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 いつでも OSAKA I LOVE YOU /♥/ YUKÔ

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     Jeu 14 Sep - 9:42
YUKÔ ♥️ ☽☽☽ Retrouver le Japon après quelques mois lui faisait plus de bien que ce qu’il imaginait. A l’aéroport de Narita, Kô n’avait pu s’empêcher de sourire en entendant parler japonais autour de lui et en pouvant lire des mots écrits dans sa langue natale. Il était de retour à la maison. Sa mère lui avait proposé de venir vivre avec elle à New-York, qu’il se pose un peu. Elle le trouvait stressant à faire ainsi le tour du monde. Il avait refusé. Sa vie devait se faire au Japon. Il le réalisait ! C’était si stupide, de vouloir devenir quelqu’un d’autre, soulever les montagnes à la force de ses petits bras ! Avoir vécu quelques années dans un pays ne fait pas de vous un ressortissant concret. Il n’était Mexiponais que dans sa tête et c’était un peu triste de se l’avouer. Mais cette vie de délinquance n’avait pas eu que du mal ! Il avait pu passer une journée avec sa mère et ça arrivait si rarement que le jeune artiste trouvait que c’était un sacrifice plutôt justifié.

Dans le taxi, il se penchait pour admirer Tokyo, un petit sourire aux lèvres. Il avait rendez-vous avec cette fille, avec qui il avait pris contact en voyant qu’elle cherchait un colocataire. Même deux. Il avait tout de suite pensé que c’était parfait. Pour lui. Mais aussi pour Yue. Parce qu’il comptait bien retrouver sa « meilleure amie » et la ramener à Tokyo. Il s’en voulait, de l’avait laissé encore pour ses délires bizarres de demi-Mexicain ou pas Mexicain du tout. Elle devait lui en vouloir, elle n’avait pas répondu à ses messages et bête comme il était, il avait tout fait pour occulter cette absence. Elle lui manquait toujours terriblement, mais il avait besoin de mettre cette distance. Parce qu’il était trop lâche, qu’il n’y arrivait pas. Qu’il était cet idiot qui pouvait faire des milliers de kilomètres pour insulter le président raciste d’un pays qui n’est pas le sien et manifester dans la rue pour des droits qui ne le concernent même pas, mais il se sentait totalement incapable d’avouer à la fille qu’il convoitait depuis plus de seize ans, le véritable teneur de ses sentiments pour elle.

Sae était charmante (sans doute trop) et avait l’air plutôt sympa, il n’avait pas hésité plus longtemps avant de signer. Kô avait été nostalgique en pensant à son emménagement avec Mikio et Naoki il y a presque deux ans. Cet entretien stupide qu’ils avaient fait à Mikio avec des questions tout aussi débiles. Juste parfait. Ils savaient que ça n’allait pas vraiment par chez eux en ce moment. Il devait y aller. Il devait aider Mikio. Mais d’abord, il avait quelque chose de plus important à régler. Il posa ses affaires dans son nouvel appartement, optant pour la plus petite chambre, parce qu’il faisait part d’un peu de galanterie. Il ne resta pas bien longtemps en place, puisqu’il avait immédiatement pris un billet de shinkansen pour se rendre à Osaka. Sa priorité restait évidemment Yue qu’il devait ramener à Tokyo. Elle devait reprendre sa carrière et ne pas abandonner son rêve.

Le problème d’Osaka, c’était que dans son quartier, il connaissait absolument tout le monde et chaque retour signifiait qu’il devait s’arrêter toutes les cinq minutes pour discuter et dire ce qu’il devenait, prendre des nouvelles de ces gens. Il avait même aidé une dame un peu âgée à rentrer son bois et des enfants à récupérer leur ballon dans l’arbre. Entre autre. C’était plus fort que lui, on l’avait trop facilement ! Réalisant le temps perdu, il se mit à courir pour arriver jusque chez les Futaba avant la tombée de la nuit. Il ne devait pas avoir l’air malpoli non plus ! Reprenant sa respiration comme il put – il fallait vraiment qu’il se remette au sport, les USA l’avaient perverti – il finit par sonner, soulager en voyant la mère de famille qui l’accueilli avec une exclamation de surprise. Oui, c’était lui. Encore une fois, une nouvelle réapparition. « Bonjour Madame Futaba ! Yue est là ? » Il avait l’impression d’entendre sa voix quinze ans en arrière, quand il venait la chercher pour jouer dehors. Il sonnait timidement à la porte en se mettant sur la pointe des pieds, veillant à ne pas faire tomber son ballon et attendait pour demander timidement si sa copine pouvait venir s’amuser avec lui au parc. La plupart du temps, c’était oui, avec quand même pas mal de condition. Yue devait rentrer à une certaine heure et il devait toujours la raccompagner. Il n’y manquait jamais ! Ils étaient venus une fois un peu trop tard et on l’avait assez grondé (sa mère aussi par après) pour qu’il ne le fasse plus jamais. Les années avaient passé, il ne l’avait même pas remarqué. Et Kô se tenait encore devant cette même porte, toujours aussi anxieux qu’on lui interdise de voir son amie, comme au bon vieux temps.


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     Jeu 14 Sep - 15:38
いつでも OSAKA I LOVE YOU
Yue & Kô ♥



Yue plaça son doigt sur le bouton central de son téléphone. Une esquisse se forma sur son visage et son doigt pressa l’écran. La seconde suivante elle consultait le selca  d’une moue déçue. Est-ce qu’elle devait poster cette photo ? Elle avait l’air un peu fatigué. Et son sourire…. Peut-être que personne ne le verrait, mais il était un peu trop forcé. Vaguement, son pouce glissa sur l’écran de son portable jusqu’à ce qu’il affiche son profil Instagram. Elle, elle le voyait. Et le manque significatif de selfie sur sa page ces derniers temps la trahissait indéniablement. Son regard se posa sur Cherry. Est-ce qu’elle ne devrait pas poster une photo de son chat à la place ? Il était si mignon. Et il était populaire auprès de ses followers. Oui, c’était peut-être mieux que cette photo d’elle qu’elle n’aimait pas. Son regard dériva sur les dernières photo postées. Les bento pour Kimi, des dessins, le ciel…. Maiko… Sa meilleure amie lui manquait. Elle ne pouvait plus la voir autant qu’elle voulait mais elle était assez gentille pour faire le trajet jusqu’à Osaka pour lui rendre visite. L’inverse était compliqué… et compromis par ses parents. Certes, elle avait eut 22 ans tout récemment… mais elle ne sentait ni plus adulte, ni plus grande… ni plus forte. Et ses parents pensaient sûrement la même chose. Elle n’avait pas à retourner à Tokyo. Elle n’était plus malade, mais mieux valait qu’elle continue de se reposer à la maison. C’était plus prudent. Plus sûr. Ca faisait moins mal Osaka.
…. Vraiment ?
… Machinalement, son pouce fit défiler ses photos vers le bas. Au bout d’un certains nombre, lui aussi significatif, elle tomba finalement sur un visage qui n’apparaissait plus sur ses clichés depuis des mois. Kô était encore parti. Il l’avait laissé encore toute seule… et tandis que les larmes lui montaient bêtement, l’obligeant à enfouir sa tête dans son oreiller, elle eut l’impression qu’il n’y avait aucune différence entre aujourd’hui et 7 ans en arrière… Son coeur faisait toujours aussi mal. Non. Encore plus cette fois.
Ses parents avaient raison. Mieux valait qu’elle reste ici : elle n’était toujours pas guérie.

