The Quirks of Human Nature |♥| JIERENA

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     Jeu 14 Sep - 14:18
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥ ☽☽☽ C’était inévitable, se retrouver devant cette porte sécurisée, à attendre qu’on vienne lui ouvrir et l’accueillir comme le simple visiteur qu’il était. Après avoir résisté de longues semaines, il avait fini par prendre la décision d’aller voir Erena à l’endroit où elle était internée, bien qu’il gardait au cœur une appréhension qu’il ne parvenait à faire taire. L’idée de la voir, de s’assurer qu’ils prenaient soin d’elle, était devenue soudainement plus forte que la haine sourde qu’il éprouvait à son égard depuis qu’elle avait tenté de le tuer. C’était peut-être son retour sur l’archipel qui avait tout déclenché, qui avait rendu cette envie si forte, si pressante, alors qu’il comptait juste reprendre ses activités à l’agence, ou du moins essayer. La vérité, c’est que Jie n’en savait rien, et qu’il pouvait juste rester là, à attendre qu’on vienne le chercher pour le mener face à la femme qu’il aimait et avait toujours aimée, pour le meilleur mais, il s’en rendait compte désormais, pour le pire aussi.

Dans sa tête, des dizaines de questions ne cessaient de tourner. Mangeait-elle bien ? Était-elle plus calme, moins torturée qu’au moment où il lui avait demandé de partir ? Il ne savait d’elle que ce qu’on avait bien voulu lui expliquer : qu’elle avait été enfermée dans cette endroit, et que l’on prenait soin de ce qui n’allait pas chez elle. C’était mieux que la prison, se répétait-il souvent, en Chine. Mais maintenant qu’il était là, il constatait que cet endroit n’était rien de plus qu’une prison à l’allure d’hôpital, dont certains ne sortaient jamais, emprisonnés dans leurs têtes par le mal qui les tenaient parfois depuis bien longtemps. Et les gardiens de cette prison, ces hommes et femmes si propres sur eux et d’apparence si paisible, ne devaient pas être moins sévères que ceux qui se chargeaient de vrais détenus. C’est cette pensée qui lui traversa l’esprit quand une femme vint lui ouvrir, visiblement âgée et froide de visage. Une pensée qu’il essaya de dissiper quand elle lui adressa un sourire plus chaleureux et lui proposa de la suivre.

Alors il la suivit, toujours légèrement boiteux de la blessure dont il se remettait difficilement. Cette faiblesse l’agaçait, mais il essayait d’amoindrir sa peine. Et c’est peut-être pour cela qu’elle ne guérissait pas. Peut-être n’était-ce rien de plus que le fruit de son esprit, qui se convainquait jour après jour qu’il ne pourrait jamais plus danser, et que rien ne l’attendait, si ce n’était le destin que lui préparait son père, depuis son bureau de Shanghai. De la paperasse et des réunions à longueur de journée. Une vie trop fermée pour lui, mais à laquelle il se préparait, lui aussi, depuis des années. Mais au moins, il vivait. Il aurait très bien pu ne plus être capable de marcher du tout, à l’heure actuelle, ou être tout simplement mort. Peut-être aurait-il dû remercier Erena de ne pas avoir été plus directe. C’était comme une chance qu’elle lui avait laissée. Et la simple pensée qu’il éprouve, à l’égard de son ancienne amante, une quelconque indulgence, l’effrayait plus que toute chose.

L’employée – qui devait être une infirmière, à en juger par sa tenue – l’emmena dans une salle réservée aux visites, où se trouvaient déjà plusieurs personnes en train de discuter avec des patients qu’elles étaient venues voir. Il avait demandé à ce qu’on n’informe pas Erena de sa venue avant qu’elle ne le rencontre, mais on lui avait répondu que c’était une mauvaise idée, compte tenu de l’état émotionnel de la jeune femme. Cela aurait pu, de leur avis, causer des troubles plus grands encore. Mais il craignait qu’elle refuse de le voir. Ne l’avait-il pas chassée, après tout ? Attendant qu’on aille chercher son ancienne petite amie, il prit place à une table et se contenta d’observer ceux qui discutaient, et il ne put s’empêcher d’éprouver une profonde pitié à l’égard de tous ces gens. Cet endroit ne possédait aucune beauté. C’était comme un enfer où l’on maintenait des gens enfermés.

