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 I'm Going To You - Yueko ♥

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     Jeu 14 Sep - 17:03
I’m Going To You - Ft. Yueko ♥
나 지금 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 날 보던 네 눈빛과 미소가 그 따스한 입술과 손길이 너무 그리워 너무 그리워

JUIN 2017

« C’est à droite.» sans comprendre, le chaperon - ou manager dans un autre jargon - avait regardé la route autour de lui. Il n’y avait aucune intersection et, devant son air d’incompréhension, Maiko avait précisé « La pédale pour accélérer Bobby ! Sur les voitures, c’est à droite.» dans un soupir, celui qui ne s’appelait pas réellement Bobby avait accueilli le nouveau signe d’empressement de l’idole. Elle allait y arriver chez son amie, avait-elle besoin de se montrer si hâtive ? Quittant la route des yeux quelques secondes, il l’avait regardé sautiller sur son siège comme si elle avait un besoin pressant. Evidemment, lui ne pouvait pas comprendre. Il la prenait probablement pour une gamine impatiente et si elle lui disait maintenant que ce n’était pas qu’une question de hâte, il resterait dans le flou. Comment pouvait-il trouver normal qu’on ne veuille pas perdre juste 5 minutes de son temps accordé avec une amie. Le lien qui unissait Kotani Maiko à Futaba Yue, il n’était pas à la portée de sa compréhension. Est-ce qu’il l’était pour quelqu’un ? Probablement que non. Certaines personnes semblaient néanmoins le comprendre un peu. Ses frères, Daisuke aussi visiblement.  Mais avec justesse ?
Yue c’était sa femme, l’amour de sa vie, sa peluche à elle, sa meilleure amie, Yue c’était tout simplement une personne qui avait tous les droits sur son coeur. Au point qu’en ce moment, il se serrait de manque… d’inquiétude… de ce besoin de la voir et de passer du temps avec elle.

Alors oui, 5 minutes en moins, c’était une éternité. Particulièrement quand elle attendait ça depuis des mois. Sitôt la promotion de “Candy” terminée, Yue et elles avaient calé ce séjour. Et le jour J semblait venir trop lentement. Bien trop lentement.
Pour cette raison, elle avait fait un caprice pour prendre le Shinkansen. Pour cette même impatience, elle pressait désormais ce pauvre Bobby de rouler plus vite. Et parce qu’il roulait aussi vite que le doyen d’une maison de retraite, elle avait soupiré avant un « Mais Bobby ! Une grand-mère en déambulateur arriverait avant nous ! Arrête-toi, laisse moi conduire ! » c’était marrant l’effet systématique de ces quelques mots « Non !» alors qu’elle n’avait pourtant jamais conduit… si ça se trouve, elle était une véritable pilote ! En tout cas, elle roulerait sans aucun doute plus vite que ce bon vieux Bobby !
… et c’était peut-être justement ce qui l’inquiétait.
ça, ou une éventuelle fuite à Vegas. En tout cas, s’il avait accepté que Yue soit celle qui viendrait la chercher à la gare, au lieu d’insister pour la déposer devant la maison des Futaba, ils n’en seraient pas là maintenant. Elle était sur le point de mourir d’impatience. La prochaine fois, elle lui faussait compagnie et elle disait à sa Yue de la récupérer quand même. Fuck Bobby.
… mauvais plan. Le faire était probablement la meilleure idée de retarder une prochaine fois.

Mais ils avaient fini par arriver.
Et le véhicule loué était à peine à l’arrêt, que Maiko avait ouvert la portière avant d’attraper son sac dans le coffre. Refermant ensuite le côté passager alors que Bobby la tortue en était seulement à ouvrir sa propre portière, elle l’avait planté là dans un « Bon bah salut ! » accompagné d’une main levée.
« Si t’as besoin, t’appelle ! Et te couche pas tard ! Et ne sortez pas n’importe où ! Et t’es à l’heu....» la suite, elle n’y avait pas prêté attention, si toutefois elle avait écouté le début. Non, elle, elle était déjà la porte à laquelle elle avait frappé sans réfléchir.
Elle aurait voulu venir plus tôt, c’est vrai.
Mais encore plus, elle aurait voulu être une meilleure amie à l’époque où Yue était partie…. Et si de la peine, elle en avait, l’impatience était à présent bien plus forte. Son coeur tambourinait dans sa poitrine, comme si elle s’apprêtait à retrouver l’amour de sa vie qu’elle n’avait pas vu depuis plus de 10 ans. Peut-être parce que toutes les deux, c’était un peu ça.
©Pando
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     Sam 16 Sep - 20:03

I’m going to you - ft. yueko

 







Il était rare que lorsque l’on entendait le bruit d’une voiture se garer près de la maison, la première à dévaler les escaliers ne soit pas Kimi. Généralement à l’affut depuis sa chambre qui donnait sur l’entrée, la petite dernière avait toujours une oreille tendue, prête à accueillir le moindre visiteurs ou simplement se jeter dans les bras de papa quand il rentrait du travail. Mais cette fois-ci, la cadette eut tout juste le temps de grimper sur son tabouret rose pour se hisser sur la pointe des pieds et apercevoir le propriétaire de la voiture - qui ne lui disait rien… - , que les marches craquaient déjà sous des pas pressés. Yue venait peut-être de battre un record de vitesse et surtout, le miracle de ne pas être tombé au vu de sa maladresse légendaire. Exploit que maman releva tandis qu’elle pointa le bout de son nez hors du salon sous la raffut : « Yue, doucement ! » la reprit-elle alors que sa fille, qu’on aurait pu prendre pour une gamine de 5 ans, venait de débouler dans le couloir et de lui passer devant sans écouter pour rejoindre la porte au pas de course.
Il fallait l’excuser, elle était bien trop impatiente. Elle attendait ce jour depuis bien trop longtemps. Trop pour entendre les réprimandes d’une mère inquiète pour sa fille sortant tout juste de convalescence. Et pourtant d’un côté, depuis qu’elle avait pris la décision de rester à la maison pour s’occuper de sa - ses - filles, Futaba Yoko avait rarement vu Yue plus enjoué ces derniers temps qu’à l’approche d’aujourd’hui. Si elle prenait le temps de détailler son enfant, elle verrait même que la jeune fille s’était faite jolie, mignonne petite licorne qui avait sur le visage un sourire scotché. Il semblait néanmoins qu’aujourd’hui, ce sourire tenait avec moins d’effort.

Parce que derrière cette porte, il y avait ce rayon de soleil dont Yue avait besoin. Derrière cette porte, il y avait toute une affection que son coeur réclamait cruellement. Un remède à sa solitude et ses nuages noires qui opprimaient sa poitrine. Une chaleur dont elle manquait même en ce mois de juin quand les températures s’étaient pourtant bien réchauffées. Et les coups qui résonnèrent sur cette porte annonçaient le bonheur de retrouvailles nécéssaire à sa survie. Il ne se passa même pas une demi-seconde entre le moment où l’on toqua et celui où Yue actionnait la poignée de la porte et ouvrait avec un large sourire sur un visage qui lui avait bien trop manqué.