Elle était probablement partie pour rester une dizaine de minutes dans cette position ridicule sur son lit, position qu’elle adoptait un peu trop souvent depuis son retour à la maison. Mais elle entendit les petits pas propres à sa petite soeur qui dévalait les escaliers. Elle releva la tête quand une micro seconde plus tard, la sonnette lui parvint d’en bas. Est-ce qu’ils attendaient quelqu’un ? Peut-être que c’était Ryo qui passait par là et qui voulait les saluer. Kimi aimait beaucoup l’idole et si elle l’avait vu arriver depuis sa fenêtre, cela aurait pu expliquer sa précipitation. La perspective qu’il puisse s’agir de son fameux voisin réjouit Yue autant que cela l’angoissa. Si elle descendait avec cette tête, tout le monde verrait qu’elle avait pleuré, même quelques gouttes, c’était certain. Et c’était surtout hors de question. Alors elle frotta fébrilement ses joues et se redressa en arrangeant ses cheveux en bataille avant de trouver le miroir de sa chambre. Bof bof…. Elle pouvait toujours prétendre qu’elle faisait la sieste. Ryo ne la jugerait pas, n’est-ce pas ?

« ONII-CHAN !!! Je savais que tu reviendrais !! »

L’exclamation bien trop joyeuse de sa petite soeur figea Yue et son coeur. Est-ce que… ?
En bas, elle ignorait que sa mère avait ouvert la porte non pas sur Nishikido Ryo mais sur Shirota Kô. Celui qui avait disparu du Japon, encore une fois et trop longtemps. Futaba Yoko avait écarquillé les yeux incertaine devant l’apparition et un « Kô-kun ? » interloqué avait répondu à la salutation du jeune homme. Un échange bien plus réservé que l’accueil offert par Kimi qui avait déboulé à l’entrée. Kô, elle avait retenu qui c’était. Elle avait retenu que c’était le « meilleur ami » de sa soeur mais plus probablement son amoureux mais que Yue ne voulait pas dire ! Oui oui, et elle voulait aussi que Kô soit son amoureux à elle. Alors évidemment, elle était un peu trop contente de retrouver ce nii-chan parce qu’il lui avait un peu manqué quand même. « Eh bien, elle …. - » « Tu restes manger ?? Tu dors à la maison ?? Je te prête ma chambre ! Tu pars pas hein Nii-chan ?? Sinon Onee-chan va encore être triste… et moi aussi ! ONEE-CHAAAaaaaaaa…. » Et Kimi était déjà repartie en courant vers les escaliers.

Mais les cris de sa soeur avait déjà averti son aînée, qui le coeur battant avait à son tour descendu en trombe les escaliers, rencontrant sa cadette qu’elle rattrapa au vol pour la faire taire. Une main sur la bouche, elle fixa la porte d’entrée qu’elle apercevait désormais, sa cachant contre le mur de la pièce adjacente pour ne pas être vue. Ses yeux passèrent de l’entrée à sa soeur qui se débattait en protestant contre la main plaquée sur sa bouche, avant de retrouver l’entrée. C’était vraiment lui .. ? … Kô … ? Sa mère qui l’avait entendue et repérée croisa son regard plein de détresse… Apparemment, elle n’avait toujours pas donné de réponse claire à leur jeune voisin - qui ne l’était plus tant. Cherchant celle-ci sur le visage de sa fille, cette dernière secoua frénétiquement la tête et agita son bras libre. Elle ne voulait pas voir Kô ? C’était probablement ce que sa mère essayait de comprendre tandis qu’elle tenta de répondre, le regard tantôt en arrière, tantôt sur le visiteur : « Eh bien euh… oui elle est…. Enfin, non… elle n’est pas…. Elle n’est pas… pas dans sa chambre non… et… Mh…. Tu es où ? » Lança-t-elle à celle qui n’était pas là et qui tentait visiblement de communiqué par des gestes plus complexe et surtout à chaque mot de sa mère, plus paniqués. Et à cette traitre question, Yue faillit pousser une plainte de désespoir mais agita sèchement la main avant de former une croix de ses avant-bras, non sans incommoder Kimi qui gémit mécontente. « Oh ! Pas là. Elle est absente. » Visiblement consciente de ses limites en improvisation, elle adressa une moue quelque peu chagriné à Kô. C’était bien la première fois que Yue refusait de voir son ami…. Cependant, au fond d’elle, Yoko n’en ignorait pas la raison.

Prête à se résoudre à fermer la porte, ce fut sans compter sur l’intervention de la plus jeune qui se libéra d’un coup de langue baveux dans la paume de sa soeur qui la lâcha immédiatement surprise. Elle ne lui fallut pas plus longtemps pour la dénoncer : « Menteuses ! Menteuses ! Kô nii-chan écoute pas ! Onee-chan est l-… » La porte d’entrée se referma avant que Kimi n’est eu le temps de terminer sa phrase. Dans la panique, Yue avait traversé le couloir à toute hâte avant de pousser la porte des deux bras et la maintenir fermée comme si un monstre s’apprêtait à la forcer. Sa mère et sa soeur la dévisagèrent et cette dernière brisa le silence qui s’était installé : « Pourquoi tu veux pas laisser rentrer Kô nii-chan ? Il va être triste…. » Le coeur de Yue se serra et elle secoua la tête comme une enfant. « Tu veux pas le voir ? » Elle eut ce même mouvement, tête basse tandis que son front frôlait la porte. « Non. » ajouta-t-elle tout de même, la voix chevrotante. Elle ne voulait pas. Elle n’était pas prête. Elle ne comprenait pas. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Il n’était pas aux Etats-Unis ? Sauver le Mexique… Il n’avait pas à être là alors. Qu’il aille faire son devoir. Oui. C’était mieux. Peut-être que s’il partait maintenant, elle pourrait retourner enfouir sa tête dans son oreiller et se convaincre très fort que ça n’était pas arrivé. C’était mieux qu’il parte maintenant avant que son coeur ne se remette à battre et que ses yeux ne se noient plus certainement. De toute façon, il allait repartir. Kô partait toujours.

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     Sam 16 Sep - 18:42
YUKÔ ♥ ☽☽☽ Kô n’avait jamais été très bon en mathématiques, ni en psychologie, d’ailleurs, mais une équation n’avait pas été nécessaire pour comprendre que si Yue ne lui répondait pas, c’était qu’elle lui en voulait d’être parti une fois encore. Il s’était un peu voilé la face, mais il avait, comme toujours, trouvé le positif dans cette histoire. Sans trop savoir pourquoi, il en avait parlé à sa mère, sans doute dans un élan de désespoir. Elle s’était forcément un peu moquée, se demandant ce qu’elle avait raté avec ce fils-là. Bon, le seul qu’elle avait. Seize ans, tout de même, ça faisait long. Mais elle avait tout de même eu des mots plutôt juste. Si elle n’en avait tellement rien à faire de lui, si elle ne le voyait que comme un simple ami, elle ne réagirait pas ainsi. Elle le laisserait partir, prendrait de ses nouvelles et n’aurait pas besoin de l’avoir près d’elle. Ça prenait du sens. Au fond, la business woman était à la fois affolée par ce fils un peu stupide et un gros trouillard, et rassuré de le voir si fidèle envers la fille dont il était amoureux. Il n’était pas comme son père. Elle ne savait pas de qui il tenait ça – pas d’elle non plus, vu qu’elle n’arrivait jamais à garder ses hommes longtemps – mais elle était heureuse qu’elle l’ait.

Kô était content de retrouver le Japon, il était encore plus heureux de fouler le sol d’Osaka. Tout le monde était plus chaleureux ici qu’à Tokyo. Dans son quartier, il avait l’impression de connaître encore tout le monde et ça lui faisait bien. Retrouver son chez lui, e quelque sorte. Il n’avait plus de maison ici, mais c’était un peu comme de la famille. Il devait s’arrêter sur son chemin, sans oublier sa destination : la jolie demeure des Futaba. Il était nerveux, forcément. En sonnant, il avait prié pour que le père de famille n’ouvre pas. Il contint le hurlement soulagé quand ce fut la jolie mère de famille qui lui ouvrit. Elle était douce et gentille. Elle ne lui ferait pas de mal. Immédiatement après l’avoir salué, il demandé à voir sa fille, mais ce ne fut pas celle qu’il attendait qui vint vers lui. « Kimi !! » Un grand sourire orna ses lèvres en voyant la petite fille si heureuse de le voir. Si seulement sa grande sœur pouvait faire pareil, ça le déstresserait. « T’as tellement grandi ! » Une vraie petite femme ! Toute petite femme. Toujours aussi adorable, d’ailleurs.

