Got your poison running through my veins ft. Naoto

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     Sam 16 Sep - 3:58
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il avait ce don de s’immiscera sous sa peau, de raviver toutes ses angoisse, ses craintes, et ça la rendait absolument folle. Ses maudites réparties, ses moqueries, ça lui donnait l’envie paradoxale de l’étrangler et de lui sauter dessus. Elle ne savait dire si son cœur battait si rapidement à cause de sa hargne… ou de l’incendie de désir qu’il faisait grimper en elle. Elle avait opté pour le côté sécuritaire de la colère. D’un air glacial, méprisant, elle avait chassé son bras, comme si le moindre contact la rebutait et avait rétorqué, d’un sourire arrogant, chieur. « Continue à me chercher et c’est le sentiment que tu ressentiras à chaque fois que tu tenteras de t’auto-satisfaire. Ou quand je te demanderai … attend comment elles disent ça les autres filles … ‘’de me faire l’amour tendrement’’   » elle avait pouffé de rire, c’était d’un ridicule. Elle préférait encore quand il lui tirait les cheveux et qu’il l’insultait, et elle n’était pas dupe au point de penser qu’il était le genre à faire quoi que ce soit en douceur. Elle appréciait qu’il la maltraite un peu, c’était mieux que la pitié qu’elle générait généralement, en sa présence, elle se sentait forte, valable, il était un comparatif tellement pathétique. Le maltraiter était une drogue dont elle ne pouvait plus se passer, elle aimait le blesser, voir ses piques trouver preneur, mais elle devait en être la source, l’origine, il était hors de question que quiconque se lance dans cette danse malsaine de séduction… le torturer avait quelque chose d’érotique à ses yeux, allez savoir pourquoi. Il était minable.

… Mais apparemment pas assez horrible pour qu’elle refuse de l’accompagner, pire encore, de lui prendre la main! Elle avait bien enfoncé ses ongles dans sa paume mais, qui bernait-elle, à peine leur petit jeu de contrôle passé, leur attaque, ses phalanges s’était agrippées aux siennes et, sans vraiment le réaliser, elle avait marché main dans la main avec son chien – horreur! – tout en lui crachant son venin. Évidement qu’il ne l’abandonnerait pas, qu’il ne se laisserait pas! Les autres avant était trop douces, les autres ne voyaient pas en lui la créature dégoutante et satanique qu’il était, pas comme elle. Non. Yurina savait très bien qu’il était brisé, tordu, inaccessible, elle le voyait pour le démon qu’il était… et ça plus que tout le reste, ça l’obsédait. Il ne pourrait se passer de ça. La simple idée qu’il en soit capable lui donnait des envies dangereuses de lui faire du mal… Elle eut une pensée pour Jie, brisé, incapable de danser… et si c’était ces pulsions possessives chez Erena qui l’avaient menée là? Elle avait préféré chasser cette panique de sa tête et lui sourire d’un air narquois, alors qu’il perçait à jour l’effet que ses expressions de rustre avaient sur elle. « T’as raison, ça m’excite, je suis tellement chaude... » sa voix s’était fait un instant scandaleusement suave, avant qu’elle ne pouffe, en ajoutant : « Et ça me donne envie de sauter mon fiancé qui lui au moins, sait parler avec un minimum de civisme! » tellement délicate. Une vraie douceur!

Si elle avait su qu’il punirait ses affronts en l’amenant dans une décharge publique, elle se serait peut-être retenue. Ce bar était minable, dégoutant, elle retenait l’envie de désinfecter la table ou il l’avait amené. L’odeur était horrible, et elle avait pincé les lèvres en analysant l’endroit. Elle aurait besoin de beaucoup d’alcool pour chasser l’horreur de son regard. Mais pour l’heure, elle se contentait d’avoir cet air princier, dégouté, elle n’avait jamais mis les pieds dans un endroit aussi répugnant… Mais c’était une première. Son regard s’était rivé sur celui de son accompagnateur, un sourire amusé sur ses traits. Mordant sa lèvre inférieure, elle avait tenté de l’amadouer dans un : « Fais pas cette tête, je suis une bonne élève, et je dois avoir mon vieil uniforme du lycée qui traine. Alors sois un bon sempai. » elle avait ensuite daigner goûter à cet infâme liquide de houblon, grimaçant non seulement au goût, mais à la remarque du jeune homme. Arrogante, elle avait osé lui répondre en prenant le même ton que lui plus tôt. « Facile à dire quand … comment tu disais… ‘’tu ne sais pas ce que ça fait d’être déçu et d’avoir connu mieux avant’’ ? » … Ils auraient pu en rester à des discussions aussi anodines, si deux horribles poules gloussantes et dépacées n’avaient pas eu l’audace de regarder un instant de trop SON animal. Sans vraiment réfléchir, elle était grimpée sur lui, y prenant place comme si c’était totalement naturel.

« Non. » Sa voix était sans équivoque, catégorique, elle n’était pas jalousie! C’était une question de respect! Elle n’allait pas laisser ses vieilles chiennes en quête d’une meute s’en prendre à son jouet, ça ne marchait pas comme ça, ces harpies devaient apprendre qu’il était interdit de toucher à ses affaires, elle n’aimait pas partager! Devant leur soumission, elle avait eu un sourire satisfait, mauvais, et avait callé son dos contre le torse de Naoto, tout naturellement en sentant ses bras se refermer autour d’elle. Dans son déni, elle avait blâmé ses émotions de la journée pour la vague de sécurité qui l’avait envahie à l’instant où elle s’était sentie enveloppée par lui. À sa décharge, les étreintes n’étaient pas chose commune chez les Daimons. Elle avait grimacé de douleur en sentant ses bras se faire plus brusque, mais n’avait pas dit un mot, de peur qu’il relance le sujet de ses blessures. Blessures qu’elle voulait oublier. Heureusement pour elle, il s’était contenté d’une mise en garde – perçue par Yurina comme une moquerie – ou un défi. « Oh? » sa voix s’était fait narquoise alors qu’elle s’agitait sur lui, bien consciente de le narguer par ce frottement scandaleux de son arrière train contre lui. D’un ton mielleux, angélique, elle avait demandé : « Tu veux dire, ne surtout pas faire des trucs comme ça? » et voilà qu’elle recommençait, pouffant légèrement. « Oups. » en sentant ses lèvres sur son cou, elle avait soupiré en silence, restant tout contre lui alors qu’un frisson parcourait son dos. À quel moment avait-elle commencé à répondre à son contact aussi automatiquement?