« Maiko-chan ! »

Il ne s’en passa sûrement guère plus entre l’instant où elle avait ouvert les bras et celui où elle serrait désormais de toutes ses petites forces sa meilleure amie dans ses bras. Même le poids sur son coeur ne l’empêcha d’entrer en fête tandis que l’ex-idole plongeait son visage au creux du cou de la danseuse pour inspirer un parfum familier et réconfortant. Qu’elle ne respire pas trop où elle allait pleurer… Or, elle se le refusait. Elles avaient attendu trop longtemps pour se revoir pour gâcher ça avec de stupide larmes. Maiko lui avait terriblement manqué. La dernière fois qu’elles s’étaient vues remontait à trop longtemps pour son coeur, mais comment lui en vouloir ? Quand Yue avait dû abandonner son rêve, Maiko, elle, l’avait poursuit et elle avait des obligations que la jeune fille pouvait parfaitement comprendre. Elle avait d’ailleurs, malgré la peine, suivit toute la promotion de leur dernier single et encouragé sa meilleure amie, ainsi que ses anciennes partenaires, de tout son coeur. Mais Maiko un peu plus… Parce que… favoritisme ok ! Mais elle le méritait oui. Bien sûr, toutes les Hanabi étaient méritantes, même Erena quoiqu’on en dise ! Mais Maiko avait cette force, ce courage, cette présence qu’elle dégageait et que Yue admirait tellement bien qu’elle soit sa cadette. Maiko était formidable. Et plus que tout, elle était une amie si précieuse qu’elle souffrait de ne plus la voir autant qu’avant. Le téléphone était pratique mais manquait cruellement de chaleur…

« Maiko-chan, bienvenue ! Tu as fais bon voyage ? »

Si sa mère ne l’avait pas fait redescendre sur Terre, Yue aurait probablement continué à se perdre dans les bras de son amie. Mais parce qu’elle avait sûrement besoin d’air pour répondre - et vivre - Yue la relâcha et s’écarta non sans lui adresser un immense sourire. Sourire qui n’était pas sans être taché d’une peine qu’elle ne parvenait pas à bannir totalement en dépit de son skill lvl 100 en Joie, Bonne humeur et smilling face. Mais ça, ce n’était rien. Ca ne se voyait même pas. Parce que Maiko était là et qu’elle voulait profiter d’elle. Sa meilleure amie avait pris du temps pour elle et c’était tout ce qui comptait ! « Tu m’as tellement manqué, je suis si heureuse que tu sois là ! » Un rire joyeux s’échappa de ses lèvres : « Bobby t’as laissé traverser le trottoir toute seule ?? Y’a un progrès haha ! Allez rentre, » l’invita-t-elle en lui prenant le bras pour l’éloigner de l’entrée…. au cas où Bobby changerait d’avis ?? Entre autre. Elle n’avait aucune crainte concernant Maiko en revanche. « Tu as faim, soif ? Ce sont toutes affaires ? Je vais les monter dans la chambre de Yue, je te laisse reprendre tes marques… » déballa doucereusement et poliment Yoko en cherchant à débarrasser Maiko afin qu’elle puisse profiter dès maintenant de sa fille. De tous les soin que Yue avait reçu, Kotani Maiko restait le plus efficace.

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     Sam 16 Sep - 22:52
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Si quelques secondes plus tôt, Maiko avait toujours le costume de la tribu des Kotani - oui malgré son impatience et son mime de l’envie pressante - on n’allait pas tarder à assister au plus grand changement de comportement en l’espace de quelques secondes.
Dans cette voiture, c’était Maiko, la guerrière, l’amazone, celle qui n’hésitait pas à mordre pour son biscuit. Celle qui faisait que Bobby avait été bien suicidaire de ne pas appuyer davantage sur la pédale d’accélérateur. Remarquez, s’il avait choisi celle du frein, il aurait probablement passé par la portière, Maiko aurait pris le vélo et… oui, Maiko aurait cassé la voiture.
Devant cette porte, l’apparition qu’on n’allait pas tarder à avoir était une autre Maiko. On aurait eu le temps de la deviner si la porte ne s’était pas ouverte trop rapidement. On l’aurait probablement vu jouer avec ses doigts nerveusement, sautiller un peu, hésiter à frapper à cette porte à nouveau ou peut-être même poser une main sur son coeur qui battait la chamade. Parce que cette fois-ci, ça y était, elle allait revoir sa Yue. Et si elle avait la fausse impression qu’elle ne l’avait pas vu depuis des années, c’était sans doute parce que le manque que ressentait son coeur pensait que c’était le cas. Oui, c’était comme avoir attendu ce moment des siècles. Et encore, elle n’était même pas certaine d’exagérer.
Depuis quelques jours déjà, elle était intenable. Mais maintenant, elle n’avait pas vraiment eu le temps de se dire “ça y est Maiko, c’est le moment. Tu vas la revoir. Dans quelques secondes, c’est peut-être elle qui va ouvrir cette porte et la vie semblera alors déjà plus normale”. Non. Tout ça, elle n’en n’avait pas eu le temps. Se répéter des espoirs pour que sa meilleure amie aille bien non plus. La porte s’était ouverte et au final, elle n’avait même pas cherché à le détailler ce visage, à l’examiner pour savoir si elle allait bien ou au moins pas trop mal. Non parce que Maiko la guerrière, ou feu Maiko la guerrière, s’était simplement jetée dans ses bras ouverts.

Cette invitation, si Yue ne lui avait pas donné, elle l’aurait prise de toute manière. Mais est-ce qu’elle cherchait à l’étouffer maintenant ? Elle ne la serrait pas trop fort.
Yue.
Sa Yue.
Bordel de putain de [censuré] ce qu’elle avait pu lui manquer !
… on ne se refait pas…
Et puis, peut-être qu’elle ne l’avait pas pensé ce juron intérieur. Comment on qualifiait ces battements rapides, ces battements d’un manque criant ? Peut-être qu’il n’y avait pas de mot quand on retrouvait celle qui nous manquait si fort depuis bien trop de mois ?
Oui oui, son coeur avait raison, d’années au moins, ne minimisons pas le manque.
Est-ce que ce jour là, sur ce banc d’Eita à jouer sa console, lorsque Yue s’était penchée sur elle, elle l’avait su qu’elle venait tout juste de rencontrer son âme soeur ? Ou est-ce que son coeur le soupçonnait déjà devant les videos YouTube d’une chanteuse qu’elle admirait ?
Elle n’en savait rien. Ce dont elle était certaine c’était que dans cette vie, et les suivantes, jamais elle ne pourrait se passer de Futaba Yue.
Alors oui, sa main pouvait bien se presser doucement à l’arrière de sa tête pour la garder prisonnière dans son cou. Rien qu’un peu. Mais ses larmes qu’elle avait envie de verser, elle devait les retenir.

Alors, quand la mère de Yue avait pris la parole et que l’étreinte s’était terminée, c’est un sourire qu’elle avait tenté de garder sur ses lèvres, un air rassurant et pas celui d’une faible à qui on a retiré sa douce moitiée « Bonjour.» polie, elle s’était inclinée avant d’ajouter « Oui, merci Madame...» ???
Ne sortez pas les points d’interrogation tout de suite, on était bien loin d’en avoir terminé avec le domaine de l’étrange. Mais celui-ci pouvait attendre de vraies retrouvailles, et lorsque son regard s’était posé à nouveau sur Yue, ses mains n’avaient pu s’empêcher de se poser sur les joues de son aînée pour encadrer son visage et apporter une réponse bien niaise au manque de son amie « Yue, ma Yue ! J’ai retrouvé ma Yue ! » Bobby trouverait ça injuste… pourquoi lui n’avait pas le droit à la niaiserie mignonne ?
Parce qu’il ne s’appelait pas Yue, bien évidemment !
Et la Maiko plus douce qui était rentrée à l’intérieur après avoir relâché son amie, kidnappée par sa peluche favorite qui devait se douter de la menace Bobby, avait répondu au sujet du grand-père qui ne savait pas conduire… enfin pas vite en tout cas… « Il m’a laissé de l’argent de poche pour que je puisse m’acheter du pop corn si on va au cinéma ! » avec un ton joué enfantin bien sûr.

