Got your poison running through my veins ft. Naoto

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     Dim 27 Aoû - 23:26
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]D’un œil externe, Daimon Saito était un père exemplaire et généreux – totalement gaga de sa fille unique vu les présent dont il la couvrait… Quelle perception erronée! Si les cadeaux, lorsqu’elle était gamine, avaient été une façon de dissiper le malaise qu’il avait à la rabaisser sans arrêt, à la mépriser ouvertement, et à contrôler chaque aspect de sa vie comme si elle n’était rien de plus qu’un chien voué à faire des trucs pour le divertir, il y avait longtemps que la culpabilité l’avait abandonné… probablement au même moment que sa jeune fille avait cessé de pleurer – une partie d’elle s’était rebuté à supplier, à demander pardon, et il avait certainement vu cette carapace comme la première pierre de sa rébellion. S’il apaisait ses larmes par des présents, depuis des années, il préférait de loin hausser d’un cran le poids de ses tortures. Maintenant, lorsqu’il lui offrait quelque chose, c’était d’avantage une carte blanche pour la violence psychologique à venir, un paiement pour ce qu’il lui ferait endurer. Plus l’offrande avait une grande valeur, pire était l’épreuve à subir. Yurina en était venu à détester les cadeaux, le moindre bouquet de fleur était à ses yeux signe d’insultes à venir…

Alors autant dire que lorsqu’elle était sortie de la rencontre trainee-manger, lorsqu’elle avait assisté à un combat de coq entre Toshiro et son paternel, donc ce dernier ne fut point le vainqueur, elle savait. Au fond d’elle, elle en était certaine, lorsqu’elle serait de retour à la maison, elle aurait droit à une pluie d’insulte et de restriction pour avoir osé … elle ne savait même pas ce qu’elle avait fait de travers, probablement tout, comme d’habitude, il avait encré dans son crane le fait qu’elle était minable désormais…. Mais le cadeau n’était pas venu, et de jour en jour, son angoisse grandissait. Une petite partie d’elle-même croyait même mériter une correction, elle était brisée à ce point, tordue, il lui avait tant reproché ne serait-ce que de respirer qu’elle ne pouvait qu’avancer, la peur au ventre, à la moindre accalmie. Elle ne méritait pas d’être exempte d’angoisse, la voir sur ses gardes, en attente, c’était son hobby préféré. Pourtant, après trois semaines sans représailles, elle avait presque cru… qu’il laisserait couler pour cette fois, que peut-être, avec le lancement du groupe, il était fier d’elle… grave erreur. Il ne serait jamais satisfait de quoi que ce soit venant d’elle. Elle aurait dû le savoir. L’espoir, c’était la seule chose qu’il voulait lui offrir… pour mieux lui reprendre. Puis elle l’avait vu, reposant sur son lit, la boite dorée aux inscriptions presque indécentes d’une bijouterie hors de prix.

Avec mille et une précautions, ses doigts s’étaient posés sur la boite, en caressant le lettrage imprimé comme s’il s’était agi d’un explosif, sans qu’elle ne daigne l’ouvrir, sa respiration s’était faite plus ardue et elle pouvait aisément discerner son cœur qui s’affolait. Elle aurait aimé jeter le présent au bout de ses bras, l’immoler, mais elle savait bien que l’ignorer n’arrangerait en rien sa situation, elle avait plus d’un échec à son actif. Ses phalanges tremblaient alors qu’elle ouvrait délicatement la boite, sentant la nausée la gagner en remarquant son contenu : un magnifique collier en or blanc ponctué en son centre de plusieurs diamants scintillant. Le bijou était sublime, il avait dû couter une vraie fortune : son père était en furie. Pétrifiée devant l’objet qu’elle découvrait, c’est une véritable vague de panique qui l’avait envahie, l’angoisse lui laissait un goût amer dans la bouche et une grande difficulté à contrôler ses yeux qui brûlaient des larmes retenues. Ne surtout pas faiblir, ça l’énervait encore plus. Il suffisait de conserver son masque d’indifférence, de soumission, de se montrer docile pendant le temps que durerait la tempête et de ne surtout pas le laisser voir que chacun de ses mots atteindraient leur cible. Trop occupé à ne pas s’effondrer, elle n’avait pas entendu la porte s’ouvrir, ni les pas précédent le maître des lieux s’approcher d’elle.

En fait, elle ne remarqua son père que lorsque sa main ferme, rude, se posa sur son épaule en une douceur qu’elle savait feinte. Son cœur loupa un battement, mais son visage n’était que candeur. Ses iris sombres demeurèrent obstinément posé sur le bijou, pas un son ne franchit ses lèvres, parler, c’était risquer de réveiller la bête. La main qui reposait sur elle se fit plus lourde, elle releva les yeux, un sourire au visage, luttant pour ne pas prendre la fuite. « Je vois que tu as trouvé mon présent… il ne te plait pas? » la voix était grave, posée, mais les iris qui croisèrent les siens étaient une tempête de colère. La peur la pris aux tripes, et le sourire bienveillant qui trônait sur les traits de son père n’aida en rien. Elle voulait hurler, la pression sur son épaule se relâcha alors que son paternel extirpait le bijou de la boite. « Tu devrais le porter, je pari qu’il t’ira à ravir… » imperceptiblement, c’est un frisson qui avait secoué ses épaules, l’angoisse au ventre.

Daimon Saito se tenait devant elle, collier en main, elle ne put qu’acquiescer alors que les mains de son père tenaient le bijou qu’il referma autour de son cou, sans un mot. Le sourire de l’ainé se fit plus grave, ses mains se posèrent avec violence sur ses épaules et serrèrent avec la ferme intention de lui faire mal. Pas un son ne franchit ses lèvres, elle les serrait fermement, de peur qu’un gémissement de douleur lui échappe si elle cédait. «  Avec ce collier, ça fait au moins une chose de regardable chez toi. J’ai du mal à croire que même avec le meilleur chirurgien, tu sois toujours aussi immonde. » Sa voix était toujours aussi posée, amusée même, et pourtant, chaque mot de butait au vide, à cette sensation de néant qui l’habitait sans arrêt. Yurina n’avait même plus l’impression d’exister quand il l’écrasait comme ça, elle était certaine de ne pas savoir droit à son opinion, d’être indigne de compliments. « Tu as perdu ta langue? À moins que tu ne sois trop bête pour dire  merci? », pour la première fois en vingt ans, elle fut pris d’une envie de lui répondre, un besoin presque flagrant de se rebeller – elle n’était plus à ça près, sa petite fille exemplaire, elle avait déjà commis le premier crime en cédant à un rustre… De se sentir, pendant une fraction de seconde, assez bien pour quelqu’un. La première dose d’un poison addictif… Elle osa relever la tête et soutenir le regard réprobateur une seconde… Une seconde de trop.

Si les yeux de l’homme trahirent un instant de la surprise, l’instant d’après, c’est une colère rouge qui s’empara de lui, son visage se contorsionnant en une expression de pure fureur, la veine battant brutalement à sa tempe. Avant qu’elle n’ait le temps de comprendre, ou de paniquer, ses mains avaient libérés ses épaules et c’est une claque sans retenue qu’il abattait sur son visage. Et une autre, alors qu’elle levait les mains pour se protéger. Elle pouvait sentir le goût ferreux de son propre sang dans sa bouche, et la brûlure du coup sur sa joue. « Tu penses que c’est une façon de regarder son père? » Les mains devant le visage, elle ne dit rien, ne bougea pas, totalement pétrifiée, mais ça aussi, ça l’énervait. Il se saisit de son poignet, brutalement, assez pour y laisser l’empreinte de ses doigts et la forcer à présenter son visage. « Tu crois que tu es autorisée à me contredire? Ou à t’amuser que ton pseudo-manager le fasse? Petite trainée! Tu es un tel échec, une telle honte, il est hors de question que je te laisse être impolie en prime, qu’en dirait le mari que j’ai dû payer pour qu’il veuille bien de toi! » Oh s’il savait… elle avait serré les dents, sentant un nouveau coup la prendre au cotes, et un autre, elle perdit pied, posant le genou par terre, sentant ses yeux brûler, elle le ferma, pas question de pleurer. Elle pouvait endurer ça, elle pouvait tout endurer.

Ce n’était qu’une autre étape, une autre épreuve, elle serra les dents. Elle le méritait, non? Le vide énorme en elle ne pouvait que renvoyer l’écho des insultes de son père… elle se ressentait rien. Si elle devait crever battue à mort, à qui manquerait-elle? Huit coups, c’est ceux qu’il poursuivi à abattre sur elle, sur ses bras, son ventre, avant qu’elle ne craque finalement. À moins que ça ne soit la voix de sa mère, demeurée immobile dans le cadre de porte, témoin silencieux - traitresse, comme toujours, qui ramena le père de famille à la raison. Qu’il se soit excusé, qu’il ait donné un ordre, elle s’en fichait, elle n’entendait plus rien, et ce sentiment d’être pétrifiée, impuissante, pire encore, de mériter tout cela, ne la quitta pas même lorsqu’elle se retrouva seule sur le plancher de sa chambre. Elle ne pleurerait pas. Plus jamais. Difficilement, elle se releva, jugeant des dommages. Son corps entier lui faisait un mal de chien, elle aurait probablement des marques douloureuses sur les bras, les cotes… mais outre sa lèvre fendue, son visage était dans un état acceptable. Sans réfléchir, elle attrapa son sac à main, ses clés, et descendit quatre à quatre les marches de la demeure familiale, courant presque jusqu’à sa voiture avant d’y prendre place et de quitter l’enceinte de leur demeure. Et pour aller où?

