mais ce n'était pas une raison pour relâcher son bébé comme ça. Il aurait dû faire tout aussi attention à Kimyaki, surtout en sachant que Ji Hoon serait de l'autre côté et que le petit chien serait tenté de le retrouver. Comment avait-il pu se montrer si négligeant ? Comment avait-il fait pour ne pas y penser et tenir plus fermement le joli chien blanc ? Il survivrait, et il avait plutôt intérêt. Ji Hoon ne savait pas comment il réagirait s'il le perdait. Pourrait-il rapidement pardonner à Haruto ou serait-ce définitivement de trop ? Sa limite qui était atteinte ? Ses yeux se fermèrent un moment, il tenta de se calmer. « Elle a pas dit qu'elle était confiante. » Qu'il arrête de lui mentir, ce n'était plus un enfant à qui il fallait mentir pour le rassurer. Le Coréen se fit violence pour ne pas repousser cette main sur sa joue, fermant doucement les yeux. Il ne devait pas s'excuser, et Ji Hoon ne devait pas le blâmer.

Confiant, confiant. Comment pouvait-il l'être ? Doucement, il secoua la tête, allant s'appuyer contre le dossier de son siège. « Y a rien qui va, jamais rien. Comment tu veux que je sois confiant ? » Dès qu'il était un peu trop heureux, on venait lui couper l'herbe sous le pied. La maladie de son père, chaque étape de ses voyages, Busan, Pékin, Tokyo. On ne le lui autorisait peut-être pas. Son regard se posa sur Haruto. « Arrête... » Il sentait des larmes lui monter aux yeux, en voulant à Haruto de dire tout ça. Il se sentait encore plus mal, parce que tout cela lui semblait impossible. Cette belle vision de leur vie ensemble. A tous les trois. Quatre. Il ne voulait même plus y croire, il devait arrêter de s'imaginer un avenir merveilleux, de peur d'être déçu, d'être triste, d'être brisé, une fois encore. « Arrête ! » Doucement, ses mains retirèrent les siennes de son visage. « Tout ça, et après quoi ? Après, il se passera quoi ? » Reniflant comme un enfant, il cacha son visage entre ses mains, secouant doucement la tête.

« Dès qu'on est un peu trop heureux, il se passe quelque chose. J'étais si heureux aujourd'hui, en pensant à ce soir... Et regarde ! » Il ne croyait pas à ce genre de choses, si ? Il ne savait pas. Il ne savait plus. « J'étais si heureux d'aller à la montagne avec toi, si heureux ce jour-là, juste avant que tu me quittes... » Tout contre eux. Contre lui ? Ji Hoon ne savait pas, mais il en avait assez, il voulait que tout cela s'arrête. Qu'on le laisse tranquille. Qu'on les laisse. « C'est comme si le monde s'acharnait contre nous depuis qu'on est ensemble. » La mère de Haruto faisait peut-être du vaudoo, c'était une sorcière. Fermant les yeux, il poussa un soupir, gardant toujours son visage caché. « Je sais pas ce qu'on a fait pour mériter tout ça. On fait rien de mal... » Une affirmation, qui sonnait un peu comme une question. Est-ce que c'était mal, d'aimer un autre homme ? Est-ce qu'il y avait vraiment un Dieu tout puissant là-haut qui blâmait cet amour ? C'était stupide. Ji Hoon en avait conscience. Mais il semblait atteindre ses limites. Il craignait même de prier pour Kimyaki. Tout ce qu'il voulait, c'était que leur bébé aille bien.


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     Mar 10 Oct - 20:27

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Que feraient-ils sans Kimyaki ? Ce petit bichon faisait intégralement parti de leur vie, de leur couple. Un personnage principal de leur histoire d'amour. Il était plus que l'animal de compagnie rêvé, il était leur premier enfant. Celui qu'ils aimeraient sûrement plus que les autres malgré tout. Haruto était immédiatement tombé sous le charme, lorsque Ji Hoon lui avait présenté ce petit chien qu'il venait d'adopter. Il serait son papa aussi. Le Japonais n'avait pas eu à réfléchir longtemps. Le coup de foudre entre le petit animal et lui avait été une évidence. Un peu honteusement, il se demandait alors pourquoi il l'avait d'abord repoussé, amnésique. C'était peut-être une autre forme de déni, comme celui vécu avec Ji Hoon ? Une sorte de projection sur bichon ? Quoiqu'il en soit, que Kimyaki ne doute pas, son papa japonais l'aimait énormément. Son prénom était la représentation du couple formé avec son papa coréen. Kimchi et takoyaki – bien qu'il ne soit pas originaire de la belle Osaka. Mais deux choses qu'ils aimaient, qui rendaient alors leur chien – leur bébé – encore plus spécial qu'il ne l'était déjà.