Et Erena se trouvait ici, avec tous les autres.
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     Jeu 14 Sep - 15:00
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥ ☽☽☽ Forcément, après une tentative de suicide, on ne pouvait pas tranquillement reprendre sa vie comme si de rien n’était, comme si tout allait bien. Forcément, oui. Elle n’aimait pas cet endroit. Il lui ressemblait bien trop. Froid, aseptisé, où un trop grand silence régnait. Haruto lui avait dit que cela aurait pu être pire. Dans ce service, c’était principalement des dépressifs ou des maladies mentales avec peu de risque de violence. Des mourants, aussi. On lui donnait beaucoup trop de médicaments, qu’elle faisait semblant de prendre au début, pour finalement s’y faire. Elle voulait sortir. Elle devait sortir. Elle en finirait une fois dehors. Erena n’avait pas l’impression d’aller mieux, elle était juste trop assommée pour réfléchir. Sa mère passait parfois lui ramener des vêtements, prenant cette voix détestable qu’elle voulait « compatissante » de bonne mère dépassée qui ne comprenait pas. Personne ne comprenait pour Erena, à qui tout réussissait pourtant. Elle était aimée du Japon tout entier, et même de fans internationaux. Elle était jolie, intelligente, vraiment, tout pour elle.

« Mais qu’est-ce qui te rend triste, mon cœur ? Tu peux tout dire à Maman, tu sais ? » Erena ne répondait jamais. De toute manière, elle voyait bien que sa mère avait un peu plus vif intérêt à lui parler du mariage qu’elle préparait. Pour son fils et cette fille, dont la patiente ne parvenait jamais à retenir le prénom. Elle allait l’adorer quand elle pourrait enfin la rencontrer. Un haussement d’épaule. Avant, elle aurait sans doute pris un malin plaisir à demander à sa mère si elle savait que son fils avait déjà quelqu’un qu’il continuait probablement à voir en secret. Mais elle n’avait aucune envie de s’en mêler. Elle préférait les visites de son père. Quinze minutes de silence gêné de sa part, à tenter de faire la conversation, balbutié quelques blagues maladroites pour finalement repartir après l’avoir serré dans ses bras et donné un baiser gêné sur son front. Oui, tout pour être heureuse.

Elle avait envie de se révolter. De leur dire qu’elle avait essayé de tuer quelqu’un. L’homme qu’elle aimait ! Parce qu’il avait voulu l’abandonner ! Mais jamais aucune information à ce sujet ne franchissait ses lèvres. Elle ne parlait pas de Jie, comme s’il n’existait pas, comme si elle n’avait toujours fait que d’imaginer son existence. Elle ne le verrait plus jamais. Elle n’aurait que ces quelques photos dans son téléphone qu’elle ne regarderait de toute façon plus jamais. Il avait bien fait, même s’il ne comprenait pas pourquoi il ne cherchait pas à le dénoncer. Il devrait le faire. Erena ne comptait plus s’en prendre à lui, elle avait compris que le problème n’était pas lui, mais bien elle.

Installé au bord d’une fenêtre qu’elle avait proclamé comme étant son QG, on vint la chercher pour une « visite ». Le personnel était au petit soin avec elle. Eita avait bien veillé à l’envoyer dans la meilleure clinique. Le personnel avait juré le silence absolu, tout comme les patients. Ils n’étaient pas déments au point de ne pas savoir ce qu’ils faisaient, l’agence n’hésiterait pas à enquêter et à les poursuivre de toute manière. Erena ne leur parlait de toute facon jamais, errant ici et là, attendant que son psychiatre lui dise enfin qu’elle était libre.

Elle s’en était doutée sans réellement y croire, lorsque l’infirmière, embarrassée, avait refusé de lui donner l’identité du visiteur. Cette idiote ne réalisait pas, cela aurait pu être un fan. N’importe qui pouvait entrer, décidément. Tirant un peu sur sa robe-pull, elle s’approcha de Jie, levant ses yeux vers lui sans trop savoir comment réagir, quoi lui dire. « Bonjour. », un son si bas qu’elle se demandait s’il l’entendrait, de là où il était. Prenant la chaise, elle s’installa doucement face à lui, posant ses mains sur ses jambes. Elle était à peine maquillée, on la forçait un peu, c’était « bon pour le moral » de se sentir « belle ». Sa main passa doucement dans ses cheveux. « Pourquoi est-ce que tu es venu ? » Il l’avait bien dit, il ne voulait plus la voir et c’était une requête parfaitement légitime. Ses yeux scrutèrent un moment le Chinois, elle tenta un sourire. « Tu vas bien ? » Et pour la première fois de sa vie, elle posait la question en attendant réellement la réponse, et en espérant que c’était le cas. Qu’il allait bien, ou du moins, mieux.

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     Jeu 14 Sep - 16:44
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥ ☽☽☽ C’était une idée bien sotte que celle de se rendre à l’endroit où ils retenaient Erena. Une idée pour laquelle il n’avait demandé aucune autorisation, ni aucun conseil. Qu’auraient pu dire ses parents, de toute façon, si ce n’était qu’ils refusaient de savoir que leur fils allait, une fois de plus, se jeter dans la toile collante d’une araignée nipponne dont il ne parvenait à se défaire ? Ils étaient aveugles et sourds aux véritables besoins de leur fils, et ce depuis trop longtemps pour qu’ils comprennent que ce besoin de la voir, plus qu’être déraisonnable, était irrépressible. Il avait besoin de rencontrer Erena, d’en apprendre davantage sur elle et sur les conditions de sa détention – car à ses yeux, c’en était bien une – et de voir s’il était capable, de sa place, de l’aider. C’était dangereux, téméraire, après ce qu’il s’était passé, mais cela ne ressemblait-il pas à Zhang Jie, à bien y regarder ? Lui aussi, avait toujours été un peu fou.