Elle serrait le volant à en avoir les jointures blanches, instinctivement, elle s’était stationnée dans le parking de l’Agence, seul endroit où elle se sentait presque comme chez elle. Et puis quoi maintenant? Son regard avait erré jusqu’à son rétroviseur, assez pour remarquer, sur le siège arrière, l’immonde hoodie qu’elle avait piqué au plus moche de tous les moches… Un curieux mélange de fascination et de haine grimpa en elle. C’était de sa faute, à ce minable, pour avoir osé planter en elle la première pousse de rébellion. Tendant le bras, elle s’était emparée de la veste et l’avait enfilé, histoire de masquer les traces de son paternel sur ses bras nus. Elle ne l’avouerait jamais, mais retrouver une fraction de seconde son odeur, sa présence, suffisait à chasser une partie de l’angoisse, à lui donner cette impression ridicule d’avoir son mot à dire… Avant de le maudire pour en être la cause. Remontant le capuchon sur sa tête, elle était sortie du véhicule, avait attrapé son sac et avait laissé ses pas la conduire jusqu’au dortoir de cet abruti. Elle aurait dû y penser, vraiment y penser, ce n’était ni convenable, ni sage, que de se pointer comme ça, mais il était son animal, sa chose, et elle pouvait en faire ce qu’elle voulait. Là maintenant, elle voulait qu’il lui fasse oublier la raison pour laquelle son poing, en s’abattant sur sa porte, tremblait. Lorsqu’il daigna l’ouvrir, elle avait un sourire faux, faussement en contrôle aux lèvres. Son ton d’impératrice du monde de retour, elle décida s’abattre sur lui la force de son impuissance : « Je sais qu’à cette heure, tu te touches surement devant un porno, mais je me suis dit que ça serait sympa de passer te voir, histoire que tu fantasmes sur moi plutôt. » Non, elle n’allait pas faire état de sa lèvre en sang. Ni du fait qu’elle portait clairement ses fringues. Elle aussi, finirait par avoir un casier judiciaire.

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     Mer 30 Aoû - 22:33
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sa haine n’avait été que décuplé. Depuis qu’il savait, son esprit était en permanence tourné vers cette rencontre. Qu’il était en vie quelque part, Naoto l’avait toujours envisagé. Mais il se plaisait à se dire qu’il souffrait, qu’il était peut-être SDF, baignait dans sa merde et avait une cirrhose du foie, avec tout ce qu’il picolait ! Il se complaisait à le voir malheureux, détruit, une ordure, la pire des merdes. Un déchet humain ! Ces pensées suffisaient à le contenter, à se dire que c’était lui qui avait gagné ! Il avait un toit, il avait une situation pas forcément glorieuse, mais presque enviable en tant que trainee à la E.E. et il n’avait pas besoin d’eux. Sauf que ces beaux fantasmes s’étaient envolé en fumée. Il allait bien, même très bien. Il avait, semblerait-il, une petite vie rangée, avec son costard impeccable, ses cheveux parfaitement coiffés et cet aspect propre sur lui qu’il n’aurait même pas pu imaginer.

Il ne voulait même pas savoir ce qu’était devenue sa mère. Un parent baignant dans la réussite, c’était largement assez. Plus qu’il ne pourrait le supporter. Il n’avait même pas eu le courage d’en parler à Asuka. Il n’arrivait pas vraiment à s’ouvrir, à en parler. Il n’avait pas de bons souvenirs à raconter avec un petit sourire nostalgique comme dans les films. Vraiment, aucun souvenir heureux ne pouvait apparaitre dans son esprit et il savait qu’Asuka avait eu plus de chances que lui, de se faire ainsi abandonner. Koike Naoko. Non, ils auraient vraiment été ridicule, qui plus est ! Le manque de fantaisie était flagrant chez ses parents. Déjà que Naoto était un prénom terriblement commun. Il savait qu’il ne devait plus y penser, pourtant, la plupart du temps, qu’avait-il de mieux à faire ?

Du mieux qu’il pouvait, il se changeait les idées. Yurina aidait pas mal pour ce genre de choses. Avec ses manières et sa langue toujours bien pendue, il avait de la marge pour ne pas s’ennuyer. Elle était tellement chiante… Clairement insupportable. Peut-être qu’il aimait un peu trop ça, quand elle faisait sa Princesse, quand elle le méprisait. Il perdait la tête, toujours en combat avec elle, toujours à chercher à la dominer, à prendre le dessus. C’était bien ça le meilleur entre eux, de toute façon. Il pourrait presque la remercier de venir animer sa vie comme il le faisait si bien pour la sienne, d’ailleurs. Mais plutôt crever que de la remercier de quoique ce soit. Il préférerait sincèrement se faire écraser par un bus ou se faire violer par un manchot sur une base régulière. C’était toujours une question de fierté. De domination. Naoto le savait et ça lui plaisait. Il voulait continuer ce petit jeu malsain, il voulait continuer de la voir, juste pour prendre l’ascendant. Etre le plus fort.

Son colocataire venait de sortir, il lui avait demandé si son amie comptait venir ce soir, Naoto lui avait gentiment répondu en haussant les épaules. Il saurait bien si elle était venue ou non. S’ils avaient eu le loisir de tester la chambre dans son entièreté, c’était bien le lit de cette pédale sur lequel c’était le plus intéressant. Un soupir quitta sa gorge en entendant frapper. S’il avait oublié un truc, il allait le fracasser. Pourquoi devait-il se lever ? Il était si épuisé de cette journée où il n’avait rien fait. Pinçant les lèvres, il se décida à traîner sa carcasse jusqu’à la porte.

Son regard se posa sur elle immédiatement. Elle était si différente de d’habitude, même si sa bouche racontait toujours les mêmes conneries. Naoto ne l’écoutait pas, se poussant vivement, il la laissa entrer, il attrapa sa mâchoire après avoir fermé la porte, levant sa tête vers lui. « C’est quoi ça ? D’où tu viens ? Qui t’a fait ça ? » C’était pas son sweatshirt ? Bon, il passerait sur ce détail plus tard. Approchant son visage pour mieux regarder, il sentit une colère incompréhensible grimper en lui et il la relâcha, répétant en haussant la voix : « Qui t’a fait ça ?! » Qu’il aille le tuer. Parce qu’elle n’avait plus des lèvres fonctionnelles et que ça le frustrait. Entre autre, oui.

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     Jeu 31 Aoû - 0:15
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« » ses iris s’étaient accrochés à ceux du jeune homme, une colère sourde y brillait alors qu’elle le laissait serrer sa mâchoire au point de la faire grimacer sous la douleur – son visage avait eu sa dose de contact brusque. Par réflexe, ses mains s’étaient saisies de l’avant-bras de son vis-à-vis, alors qu’elle y enfonçait ses doigts comme pour lui indiquer clairement de libérer son minois… ou de ne jamais lâcher, au choix. Avouer ce qui s’était passé, qui lui avait fait ça, c’était rendre réel l’incident et elle ne pouvait s’y résigner. Intérieurement, Yurina avait toujours eu cette petite voix qui la rassurait, à chaque fois que son père l’insultait, la dénigrait, contrôlait la moindre facette de son existence… il ne la frappait pas. La violence physique, c’était pour les autres, elle n’avait qu’à encaisser, hocher la tête, écouter, et ça passerait. Ça passerait vite, sans traces, sans marques, il ne lèverait pas la main sur elle. Évidemment, elle se faisait des idées, elle se mentait impunément pour se rassurer, mais c’était sa seule façon de fermer les yeux… Sauf que ça avait volé en éclat désormais, il avait porté le premier coup… Ses doigts s’étaient agrippés plus fermement à Naoto, comme pour contrôler les tremblements que cette réalisation apportait. Il l’avait frappé, et elle avait bien vu, ce sourire ravis, cet air adorateur… il allait recommencer. Elle devrait désormais craindre non seulement les mots, mais les coups… Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle se blâmait, elle avait causé ça… Elle et ses imperfections, ses ratés… elle qui n’était assez bien pour personne. Pas même pour un chien galleux.

Lorsqu’il osa répéter sa question, avec cet air menaçant, elle le toisa de ses iris sombres, pinçant les lèvres avant de les rouler l’une contre l’autre un instant en le dévisageant, qu’il reprenne sa place, il n’était qu’un sous-homme, il n’avait aucun droit de lever le ton sur sa royale personne. Surtout pas maintenant, elle avait besoin de sentir qu’il y avait au minimum une créature inférieure à elle… il était ce minable. Il était hors de question qu’elle se montre vulnérable devant lui, ni maintenant ni jamais, elle préférait être écartelée comme à l’âge médiévale ou vendue en mariage à un vieux moche – genre plus vieux et plus moche que le croulant de Kamiya! Et puis, ne disait-on pas qu’il ne fallait jamais laisser son chien voir sa peur? Par soucis pour son dressage qui commençait à porter fruit, au moins pour la portion horizontale du programme, elle devait conserver la dominance dans leur duo, après tout, une lutte de pouvoir, c’était bien la seule chose qu’ils avaient en commun. Yurina avait forcé ses lèvres à s’étirer dans un sourire faux, moqueur, histoire qu’il ne remarque pas que cette façade était à deux doigts de s’écrouler. « Ce n’est pas important. » Les mots d’abord extirpés difficilement l’avait remis sur les rails, pour l’instant.

Nonchalamment, elle avait passé une main dans sa tignasse en souriant avec une assurance fictive. « Tu devrais voir dans quel état je l’ai mis ~ » … Son égo, encore et toujours, elle n’avait que cela à quoi s’accrocher. Cette illusion qu’elle était en contrôle, qu’elle était indestructible… en réalité, le moindre souffle aurait suffi à la faire chavirer. C’était risible, elle pouvait facilement imaginer de quoi son paternel avait l’air en ce moment. Fier, calme, peut-être même qu’il avait pris son pied, il semblait toujours spécialement comblé après l’avoir humilié convenablement. Si elle s’était longtemps demandé si un autre enfant, plus beau, plus brillant… plus masculin aurait évité que Daimon Saito ne s’adonne à ce jeu destructif, elle savait maintenant que non. Non, son père aimait beaucoup trop percevoir sur ses traits la crainte, l’angoisse sourde, il adorait savoir qu’elle était presque morte de panique à anticiper quelle erreur il lui reprocherait le lendemain. C'était sans issue. Et ça, comme tout le reste, elle devrait s’y faire, sa vie ne lui appartenait pas vraiment, elle n’était que le pantin de son géniteur. Toujours avec cet air moqueur au visage, elle avait fait un pas vers Naoto, posant sans la moindre gêne une main sur son torse, s’agrippant au tissu de son chandail, sa jumelle retrouvant aisément sa place de choix sur la nuque du photographe. Serrant comme pour assouvir son autorité. Elle reprenait le contrôle, elle marquait son territoire… « Allez, fais pas cette tête…   » sa voix n’était qu’un murmure suave, provoquant, mais il y avait cette petite note de forcé, de mensonger, comme si elle tentait de dissimuler les premiers fracas de sa carapace, de son assurance... « C’est rien de grave, je peux encore faire un tas de truc avec ma bouche… » genre le fixer avec un regard indécents et passer sa langue sur ses lèvres … à quel moment était-elle devenue folle?