Et ce petit chien spécial ne pouvait pas mourir aujourd'hui. Impossible. Comme pour s'en assurer, Haruto appuya sur l'accélérateur. Ils devaient arriver au plus vite. Restant néanmoins vigilant, il les menait du mieux possible vers le cabinet vétérinaire connu de Kimyaki. Là-bas, il serait bien traité. Tout irait bien. Il bougeait ! Même si ce n'était que pour remuer la queue, et Haruto respirait mieux. « C'est bon signe. » Malgré lui, sa voix était enrouée. Il se sentait horriblement coupable, et Ji Hoon ne l'aidait pas à se rassurer, en repoussant ainsi sa main. Celle-ci, crispée sur le volant comme sa jumelle, tremblait un peu. Il voulait freiner, s'arrêter, et les serrer tous les deux contre lui. Mais ça n'aiderait en rien et ce sûrement déplacé dans un moment pareil. Il devait d'abord les amener chez le médecin pour animaux, comme disait si souvent son petit ami. Un sourire triste étira ses traits, alors que lui revenaient des souvenirs heureux partagés entre eux trois. Ils les retrouveraient ! Reniflant bruyamment, il souffla pour faire retomber la pression, alors qu'il se garait.

Haruto préférait se montrer positif. Trop de malheurs leur arrivaient, et il était important de rester optimiste. Pourtant, l'atmosphère lourde qui l'entourait ne l'aidait pas franchement. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement se soutenir dans cette épreuve ? Bien sûr, Ji Hoon aimait Kimyaki comme son fils, il était le précieux bébé de leur couple. Mais pour Haruto tout autant ! Ne pensait-il donc pas qu'il l'aimait, lui aussi ? C'était si injuste... Les reproches, il se les prit en pleine figure. Pourquoi alors ses explications lui paraissaient bien stupides, même à lui-même ? C'était la vérité, cependant. Il n'avait pas pensé une seule seconde que Kimyaki puisse courir comme ça vers Ji Hoon. A force de le penser si intelligent, si humain, Haruto en avait oublié que ce n'était qu'un petit chien. Plus que cela, certes. Mais même les enfants couraient vers leur parent sans se soucier de la circulation. Il aurait dû le savoir. Quel affreux père il faisait. Mais à quoi bon s'accabler ? Ne venait-il pas de penser, un instant plus tôt, qu'il devait se montrer optimiste ? Ce n'était pas digne de Kimyaki, que de baisser les bras comme ça. Le bichon était simplement sonné. Voilà pourquoi il n'avait pas réagi !

Et il avait besoin que Ji Hoon le soutienne. Qu'il pense comme lui, qu'il essaye de le rassurer lui aussi. Haruto avait besoin de le toucher, mais ces yeux qui fuyaient les siens lui firent mal. Quelque chose s'était-il donc vraiment brisé entre eux ? Les lèvres pincées, il se retrouva stupide. La vétérinaire n'avait-elle pas l'air confiante, en emmenant Kimyaki dans la salle de soin ? Avait-il été victime d'une illusion créée par son envie qu'il survive à tout prix ? Sans lâcher son petit ami, Haruto le fixait. Ses paroles le blessèrent plus fort qu'il ne l'aurait pensé. Parce qu'il avait raison. Pourquoi le sort devait-il s'acharner ainsi ? Il voulait le rassurer. Maladroitement, peut-être. Qu'il arrête ? Non. Ji Hoon devait lui aussi y croire. Voir ce bel avenir qu'ils auraient ensemble. Tous ensemble. Mais quand il lui attrapa les mains pour les retirer de son visage, son cœur se brisa un peu. Alors, il n'y croyait plus ? Haruto ouvrit la bouche pour lui répondre, mais sa gorge était sèche. Ce qu'il se passerait après ? Non. Il refusait de voir leur avenir en noir. Mais voir Ji Hoon pleurer ainsi lui faisait perdre ses moyens. Dans sa tête, les mots étaient confus. Ceux réconfortants qu'il devrait tant dire maintenant.

Un frisson lui parcourut l'échine quand Ji Hoon mentionna tous ces moments de bonheur gâchés. En faisant le lien, ce n'était pas si dur de comprendre ce qui restait sous-entendu. Tout avait toujours été de sa faute. Cet accident à la montagne, la rupture, Kimyaki... Sûrement d'autres encore, mais trop douloureux à imaginer. Haruto ressentit un grand vide qu'une peur immense envahi sournoisement. « Non, on a rien fait de mal... » Il refusait de croire qu'une puissance divine punissait deux hommes qui s'aimaient. C'était stupide. Le karma ? Haruto se persuadait qu'il ne voulait y croire. Leur amour si fort et profond était-il réellement un affront ? N'importe quoi. « Ji Hoon, s'il te plait... » Se rasseyant à son tour, il tenta d'attirer l'attention de son petit ami. « Calme-toi... Tu es bouleversé. » Lui aussi, bien entendu. Mais Haruto avait peur. Peur que Ji Hoon lâche des mots qu'il regretterait ensuite. Il avait sentit dans ces paroles quelque chose qu'il ne voulait pas admettre, qu'il refusait de formuler. « On a vécu plein de belles choses ensemble ! Et on en vivra encore. Plein, plein ! » La panique se faisait entendre dans sa voix. Sa main chercha la sienne, la serrant d'autorité, la capturant. « On est fait pour être ensemble... Hoonie... » Qu'il ne l'oublie pas. Leur amour était plus fort que ces épreuves qui essayaient de les séparer.