Son attention se reporta sur la mère de famille qui semblait un peu embêté par sa question si simple, et il comprit assez facilement. Yue ne voulait pas le voir. Kô ne put s’empêcher de rire face à l’excitation de Kimi. Elle était tellement mignonne et ça le touchait vraiment de la voir si heureuse de le voir. Si excitée qu’il soit revenu, arquant un sourcil lorsqu’elle disparut étrangement. Il écouta la mère de famille bafouillée sans croire une seule seconde que Yue était absente. « Elle n’est pas là, hm… » Son regard se tourna vers le côté que la mère Futaba regardait en permanence, sans rien voir. Elle devait être cachée là. Ça s’annonçait plus difficile que ce qu’il imaginait si elle n’acceptait même pas de le voir. « Je comprends. Je lui ai ramené quelques trucs… » Un sachet remplit, d’accord, mais dès qu’il avait vu des choses qui pourraient lui plaire, il l’avait pris. « Il y a quelques petites choses pour Kimi aussi. Et du chocolat pour vous et votre mari. » S’ils le voulaient. « Y a les noms écrits dessus de toute façon. » Il sourit à la mère, tentant de la charmer, pour qu’elle force Yue à venir, en vain.

Il sursauta face à la brusque intervention de la petite, encore plus en voyant Yue foncer sur la porte au loin. « Yu–… » Mais il était déjà enfermé dehors. D’accord, alors elle était vraiment fâchée. Ses lèvres roulèrent l’une contre l’autre, cherchant une solution. « YUE, OUVRE-MOI ! » Alerter le quartier, bonne idée. Le voisinage allait venir hurler à Yue d’ouvrir avec lui.  Malheureusement, personne ne semblait décidé à pointer le bout de son nez et il dut trouver une idée tout seul. « Bon, d’accord… » Pinçant les lèvres, il baissa les yeux. Un idiot, voilà ce qu’il était. Mais un idiot déterminé ! Il ne devait plus fuir, il ne devait plus faire n’importe quoi. Kô ne pouvait pas se permettre de perdre Yue. Toquant à nouveau, il dût se rendre à l’évidence. On ne le laisserait pas rentrer. Alors quoi, il allait camper ici ?

Non. Tu n’es pas ce genre d’homme, Shirota Kô. Tu es un dur à cuir, tu es vaillant, un bad boy. On ne te ferme pas les portes ! Jamais. S’éloignant de la porte, il fit mine de partir, faisant un même temps un repérage, évitant de justesse un chat errant. Adolescent, il s’était déjà introduit chez Yue par les fenêtres, il pouvait le refaire ! En en voyant une ouverte, il grimaça. C’était la chambre de ses parents. Mais… Est-ce que ça allait arrêter un ninja Mexiponais ? Sûrement pas ! Tel un espion, il grimpa jusqu’à la chambre, s’assurant qu’il n’y avait personne à l’intérieur. Qu’est-ce qu’on pourrait lui faire ? Appeler la police ? Il avait connu la prison, ok, il n’avait plus peur de rien ! Le plus doucement possible, il quitta la chambre, regardant autour de lui pour rejoindre celle de Yue, vide. Il l’attendrait. Ils devaient parler. Elle devait revenir avec lui à Kô. S’approuvant, il s’installa au milieu de la pièce, à même le sol, sortant son téléphone, il fut presque ému de voir qu'il était encore connecté au wifi. Tout allait s’arranger.


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     Dim 17 Sep - 19:09
いつでも OSAKA I LOVE YOU
Yue & Kô ♥



Le scepticisme de Kô était légitime. Il faut dire que c’était bien la première fois que la mère de Yue était confronté à ce genre de situation. Jamais jusqu’à aujourd’hui, sa fille n’avait refusé de voir Kô. Le refus venait parfois du patriarche parce que c’était trop tard ou que Yue était déjà beaucoup sortie cette semaine, ou parce qu’il commençait à faire froid et que si Yue attrapait un rhume, Kô serait responsable. Mais jamais, JAMAIS, la petite fille n’avait approuvé ces interdictions. Toujours elle avait cherché à les braver, très peu souvent en réussissant. Mais Kô, son meilleur ami, son copain de jeux et de vie, celui qui avait toujours été avec elle, grandi à ses côtés… Jamais elle n’avait demandé à sa mère de mentir pour elle en la rendant absente parce que jamais elle n’aurait voulu rater une occasion de voir le garçon. Aussi, bien que ça lui fendait le coeur de devoir refuser l’accès de sa maison à leur ancien voisin, Yoko fut bien embêté en le voyant toujours sur le seuil avec ce sachet visiblement pour eux.

« Oh, c’est vraiment gentil Kô-kun, » dit-elle doucement, touchée et gênée à la fois. « Je suis sûr que ça fe-… »

Elle ne put ni terminer sa phrase, ni récupérer les cadeaux en question. Après l’intervention assourdissante de Kimi, celle de Yue eut finit de clos la conversation et la porte se referma brusquement sur Kô et ses cadeaux et ce malgré les protestations du jeune homme.
Non. Yue n’ouvrirait pas. Elle ne voulait pas ouvrir. Et elle ne voulait pas non plus de ses « quelques trucs ». C’était quoi ? Un moyen de se faire pardonner ? Il croyait qu’il pouvait acheter son pardon avec quelques bricoles et que ça suffirait ? Yue était une idiote mais quand même… Même si elle l’ignorait jusque là, il semblait que son coeur avait lui aussi ses limites. Et il y avait des mois qu’il les avait atteintes.
La voix de Kô lui transperça plus certainement la poitrine et elle ferma plus fort les yeux pour empêcher qu’ils se noient davantage. Dans sa tête cependant, c’était comme si les larmes l’avait déjà inondé. Elle n’entendit même pas les protestations de Kimi qui tirait sur son pantalon et qui réclamait qu’elle ouvre à Kô. Non. Elle ne voulait pas. Elle n’entendait rien. Qu’il s’en aille, c’était tout ce qu’elle voulait. Qu’il rende ses cadeaux ou qu’il les donne à des nécessiteux. Oui, c’était mieux, c’était la meilleure chose à faire plutôt que de les donner à elle qui ne manquait de rien.
…. Rien sauf d’un meilleur ami qui était parti. Qui l’avait laissé seule quand elle n’avait jamais eu plus besoin de lui qu’à ce moment là… C’était fini. Elle ne voulait plus avoir aussi mal. Jamais. Elle ne voulait plus ni espérer, ni croire à une promesse qu’il ne tiendrait pas. A quoi bon essayer et souffrir ? Quel était le but ? Ca ne valait pas le coup n’est-ce pas… ? Après tout, elle n’était pas si importante que ça aux yeux du mexicain. Elle s’était trompée, c’est tout.

Ravalant ses sanglots avant qu’ils ne soient trop visible, elle essuya rapidement son visage et donna un tour de clé pour s’assurer que Kimi n’ouvrirait pas. En se retournant cependant, elle constata que sa petite soeur était dans les bras de leur mère, boudeuse. Elle ne sut pas très bien pourquoi elle se sentit coupable en croisant leur regard. « Ma chérie, tu… » Yue secoua la tête. Elle ne voulait pas entendre les mots de sa mère pour l’instant. Elle voulait juste oublier. « Ca va Maman, ne t’en fais pas. C’est mieux comme ça… » Ces derniers mots sonnèrent comme étranglés dans la gorge de Yue. Il faudrait probablement qu’elle s’excuse auprès de sa soeur plus tard… Elle lui expliquerait. Ou pas. Elle ne savait pas très bien si elle en était capable, aussi bien parce que cela solliciterait trop son coeur mais aussi parce qu’elle n’était pas certaine d’arriver à mettre des mots précis sur ses sentiments. Peu importe. Le temps de faire un détour par la cuisine pour boire un verre d’eau et se forcer à se ressaisir, elle se traina vers les escaliers pour remonter dans sa chambre.