Belle assurance… éphémère assurance.
Parce que la mère de Yue avait repris la parole. Que le nom “Bobby” avait été associé dans son cerveau et qu’elle avait alors réalisé le crime commis « Non ! » pas la peine de s’exclamer pour n’avoir pas faim ou soif … « Bobby ! » il était comestible ou il lui manquait déjà ?
« Je... » est-ce qu’elle… rougissait ? « Je... » est-ce qu’elle venait de bégayer ? « Je… vous avais pris des fleurs… je les ai laissé dans la voiture... »
……………………………………………………………………………………………………..
C’est que, ce n’était pas poli et puis, et puis…
Maiko, est-ce que la mère de Yue t’intimide ?
……………….
Sans rire ?
……..
Que Kô ait peur du père, on peut comprendre, mais là…. et puis une Kotani en plus……
« Je suis désolée…. » qu’on la fouette, qu’on la pende, elle méritait mille morts et certainement pas que Madame Futaba la débarrasse si gentiment de ses affaires ! Voilà ce que c’était de descendre trop vite de voiture ! Si au moins elle s’était faite écrasée en traversant sans regarder, elle n’aurait pas commis cet impair !
…..
Quoi ? La maman de Yue… c’était une vraie maman… c’était vachement bizarre une vraie maman… et puis, et puis… elle ne voulait pas être malpolie… D’accord, quand on débarquait chez Yue, c’était comme entendre cette musique. Mais pour elle qui n’avait jamais eu vraiment d’exemple maternelle, pour elle la fille de la jungle…
… bah quoi ? Elle était vachement intimidante la mère de Yue !
©Pando
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     Dim 17 Sep - 18:31

I’m going to you - ft. yueko

 







Il n’y avait aucun doute à avoir quand on les voyait toutes les deux : elles s’aimaient si fort. C’était d’une cruauté sans nom de les avoir séparé ! Ces kilomètres entre elles devraient avoir honte. Et Futaba Yoko ressentit même des remords à interrompre ces retrouvailles touchantes. Elle avait été tenté de s’éclipser pour les laisser se câliner toutes les deux mais d’une part ce n’était pas polie de ne pas accueillir ses invités, d’une autre… elle n’était pas certaine de revoir sa fille et son amie avant le repas. Mais lorsque Yue s’écarta - à peine - elle se promit que cette étreinte n’était que partie remise tandis qu’elle détaillait le visage de cette personne si chère à son coeur dans un sourire qui en disait long sur son amour pour elle. Ah ! Si Yue avait pu garder Maiko près d’elle ici… ! Mais elle savait que ce n’était pas possible. Elle avait un rêve à poursuivre Maiko… et Yue, elle devait l’encourager de là où elle était. Et évidemment, l’ex-idole n’avait aucune rancoeur envers son amie, cela aurait été absurde. Sa chute, elle ne la devait qu’à elle-même. Et puis, tout ce temps, Maiko avait été un soutien si précieux… Comment pourrait-elle lui reprocher quoique ce soit quand elle avait tant aidé son aîné et qu’aujourd’hui encore, elle prenait de son précieux temps et traversait les régions pour la voir ? Absurde.

Yue couvrit Maiko d’un doux sourire, à l’instar de Yoko quand elle répondit à cette dernière. Maiko était si mignonne quand elle s’adressait à elle. Mais l’Osakan ne trouva Maiko que plus adorable quand elle laissa exprimer son manque de cette façon déroutante mais familière en tripotant affectueusement ses joues. Un léger rire secoua ses épaules. « Oui Maiko-chan, on s’est retrouvée hahaha ! Qu’à toi, » précisa-t-elle pour cette marque de possessivité en ne plaisantant qu’à moitié. Après tout, elle n’avait qu’une meilleure amie comme Maiko. Elle n’avait qu’une personne à qui elle se confiait de la sorte et entre les mains de qui, elle se sentait si bien, sans insécurité, sans angoisse… Maiko la rassurait, l’amusait. Elle lui faisait du bien en l’encourageant, en l’aidant sur des tas d’aspect différents qu’il s’agisse d’un problème de danse ou d’un problème plus personnel. S’il y avait bien une seconde personne qui connaissait Yue par coeur et mieux que personne, celle-ci était absente et causait bien des tourments à son coeur… Ainsi, si Maiko décrochait déjà sans mal cette place depuis longtemps, il était bien difficile de la concurrencer aujourd’hui sur le niveau de confiance qu’elle lui portait.

« Haha, c’est vrai ? Un vrai papa poule ce Bobby, » pouffa Yue en amenant sa meilleure amie dans le salon, sans lui lâcher le bras. Sait-on jamais, si elle se perdait. La plaisanterie des deux jeune fille donna cependant à réfléchir à l’une d’elle. Le cinéma pouvait être une idée bien qu’elle souhaitait passer toutes ses minutes avec Maiko… mais en parlant de Papa poule, est-ce que le sien la laisserait y aller ? …. 22 ans et elle devait toujours demander la permission à Papa. Oui.

Mais la plaisanterie prit fin alors que Maiko… refusa un verre d’eau ? … Yoko et Yue la dévisagèrent surprise. Quoi Bobby ? … Elle l’avait oublié dans la voiture ?
Non. Ce n’était pas Bobby, mais des fleurs et cette révélation se fit sous le même regard décontenancé des deux Futaba présentes. Maiko rougissait, culpabilisait et dans 5 minutes elle allait se taper la tête contre une armoire en gémissant « méchante Maiko ! Méchante ! ».
« Oh… Ce n’est rien Maiko-chan, c’est gentil de ta part d’avoir pris des fleurs. » déclara la maman d’un ton doux et désolé. « C’est vrai que c’est dommage de les avoir oublié, mais je suis déjà très touché de l’attention, c’est très gentil Maiko-chan. » Sincèrement touché par l’intention, elle lui adressa un sourire reconnaissant ne doutant pas du tout de la sincérité de la jeune idole. Elle était gentille Maiko et elle ne pouvait que pardonner sa maladresse… « A ta place, je suis certaine que Yue aurait pu oublier aussi… vous étiez si contente de vous revoir, haha. Ne t’en fais pas va. » Récupérant les affaires de leur invité, Yoko appliqua une brève caresse réconfortante dans le dos de la Kotani pour lui assurer qu’elle ne lui en voulait pas. Un sourire plus tard, elle disparaissait vers la cuisine.

« T’es trop mignonne Maiko-chan, » souffla Yue sur un ton attendri et compatissant. « Maman a raison, à ta place moi je les aurais oublié au magasin ! » Elle rit doucement en entourant les épaules de Maiko qu’elle pressa affectueusement. « Et puis dis toi que ça fait un cadeau de remerciement pour Bobby ! » Elle pouffa une nouvelle fois. Bobby avait bien du mérite d’être le manager d’une Kotani. Yue pensa cependant que s’il fallait du courage, il devait surtout se sentir honoré parce qu’il n’y avait pas de personne plus exceptionnelle que sa Maiko.

« T’as qu’à lui faire un dessin… » Une voix plus enfantine s’éleva du couloir. A moitié cachée dans l’encadrement du salon, la petite tête de Kimi dépassait légèrement et semblait observer la nouvelle arrivante. Est-ce qu’elle faisait sa timide ? … Kimi .. ? « Ou alors tu vas cueillir d’autres fleurs… y’en a plein dans le jardin de la voisine… tu veux que je t’aide ? » La dernière des Futaba semblait hésiter à venir plus près de l’idole pourtant elle trépignait sur place et semblait vraiment très volontaire pour l’aider… alors pourquoi tant de retenu quand elle sautait sur tout le monde d’habitude ? « Tu viens dire bonjour Kimi-chan ? » Kimi releva les yeux vers sa grande soeur. Une seconde plus tard, elle hochait la tête et s’avançait timidement jusqu’à Maiko. « Bonjour Maiko… t’es toujours ma copine ? » …. Voilà donc ce qui taraudait la petite dernière. Sûrement qu’à elle aussi, Maiko lui avait manqué.