Son autre main passa sur son visage. Les larmes coulaient déjà. Sa main glissa de la sienne pour éponger ses yeux. « Est-ce que tu penses que tout est de ma faute ? » Son regard s'était échappé vers le sol. Haurot eut soudain très froid. Sa langue passa sur ses lèvres sèches. Il se laissa retomber contre le dossier de sa chaise. « L'accident... La rupture... Kimyaki... » Il avait osé tomber dans le coma, il avait osé rompre, il avait osé lâché leur bébé... Il l'avait oublié. Il s'était fiancé. Il attendait d'apprendre si le bichon s'en sortirait ou pas. Attirait-il le malheur à lui, intoxiquant Ji Hoon au passage ? « Tu m'en veux encore ? » Au fond, il connaissait la réponse. « Tu m'en voudras toujours. » Il tenta de sourire, mais un nouveau flot de larmes lui étreignit la gorge. Une nouvelle fois, il renifla bruyamment. Venait-il encore une fois, inconsciemment, de tout gâcher entre eux ? N'y avait-il vraiment plus rien à espérer de leur couple que le malheur ? Son cœur se brisait en mille miettes rien que de l'imaginer. Il refusait, purement et simplement. Mais pour son bien, ne devait-il pas laisser Ji Hoon s'en aller ? Ne devait-il lui même pas partir, le laisser en paix, pour qu'il puisse vivre heureux ? Haruto le savait, il en mourrait.

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     Mer 11 Oct - 0:25

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“Dogs are better than human beings because they know but do not tell.”


Ji Hoon l’aimait plus que tout. Son monde, son univers. En le découvrant, il avait été si émerveillé sans même s’en rendre compte. Haruto était tout simplement parfait. C’était difficile, d’aimer autant une personne, presque interdit. Chaque blessure semblait toujours si douloureuse, insurmontable. Il n’avait pas vraiment d’attentes vis-à-vis de son petit-ami, mais au fond, il avait une vision si idéalisé de leur relation. Il ne voulait pas s’en défaire. Il se voyait lui, avec Haruto, leurs deux petits chiens. Depuis un an, c’était son avenir. Son avenir, avec lui. Mais depuis un an, tout s’enchaînait, contre eux. Cette rancœur, il n’avait pas le droit de l’avoir. En vouloir à Haruto était la pire chose qui soit. Pour avancer, pour réussir à maintenir leur relation, ils devaient continuer à se soutenir mutuellement, à se faire confiance, à s’aimer, et à s’apporter mutuellement le meilleur. Mais ce n’était pas si simple. Pour la première fois de sa vie, Ji Hoon aimait. Aimait vraiment, sincèrement. Et également pour la première fois, il vivait une relation amoureuse, il était en couple. Lui et Haruto formaient un adorable pairing. C’était évident, même s’il savait qu’on pourrait les juger. Deux hommes. Ça pouvait déplaire, mais ça faisait longtemps qu’ils n’en avaient rien à faire. Du moins, c’était l’impression que Ji Hoon avait eu.

Dans cette salle d’attente, ses pensées se bousculaient. Il avait si peur pour Kimyaki. Si peur de le perdre. Il lui avait tellement apporté et il s’en voulait de ne pas être parvenu à le protéger. Qu’aurait-il pu faire ? Garder sa main baissée ? Envoyer un message quelques minutes plus tôt à son homme pour lui dire de bien tenir Kimyaki ? C’était un petit chien, au fond, ce qu’il faisait était imprévisible. On ne pouvait pas savoir qu’il allait fuguer brusquement, on ne pouvait pas savoir ce qui lui passait par la tête tout court. Il était adorable, doux, si gentil, si mignon. Le petit bichon parfait. Mais un chien avant tout. Ses yeux se fermèrent, il tenta de retrouver son calme mais son cœur se tordait douloureusement dans sa poitrine, se haïssait d’accabler son beau Japonais. L’homme qu’il aimait plus que tout au monde, pourtant. Il lui faisait du mal, et il n’avait pas le droit de faire cela. Pas le droit de le blesser, pas le droit de se montrer aussi mauvais. C’était injuste, méchant. Il n’avait pas le droit de le blesser, il se sentait déjà assez mal comme ça. Un bref soupir quitta ses lèvres, et il ferma les yeux. Il devait se reprendre. Mais au fond, il n’y croyait pas.