Il fallait se reprendre, ne surtout pas le laisser voir qu’elle n’était pas si indifférente. Il devait ramper, supplier, elle ne ferait ni l’un ni l’autre et se délecterait de sa faiblesse. Il serait misérable, brisé, et elle n’aurait qu’à se réjouir d’en être la source. « Si mignon. Un groupe de losers qui fantasment sur moi. Tu pourrais être leur leader, le pire. Leur raconter comme un prêcheur l’effet que ça faisait, ce que je t’ai laissé me faire. » un nouveau sourire joueur alors qu’elle portait le verre à ses lèvres, le buvant cul-sec dans une grimace. Le goût de l’alcool et la trainée de chaleur dans sa gorge, elle n’y était pas habituée. Elle avait même toussé un instant, en tentant de se ressaisir. Beurk. Elle avait finalement pris une grande inspiration, avant d’être dérangée à nouveau dans son moment de silence, de contemplation, par des dents sur son épaule. Elle avait sursauté, tirée de sa petite bulle de néant dans un : « Aie! T’es malade? Me mords pas… ………. En public. » … parce qu’il n’avait certainement pas loupé le frisson qu’il lui avait arraché. Faisant mise de se débattre elle était descendue de son perchoir avec un air chieur, comme si c’était son idée, Puis, elle l’avait regardé remplir leurs verres.

« C’est dégueulasse ce truc. » et pourtant, elle avait regardé le verre devant elle, plus préparée cette fois à l’infecte effet d’avait le saké sur elle. Délicatement, elle l’avait saisi, avait accroché son regard à celui de Naoto, comme si elle acceptait son défi du second verre, et l’avait bu d’un trait, sentant l’alcool laisser une trainée brûlante dans sa gorge alors qu’elle redéposait le récipient devant elle et lui tendait pour qu’il le remplisse à nouveau. Elle n’aimait pas le goût, mais le petit nuage de chaleur qui s’emparait d’elle, la calmait lentement mais surement, oui. Elle avait écouté ses questions, son ventre se nouant à nouveau. Elle aurait pu mentir, mais à quoi bon, il voyait si facilement derrière son masque… et quand il n’y arrivait pas, il le fracassait. Elle avait soupiré, observant la table d’un air blasé, comme si ça n’avait aucune importance. « C’est compliqué… et puis c’est leur fric, pas le mien. Il ne vient pas sans condition, contrairement à ce que tu sembles croire dans ton monde de gueux. » … Tellement de conditions, d’obligations. On lui imposait quoi manger, quoi faire, qui voir, et maintenant, à qui se marier, pour qui écarter les cuisses…. Elle en avait marre, si marre. Elle ne voulait qu’une chose, pousser plus loin ce désir de rébellion, d’indépendance. Et c’était de sa faute à lui, pour lui avait donné envie de plus, lui avoir fait miroiter un libre arbitre… elle en était accro désormais. Elle s’était mise à tirer sur les manches de son hoodie, sans un mot, puis, avait murmuré, d’une toute petite voix, peut-être qu’au fond, elle était plus brisée qu’elle n’y croyait…

« J’ai toujours eu la certitude que mes parents n’attendaient qu’un moyen de se débarrasser de moi sans s’attirer mauvaise presse… Larguer leur enfant unique sur un coin de rue est un peu…mal vu en société… » Délicatement, elle avait tendu la main vers la bouteille de bière qui traitait sur la table, s’en emparant pour en prendre une grande gorgé, puis une autre, comme si elle devait absolument noyer dans l’alcool les révélations qu’elle venait de lui faire. Yurina en avait assez lourd sur le cœur, des secrets qu’elle n’osait pas mentionner à voix haute, des frustrations qui n’avaient pas lieu d’être. Elle avait parfois une envie étouffante d’en parler… mais à qui? Somme toute, son vis-à-vis était un minable, un moins que rien qui se fichait bien d’elle... il était la victime parfaite. Et puis, avec lui, elle se permettait, juste un peu, de laisser tomber son masque de brebis innocente, il connaissait le monstre derrière, et il lui faisait étrangement face. Elle avait soupiré, son regard rivé sur la table. Ses doigts s’étaient serrés sur la bouteille et, instinctivement, elle avait appuyé son épaule contre lui, sans vraiment le réaliser. Quelque part, l’incident avec son père l’avait secoué, brisé, et si son esprit ne pouvait s’y résigner, sa silhouette frêle avait besoin d’être rassurée. « Je ne serai jamais juste la ‘’femme de’’ et surtout pas…   » … les mots étaient morts sur ses lèvres.

Surtout pas d’un abruti comme Kamiya Haruto. Elle avait relevé son minois vers lui ses iris brillant d’une colère sourde rivés aux siens. Elle n’était que mépris et fureur, pas spécialement contre lui, mais ça se voyait dans son regard. « Idole… c’est un peu comme mon passeport pour la liberté. Il n’est pas dit que je serai mariée toute ma vie. ». Tentant de tuer le sérieux de la conversation sa main s’était posée sur le genou de son escorte, remontant lentement, en une caresse qu’elle voulait tout sauf innocente le long de sa cuisse, grimpant dangereusement vers la portion la plus vulnérable de sa personne, avant de s’immobilier si près du lieu du crime. « Ça t’embête que je sois en pleine rébellion? » sa main avait recommencé son manège, comme pour l’amadouer. Elle avait tenu la main vers la bouteille de saké, sentant déjà les effets des verres consommés, et avait remplis leur récipients, lui tendant le sien en demandant, sans malice – cette fois. « Et tes parents à toi. À part être fauchés, ils sont moins cons? » Allez savoir pourquoi ça l’intéressait.

Elle avait du mal à contrôler les mots qui sortaient de sa bouche, d’ailleurs, ses joues avaient prises une teinte rosées, en partie à cause de l’alcool qui lui montait à la tête et lui donnait l’impression de s’immoler. À moins que ça ne soit le jeune homme à ses côtés qui devenait de plus en plus irrésistibles à chaque verre. Pouffant sans raison réelle, elle s’était décalée un instant en s’agitant, faisant passer le pull qu’elle lui avait piqué au-dessus de sa tête, dévoilant une robe cyan très ajustée, sans manches et scandaleusement décolletée – partiellement parce qu’elle était probablement faite pour être vêtue avec un cardigan, qu’elle n’avait pas. Ses bras avaient déjà commencé à prendre une teinte bleutée par endroit mais, à ce stade-là, elle s’en fichait bien. Elle avait passé une main dans son épaisse tignasse, déposant le pull à côté d’elle. « … T’as pas chaud ? » … elle pouvait sentir son esprit s’embuer et la peur qui lui nouait le ventre se dissiper à chaque verre. Elle s’était emparée de du verre devant elle et l’avait callé, encore. Un léger sourire flottait sur ses lèvres, plus sincère, plus vrai… comme si l’alcool brisait un instant son masque de retenu. Au point ou, plutôt que de jeter un regard méprisant à leur voisin de table qui louchait sur ses jambes dénudées, elle lui avait fait un petit signe de la main en guise de salutation, comme pour l’encourager à approcher. Qu’on l’enferme.

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     Mar 19 Sep - 11:54
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Evidemment qu’elle était jalouse. Même lui, qui était quand même vraiment con, il fallait avouer les choses parfois, arrivait à le voir. Mais il ne comprenait pas trop pourquoi elle avait ce besoin pervers de le « privatiser ». C’était tout de même un peu étrange. Il ne comprenait pas bien le système mais il lui plaisait assez. Yurina était plus ou moins à sa merci et il savait encore mieux comment l’énerver. Il ne savait pas trop ce que cela pouvait bien vouloir dire. Enfin, concrètement, elle n’avait pas besoin de lui comme elle allait épouser un homme si charmant, si parfait, si intelligent, et blablabla. Elle était vraiment bizarre, cette fille. Peut-être qu’elle était juste tordue et qu’elle avait ça avec d’autres ? Cette idée ne lui plaisait pas du tout et il maitrisa ses sourcils pour ne pas les laisser se froncer. Peut-être qu’éventuellement, cela lui plaisait. Mais ce n’était qu’une simple supposition, Naoto n’allait jamais affirmer une chose aussi grotesque, c’était tout simplement absurde.