Le regard bas, elle n’avait jamais eu l’air aussi abattu et elle était bien contente que l’étage soit vide pour que personne ne la voie aussi misérable. Au détail près que lorsqu’elle poussa la porte de sa chambre, des pieds finirent par rentrer dans son champs de vision. Relevant tout juste les yeux, elle découvrit ….

« …… ! »

Qu’est-ce que… ?! Son coeur s’arrêta probablement de battre pendant quelques secondes et ses yeux ne s’étaient jamais autant écarquillés. Sa bouche s’ouvrir mais aucun son n’en sorti tandis qu’elle dévisageait l’intrus. Peut-être qu’à cet instant, elle aurait préféré qu’il s’agisse d’un cambrioleur…. quoiqu’elle réagit probablement de la même façon que s’il avait avait s’agit de ce type de d’intrus. « Qu’est-ce que tu fais là ?! » parvint-elle enfin à articuler en se ruant vers son lit pour en saisir un premier oreiller. Sans attendre de réponse, elle le balança dans la tête de Kô. « Sors d’ici !! » Et elle ne lui laissa pas le temps d’en placer une qu’un second coussin cibla le même endroit. « J’veux pas te voir ! Sors ! Laisse moi ! » Parce qu’il savait si bien le faire… la trajectoire du troisième coussin fit moins mouche parce que malgré elle et tous les efforts qu’elle mettait, sa vision s’était brouillée et sa gorge s’étaient noué au moins qu’un gout de saline envahit sa bouche. « T’es pas là de toute façon… ! T’es pas là… » Non, c’était un mirage. Une cruelle illusion. Et même si c’était vraie, combien de temps aurait-elle droit à sa présence avant qu’il n’emporte encore une fois son coeur ? Qu’il parte… parce qu’elle n’avait plus de munitions et plus rien non plus pour cacher cette eau qui mouillait vilainement ses joues…
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     Ven 29 Sep - 14:05
YUKÔ ♥️ ☽☽☽ Jamais il n’aurait imaginé se retrouvé aussi vite dehors. Son regard fixait la porte, se demandant si c’était déjà arrivé, de se retrouver bêtement comme ça. Par le passé, il aurait sûrement appelé Naoki pour savoir quoi faire, ou Mikio pour le réconforter, il ne savait pas trop. Gabriel, pour rire. Mais il ne devait plus s’en remettre aux autres, il devait agir, réagir, trouver ses propres solutions. Il devait se rattraper. S’il partait, il ne rendrait les choses que plus difficiles encore la prochaine fois. Il avait toujours un peu trop aimé fuir, c’était dans ses gênes. Sa mère avait essayé de le rassurer en lui disant cela. Son père avait fui, lui aussi le faisait plutôt bien. Un soupir quitta ses lèvres. Il l’avait complètement oublié. Kô n’y pensait même plus. Il devait oublier tout ça, ne plus chercher à le retrouver. Se remettre en chemin vers sa propre vie, arrêter de se prendre la tête sur des choses inutiles.

Kô ne pouvait pas s’en aller, retourner à l’hôtel qu’il avait pris pour la nuit. pas tout de suite. Il devait se battre, il devait parler à Yue. Autour de lui, il avait cherché la solution. Son regard se posa sur son sachet plein de cadeaux. Il allait le laisser devant la porte. Il devait entrer dans la maison et tenter de lui parler, recoller les morceaux comme il pouvait pour ne pas avoir de regrets. C’était terminé, cette vie stupide où il n’osait rien faire, où il disait oui à tout et où il avait toujours ce rôle secondaire stupide. Où il n’intéressait personne. Poussant un soupir, il fit mine de s’éloigner avant de trouver l’endroit propice pour escalader la maison et s’introduire dans la pièce. La chambre des parents Futaba. Rapidement, il quitta les lieux pour retrouver celle de sa « meilleure amie ».

Son regard balaya la pièce avant qu’il n’aille s’installer plus loin, attendant sagement Yue. Elle allait le tuer, il savait qu’elle ne voulait pas le voir, mais elle n’avait pas le choix. Il ne la laisserait plus désormais, du moins, pas avant de lui avoir tout dit. Kô avait réfléchi, il avait compris qu’il ne pourrait jamais vivre heureux, vivre pleinement, en gardant tout cela pour lui. Il s’était fait à l’idée, il risquerait de la perdre et il s’y était préparé. Il ne pouvait plus continuer ainsi. Cependant, cette conversation attendrait encore, il ne comptait pas l’évoquer aujourd’hui. Et en voyant Yue entrer, il sentit sa respiration se couper, s’assurant mentallement qu’il faisait bien de ne pas tenter de déclaration aujourd’hui. « Yue, je… » Il n’eut pas le temps d’expliquer ce qu’il faisait là qu’il se prit un coussin dans la figure. Bon. Oui, d’accord. Et un second avec en prime, une invitation à quitter les lieux. « Mais Yue, arrête ! » Par chance, le troisième coussin le manqua, et il put enfin la regarder. Le Mexiponais sentit doucement son cœur se briser, en réalisant le mal qu’il lui avait fait. Sa bouche s’ouvrit avant de se refermer aussitôt. « Yue… »

Ses bras se baissèrent, il observa le champ de bataille, fermant les yeux un moment. « Je suis désolé, je ne pensais pas… » Que ça l’affecterait ? Que ça pouvait réellement la toucher ? Oui, clairement. Il ne s’imaginait pas pouvoir la toucher à ce point. En général, on ne remarquait pas vraiment sa disparition. Il avait fait de son mieux pour garder contact avec ses proches ici au Japon. Maiko, Mikio, Naoki, même si parfois c’était compliqué. Haruto aussi. De plus en plus difficilement pour tous. « Je suis de retour, pour de vrai. Pour de bon, je te le promets. » Avec précaution, il se rapprocha d’elle. De quoi avait-il peur ? C’était Yue, elle n’allait pas lui casser le bras ! Enfin, en réalité, il avait surtout peur du rejet. Qu’elle ne veuille vraiment plus jamais le revoir. « J’ai compris que ma vie était ici. A Tokyo. La musique, c’est toute notre vie. » Notre, pour qu’elle comprenne qu’elle ne devait pas abandonner non plus. Qu’elle devait se reprendre. « Yue, je suis venu pour ça… Pour que tu viennes avec moi. »

Ils avaient tant de rêves, tant de choses à faire. Avec difficulté, il afficha un petit sourire, baissant sa main pour attraper la sienne. « J’ai mal agi, mais je regrette. Je ne voulais pas te faire de mal. » Son regard ne lâchait pas les siens, il sourit encore un peu plus, sa main se leva pour essuyer ses vilaines larmes. Même comme ça, elle restait la plus belle personne qui existe dans l’univers. La situation n’était pas propice, mais il était si heureux de la revoir, de la toucher, d’être là face à elle. Il s’en voulait d’être aussi heureux, pourtant, il ne pouvait rien y faire, rien contrôler. Avec précaution, il osa glisser ses bras autour d’elle pour l’attirer contre lui. « S’il te plait, pardonne-moi ? » Qu’ils puissent reprendre à 0, repartir sur de meilleures bases. Que tout commence réellement.