Il n’y croyait plus, en ces belles paroles, ce bel avenir pour eux. Quelque chose venait toujours s’y opposer. Chaque moment de bonheur qu’ils vivaient venait se faire faucher par un grand malheur. On les torturait, on les faisait souffrir. Ils étaient si heureux, puis tout partait en fumée. Ce n’était pas toujours à cause de Haruto, il avait eu ses torts aussi. Quand ils avaient cru avoir tué cet homme, qu’il était parti un mois. C’était lui, le fautif, il lui avait fait du mal. Mais leur bonheur se retournait toujours contre eux. Ils ne faisaient rien de mal ? Haruto assurait que non. Ji Hoon aussi avait cette opinion. Ils étaient juste amoureux, ils faisaient de leur mieux chaque jour pour que ça marche. Passant vivement ses mains sous ses yeux, il renifla bruyamment en entendant la voix de son homme, son regard tourna vers lui. Oui, il était bouleversé, sûrement trop. Pas seulement pour Kimyaki même si ça jouait beaucoup. Il voulait vivre ces belles choses avec lui. Il le désirait, de tout son cœur. C’était ce qu’il souhaitait le plus au monde, que cela arrive. Doucement, il serra sa main quand la sienne la saisit. « Je sais… » Ils étaient faits pour être ensemble. « On est fait l’un pour l’autre. » Depuis toujours, deux âmes amoureuses, destinées. C’était l’amour, le grand amour, le vrai amour. Avec un grand « A ». Deux âmes perdues qui avaient la chance de se retrouver.

Son regard se tourna vers lui avant de le fuir. Il détestait le voir pleurer. Il savait que c’était de sa faute, qu’il le faisait pleurer. Cette pensée était horrible. Ils devaient se rendre heureux, pas se faire du mal, mais en ce moment, c’était tout ce qu’ils arrivaient à faire. Tout n’était pas de sa faute. C’était des accidents, la montagne, Kimyaki… Il ne pouvait pas dire la même chose de ce mariage, mais il aurait souhaité pouvoir affirmer que oui. Tout était de sa faute. Ils sauraient qui blâmer, ils sauraient qu’on ne s’acharnait pas sur eux, quelque part là-haut. Qu’en pensait son père, s’il pouvait les voir ? Est-ce qu’un esprit pouvait agir sur eux comme cela ? Non. Son père ne serait pas aussi cruel au point d’essayer de lui faire perdre ce qu’il aimait le plus. Ceux qu’il aimait le plus. C’était stupide, il était si stupide. S’il lui en voulait encore ? La question était difficile. Trop difficile. Respirant profondément, il secoua la tête. « Non, pas toujours… » C’était trop, il n’arrivait pas à lui en vouloir longtemps. « Pour ce mariage… » Un pauvre sourire triste étira ses traits, il secoua doucement la tête. « Bien sûr que je t’en veux encore. » Il ne pouvait pas lui mentir, il lui en voudrait sans doute encore quelques temps. Trop de choses ne passaient pas. Qu’il le quitte, qu’il accepte de voir cette fille sans lui dire, qu’il accepte ce mariage… S’ils ne s’étaient pas retrouvé sur cette plage grâce à Haruno, peut-être ne se seraient-ils jamais retrouvé.

Ou peut-être que si ? Ils se retrouvaient toujours. Leurs chemins étaient faits pour se croiser. Faits pour ne jamais se perdre. Délicatement, il se saisit de son bras, se laissant doucement tomber contre lui, tête posée sur son épaule. « Je t’aime tellement Haruto… » Plus que tout au monde. C’était fou, d’aimer tellement. Fermant les yeux, il huma comme il put son odeur, serrant un peu plus fort son bras. Pourquoi rien n’allait jamais ? Pourquoi est-ce qu’on s’acharnait sur eux de la sorte ? Ils ne faisaient rien de mal, sauf s’aimer et tenter de faire accepter cet amour. Du moins, quand il ne s’agissait pas de leurs familles respectives. Pourquoi ne l’avaient-ils pas fait plus tôt ? Pourquoi se cacher ? Il faut vivre caché pour être heureux ? C’était tout le contraire. Ce silence ne faisait que de les détruire, les torturer. « Pourquoi est-ce qu’on peut pas être heureux… ? » Ses yeux s’ouvrirent doucement, il fixait presque honteusement le sol, reprenant d’une petite voix, n’assumant pas vraiment ce qu’il disait : « c’était tellement plus simple quand on était juste amis… » Mais ils ne pourraient jamais revenir à ça, n’est-ce pas ? Non. Non ? Est-ce qu’il regrettait d’avoir sauté le pas, qu’ils aient assumé ce qu’ils ressentaient ? Le Coréen n’était pas vraiment sûr. Ils avaient vécu des moments merveilleux depuis qu’ils étaient en couple, mais il craignait que ce karma qui s’abattait finisse par les détruire. Par les briser définitivement. « Tu trouves pas ? » Il détacha doucement sa pression autour de son bras, sans osé le regarder. Non, il ne devait pas dire tout ça.