Une partie d’elle avait envie qu’il la touche, qu’il ne laisse sur son corps plus aucune autre sensation que celle de ses mains, cette drogue malsaine dont elle ne pouvait plus se passer. Qu’il chasse de son esprit toutes les pensées horribles qui la faisaient trembler de peur… En même temps, il était hors de question qu’elle dévoile les marques qui devaient tapisser ses bras, ses cotes… Elle ne savait que trop bien qu’en ce monde, on ne peut compter sur personne, les soucis son des choses qu’on arrange seule, elle ne lui ferait pas le plaisir de lui dévoiler ses faiblesses. Jamais. Et elle le haïssait pour lui donner envie de le faire, de lui dire. Les doigts qui serrèrent son chandail se firent plus insistants, elle avait recommencé à trembler, mais son masque d’indifférence était bel et bien en place. « T’as l’air fâché… on dirait presque que t’es inquiet…. Ça fait un peu gay. Même carrément PD. Ton colocataire t’as converti?   »  

… Au fond d’elle, elle trouvait ça presqu’adorable, qu’il semble s’insurger. Personne ne l’avait jamais fait avant, croire qu’elle ne méritait peut-être pas ça… Et paradoxalement, ça la terrorisait. Elle se refusait à accepter son attention, il était hors de question qu’elle donne une importance à ces gestes, à lui… ou à personne d’autre d’ailleurs. Elle risquait de beaucoup trop y prendre goût. Elle préférait prendre cet air moqueur, insupportable, et se moqueur plutôt que de risquer de fondre en larmes à l’idée que quelqu’un en ait quelque chose à foutre d’elle. Naoto n’était qu’un jouet bas de gamme, et comme tout le reste, un jour elle le mettrait au rebus. Ses mains s’étaient rejointes sur son torse, elle les appuya délicatement en se hissant sur la pointe des pieds, ses traits prenant un air espiègle, le tout, avec cet abruti, c’était de lui changer les idées… et ça tombait bien, elle avait justement envie de penser à autre chose. « Tu sais, mon groupe vient de faire ses débuts, et je pensais fêter ça comme il se doit. » plus elle parlait, plus elle reprenait son personnage d’impératrice, et plus elle réussissait à masquer sa faiblesse. Ça allait, il ne fallait simplement pas cesser de bouger, de penser à autre chose. « J’ai une voiture, des bouteilles d’alcool d’ Hiyori, une carte de crédit illimitée et une boite de capotes. T’as pas envie qu’on ait faire un tour? » parce qu’elle, elle avait vraiment envie de changer de décors, histoire de relayer au fond de son esprit le cauchemar qu’elle venait de vivre. Elle le nierait haut et fort, mais c'est avec lui qu'elle voulait aller faire un tour... il était tellement doué pour chasser ses démons et devenir le diable en personne... 

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     Mer 6 Sep - 9:28
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NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Naoto n’avait jamais été particulièrement violent. En fait, étrangement, c’était sa profonde passivité qui inspirait le respect. C’était impossible de l’énerver, il s’en fichait totalement quoiqu’on lui dise, ça ne l’atteignait pas. S’il ne se laissait pas faire pour autant, la violence physique, ce n’était pas pour lui et il avait du mal quand on y avait recourt. Sauf quand ça concernait Sae, là, il s’énervait un peu trop facilement et oui, avouons-le, il rêvait de frapper ce Mirai, de lui casser la tête en deux… On ne touchait pas sa sœur ! Jamais ! Sous aucun prétexte ! Sae aurait dû rester pure toute sa vie, que personne ne pose ses sales pattes sur elle. Rien que d’y penser, il ressentait des frissons d’effrois. Pas elle. Pas ce petit bébé. Parce qu’à ses yeux, c’était encore une enfant. Et elle méritait bien mieux que ce type au physique plutôt ingrat !

Ses pensées s’étaient un peu égaré et rapidement, il fixa Yurina à nouveau, ainsi que son visage tuméfié. Là, oui, il était énervé. Parce qu’il ne comprenait pas la situation et qu’il n’aimait pas l’idée que quelqu’un lui ait fait du mal. C’était à lui de la tourmenter, de s’amuser à la blesser. Enfin, non, pas physiquement. Ou du moins, pas comme ça. C’était étrange, à ne rien comprendre. Il la tenait fermement, fixant son visage en demandant des noms, un coupable à abattre. C’était intolérable pour lui de ne rien faire. Ses si jolis traits de Princesse insupportable et détestable. Elle avait l’air totalement pathétique et fragile, mais pas dans la façon dont il aimait la voir. Son sourire mauvais ne le rassurait pas, ne le calmait pas une seule seconde. Bien au contraire. Et qu’elle ose dire que ce n’était pas important ne l’aidait pas à se calmer. Au contraire, il serra son visage un peu plus fort, la fixant encore plus durement.

« Dans quel état tu l’as mis ? » Est-ce qu’elle le pensait idiot au point de croire qu’elle savait se battre ? Elle pouvait faire mal, mais elle était frêle. Il connaissait assez son corps pour pouvoir l’affirmer. Brusquement, il la relâcha, s’écartant un peu pour l’observer. Ça n’avait pas l’air d’être le genre de blessure qu’on se faisait en se battant, elle le prenait pour un con et en plus elle ne s’était probablement jamais battue avec personne. « Dis-moi qui c’était. » Son ton s’était rehaussé, il la fixait plus durement, avec davantage d’autorité. Qu’elle arrête de le prendre pour un idiot. Qu’elle lui dise ! Il trouvait un couteau, irait le tuer et engagerait Taiki pour s’accuser à sa place. Ensuite, on en parlerait plus ! Son regard dur se posa sur elle quand elle laissa sa main reposer sur son torse, l’autre derrière sa nuque. Malheureusement pour elle, il était trop énervé pour trouver le temps d’être excité par ce qu’elle faisait et, plutôt que d’y répondre, il fronça les sourcils, se redressant un peu.

Naoto sentait les dents de la riche héritière trembler contre son chandail, son regard ne la quittait pas, attendant toujours un nom, prononcé comme la sentence d’une mise à mort à venir. Au moins, elle n’avait pas perdu la main pour être désagréable et moqueuse. Non, il n’était pas inquiet, il s’en fichait d’elle. Il n’aimait juste pas l’idée que quelqu’un l’ait blessé. Parce que ce serait probablement plus difficile pour lui de se la faire. Evidemment ! Cette fille n’avait aucune importance à ses yeux. Elle pourrait disparaître demain qu’il n’en aurait que faire. Ses mots, il se les répétait souvent, par conviction. Pas parce qu’il devait s’en convaincre. « Ferme ta gueule, Yurina. » Avec ses conneries de gays et d’inquiétude. D’un geste sec, il la repoussa.

Le mal en personne. Parce qu’il n’arrivait pas á rester forcément indifférent à ses charmes longtemps. Elle était tellement détestable. Elle s’appuyait sur son torse et son regard ne parvenait pas à la lâcher. Fêter les débuts de son groupe. Pourquoi si soudainement ? Elle ne lui répondrait pas. Et peut-être que l’idée lui apparut d’elle-même ensuite. De l’alcool. Sa main se posa vivement sur sa taille qu’il enserra, l’amenant contre lui sans la moindre douceur. Il voulait voir si elle était blessée ailleurs. « Je monte pas dans une de tes voitures de luxe. C’est moi qui décide où on va, y a rien de plus pathétique que de se souler au champagne. Et t’as intérêt à me faire passer une bonne soirée. » L’amenant plus près, il laissa ses lèvres s’approcher de son oreille. « Sinon, je te le ferai regretter. »

Naoto la relâcha d’un coup, s’éloignant dans un sourire fier. Elle finirait par lui dire, elle finirait pas craquer. Le Japonais s’en faisait la promesse alors qu’il se retournait vers son armoire, prenant des affaires décentes. Un tee-shirt plus présentable et un jeans foncé. S’il devenait idole, il savait qu’on le forcerait à soigner davantage son style vestimentaire. Qu’il en profite tant qu’il pouvait, glissant dans son jeans, il le ferma en détaillant Yurina. « T’es contente de devenir idole ? Et d’épouser un moche ? J’ai lu l’article, c’est mignon. » Il ne pouvait empêcher le ton moqueur, s’approchant à nouveau d’elle, il glissa sa main sur ses fesses pour la rapprocher de son bassin. « Tu dois être si amoureuse ! » Cette fois-ci, c’était clairement narquois avant qu’il ne s’éloigne totalement, enfilant son tee-shirt. « Allez, bouge, on y va. » Avant que ce sujet devienne épineux et l’énerve. Asuka avait dit qu’il était gay (enfin, il l’avait interprété ainsi) et le jeune trainee comptait bien s’en contenter.

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     Mer 6 Sep - 17:01
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle se sentait tellement minuscule en cet instant, et elle avait besoin de tout son courage pour ne pas fondre en larme, ou céder à cette envie ridicule de se nicher dans ses bras, ça changerait quoi? Il ne pouvait rien pour elle, au mieux, il la plaindrait, au pire? Il profiterait de cette fissure dans son masque de riche héritière en contrôle pour l’achever. Hors de question. Son visage restait impassible alors qu’elle endurait ses questions, répétées encore et encore, comme un perroquet acharné, sans qu’elle ne daigne y répondre. Elle demeurait butée, froide, protégeant son humiliation précieusement comme si c’était le dernier vestige d’elle et qu’il devait à tout prix être dissimulé. Son chien galleux avait vu ses pires côtés, sa folie, sa colère, ses menaces et sa possessivité maladive, ces parcelles détestables d’elle-même qui demeuraient pourtant fortes, imposantes… Il ne verrait jamais la gamine terrifiée qui ne savait que trop bien, que les coups qu’elle avait subi ce soir-là, n’étaient que le début. Son père y avait pris goût, elle l’avait lu dans ses yeux, il deviendrait plus malin, et cette simple constatation lui glaçait le sang. Lorsqu’elle se sentait traquée comme une proie, elle optait naturellement pour l’attaque, sans exception. C’est probablement pour cette raison que ses doigts s’étaient resserrés sur son torse, une mise en garde silencieuse, alors qu’elle plongeait ses iris fulminants dans les siens. « Et toi alors? » ce n’était qu’un souffle, un murmure, ses doigts tremblants s’étaient pressés un peu plus contre sa nuque, sa voix avait repris un brin d’assurance, pas encore assez, mais c’était un début… « Quand tu es soudainement apparu encore plus moche que d’habitude – avec ces blessures - il y a plusieurs semaines, je t’ai pas demandé pourquoi, c’est pas mes affaires. » mais ça l’avait énervé, ça l’avait mis hors d’elle que quelqu’un ait laissé des traces sur sa personne.