Jie ne savait depuis combien de temps il attendait quand apparut enfin devant lui le visage dont il s’était déjà langui. Un visage qui, quelques mois plutôt, lui soufflait amour et tendresse, le poussait à être un homme moins strict qu’il ne l’était normalement. Un visage qui, lorsqu’il s’était éveillé à l’hôpital et avait compris ce qu’il s’était passé, lui avait inspiré tout un tas de mauvais sentiments, de la haine à la honte, qui semblaient aujourd’hui avoir plié bagage. Aujourd’hui, il voyait avant tout une femme brisée, coincée dans un hôpital, et qui ne souhaitait sûrement pas être là. Elle ne méritait pas que ce mal la touche, elle plutôt qu’une autre. Pourtant, Jie savait qu’il ne pouvait la prendre par la main et la tirer de cet institut sans courir de graves ennuis. Et si l’idée de contacter son frère aîné lui traversa l’esprit un instant, il réalisa bien vite que ce n’était pas la solution. Lui, plus que quiconque, devait savoir qu’elle avait sa place en ces lieux tristes et aseptisés.

Mais la Erena qui se trouvait devant lui ne ressemblait plus à cette qu’il avait connue. Quelque chose avait changé, tant dans sa façon d’être que dans son parler. C’était un fantôme parmi les autres patients, assommés par les calmants et des remèdes qui ne pourraient peut-être jamais traiter le mal qui les possédait. Ils pouvaient juste mettre en sourdine ces troubles particuliers, ces maux de l’âme qui empêchaient le corps et l’esprit de s’accorder naturellement, et qui causaient parfois des drames comme celui qu’ils avaient connu. Sans dire un mot, il la suivit du regard alors qu’elle s’approchait de la table, quand elle s’assit devant lui, et jusqu’à ce qu’elle parle elle-même, il jugea que le silence était la meilleure des solutions. Quand on ne savait quoi dire, il était toujours plus sage de tenir sa langue. C’était là l’une des principales règles de conversation qu’il avait intégrées.

« Bonjour Erena. » répondit-il enfin, ajoutant à ces mots un petit geste de la tête afin de marquer son respect. Sa question était juste, trop pour qu’il ose s’en détourner, car il se rappelait très clairement avoir annoncé à la malade qu’il ne souhaitait plus la voir, lorsqu’elle était venue à l’hôpital le soir de son réveil. « Je suis venu pour te voir. » fut sa seule réponse à cette question. C’était peut-être une évidence, mais elle lui semblait importante, en ce qu’il revenait sur ses mots précédents. Leur relation ne serait sûrement plus jamais la même, il en avait conscience, mais il avait besoin de l’accepter à nouveau dans son existence, d’une quelque façon que ce soit. Il avait besoin de la présence de celle qui avait souhaité sa disparition. Car une voix lui soufflait que ce n’était pas elle, que ce n’était que l’expression du mal qui rongeait son esprit et l’empêchait d’être lucide. Et naïvement, Jie voulait y croire.

« Je dirais que je vais bien, oui. » dit-il après un silence qui lui parut bien trop long, jugeant bon de ne pas retourner la question. Allait-il bien, faible comme il l’était ? À se tenir éloigné d’elle, il s’était laissé dépérir un moment, et sans sa richesse et l’attention particulière de ses parents et domestiques, sans doute n’aurait-il pas aussi bien tenu le coup. Il était hors de question que leur fils se laisse mourir d’amour pour une fille de basse naissance, et encore moins pour une dégénérée possédée par de mauvais esprits. « J’ai réintégré l’agence. » lui expliqua-t-il ensuite, sur le ton d’un pardon qu’il n’osait formuler clairement, car il lui semblait trop osé de pardonner une criminelle qu’il n’avait même pas voulu dénoncer. Pourtant, il lui pardonnait à moitié le geste qu’elle avait eu. Une clémence qui aurait, à n’en point douter, offusqué ses parents et renforcé leur haine.