Il finit par le relâcher définitivement en entendant la porte s’ouvrir, n’osant pas regarder la vétérinaire qui venait d’entrer. « C’est terminé. » Son cœur manqua un battement, ayant l’impression de voir le monde entier s’écrouler autour de lui. Voyant qu’il était au bord de l’arrêt cérébrale, elle ajouta : « Il se repose. Sa patte avant est cassé, j’ai fait quelques point de suture, il est surtout choqué par l’accident. Je vais le garder en observation pour la nuit. Ne vous en faites pas, tout va bien. » Non, pas tout. Mais le Coréen se sentit soulagé. Son bébé allait bien. Il vivait. Demain, il allait pouvoir le retrouver presque en forme. « Je vous appellerai pour venir le chercher. Rentrez chez vous et reposez-vous. » Elle les fixa de son air toujours neutre, se courbant poliment avant de les saluer et quitter la pièce. Poussant un long soupir de soulagement, Ji Hoon enfouit son visage entre ses mains. « Il va bien… Juste choqué… » Ils auraient dû s’en douter, ce satané bichon avait toujours été trop dramatique. Glissant sa langue sur ses lèvres, il se leva doucement de son siège. Perdu, toujours bouleversé, il n’y avait que la surface visible de l’iceberg qui avait trouvé une solution au problème. « On devrait y aller… » Ils n’allaient pas continuer à parler dans la salle d’attention d’un vétérinaire. Ils devaient rentrer à Shibuya, même si Ji Hoon n’était pas certain de vouloir continuer à parler de cela. Il avait peur. Peur de devoir réaliser qu’aimer Haruto de tout son cœur n’était peut-être pas suffisant.


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     Jeu 12 Oct - 0:23

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“Dogs are better than human beings because they know but do not tell.”


Tout était de sa faute. Qu'avait-il donc commis comme crime pour attirer à ce point le malheur sur ceux qu'il aimait ? N'aurait-il dû vraiment pas entrer dans la ronde du monde et aurait-il dû continuer à l'observer de loin, en silence ? Continuer son chemin docilement, avancer dans la voie qu'on avait tracé pour lui. Mais Haruto était tombé amoureux. Ses grands yeux curieux avaient croisé ce regard charmeur. Sans le réaliser, il avait trouvé ce qu'il cherchait silencieusement depuis trop longtemps. Sa vie prenait enfin un sens concret. Ji Hoon l'avait sauvé d'une existence morne, sans surprises et sans rebondissements. Ils étaient faits pour être ensemble. Faits l'un pour l'autre. Ils n'en démordraient pas, alors pourquoi les lois obscures de l'univers semblaient s'être retournées contre eux ? C'était injuste. Qui était jaloux de leur bonheur pour oser le piétiner de la sorte ? Qui ne supportaient pas de les voir si heureux ensemble ? Fallait-il donc vraiment que quelque chose leur tombe sur le coin de la figure ?

Et si cette menace sans nom ne le laissait finalement plus jamais en paix ? Et si, désormais, dès qu'ils seraient heureux, il y repensait ? A cette éventualité, à cet imminence du malheur qui devait logiquement frapper à leur porte ? Les paroles de Ji Hoon l'avaient profondément atteint, égratignant son cœur. Ces merveilleux souvenirs gâchés par sa faute. Il s'en voulait terriblement et ne savait pas quoi faire pour se rattraper. Peut-être que la blessure ne guérirait jamais vraiment ? Un froid glacial emprisonnait son cœur, en y pensant. Ji Hoon, peut-être, ne l'aimerait plus comme il l'aimait avant. Cette rancœur lui dévorerait le cœur chaque jour un peu plus, et viendrait celui où il le détesterait pour de bon. Et à ce moment-là lui, Haruto, que pourrait-il bien faire pour l'en empêcher ? Lui promettre son amour éternel quand il avait pu oublier être tombé pour lui si longtemps ? Lui demander de lui faire confiance alors qu'il avait osé le quitter pour un stupide mariage arrangé dont il ne voulait même pas ? Existait-il plus idiot qui lui ? Le Japonais en doutait fort. Ce qui le consolait un peu, c'était de se dire que Ji Hoon ne serait pas celui qui lui en voudrait le plus. Non, celui qui le blâmait le plus, c'était lui-même.

Ses larmes coulèrent sans qu'il ne puisse les retenir, les essuyant maladroitement en reniflant comme un enfant. Haruto se demandait lui-même d'où il trouvait le courage de poser ces questions qui l'effrayaient tant. Mais il devait savoir, c'était pour le bien de leur couple. Il eut un sourire triste en entendant Ji Hoon lui assurer qu'un jour, sa rancune serait oubliée. Il ne lui en voudrait pas pour toujours ! Mais ses traits retrouvèrent leur mélancolie quand il confirma lui en vouloir de s'être fiancé. Quelque part, ça le rassurait un peu, paradoxalement. Cela signifiait que son petit ami ne comptait pas tirer un trait sur leur histoire, qu'il tenait à lui. S'il était en colère contre lui, c'était qu'il l'aimait. « Merci. » D'être honnête envers lui. De l'aimer malgré tout. Il s'en voulait encore énormément, lui aussi. Il était donc normal que ce soit son cas également. « Je crois... Je crois que je t'en aurais voulu si ça n'avait pas été le cas. Enfin... Ça prouve que tu tiens à moi ? » Il eut un sourire timide, mal assuré. « Je m'en veux encore beaucoup aussi. » Il ressentait le besoin de le dire. Haruto se demandait vraiment comment il pourrait se pardonner à lui-même.

Quand Ji Hoon lui attrapa le bras, une douce chaleur chassa le froid qui emprisonnait son cœur. Comme un adolescent, le Japonais sentit son cœur s'emballer, et il s'enivra du doux parfum du shampoing de son homme. L'une de ses mains remonta son bras pour se poser sur l'une des siennes. Ses doigts cherchèrent à l'agripper. Ne pas lâcher. Littéralement ou non. Haruto devait se battre pour garder cet homme ! L'amour de sa vie. Lui aussi, il l'aimait tellement. Ces mots s'échappèrent dans un doux murmure à peine audible. « Saranghae... » Dans sa langue, pour lui sceller cette promesse. Sa joue se posa contre son crâne. Son odeur le rassurait, l'apaisait. Mais le mots de son petit ami provoquèrent un nouveau raz-de-marée d'émotions en lui. Plus simple lorsqu'ils étaient amis ? Devait-il comprendre par là, ce déni qui les avait empêché de s'aimer plus tôt ? De connaître des sentiments qu'il ne se serait pas soupçonné pouvoir éprouver ? Et ça allait plus loin que les notions d'hétérosexualité et d'homosexualité. C'était de l'amour, purement et simplement. Le plus beau qui soit. Alors, mieux avant ? Pour Haruto, la réponse coulait de source. Non. Assis raide sur sa chaise, il fixa Ji Hoon, une grimace tordant le coin de ses lèvres.

Son cœur rata un, deux battements. L'espace d'une seconde, Haruto se demanda très sérieusement lequel des deux avait parlé. Ses oreilles bourdonnaient. Puis il réalisé, et son cœur bugua à nouveau, avant que son cerveau n'analyse l'expression de la vétérinaire. S'étant levé lorsqu'elle était entrée, Haruto se retint de se laisser retomber sur la chaise, soulagé par la nouvelle. Leur bébé était choqué, il avait besoin de repos. « Tout va bien. » Il avait eu besoin de répéter ces mots, comme pour s'assurer que c'était bien vrai. Mais pourquoi n'arrivait-il pas à se réjouir plus que ça ? Kimyaki allait bien, il irait bientôt mieux. Il était en vie. Quand sa patte serait guérie, ils pourraient à nouveau se promener tous ensemble. Cela devait le réconforter. Pourtant, il n'en était rien. Quelque chose continuait à le travailler. Une ombre continuait à obscurcir son cœur. Et quand la voix de Ji Hoon retentit à ses côtés, un désagréable sentiment lui assécha la bouche, le rendant incapable de répondre. Y aller ? Oui. Ils devaient rentrer. Mais après ?

Est-ce que ça n'avait pas été plus simple, lorsqu'ils n'étaient que de simples amis ? Tous les sous-entendus de cette question ne cessaient de le tourmenter. « Allons dire au revoir à Kimyaki. On doit le rassurer, lui dire qu'on va revenir. » Ensemble. Sans accorder un regard à son homme, il suivit la vétérinaire qui leur conseilla gentiment, mais fermement, de faire vite. Le bichon ne devait pas s'agiter. De toute manière, il était encore trop groggy pour vraiment comprendre. Avec une extrême douceur, Haruto le caressa. Son regard tendre croisa le sien, perdu. « Pardon, mon bébé. Tout va bien. Dors, papa reviens demain. » Ses deux papas. Se redressant, le Japonais passa une main sur son visage, s'inclinant une dernière fois devant la vétérinaire pour la remercier, et quitta la pièce, sortant déjà les clés de la voiture. Il y attendrait Ji Hoon, comme il le lui signifia en passant à côté de lui. Et une fois installé derrière son volant, Haruto fixa droit devant lui. Les poings serrés sur ses genoux, il tentait de maîtriser la tempête qui hurlait en lui. Il luttait contre ses larmes, contre son envie de crier. Ça ne servirait à rien. Il ferma les yeux, cherchant le calme dans son esprit.

Il ne remarqua pas de suite quand et comment Ji Hoon l'avait rejoint. Rouvrant les paupières, il posa son regard sur lui. « Ce n'était pas plus simple. » Sa voix était étrangement calme, posée. Lentement, il se tourna vers lui, pour lui faire complètement face. « Parce qu'on a jamais été juste amis. » Dès leur première rencontre, il y avait eu une évidence. « Tu l'as dit toi-même, on vivait dans un déni hallucinant. On s'aime depuis le début. » Le coup de foudre avait été ravageur. Haruto fronça légèrement les sourcils, sa langue humecta ses lèvres. « Tu parlais de cette période où l'on ne savait pas trop se situer ? Ou tu jouais au conseiller conjugal n'acceptant aucune de mes petites amies ? Ou je faisais celui qui était agacé par ta présence sans oser dire que j'espérais te voir débarquer ? » Après une hésitation vite surmontée, sa main attrapa la sienne. « Ou celle où l'on buvait jusqu'à avouer plus que ce qu'on n'aurait voulu, à s'endormir dans le même lit, main dans la main ? » Haruto baissa les yeux, mais sa main ne lâchait pas la sienne, la serrant plus fort, au contraire. « Depuis le début, tu es l'amour de ma vie. Depuis toujours, pour toujours. » Il prit une profonde inspiration, soupira, et finalement ses yeux retrouvèrent les siens. « Ça n'a jamais été simple entre nous, Ji Hoon. Mais regarde-nous, on est toujours là, ensemble. » Plus forts que tout. Ils avaient vécu de beaux moments ensemble, partageaient de si beaux souvenirs. Ji Hoon ne pouvait pas les oublier. Haruto serait là pour les lui rappeler.

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     Ven 13 Oct - 0:37

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« Tu m’en aurais voulu ? » Un petit rire vint entrecoupé ses larmes. Comment ça, il lui en aurait voulu ? C’était stupide. Mais peut-être pouvait-il comprendre ? Lui en vouloir, c’était bien montrer que la situation ne le laissait pas indifférent. Bien au contraire. Chaque jour, il tentait de relativiser, de positiver. Se dire que ça irait bientôt mieux. Oui, bientôt. Ses yeux se fermèrent doucement en y songeant. Qu’il ne serait pas éternellement fiancé, qu’un jour, tout cela sera derrière eux. Parfois, Ji Hoon bouderait un peu, parfois, il ferait comme s’il lui en voulait encore. Parce qu’il aimait bien quand Haruto faisait tout pour se racheter, quand il le chouchoutait, quand il prenait soin de lui comme jamais. Si Haruto ne faisait pas cela par culpabilité, ce serait ses moments préférés. Heureusement, il avait la chance d’avoir un amant qui prenait très bien soin de lui d’ordinaire. Haruto était doux et attentionné et cela lui convenait parfaitement. Mais il devait s’en vouloir pour le moment. Ce n’était pas pardonnable aussi facilement. Il l’avait quitté, il l’avait laissé, pour accepter une idée stupide. C’était terrible, comment avait-il seulement pu ?

Parfois, la nuit, quand il ne trouvait pas le sommeil, il restait là à le fixer, à regarder cet homme qui partageait sa vie depuis des années déjà, dormir paisiblement. Il était si beau. Ji Hoon savait qu’il avait de la chance de l’avoir dans sa vie, de l’avoir rencontré. Il ne comprenait pas pourquoi le monde s’acharnait sur eux. Trop beaux, ils allaient trop bien ensemble, peut-être. Il n’en savait rien, il ne cherchait pas à comprendre. Quand son regard scrutait son visage quasiment caché par l’obscurité, quand ses oreilles percevaient le son lent et régulier de sa respiration, quand ses doigts effleuraient doucement sa joue, le Coréen réalisait qu’il était la personne la plus chanceuse du monde. Pourtant, tout s’acharnait contre eux depuis qu’ils étaient ensemble, tout s’enchaînait, comme si quelque chose, quelque part, ne voulait pas les voir ensemble. Ils ne faisaient rien de mal, sauf s’aimer. Ce n’était pas un crime, c’était beau, c’était normal. Deux personnes qui tombaient amoureuses l’une de l’autre, rien de plus ordinaire. Pourtant, on ne leur offrait aucun répit. Tout leur tombait dessus, comme des avertissements. Ils ne devaient pas connaitre un tel bonheur, c’était interdit, ce n’était pas autorisé. Pourtant, Ji Hoon ne pouvait pas se passer de Haruto. Sans lui, il ne se sentait pas d’avancer, il ne voyait pas d’intérêt sur cette terre.

Un petit sourire étira ses lèvres en l’entendant lui répondre qu’il l’aimait, en coréen. Doucement, il le serra plus fort. Impossible qu’il puisse l’aimer autant qu’il ne l’aimait lui. Sans Haruto, il n’y arrivait tout simplement pas. Comme si son cœur se vidait, son corps entier perdait sa vitalité. Il était sa force et son énergie. Il avait tellement besoin de lui. Et pourtant, cette drôle d’idée germa dans son esprit. Avant, c’était plus simple. Quand ils étaient de simples amis, rien ne leur arrivait, ils se voyaient, passaient du temps ensemble, sans le moindre accident, sans le moindre problème. Ses yeux scrutaient sa réaction, mais il n’eut comme réponse, qu’une drôle de grimace. Bien sûr, c’était fou. Mais au fond, ça avait du sens. Rien ne leur était arrivé avant. Peut-être que ce n’était pas vraiment dans l’ordre des choses qu’ils se mettent ensemble. Peut-être… Que cela ne devait pas se passer ainsi. Le Coréen n’en savait rien, son cœur était sujet à trop de tourments pour qu’il puisse réfléchir correctement. Il aimait tellement Haruto, il avait peur à l’époque. Que ces sentiments viennent tout gâcher. Au fond, c’était un peu le cas. Ils ne pourraient sans doute jamais redevenir amis. Si tout se brisait, ce serait terminé, ils perdraient tout. Cette pensée était atroce, il ne pouvait même pas l’imaginer. Pourtant, c’était la vérité et il devait se faire à cette idée. Cette si belle relation avait été fragilisée.

Cependant, avec l’entrée de la vétérinaire, toute son attention fut portée sur elle. Et Kimyaki. S’il manqua de mourir tout d’abord, le résultat le soulagea et il put enfin souffler. Son bébé allait bien. Il allait s’en sortir. Un poids énorme lui fut retiré, et il ne pouvait se sentir mieux. Son petit chien allait s’en sortir, et il le retrouverait demain. Poussant un soupir de soulagement, il garda un instant son visage entre ses mains, poussant un profond soupir. Doucement, il hocha la tête, quittant son siège. Oui, il devait dire au revoir à leur bébé. Demain, ils reviendront le chercher et prendront soin de lui pour qu’il soit rapidement sur pattes. En silence, il regarda son homme lui dire au revoir, attendant son tour, il le câlina délicatement avant de se pencher vers lui, posant un baiser sur son doux pelage. Il lui promit qu’ils seraient de retour demain et qu’il devait bien se reposer. La vétérinaire en profita pour ajouter qu’elle allait encore lui faire quelques radios avant de le laisser s’en aller. Soupirant, il se laissa tomber sur le siège passager, tournant la tête vers Haruto qui avait les yeux clos. Il osa à peine le déranger, finalement surpris quand il posa son regard sur lui.

Ce n’était pas plus simple ? pourtant, selon le Coréen, ça l’était. Il ne leur arrivait jamais rien. Jamais le moindre problème de ce genre. Son regard se baissa, devant reconnaitre qu’il n’avait pas tort. Ils n’avaient jamais été de simples amis. Il y avait toujours eu un petit truc en plus. Il ne saurait expliquer, ça avait toujours été là, voilà tout. Bien sûr qu’ils s’aiment depuis le début. Depuis que leurs regards s’étaient croisés. Ji Hoon savait qu’il s’était passé quelque chose de fort à ce moment-là. Après toutes ces années, ils s’étaient enfin trouvés. Finalement retrouvés. Différentes périodes s’étaient succédés. Il ne put s’empêcher de sourire en rependant à son besoin d’éliminer toutes les femmes qu’il avait eu dans sa vie. Il en était malade, rien que de songer qu’il pouvait le perdre. Qu’il allait s’éloigner définitivement de lui pour ces filles. Qu’il risquait de se marier, faire des enfants, et s’éloigner pour toujours. Inconcevable pour Ji Hoon. Son regard se baissa vers leurs mains que Haruto venait d’unir. Ils étaient ridicules à l’époque, mais heureux aussi, d’une certaine façon. Insouciant. « A s’embrasser « pour voir »… » Ridicule. Mais il ne pouvait que trouver cela amusant désormais. Ils étaient dans un tel déni. Même des amis très proches ne se tenaient pas la main pour dormir. Mais ils avaient toujours besoin de ce contact. Se toucher. S’assurer qu’ils n’étaient pas seuls.

Ils s’aimeraient toujours. Et depuis toujours. Posant sa tête contre le siège, il contempla son meilleur ami, souriant légèrement. « Oui. On est toujours là. » Se redressant un peu, il força son homme à en faire de même pour pouvoir l’embrasser. Un baiser doux tendre. Y mettant tout l’amour qu’il ressentait. « Je me demande encore comment on a fait pour rien voir… » Ils étaient si bêtes, tellement encrés dans ce déni trop puissant pour eux. Soupirant longuement, il relâcha son petit-ami, se glissant au fond de son siège. Tout était si compliqué, il se sentait totalement dépassé, incapable de savoir quoi faire. Au fond, il avait peur. Que tout empire, que ça finisse mal. Il ne supporterait pas de perdre Haruto. « C’était pas vraiment de tout ça que je parlais… Enfin, je sais comment c’était avant, je suis heureux qu’on soit passé au-dessus de tout ça. Qu’on ait enfin réalisé… » Qu’ils s’aimaient depuis si longtemps. Depuis toujours. Fermant les yeux, sa main caressa doucement la cuisse de son amant. « Mais à l’époque, il nous arrivait rien. Tu manquais pas de mourir, et il n’y avait pas tous ces trucs qui nous tombent dessus… » Comme si le karma les punissait d’oser vivre cette histoire d’amour. C’était stupide, il se sentait si bête. « J’ai l’impression qu’on devrait pas… Comme si on nous mettait en garde… » Pinçant les lèvres, il osait à peine regarder son Japonais. il savait qu’il disait des choses stupides. « Tu sais, dans la religion, c’est vu comme contre-nature. Enfin, c’est pas… Normal. » Oui, et c’était sûrement Dieu qui le punissait pour aimer un homme au lieu de le punir de faire du mal à son prochain en le volant. Forcément. Posant ses mains sur son visage, il rit, embarrassé de lui-même. « Je suis désolé, je sais juste pas… J’essaie de comprendre pourquoi dès que tout va bien, un truc nous tombe dessus. » Et si ça continuait, arriveraient-ils à le surmonter ? Il n’en savait rien. Il ne savait plus, en réalité. « Je sais pas… » Un léger murmure, il se demandait lui-même s’il l’avait bien dit. Si tout ça avait bien quitté ses lèvres. Non, il ne savait plus. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il aimait et aimerait toujours Haruto. Quoiqu’il arrive.


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