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     Sam 30 Sep - 10:45
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Yue & Kô ♥️



Yue ne l’écouta pas. Elle ne voulait pas l’écouter. Elle voulait qu’il parte. Qu’il parte maintenant avant de le faire plus tard, avant de le faire quand elle aurait cru qu’il resterait encore avec elle. Avant qu’il ne lui brise définitivement le coeur. Est-ce qu’elle espérait le chasser de cette façon ridicule ? Avec des coussins ? Coussin qu’elle n’avait plus sous la main à présent… Tout ce qu’il lui restait c’était des mains vides et impuissantes face à une voix qui lui serrait bien trop le coeur. Réalisant que ses yeux s’étaient noyées de larmes, elle chercha vainement à se cacher la figure. Elle se sentait honteuse et surtout fâchée contre elle-même de ne savoir contenir ces stupides pleures.. Elle ne voulait pas pleurer. Pas comme ça, pas devant lui… Qu’il parte, qu’il s’en aille… Elle était ridicule. Elle s’en voulait tellement de ne pas être capable de garder un minimum de sang-froid devant lui…
Mais il y avait tous ces sentiments qui se mélangeaient et se déchainaient en elle. La peine et la douleur, l’espoir et la colère… Comment ça il ne pensait pas ? Est-ce qu’il était idiot ? Comment pouvait-il croire une seconde que Yue vivrait très bien ce nouveau départ ? A un moment où elle n’avait pourtant jamais eut plus besoin de lui dans sa vie… Tout s’était émietté autour d’elle… effrité, évaporé… et Kô avec.

Alors, elle secoua vivement la tête à ses mots qu’elle avait désespéré d’entendre trop de fois ces derniers mois. Des mots qu’elle désespérait de croire et auxquels elle avait cru l’année dernière… « N-non.. ! Ne dis pas ça… » gémit-elle derrière ses paumes mouillées. Elle renifla et tenta de ravaler le sanglot qui obstruait sa gorge et menacer d’éclater. Tout comme ce qui lui restait de coeur… « Tais-toi… tu as déjà dis ça la dernière fois… tu avais promis… » Et il était parti quand même. Il l’avait laissé là, toute seule. Et elle lui en voulait pour ça… pour lui avoir fait croire qu’elle l’avait retrouvé. Qu’elle n’aurait plus à l’attendre comme ces six années de silence qu’elle lui avait pardonné… Mais c’était terminé. Un sanglot s’échappa piteusement de sa gorge malgré ses efforts. Elle ne voulait plus revivre ça. Elle ne voulait plus le revoir partir et emporter une partie d’elle avec lui. « Ne promets plus Kô… je sais que c’est faux.. je sais que tu vas repartir encore pour sauver je ne sais quels pays… ! » Sa voix était brisée, étouffée par ses mains qui se plaquaient avec plus de force contre son visage parce qu’elle ne voulait pas qu’il la voit mais surtout… elle ne voulait pas le voir non plus. Elle ne voulait pas risquer de s’habituer à cette douce et cruelle illusion… Il n’était pas là… Il n’était pas ici… avec elle.

Mais en faisait cela, l’ex-idole commit une erreur. Elle ne vit pas se rapprocher Kô et nota tout juste que sa voix s’était rapprochée, quoiqu’elle ne fut sûre de rien tant elle sembla tenter de se fermer de toute ses forces. Ces mots qu’il prononçait… est-ce qu’il se rendait compte ? Qu’elle les avait tant rêvé. Qu’elle les avait espéré tellement fort… Mais il était tard aujourd’hui. Tard pour comprendre quelque chose que Yue avait cru compris déjà à son premier retour au Japon. Et à vrai dire, si elle ne sentait pas si misérable, elle aurait rit. « Notre » ? Est-ce qu’il plaisantait ? « Je ne suis plus idole, Kô… » articula-t-elle amèrement. Il s’en souvenait quand même ? Il était encore là quand elle avait dû quitter l’agence. « Qu’est-ce que tu… » raconte ? Venir avec lui ? Ou ça ? Au Mexique ? Elle voulut relever un regard confus vers lui mais la manœuvre lui laissa découvrir que les distances entre elle et lui s’étaient drastiquement réduites. Elle eut un hoquet de surprise ainsi qu’un mouvement de recul mais se retrouva coincée tandis que son mollet percuta l’encadrement de son lit. Elle était piégée, ses yeux remplis de larmes écarquillés fixant avec fatalité ce mirage qui essayait de la perdre…

Elle était sûrement trop stupéfaite pour parvenir à réagir tandis que Kô vint trouver sa main. Son coeur se serra en même temps que les doigts du garçon pressèrent sa peau. Son regard dériva sur le manège et elle sembla un instant uniquement préoccupée par cette main, au point de ne presque pas entendre les excuses de son « meilleur ami ». Mal agi oui…. lui faire du mal… oui, terriblement… elle lui en voulait… Tellement qu’elle voulait lui hurler de ne pas s’approcher, de la lâcher et de quitter cette pièce pour de bon… Mais aucun son ne franchit ses lèvres closes. Seuls ses yeux bougèrent encore pour se détacher de cette main troublante et qui semblait entraver stupidement tout son corps. Mais en se relevant, ils eurent tout juste le temps de voir la seconde s’approcher de son visage… avant de faire totalement dérailler son coeur. «  » Peut-être bien qu’elle avait sursauté. Pourquoi est-ce qu’il agissait comme ça avec elle ? Pourquoi il essayait d’effacer des larmes qu’il faisait lui-même couler … ? Et surtout…. pourquoi est-ce qu’il lui souriait de cette façon ? Il avait pas droit. Elle voulut fermer les yeux et nier encore, mais elle se retrouva alors attirer contre celui qu’elle voulait fuir. Enfin… c’était ce dont elle voulait se convaincre sûrement.

Est-ce que c’était vraiment les bras de Kô qui l’entouraient maintenant ? Son coeur sembla s’arrêter quelques secondes. Avant de repartir dans un rythme qui n’avait aucun sens. Tout se mélangea un peu plus dans sa tête, plus rien n’était clair et tout le fut encore moins quand l’odeur de Kô agressa subitement sa résistance. Le nez contre lui, elle fut impuissante contre ce parfum familier qu’elle avait cru oublier… C’était bête.. juste une odeur… et une chaleur…. D’autres bras l’avaient pourtant bien serré durant ces derniers mois… mais aucun ne l’avait réconforté comme ceux-là, aucun n’avait apaisé cette souffrance et comblé ce trou dans sa poitrine. C’était peut-être bien une illusion finalement… Il ne devait pas être vraiment là… Comment était-il rentré après tout ? C’était sûrement faux…. Et ce rêve, elle l’avait déjà tellement fait…
Cependant, c’était justement parce qu’elle l’avait trop vécu que son coeur douta. Cette fois, ça semblait plus réel que jamais. Et cette douceur, cette paix que son organe semblait rechercher… elle ne la trouva pas entièrement. Il y avait cette douleur encore… Un mal ravivé par des mots qu’elle avait presque failli ne pas entendre. Aussitôt, son corps sembla se crisper et ses mains se plaquèrent contre le torse de son geôlier pour tenter de s’extirper de cette trop douce prison… Lui pardonner ? « Non, c’est trop facile…! » souffla-t-elle plaintivement. « Je t’ai déjà pardonné Kô… je l’ai déjà fait… » et elle voulait tant le refaire encore… mais pour aller où ? Elle ne supporterait pas un nouveau départ. Elle avait trop mal… Elle avait besoin de lui… tellement… mais son absence la tuait… « Lâche moi… » supplia-t-elle en poussant un peu plus contre son torse. Il ne pouvait pas avoir raison d’elle comme ça… il n’avait pas le droit…
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     Dim 15 Oct - 23:18
YUKÔ ♥️ ☽☽☽ Kô ne voulait pas devenir comme son père. Un homme qui fuyait, un homme qui quittait sa famille, qui quittait ceux qu’il aimait, ce qu’il était pour aller il ne savait trop où, engrosser une femme, peut-être d’autres en chemin, et les abandonner tout aussi facilement. Son cœur se brisait en réalisant le mal qu’il avait fait à celle qu’il clamait au monde entier (sauf elle) aimer plus que sa propre existence. Il était honteux, pathétique, nul. Et encore, tout ça était bien doux. Il s’en voulait de l’avoir blessé, de lui avoir fait du mal, d’avoir été mauvais avec elle. Il s’en voulait de s’être montré aussi égoïste en partant il ne savait trop où. Il fallait qu’il s’explique. Le jeune Mexiponais sentait la panique l’envahir. Et s’il était trop tard ? Et si plus jamais elle ne pourrait lui pardonner, encore moins lui faire confiance ?