Surtout que le fil de ses pensées étaient pris par cette femme qui s’amusait trop de ses pouvoir de femelles en se frottant ainsi. Il savait que ce n’était pas une bonne idée, de la laisser grimper là. Fermant les yeux, il se concentra pour maîtriser au mieux son corps d’homme faible. Poussant un profond soupir, il passa ses bras autour d’elle pour l’immobiliser. « Je te préviens, Yurina, soit tu te calmes, soit je t’arrache tout et je te baise sur cette table. » Et Dieu savait combien il avait envie de le faire. Tout virer et la prendre sauvagement devant tout le monde. Il trouvait l’idée vraiment excitante mais, même dans un bar comme ça, ce n’était pas la meilleure idée pour une future idole. Il se demandait si ce serait possible de faire un groupe de branleurs anonymes sur les photos de Daimon Yurina. Si l’idée l’amusait sur le fait, il savait que dans la réalité, il les frapperait tous un par un pour oser se toucher sur ses photos. Il était le seul avec ce droit-là. Il refusait que d’autres se touchent mais sans doute un peu plus qu’ils la touchent. Mais c’était juste parce que parfois, il était un tout petit peu exclusif.    

Naoto prit la peine de la mordre une seconde fois, pouffant contre son épaule. Il aimait braver les interdits. Elle l’aguichait, ce n’était que justice qu’il fasse pareil. Souriant, amusé, en voyant la tête qu’elle faisait alors qu’il la reposait à côté de lui, il haussa les épaules. « C’est bon le saké, t’es Japonaise ou pas ? » Visiblement pas. Son sourire se fit un peu moqueur. Il resservit exprès deux verres, surprit lui-même d’entamer une conversation si naturellement sur ses motivations à devenir idole. La vérité, c’était que oui, il était toujours resté dans « son monde de gueux » comme elle le disait si bien. Il ne savait pas comment ça fonctionnait dans son monde de fanfreluches. Il avait du mal à croire que c’était réellement si compliqué, même si c’était leur argent et pas le sien. Son regard ne la lâchait pas, pinçant légèrement les lèvres. Abandonner son enfant dans la rue n’était pas bien vu chez eux non plus. C’était bien pour cela que ses parents l’avaient abandonnés dans leur appartement, mais ce n’était pas vraiment le sujet.

Il l’observa boire un peu de bière, tentant d’ordonner ses idées. Pourquoi ses parents auraient voulu l’abandonner ? Il ne comprenait pas, tout en comprenant trop bien ce qu’elle pouvait ressentir. Savoir qu’on ne voulait pas de soi, surtout venant de ses géniteurs, il comprenait ce qu’elle ressentait, tentant de ne pas compatir pour autant. Il ne voulait pas tomber dans cela, il ne voulait pas se reconnaitre en elle. Non, elle ne serait jamais juste « la femme de », surtout pas de ce psychiatre bizarre. Mais il refusait également de soutenir l’idée. Il ne bougea pas quand elle s’appuya sur lui, hochant un peu la tête en ne sachant pas vraiment ce qu’il approuvait. Un petit rire quitta ses lèvres en la sentant redevenir trop sexuelle pour son bien et il pencha la tête pour la fixer. « Non, ça me dérange pas vraiment. » Pas du tout même. « Tu sais que je suis le meilleur partenaire pour ça. » Et il devait être le seul aussi, mais il se tenait bien de le formuler. Elle n’avait pas à se faire d’idée. Ce n’était pas comme s’il avait un réel intérêt pour elle.

Le jeune trainee ne savait pas s’il devait rire de sa question ou non. Après avoir revu son père il y a peu, il pouvait affirmer que la connerie, ils savaient bien ce que c’était. Pinçant les lèvres, il regarda Yurina, un peu hésitant. Il n’en parlait pas, jamais. Un peu à Sae, un peu à Hiyori. Toujours des bribes sans jamais entrer dans les détails. Il savait qu’un jour, il devrait tout dire à Asuka. Elle méritait de savoir et c’était normal. C’était ses parents biologiques et il avait vu sur internet que c’était mal de rester dans le flou, ça pouvait faire trop de dégâts. Mais il craignait que ce soit encore pire, si elle apprenait vraiment d’où elle venait. Se reprenant rapidement, il sourit et secoua la tête, prenant une gorgée de bière. « Ils sont morts il y a longtemps. » A ses yeux, ils étaient morts. Il devait s’en convaincre. « Mais ils étaient pauvres ouais, j’ai même pas eu d’héritage ! » Triste affaire. Tentant un rire moqueur, il vida un nouveau verre de saké, remplissant scrupuleusement celui de sa partenaire.

Toujours avec un vif intérêt, il la regarda se déshabiller, appréciant la robe, un peu moins les décorations sur ses bras. Il n’avait pas chaud avant, mais maintenant oui, définitivement. Il prit une gorgée de bière pour se rafraichir, sans succès. Du moins, la chaleur se transforma rapidement en une sorte de vive colère en voyant ce type laid et louche matter les jambes de Yurina. Et la saluer, en plus. Fixant le type de ses yeux sombres, sa langue glissa sur ses lèvres avant qu’il n’attrape vivement la bouteille de bière. « Eh connard, tourna ta putain de tête si tu veux pas te prendre ça dans la gueule. » Il la leva d’un geste brusque pour lui faire comprendre qu’il y comptait bien, la faisant vivement claquer sur la table en la reposant une fois que l’homme en question se dépêcha de fixer sa propre table. « Tapette. » Il y avait des types avec si peu d’amour propre. Encore un peu agacé, son visage se tourna vers Yurina, attrapant vivement son bras pour la rapprocher, laissant ses lèvres s’écraser sur les siennes. Sa main se posa sur sa joue pour ne pas lui permettre de s’éloigner, laissant sa langue dominer l’échange et faire clairement comprenne à son associé femelle que c’était lui qui commandait. « Pose le sweat sur tes jambes. » D’autorité, il le fit à sa place, callant le tissus tout autour, coincé sous ses cuisses pour ne pas bouger. « La prochaine fois, habille-toi plus, si tu veux pas te faire matter par des pervers dégueulasses. » Autre que lui, bien évidemment. Il était le seul pervers dégueulasse à pouvoir la regarder. Resservant deux verres, il sentait l’alcool lui monter à la tête, sans pour autant décider de se calmer. Il ramener au contraire la demoiselle plus près, son bras possessif la tenant fermement pour dissuader quiconque de la draguer. Aucun écart n’était toléré.