Au bout d’un autre silence, les yeux posés sur le visage de son ancienne petite amie, et saisit par l’innocence et la fragilité qu’elle semblait dégager, Jie se rappela de l’autre raison qui l’avait amené à se présenter à l’institut aujourd’hui. « Est-ce que les gens te traitent bien, ici ? » Une question difficile, posée dans un demi-silence gênant qui s’installait trop facilement, mais qu’il avait sans cesse à l’esprit depuis qu’on lui avait appris l’internement d’Erena. Parce que toute mauvaise qu’elle ait pu être à son égard, et qu’importe le mal qu’elle avait pu faire autour d’elle à cause de sa condition, elle méritait à ses yeux bien plus de confort que la plupart des gens. Il n’aurait pas supporté qu’on lui fasse du mal.
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     Ven 15 Sep - 22:22
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥ ☽☽☽ Erena n’aurait pas imaginé le revoir un jour. En vérité, il l’avait bien souligné, la dernière fois, et elle avait parfaitement compris sa décision. C’était normal, au fond, et c’était mieux comme ça. Elle ne pouvait pas éternellement continuer à chercher à lui faire du mal, et elle ne rachèterait jamais ce qu’elle avait osé essayé de lui faire. Ce qu’elle ne saisissait pas, c’était pourquoi il revenait. Qu’est-ce qui le poussait à revenir la voir ? C’était idiot, fou. Il ne devrait sans doute pas, même si de toute manière, il ne risquait plus rien. Elle avait souvent de la visite, de sa famille, de quelques rares personnes qui savaient qu’elle était là, même de cette idiote de Mariko. Elle devait venir prendre la température, voir si elle devait faire du repérage pour une remplaçante dans Hanabi. Erena ne comptait pas quitter le groupe, sans pour autant s’imaginer sincèrement reprendre sa carrière d’idole. Elle n’en savait strictement rien. Pour le moment, elle ne voulait pas y penser.

Ses yeux scrutaient le visage de Jie, comme si elle tentait d’en imprimer les moindres détails. Il était toujours aussi beau, toujours aussi élégant. Il était venu la voir, forcément, s’il était là. Mais elle ne comprenait pas, elle était confuse. Elle voulait lui demander s’il se souvenait. S’il réalisait qu’elle avait essayé de le tuer, qu’elle avait espéré un instant le voir mort, bien qu’elle regrettait sincèrement ce qu’elle avait fait. Mais ça ne changeait rien, le mal avait été fait, et elle s’en voudrait toujours. Oui, pour la première fois de sa vie, elle avait des regrets et elle se blâmait d’une action commise. Elle avait toujours méprisé les autres pour leurs erreurs, s’était toujours trouvée si irréprochable. Elle était loin de l’être. Au fond, elle était juste la pire de tous.

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il allait bien. C’était le plus important. Que Jie aille bien. Qu’il se remette, même s’il n’allait pas tout à fait de l’avant. Pour une raison obscure et inexplicable, il revenait vers elle. Ou du moins la voir, peut-être pour la dernière fois. Il ne devrait pas. C’était dangereux. Et si elle délirait à nouveau ? Et si elle essayait à nouveau de renforcer son emprise sur lui ? Non, ça ne devait pas arriver. Elle était un peu surprise qu’il soit retourné à l’agence. Elle sentait son cœur se serrer un peu. Ne devait-il pas impérativement retourner en Chine, puisque ses parents ne payaient plus rien ? C’était son plan, non ? Pouvait-il finalement rester ? Elle ne comprenait rien. Erena hocha doucement la tête, tentant de lui sourire malgré tout. « C’est bien. J’ai entendu qu’ils vont reformer les F!GHTERS, peut-être pourras-tu les rejoindre. » Même si ce serait plutôt dommage pour lui, considérant le groupe misérable que cela représentait.

Il s’agissait d’un hôpital psychiatrique, forcément, son traîtement n’était pas celui d’un hôtel cinq étoiles. La question de Jie était aussi surprenante qu’étrangement amusante. Elle perdit son regard sur son ex-petit-ami un instant avant de hausser doucement les épaules. « Au vu de mon prétendu renom, on peut dire que j’ai un traitement VIP. » Une meilleure chambre, plus d’attention, elle pouvait utiliser son téléphone portable même si elle n’en avait pas forcément besoin, on se pliait aux quelques exigences qu’elle avait. Comparée aux autres, elle était plutôt chanceuse. « J’espère sortir bientôt. C’est assez ennuyeux ici. » Entre les crises de larmes, parfois des hurlements, elle en avait clairement assez de tout ce bruit. Mais elle n’allait pas épiloguer sur ce sujet. Elle ne voulait pas ennuyer Jie.

« Pourquoi venir me voir ? » Elle avait besoin de voir. Regardant autour d’elle pour s’assurer qu’on ne les écoutait pas, elle le fixa un nouveau, reprenant d’une voix plus basse. « Tu ne devrais pas venir ici. Jie, j’ai voulu te faire du mal. » Par amour, mais la passion n’excusait pas la folie. Sa main se glissa dans ses cheveux, elle baissa un instant le regard. « Si tu ne réalises pas, si tu ne comprends pas que tu devrais me haïr, me fuir autant que possible, tu devrais peut-être demander une chambre ici, toi aussi. » Il serait tout aussi bon à interner qu’elle. Elle ne parlait pas de façon cynique, elle était réellement décontenancée. Il ne devait pas venir. Il devait reprendre sa vie. Loin d’elle, l’oublier. Il avait bien trop à faire et bien trop à vivre, pour son propre bien.