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     Dim 17 Sep - 23:10
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나 지금 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 날 보던 네 눈빛과 미소가 그 따스한 입술과 손길이 너무 그리워 너무 그리워

Qu’à elle, évidemment qu’à elle ! Ces petites joues, il n’y avait qu’elle qui avait le droit de les tripoter. Yue était son rongeur et elle étudierait avec application les candidatures de celui avec qui elle devrait le partager. Evidemment, elle avait un favori dans la liste, mais ceci était une autre histoire que nous n’allions pas évoquer maintenant  « Et puis… à moi, tu m’as manqué plus ! » oh pitié, elles n’allaient pas se mettre à jouer à ce jeu idiot ! Tu sais Maiko, des gens pourraient te voir, va menacer les autres après ça ! Impossible de devenir catcheuse professionnelle dans ta prochaine vie ! Par contre, tu auras de fortes chance de pouvoir doubler une licorne dans le prochain Barbie. Trop cool !
Mais c’est vrai… Yue c’était sa femme. Et puis, quand elle était avec elle, tout particulièrement entre ses murs, c’était comme retourner au jardin d’enfants… enfin, dans une autre version. Parce qu’elle, petite, elle faisait déjà la guerre ! Elle en avait mordu des mollets. Elle en avait crié des “CHARGEZ !”. Oui, Maiko n’avait pas exactement eu une enfance de vraie fille… mais quand elle était avec sa meilleure amie, elle se laissait parfois aller sans vraiment le contrôler et un autre côté de sa personnalité apparaissait. Ou alors… c’était Yue qui lui avait donné un genre de virus… ouais, dans ce sens là, ça préservait davantage son honneur !

Honneur qu’elle défendait bien avec ce pauvre Bobby qui devait mourir d’envie de s’écrouler à l’hôtel jusqu’à ce que vienne l’heure de récupérer le monstre « Oui. Tu sais, je crois qu’il m’aime bien. » imbécile !
Imbécile, elle le serait. Elle était là pour sa Yue. Et sa Yue, elle la voulait avec un grand sourire, c’était comme ça qu’elle la préférait et comme ça qu’elle méritait d’être. Le bonheur, comment ne pas le souhaiter à quelqu’un comme Yue ?
C’est vrai. Elle s’en voulait. Oui, elle culpabilisait parce qu’elle n’avait pas l’impression d’avoir été un grand soutien pour elle. Mais aujourd’hui, elle voulait faire de son mieux pour se rattraper. Est-ce que ces photos envoyées de cette peluche lapin qu’elle amenait dans son sac avait donné quelques sourires à sa meilleure amie ?
Oui, ça, elle ne l’avait pas oublié…

… pas comme les fleurs pour la menace que semblait représenter Futaba Yoko sur l’amazone.
Si rouge. Elle était si rouge qu’on aurait pu penser qu’elle avait mangé une bonne dizaine de piments. Toucher ses joues, et on se brûlait la main ! «Oui mais… c’est que… enfin… c’est... » l’expression que l’on cherchait c’était probablement “oh merde”. Est-ce que ça va aller Maiko ? Rester ici toute seule ? Tu te rends compte, tout le danger que ça représente ! Tu pourrais te cogner sur du papier à bulles !
Mais le pire restait à venir….
Sa bouche s’était ouverte, probablement pour s’excuser étant donné qu’elle s’insultait intérieurement de son oubli… mais elle avait été réduite à faire le poisson hors de l’eau.

Maiko ?

Est-ce qu’elle était morte ?
… Elle l’avait touché… LA MAMAN DE YUE VENAIT DE LA TOUCHER !!!!!!!!!!!!!!!!!!! DANS LE DOS ! LA MAMAN PETIT PONEY L’AVAIT TOUCHE DANS LE DOS !!!!!!!!!
Non, non, pire que ça, elle l’avait caressé ! C’était chaud, c’était doux, c’était, c’était… comme se faire toucher par Mère Teresa ! Elle était exorcisée de ses péchés, vierge à nouveau !
… Joyeux Noël Daisuke !

Et à peine Yoko sortie, Maiko n’en n’avait pas terminé avec les réactions bizarres. Cette pauvre Yue en avait fait les frais tandis qu’elle tentait de la déculpabiliser pour les fleurs. La mention de Bobby n’avait pas su la transformer à nouveau en guerrière. Tournant la tête vers celle qui venait de passer affectueusement sur ses épaules, elle avait tiré sa main libre dans le poignet pour lui dire « Yue, ta mère vient de me toucher !!!! » ……………………. ne panique pas Maiko, c’est rien, c’est un grand honneur chez les guerriers Futaba… et ne sois pas non plus si rouge parce que ça commence sérieusement à devenir ridicule.
Pour le coup, on pouvait remercier la si mignonne Kimi pour son intervention. Malgré le teint de cette couleur toujours étrange, la Kotani avait tourné les yeux vers mini Futaba. Oh chic, une compatriote de la gêne ! Une excellente occasion pour reprendre un rôle cool d’aînée, redevenir une badass Kotani « Kimi-chan !!! » oui, bon, ou se pencher pour faire un gros câlinou à la cadette des Futaba. C’est sûr que c’était bien aussi.
Sérieux, y’avait une fée au dessus de la porte qui jetait de la poussière sur la gueule des visiteurs ?

Pour la défense de Maiko, il fallait dire qu’il n’y avait pas plus mignonne que Kimi… bon à part Yue, mais inutile de créer des jalousies entre soeurs. Alors oui, c’était assez normal de tendre son petit doigt à l’enfant après l’avoir libéré  « Promis, pour toujours ! » est-ce que dans 3 secondes elle allait se tourner vers Yue et lui dire : “Dis, tu me fais des nattes ?”
« C’est vrai ? Tu m’aideras à faire un bouquet à ta maman ? » bon fallait pas non plus trop rêver, inciter une enfant au vol, c’était bien mieux !

©Pando
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     Sam 23 Sep - 23:06

I’m going to you - ft. yueko

 







« Ah non ! Ne triche pas Maiko-chan ! » Les joues toujours prisonnières des jolies mains de sa meilleure amie, Yue avait fait la moue. Oui, elle avait eut l’air d’un bébé. Oui, plus que d’habitude. Et encore… elle s’était retrouvée dans l’impossibilité de gonfler les joues comme elle avait l’habitude de le faire lorsque la demoiselle était contrariée. Une technique ancestral d’intimidation qui se transmettait de Futaba en Futaba…. Kimi maitrisait déjà cette redoutable technique bien mieux que sa grande soeur d’ailleurs. Mais Yue n’était pas à sous-estimer tandis qu’elle observait désormais sa Maiko avec de grands yeux mouillés : « On dit pareil, moi je veux pas la guerre… » Pitié… dans deux secondes, elle allait pleurer ? Possible. Yue n’était pas capricieuse, mais elle maitrisait aussi l’art des larmes crocodiles.

Et puis qui s’était laissé berné ne l’aurait pas été longtemps tandis qu’un plus large sourire avait éclairé son visage. Evidemment que Bobby aimait bien Maiko ! Qui ne l’aimait pas sa Maiko ? Elle était tout ce qu’il y avait de plus adorable ! Oui, le côté sauvage et bourrine compris. Parce que ça faisait son charme de guerrière. Maiko était forte, invincible, fonceuse, admirable, mais elle était aussi d’une terrible gentillesse, d’une implacable loyauté, d’une volonté sans faille. Elle était têtue et fière… mais ça ne la rendait que plus pétillante, que plus parfaite aux yeux de sa meilleure amie. Oh Yue la trouvait belle aussi ! Affreusement belle et même sexy ! Maiko était diablement bonne danseuse et quiconque posait les yeux sur elle se laisserait totalement conquérir. Ca Yue le lui enviait parce qu’elle était son parfait opposé de ce côté… D’un autre, Maiko pouvait aussi se montrer terriblement mignonne, qu’elle le veuille ou non.