Ces pensées lui donnaient mal à la tête, mais il devait se battre. Il se l’était promis, juré, il y arriverait. Il allait tout assumer, il devait faire de son mieux pour elle. Pour eux, pour tous ceux autour d’eux. C’était vital, réaliser leurs rêves, être enfin honnête. Ne plus avoir peur. Kô avait pris toutes ces résolutions et comptaient s’y tenir. Hors de question de se montrer stupide à nouveau. Il voulait se reprendre, il voulait retrouver ceux qu’ils aimaient. Arrêter de se mentir, de s’inventer un univers, de s’improviser Robin des bois du monde moderne. C’était stupide, il le réalisait. Il voulait reste au Japon, et si possible, il voulait rester auprès de Yue. Parce qu’il l’aimait, et qu’il devait lui faire savoir. Mais elle ne le croirait pas, elle ne le croyait plus.

« Je suis désolé, je sais ce que j’avais promis mais… » Ils avaient besoin de lui. Vraiment ? Quel idiot, bien sûr que non, ils n’avaient pas besoin de lui. Il secoua la tête, ne sachant même plus quoi dire pour qu’elle le croit. Elle devait le croire. Elle devait lui faire confiance. « Non, c’est promis… Je ne partirai plus jamais, je te le jure… » Et il le pensait, c’était réel. Elle devait lui faire confiance, elle devait repartir avec lui. Parce qu’ensemble, ils pouvaient tout faire. C’était comme ça que les choses devaient être. Il y croyait. Il y croirait toujours. Il Fallait qu’elle le comprenne, il fallait qu’elle lui fasse confiance. Qu’elle croit en ce qu’il disait. Il voulait retourner à Tokyo, il voulait lui montrer que tout irait bien pour eux. Plus que jamais, elle devait lui faire confiance.

Elle devait venir avec lui à Tokyo ! C’était vital, il en perdait son souffle en le lui demandant. Elle n’était plus idole, elle allait le redevenir ! Eita, ou peu importe, n’importe quelle agence rêverait de l’avoir. Elle était la meilleure, la plus attachante, la plus talentueuse de toutes les filles du monde entier. Son avis était biasé, mais et alors ? « Oui, je suis sérieux Yue. Viens avec moi à Tokyo, on arrivera à rien ici. » Sauf s’ils voulaient rejoindre la prochaine unité de la Johnny’s du Kansai mais PERSONNE ne voulait ça. « Tu peux pas tout laisser tomber, tu peux pas rester chez tes parents toute ta vie à attendre que ta vie passe. Ta vie est à Tokyo, sur scène. » Il s’arrêta un instant. « Notre vie est là-bas. » Sa vie, c’était avec lui. Mais il n’osait toujours pas le formuler.

Hésitant, il s’était approché, pour la serrer contre lui. Elle ne devait plus pleurer, elle ne devait plus être en colère. Ensemble, ils feront de grandes choses. Ensemble, ils seront heureux. mais ce n’était pas si simple, comme le lui prouvèrent ces mains contre son torse. Ses yeux se fermèrent, et il accepta difficilement son sort en s’écartant d’elle. C’était trop facile, elle lui avait déjà pardonné. Il accepta de la relâché finalement, s’éloignant un peu. Il n’abandonnerait pas. Il ne voulait plus abandonner. « Fais-moi confiance, cette fois-ci. Je te demande pas de me pardonner Yue, t’as le droit de m’en vouloir… » Même si c’était bizarre pour deux simples « amis ». Secouant doucement la tête, il poussa un soupir. « J’ai été lâche avec toi, depuis toutes ces années… Je le sais, je le réalise. Et je vais tout faire pour changer ça. » Il allait changer, il le promettait. Pour le bien de tous, surtout le leur. Sa mère lui avait redonné un peu trop confiance, mais il voulait y croire. « S’il te plaît, dis oui. » Son regard resta encré dans le sien, suppliant. « Ensemble, on y arrivera. » Ensemble, ils étaient plus fort que tout.



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     Lun 23 Oct - 13:56
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Yue entendit une nouvelle fois des excuses qui lui serrèrent le coeur. Ses mains se pressèrent un peu plus contre son visage et elle se fit violence pour ne pas venir se boucher les oreilles comme une enfant à cette seconde promesse. Non, elle ne voulait plus en entendre. Elle ne voulait plus y croire parce que ça faisait trop mal et elle ne supporterait pas de se retrouver seule une nouvelle fois. C’est vrai qu’il y avait Maiko, mais elle était toujours à Tokyo avec une carrière brillante. Et si Hideki s’était imposé pour étouffer un peu la solitude de l’ex-idole, il n’avait en dépit de tous ses efforts, jamais réussi à combler le vide dans sa poitrine. Le seul qui le pouvait se tenait pourtant à présent devant elle… Mais parce qu’elle ignorait pour combien de temps, parce qu’elle redoutait autant qu’elle en était persuadé que ça ne serait qu’éphémère, elle était incapable de s’en réjouir. Elle préférait le voir comme un mirage, une chimère… une douleur réelle mais moins cruelle… Alors… pourquoi ? Pourquoi il était encore là, Kô ? Pourquoi il lui disait ce genre de choses … ? « Arrête…. » gémit-elle d’une voix misérablement faible et engorgée par la tristesse. Tu mens… Tu vas me quitter… Tu vas partir… Et tous ces cris dans sa tête transpercèrent un peu plus son coeur meurtris, la rendant incapable d’étouffer un sanglot qu’elle détesta aussitôt.

Et maintenant, le faux Mexicain lui demandait des choses insensées. Derrière ses mains, Yue fronça les sourcils. Est-ce que Kô avait perdu la raison dans son long périple ? Comment pouvait-il lui demander de repartir à Tokyo ? Pourquoi faire ?? Qu’est-ce qu’il racontait ?? Entre ses doigts et à travers les larmes qui lui brouillaient la vue, le jeune fille lui lança un regard plein d’incompréhension douloureuse. Il parlait comme si elle avait tout arrêté de son plein gré. Elle entendait des reproches qu’elle ne méritait pas. Est-ce qu’il était fou ? Au moins injuste. « Mais Kô, je… » Elle n’avait pas laissé tomber, elle avait échoué. C’était différent. C’était ainsi. Sa chance était passée… Il ne le comprenait pas ?

Mais voilà, le fourbe fit sauter son coeur. C’était un bond furtif, inattendu, un peu douloureux mais … surtout troublant. « Notre » vie ? « Nous » … ? Non. En fait, ça aussi, c’était cruel : Kô était parti. De quel « nous » parlait-il ?
Pourtant, elle y avait cru. Fort. Elle l’avait toujours souhaité cette vie, leur vie à eux, leur vie d’artiste… Elle avait même bien voulu y croire encore après cette absence de six années. Mais maintenant… Maintenant c’était un doux rêve qui s’était assombrie en une douloureuse illusion.
Croire, Yue avait toujours été doué pour ça, c’en était même parfois affligeant. Yue était naïve, gentille, plein de bonne volonté et d’espoir… mais depuis quelques mois, elle avait découvert que « croire » était un verbe qui pouvait faire très mal. Trop mal.

Mais elle n’eut pas vraiment le temps de réagir. Prise de court, elle se retrouvait déjà dans les bras du garçon. Son coeur s’emballa davantage et elle s’était vu un instant céder à une chaleur qu’elle avait tant appelé… Se laisser aller contre lui, pleurer et le serrer en retour, lui dire qu’il lui avait manqué et lui faire jurer encore de plus l’abandonner… Oui, c’était tentant. Oui, l’idée était séduisante… et une part de son coeur le voulait bien sûr…
Mais une autre part, plus abîmé, plus craintif, la poussa à rejeter son meilleur ami et ses promesses.