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     Lun 18 Sep - 22:26
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥ ☽☽☽ Avant de venir, il n’avait pas songé à ce qu’il allait pouvoir dire à Erena. Il n’avait pas imaginé de discours à lui tenir, de sujets dont il allait pouvoir lui parler, la seule chose qui avait guidé sa venue étant un besoin de la voir qu’il ne pouvait justifier de façon raisonnable ou censée. Car la vérité était là, même s’il ne voulait la voir : il allait mal, lui aussi. Mal, parce qu’il possédait une fascination étrange pour ce qui était mauvais, malsain chez l’homme. Mal, parce qu’il n’était pas aussi pur et innocent que son image pouvait le laisser penser. Il aimait manipuler, contrôler, d’une façon presque dérangeante, et cela aussi, l’avait poussé à sa perte. Il n’aurait juste jamais pensé à nuire à la personne qu’il aimait, et encore moins à contourner les règles. C’était tellement plus intéressant de les utiliser à bon escient.

Mais si une chose était bien vraie avec Jie, c’est qu’il ne pouvait se passer d’elle. Erena, la première femme qu’il avait rencontrée à son arrivée au Japon, et de loin l’une des plus intéressantes créatures qu’il avait eu l’occasion de voir. Elle l’avait fait tomber pour elle, de haut, de très haut, et il avait été brisé par le geste odieux qu’elle avait eu à son égard, quand elle avait osé lever la main sur lui. Ou tendre cette corde sur laquelle il allait s’effondrer. Comme un vulgaire château de carte.

« Ce groupe ne vaut rien, tu le sais aussi bien que moi. » dit-il finalement. « De toute façon, les casting sont en cours et je suis toujours incapable de danser. » D’un regard, il lui rappela que c’était de sa faute, parce qu’il ne pouvait prétendre qu’il avait oublié ce qu’il s’était passé, en dépit de l’affection qu’il avait à l’égard de la chanteuse. « Je vais me contenter d’être là et de m’y remettre petit à petit, si l’occasion se présente. » En abandonnant, il n’irait nulle part, et sa meilleure amie lui avait permis de se rappeler de la détermination qu’il avait à ne jamais rien laisser tomber. La danse ne serait pas la première de la liste de ses échecs.

« Ennuyeux, mais approprié pour les personnes qui souffrent. » dit-il finalement, le ton plus triste. Elle souffrait, qu’elle l’accepte ou non. Jie en était convaincu, au plus profond de son être, et il souffrait lui-même en l’imaginant ici, totalement seule. Le fait qu’elle ait essayé de le tuer ne suffisant pas à apaiser la tristesse qui le prenait au cœur en la voyant aussi différente, aussi éteinte. « Ils te feront sortir. Ils en ont sûrement de plus dangereux que toi à traiter. » Peut-être pas dans ce service, les pensionnaires y semblaient plutôt calmes, s’ils n’étaient pas simplement assommés par les médicaments qu’on leur donnait, mais sans doute ailleurs. Les psychotiques n’étaient pas aussi rares qu’on le pensait. « Puis, tes fans t’attendent sûrement. » Que leur avait-on inventé, à eux ? C’était une question qu’il ne s’était encore jamais posée. Mais qu’importe combien ils pouvaient les attendre, il l’attendait plus qu’eux tous réunis, pour une raison qu’il ignorait.