Et l’exemple parfait c’était bien d’observer la guerrière face à sa némésis ultime : la maman de Yue. Il est vrai que la jeune fille avait toujours eu du mal à comprendre qu’est-ce qui intimidait tant la lionne chez sa maman. Yoko n’était pas très grande, ni sévère bien qu’elle savait se faire écouter. Elle n’avait pas une grosse voix mais parlait plutôt sur un ton très calme et avenant. Elle ne le haussait qu’à de rares occasions si on l’y obligeait mais jamais, ô grand jamais, sur la jeune Maiko qui lui avait toujours apparu comme sympathique. En fait, l’idole avait bien plus de raisons de se méfier du patriarche à la carrure plus large et la voix chaude et grave. Il était un homme si protecteur qu’il n’avait jamais su relâcher son attention même avec le petit voisin qui était venu ici chaque jour pour jouer avec sa fille. Sûrement qu’il avait lui senti qu’un jour ce garnement chercherait à lui voler son bijou si précieux, sa petite perle, son désormais grand mais éternel bébé Yue. Il n’avait rien de personnel contre Maiko qu’il avait déjà rencontré même avant que sa fille ne rentre à la maison définitivement… si ce n’est qu’elle faisait ce qu’il avait désormais défendu à son enfant pour son bien. Maiko était toujours idole et si Yue l’aimait beaucoup, il craignait qu’elle ne lui mette de nouvelles idées en tête, des rêves qu’elle ne pourrait atteindre ou simplement que sa seule présence la fasse souffrir… Aussi ne se montrait-il pas aussi chaleureux que sa femme avec la jeune fille.

Mais de son père, Maiko n’en avait pas l’air effrayé quand pourtant Yoko la troublait indéniablement. En fait, il sembla même qu’elle venait de l’assassiner. Maiko ne réagissait plus… même les mots de Yue semblèrent lui passer au travers. Elle était sur le point d’agiter sa main devant les yeux de l’idole pour obtenir une réaction mais c’est finalement elle qui sursauta tandis que Maiko lui prenait la main pour lui annoncer un fait incroyable : sa maman l’avait touché. « …. » Un peu prise de court Yue la considéra un instant avant de sourire et rire doucement en pressant avec douceur sa main : « C’est rien Maiko-chan, je crois que c’était affectueux. » Oui, ce n’était pas une déclaration de guerre, Maiko des cavernes pouvait se détendre. Malheureusement, ce n’était pas vraiment le fond du problème. Mais Yue n’eut pas l’occasion de rassurer plus longuement sa meilleure amie, Kimi venait de débarquer dans le salon. Ou du moins qu’à moitié. Il fallut que sa soeur l’encourage à venir pour qu’elle s’approche de l’idole à qui elle avait tenté de donner quelques conseils.
La cadette ne s’attendit pas vraiment à cette étreinte soudaine mais si sa tête trahit sa surprise, elle ne chercha pas à se défaire. Ce câlin, ça voulait dire que Maiko était toujours sa copine non ? Yue observa la scène avec un grand sourire qui s’élargit davantage à ce petit doigt que Kimi saisissait du siens pour sceller une promesse satisfaisante. « Pour toujours. » Vraiment très satisfaisante. Kimi était si contente qu’elle fit un nouveau câlin à Maiko en passant ses bras autour de son cou. « Tu m’as manqué beaucoup Maiko-neechan. Tu dors à la maison ? » Si on laissait faire Kimi, il n’y aurait pas que des poneys et des grenouilles - Kimi avait une affection toute particulière pour ces bestioles, et toutes celles tristement négligées comme les escargots, les lézards, et les béluga - mais elle adopterait aussi Maiko, Kô, son futur mari, et probablement ce grand garçon aux grandes oreilles qu’elle avait vu rapidement une ou deux fois mais qui avait l’air très gentil.

Elle hocha la tête quant à la proposition de Maiko. « Oui ! On y va maintenant ? » Oui, allons-y gaiement vandaliser le jardin de la voisine. « Kimi-chan, laisse le temps à Maiko-chan de s’installer, elle vient à peine d’arriver, » la reprit doucement sa soeur. Et… cette histoire de vol ? Non, elle ne la réprimandait que parce que cette petite voulait déjà voler sa femme. Kimi sembla hésiter à insister et le temps qu’elle ouvre la bouche, Yoko était de retour, plateau en main avec des boissons, une carafe de thé glacé en son centre. « Tenez les filles, vous voulez peut-être boire dans la chambre ? » - « Maman, je peux avoir une paille ? » Kimi ne laissa pas le temps sa soeur de répondre, elle était déjà agrippé aux hanches de sa mère pour un caprice qu’on ne pouvait refuser. « Oui, attends… » - « Maiko-chan tu veux une paille ? » C’était bien Kimi ça… être un peu trop excitée au point de prendre de l’espace.

« Je vais chercher ça Maman, merci, je vais monter le plateau t’embête pas. » Mais alors que Yue s’apprêtait à partir en quête de paille dans la cuisine, sa mère l’arrêta : « Non ! Je vais m’occuper du plateau chérie, je préfère. » Il se passa une seconde entre le temps où Yue considéra sa mère sans comprendre et celui où elle fit une moue résigné en haussant les épaules. Si sa mère insistait… Elle se tourna vers Maiko qu’elle espérait toujours vivante. « Bon, bah viens on monte dans ma chambre. On a des tas de trucs à se dire, pas vrai ? » Sourire aux lèvres, Yue tendit la main à Maiko pour qu’elle l’attrape afin de l’emmener dans sa chambre.
« J’peux venir ? » s’écria alors Kimi qui attendait un peu trop cette occasion. Mais Yoko qui était de retour avec les pailles qu’elle avait mis dans chaque verre tandis qu’elle tendait le sien à sa cadette, la retint : « Laisse les un peu se retrouver ma puce, tu les retrouveras plus tard. » - « Oui, tu viendras après Kimi-chan, promis. » Et sur les demi-protestations de sa soeur, Yue ouvrit la marche dans les escaliers pour kidnapper Maiko dans sa chambre, Yoko sur leurs talons pour apporter les boissons…. et Kimi en mission d’infiltration derrière sa mère.

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     Sam 28 Oct - 14:45
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나 지금 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 날 보던 네 눈빛과 미소가 그 따스한 입술과 손길이 너무 그리워 너무 그리워

« Bon d’accord pareil... » est-ce que c’était pour imiter sa meilleure amie qu’elle avait pris cette moue boudeuse avec des joues légèrement gonflées ?
Non, c’était parce que : « C’est toi qui triche… avec ta Yue bouille ! » ne sois pas mauvaise perdante Maiko. Et puis, dans le fond, elle le savait qu’elles s’étaient manquées autant toutes les deux alors inutile de provoquer la jolie Futaba sur ce terrain.
Oui, elle le savait. Parce que toutes les deux, elles avaient ce lien fort et indéfinissable pour les autres. Elle ne doutait pas de l’amour que Yue lui portait, et elle ne doutait pas que de son côté, elle l’aimerait toujours aussi fort. Elle savait de manière certaine que, malgré tout, malgré les derniers événements, Yue ferait toujours partie de sa vie. Et ce rôle de meilleure amie qu’elle avait obtenu haut la main, ce serait toujours le sien. Il y avait une place dans son coeur que personne ne pourrait jamais voler, et cette place était à Yue. C’était comme ça, la Futaba entrait dans la catégorie des indispensables.

Malgré sa mère ?
Oui. Malgré sa mère….
Remets-toi Maiko ! La maman de Yue t’as touché et alors ? On en meurt pas tu sais !
… o-oui ! Enfin, elle n’était pas trop sûre de ça parce que c’était vraiment quelque chose de spécial ! Est-ce que si sa mère avait été comme ça, elle aurait pu atteindre la majorité ? Avec un coeur qui paniquait au moindre contact maternel, ce n’était pas certain. D’un autre côté, elle aurait été formé à tout ça, elle aurait été préparé.
Mais Maiko, elle, elle était formée à la guerre  « … » oui Maiko, affectueux, inutile de regarder Yue avec cet air halluciné « J-je sais ça ! » … elle avait bégayé la non ? « Justement ! » ah oui, on te comprend, les câlins c’était un réel problème dans ce monde. Quelque chose de plus urgent à régler que le port d’armes  « Ah… ! » reprends-toi Maiko, lâche ce coeur que tu serres à travers un haut, et reprends-toi !

Elle l’avait fait au moins pour rendre l’attaque à la petite Kimi avec laquelle elle avait ensuite fait cette promesse haute en niaiserie. Adressant un sourire à mini Futaba avant de lui rendre cette nouvelle étreinte, Maiko s’était ensuite retenue bien trop fort de “mowter”. Pourquoi est-ce que Kimi était aussi adorable ? C’était quoi le problème avec les Futaba ? Ils étaient conçus avec de la poussière de fée ou du jus d’arc-en-ciel ?
… ne pars pas là-dedans Maiko, tu vas casser Monsieur Futaba  « A moi, tu m’as manqué plus ! » ça n’avait pas marché avec la grande alors elle tentait de tricher avec la petite ? « Oui ! » bien trop enjouée à l’idée de passer la nuit ici, elle avait ajouté avec le même sourire « Ce serait bien trop court sinon ! » se faire kidnapper par les petits poneys, elle était prête tant sa meilleure amie lui avait manqué.

Aussi prête que pour voler. Et si Yue s’était montrée plus raisonnable, le retour de Yoko avait repoussé des plans plus kotaniens au profit de joues à nouveau légèrement rosées.
Calme-toi Maiko, ce n’est que du thé glacé, on t’assure qu’il n’y aucune drogue dedans.

Oui, pas même de la poussière de fée « Merci Madame. » c’est que Yasuo l’avait réellement bien éduqué…. Bien loin de l’ambiance Kotani, l’attitude de Kimi avait dévié à nouveau son attention avant qu’elle ne hoche machinalement la tête à sa question. Pour parler franchement, Kimi aurait pu lui proposer un caillou, un radis ou un vieux pansement hello kitty qu’elle gardait précieusement depuis des années, sa réponse aurait été la même. Qu’est-ce qu’on refusait à une bouille pareille ?
Rien. On mourait d’amour c’est tout.

Oui, comme avec Yue à qui elle avait tendu sa main sans hésitation afin de la suivre jusqu’à sa chambre. Pressant doucement la main de son aînée, bien trop heureuse de la retrouver dans la sienne, sa timidité étrange avait laissé une place à un sourire.

Bon d’accord, c’est vrai que sur le coup, à la proposition de Yue, elle avait répondu ce stupide  « Merci Madame. » mais personne n’avait rien entendu non ?
Bah la maman de Yue, Yue et Kimi… et ton honneur. Mais ne t’en fais pas Maiko, le ridicule ne tue pas et tu ne rendras pas ta Futaba favorite veuve de meilleure amie.
Eviter quand même d’avoir l’air trop stupide, à noter.
… Mais quand Même, la maman de Yue elle avait ramené du thé glacé et elle l’avait touché.
Ouais, vu comme ça, ça pouvait rendre débile, c’est sûr.

Hochant la tête à la réponse de la grande soeur pour la petite, elle avait adressé un sourire à cette dernière avant de monter les marches en compagnie de la femme de sa vie.
Une fois dans la chambre, son regard s’était perdu sur les lieux quelques secondes. Oui, ça faisait du bien de retrouver l’univers de sa Yue dont elle avait refusé de lâcher la main malgré la fin du trajet.
Son aînée pouvait tout à fait prendre ça pour un kidnapping. Elle l’avait retrouvé, elle refusait de la décoller désormais. Essayer de lui retirer et on aurait probablement le droit à une imitation de Gollum. Oui, la licorne rendait même encore plus accroc que l’anneau unique.


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     Mer 1 Nov - 13:22

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Yue n’était pas une tricheuse, non. Entre les mains de Maiko, l’ex-idole avait souri et il était vrai que sa bouille de gamine joufflue était une arme redoutable dont elle avait toujours plus ou moins eu conscience depuis qu’elle était petite. Ne gonflait-elle pas les joue à chaque fois qu’elle était contrariée ? Mais pas cette fois. Pourtant, elle n’était pas d’accord parce que Maiko, elle était tout aussi redoutable. Elle était certes sexy, diablement forte et effrayante par moment - bien que Yue ne l’avait jamais craint parce qu’elle savait que sa Maiko ne lui ferait jamais de mal. Mais sa meilleure amie pouvait revêtir tout aussi bien cette adorable dino baby cutie face propre à la plus parfaite des Kotani. Et elle n’avait même pas besoin de bouder pour ça ! Il suffisait tout simplement d’une Maman Futaba et la Kotani de la Jungle devenait aussi cotonneuse qu’un nuage. Si cotonneuse que Yue crut bien qu’elle allait s’évaporer après que sa mère ait eu l’indélicatesse de lui distribuer une petite caresse.

Yue pressait toujours sa main mais son expression de tendre compassion s’était muée en confusion. Comment ça « Justement » ? Maiko était quoi au juste ? Une sorte de démone qu’un trop plein d’amour pouvait mettre en péril ?? Non, ce n’était pas ça. Sinon, elle serait déjà morte depuis longtemps avec Yue, elle en était convaincu. Pourtant, le trouble de sa meilleure amie était réel. L’Osakan passa une main dans le dos de sa cadette comme par réflexe, de crainte qu’elle ne s’évanouisse. « Ca va aller Maiko-chan… » Le thé glacé ne serait pas de refus…
Au fond, cependant, Yue imaginait ce qui devait perturber la jeune fille. Elle était peut-être naïve mais loin d’être une totale ignorante. Enfin, cela dépendait des sujets bien sûr mais… Maiko était sa meilleure amie : son dossier, elle le connaissait par coeur. Ainsi, elle n’était pas sans savoir que si les Kotani était probablement la plus parfaite des fratries, il y manquait des éléments essentiels pour remplir le tableau classique d’une famille. De papa, il n’y en avait pas qu’un mais le Grand Yasuo remplissait parfaitement ce rôle. Mais de maman… Oui, Yue savait que c’était bien compliqué de côté là. Si l’ex-idole ne s’était jamais plaint de sa famille, elle avait conscience de ne pas avoir eu des parents extrêmement présents pour elle en dépit de leur attitude très protectrice. Mais elle savait ô combien elle avait de la chance d’avoir un papa et une maman aussi aimants et que cette absence qu’elle avait subit petite, ça n’avait été que pour son bien, afin que la petite Yue ne manque de rien… et les erreurs qu’ils avaient fait à l’époque avec l’aîné, ils les avaient corrigé pour la petite Kimi. Aussi, il arrivait souvent à Yue de penser qu’elle avait une famille parfaite, ou du moins ce qu’il se rapprochait de très près de la perfection. Or, ce parfait amour parental, Maiko n’y goutait pas de la même façon que son amie… et ça, Yue le comprenait. Alors… oui, elle voulait bien prêter sa Maman si on lui promettait que Maiko resterait en vie après ça !

Est-ce qu’elle devait aussi lui prêter Kimi ? Loin d’être jalouse, Yue avait contemplé la scène avec un sourire tendre tandis que sa petite soeur retrouvé son sourire tout bien réservé pour Maiko. Ses yeux néanmoins s’agrandirent et sa bouche forma un « o » de surprise : « C’est vrai ? » demanda-t-elle à la fois timidement et enthousiaste. Elle avait manqué tant que ça à sa grande copine Maiko ?? Cette idée la mit en joie et elle se retint difficilement de sauter au cou de l’idole… et ne se retint plus du tout à la réponse tant attendu : « Youpi !! » s’écria-t-elle en étreignant le cou de son aîné, bien trop heureuse que Maiko accepte « son » invitation à passer la nuit ici. « C’est vrai ça ! Je pourrais dormir avec toi ? » Kimi avait tendance à oublier que Maiko était venu voir sa grande soeur… à moins qu’elle ne se répétait que trop assurément que les copines de sa soeur étaient aussi ses copines. Comme ses amoureux. Sauf Hideki, parce que Hideki, il était trop grand et un peu bizarre parfois. Elle ne le détestait pas mais n’était pas sûre de vouloir se marier avec plus tard. Mas nous dérivions.