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     Mar 19 Sep - 17:03
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sournoisement juchée sur son esclave personnel, elle prenait peut-être un peu trop de plaisir à le chauffer en s’agitant sur lui, à l’énerver, ne serait-ce que pour le forcer à n’accorder d’attention à personne d’autre qu’elle. Une drôle d’exclusivité qu’elle exigeait de lui, mais après tout, ne dit-on pas que les cabots n’ont qu’un maître? Ça serait elle. Elle avait mis trop d’efforts pour le forger à sa guise, impossible de l’abandonner maintenant. Ou jamais… Il était rustre, vulgaire et dépourvu de la moindre once de charme, elle en était certaine… il la mettait hors d’elle, tout dans cette relation était malsain, obsessif, ils étaient deux fous… et elle adorait ça. Yurina ne l’avouerait jamais, mais elle appréciait être l’objet de ses regards brûlants, il était la seule personne pour qui, elle avait l’impression d’être assez jolie, assez intéressante… et ce, quel que soit le côté infâme qu’elle lui montrait. Naoto était un monstre, une créature brisée, tordue, autant qu’elle pouvait l’être, et dans son regard, elle trouvait un écho de ses propres tourments. Pouffant légèrement à sa menace pas trop désagréable, elle l’avait doucement bousculé de son épaule dans un : « T’es d’un romantisme… » tout à fait sarcastique. Puis, elle avait pouffé à nouveau, apparemment de bonne humeur ou, à tout le moins, satisfaite de lui faire cet effet.

Oh elle avait cessé de s’agiter, histoire de boire un peu de bière, mais sa voix était espiègle, moqueuse, alors qu’elle lui murmurait sans le quitter de ses prunelles sombres. « On l’a encore jamais fais sur une table… » … il lui avait interdit de le chauffer physiquement, elle pouvait encore faire usage de sa langue… non? « Taiki a bien un bureau de travail? Faudra l’essayer. » … Pauvre Taiki, un brave homme qui n’était malheureusement pas au bout de ses peines! Une partie puérile d’elle exigeait d’avoir le dernier mot avec ce rustre, elle ne pouvait pas tout bonnement obéir à ses requêtes et le laisser penser qu’il avait le dessus. Il ne l’aurait jamais. Elle commandait! Elle choisissait quand elle voulait le voir, et quand elle s’en lassait. Lorsqu’elle en aurait marre, elle serait celle qui lui tournerait le dos, pas l’inverse… Des mecs plus intéressants que lui, il y en aurait des milliers, des plus beaux aussi, et c’était uniquement pour assouvir sa dominance qu’elle avait remis à leur place les deux greluches qui s’était permises de le regarder, rien de plus rien de moins. Il ne lui plaisait pas, non, mais il lui appartenait. C’était comme une voiture, elle n’avait aucun attachement envers lui, mais il était hors de question qu’elle laisse n’importe qui grimper dessus et salir ses bancs…. Ok. Le déni était profond. « Japonaise oui. Mais je suis une fille respectable, je bois des trucs plus huppé. »

Au moins autant que sa mauvaise foi lorsqu’il la déposa à côté de lui, encore trop près pour être innocent, et qu’elle s’était permis une main sur sa cuisse, comme pour lui rappeler à qui il appartenait. Elle aurait dû le marquer au fer rouge, que ça se sache, qu’il était sa chose… Elle n’avait jamais eu ce besoin de posséder quoi que ce soit avant, les trucs, elle s’en lassait généralement, passant à la nouvelle version sans sourciller. Alors pourquoi… pourquoi cet enculé lui était-il aussi indispensable? Pourquoi c’était si facile, avec lui, de tasser un peu ce masque de fille parfaite, de chasser ce qu’on attendait d’elle et d’être, un instant, aussi horrible et authentique qu’elle voulait? Son sourire moqueur avait refait son apparition et elle avait soutenu son regard, défiante. « Tu râles beaucoup pour un mec que ça dérange pas… » et voilà qu’elle pouffait encore. Décidément, l’alcool lui montait à la tête. Sa main s’était d’avantage pressée sur sa cuisse. « Je suis pourtant une bonne élève. » ce ton angélique, mielleux, qui aurait presque pu être crédible si elle ne s’était pas mordue la lèvre d’un air tout sauf pure. Sérieusement pourtant, elle l’avait fixé durement en concluant « Et la seule. » … c’était important. Elle n’avait pas à partager sa chose. Jamais.

Son attention avait été reportée sur la boisson, alors qu’elle prenait de nouvelles gorgées en répondant à ses questions avec une franchise qui la surprenait. C’était presque flippant, de voir qu’elle avait un peu de substance, au fond. C’était certainement la source de l’obsession qu’elle avait pour le nippon – et de sa haine surtout, parce qu’il était la cause de tous ses maux. C’était comme si, sous ses provocations, sous ses attaques, elle prenait vie. Elle ne s’était jamais sentie vivante avant, elle avait été un pantin, docile, soumise, qui ne remet jamais rien en question… et voilà que cette petite flamme qu’il avait allumé ne cessait de croitre, ce besoin malsain de tout détruire, de réduire à néant les masques qu’on lui faisait porter, de débâtir pièce par pièce la fille parfaite que son père avait forgé. Comme une vengeance envers tout ce qu’il lui faisait endurer. Comme si elle avait enfin atteint son point de rupture. Ses iris s’étaient posés sur Naoto, son expression dure ne lui ayant pas échappé. Quand il était franc, il parlait rapidement, sans prendre la peine de réfléchir – encore en fut-il capable. Là, il avait hésité, avec laisser ses traits de le trahir… Pendant un bref instant, il avait eu l’air d’un de ses connards menteurs qu’elle côtoyait tout le temps dans son monde… « Tu le sais, que tu mens mal? J’ai des années de pratiques, me la fait pas. » pourtant, elle n’avait pas insisté, sauf peut-être cette main sur sa jambe, qui l’avait pressé un peu plus délicatement, un genre d’encouragement alors qu’elle reprenait son air princier pour clore le sujet. « Mais je m’en fiche. Si tu les veux morts, tu dois avoir tes raisons. Les parents c’est surfait de toute façon, j’ignore qui est l’abruti qui a inventé les conneries d’amour inconditionnel. »

… Sauf que bon, ça l’énervait quand même. L’idée qu’on ait pu lui faire du mal – que quelqu’un d’autre qu’elle ait pu être la source du désespoir de ce crétin. Le mieux, c’était de ne pas y penser. Un jour, elle saurait, et elle ferait payer cher à ces abrutis de l’avoir peiné. Elle avait le monopole de sa douleur. Envahie par les effets du saké, elle avait entrepris de se dévêtir – ou à tout le moins, d’en enlever une couche sous le regard appréciateur de son escorte du soir… et de quelques voyeurs minables. Remarquant le regard d’un vieux porc, elle allait probablement lui sourire, ne serait-ce que pour énerver Naoto, lorsqu’il pris les devants. « C’est rien, calmes t- » est-ce qu’il venait vraiment de menacer un mec? Avec l’air de tueur et tout? Elle le fixait sans un mot, ébahie. « » ok. Ça devait être l’effet de l’alcool, elle pouvait sentir son corps s’enflammer d’une drôle de manière, alors qu’il déposait brusquement sa bouteille. Elle ne le quittait pas des yeux, déglutissant péniblement en posant ses mains sur son torse. Elle n’avait jamais eu autant d’attirant pour lui que quand il dominait des pouilleux. C’est probablement pour cette raison que ses doigts s’étaient accrochés à son T-shirt alors qu’elle se collait instinctivement contre lui en lui rendant son baiser, sa langue donnant la réplique à la sienne sans l’ombre d’une retenue, comme pour protester à cette délicieuse punition. Enfin … ça aurait été plus crédible si elle n’avait pas mordillé sa lèvre inférieure, en signe de victoire, avant de l’embrasser de plus belle. Il avait agis comme un rustre violent….et franchement, ça lui plaisait. Se décalant un peu, sans toutefois retirer ses mains, elle l’avait fixé, envoutée… et pas mal ivre. « P*tin que t’es chaud là. » et toi, t’es soule… Juste un peu. Ses mains s’étaient pressées sur son torse avec un peu plus d’envie, alors qu’elle accrochait son regard au sien. « Je crois que j’ai jamais eu autant envie de toi. C’est dommage qu’on soit en public. »

Ses mains avaient glissés sur les bras du jeune homme, se serrant sur ses biceps alors qu’elle prenait cet air angélique, les joues rougies par l’effet de l’alcool… Encore heureux qu’ils soient dans un bar minable, parce que sa réputation devait vraiment être en péril. Elle avait la tête qui tournait, du mal à mettre ses idées en ordre. Avait-il toujours été aussi canon? Et elle, aussi bête? NON! Elle tenta de refouler cette vague animale d’envie au profit de son air princier, de son ton moqueur, hautin, alors qu’elle rétorquait, bonne joueuse, le laissant la couvrir du pull. « Ça m’a pas semblé nécessaire vu que j’allais déjà voir un pervers dégueulasse. » elle avait pouffé de rire, devant son air énervé et s’était tout naturellement collée contre lui alors qu’il passait un bras possessif autour d’elle. Et après, c’était elle la jalouse? D’un ton narquois, elle lui avait murmuré, pour le provoquer « T’es beau quand t’es jaloux. » … ok, elle devrait vraiment arrêter de boire. Vraiment.

Elle avait tendu une main vers la bouteille de saké, remplissant à nouveau leurs deux verres avant de s’emparer du sien et de le boire, cul-sec, comme une vraie pro, en reposant délicatement le récipient sur la table. Bon… elle était encore un brin trop classe pour ce lieu de débauche. Mais ça viendrait, après tout, elle était de plus en plus habituée à la brûlure du liquide dans sa gorge. Finalement, ce n’était pas si mauvais, un peu comme son vis-à-vis, après le rebut initial, on y prenait goût. Et plus que l’infecte saveur, il y avait le joli nuage qui obscurcissait son esprit et dissipait l’angoisse qui la prenait au ventre. Un bon plus. Yurina pouvait sentir son esprit fonctionner au ralenti – hey, peut-être qu’elle pourrait enfin être au même niveau que son cabot ! – et elle avait de plus en plus de mal à conserver un filtre distingué quand elle parlait. Il faut dire qu’elle en était à plusieurs verres de saké et que pour une fille qui ne buvait jamais, ça faisait beaucoup en peu de temps.

Dans une tentative de ne pas diriger toute son attention sur le mec contre qui elle était blottie – parce que trop le regarder, surtout avec ses lunettes viticoles, c’était constater qu’il avait une fichue belle mâchoire, et des épaules larges et désirables… bref, si elle le fixait trop, elle allait se brûler les yeux et peut-être, ne pas le trouver si moche. Clairement, le saké c’était mauvais pour elle. Ses iris s’étaient perdus au loin, jusqu’aux autres tables, juste assez pour apercevoir une serveuse déposer devant un duo de mec moches une assiette contenant le plus gros et le plus gras des burgers. Saint Burgers! « Oh! » sa main s’était accrochée au T-shirt de Naoto alors qu’elle lui désignait l’assiette d’un mouvement de tête, comme une enfant devant des cookies. « On peut manger ça? » … non parce qu’en plus de discuter calmement, de sortir en public, elle allait pousser l’affront jusqu’à partager de la nourriture infecte avec lui? …. Probablement. Ses iris s’étaient posés sur son ainé avant qu’un sourire un peu plus amusé, un peu plus franc n’éclaire ses traits. Elle n’avait plus grand filtre, merci alcool… « Allez dis oui! Mon père va déjà me traiter de grosse truie moche demain de toute façon, et il va surement m’engueuler pour les bleus même si c’est sa faute… autant lui donner raison. » … elle avait pincé les lèvres, pas franchement heureuse d’avoir dit ça. Merde. Elle ne critiquait jamais son père, jamais. Et elle s’était figée un instant, bien consciente qu’elle venait de dire une bêtise… Heureusement pour notre ivrogne, sa culpabilité fut de courte durée, parce que droit devant, à la table maintenant fournie de nourriture douteuse de bar louche, on venait de déposer une frite! Toute réjouie, elle avait fixé Naoto avec cette bouille presque piquée à Sae. « Oh! Et des frites aussi! » Finalement, il aurait peut-être juste dû l’amener chez McDo, elle aurait probablement fait ses quatre volontés en échange d’un joyeux festin.

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     Mer 27 Sep - 0:46
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NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le romantisme, qu’est-ce que ça voulait dire ? C’était un concepte abstrait pour lui. Il avait bien regardé quelques films romantiques avec Sae, et à ses yeux, c’était de la pure fiction, totalement improbable. On ne pouvait pas tomber amoureux, ceux qui prétendaient l’être étaient les pires menteurs. Bien sûr qu’il avait des sentiments. Il tenait énormément à Sae, au foyer qui l’avait adopté. Mais aimer, il ne savait pas vraiment ce que ça pouvait bien être dans un sens romantique du terme. Son regard se posa un instant sur Yurina. Non, c’était absurde. Il était déjà assez « romantique » avec elle. Après tout, on pourrait presque les comparer à des personnages de Disney ! La belle Princesse qu’on forçait à marier à un Prince d’une contrée bizarre, lui-même serait ce fameux paysan qui détourne la Princesse de son destin. Il devrait envoyer le scénario à Disney mais pas sûr qu’ils acceptent de faire une histoire basée sur du cul. Parce que ce n’était que ça. Juste de la baise et c’était déjà suffisant.

« Laisse les affaires de Taiki un peu tranquille ! » Il pouffa un peu bêtement. Et Taiki, le personnage secondaire, l’ami fidèle un peu con qui sera là pour la grosse touche d’humour. « Faudrait qu’on innove, non ? » Toujours dans les affaires de Taiki, il allait finir par croire que ça l’excitait elle de le faire sur les affaires de son colocataire. Non, c’était mieux d’éviter, il refusait de laisser cette fille trop aimé ces moments dans les affaires de Taiki. Et après quoi ? Qu’elle se le tape lui directement ! Hors de question, pauvre monde. « C’est huppé ce que tu bois là ? » Son rire se fit moqueur, comme toujours. En dehors de son visage et peut-être sa tenue, elle n’avait rien de la petite Princesse actuellement, et c’était le plus amusant. Il avait l’impression de lui faire découvrir un nouveau monde. « Et tu vois quoi d’habitude ? De l’or dilué dans de l’eau rare ? » C’était ridicule, tellement ridicule.

Pas question de se formaliser de sa main sur sa cuisse. En fait, c’était presque comme si c’était naturel. Il se fichait bien de son mariage. Quand elle serait mariée, il l’oublierait comme si elle n’avait jamais existé. Comme si rien ne s’était passé. Comme les autres, elle ferait partie d’un passé qui ne comptait pas, qui n’avait pas la moindre importance à ses yeux. C’était du vent, ça ne le concernait même pas. « T’es la seule juste parce que t’es tellement mauvaise que t’as besoin de cours intensifs. » A son tour, il tenta d’imiter son air hautain, même s’il ne tint pas le rôle bien longtemps, trahi par son sourire malgré les révélations plutôt troublante de la belle sur sa famille. Il n’imaginait pas ça comme ça. En réalité, il ne savait même pas ce qu’il imaginait. Ils se ressemblaient un peu, quelques milliards de yens de différence, mais rien de plus. Pour sa famille, il ne voulait pas lui dire. La situation était propice aux confidences, mais il ne voulait pas lui donner raison. Qu’elle puisse se conforter dans son idée qu’on ne le supportait pas bien longtemps.

Un petit rire quitta ses lèvres, il ne pouvait qu’approuver. Il mentait mal, c’était un fait. C’était même plus que certain. Trop habitué à dire ce qu’il pensait, il n’avait jamais réussi à mentir et était bien pitoyable quand il essayait. Haussant les épaules, il secoua la tête. « C’est pas important. » Il posa son regard sur la main de Yurina sur sa cuisse, souriant ensuite en la regardant. « L’amour, ça n’existe pas, encore moins inconditionnel. » Au mieux, une sorte d’affection prononcé. Naoto ne savait pas vraiment ce que c’était et au fond, il ne souhaitait pas le découvrir. C’était fait pour blesser, c’était bien pour cela qu’il aimerait éviter que Sae soit amoureuse, cependant, il n’avait pas son mot à dire. Ce n’était pas bien important.

Qu’on ne se méprenne pas, ce n’était pas de la jalousie. Il n’aimait pas l’idée que ce type se croit intéressant, la regarder comme un morceau de viande, un objet. Peut-être que Naoto avait un côté féministe caché et que personne ne savait ? Voilà, parfaitement. Il était féministe. Et embrasser Yurina pour marquer son territoire, c’était aussi son côté féministe ? Oui, parfaitement. Il n’avait pas vraiment d’explication logique, il était énervé, mais ravi qu’elle y réponde, souriant même quand elle l’embrassa à son tour. « Je suis toujours chaud avec toi. » Et le rire stupide qui allait avec forcément. « Tu sais, c’est excitant en public aussi… Y a pleins d’endroit discret… » Qu’il ne la tente pas, il ne manquerait plus qu’on les prenne ! Deux trainee de l’agence, ça ferait le meilleur scandale de l’année.

Il lui sourit bêtement quand elle se colla contre lui, tapotant sa tête sans trop savoir pourquoi. Assez de saké pour ce soir. Pourtant, il n’avait pas envie d’arrêter, il devait aimer se comporter comme le dernier des cons, probablement. « Je dois être le seul pervers dégueulasse dans ta vie. On est très concurrentiel dans le milieu. » Sourire fier aux lèvres pour appuyer ses conneries. Fronçant les sourcils en ne sachant pas s’il devait le « beau » ou le « jaloux », il secoua la tête. Secouant la tête, il fit claquer sa langue contre son palais. « Jaloux de quoi ? Dis pas n’importe quoi. C’était pour rire, j’en ai rien à foutre. » Sans s’en rendre compte, il l’avait tenu plus fort, comme pour éviter qu’elle n’essaie de s’échapper. « Tu sais, tu peux dire que je suis beau tout court. » Pourquoi mentir ? Elle le trouvait irrésistible, c’était l’évidence même ! Faisant pointer sa langue entre ses lèvres, il baissa sa main pour lui donner une tape sur les fesses. Qu’elle apprenne à le respecter un peu.

Tendant la main, il vida rapidement le verre de saké qu’elle venait de lui remplir. Regardant son verre vide, il ne le releva qu’en voyant les hamburgers, un peu surpris par la requête de la demoiselle. « Tu veux manger ça ? » Cette nourriture de rustre ? Il ouvrit la bouche, restant un instant figé. Elle venait de dire quoi, là, sur son père ? Il avait bien compris de quoi il allait la traiter ? Et elle venait d’avoue que c’était lui qui l’avait frappé ? son corps entier se crispa, de rage, de haine. Il allait le tuer. Il allait le trouver et le tuer. Il fit à peine attention à son minoie volé à sa sœur, fermant les yeux. Il essayait de se calmer. « D’accord. Cheeseburger et frites, ok ? » Autant faire ça bien. Quittant la table, il s’approcha du bar, passant les commandes avant de revenir auprès de Yurina, se laissant à côté d’elle. « Quand ça vient, tu manges et on va chez toi. Je vais le buter. » Oui, il ne ferait pas le poids face à un homme ivre pas vraiment conscient de ce qu’il faisait. Brusquement, il attrapa son menton, levant son visage vers lui. « Il l’a fait souvent ? » Naoto ne voulait pas savoir pourquoi, il n’y avait aucune explication pouvant justifier ça. « Je vais l’éclater, tu vas voir, il saura plus comment il s’appelle, il pourra plus jamais te toucher. » Sa main serrait la bouteille de bière jusqu’à s’en blanchir les doigts. Il le tuerait. « Tu peux pas le laisser faire ça. » Comme il n’aurait pas dû laisser son père s’en sortir comme ça, mais il avait été bête, irréfléchi. Un peu comme maintenant ? Sans réaliser qu’il serait trop fort, la bouteille explosa entre ses doigts, ne lui provoquant qu’un sursaut de surprise. Bêtement, il fixa sa main un peu ensanglantée, ça aurait pu être pire. « Y a que moi qui peux te faire du mal. » C’était son rôle.


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     Mer 27 Sep - 23:44
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NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un rictus amusé trônait sur ses lèvres à la mention des choses scandaleuses qu’ils avaient faites sur les affaires de Taiki. Pauvre homme, il devait sans arrêt ramasser ses cahiers et changer ses draps, d’un certain côté, ils le préparaient lentement mais surement aux joies des responsabilités adultes en faisant de lui une vraie frée du logis. Son futur copain les remercierait! Ses doigts s’étaient serrés sur la cuisse de son complice, tout naturellement, comme si c’était devenu une seconde nature que de clamer son territoire sur lui, alors que ses iris sombres s’accrochaient aux siens. Sa voix était un brin amusée, mais surtout franchement intéressée, alors qu’elle demanda, s’approchant de son oreille pour susurrer, en osant se mordre la lèvre de ce qui habitait sa propre cervelle tordue. « Innover… tu penses à quoi? » parce que des idées, elle en avait plus qu’il lui plaisait de l’admettre… Et puis, dans son esprit borné, leur relation était purement physique, un passe-temps, quand elle épouserait Haruto, elle le jetterait se suivrait le chemin tracé d’avance que lui avaient choisis ses géniteurs, il n’était rien pour elle, un gueux qu’elle utilisait… le mieux, c’était d’en tirer des expériences… quoi qu’on doute que ce qu’il avait en tête soit digne de mention sur son curriculum vitae…

Portant son verre à ses lèvres, grimaçant malgré elle sous l’effet de l’alcool qui ne cessait de goûter aussi fort et agressant, de brûler sa gorge sans retenue, à chaque gorgée, elle l’avait dévisagée. Naoto était une ignoble créature, un sous-homme qu’elle aimait à mépriser pourtant, ce bar minable, ces choses qu’il lui faisait découvrir, cette façon qu’il avait de l’arracher à sa zone de confort, c’était addictif. Elle trouvait en sa compagnie un sentiment de liberté, de libre arbitre, un droit acquis de faire des conneries puisque de toute façon, en comparaison, elle était mieux que lui. Et cela, qui lui était tellement inconnu, suffisait à la mettre de fort bonne humeur. Saisissait son verre, elle l’avait fait tourné un instant entre ses doigts, songeuse. « Non, c’est dégueulasse. Mais vu que tu paies, je vais m’en contenter. Ça serait dommage de te ruiner. » le sourire chieur qu’elle lui adressa était à la fois narquois et… plutôt franc – une rareté. Il n’était pas dit qu’elle lui laisserait oublier l’étendue de sa galanterie. Elle n’avait même pas eu besoin de lui faire des faveurs sous la table. Peut-être la prenait-elle en pitié, mais rien dans son attitude ne laissait présager cela. Il se moquait encore et toujours de son monde ou un vulgaire clochard était interdit. « Quelque chose comme ça… » de l’eau et de l’or, et puis quoi encore! Un nouveau ricanement lui avait échappé alors que sa main libérait le verre de fort pour se poser sur son avant-bras. L’alcool lui avait monté à la tête, assurément! « Je t’inviterai la prochaine fois, dans un endroit moins miteux, tu pourras essayer. Deal? »

… La prochaine fois? Avait-elle au moins conscience de ce qu’elle venait de dire? Genre ce rancard allait assez bien ils pouvaient prévoir le prochain? La ferme narrateur, il n’y avait rien de relationnel, d’attachement dans leur soirée, juste deux complices de couches qui buvaient un coup pour oublier la mocheté du partenaire avec qui ils finiraient leur soirée. Dans sa mauvaise foi, elle se disait que l’alcool qui coulait dans ses veines était nécessaire à rendre le jeune homme attirant… pas à calmer les battements terrorisés de sa pompe à sang. Non. Naoto était un moche, une horrible créature et, si elle avait laissé ses doigts narguer son bras, sa tête se posée contre celui-ci, c’était juste pour garde un équilibre malgré les ravages de la boisson! Elle s’en balançait de lui, il n’était qu’un déchet, un jouet brisé, dégueulasse, et pourtant, elle ne put cacher son sourire satisfait quand il mentionna qu’elle était la seule… Elle n’avait jamais rien eu, de juste à elle… et elle mentirait – elle le fera – si elle disait qu’elle n’avait pas été rassurée, de cette étrange fidélité. Devant son imitation ratée de son air hautin, elle avait pouffé de rire en lui donnait un coup de coude plutôt joueur et doux dans les côtes. « Avec un prof pareil aussi… » il faut dire qu’il expliquait mal, à ne jamais vouloir lui faire de schéma! Elle était plutôt visuelle, qu’il s’entête à la prendre par derrière rendait la prise de note ardue…. Mais elle était acharnée comme élève. Une étudiante dévouée, elle y mettait du sien! « Faut dire les choses franchement, t’es le seul avec qui je couche parce que t’es tellement mauvais, ça m’a dégouté du sexe… Et maintenant, j’ai beaucoup trop peur de tomber sur pire. » … Ou de ne plus jamais se sentir aussi vivante que lorsqu’il posait les mains sur elle.

Bordel que cette soirée virait gay, à croire que le colocataire de son vis-à-vis avait écrit le scénario! Yurina avait froncé les sourcils, le dévisageant alors qu’il mentionnait ou plutôt, évitait les questions sur ses parents. Elle aurait pu forcer, mais ça aurait été de démontrer un intérêt. Hors de question. Elle se bornait à ne rien ressentir pour lui, à n’éprouver aucun attachement, et pourtant, lorsqu’il mentionna tout haut ce qu’elle savait déjà, les conneries mensongères quant à l’amour inconditionnel, sa main se serra sur sa cuisse, instinctivement. Elle ne l’aimait pas, non, mais elle le mépriserait jusqu’à son dernier souffle. « … On est bien d’accord là-dessus. » elle avait haussé les épaules, blasée, remplissant leurs verres avant de se prendre pour une philosophe. « Ça serait tellement moins chiant si les gens se contentaient d’emménager ensemble – par soucis de proximité pour assouvir leurs bas instincts, qu’ils adoptaient un chat pour leurs besoins affectifs et qu’ils arrêtaient de s’imaginer que leur relation est autre chose qu’un plan cul long terme. » … ou pour élaborer leur plan d’avenir. La boisson la rendait sage.

Ou stupide. Il avait fallu qu’il s’énerve contre un mec lourd, qu’il soit menaçant, et que son sang s’enflamme en un instant. Allez savoir pourquoi, le fait qu’il l’ait défendu – ce féministe secret! – qu’il ait soumis le minable qui avait osé s’imaginer digne de la regarder, ou simplement qu’il ait pris possession de ses lèvres avec autant de sauvagerie, mais elle avait la tête qui tournait. Pire encore, un besoin de le marquer, de le posséder, de clamer cette créature comme sienne. Et c’est ce qu’elle avait fait en lui rendant son baiser instinctivement, comme si son corps était programmé pour répondre au sien. Pour lui rendre en puissance double, pour avoir le dernier mot. S’en était maladif. Lorsqu’enfin elle retrouva possession de ses bronches, ses iris s’accrochèrent aux siens, ses doigts fermement cramponnés à son chandail – une déviation toute normale – alors que son cœur battait toujours brutalement et qu’elle sentait son corps s’enflammer ne serait-ce que par cette proximité. Elle avait besoin de lui, comme une junky, pour se sentir vivre, pour juste… ressentir quelque chose, il éveillait le mal en elle … mais juste ça, juste cette pulsion méprisable, elle ne pouvait plus s’en passer. En l’entendant dire qu’il était toujours chaud pour elle, elle l’avait repris, comme on corrige un enfant, un brin arrogant. « Qu’avec moi. », son sourire s’était fait menaçant, puis ses doigts avaient grimpés jusqu’à sa nuque une seconde, s’y serrant une seconde avant qu’elle n’ose se blottir contre lui, possessive. « Oui? À quoi tu penses comme endroit? »

Il n’était pas dit qu’elle se laisserait prendre dans un endroit horrible! Jamais! Énervée à cette simple pensée d’une activité indigne de son rang, elle avait pris une moue boudeuse alors qu’il tapotait sa tête, lui répondant avec un certain amusement, ses doigts retrouvant leur endroit de prédilection sur sa cuisse. « T’inquiète, il n’y a pas plus dégueulasse que toi. » … et pas plus soule qu’elle. Les mots se rendaient bien à son esprit, mais chaque verre embuait leur contenu. Elle avait de plus en plus de mal à s’accrocher à son idée qu’il était laid et repoussant. En fait, elle le trouvait plutôt pas mal et, de l’entendre le dire avait suffi à la faire rire. Moquerie contre elle-même, ou contre sa prétendue jalousie à lui? Elle ne saurait le dire. Prenant un air distingué, elle avait pouffé, définitivement intoxiquée, avant de murmurer, comme il l’avait fait des semaines plus tôt en parlant d’elle. « Beau? Non. C’est trop bien comme mot. T’es baisable. » et elle avait ri à sa propre blague, pressant sa personne contre lui, un peu trop bien pour son propre déni, nichée contre son torse. Coincée dans sa mauvaise foi, elle avait ajouté pourtant : « De dos, dans le noir, les yeux fermés, et surtout, quand tu la fermes… t’es carrément irrésistible. » à ces mots qui sonnaient beaucoup plus doux que ses insultes habituelles - elle passait vraiment une bonne soirée, elle s’était retournée vers lui, le frappant une fois de plus – sans grande force – de son coude alors qu’il lui claquait les fesses. Le respect ici, c’était pour elle, et elle seule! « Hey! » Heureusement pour la vertu du plus vieux, elle avait remarqué des victuailles.

Bien occupée à regarder avec envie la nourriture à l’autre table, Yurina avait pouffé devant la mine choquée du roi des rustres quant à sa demande de nourriture. D’accord, c’était un peu étrange qu’elle veuille manger ça, dans son monde de caviar et de champagne, c’était proscrit… sauf qu’elle avait une réelle obsession pour la friture, on le lui avait refusé si longtemps que sa curiosité était plus forte que son dégoût. Surtout après autant de verre, elle peinait déjà à conserver son masque d’indifférence, nichée contre lui, alors qu’elle avait stupidement vendu la mèche sur son paternel. Et encore… il ne voyait que la pointe de l’iceberg. Stupéfaite, elle avait un instant conservé un silence buté, essayant de mettre de l’ordre dans son esprit embué, avant d’hausser les épaules à la mention de Cheeseburger. Et elle était tellement obsédée par l’idée de goûter enfin à cet interdit qu’elle n’eut conscience de sa révélation d’une seconde, une seule, avant de noyer son angoisse dans un nouveau verre de saké alors que son prince charmant d’un soir se levait pour commander. Elle l’avait bien vu se crisper, se fâcher, mais comme il n’avait rien dit, elle s’était fait la réflexion erronée qu’il n’avait rien entendu. Et puis, elle avait mieux à faire, comme tenter de se souvenir qu’une fois encore, il avait payé. Il faisait vraiment des progrès, son mec. HORREUR. Elle nierait avoir pensé un telle chose.

Le voyant rappliqué, elle s’était décalé histoire de reprendre son emplacement tout contre lui, gonflant les joues d’un air contrarié alors qu’il parlait de la ramener chez elle après. Elle ne voulait pas, pas ce soir, plus jamais, elle redoutait bien trop ce que son père lui ferait. C’était sa seule consolation à marier Haruto, aussi lourd serait-il, elle serait enfin libre, en sécurité, son connard de fiancé ne lèverait pas la main sur elle…. Sa voix n’était qu’un murmure, alors qu’elle demanda, un peu soule. « … Mais… je ne veux pas rentrer. Je peux dormir chez toi? » … oui chez lui, loin de toutes ses peurs, loin des soucis, elle avait souri à l’idée, avant que ses doigts emprisonnant son visage ne la ramène en face à face avec ses peurs. Quel que soit son niveau d’intoxication, elle fut forcée de comprendre l’importance de ses mots, de se souvenir des coups, des insultes, alors qu’elle lui soufflait, plus posée, elle avait toujours su mentir : « Non. » … Il ne l’avait pas frappé souvent, mains les insultes, les reproches, il l’avait démoli pièce par pièce plus de fois qu’elle voulait compter. Sa voix était un brin tremblante, un trémolo de crainte la cassant avant qu’elle ne se reprenne alors qu’elle lui assurait. « C’était la dernière fois. »

… Elle ne voulait pas qu’il s’en mêle, ce n’était pas ses affaires. Elle ne voulait pas qu’il confronte son père, qu’il se blesse, pas alors qu’ils n’étaient rien de plus qu’une erreur de parcours, une occupation qui prendrait fin. Pourtant, alors qu’elle soutenait son regard, les mots de Naoto raisonnaient dans son esprit. Elle n’avait pas souvenir, qu’à un seul moment dans sa vie, quelqu’un ait voulu la protéger. Jamais. Il était le premier, le seul, à voir en elle ne certaine valeur, à la considérer comme un être vivant avec une volonté et non pas comme une poupée docile, son cœur s’était tordu. Elle s’était fait violence pour ne pas ouvrir cette boite-là, pour ne pas s’avouer qu’il n’avait eu besoin que d’une promesse qu’il ne tiendrait pas, une envie mensongère de la protéger, pour la faire succomber. Ses lèvres avait trouvés les siennes, une seconde, alors qu’elle y soufflait comme une menace, ou un pacte qu’ils venaient de conclure : « Et je suis la seule autorisée à te blesser. » si elle avait prévu le violer là, elle fut prise de court par le bruit de la bouteille qui éclatait et lui arracha un couinement surpris. « Ah! » avant que des éclaboussure de bière ne vienne s’abattre sur sa robe griffée. Soudainement ramenée à son rôle de princesse, elle s’était levée d’un bond, furieuse. « T’as vu ce que t’as fait! T’as bousillé ma robe! Elle coûte plus cher que tout ce que tu possèdes! » … jusqu’à ce que son regard ne trouve la main du jeune homme et que son souffle s’arrête net.

… Il était blessé. Pourquoi ça la dérangeait? En moins de deux, elle était debout, titubante. « … Et ta main. Abruti. Viens là, il faut désinfecter ça ! » sans lui demander son avis, elle avait attrapé son bras et avait tiré de toutes ses forces, le trainant tant bien que mal vers les toilettes de cet établissement minable. Mixte, ça veut tout dire. S’approchant de l’évier sans attendre, elle l’avait attiré à sa suite. « Bouge pas! » avant d’ouvrir l’eau et d’y tremper sa main qu’elle nettoya avec soin. Peut-être qu’elle avait trop d’expérience pour cacher des blessures, peut-être que son père l’avait déjà forcé à ramasser à main nue les couverts qu’il lançait dans sa direction quand elle le contredisait. Après quelques minutes, elle avait soulevé sa main dans la sienne, l’approchant de son minois pour observer les dégâts. « C’est mieux? … Tu saignes encore un peu... si ça se trouve, c'est fini la branlette pour toi. » … Dis Yurina, c’est à cause de l’alcool que tes lèvres se sont posées sur sa paume? T’essais la technique becqué bobo?

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