« Nous avons tous nos défauts, Erena. » Un rire lui échappa malgré lui et il secoua la tête, conscient qu’elle avait raison, que l’envie qu’il éprouvait de la voir, de lui parler était malsaine. Mais que pouvait-il y faire ? Devait-il se laisser mourir à force de ne pas la voir ? Il secoua la tête, puis reposa les yeux sur Erena, beaucoup plus sérieux. « Mais jusqu’à preuve du contraire, je n’ai essayé de tuer personne, alors je ne vois pas ce que je viendrais faire dans une chambre ici. » Il laissa son regard posé sur elle durant quelques secondes, puis reprit la parole. « Si je suis venu te voir aujourd’hui, ce n’est pas pour toi. Je ne pense pas être capable de pardonner un jour ce que tu as fait… » Mais il avait besoin d’elle dans sa vie, d’une façon ou d’une autre. Il ne savait pas encore comment, il ne savait pas encore pourquoi. Les sentiments qu’il éprouvait à son égard ne suffisaient pas à lui pardonner, mais ils étaient tout ce dont il avait besoin pour ne pas être capable de la sortir définitivement de son existence. « Mais je suis le seul à pouvoir décider de si venir te voir ou non est une bonne idée. » Et aussi longtemps qu’il serait libre et elle captive, cela serait le cas. « Mais tu devrais t’estimer heureuse, tu aurais pu finir ta vie en prison. » reprit-il finalement. « N’aurais-tu pas une dette envers moi, depuis ce jour-là ? »
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     Lun 25 Sep - 12:42
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥️ ☽☽☽ Bien évidemment que ce groupe ne valait rien, tout comme n’importe quel groupe d’Eita. Enfin, elle s’estimait heureuse d’avoir pu construire Hanabi avec Yue. C’était bien le seul groupe qui n’était pas aussi ridicule que les autres. Entre les BAG et plus récemment les Supernova, il n’y avait bien qu’Hanabi qui s’en sortait, même si elle aurait aimé pouvoir renvoyer Airi et récupérer Yue. Avoir cette chose torturée dans son groupe l’avait toujours profondément ennuyé. Elle ne voyait pas Jie évoluer dans un groupe tenu par un type aussi insupportable que Choi. Après tout, il avait réussi à faire fuir tous les autres membres. Une belle déchéance, mais la demoiselle n’allait pas épiloguer sur le sujet, accordant juste ce point au Chinois : il méritait beaucoup mieux que de débuter dans un groupe aussi bas de gamme que celui-ci. Elle hocha doucement la tête, souriant pour l’encourager. « Je sais que tu seras rapidement opérationnel. » Elle n’en doutait même pas une seule seconde.

Plus ennuyeux qu’approprié, étant donné qu’elle ne disait pas tout. Elle n’avait rien dit pour cette folie meurtrière qui lui avait pris. Ça lui avait passé, qu’on se rassure, elle ne voulait plus tuer Jie, elle ne voulait plus le faire souffrir. Chaque jour, elle regrettait ce qu’elle avait essayé de faire, s’effrayait en imaginant un monde où cet homme n’existerait plus. Elle ne souhaitait pas sa mort, c’était elle qui ne méritait pas vraiment de vivre, mais elle préférait garder ces pensées pour elle, de peur qu’on ne la laisse pas sortir. Un rictus se forma sur ses lèvres à l’affirmation du Chinois. « Je ne sais pas. Ce n’est pas un service avec des gens particulièrement dangereux. » Et oui, ses fans l’attendaient, toujours en pleine interrogation sur ce curieux message qu’elle avait posté sur Instagram, ce fameux soir avant de tenter de mettre fin à ses jours. « Je pense qu’Eita demandera à ce que je sorte, ils veulent préparer le prochain comeback d’Hanabi. » Que feraient-ils sans leur cher leader ? Cette pensée ne l’amusait même pas.

Son défaut a lui était tout de même incroyable. Elle avait tenté de le tué, elle avait voulu le voir mort et voilà qu’il venait ainsi la voir comme si de rien n’était, sans trop comprendre ce qui lui passait pas la tête. Il aurait dû fuir en Chine pour ne plus jamais revenir. Incompréhensible, mais au fond, c’était juste la représentation de leur relation jusque-là. Sa remarque l’amusait presque, elle savait qu’elle ne devrait pas prendre tout cela avec humour. C’était grave, trop pour en rire, sans doute ? « Tu sais, il n’y a pas que des mauvais meurtriers par ici. » Elle serait dans un service pour criminelle si c’était le cas. Là, il ne s’agissait principalement que de dépressif ou de personnes souffrants de troubles mentaux légers.

Perplexe, elle fixa son ex-petit-ami. Il n’était pas venu pour elle ? Qu’il ne la pardonne jamais était un fait assimilé. Elle ne souhaiterait même pas qu’il le fasse. « Je ne veux pas que tu me pardonnes. Ne fais jamais une chose aussi stupide. » Elle était rassurée de voir qu’il lui restait un semblant de lucidité. « Mais alors, pourquoi es-tu ici ? » Sauf l’envie folle de visiter un jour un lieu aussi hostile, la demoiselle ne comprenait pas ce qui le poussait à venir la visiter. Il devrait définitivement consulter lui aussi. Peut-être que Haruto avait des confrères à lui conseiller ? Cependant, il était évident que les choses n’étaient jamais aussi simples avec ce cher Zhang Jie. Effectivement, elle aurait pu finir en prison, il s’agirait même de sa place légitime. Cependant, la demoiselle se doutait que cette remarque n’annonçait rien de fortement plaisant, comme le soulignait la suite. Une dette envers lui ? Son regard resta accroché un moment au sien, elle remerciait ses médicaments de la forcer à rester aussi calme. « Voilà une drôle de façon de remercier la personne qui t’a sauvé la vie. » Après tout, elle aurait pu le laisser mourir.