Elle sentit néanmoins comme un pincement dans sa cage thoracique tandis que l’étreinte, comme elle venait de l’en supplier, se relâchait. C’était l’autre partie de son coeur qui regrettait… celle qui demandait à rester dans ces bras…
Il eut une seconde de pause, comme une hésitation tandis que Kô reculait. Ses jambes décidèrent à sa place : puisque plus rien ne la retenait ni la soutenait, elles cédèrent et Yue se laissa tomber sur lit. Elle refusa de relever les yeux vers Kô, comme si elle songeait encore que ce n’était qu’un mirage auquel elle ne devait pas croire… Pourtant, en dépit de ce visage bas et sombre, elle laissa Kô reprendre la parole et l’écouta. Oui, même si ça faisait mal… Elle n’avait peut-être plus la force de lui demander de se taire ou de quitter la pièce. Ou peut-être que c’était déjà trop tard pour elle.

D’abord ses sourcils se froncèrent légèrement et puis, elle sembla vaguement hocher la tête sans trop s’en rendre compte. Lui en vouloir, ça, oui… Elle lui en voulait terriblement… comme elle n’en avait jamais voulu à personne. C’était presque aberrant de sa part et absurde qu’il s’agisse de Kô, son meilleur ami, sa moitié… C’est vrai, même elle eut du mal à y croire et s’en senti confuse. A la suite, elle ne répondit pas tout de suite et resta prostrée quelques longues secondes avant d’enfin relever le regard vers lui. Ses yeux étaient toujours mouillés et si quelques larmes achevaient leur course sur sa joue, les sanglots s’étaient arrêtés.

« Dire oui à quoi ? » Sa voix sembla sortir d’outre-tombe. « C’est fini, c’est tout… » C’était même plus probable qu’il s’agisse d’une autre personne qu’elle à cet instant. Yue… résignée ? On n’avait jamais vu ça. Et pourtant… Elle rabaissa les yeux et ramena ses mains contre son ventre pour les triturer nerveusement. Même elle, elle trouvait Kô incroyablement naïf… Comment pouvait-il croire qu’il suffisait de revenir comme ça pour obtenir ce qu’il voulait ? Le pardon de Yue, c’était une chose…. sa carrière, c’était une autre. « Ma vie c’est ici… » Et cette phrase lui arracha le coeur. Non, bien sûr qu’elle ne le voulait pas… mais qu’y pouvait-elle ? Ses parents seraient ravis de l’expliquer à Kô.

« T’es vraiment trop bête… » Cette fois-ci, sa voix n’était plus qu’un murmure mais l’émotion avait repris le dessus bien qu’elle fit de son mieux pour la contenir. Elle pinça les lèvres et rentra légèrement la tête dans les épaule comme une enfant effrayée. Kô disait toutes ses choses et tout paraissait si simple… Comme si quelques mots pouvait tout effacer… Elle avait attendu 6 ans. Et puis 8 mois. Ensemble ? Mais jusqu’à quand… ? Combien de temps attendrait-elle cette fois ? 2 mois ? Trois ans ?
Ensemble, on y arrivera.
Une nouvelle larme roula sur sa joue. C’était avant qu’il fallait lui dire ça. Avant de partir… avant de la laisser… « J’avais besoin de toi… » Retenant un nouveau sanglot, elle renifla et chercha retrouver un peu de contenance quand pourtant elle se sentait perdre pied… « C’était tout ce que je voulais… tu me manquais terriblement… Quand je faisais encore partie de Hanabi… tu me manquais vraiment… » Ne pas le voir autant qu’elle le voulait, ne pas pouvoir être avec lui autant qu’elle le souhaitait, faire attention aux rumeurs et tout le reste… C’était une chose qu’elle avait eut du mal à gérer au retour de Kô quand ça ne l’aurait sûrement jamais troublé avant. « Quand j’ai dû arrêter… j’ai cru… j’ai cru au moins qu’on pourrait être ensemble…. j’ai… je me suis dit que… ça irait… » Elle ravala ses larmes bien que sa voix tremblait indéniablement. D’un revers de la paume, elle balaya ses joues, en vain. « … j’ai tenu en me disant que… au moins… je t’avais toi… » Mais il était parti et alors, elle n’avait plus rien eu. Et ça, elle avait bien cru ne pas s’en relever… Aujourd’hui, elle se traînait péniblement au sol avec un sourire pour ne pas trop inquiéter son entourage. Mais elle avait toujours si mal… « …. Comment je vais faire moi… si tu m’abandonnes encore… ? » Et elle sentit cette fois qu’elle ne pourrait plus retenir ses larmes qui coulèrent plus abondamment sur son visage… mais au lieu de se cacher une nouvelle, sa main eut un étrange réflexe en se tendant piteusement vers celui dont elle avait terriblement besoin depuis toujours… « Kô… »
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     Dim 5 Nov - 19:18
YUKÔ ♥️ ☽☽☽ Bien sûr qu'elle avait le droit de lui en vouloir. Elle devait, même. Il l'avait abandonné deux fois. Pour la seconde, pourrait-il vraiment lui expliquer la vérité ? Ce qu'il ressentait, ce qu'il avait ressenti à l'époque ? Son impuissance face à elle. Elle réussissait, elle devenait meilleure. BAG, puis Hanabi, il avait l'impression de la perdre définitivement. Lui ne bougeait pas, il ne savait pas où il allait, ni ce qu'il faisait, avec ses centaines de chansons qu'il avait composées et écrite, avec tout ce qu'il avait qui ne lui servait un rien. Tout d'un artiste raté qui gardait son art pour lui sans trouver comment la partager. Kô se savait stupide. Il l'était ! Définitivement. Pourtant, il voulait réussir, pourtant, il voulait impressionner Yue. Il voulait qu'elle sache qu'il avait toujours fait de son mieux, ou du moins, qu'il n'avait jamais voulu l'abandonner. C'était fou, de pouvoir enfouir se sentiments depuis si longtemps. Elle était si belle, parfaite. Il pourrait se damner pour son sourire.

Quelque part, il voulait croire que leur histoire était écrite, que si tout ce temps passait sans qu'ils ne soient ensemble, c'était parce que ça devait se passer ainsi. Romantique, il l'était depuis toujours quand il pensait à elle. On disait que l'amour ne durait pas, que ce sentiment passait. Pourtant, ça ne s'était jamais estompé. Kô avait fait le tour du monde, avait rencontré des gens dans tant de pays différents, et aucun d'eux n'avait attiré son attention autant que Futaba Yue, fille qu'on pourrait qualifier d'ordinaire si on ne prenait pas le temps de la connaître. Oui, il avait littéralement traversé des océans, volé de pays en pays, mais non, il n'y avait qu'elle, depuis toutes ces années. Et désormais, il refusait de croire que ce n'était qu'un hasard, que ça n'avait pas de sens. Au fond, Yue ne réalisait peut-être pas. L'état dans lequel elle se mettait, ce n'était pas amical... N'est-ce pas ? Son doute persistait mais il lutterait pour s'en défaire. Il lutterait pour pouvoir enfin s'ouvrir à elle.

Kô la regarda s'asseoir sur le lit, restant calme alors qu'il parlait. Il devait la convaincre, elle devait le suivre à Tokyo. Elle devait dire oui à ça. Sévèrement, il secoua la tête. « Non, rien n'est fini Yue. » Tout ne faisait que de commencer et il voulait le lui montrer. Il voulait qu'elle puisse le voir, que le monde s'ouvrait à eux. Ils étaient jeunes ! Il voyait combien elle était mal, combien elle était nerveuse, et il ne pouvait pas la laisser comme ça. « Ta vie n'est pas ici. Tu ne peux pas rester chez tes parents éternellement. » Même s'ils adoreraient ça, ce n'était pas sain, c'était mauvais.