Il lui appartenait, les seules marques qui devraient orner son corps étaient celles qu’elle y posait, ses ongles, ses lèvres, il n’était autorisé qu’à des modifications qui clamaient son appartenance à elle seule. Elle avait eu envie de lui extirper une explication, un nom, elle aurait aisément pu faire descendre la personne qui avait osé toucher à son jouet, ou pire encore, elle se serait sali les mains elle-même, pas pour lui – jamais, elle le haïssait… mais pour défendre son territoire… Sauf qu’elle avait gardé un silence buté, découvrant dans leurs jeux charnels des blessures dont elle ignorait l’origine, dont elle n’était pas la source. Parce que demander, c’était en avoir quelque chose à faire, c’était lui donner une dimension spéciale. Personne ne méritait cela, et encore moins lui. Mais elle finirait par savoir, elle lui extirperait des aveux, des noms… et que dieu leurs vienne en aide, elle avait déjà imaginée les tortures dont elles les accableraient! … Juste parce qu’ils lui avaient abimés, pas par égard pour ce connard… Elle allait finir par se croire. Ses lèvres s’étaient pincées, hargneuse, satisfaite, elle savait bien qu’il ne lui donnerait aucune explications, sinon, il l’aurait déjà fait. Mais s’il n’offrait rien, il n’obtiendrait rien. Elle avait conclus, nonchalante. « Et là, maintenant, ce ne sont pas les tiennes. Alors laisses tomber, c’était un accident, ça n’arrivera plus. » Même ce mensonge, elle ne pouvait s’en convaincre… Elle pouvait sentir sa respiration reprendre un rythme normal, son cœur battre plus lentement, là, une seconde, une minute, elle se sentait en sécurité avec lui. Pour une raison ridicule. Désespérée à l’idée d’enterrer ses craintes, elle avait eu envie s’accrocher à ce minable, de se moquer, de le rabaisser… parce qu’en comparaison, elle serait moins pathétique. Sauf qu’il ne marchait pas, pas vraiment.

Il osait lui demandait de la fermer? En même temps, elle s’était attendue à quoi, elle ne voulait ni compassion ni tendresse, l’insulter était certainement le meilleur moyen de la secouer suffisamment pour qu’elle se reprenne. Son égo était plus fort que ses peurs. « T’as vraiment rien appris? Je ne prends pas d’ordre de toi. » Et de personne d’ailleurs, sauf celui dont elle portait le nom. Qu’il ait osé s’imaginer qu’il pouvait exiger d’elle qu’elle ne parle plus l’insupportait. Et pour s’assurer de remporter cette manche, de ne surtout pas le laisser compter un point dans ce jeu malsain qui les liait, elle avait rétorqué, son sourire devenait instantanément plus mauvais : « Si tu veux que je la boucle, va falloir me faire taire. » … faible comme répartie, mais c’était un début? Elle aurait voulu se gifler, se battre, se faire face et hurler à plein poumon qu’elle devait se reprendre, qu’elle ne pouvait pas laisser la peur grimper en elle, la posséder, elle devait se contenir, sinon il aurait gagné.

Revenant à la charge, elle s’était hissée sur la pointe des pieds, appuyant ses mains sur son torse, son regard encré au sien, à croire que lorsqu’elle l’observait, elle se trouvait instantanément envoutée, il était le diable en personne et à trop le regarder, elle s’immolerait, mais il y avait quelque chose d’ensorcelant dans la façon dont il la fixait, il n’y avait bien que dans ses yeux qu’elle se voyait désirable. Elle les lui aurait crevés pour la peine! Elle devait se changer les idées, sortir, faire quoi que ce soit d’autre que de rester là à attendre qu’il la perce à jour. Elle était reconnaissante au hoodie qu’elle lui avait piqué de cacher ses bras, elle se savait couverte de blessures, son corps entier était douloureux, si bien que lorsqu’il s’empara de sa taille, elle grimaça, espérant qu’il ne remarquerait pas le gémissement qu’elle avait retenu en pinçant les lèvres. Là aussi, elle avait mal. Dans un effort désespéré de le lui cacher, elle s’était collée un peu plus contre lui, comme si ça pouvait la stabiliser, réprimer les tremblements de ses mains…« C’est bon. Je marche. Mais m’amène pas dans un endroit trop publique, je ne tiens pas à suicider ma carrière avant même de débuter… » ses lèvres s’étaient étirées en un sourire. « Sinon c’est moi qui te le ferai regretter. » sur cette menace presque tendre, elle l’avait laissé s’échapper, refermant ses propres bras sur elle-même, elle était tellement minuscule dans son horrible pull, mais hors de question de le retirer.

Relevant la tête pour ne rien manquer du spectacle, Yurina ne l’avait pas quitté des yeux, alors qu’il enfilait un jeans immonde de simplicité à contrecœur, d’ordinaire, elle préférait qu’il les retire ses fringues… Objectivement, il n’était pas si moche, il avait quelques muscles, il avait l’air mâle… plus que son fiancé du moins…. Avec ses cheveux roses! Évidemment, elle n’allait pas le lui dire, des plans pour qu’il aborde ce maudit sourire fier qui lui donnait les envies paradoxales de lui arracher les yeux et de se jeter sur lui. Elle était malade, mais plus fort encore que cette étrange attirance pour le rustre, il y avait ce déni, cette petite voix qui lui répétait en boucle comme un vinyle égratigné qu’elle ne faisait que l’utiliser, le mettre à sa main, qu’elle n’en avait rien à faire de lui, qu’il pouvait bien crever elle s’en moquait, il ne lui manquerait pas. Enfin, tant qu’il disparaissait demain, parce que là, maintenant, Naoto était exactement ce dont elle avait besoin, cette façon qu’il avait de la narguer, de la mettre hors d’elle, ça suffisait à lui redonner un peu d’aplomb, à retomber sur ses pieds et surtout, à oublier, un moment, une soirée, la peur qui la prenait au ventre. Ses traits s’étaient étirés en un sourire arrogant, un sourire princier – ses favoris, alors qu’elle lui répondait impunément, adorant lire l’énervement sur son visage :« Je suis plutôt satisfaite oui. Tu devrais tenter ta chance pour le casting des F!GHTERS, c’est dans mes fantasmes de coucher avec un idol… remarque Choi est pas mal… » … oui, elle devait l’énerver. Assurément.

Instinctivement, dès qu’il avait posé une main sur ses fesses, son dos s’était cabré et elle avait fait un pas vers l’avant, histoire que son bassin effleure le sien, ses mains retrouvant leurs appuis sur son torse comme si elle ne l’avait jamais quitté. Elle se trouvait tellement minable de réagir à lui aussi vivement, comme une junky en manque de sa dose…en manque de lui. Depuis quand était-elle aussi pathétique? Elle avait déjà assez honte d’avoir commis un péché hors mariage un nombre assez élevé de fois pour ne plus pouvoir blâmer un accident… « Oh mon dieu… cet article bidon, tu l’as lu? » … ses yeux brillaient de moqueries, ses lèvres n’étaient qu’un sourire de chieur alors qu’elle concluait un : « Tu sais lire? » un petit rire provocant lui échappa alors qu’elle accrochait à nouveau ses perles aux siennes, répétant d’un ton des plus méprisant, comme s’il était un élève particulièrement bête. « Amoureuse? » ses mains avaient lentement glissées vers le haut, caressant son torse, ses épaules, avant d’emprisonner son visage comme on le ferait avec un chiot attendrissant. « Comme c’est mignon, naïf. L’amour c’est pour les faibles et les idiots qui aiment croire à des conneries. » Elle n’aimait pas Haruto, au mieux, elle le supportait. La vérité était qu’elle devait sortir de cette maison. Et dans cette entreprise-là, le jeune médecin demeurait sa seule porte de sortie, son seul salut, personne d’autre ne l’aiderait, personne. Alors soit, elle allait l’épouser, hors de question de le laisser fuir. Parce que ça enragerait son père, et qu’elle en paierait le prix, la simple idée la pétrifiait. Elle préférait de loin un mari qu’elle méprisait – de par sa lâcheté, de pas cette façon qu’il avait eu de la supplier de tout annuler, de tout prendre le blâme sur ses épaules. Elle préférait largement un mec mignon qui l’agaçait au plus haut point, qui osait lui demander de foutre sa vie en l’air pour sauver son ‘’grand amour’’ – concept ridicule à ces yeux à elle, personne ne lui ayant jamais appris à aimer – plutôt que d’endurer son père. Elle l’avait vu dans ses gestes, dans ses prunelles… un jour, il irait trop loin, un jour, elle ne se relèverait pas.

Elle avait libéré son visage lentement, surement, avant de poser un baiser possessif sur ses lèvres, juste pour lui rappeler que ses noces à venir ne lui donnaient pas le droit de changer de propriétaire. « Que je me mari ne change rien. Tu m’appartiens. » … c’était une façon comme une autre de lui dire qu’il n’avait aucune issue lui non plus? Ou alors, qu’elle le voulait dans son drôle d’univers? Enfouissant ses mains dans les poches du vêtement dérobé, elle avait fait un pas vers la porte, demandant : « Je peux savoir où tu m’amènes? »  

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     Mer 6 Sep - 22:52
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Et lui alors ? Un sourire se dessina au coin de ses lèvres, prenant son fameux air détaché. Quoi, lui ? Il n’avait rien à se reprocher, rien à lui dire. Ce n’était pas pareil. Elle le savait pourtant. Dans une épopée médiévale, il était le paysan et elle la Princesse.  Si le paysan était souillé, ça ne choquait personne, si c’était le paysan qui revenait souillé. La Princesse, forcément, ça suscitait plus d’interrogation. Doucement, il pencha la tête sur le côté, souriant en coin, quand bien même il n’oubliait pas ce qu’il voulait savoir. Ce qui le concernait ne la regardait pas. Même blessé, il avait toujours été aussi beau et toujours aussi performant, elle ne pouvait pas mentir maintenant ! C’était un mauvais jour, une mauvaise rencontre. Ses doigts se crispèrent un peu en y repensant. Il devait oublier. Il finirait par oublier. Il n’avait même pas réussi à en parler à Sae.

Ce n’était pas les affaires de Yurina, ce n’était les affaires de personne. Plus jamais il ne voulait le croiser, plus jamais il ne voulait revivre cette journée. Il ne voulait plus y penser parce qu’avoir été confronté à la réalité était bien trop difficile et il voulait oublier tout ça. À quoi bon repenser au passé ? Il n’avait pas besoin de famille. Il ne pouvait pas considérer le foyer qui l’avait accueilli comme sa famille, c’était trop bizarre. Sae était comme une vraie sœur. Et il avait retrouvé Asuka, une jumelle, ce n’était pas rien. Mais il ne voulait pas parler famille, on ne parlait pas de lui, mais bien d’elle. Ce visage blessé, cette douleur qu’il pouvait lire. Il voulait être le seul en mesure de lui faire du mal. Si ça la concernait, ça le concernait aussi. Ils avaient une relation étrange. Il lui voulait du mal, il lui souhaitait de souffrir, mais pas comme ça. Pas si ça ne venait pas de lui. Pas si elle finissait défigurer.

Elle ne prenait pas d’ordre de lui. Oh, Naoto le savait. Ce n’était pas pour autant qu’il arrêterait. S’il lui disait de la fermer, c’était presque un automatisme. Il savait comment il devrait s’y prendre pour qu’elle la ferme totalement. En guise de réponse, il leva la tête pour la toiser. Il n’allait pas la faire taire, ce serait trop facile pour elle, une façon de lui échapper trop simple. Elle l’hypnotisait, elle pouvait l’avoir trop facilement quand elle le touchait, quand elle s’approchait. Son regard restait figé sur elle. Comme un test, il passa ses bras autour d’elle, la plaquant contre lui. Sa réaction ne lui avait pas échappé. On ne l’avait pas que frappé au visage. Il finirait bien par retrouver cette personne, et peu importe qui c’était, il lui ferait payer, en pire encore. Il trouverait le moyen de le faire souffrir, de le torturer s’il le fallait. Souriant à ses mots, il haussa les épaules, s’éloignant d’elle. « Tu crois vraiment que j’aime les endroits où y a du monde ? » Il était déjà au bout de sa vie quand il devait marcher dans les couloirs de cette agence décidément trop peuplé à son goût.

Rapidement, il trouva de quoi se change. Rien de bien cher, rien de bien luxueux. Il n’aimait pas forcément l’originalité. Ses styles vestimentaires étaient ordinaires, ça ne l’avait jamais intéressé. Il savait que s’il devenait idole, il devrait remédier à ça. Une tristesse comme jamais vue, il l’entendait assez dans les cours d’image public. Un drame. « Tu crois que j’aurais encore le temps pour toi si je rejoins ce groupe ? » S’approchant d’elle, il croisa son regard, u sourire au bord des lèvres. « Avec toutes ces filles plus belles et drôles que toi autour de moi ? » Il savait qu’elles ne seraient pas forcément plus intéressantes, mais Yurina n’avait pas besoin de savoir tout ça. il aimait la rendre folle, il aimait la voir en colère et s’offusquer, son visage de princesse qui se déformait sous sa hargne.

Oui, il avait lu l’article. Des conneries, il n’y croyait pas une seule seconde. Ce mariage totalement bidon. Il ne comprenait pas vraiment ce genre de principe. Enfin, concrètement, il ne comprenait pas le mariage tout court. Unir sa vie à une personne ? Quelle idée grotesque. « Non, sois pas débile, on me l’a lu. » Son sourire se fit narquois sans jamais la lâcher du regard. Il ne se vexait plus face à son mépris. Il la laissa poser ses mains sur son visage. Amoureuse. Elle était si froide, c’était difficile de l’imaginer pouvoir aimer quelqu’un. Il n’y croyait pas non plus. Il trouvait ça tellement stupide, l’amour. Tomber amoureux. Il savait que ce n’était des conneries, une illusion qu’on avait inventée et que les gens se persuadaient de pouvoir connaître. Un peu comme les enfants avec le père noël. Ce mariage était une belle connerie.

Il lui rendit son baiser avant de s’éloigner d’elle. Un sourire se nicha sur ses lèvres.  Qu’elle se marie ne changeait rien ? Il lui appartenait ? Pouffant un peu, il glissa sa main dans ses cheveux. « Je sais pas encore où je t’amène. Y a des bars pas trop mal à quelques rues d’ici. » Elle allait probablement détester, et c’était ce qui l’amusait le plus. Attrapant son portefeuille, il le glissa dans la poche arrière de son jeans avant d’aller vers la porte, il s’arrêta pour la regarder. « Ah, et quand tu seras mariée, t’imagines pas que je serais là pour combler ta vie de femme frustrée hein ? » Peut-être que ce mariage lui déplaisait, peut-être qu’il lui restait au travers la gorge. « Si t’es assez conne pour accepter de rester coincé avec quelqu’un toute ta vie, imagine pas que tu pourras faire pareil avec moi. » Son sourire se fit un peu moqueur et il se pencha pour l’embrasser sur le front, son air le plus détestable sur le visage alors qu’il ouvrit la porte pour quitter la chambre, avançant dans le couloir. « Bouge ton cul, on va rater le meilleur de la soirée. »  Elle ne voudrait pas manquer la fête, si déjà elle était pour elle ? La nuit était déjà tombée, c’était le meilleur moment.


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     Jeu 7 Sep - 2:36
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Qu’il soit un paysan n’avait aucune importance, c’était son paysan, sa chose, sa créature minable et personne n’avait l’autorisation de lever la main sur lui, d’une quelconque façon, sans lui demander la permission. Ce qu’il lui cachait, cet incident qu’il tentait de dissimuler, c’était ses affaires à elle aussi. Tout ce qui le concernait était partie intégrante de ses préoccupations, on ne jouait pas son chien sans qu’elle ait donné une autorisation claire : ce qu’elle ne ferait jamais. Et qu’il ait des blessures, ça l’immolait de rage, il était déjà assez laid sans blessures – non, elle n’avait pas suivi ses épaules du regard alors qu’il s’éloignait, elle n’avait pas non plus été foudroyée par l’envie d’en suivre les muscles de ses lèvres, quelle horreur! – mais également parce que s’il devait souffrir, elle devait en être l’auteur. Son visage envoutant de barbare, contorsionné par la frustration, la hargne, ses yeux brillants d’une lueur malsaine, elle devait être la seule responsable de ces écarts. Ce démon qui l’habitait, qui prenait forme et lui donnait vie, qui animait cette loque d’ordinaire tellement pragmatique et blasée, elle en était l’artiste, et il était impensable que quelqu’un d’autre qu’elle en soi témoin. Ça lui appartenait. Alors oui, la simple idée qu’il ait été blessé, battu probablement de ce qu’elle avait pu voir sur son corps entre deux gémissements, la pensée qu’un connard se soit permis de lui abimer était insoutenable. Elle n’avait pas questionné, à ce moment-là, pour ne pas trahir d’intérêts, pour pouvoir nier avoir eu la moindre inquiétude pour son état. Parce que ce n’était pas ses affaires… et quelque part, elle avait eu peur, que de faire ce premier pas la conduise dans une spirale infernale, dans une réalisation tragique qu’une parcelle de son être… en avait quelque chose à faire de lui, qu’il était spécial. Jamais.

Fidèle à son indifférence, elle l’avait observé, son visage avait bel et bien trahis son énervement, elle avait bien vu ses poings se serrer…et elle avait souri, victorieuse. Il l’obsédait, elle ne ratait aucune de ses réactions, rien de lui échappait, lorsqu’elle posait les yeux sur lui, elle était totalement envoutée, incapable de s’en détacher. Il avait une telle attraction, s’en était presque physiquement insoutenable. Son silence en disait long : elle avait visé juste, encore, il n’avait pas envie d’en parler, encore une fois, elle se surprenait à deviner chez lui les mêmes réflexes, le même acharnement à dissimuler au monde entier ses moindres faiblesses. En pointant sa propre vulnérabilité, elle lui refusait la sienne. Elle le tenait. Elle était victorieuse. Lorsqu’il avait passé ses bras autour d’elle, quelle agonie pour son corps endolori, instinctivement, elle s’était collée à lui. Une fille plus faible, plus méprisable aurait probablement nichée sa personne contre lui en toute tendresse, pas elle, pas Yurina. Jamais. Elle s’était approchée, certes, aussi près que possible, mais c’est avec une provocation, une folie presque obscène qu’elle s’était collée à lui, non pas pour lui réclamer de la douceur, mais pour couvrir de son corps la plus grande superficie possible sur lui. Elle avait parfois envie de le dévorer pour qu’il ne la quitte jamais… Plutôt l’exterminer que lui rendre sa liberté « Naoto... » Dans un murmure, elle avait soufflé, comme une menace, une malédiction : « Ne me parle plus jamais de ce soir. Et ne reviens plus jamais amoché, c’est déjà assez dur de faire abstraction de ta sale tête quand je te baise. Si quelqu’un t’amoche encore, je l’égorge vif. » si elle n’abordait jamais ce sujet… elle pourrait peut-être oublier, nier que ça se soit produit… Ça valait bien un essai… non? En même temps, si elle découvrit celui qui l’avait amoché, pour sûr, elle le torturerait de milles façon avant de piétiner son cadavre d’insecte. Et non, ce n’était pas par attachement envers le jeune chanteur.

Elle l’avait laissé se dégager, se vêtir – comme un pauvre - Il était plus sage de sortir de cette pièce, de change de sujet, de réellement aller célébrer comme elle l’avait demandé. Elle voulait se sentir libre, faire des conneries, se rebeller contre tous les enseignements de son père, ses règles, juste ce soir, elle voulait mériter les coups dont il l’avait roué. Et puis, elle préférait ne pas ouvrir cette boite de pandore, ne pas discuter sérieusement avec son gueux d’animal. Leur relation ne fonctionnait pas ainsi, elle était malsaine, un véritable jeu de pouvoir, une guerre, il n’y avait pas de place pour les confessions. Il n’y en aurait jamais. Ils ne faisaient pas dans l’affection, il ne s’était pas attendue à de la compassion de sa part, pas plus qu’elle n’en voulait ce soir-là. De toute façon, elle ne recevait pas bien l’attention, elle n’y croyait pas, elle n’en avait que trop peu reçu, une famille amante, des êtres qui vous soutiennent, qui vous consolent, c’était un concept aussi ridicule qu’inconnu pour elle. Sa famille se résumait à un tortionnaire qu’elle craignait depuis toute petite, et femme écervelée qui était trop occupée à rester dans les bonnes grâces de son mari pour se soucier d’elle. De l’indifférence, du dégoût, c’est tout ce qu’elle avait toujours connu et c’est tout ce qu’elle attendait. Elle se refusait cette faiblesse, de demander à être confortée. Non. Elle avait préféré le chercher, l’humilier, le rabaisser. Parce qu’il était le responsable de tout ça… lui et son maudit sourire arrogant qui lui donnait la force de défier le monde entier…

« … Tu en trouveras, du temps. »  Ses iris s’était accrochés aux siens, meurtriers, comme si elle le mettait au défi d’oser prononcer un mot de plus – qu’il essai pour voir, elle lui couperait les cordes vocales tel un cabot - elle le condamnait à mort d’un regard ne serait-ce que pour avoir osé penser qu’il y aurait d’autres poufiasses. Oh que non, si jamais il devenait célèbre, elle allait le marquer au fer rouge, graver son nom sur chaque parcelle de sa peau, et le forcer à affirmer qu’il était gay. Il n’aurait aucune issue. Et pourtant, sa moquerie, plus que de la mettre en furie, l’avait blessée, et comme toujours, elle avait refoulé ce sentiment, cette impression, pour extérioriser une froide fureur. Il n’avait aucun droit d’admirer quelqu’un d’autre qu’elle, il n’était qu’un pantin auquel elle daignait accorder de son temps. Elle le méprisait, le haïssait – et devait s’en rappeler sans arrêt pour ne pas l’oublier – mais il était à elle, à personne d’autre! Sa voix avait pris un ton moqueur, narquois. « … Toutes ces filles…   » Rien que d’y penser, elle avait des envies de meurtres, si elle voyait une seule ces trainées approcher de lui, le regarder trop longtemps, ou pire encore, le toucher de leurs tentacules monstrueuses, elle allait la scalper. Que ça serve de leçon aux autres! Elle devrait le forcer à tatouer son prénom sur son front, il serait moche, encore plus que maintenant, certes, mais personne ne lui volerait. Ou l’attacher dans une cave sombre, juste pour qu’il ne soit vu et approché par personne d’autre qu’elle… elle ne partageait pas. « Tu crois vraiment qu’elles voudront de toi? »  Délicatement, elle avait pressé son torse, un sourire narquois au coin des lèvres. « Comptes-toi donc chanceux que je fasses dans la charité. »  Et plutôt deux fois qu’une, vu cette façon qu’elle avait de prendre possession de ses lèvres, comme pour prouver son point.

Certainement, elle devrait faire une introspection, à quel moment leur plan cul s’était transformé en obsession maladive, à quel moment est-ce qu’elle avait commencé à réclamer ses lèvres sur les siennes, à anticiper leur contact comme une drogue, à l’embrasser pour d’autres raisons que pour le faire taire? Mieux valait ne pas se poser la question, elle risquerait d’être troublée par la réponse. Plutôt que de se prendre la tête, elle avait décidé de lui emboiter le pas, certainement, il l’amènerait dans un endroit horrible, minable, à son image… mais ça ne serait jamais pire que de rentrer chez elle. « C’est bon. Mais tu paies. Je me souviens t’avoir dit que tu devais me sortir avant que j’écarte les cuisses. Tu me dois bien … hmmm, une dizaine de verres? » Non. Elle préférait encore se tenir avec ce rustre, à ses côtés au moins, elle se sentait forte… il l’énervait tant, qu’elle se croyait indestructible… ou juste, importante… c’était probablement ça, son plus grand attrait, la faire sentir vivante, valable… jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche. Ses mots l’avaient foudroyé, elle était devenue livide. Oui, elle s’imaginait qu’il serait là, même après ses noces. Et oui, elle n’avait pas envisagé lui donner son mot à dire dans cette décision. Elle avait pincé les lèvres – douloureuse moue – en faisant un pas rageur vers lui. Yurina avait lentement roulé ses lèvres l’une contre l’autre, d’un air de conspiratrice, fronçant les sourcils sous la douleur que lui causer la blessure sur son minois, ça n’était rien au gouffre béant qu’il venait d’ouvrir en elle à la simple mention de sa fuite.

Elle allait l’étrangler, il n’avait aucunement été autorisé à lui parler de la sorte! « Tu crois vraiment que j’aurai besoin de toi pour me divertir quand je serai mariée? J’aurai un mari, plus beau, plus accomplis et certainement plus brillant que toi pour me satisfaire. Et peut-être qu’avec lui, je n’aurai pas besoin de simuler! » … Ok, elle visait sous la ceinture, mais il avait commencé… En même temps, serait-elle sans arrêt revenue vers lui s’il était si nul, c’était un pieux mensonge, parce que la chimie qu’elle ressentait entre eux était presque palpable, s’en était ridicule. Les voir eux, assis à une table, ça, ça ferait un article moins con! Fichu Naoto…  Il faisait grimper en elle une telle colère qu’elle en avait presque perdu pied, l’intensité était foudroyante. La bonne nouvelle, c’est que la peur panique qui lui nouait l’estomac depuis son arrivée s’était envolée au profit d’envies de meurtres qu’elle avait peu de mettre en pratique. Elle avait essuyé son front de sa manche, annihilant toute trace de son baiser, affichant une bouille dégoutée, le visage rougis par la hargne. Sa voix était une véritable promesse de mort. « Tu n’as aucune idée de ce que c’est, être coincé avec quelqu’un toute ta vie. Personne ne t’endurerait aussi longtemps. » Non, il ne savait pas, mais il allait rapidement le découvrir, à elle, il ne lui échapperait jamais.  Elle avait craché ces mots comme si c’était une certitude. Elle, elle savait, elle avait son père aux basques depuis sa naissance, à la démonter pièce par pièce, à la tordre, la réduire en poussière, elle voyait ce que ça faisait ‘’pour toujours’’ de façon si effroyable que l’idée d’épouser un médecin indifférent à sa personne, misérable, pathétique, lui semblait plus agréable qu’une journée de plus dans cet enfer qu’était sa famille.

Elle avait franchi la porte derrière Naoto, attrapant la poignée pour la claquer avec force, tentant d’évacuer un peu de fureur. … Ça n’allait pas. En public, elle ne pouvait pas le maltraiter comme elle le voulait. Elle avait remonté le capuchon sur sa tête, soucieuse de ne pas être reconnue. Puis, sans réfléchir, elle avait attrapé sa main de la sienne. Un automatisme, sans doute, pour le retenir, pour que tous ses abrutis au dehors sachent qu’il était sien. Elle était allée jusqu’à enfoncer ses ongles dans sa peau, pour le punir, un peu. Puis, elle avait relevé vers lui son sourire angélique, murmurant à son oreille, comme on ferait un compliment : « Au fait. S’il te venait la drôle d’idée de regarder une autre femme. Sois certain que mes blessures… c’est vers toi que je pointerai le doigt s’il faut désigner un coupable. » elle avait subséquemment sourit, cet air angélique, innocent, posant un baiser sur sa joue avant de tirer sur sa main pour l’entrainer vers l’extérieur, vers un bar quelconque. Au fond, elle s’en fichait bien, vraiment.

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     Mar 12 Sep - 23:19
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Comme s’il allait l’écouter, cette idiote. Il lui reparlerait de cette soirée tant qu’il ne saurait pas le fin mot de l’histoire et ne comprendrait pas pourquoi. Pour revenir amocher, de toute façon, ce n’était pas le problème de Yurina, elle n’avait pas à lui dire quoii faire, elle n’avait pas à l’importuner avec ses petits souhaits stupides. Il n’était pas moche, du moins, pas pour elle. Naoto n’était pas stupide au point de ne pas voir l’effet qu’il lui faisait. Dans cet histoire, ils étaient tous les deux potentiellement les victimes et les tyrans dans cette histoire. Et il refusait de se soumettre à elle, au bout du compte, c’est lui qui aurait le trophée. Impossible de savoir ce qu’il y avait à gagner dans cette histoire, de ce représentait cette victoire. En vérité, il s’en fichait pas mal, ce n’était pas l’issu le plus amusant, mais bien le jeu en lui-même. Ce n’était pas pour autant qu’il acceptait la moindre défaite, encore moins face à elle.

La demoiselle voulait qu’on la sorte, et il allait faire, se changeant rapidement, il revint vers elle, amusé par ses propos. Ce casting pour les FIGHTERS, il y voyait moyennement d’intérêt. Il doutait d’y arriver de toute façon. On l’avait pris pour sa voix qui répondait plus ou moins à ce qu’aimait les japonais, plus ou moins puissante, un peu nasillarde. Mais il faisait un bien mauvais danseur et ce n’était pas la mauvaise volonté qui manquait. Mais qui sait, il y arriverait quand même. Et il n’aurait plus le temps pour elle ? Il aimait voir son regard s’assombrir, il aimait la blesser, plus que de raison. Le temps, il le trouverait certainement, mais il ferait tout pour lui laisser penser que non. Pour qu’elle le désir, qu’elle se torture l’esprit en pensant à lui en permanence. Qu’elle se jette sur lui quand il la retrouverait. Qu’elle lui fasse du mal, certainement. Il l’aimait un tantinet violente, chiante et détestable.

« Dis Yurina… Tu me lances un défi ? » Il pencha la tête, affichant un sourire narquois. Est-ce qu’il devait lui prouver que ces filles pouvaient s’intéresser à lui ? On l’adorerait, on l’idolâtrerait. Elle pourrait le voir de ses propres yeux, s’il devenait célèbre. Des filles qui scandaient son nom, des idiotes en tout genre qui rêveraient de le toucher. Oh oui, Yurina pourrait assister à tout ça, et elle le supplierait de la baiser encore plus. A genou devant lui. Il ferait ce qu’il voudrait d’elle. Un sourire moqueur orna son visage, il secoua la tête. « Dans la charité ? T’es complètement accro à ma bite, fais pas ta Princesse. » Il ne put contenir un petit rire. Ouais, complètement accro. Lui pourrait très bien se passer d’elle. Il en avait connu d’autres !

S’approchant de la porte, il la rassura plus ou moins sur le lieu de l’expédition, s’arrêtant pour l’écouter. Payer quelques verres ? Mais cette fille était folle. C’était elle, la grande riche, qui pourrait s’offrir la Chine si elle le désirait et il devrait lui payer des verres ? La bonne blague, c’était si drôle. « Quoi ? Ton père t’a pas donné sa carte ce soir ? » En dehors de Sae et parfois d’autres enfants du foyer, il ne payait jamais rien à personne. Ça lui fit penser de mettre les choses au clair avec elle. Quand elle serait mariée, il ne serait pas à sa disposition. S’il trouvait l’idée de se taper une femme fiancée excitant au début, ça lui avait clairement passé. Il détestait l’idée qu’elle lui échappe. C’était clairement ce qui allait arriver une fois qu’on lui aurait passé la bague au doigt. Alors il voulait garder l’avantage. Ne pas être celui qu’on laissait, faire comme si c’était lui qui décidait. « Ah ouais ? Pourquoi tu t’es laissée baiser si facilement si c’est pour simuler, alors que t’as à ta disposition un dieu vivant que tu appelleras bientôt ton mari ? » Son rire se fit presque cynique et il sourit quand elle essuya le front qu’il venait d’embrasser. Il garderait l’avantage sur elle, toujours.

Ses lèvres se crispèrent bien malgré lui. Elle disait juste. Elle avait visé un peu trop bien et il garda autant que possible l’air passif qu’il arborait d’ordinaire. Même ses parents n’avaient pas tenu plus de treize ans avant de fuir il ne savait trop où. Il n’était juste pas fait pour qu’on le supporte bien longtemps. Il se demandait comment faisait Sae, après toutes ces années, pour ne pas avoir disparu à son tour. « Tant mieux. J’ai tendance à vite me lasser. » Qu’elle comprenne qu’il pourrait très bien se lasser d’elle aussi, même si ça lui semblait faux. Il ne s’en lassait pas, mais jamais il ne lui avouerait. Il ne voulait laisser filtrer aucune forme d’attachement pour cette fille. « Tu sais, j’ai jamais eu besoin de personne. » Il avançait dans le couloir, persuadé de ce qu’il disait. Non, de personne, jamais. Il gérait bien sa vie tout seul.

Par réflexe, sa main serra la sienne, ne manquant pas de soupirer pour montrer une once de désaprobation face à ce geste. « T’es vraiment fragile. » Une grimace déforma ses traits en sentant ses ongles s’enfoncer dans sa peau et il la fixa en silence. « T’es si mignonne quand t’es jalouse, Yuri-chan. » Il lui sourit, s’arrêtant un instant, serrant doucement sa main en retour, jusqu’à lui faire mal, il haussa doucement les épaules. « Si seulement tu pouvais utiliser plus souvent cette bouche pour me sucer la bite plutôt que pour raconter des conneries comme ça… » Mais on avait pas toujours ce qu’on voulait, malheureusement. Rapidement, il la tira à sa suite. Il commençait à faire frais alors il se dépêcha, marchant jusqu’à ce fameux bar ; perdu dans une ruelle de Shibuya. C’était petit, un peu paumé, peu fréquenté, un dizaine de personne à tout cassé, personne ne faisait vraiment attention à eux. Un groupe amateur jouait du vieux rock des années 90, un style qui lui plaisait bien plus que ce qui se faisait actuellement. « Enlève ta capuche, on va penser que c’est moi qui t’ai frappé si tu te caches. » Il tira sur le vêtement, reprenant sa main pour l’amener au bar. « Tu veux boire quoi ? » Son regard se posa sur elle, il arqua un sourcil. « T’as pas la moindre idée de ce qu’on peut commander, hein ? » Dans un bar de pauvre, forcément. Haussant les épaules, il se retourna vers le barman qui fixait Yurina d’un air perplexe, avant de finalement se dire que ce n’était pas ses affaires. « Donne-moi une bouteille de saké et deux verres. » Bon prince, il sortit son portefeuille, avant de rajouter. « Mets une bière aussi. » Et de finalement tout payer. Ils allaient peut-être consommer soft au début, il se demandait si elle avait déjà bu une bière. Trouvant une table, il s’installa près d’elle, lui tendant la bouteille la plus soft. « T’as déjà essayé ? Bois. » Il continuait à la fixer, un petit sourire aux lèvres en se demandant comment elle pouvait bien être une fois soule. Il allait vite le découvrir.



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     Mer 13 Sep - 15:09
Got your poison running through my veins
NAONA  heart


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il faisait ressortir le pire en elle, toutes ses insécurités, tous ses défauts, il lui donnait des envies de meurtre ne serait-ce qu’à l’entendre parler! Elle l’aurait étranglé. « Un défi? Pourquoi pas. Ce n’est pas comme si tu avais la moindre chance… » sa voix était presque chantante, moqueuse, elle ne voulait pas reconnaître qu’il avait le moindre talent, parce que le voir comme autre chose que comme un chien dont elle pouvait se passer, c’était lui donner une dimension unique, c’était trop dangereux et trop bête pour qu’elle ne s’y risque. « Je marches. Si, par miracle tu réussis ce casting, je viendrai personnellement hurler ton nom devant la scène pendant le premier concert. » … Elle allait probablement regretter ce pari. Certainement même. Ayant comme toujours besoin de l’insulter pour conserver un certain détachement, elle avait toutefois conclus : « C’est bien la seule façon que tu pourrais me faire hurler ton nom… » que son égo soit sauf, elle ne s’était pas abaissée à gémir son prénom encore, c’était une faiblesse qu’elle se refusait… Et c’était tant mieux, vu comment il s’amusait de ces quelques écarts de conduite , allant même jusqu’à s’imaginer qu’elle était droguée à lui. Et puis quoi encore ! Elle arrêtait quand elle voulait! Même s’Il lui parlait comme un barbare et que quelque part, elle le trouvait diablement sexy quand il faisait ça. Sans l’ombre d’une émotion sur son visage de marbre, elle avait passé une main sur son entre-jambe, territoire conquis, sa possession, dans un dédaigneux : « Moi? Accros à ça? » la caresse avait été brève, soutenue, elle n’avait plus vraiment de réserve à cet égard… puis elle avait retiré sa main avec un air dédaigneux, princier. Il était hors de question qu’elle l’aguiche trop, ça allait encore mal finir et, après 10 fois, elle ne pouvait vraiment plus blâmer un accident. « Ne te lance pas trop de fleurs. Je ne te laisse me baiser que parce que c’est bien la seule façon de te faire taire! » … entre autre chose.

Mais l’heure n’était pas aux rapprochements, elle voulait sortir, boire, se changer les idées, tout pour chasser la panique cuisante qui était bien ancrée en elle. Dès qu’elle cessait de parler, elle retourner à cette scène, à sa chambre et à cette certitude angoissante que son père allait recommencer. Elle pouvait sentir le poids de ses coups… et pire encore, il y avait cette panique à l’idée de lui faire face… et de se mériter pire. Elle tentait tellement fort de rabaisser son vis-à-vis, de lui faire mal, de le blesser pour se remonter, pour se sentir forte, pour redevenir cette inaltérable force. Il était hors de question qu’elle le laisse voir ses peurs, sa vulnérabilité, jamais. Et pourtant, à la simple mention de son père, ses iris s’étaient voilés et elle avait serré les poings, ramenée à la réalité. « Ta gueule. » son cœur avait recommencé à s’emporter, et ses pensées à filer en vrille effrayées. Qu’est-ce qu’elle allait faire? Rompre ses fiançailles n’était pas une option, il la tuerait… Et un faible comme Haruto, un minable PD comme lui… il ne la sortirait jamais vraiment de là, elle serait éternellement sous le joug parental. Cette perspective ne l’enchantait guerre. Elle avait du mal à respirer tant la crainte était poignante. Troublée, elle l’était, si bien que sa répartie d’habitude si acerbe n’avait pas été fameuse, lorsqu’il l’avait accusé, et lui avait demandé pourquoi elle s’était laissé baiser si facilement. Distraitement, elle avait posé ses iris sur lui dans un : « … parce que c’était toi. ». IDIOTE. Sa propre bêtise lui fit l’effet d’une claque. Elle devait se prendre! Elle perdait du terrain dans cette guerre. Impossible d’être franche, jamais. Elle avait souri, la tempête passée, elle avait repris cet air de princesse chieuse en tentant de sauver les meubles d’un : « Ça m’assure un point de comparaison minable, comme ça, peu importe le minable qu’on m’imposera comme époux, il te sera toujours supérieur. On appelle ça « diminuer ses attentes. ». Ne vas pas croire que tu es spécial. »

… Mais il l’était. Plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. Elle aurait voulu le découper en morceaux pour le traiter partout avec elle. Le mélange de rage et d’obsession qu’elle avait pour lui la terrorisait. Elle se voyait l’éliminer, le découper en morceaux s’il tentait de la laisser. Jamais, elle lui tournerait le dos la première. À sa pique, elle avait bien vu son sourire se dissiper, ses traits de crisper, elle avait visé juste. Et pourtant, elle n’aurait su si elle était satisfaite ou triste de cette constatation. Que quelqu’un d’autre ait pu le blesser l’enrageait, elle voulait être la seule cause de ses tourments, elle voulait que cet air un brin maussade, il ne l’ait qu’en se lamentant de son absence. Les cicatrices qu’il avait le droit d’aborder, elle voulait en être la cause, qu’il ne soit une loque faible qu’entre ses mains, que personne d’autre n’ait ce niveau d’intimité que la douleur procure. « Ne me fais pas rire. On sait tous les deux que tu ne te lasseras pas de moi. » Ou à tout le moins, elle l’espérait. Yurina lui avait emboité le pas, sentant une nouvelle angoisse l’envahir à l’idée d’être coincée seule avec Haruto.

La simple idée qu’il la touche, qu’il l’approche lui donnait la nausée. Elle ne pouvait s’imaginer avoir la moindre complicité pour lui, partager sa couche, abomination. S’offrir à son époux serait une façon comme une autre de se soumettre à la volonté de son père, elle s’y refusait. Tout en elle hurlait pour une rébellion, il en avait l’investigateur, il ne pouvait pas la laisser là…. Si? Elle avait grimacé en le sentant serrer sa main plus fort, de douleur, mais ne l’avait pas lâché une fois le guerre pour le contrôle terminé. Elle aimait bien sentir ses doigts entre les siens, il avait de belles mains, évidemment, elle le nierait! « T’y a pris goût maintenant, t’es complètement accro mon pauvre. Les autres seront fades en comparaison, toutes ces idiotes qui attendront que tu leur susurre des mots tendres et que tu fasses preuve de douceur... Toutes ces choses que tu ne sais pas faire. » ses mots étaient du venin, elle voulait les graver en lui, qu’il sache, que la violence qui l’habitait, cette étincelle qu’il avait parfois, elle en était la source. Elle avait vu le monstre caché en lui, et, plus que de le craindre, elle avait eu cette attirance envers ses pires côtés, cette acceptation silencieuse… Et vice-versa. Si elle revenait si souvent vers lui, c’était d’abord et avant tout parce qu’il était la seule personne au monde qui lui donnait l’impression d’être vivante… d’avoir une volonté propre. « Tu auras besoin de moi. »

Elle n’avait pourtant pas libéré sa main, le suivant alors qu’il l’accusait d’être jalouse, un truc idiote, bête … « Jalouse? Et puis quoi encore. Tu es sérieusement dérangé si tu penses que j’en ai quelque chose à faire de toi. » … ou de qui que ce soit d’autre. Elle s’en fichait des gens, elle était seule dans ce monde, et ça lui allait très bien. Pourtant, son cœur avait loupé un battement en l’entendant lui parler aussi crument. Quand il parlait comme un rustre, quand il lui disait des trucs comme ça…. Ça l’excitait plus que de raison. Manquant plus que les menaces de mort et elle le suppliait d’arracher ses fringues. Quand était-elle devenue aussi folle??! « Comptes-toi déjà chanceux que j’accepte de poser ma bouche là. Et t’avises pas de proposer ça à quelqu’un d’autre, ou je te castre. » … c’était sa chose, elle devrait lui faire porter une ceinture de chasteté, elle se fit la note mentale de lui magasiner ça. Pour des raisons sanitaires quoi, elle ne partageait pas ses couvertes avec des connes! Pour la forme, elle avait pincé les lèvres dans un : « Et ne me parles pas comme ça. T’es dégueulasse. » avant de le suivre jusqu’au bar le plus terrible de la terre et de le laisser commander et payer.

« Merci ~ toi vois quand tu veux, tu peux presque être charmant. » Oh qu’on se le dise, elle ne le remerciait pas vraiment, elle se faisait simplement un point d’honneur de lui remettre sous le nez qu’il avait fait exactement ce à quoi il s’était opposé plus tôt : payer. C’était son chien, son esclave docile et une fois encore, il se pliait à sa volonté. Elle venait de marquer un point. Un rictus moqueur avait un instant illuminé ses traits avant qu’ils ne redeviennent graves. Sans poser de question, elle l’avait suivi jusqu’à une banquette en «u» dans un coin plus tranquille de ce bar miteux. Elle s’était d’abord faufilée entre la table et le dossier, le regardant prendre place à sa droite et déposer les boissons devant eux. La table était grafignée, le cuir de la banquette en mauvais état… il l’avait vraiment amené dans une poubelle! Sortait-il dans ce genre d’endroits? Elle faisait tellement tache avec ses souliers Louboutins et son sac Louis Vuitton… encore heureux qu’elle porte l’immonde pull de son gueux favori. Quel endroit détestable, même l’odeur était pauvre. Pourquoi diable ne l’avait-il pas amené dans un endroit à la hauteur de son rang… parce qu’ils auraient pu être vu, ici, ils avaient au moins le couvert de l’anonymat…. Autant son visage était choqué par le miteux de l’endroit autant elle ne pouvait s’empêcher de se faire la réflexion débile que c’était probablement son premier ‘’rendez-vous’’ à vie. Elle n’était jamais sortie avec un mâle avant, jamais sans chaperon… Décidément, cet abruti prenait sur lui d’élargir ses horizons…

Yurina avait pris un air hautin, ce petit rictus snob, en scrutant les lieux et les divers occupants. Dans un coin, des rustres parlaient fortement avec des bières à la main … Son regard s’était posé sur la bière qu’il lui désignait, elle avait plissé le nez d’un air snob. Ça avait coûté si peu… ça semblait horrible. Et à même la bouteille ? Comme un animal? C’était quoi ça…. « …Non, jamais. » Ses doigts s’étaient refermés autour de la bouteille de bière alors qu’un sourire espiègle étirait ses traits. Il faut dire que dernièrement, elle avait mis des trucs pire que ça dans sa bouche… Elle avait penché son minois, de façon à l’observer avec amusement. « Tu t’es donné comme mission de me voler toutes mes premières fois? Tu manques vraiment de hobby… » Et elle adorait ça. Chaque petite nouveauté, chaque limite qu’elle franchissait était un beau doigt d’honneur envers son paternel. Et franchement, elle avait envie de l’envoyer balader si fort ce soir… qu’écouter les plans merdiques de Naoto semblait une alternative préférable.

Et puis la bière… Ça aussi, c’était un interdit, il n’était pas dit que Daimon Saito allait laisser sa précieuse fille se délecter d’un alcool pour gueux. Jamais. Et puis, en toute franchise, elle n’avait jamais vraiment bu plus que quelques gorgées pour trinquer dans des soupers barbants, elle n’aimait pas l’idée de perdre le contrôle, de sentir ses pensées lui échapper. Sauf que là, maintenant, c’était la chose à laquelle elle aspirait le plus, tout oublié, sombrer dans une inconscience qui aurait le mérite de calmer les battements frénétiques de son cœur et la douleur cuisante qui caractérisait son corps. Elle en avait tellement marre, de cette angoisse qui la faisait suffoquer. Portant la bouteille à ses lèvres, elle avait pris une énorme gorgée de houblon, grimaçant en déposant le contenant sur la table et fronçant les lèvres dans une moue pas convaincue. « Beurk. » elle qui était habituée aux saveurs raffinés. Elle s’était délicatement mordue la lèvre, prête à retenter l’expérience alors qu’un gloussement côté bar attira son attention.

D’un air dédaigneux, elle avait porté son regard côté bar, là ou deux greluches à l’autre de la quarantaine – à moins que ça ne soit l’abus de maquillage criard – semblaient avoir un instant cessé de papoter pour observer la jeune proie qui venait d’entrer en ce lieu de débauche. Si ses iris avaient pu jeter les éclairs, ils l’auraient fait, c’est un regard assassin qu’elle posa sur les deux admiratrices de SON jouet, le dégoût bien lisible sur ses traits. De quel droit le regardaient-elles, il lui appartenait, personne d’autre qu’elle ne devrait avoir le droit de s’attarder sur ses traits! Elle regrettait presque de ne pas avoir gravé son nom sur la chaire de sa joue. Glaciale, elle avait déplacé son derrière vers la droite, jusqu’à ce que sa cuisse se retrouve carrément collée à la sienne, un rictus satisfait aux lèvres en voyant les postiches baisser les yeux. D’une voix froide, elle avait murmuré, à l’intention de sa victime : « Te fais pas de scenarios. » Elle avait pincé les lèvres en remarquant les deux connes qui le fixaient toujours. Elle allait leur arracher les yeux! Elles se pensaient dans un musée peut-être ces salopes? Puis, sans lui demander son avis, elle avait rompu le peu de distance entre eux et s’était carrément assise sur ses genoux, callant son dos contre lui et se permettant même de poser sa tête contre son épaule comme s’il n’était rien de plus qu’un dossier sans autre utilisé que son confort. « T’es encore le moins louche ici. Et puis comme ça, je vois moins ta sale tête. » …Tellement charmante, ça serait plus crédible si elle n’avait pas eu ce rictus satisfait en voyant les connasses retourner à leur conversation.

Elle s’était inclinée vers la table afin d’ouvrir la bouteille de saké et d’en remplir les deux verres – probablement trop plein, elle ignorait la force du liquide. Reposant la bouteille, elle s’était saisie d’un verre qu’elle avait donné à son ainé, et elle avait pris le second. Ses iris s’étaient rivés sur lui. « Tu veux boire à mes débuts? » un sourire avait un instant orné ses lèvres, narquois, avant qu’elle n’ajoute. « Bientôt tu ne seras plus le seul débile au pays à te branler devant mes photos. » Mais il serait le seul à qui elle accepterait de prêter main forte… il était évidemment proscrit de le lui dire. Levant son verre, elle l’avait cogné contre le sien en plongeant son regard dans celui du jeune homme, toujours bien juchée sur lui. « Santé! » Une petite voix lui disait bien que c’était la pire idée du monde, de boire avec lui. Ça allait mal finir, sauf que franchement, elle ne voyait pas quelle connerie elle pourrait faire qui serait pire que les précédentes… et puis, si elle devait être brisée pièce par pièce, réduite à néant, elle voulait que ça soit entre ses mains à lui. Étrangement, quand il lui faisait mal, elle n’avait pas peur, elle se sentait libre.

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     Sam 16 Sep - 1:31
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Naoto n’avait jamais vraiment eu envie d’être riche. Il se complaisait dans sa petite vie avec juste suffisamment de moyen pour mener une existence décente. Le Japonais ne voulait pas devenir idole pour l’argent, encore moins pour la gloire, même si ça lui plaisait déjà davantage. Non, son but était d’obtenir cette visibilité qu’il n’avait jamais eu. De pouvoir montrer concrètement ce qu’il était devenu. Le meilleur de tous, au moins à l’écran. Il n’avait jamais besoin de personne, comme il n’aurait jamais besoin de Yurina. C’était elle, qui était accro, qui avait besoin de lui. Totalement besoin de lui. Qu’elle ne le lance pas au défi, il adorait surprendre, visiblement, et s’il fallait qu’il se tape toutes ses potentielles fans pour le lui prouver, il le ferait sans état d’âme. Il ne voulait pas lui obéir, lui faire ce plaisir. Elle lui demandait une fidélité plutôt bizarre. