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 What is dead may never die |#| JUNGRIN&JIE

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     Lun 18 Sep - 19:15
JUNG RIN & JIE ☽☽☽ Jie s’était, jusqu’alors, rarement rendu dans des galeries d’arts. Il aimait la magie que semblaient posséder de tels endroits, quand les couleurs et les matières s’enlaçaient comme de vieux amants passionnés et se déchaînaient sur la toile. Il aimait les images, les représentations, qu’elles soient abstraites ou non, et l’impression amusante d’être face à la projection de l’esprit de celui qui avait peint tel portrait, tel paysage ou tel scène. Cependant, aujourd’hui, ce n’était ni la curiosité, ni l’envie qui avaient conduit l’hériter de la famille Zhang jusqu’à cette galerie, pour assister au vernissage d’une exposition qu’il aurait préféré ne jamais voir. Pas parce qu’elle était laide ou n’en valait pas la peine, mais bien parce que les raisons de sa venue étaient économiques et matrimoniales. Il avait besoin de savoir qui était cette Jung Rin dont on lui avait remis l’image. Il avait besoin d’en apprendre sur elle, maintenant qu’il était convaincu de devoir, d’ici peu de temps, la prendre pour épouse.

Lentement, les bras croisés dans son dos, le chinois avançait au milieu des toiles présentées, laissant son regard traîner paresseusement sur certaines d’entre elles, alors qu’il réfléchissait à une porte de sortie. Ils avaient discuté de cette possibilité, en compagnie de Yurina, mais l’idée que cette probabilité se soit révélée juste aussi rapidement l’attristait profondément. Pourquoi fallait-il qu’on lui inflige une telle situation, si peu de temps après qu’il soit revenu au Japon ? Était-ce un moyen de pallier à son absence, de se venger de leur fils qui n’en faisait qu’à sa tête et à qui ils ne supportaient pas de couper les vivres une seconde fois ? C’était bien les termes qu’on lui avait donnés : s’il acceptait ce mariage, les Zhang pourvoiraient à tous les besoins. Il ne lui serait plus nécessaire de chercher un travail sous-payé. Il pourrait faire le métier qui lui plaisait, en attendant de reprendre la place de son père à la tête de l’entreprise.

Alors, il avait accepté. La chose n’était pas encore officielle, mais Jie savait que son approbation n’était qu’un luxe que ses parents demandaient pour la forme. Elle était facultative, inutile et muette, comme ils étaient sourds à toute les protestations qu’il aurait pu avoir.

Quand il arriva à proximité de l’endroit où se trouvait la jeune femme en question, Jie laissa son regard glisser sur elle. De ce qu’il pouvait en dire, c’était une fille commune. Elle n’était ni trop belle, ni répugnante. Mais quelle femme aurait pu être plus belle qu’Erena ? Quelle femme aurait pu posséder un charme aussi envoûtant et profond que celui de la nipponne ? Il avait beau chercher, aucun nom ne lui venait à l’esprit. Il passerait sa vie entière avec au bras une femme qui ne correspondait pas à son idéal de beauté. Mais avec un peu de chance, son malheur s’arrêterait là, et il n’aurait pas à se rappeler combien il aimait Erena, et non elle. Avec un peu de chance, il parviendrait à oublier que ce mariage n’était pas volontaire, mais décidé par d’autres que lui, et que la passion n’y avait pas sa place.

« Bonjour. » dit-il finalement, un fin sourire aux lèvres. « Vous devez être Kim Jung Rin ? » Évidemment, c’était elle. « Je suis Zhang Jie, il me semble que nos parents se connaissent. » Annonça-t-il finalement, pensant qu’elle avait dû, elle aussi, en avoir entendu parler à un moment ou à un autre.
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     Lun 18 Sep - 22:57
What is dead cannot die!
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Robe ☆ Suite à sa discussion avec Liang – ou clairement, le tout nouvellement promus cerveau de l’opération désastreuse qu’elle nommait sa vie – Jung Rin avait téléphoné à sa chère et tendre mère pour l’informer qu’elle acceptait de rencontrer le prétendant duquel ses parents étaient apparemment tombés follement amoureux. Peut-être que le serveur avait raison – réflexion à laquelle la joueuse de permet un grand WTF personne ne va chez Starbucks demander des conseils relationnels – et qu’il était temps pour elle de faire quelque chose de logique et de raisonnable, plutôt que de poursuivre les désirs puérils et égoïstes de sa pompe à sang. Elle repensait aux paroles de Liang,  alors qu’elle finissait de mettre la touche finale à sa tenue du jour : une robe de designer finement ajustée aux couleurs assez prononcées – elle haïssait le classique, le noir et le manque d’originalité... La tenue était juste assez révélatrice pour qu’on devine ses jambes fines, et que ses escarpins vertigineux soient en harmonie avec le tout. Sagement plantée devant son colocataire et expert maquilleur, elle l’avait laissé faire un malheur avec sa tignasse et son minois. Ce soir était un grand soir, elle travaillait sur ce vernissage depuis plus d’un an, son premier après une longue pause qu’avait forcé ses dernières fiançailles.