Il était vraiment trop bête. « Oui... Je sais. » Le plus important, c'étai d'en avoir conscience, non ? Hésitant, il finit par aller s'installer sur son lit, à côté d'elle. Kô s'en voulait terriblement de lui avoir infligé tout ça. Il l'écoutait parler en sentant son propre coeur se serrer, au point de devenir douloureux. Doucement, sa main attrapa la sienne, attirant en même temps Yue contre lui, ses doigts se glissèrent dans ses cheveux. « Je suis vraiment désolé. » Et c'était peu dire. Il aurait dû être là. Ses yeux se fermèrent, tentant de se calmer. Il détestait l'idée de la faire pleurer. "C'était difficile pour moi de rester... J'étais lâche, malhonnête avec moi-même..." Il se faisait du mal tout seul, comme un idiot. « J'avais peur de te perdre, de... De faire n'importe quoi... » Un rire dénué de joie quitta ses lèvres. « C'est ce que j'ai fait finalement, hein ? Je suis désolé Yue. » Un idiot, voilà ce qu'il était. « Je garde quelque chose pour moi depuis longtemps... Et je crois que ça faisait que de me détruire... ça m'a rendu fou, poussé à partir. » Son bras la serra plus fort avant de doucement la relâcher. « Je veux être honnête avec moi-même... Et avec toi. C'est pour ça que je suis revenu. Je ne veux plus partir. » Ses doigts saisir son menton pour la forcer à le regarder. « Mais je ne veux pas en parler ici. A Tokyo, quand on sera installés, d'accord ? » Quand il aura enfin trouvé les bons mots, la bonne attitude. Quand ils seront prêts tous les deux.



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     Ven 10 Nov - 23:52
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Les sourcils de l’ex-idole se froncèrent légèrement une seconde fois et le manège de ses doigts s’arrêta momentanément. Elle ne comprenait pas. Pourquoi Kô était si convaincu ? D’où lui venait cette confiance sur un avenir qui ne lui appartenait pas ? Moins d’un an plus tôt, Yue aurait probablement tenu le même discours, au fond, elle le savait. Mais c’était avant tous ces mois où tout s’était effondré, où elle s’était retrouvé littéralement éjecter loin de son rêve et tout ce à quoi elle aspirait. Evidemment que sa vie n’était pas ici ! Evidemment qu’il était sur la scène, à chanter, à donner du bonheur aux fans… bien sûr ! … bien sûr…. alors qu’est-ce qu’elle faisait là, sur son lit, prostrée et misérable ? Pourquoi n’y était-elle pas sous le feu des projecteurs maintenant ? « C’est comme ça, Kô… » répondit-elle faiblement comme si devoir soutenir ce fait lui faisait du mal. « Je… n’y peux rien… » Rêvé ne lui était plus permis. Elle devait se contenter de ce qu’elle avait ici… Ce n’était pas si mal ici… Elle avait ses parents, Kimi… et un micro pour chanter devant son ordinateur… C’était mieux que rien. Elle ne devait pas se plaindre. Ses parents étaient là pour elle, ils ne laisseraient plus leur fille chérie s’abîmer. Ici, elle était bien. Ici, elle était à l’abris… c’est ce qu’ils disaient.

Mais Kô était là et voulait la convaincre du contraire. Après l’avoir abandonné pour la seconde fois. Submergée par une émotion qu’elle peinait de plus en plus à contenir, la jeune fille avait fini par vider son sac. Kô lui manquait terriblement, c’était indéniable… mais il lui manquait déjà avant et ça, elle ne l’avait encore jamais dit à personne. Elle avait besoin de lui. Elle n’aurait su expliquer et si elle avait dû le faire, elle aurait sûrement dit que Kô était son meilleur ami d’enfance, qu’ils avaient toujours été ensemble et qu’elle avait toujours cru que ce fait serait éternel. Mais elle était bien naïve. Quand Kô était parti la première fois, elle n’avait que 14 ans… Pouvait-elle vraiment tout justifier par leur passé commun ? Kô était son meilleur ami et au fil des ans, absence ou non, cette relation avait évolué. A son retour, en tout cas, Kô était devenu définitivement bien plus… Comme une évidence qu’elle n’aurait pourtant su vraiment définir. C’était juste… ainsi. Et à vrai dire, personne ne semblait en douter. Tous savait que Kô était si important pour elle…. Yue était juste trop bête, trop naïve pour ignorer ce que tout le monde savait sauf elle.

Elle sentit son coeur s’emballer tandis que Kô s’asseyait prés d’elle, puis sursauter quand il attrapa la main qu’elle lui avait pourtant tendu, comme si elle ne s’était même pas rendu compte de son geste. Mais elle ne la lui retira pas. Pas plus qu’elle n’émit de résistance en sentant Kô l’attirer de nouveau contre elle. Si sa pompe à sang pulsait furieusement dans sa poitrine et sa tempe, tandis que ses larmes continuaient d’abonder sur ses joues, elle se laissa tout simplement faire.
Ca fait du bien… Ca fait tellement de bien… criait son coeur meurtris alors que les doigts du garçon glissèrent dans ses cheveux. Il avait tellement réclamer Kô… ces tendresses, Yue était incapable de les rejeter ni de nier à quel point elle les voulait… Elle n’en avait plus la force. Pour la seconde fois de sa vie, Yue baissait les bras.

Si ses paupières s’étaient closes, elle entendit bien les nouvelles excuses de Kô. Puis ses justifications qu’elle ne comprit pas. Elle réprima un soupire en sentant ses bras se resserre plus fort et une plainte quand il la relâchèrent. Forcée de le regarder en dépit de ses yeux noyées de larmes, elle sentit ses joues rougirent de honte pour compléter ce tableau catastrophique. Elle déglutit et passa maldoirtement une main sur sa figure avant de lui lancer un regard confus.
« Je… Je ne savais pas… que tu souffrais… » Son coeur se comprima. Ce mal être dont parlait Kô, Yue n’en avait eu aucune idée et elle s’en sentit soudain coupable. Qu’est-ce qui rongeait Kô à ce point ? Est-ce que c’était grave ? « Pourquoi tu ne m’as rien dit… ? » Au lieu de partir de nouveau… pourquoi ne pas lui avoir parlé… ? Elle n’aurait peut-être pas pu y faire grand chose mais au moins, elle aurait essayé. Tous les deux, ils y seraient arrivés à se soutenir au lieu de souffrir dans leur coin… non ? Ensemble… Tout était mieux ensemble…

Mais son ami était clair : il ne voulait pas en parler ici. Cela impliquait peut-être une discussion sérieuse qu’il avait mûrement réfléchis. A Tokyo, elle saurait… Elle baissa la tête. Kô avait l’air de vraiment croire que Yue le suivrait. « quand on sera installés » … « on » … Yue pinça les lèvres et ses yeux roulèrent vers le coin de sa chambre, hésitante.
Pouvait-elle vraiment lui faire confiance ? Elle avait compris que les promesses étaient loin d’être une garantie et de toute façon, elle ne voulait plus croire si fort à quelque chose. Nerveusement, elle mâchouilla sa lèvre inferieur toujours sans oser lever le regard vers Kô. La sensation de ses bras autour d’elle se rappela à elle. À l’instar de cette étreinte, une partie d’elle avait envie de lui céder, lui pardonner, tout accepter jusqu’à le suivre à la capitale. Mais une autre avait trop mal, trop peur… Du temps, c’est ce qu’il lui fallait. Pourtant, Yue n’était ni méfiante, ni rancunière - si tant est qu’elle en ait déjà voulu à quelqu’un… Mais Kô était déjà parti deux fois et à chaque fois, il lui avait arraché une partie de son coeur pour l’emporter loin d’elle. Elle ne voulait pas croire au dicton car une troisième fois l’achèverait à coup sûr…

« Kô, je …. Je peux pas partir comme ça… » Ses iris sombres noyées par le chagrin et la confusion retrouvèrent le visage qui lui avait tant manqué. « Qu’est-ce que je ferais à Tokyo…? Je ne fais plus partie de l’agence et… enfin… Je n’ai pas tenu la route… » Elle avait échoué. Qu’est-ce qui faisait dire à Kô que cette fois, en admettant que c’était possible, elle arriverait à faire mieux ? Au final, Yue n’avait pas seulement besoin de retrouver cofinancer en Kô… elle devait aussi reprendre confiance en elle.
 
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