Mais elle ne pouvait pas jouer l’idiote bien longtemps. Bien sûr qu’il aurait pu la dénoncer, dire ce qui s’était passé. Il ne l’avait pas fait, elle ne comprenait pas réellement pourquoi. Mordillant sa lèvre, elle lâcha un long soupir. « Que veux-tu ? Qu’est-ce que je pourrais bien faire pour un riche héritier Chinois ? » Il avait déjà tout. Et elle n’avait absolument rien à lui donner. La situation était de ce fait assez ridicule. Son regard se perdit un moment sur lui. « Je regrette ce que j’ai fait. Vraiment, je ne pensais pas que je serais capable de cela un jour. » Pourtant, en y réfléchissant bien, elle aurait pu le voir venir. « D’ailleurs, ne devais-tu pas retourner en Chine ? Tes parents ont finalement accepté de te laisser vivre ici ? » Pour un homme déterminé à s’en aller parce que ce pauvre enfant devait travailler comme le dernier des gueux, il s’éternisait. « Vu ta tenue, je suppose que tu as à nouveau accès à l’argent familial. » En voilà une très bonne nouvelle. Enfin, pour lui. il pouvait retrouver son petit confort, bien qu’elle ne parvenait pas à saisir la situation.


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     Dim 8 Oct - 19:49
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥️ ☽☽☽ Erena avait toujours possédé cette façon particulière d’affirmer les choses comme elle les pensait. Voilà qu’elle le faisait encore, en affirmant qu’il serait rapidement opérationnel, alors que Jie lui-même ignorait ce qu’il en était. Ses pieds paraissaient ne plus lui obéir aussi bien qu’avant, quand bien même il avait conscience que ce qu’il avait appris n’avait pas subitement disparu lorsqu’il avait été blessé. Peut-être son ex-petite-amie avait-elle raison malgré tout ? Peut-être était-il encore capable de danser, de se mouvoir comme il le faisait avant ? Jie, malgré tout ce qu’Erena pouvait dire, sentait que sa danse ne serait plus jamais la même. Il aurait toujours cette faiblesse, cette douleur sournoise qui ne venait qu’à certains moments, généralement les moins adéquats. Néanmoins, il se permit de sourire du bout des lèvres avant de reprendre la parole. « J'ose espérer que tu as raison. » Dans le cas contraire, il trouverait un moyen de mettre à profit ce qu'il savait. C'était ce qu'il faisait le mieux, après tout : saisir les opportunités quand elles se présentaient.

« Ou alors, ils le cachent à merveille, tout comme toi. » En dépit de l'amour qu'il avait éprouvé pour elle et auquel il se refusait désormais, Jie ne pouvait s'empêcher de voir l'horreur du geste qu'avait posé Erena. Le mal ne se percevait pas. La perversion d'un esprit était invisible, dangereuse et indétectable tant qu'elle n'avait pas surgi au grand jour. Qui pouvait dire que d'autres n'étaient pas affectés, eux aussi, là où ils se trouvaient ? « La preuve, une fois encore, que cette agence n'est intéressée que par l'argent qu'elle peut faire avec toi. » N'était-ce pas malheureux ? À cette pensée, une pointe de colère piqua le coeur du danseur. Être loin de cet hôpital ne lui permettrait pas de guérir ou de contrôler son tempérament particulier. Être loin de cet hôpital était risqué pour elle, mais pour les autres également. « Mais j'imagine que c'est une bonne chose pour toi. Ce doit être terriblement frustrant d'être coincée avec ces gens. » Lui ne l'aurait jamais supporté. Cet endroit était le synonyme d'une folie qu'il espérait ne jamais connaître. Hélas, il en avait été victime. En un soupir, Jie s'empressa de répondre quand Erena sembla penser qu'une précision était nécessaire. « Évidemment, je le sais. Je m'assure simplement que tu as bien conscience de ce que tu as fait. » Une décision cruelle, peut-être, mais qu'il jugeait légitime.

Droit dans son siège, Jie ne cessait d'observer Erena. Il peinait encore à imaginer qu'elle était la cause de sa soudaine déchéance. « Il est de nombreuses choses que l'on ne peut pas contrôler, Erena. La folie en est une, les sentiments en sont une autre ; et il semblerait que la première ne soit pas en mesure de tuer les seconds. » Un sourire lui vint aux lèvres malgré lui, alors qu'il réalisait la bêtise que constituait son comportement. Il avait conscience que venir la voir était pure folie, qu'il prenait des risques. Cependant, ce sourire vira à la moquerie quand il l'entendit reprendre la parole après qu'il avait évoqué cette histoire de dette. « Sans ton intervention, personne n'aurait dû me sauver la vie. » N'avait-il pas raison ? Elle était coupable sur toute la ligne. « J'ignore encore ce que je pourrais te demander, mais je m'en rappellerai le moment venu, ne t'inquiète pas pour ça. » conclut-il avec sérieux, décidé à obtenir son dû quand il en éprouverait le besoin.