Quant à savoir si Kimi squatterait vraiment la chambre cette nuit, elles le détermineraient probablement plus tard car les boissons étaient arrivé, signant le retour de Futaba Yoko. Yue observa furtivement sa meilleure amie pour s’assurer qu’elle allait bien et sourit de nouveau face à son extreme politesse. Kimi, toute contente que Maiko veuille bien une paille comme elle, s’accrocha à sa mère dans l’intention d’en récupérer une pour sa copine, mais fut partager entre l’envie de suivre maman et celle de suivre sa soeur et Maiko. Si elle choisit la deuxième option, sa soeur prit le temps s’attarder un peu dans le couloir avant de gagner la chambre pour regarder son amie, un sourire très doux aux lèvres : « T’es trop mignonne Maiko-chan. » Définitivement, elle ne le penserait jamais assez.

Elles finirent par retrouver la chambre de Yue, le pas emboité par Yoko et son plateau, et la furtivité singulière de Kimi un mètre plus loin. « Merci Maman, » répéta gentiment Yue quand celle-ci déposa le plateau sur le lit avant de s’engager vers la sortie : «  A tout à l’heure les filles, profitez bien et… oh ! » Yoko venait de percuter une Kimi qui tentait une entrée réellement peu discrète. Foncer dans le tas était plus correct et on se demander si elle ne cherchait à séduire la Kotani ici présente. « Viens ma chérie, laisse les grandes se retrouver un peu, tu les rejoindras après, » déclara Yoko en dirigeant la petite vers la sortie ignorant ses protestations. Pas de cris ou de pleurs néanmoins et Kimi sembla se résigner rapidement. Ce n’était sûrement que partie remise.
Yue et Maiko était désormais seules dans la chambre.

Leurs mains étaient toujours soudées quand la plus âgée tourna un visage rayonnant de bonheur vers sa meilleure amie. D’accord, sa vie allait un peu beaucoup de travers en ce moment mais… elle était si chanceuse au fond d’avoir une si belle amie. « Maiko-chan, c’est si bon de te revoir ici, » finit-elle par lâcher en serrant de nouveau son amie dans ses bras. Quand elle se détacha, elle l’invita à s’assoir par terre avec elle, sur les coussins prévu à cet effet. « Alors ? Comment ça se passe à Tokyo ? » fit-elle avec un enthousiasme non feint tandis qu’elle tendait le verre à Maiko - avec sa paille bien entendu. « Toi, Hanabi… je veux tout savoir ! »

Maiko devrait avoir tant à dire. Elle se parlait beaucoup c’est vrai mais, elles ne pouvaient pas tout se dire par téléphone, tout comme elle savait que son amie avait probablement omis certains détails pour ne pas la heurter.
Et elle ? Qu’avait-elle à lui raconter de plus ? Sa vie avait l’air si… calme… pour ne pas dire vide, depuis qu’elle était rentrée ici…Depuis qu’elle n’avait plus rien. Oh, il y avait bien eu quelques petites éclairci mais c’était si vaste, si sombre… éclairer complètement le trou dans sa poitrine lui semblait impossible…

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     Mar 7 Nov - 0:14
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나 지금 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 조금만 기다려줘 날 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 너 아니면 안돼 난 안돼 난 안돼 난 너에게 간다 날 보던 네 눈빛과 미소가 그 따스한 입술과 손길이 너무 그리워 너무 그리워

Si la présence de la mère de Yue rendait la détente difficile, un sourire n’en n’était pas moins venu se poser sur ses lèvres à la tentative d’infiltration d’une Kimi. C’était presque ça mais ça manquait un peu de discrétion. Peut-être devrait-elle la prendre en stage chez les Kotani pour lui apprendre l’art de la roublardise !
Maiko… t’es au courant que toi et Ren, vous manquez aussi parfois de discrétion ?
Un peu.
Et on pourrait aussi parler de Minoru dont on ne savait ignorer la présence quand il se trouvait dans une pièce.
Ou encore de ce grand costaud de Yasuo. Mais lui, ce n’était pas de sa faute. Son frère avait le don d’accrocher le regard et elle pensait très sincèrement que nombreux étaient ceux qui devaient lui envier son charisme.
Et, pour ce qui était de Nobuo… qu’est-ce qu’on pouvait lui reprocher ? Lui, c’était un vrai petit ninja. Elle se souvenait encore de toutes ces fugues… elle ne pouvait pas vraiment lui reprocher quand, plus jeune, elle avait causé les mêmes sources d’inquiétude à ses aînés. Mais oui, au moins son plus jeune frère lui avait montré ce que c’était de ne plus trouver un Kotani à la place où il aurait dû être.

Regardant l’imitatrice Kotani se faire indiquer la sortie, ses yeux avaient fini par dériver sur la raison de sa venue. La jolie Yue.
Finalement plus détendue avec la seule présence de sa meilleure amie, un nouveau sourire était venu se poser sur ses lèvres à cette déclaration partagée par son coeur. Elle n’avait pas cherché à entrer dans une nouvelle guerre quand elle avait rendu cette étreinte à son aîné. Non. Tout ce qu’elle avait cherché à faire c’était de prolonger ce câlin en la serrant un peu plus longuement contre elle.
Pas de “moi plus”, juste un sincère « Tu m’as vraiment manqué. » en guise de réponse.
Elle lui manquait encore. Elle lui manquerait toujours. Elle le savait bien et elle en était déjà triste. ça passerait beaucoup trop vite et elles seraient à nouveau séparées. Ce temps où elles passaient le trois quart de leur journée ensemble… il lui manquait vraiment. Elle avait probablement pris de mauvaise habitude.

Mais du jour où Yue était entrée dans sa vie sur les bancs d’Eita à aujourd’hui… elle ne se souvenait pas d’une seule journée où elle n’avait pas pensé à son amie. C’est vrai, Yue n’avait pas mis bien longtemps à s’imposer à la place de meilleure amie qu’elle occupait encore aujourd’hui. C’était presque injuste cette facilité qu’elle avait eu à décrocher le coeur d’une fière Kotani. Mais Yue était Yue. Elle était tout simplement supposée prendre beaucoup de place dans sa vie. C’était quelque chose contre lequel on ne pouvait pas grand chose. Qui pourrait lui reprocher sa faiblesse en voyant la meilleure amie dont elle avait eu la chance d’hériter ?
Même pas un Kotani, c’était certain.


A présent installées sur le sol, sa tête s’était étrangement secouée face à la curiosité de son amie. Et plutôt que de lui répondre tout de suite, son regard avait d’abord cherché quelque chose « Après. » aaaah tu l’as retrouvé ton assurance de Kotani ! « Et puis, c’est toi qui commencera ! » n’était-ce pas à l’aînée de décider ?
Si mais… d’accord, c’est vrai qu’elle avait pas mal de choses à raconter mais n’était-ce pas normal de prendre d’abord des nouvelles de son amie ? Particulièrement quand on n’avait pas vraiment l’impression de pouvoir se vanter d’avoir été une très bonne amie pour elle….
Gardant pourtant ce sourire sans faire mention de cette culpabilité qu’elle préférait porter secrètement, son corps s’était penché, sa main s’était tendue, et elle avait fait glisser son sac sur le sol pour le ramener plus près d’elle avant d’ajouter :

« J’ai des cadeaux pour toi d’abord. » la fameuse peluche, star des photos et ce voyage à New York, bien sûr. Mais pas que.
C’était d’abord un paquet au contenu mou, de taille moyenne, qu’elle avait remis entre les mains de son amie. Le fait qu’il ne soit pas très bien emballé s’expliquait pour un motif assez simple, elle n’en n’était pas l’auteure.
Non, il venait de ses frères et elle pouvait deviner avec facilité lequel d’entre eux l’avait emballé. Ce n’était pas grand chose, mais ils avaient tous participé et Yasuo lui avait fait promettre de ne pas manquer de le donner à Yue.
Dans le fond, ce cadeau la touchait aussi un peu… beaucoup en vrai. Parce qu’elle le savait bien, c’était aussi un moyen pour eux de l’aider à rendre un peu de bonheur à sa Yue, cette demoiselle qui comptait beaucoup pour leur soeur.