Plus jamais, peindre, c’était sa passion, son unique amour, elle prenait vie lorsqu’on lui donnait un pinceau, une toile, elle mettrait ça au clair la prochaine fois qu’on tenterait de lui trouver un époux. Un mariage arrangé… devenir un bibelot au bras d’un homme qu’elle n’aimerait probablement jamais, ça ne lui semblait pas vraiment heureux comme destin, mais si en prime on lui arrachait son art… autant l’achever maintenant. Ça serait dans ses conditions cette fois, ça et demeurer au Japon. Elle vouait à ce pays une adoration bien particulière, elle s’y sentait chez elle… peut-être qu’elle aurait pu, s’unir à Xialei s’il ne lui avait pas fallu se déraciner et refaire sa vie en Chine… elle avait beau parler la langue, elle ne s’y sentait pas comme chez elle. Elle avait besoin de plus de liberté, plus d’espace entre elle et sa belle-famille. Même ses parents, elle voulait une frontière entre eux… Fébrile, elle attendait que son colocataire fasse de son visage un chef d’œuvre de classe, osant jusqu’à une couleur vibrante sur ses lèvres… C’était tellement différent de son habituel look de cheveux en bataille et bras couverts de peinture. Elle était jolie, oui, mais elle ne perdait que rarement un temps inutile à mettre en valeur son minois. Dieu soit loué Sakuya.

Lorsqu’elle arriva à la galerie, juchée sur ses escarpins, elle sentait l’angoisse lui nouer le ventre. Rinnie était nerveuse et excitée, la réaction du public l’angoissait, l’idée d’avoir perdu la main. C’était une chose que de jeter sur canevas les plus grandes profondeurs de son âme, sa vision des choses, s’en était une autre d’attendre, bêtement au milieu d’une pièce, pour voir si ce qui vous bouleverse tant, vous émeut tant, trouve reflet dans les cœurs des admirateurs. Autant dire que devant cet accomplissement, les demandes de ses parents lui paraissaient bien lui, paraissaient bien loin. Le fait qu’elle ait donné les instructions pour l’évènement à sa mère, qui voulait en informer son probable futur gendre, lui avait totalement sorti de l’esprit. Avenante, elle était trop concentrée à sourire aux gens présents, à recueillir leur commentaires, à expliquer, resplendissante de bonheur à l’idée que tout allait bien. Elle voyait même des visages connus…

Et d’autres moins. Pivotant sur elle-même en entendant la salutation du chinois, elle s’était préparée à lui faire face, avec son plus beau sourire, « Bonsoir. » après tout, entendre son nom quand elle était l’artiste exposant, ce n’était pas étrange. Ce qui l’était d’avantage en revanche, c’était de se retrouver face à face avec quelqu’un dont elle avait péniblement entendu parler. Et ayant refusé de regarder le dossier, elle ne l’aurait jamais reconnu s’il n’avait pas dévoilé son identité.  « Oh. » Idiote. Tu vas peut-être épouser cet homme et c’est tout ce que tu trouves à dire!? Se reprenant en posant ses iris directement sur lui, elle s’était reprise. « Je veux dire, enchantée d’enfin vous rencontrer. Je n’ai entendu que des éloges… ça me fait plaisir de pouvoir mettre un visage sur le nom. » elle avait souri et inclinant la tête respectueusement, de ce sourire candide et brutalement franc, elle le savait bien, qu’elle détonnait à être aussi authentique dans cet univers.

… Bon. Il n’était pas laid, il était même plutôt charmant – quand on sait qu’elle a une fixation sur les danseurs chinois – ça aurait pu être pire. Mais en comparaison avec le dieu vivant qu’était Ji Hoon, tout le monde lui semblait fade, sans vie… Mais elle s’était promis de ne pas penser à son ex, de vraiment obéir, cette fois, c’est sans doute pour cette raison qu’elle avait adressé un sourire à la fois amusé et navré au jeune homme, en proposant, sachant qu’il devait lui-aussi être dans la même impasse qu’elle. « Je dois malheureusement rester dans cette pièce, mais je peux quand même vous offrir de faire le tour de l’exposition en votre compagnie… ne serait-ce que pour faire honneur à la grande amitié entre nos chers parents… » … et leurs attentes matrimoniales… Ça, ne n’était pas dit, elle ne ferait pas l’erreur d’accepter sans connaître un minimum le prospect. Elle avait reposé ses iris sur lui, proposant d’une voix douce et amusée : « Il faudra quand même faire semblant d’apprécier les œuvres… histoire de donner l’exemple aux autres. C’est un bon compromis? » elle fut reconnaissante à Sakuya de l’avoir métamorphosée, ne serait-ce qu’un soir, en femme distinguée. Reste qu’à espérer qu’elle ne doive pas gagner une citrouille à minuit!

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     Ven 22 Sep - 20:01
JUNG RIN & JIE ☽☽☽ Ainsi, c'était elle, la créature prétendument sotte dont avait parlé Yurina. Jie réalisa qu'il n'avait encore jamais essayé de voir à quoi Jung Rin ressemblait, quand bien même les Kim faisaient partie du cercle de connaissances de ses parents depuis longtemps. Qu'un mariage d'intérêt était arrivé dans l'idée de son père n'était, en soi, pas bien surprenant, mais qu'il décide de le marier à une coréenne était plus surprenant encore que si Zhang Guoxiang avait décidé de donner son fils à une japonaise comme Yurina. Les Zhang avaient tant de suite dans les idées que leur fils peinait à suivre leurs projets, hélas.

Fort heureusement pour eux, Jie connaissait de longue date les responsabilités qui le tenaient. Il savait qu'un jour viendrait où le mariage deviendrait une obligation, un devoir d'honneur. Désormais, c'était la réalité qui le rattrapait, qui lui indiquait qu'il devait se forcer à aimer une femme, même s'il n'éprouvait rien de plus pour elle qu'une affection innocente, presque inexistante. Une chose impossible, aux yeux du jeune chinois ; son coeur ne battait que pour une femme et ne cesserait sûrement jamais. C'était Erena, la seule, l'unique. Le fait qu'elle était enfermée dans un asile ne changeait rien à cette vérité, et un anneau à son doigt ne lui ferait pas porter davantage de chaînes. N'était-il pas l'homme de la paire?

Saluant d'une courbette polie la jeune femme devant laquelle il se trouvait, Jie misa sur son paraître, affichant un large sourire. Oh, il ne doutait pas d'être le meilleur genre que les Kim auraient pu trouver pour leur fille. Il était un bon parti, un fortuné à l'esprit fin et agile. Auraient-ils pu imaginer une meilleure personne ? « J'ai également entendu beaucoup de bien de vous. » dit-il sans mentir. Ses parents avaient loué les mérites de la fille Kim sans arrêt depuis qu'ils avaient entamé leurs discussions avec sa famille. Hélas, ils étaient les seuls à dire du bien de l'héritier qui, s’il croyait ce qu'il avait entendu d'autres bouches, avait l'esprit simple et le coeur naïf.

« Je n’aurai pas besoin de me forcer, alors cela m’arrange. » dit-il en riant. « J’ai déjà pu constater la beauté des quelques œuvres que j’ai croisées sur mon chemin. » Mais le sourire qu’il affichait, fin et bienveillant, appuyait son accord avec la proposition qu’elle venait de lui faire. Alors, il fit quelques pas en direction de la peinture, réduisant la distance de sécurité qui les séparait encore, avant de tendre le bras à l’artiste afin qu’elle s’en saisisse. « Je compte sur vous pour me donner tous les détails, toutes les subtilités, et ce qui vous a inspiré. » Il voulait savoir tout ce qui aurait pu être utile, mais aussi ce qui ne l’était pas. L’art possédait une beauté passionnante qu’il ne parvenait à démontrer qu’en se tenant sur une piste de danse, mais qu’il embrassait des yeux lorsqu’il la croisait sur des tableaux ou dans des galeries comme celles-ci.

Les yeux posés sur le reste de la salle, Jie laissa poindre un sourire amusé. Tous ces gens venus visiter sans la moindre arrière-pensée, si libres. Ce mariage était un destin auquel il était résigné depuis des années, mais il peinait à accepter l’idée que sa liberté touche vraiment à son terme. C’était pourtant ce qui allait arriver. « Depuis combien de temps peignez-vous ? » demanda-t-il soudainement.
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     Ven 22 Sep - 21:47
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Depuis quelques semaines, sa mère n’avait à la bouche que le nom de Zhang Jie, au point où sa fille lui avait demandé, moqueuse, si elle lui cherchait un mari ou si elle prévoyait rompre son union pour s’enfuir avec un homme qu’elle aurait pu enfanter. Blague qui n’avait pas trouvé un public réceptif chez sa génitrice, qui ne se souvenait que trop bien de toutes les tentatives de mariages avortée par l’artiste, et la perte tragique de l’héritier Li qui avait réussi l’impossible : plaire à son père. Et pourtant, malgré toutes ces insinuations, ses explications, elle ne s’était jamais laissé intriguer au point de chercher de quoi il avait l’air. Elle s’en fichait. Son cœur ne connaissait qu’un maître, un seul, et elle doutait de pouvoir s’attacher à quiconque après Ji Hoon. Son ex-petit ami avait réduit en poussière sa pompe à sang et pourtant, les vestiges résiduels ne faisaient que le réclamer. Elle pourrait donc épouser quiconque ses parents apprécieraient, elle était résignée, prête à abandonner ce besoin puéril de foutre sa vie en l’air pour un homme qui n’avait fait que lui faire des mal, depuis dix ans. Un mariage sans affections serait préférable à une nouvelle entaille dans son organe vital déjà tant malmené. Son sourire s’était fait plus doux, alors qu’elle murmurait d’un ton amusé, à l’intention de son visiteur. « En espérant que cela ne soit pas de l’information trompeuse. » Dieu merci son colocataire avait fait de la créature trop naturelle et maladroite qu’elle était, une véritable princesse distinguée pour une soirée.

Ça lui faisait toujours drôle de rencontrer des prétendants triés sur le volet par ses parents, quel que soit l’occasion, elle avait cette curieuse impression d’avoir été présentée et décrite comme un vulgaire morceau de viande, une breloque luxueuse dont ils souhaitaient décorer le plus offrant. Elle n’avait pas besoin de fouiller trop loin pour s’imaginer ce qu’ils avaient dû vendre comme mérite : elle parlait cinq langues, avait fréquenté les meilleurs écoles, avait une expertise dans l’univers du tourisme ou évoluaient les entreprises familiales, un physique charmant et elle semblait plutôt docile, quand on ne la connaissait pas. Des atouts désirables, certes, mais il pouvait difficilement y avoir plus éloigné d’elle, de l’être humain derrière ce score parfait. Rinnie était avant toute une passionnée, impulsive, et elle n’en faisait qu’à sa tête. Elle peinait à exceller dans les luttes de pouvoirs et les manipulations, elle était, somme toute, trop franche pour son propre bien. Dans un monde ou l’ont récompensait l’absence d’émotion – ou les cachotteries, elle faisait tache, suivant son cœur. Elle était, somme toute, bien simple, elle pleurait lorsqu’elle était triste, que ça soit en publique ou non, et riait aux larmes lorsqu’elle était heureuse. Deux choses qu’elle ne devrait pas faire, elle le savait… Ses parents aussi, sauf qu’ils attendaient d’elle qu’elle enfile un masque, soit belle et la ferme.

Sauf que cette fois, ils lui avaient trouvé un prétendant qui paraissait bien. Il semblait calme, posé, et il y avait quelque chose dans son attitude détachée qui lui renvoyait son reflet – comme s’il était résigné mais incapable d’offrir plus qu’une compagnie agréable. Par le passé, elle s’était coltiné des prospects qui s’imaginaient digne de son affection la plus sincère et totale, elle s’en était toujours trouvée offusquée et dégoutée. Mais le jeune homme conservait un retrait qui était bien reçu par l’artiste. Elle lui avait souri en voyant l’air sincère sur ses traits, à la mention de ses toiles. Il n’aurait pas pu lui faire plus plaisir, elle mettait tellement d’énergie dans son art, des petites parcelles de son âme à nue, les compliments étaient toujours les bienvenus. Une étincelle joueuse brillait dans ses prunelles alors qu’elle acceptait ce bras offert, y glissait le sien, et lui chuchotait, sur un ton de confidence ou d’humour. « Vraiment? Vous m’en voyez ravie. J’ai scrupuleusement mise mes favorites près de l’entré pour inciter les curieux à entrer. Mais ne divulguez pas ma tactique. » Lentement, elle l’avait guidé vers l’autre extrémité de la pièce, vers des toiles qu’il n’avait pas du apercevoir en entrant. Hochant la tête à sa demande, elle avait ajouté, trahissant la femme d’affaire en elle : « Je marche. Mais seulement si vous consentez à me révéler ce que vous y voyez… Ce qu’il y a de fascinant dans l’art, est le contraste des inspirations de l’artiste et la perception qu’en a l’amateur. »

Elle avait souvenir une fois, alors qu’elle affichait quelques toiles dans une observation organisée par le conservatoire italien ou elle fut exilée pendant trois ans, après avoir dilapidé une petite fortune au profil d’un certain coréen arnaqueur, d’avoir tiré des larmes à une collègue de classe qui avait décrit son œuvre comme tragiquement triste… Rinnie s’en était trouvée sans voix, en se rappelait que la peinture en soi, avait été faite sur un moment de bonheur pure, après la réception d’une correspondance de Ji Hoon. Ce souvenir lui tira un sourire des plus sincères alors qu’elle reportait son attention vers le jeune homme. Son regard s’était attendri, elle était toujours d’une passion franche, lorsqu’elle parlait du plus grand amour de sa vie : l’art. « En toute franchise, je crois que j’ai tenu un pinceau avec un crayon... »

Elle avait continué à avancer, dirigeant le jeune homme vers un coin moins peuplé de l’exposition alors qu’elle poursuivait, sur un ton réellement enjoué. « Je suis tombée éperdument amoureuse des toiles, des couleurs dès mon plus jeune âge… je crois que j’appréciais, n’avoir comme limite que mes propres restrictions. C’était … enfin, c’est encore… un luxe. » … Ses doigts pouvaient faire ce qu’ils voulaient du média, transcrire la moindre émotion qu’elle n’était pas autorisée à exposer. Elle pouvait mettre à nu ses tourments, les cracher avec toute la violence du monde sans que personne ne la gronde, parce qu’ils ne pouvaient comprendre assurément. Elle trouvait dans les couleurs, la façon de hurler en silence. Réalisant soudainement que c’était assez malpoli de ne pas lui retourner la question, elle avait eu une mine surprise, puis désolée, et avait finalement demandé, sincèrement intéressée : « Et vous? Vous dansez non? Depuis longtemps? »

Ses pas s’étaient arrêtés alors qu’elle s’immobilisait devant une toile aux couleurs sombres mais vibrantes. Elle avait mis vingt-huit heures consécutives à faire celle-là, et avait probablement pleuré pendant la totalité du processus créateur… c’était l’apogée de sa relation avec Ji Hoon, un mélange de désespoir, de résignation et d’agonie. Souriant, l’air totalement neutre, énigmatique « Celle-ci vous plais? » puis, curieuse, elle avait demandé : « Qu’y voyez-vous? »

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     Dim 22 Oct - 22:38
JUNG RIN & JIE ☽☽☽ Si Jie avait reçu bien de mauvais échos de la part de Yurina, le portrait que lui avaient fait ses parents de la jeune femme qu'il venait rencontrer aujourd'hui était des plus raffinés et appréciables. Elle était artiste, tout comme lui, et devait de ce fait comprendre la passion qui l'unissait à la danse, quand bien même celle-ci avait été entachée par le comportement meurtrier de son ancienne petite amie. Jungrin, qu'il allait devoir épouser, s'il ne commettait point d'erreur, venait d'une famille aussi bonne que la sienne. Pour parfaire le tout, elle n'était pas d'origine japonaise, ce qui en faisait une prétendante de choix aux yeux des parents de l'hériter chinois. Jamais ils n'auraient souhaité donner leur enfant à une nipponne, si ce n'était la fille Daimon. Comme celle-ci était hors du jeu, hélas, il leur avait fallu trouver un ersatz suffisamment bon. La coréenne semblait toute nommée pour ce rôle. Elle ferait une parure du plus bel effet au bras de leur fils si parfait. Ils posséderaient, tous les deux, assez de charisme pour mettre à genoux la moitié de l'archipel et du continent. Quant aux enfants, ils avaient encore un peu de temps pour y songer.

Ce que Jie devait avouer, c'est que la peinture de sa potentielle promise était assez belle. Elle parvenait à capter son attention, à attirer le regard. Les arts plastiques n'avaient jamais été son domaine, mais il était capable d'apprécier les oeuvres qui s'offraient à son regard, et celles-ci étaient particulièrement esthétiques à ses yeux. Aussi ne dut-il pas mentir à la coréenne lorsqu'elle lui demanda de feindre l'intérêt pour les toiles qu'elle avait peintes. Un soure lui vint même aux lèvres quand il l'entendit parler de tactique et qu'il jugea qu'une telle stratégie, c'était vrai, était tout à fait bien pensée. Les premières choses que l'on voit dans une galerie sont celles qui décident de notre séjour ou de notre départ, lorsqu'on n'est pas dans le cas de Jie, qui était présent par la force de l'honneur.

« Je n'en dirai mot, vous pouvez me faire confiance. » répondit-il d'une voix amusée, alors qu'il la suivait jusqu'à d'autres toiles, celles qui avaient échappé à son regard. Ses petits yeux se posèrent sur la peinture, essayant d'y découvrir ce qu'on y voyait sans en être tout à fait capable. « Mon amateurisme est-il à ce point évident ? » demanda-t-il avec une curiosité rieuse, sans détacher les yeux de l'oeuvre qui se trouvait devant eux.  « Cela fait très longtemps, en effet. »

Il ne se représentait pas qu'on pût aimer la peinture au point d'y consacrer tout son temps. Il connaissait la danse, lui était toute dévouée, mais il ne la considérait pas comme semblable à l'art graphique, bien plus salissant, même s'il restait délicat. « Je dansais déjà sur la musique des rires de ma mère. » dit-il en un sourire songeur. Ses parents, même s'ils étaient sévères, étaient plus importants à ses yeux que toutes les choses qu'il possédait. Ils lui avaient tout appris, et pouvaient tout lui reprendre en un claquement de doigts. Alors que ses yeux glissaient sur la surface peinte, Jie laissa un sourire poindre au coin de ses lèvres. L’aimait-il ? Ses yeux, déjà fins et allongés, se firent plus fins encore, laissant presque disparaître ses iris dans l’étroit passage que formaient ses paupières. « J’y vois… De la colère. » Il lui semblait distinguer deux formes qui formaient des silhouettes dans son esprit. Des formes complémentaires, sauvages, fougueuses. « Ou de la passion ? » demanda-t-il, moins sûr de lui. « N’est-ce pas à ces sentiments que l’on associe le rouge ? » Sa relation avec Erena était teinte de rouge. Un rouge sanguin, sombre. Un rouge cruel et persistant.
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     Jeu 26 Oct - 19:53
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Un mariage de convenance, on le lui avait annoncé depuis son plus jeune âge, c’était la chose logique à faire, afin d’assurer à l’empire familial une continuité prospère. Elle le savait,  cette épée de Damoclès pendait au-dessus de sa tête depuis toujours et pourtant, elle ne s’y était jamais vraiment résignée. Longtemps, elle avait nagé à contre-courant, allant jusqu’à s’imaginer un futur libre, euphorique aux côtés de celui qui avait longtemps été son petit ami… La belle connerie. Elle voulait tout : l’art, l’amour… mais ces espoirs n’étaient que chimère, elle le savait désormais, celui qu’elle avait cru être l’amour de sa vie était un sociopathe qui avait passé des années à lui mentir, à l’utiliser, à la briser un peu plus à chaque seconde, jusqu’à la rendre tellement tordue et détruite, qu’elle était tout bonnement incapable de ressentir la moindre émotion. Comme là, maintenant, alors qu’elle observait le prétendant trié sur un volet par ses géniteurs, d’ordinaire, elle se serait insurgé, aurait lutté bec et ongles pour se tirer de ce faux pas… pas aujourd’hui. Non. Avec son regard désillusionné, Zhang Jie lui semblait parfait en tout point : un artiste, un homme avec fière allure, un physique agréable sans pour autant être le coréen qui la hantait tant, il remplissait tous les critères et quelque part, elle se disait qu’elle n’aurait aucun mal à le respecter, à l’apprécier même. Elle ne voyait aucune raison de refuser cette alliance qui serait profitable à leurs deux familles. Et puis, quelque chose chez son ‘’promis’’ lui rappelait Li Xialei, ça touchait dores et déjà une corde sensible.

Un sourire amusé flottait sur ses lèvres alors qu’elle demeurait délicatement accrochée au bras du jeune homme, une distance prudente toujours maintenue entre eux. Elle avait beau avoir posé une main sur son avant-bras, pour le guider à travers la galerie d’art, le contact était calculé, limité, parfait aux yeux de leur public, réservé pour les principaux acteurs. Une incarnation de ce qu’ils pourraient être, sans doute, même à leur apogée, il y avait des pièces d’elle-même qu’elle ne pouvait offrir, Ji Hoon les avaient irrémédiablement démolies.  Ses traits s’étaient montrés plus doux alors qu’elle scrutait son profil, étudiant ses réactions alors qu’il observait les toiles avec un intérêt soit réel, soit diablement bien feint. « À peine…. Et puis, ce qu’il y a de merveilleux avec l’art, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’en avoir une connaissance approfondie pour l’apprécier. » … Après tout, elle avait toujours préféré donner place à l’interprétation dans ses créations, ce qu’elle voulait évoquer et l’écho qu’y trouvaient les admirateurs… c’était là deux choses qui la fascinaient. Ses yeux sombres s’étaient reposés sur le chinois alors qu’il parlait lui-même de sa propre passion : la danse. « Oh? Tout ce temps! Vous devez avoir une discipline exemplaire. J’ai toujours été trop ‘’rebelle’’ pour les arts de la danse ou de la musique… » … elle se souvenait des soupirs exaspérés de sa mère alors que toute jeune, elle préférait dessiner que pratiquer des enchainements. « Je me souviens de cet enseignant au conservatoire Italien qui a passé cinq ans à tenter de corriger mon coup de pinceau … sans grand succès. J’ose à peine imaginer la peine qu’il aurait eu à m’enseigner un pas. » Coup de pinceau qu’elle avait refusé de changer, soit-dit en passant.

Ils s’étaient ensuite dirigés vers une autre œuvre, plus violente, plus franche, et elle peinait à masquer son sourire : elle en était fière. Écoutant les commentaires de son escorte, elle avait commenté un : « … Intéressant. » pinçant ses lèvres d’un air songeur, elle avait poursuivi, le regard rivé sur les éclats rouges. « Vous savez, je suis de ceux qui croient que l’interprétation qu’un observateur fait d’une toile est en partie une projection de ses propres expériences. » … avait-il donc, lui aussi, connu une relation aussi destructrice, aussi intense que celle qui l’avait broyé elle? Serait-il en mesure de comprendre que certaines facettes de sa personne étaient trop tordues pour être offertes? Cette idée l’apaisait, en un sens, comme s’il pouvait comprendre le désespoir qui l’envahissait. Elle avait finalement sourit, murmurant à son intention un : « Mais je veux bien vous confier un secret… Passion… colère…. C’est peut-être bien un mélange des deux. »  … L’un n’aurait su vivre sans l’autre. Jamais.

Ses doigts s’étaient pressés un peu plus sur l’avant-bras du jeune homme, alors qu’elle se déplaçait pour lui faire face, de cet air assuré, certain. « … Je crois que nous pourrions nous égarer en banalité encore longtemps… toutefois, j’ai toujours préféré la franchise. » … elle n’avait ni l’envie de le luxe de jouer à ce jeu de pouvoir. Et les manipulations, elle en avait assez subies pour ne plus vouloir s’y adonner. « … Je n’irai pas par quatre chemin. Je ne vois aucune raison de refuser l’arrangement que nos parents semblent envisager. Toutefois… » elle avait pesé chaque mot, ses traits sérieux. « S’il vous fallait une porte de sortie, soyez assuré que je prendrai la totalité du blâme. » elle n’était plus à une déception près avec ses parents. Il n’y avait aucune raisons qu’il subisse des contrecoups s’il ne souhaitait pas se marier avec une femme choisie par ses géniteurs.

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     Lun 13 Nov - 19:15
JUNG RIN & JIE ☽☽☽ Dans un autre monde, Jie aurait épousé Erena. Dans un autre monde, les choses auraient été bien différentes, d’une couleur plus dorée que celle qu’elles avaient aujourd’hui. Hélas, il n’y avait qu’une réalité, et il était de son devoir de l’accepter comme elle venait, avec les conditions que ses parents posaient et les sacrifices qu’il fallait faire afin de continuer à exercer l’art qu’il aimait tant. Un mariage arrangé, c’était son destin. Erena n’avait été que le fruit d’une lubie passagère, une idylle qu’il pensait avoir vu périr quand la jeune femme s’en était prise à lui. Ce n’était pas le cas. Malgré tout ce qu’elle avait fait, il l’aimait encore, et il ne doutait pas que la nippone était la seule femme qu’il serait un jour capable d’aimer. Ils étaient unis par un lien profond, un lien dangereux, mais dont ils ne pouvaient se défaire aussi facilement qu’ils le souhaitaient.

« C’est vrai. » L’art était un cadeau de l’artiste au public, une interprétation de la vie qui lui était propre, et tout le monde était libre de prendre des décisions, qu’elles soient arbitraires ou non, quant à la signification que possédait l’utilisation de telle ou telle couleur. « La discipline est la base de mon éducation, j’imagine que vous avez raison. » Il lui adressa un petit sourire amusé. « Vous avez donc étudié en Italie ? » demanda-t-il, piqué de curiosité. Il avait, pour sa part, passé une année dans un établissement international de Grande-Bretagne, mais ses connaissances de l’Europe – car à l’époque, il le pays y appartenait encore – se résumait à cela et à quelques images qu’il avait pu voir.

Après avoir, l’instant suivant, énoncé son ressenti par rapport à la peinture qu’ils avaient sous les yeux, Jie ne put s’empêcher de sourire. Le commentaire de la jeune femme était intéressant, lui aussi. L’idée qu’il se faisait de cette œuvre était-elle la projection de ses propres expériences ? Il avait éprouvé à la fois colère et l’amour, la passion ravageuse d’un amour déçu par une femme qui avait décidé de s’en prendre à lui. Mais il ne pouvait se permettre d’expliquer tout cela à Jung Rin, pas maintenant. « Il est donc possible de lire un tableau. » dit-il en reposant les yeux sur l’image. Cela devait être particulièrement éprouvant de se mettre à nu comme elle le faisait en exposant ces toiles. De petits morceaux d’âmes.

Le regard du chinois se posa sur le visage de Jung Rin qui reprenait la parole d’une bien étonnante façon. « Je vous remercie pour cette proposition. » Ses yeux sombres scrutaient le visage de cette fille au cœur faible, une fille au cœur exposé. Il vint à se demander comment elle pouvait avoir aussi peu d’estime d’elle-même que pour accepter de prendre le blâme pour les actes qu’il aurait pu commettre. Sans attendre, il reprit. « Mais vous n’avez pas à vous faire de souci. » Erena et lui, c’était terminé. Totalement terminé. Il devait s’en convaincre. « De plus, la société n’est pas tendre envers une femme blâmée, et, sans vouloir vous heurter, votre cœur me semble trop fragile pour supporter ce genre d’assauts. » De ce qu’il avait entendu d’elle, de ce qu’il en avait entendu jusqu’à maintenant, c’était sa conclusion. Une conclusion peut-être hâtive. « J’entends également accepter la proposition de nos parents, mais si vous le préférez, nous pourrions prendre un peu de temps avant de leur donner une réponse. Si nous devions vivre ensemble pour les années à venir, il serait sans doute préférable que nous nous entendions au lieu de nous supporter. »
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     Lun 13 Nov - 21:03
What is dead cannot die!
JINNIE ❤️ OMG

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[size=12]« Je n’attends rien de moins d’un artiste de la danse. » Elle lui avait souri, franchement impressionnée de l’image qu’il projetait. « C’est une discipline magnifique qui ne laisse pas place à l’erreur. » Des heures de pratiques, des blessures, des répétitions interminables, très peu pour elle. Elle préférait la liberté des toiles… Le chaos, en quelque sorte. Quant à son éducation…Oh elle avait été, comme la sienne, basée sur la discipline… sauf apparemment, ça lui avait d’avantage réussi qu’à elle, il semblait si posé, si inaltérable, comme ces montagnes que personne ne pourrait réduire à néant. Jung Rin était d’avantage comme le vente, indomptable, elle n’en avait toujours fait qu’à sa tête. D’aussi loin qu’elle se souvenait, elle n’avait fait que s’insurger contre les décisions de ses parents, leurs désirs, leurs requêtes, et autant elle les adorait, ils n’avaient jamais pu la contraindre à quoi que ce soit. Dans un ultime effort pour la séparer de cet homme qui avait fait de son cœur un champ de bataille, ils l’avaient exilé en Europe, dans cet infâme conservatoire où tous ses mouvements étaient suivis, épiés, où on contrôlait ses allées et venues de peur qu’un trop grand moment seul lui permette de retomber dans son idylle. Ça n’avait servi à rien, à ce jour, et malgré toutes les horreurs qu’il avait pu lui faire, rien ne venait à bout de ses sentiments pour son ex coréen. Souriant doucement, elle avait confié, d’un ton faussement léger « C’est exact. De longues années. Ou à tout le moins, elles m’ont semblées interminables… je crois que j’étais un peu trop insatisfaite de quitter la Corée pour en profiter pleinement. Je devrais y retourner un jour, par curiosité. »

… Oui, un jour. Quand elle aurait fini de faire ce deuil rationnel qui semblait lui être hors de portée. Ramenant son focus sur lui, et réellement curieuse, elle avait demandé, l’observant avec intérêt : « Avez-vous étudié outre-mer? » Probablement, comme tous les gamins issus de bonne famille. Quelle question. La discussion avait ensuite déviée sur la toile, ce mélange de passion et de fureur, cette œuvre qui en dévoilait probablement un peu trop sur elle, et sur l’état de son âme. Devant l’air ‘’choqué’’ de son vis-à-vis, elle avait pouffé de rire, ajoutant d’un ton franchement amusé : « Vous semblez surpris. » Évidement qu’on pouvait lire une toile! D’autant plus quand on se reconnaissait un peu chez l’artiste. Ses iris dardé sur son visage, elle avait ajouté, non moins certaine : « N’avez-vous pas cette capacité vous-même, de dévoiler beaucoup plus qu’un enchainement de pas dans une chorégraphie? » dans un passé pas si lointain, elle avait regardé Xialei danser, avec une passion dévorante, une adoration sans borne pour son art… une affection qu’il n’aurait jamais pu lui porter. Savait-il qu’elle voyait tant dans ses pas? « On m’a dit une fois que c’est la passion, la petite parcelle d’âme impliquée dans chaque pas, qui différencie l’artiste de l’amateur. » … Idiote. Citer ton ex, que ton probable futur fiancé connait, du grand art. Euh! Elle était maladroite ok. Concluant dans l’humour, elle lui avait confié, à voix basse un : « Mais je n’ai jamais eu la chance de corroborer. Ayant moi-même assez de difficulté à aligner deux pas. » … même marcher, elle échouait.

Cette conversation s’épuisant, elle avait préféré mettre carte sur table, aborder ce pourquoi ils perdaient leur temps ce soir. Ces fiançailles. Si elle s’était résigné à faire de ces parents des vieillards comblés, il n’était pas dit qu’elle allait prendre pour fiancé un homme qui n’en avait aucune envie, et ça, il devait le savoir. Le savoir certes… mais elle n’avait pas prévu sa réaction. Ses iris s’étaient voilé un instant. De quel droit osait-il? Elle avait un instant gardé le silence, son corps entier crispé par la colère. « … Je vous trouve bien arrogant. » un sourire amusé avait point sur ses lèvres à ces mots. Arrogant, oui, ce qui n’était pas pour lui déplaire, vraiment, elle admirait d’avantage ce trait de caractère chez son vis-à-vis, c’était une chose qu’elle recherchait chez un partenaire, la franchise sans détour, cette capacité de livrer ses pensées sans avoir besoin de les rendre si acceptables qu’elles en seraient fausses. Ses iris s’étaient rivés sur le visage de l’héritier sans qu’un seul mot ne franchisse ses lèvres, pourtant, il n’était pas ardu de constater que ce petit bout de femme ne s’en laissait pas imposer, pas plus qu’elle n’avait apprécié être classée avec les objets fragiles, les bibelots. Elle ne serait jamais la breloque de personne, jamais. « Avec tout le respect que je vous dois, je crois fermement qu’un cœur soumis volontairement à de tels assauts est plus fort qu’un cœur auquel on refuse les caprices irrationnels par peur des conséquences. ».

Elle avait reposé son regard sur la toile sans ajouter un mot, espérant que chaque son s’enfonce dans son crâne. Il n’aurait pas le luxe de lui faire porter ce poids, cette faiblesse, s’il était trop borné pour suivre son cœur, il n’aurait jamais la joie de la blâmer pour sa couardise. Incapable d’être en colère bien longtemps, Rin avait soupiré, écoutant ses propos en hochant la tête, son sourire si franc retrouvant son emplacement d’origine, son visage éclairé instantanément. « Je suis d’accord. Bien rattrapé. Je veux bien vous laisser vous en tirer facilement pour cet affront. La prochaine fois, je vous imposerai un Opéra. Soyez averti. », C’était son tour, de lui tirer un sourire moqueur, un brin arrogant. « Donnons-nous quelques mois pour décider? Plus que nous entendre, à défaut de nous aimer, je préfèrerais vous apprécier. » C’était un caprice, certes. Elle avait quand même ajouté, avec un sourire espiègle. « Vous avez de la chance quand même, j’ai un faible pour les danseurs. ».

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What is dead may never die |#| JUNGRIN&JIE
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