Son regard posé sur Erena, il écouta sa question en silence, songeant à ce qu'elle disait et à ce qu'il s'était passé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. « Effectivement, je devais y retourner. Mais mon père semble encore avoir de beaux jours devant lui, alors ils m'ont laissé davantage de liberté, tant que je vis selon leurs conditions. » Ces conditions, il les connaissait bien. Un mariage n'était pas exclu, mais l'idée ne l'enchantait nullement. « J'ai accès à tout ce dont je peux avoir besoin, même si je suis contraint de supporter la présence d'un idiot pour m'assister dans la vie de tous les jours. Et ce, grâce à toi. » Il adressa un sourire pincé à la chanteuse alors que lui échappaient ces propos ironiques. L'avoir revue était, malgré tout ce qu'il pouvait dire, un véritable réconfort à ses yeux. Elle n'avait pas l'air de l'épave humaine qu'il avait imaginée lorsqu'on lui avait parlé d'un asile psychiatrique.

Se redressant finalement, il reposa les yeux sur le visage de son ex-petite amie, ayant conscience qu’il allait être temps de partir pour lui. « Je vais y aller, maintenant. Je reviendrai te voir quand tu seras sortie d’ici. » affirma-t-il avec sérieux, en tirant sur son haut pour le remettre en place. « Cet endroit ne te va pas du tout. »
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     Dim 5 Nov - 15:19
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]JIERENA ♥️ ☽☽☽ Erena ne voulait pas revoir Jie, elle ne voulait pas assez de temps avec lui. Au contraire, elle aurait aimé qu’il s’en aille. Elle souhaitait bientôt quitter ces lieux, reprendre sa vie, ses études, elle ne savait pas trop. Allait-elle retourner dans les Hanabi ? Ce n'était pas avec la plus grande motivation qu'elle y pensait. Bien au contraire. Elle ne savait pas si c'était réellement sa place, être idole, après tout, il fallait en avoir envie. Et elle, elle n'en avait pas envie. Elle aspirait à autre chose, sans trop savoir quoi. Sans trop savoir ce qui lui conviendrait réellement. Elle écoutait Jie avec attention, ne pouvant s'empêcher de sourire face à son petit cynisme. Il lui manquait. Elle était heureuse qu'il soit encore en vie. Qu'aurait-elle fait sinon ? Elle n'aurait pas supporter de le perdre.

L'agence n'était pas pas faite de sain, tout le monde le savait, et Erena n'en doutait pas. Elle savait qu'ils n'hésiteraient pas à l'évincer si les problèmes persistaient. C'était peut-être ce qu'il y avait de mieux à faire, après tout. La jeune leader ne se voyait pas continuer comme ça, dans ces conditions. Son regard scrutait son petit-ami, ou ex-petit-ami, ça n'avait pas d'importance, se demandant combien de temps allait durer ce drôle d'entretient avant qu'elle ne sache vraiment ce qui l'amenait.

Evidemment qu'il voulait quelque chose, elle était bien naïve. Pourquoi ne pouvait-il pas se montrer stupide et simplement la remercier de ne pas l'avoir tué ? Elle aurait définitivement pu essayer de le tuer, c'était tout de même fou qu'il ne prenne pas cela en considération. La folie et les sentiments, deux choses qui la hantaient toujours, qui la hanteraient pour toujours. Un fin sourire orna ses lèvres, elle secoua légèrement la tête. Elle attendait déjà ce qu'il aurait à demander, ça promettait d'être fort intéressant au fond. Erena voulait le comprendre, pourquoi il n'était pas reparti en Chine comme il l'avait tout d'abord préconisé. Il avait plus de libertés. Ah, si son idiot de père y avait pensé plus tôt, Jie n'aurait pas eu cet accident. Etait-elle sérieusement en train de blâmer le père Zhang pour sa tentative de meurtre ? Il fallait qu'elle reprenne des médicaments.

« Je suis désolée Jie. » Elle avait entendu le reproche, elle savait que s'excuser ne servait à rien mais elle le pensait. Elle s'en voulait, elle voudrait pouvoir changer les choses, retourner dans le passé, mais c'était impossible. Elle ne pouvait pas faire de bon dans le temps, elle ne pouvait pas réécrire les choses. Malheureusement, elle serait éternellement condamnée par son crime.
Se redressant avec lui, elle hocha doucement la tête. « D'accord. » Il reviendrait la voir. Son coeur s'emballa un peu et elle hocha fébrilement la tête. Elle avait hâte de le revoir. A ses derniers mots, elle sourit légèrement. « Merci. » cela signifiait qu'elle n'était pas faites pour être éternellement interné ? « Au revoir Jie. » Poliement, elle se courba un peu, un geste plutôt déplacé quand on connaissait leur relation. Elle espérait qu'un jour, tout pourrait s'arranger.



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