« ça vient de mes frères, même Nobuo a participé. Il a pris de sa tirelire Monsieur Patate tu sais. » parce que tous devaient mettre au moins un sou pour que ça vienne d’eux au complet.
Ce n’était rien qu’un t-shirt façon équipe. Rien qu’un t-shirt rose, à la couleur de Yue, couleur vérifiée auprès de Maiko, sur lequel on pouvait lire au dos “Kotani Team”. Oui, pour certains, c’était peut-être un peu nul. Mais curieusement, elle, de lui offrir ce cadeau, ça faisait briller un peu faiblement ses yeux « J’espère que ça e plaira parce qu’ils avaient vraiment envie de te l’offrir. » elle avait vraiment les frères les plus fantastiques du Monde. Qu’importe ce qu’on pouvait dire, elle était vraiment une personne chanceuse avec largement de quoi être fière d’être une Kotani.

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     Sam 11 Nov - 17:35

I’m going to you - ft. yueko

 







« Toi aussi. » Pas de renchérissement non plus. L’ex-idole avait simplement serré plus fort sa meilleure amie contre elle, laissant son nez savourer un parfum retrouvé, si doux et familier. Yue faisait de son mieux pour que sa peine ne transparaisse pas, mais elle devait reconnaitre que le temps se faisait parfois très long ici. Et douloureux… surtout quand la jeune fille ne parvenait plus à se concentrer sur une tâche et que son regard se perdait par la fenêtre. Parfois, elle se pensait tordue pour s’infliger le rêve absurde de retourner à Tokyo. Retrouver Maiko-chan et sa fratrie, ainsi que les amis qu’elle avait laissé là bas. C’était encore un peu tôt pour quitter Osaka. Elle n’était plus vraiment convalescente mais ce critère, c’était bien ses parents qui le fixaient. Alors, elle se prenait encore à rêver d’un voyage prochain vers la capitale pour être celle qui rendrait visite à Maiko cette fois-ci. Peut-être que son séjour s’étendrait. Peut-être que… Non. Après ça, elle ne savait pas. Parce qu’elle se souvenait que Maiko était idole et elle, plus. A Tokyo, elle n’avait plus rien à y faire… et cette idée s’ancrait en elle chaque jour un peu plus.

Mais maintenant, elle était dans sa chambre avec la plus merveilleuse des amies. Et si son coeur s’était serré, il diffusait aussi une sensation de chaleur rassurante tandis que ses yeux ne lâchaient pas Maiko. Elle était là. Sa tendre amie. Yue n’avait pas envie de gâcher leurs retrouvailles avec un regard bêtement brillant, alors ses lèvres s’étaient étirées en un large sourire pour lui communiquer son bonheur de la revoir. Elles allaient profiter de ce temps qui leur était accordé et essayer d’oublier qu’il aurait une fin cruelle.

Mais voilà que Yue écopait d’un premier refus. Ses yeux s’écarquillèrent surprise. Maiko ne voulait pas parler d’elle ? L’aîné eut une moue déçue avant que l’ajout de sa meilleure amie ne la fasse tiquer nerveusement.
Elle ? Mais il n’y avait rien à raconter… rien de palpitant ou d’intéressant. Yue était conciliée chez elle depuis le début de l’année avec quelques rares permission de sorties… Ses dents mâchouillèrent l’intérieure de sa joue bien qu’elle fit de son mieux pour ne montrer aucun signe d’appréhension. Elle cherchait déjà ce qu’elle pourrait bien lui dire et songeait sérieusement à lui chanter Raiponce… Au moins, elle donnerait l’impression que ses journées étaient bien remplies.

Son attention fut néanmoins retenu par le sac que Maiko venait de récupérer et dans lequel elle sembla chercher. Mh… ? Des cadeaux ? Ooh mais… « Maiko-chan, c’est… » vraiment beaucoup trop adorable et il ne fallait pas. Mais sa cadette lui remettait déjà un premier paquet dans les mains et l’Osakan après l’avoir dévisagé un court instant, avait pincé les lèvres en s’intéressant à l’objet maladroitement emballé. Sans chercher à juger, elle se fit la réflexion que ça ne ressemblait pas à Maiko mais elle trouva rapidement l’explication à la précision de son amie. Ca venait de ses frères… « Ah… ? C’est gentil, ils n’auraient pas dû… » fit-elle plus timidement en fixant le paquet. Les Kotani… Elle sentit son coeur s’emballait rien qu’à l’idée que les frères de Maiko aient pensé à elle. Un peu plus fort tandis qu’elle déchirait le paquet soigneusement avant d’en extraire le t-shirt sous les derniers mots de son amie.
Bien sûr, elle songea d’abord qu’elle aimait beaucoup la couleur et que c’était gentil d’avoir pensé à elle de cette façon. Mais ce ne fut que lorsqu’elle le retourna pour en découvrir l’inscription au dos qu’elle sentit son coeur s’arrêter. A moins qu’il venait d’exploser.

Kotani Team.
Yue n’avait plus rien dit depuis quelque secondes mais de légers tremblements la trahirent. Ses yeux s’embrouillèrent d’un coup avant même qu’elle ne put se rendre compte de cette émotion qui la submergeait et s’intimer de la contenir. Impuissante, elle avait alors senti de grosses larmes noyer son regard et rouler rapidement sur ses joues. Elle fut très vite incapable de lire le mot sur le t-shirt et le ramena contre elle pour le serrer fort comme si elle essayait à présent de faire un câlin à toute la fratrie Kotani. Elle fondit en larme et ne parvint même pas à retenir ses sanglots mais se débattit pour réussir à articuler un, voire même plusieurs : « M-Merci… Merci… » Ca la touchait tellement. Bien plus qu’elle n’aurait jamais cru… Envahie par tous ces souvenirs passés chez cette merveilleuse famille, ses combats de Pokémon contre Ren, ses taquineries avec Minoru, ses câlins au petit Nobuo, son admiration éternelle pour le grand Yasuo… et tout son amour pour Maiko… Elle l’aimait si fort cette famille… « M-merci… ça me fait tellement plaisir… » Ravalant ses larmes, elle prit soin de plier le vêtement pour le poser sur le lit avant de toucher son visage trempée. Elle essuya ses larmes, renifla à plusieurs reprises et tenta de reprendre un peu contenance. Au bout d’une minute, elle sembla prendre conscience de cette crise de larmes si soudaine qui lui avait pris et rougit furieusement. Frottant ses yeux, elle portant finalement un regard bien timoré vers Maiko :

« Excuse-moi… je ne m’y attendais pas et … ça me touche beaucoup… Il faut absolument que je remercie tes frères… C’est tellement gentil.. oh ! Je crois que je ne vais pas m’en remettre ! »

Elle tenta de rire un peu pour se détendre et rassurer Maiko. Elle était vraiment beaucoup trop émotive ces temps-ci. « Tu sais… c’est qu’ils me manquent très fort eux-aussi. La prochaine fois que je viendrais, je leur cuisinerais plein de bonne chose pour les remercier. » Et elle était persuadée que ça ne serait pas assez. C’était un si beau cadeau qui lui faisait prendre conscience à quel point elle était chanceuse d’avoir des personnes si belles autour d’elle. Elle en sourit béatement et sentit ses joues encore humides chauffer. « Je vais le mettre ! On pourra prendre une photo après et leur envoyer. » Après oui, quand elle aurait retrouvé une meilleure tête. Mais elle sourit un peu plus et récupéra le t-shirt. Parce que Maiko était sa meilleure amie, qu’elle avait partagé plus d’une fois leur chambre et durant une période trop courte à son gout, leur vie, Yue retira son haut sans chercher à se cacher pour enfiler son cadeau, replaçant rapidement ses mèches de cheveux correctement : « Tadaam ! » Elle ne ne se voyait pas mais elle savait que c’était parfait. Parce que les Kotani étaient parfaits.

 
I'm Going To You - Yueko ♥
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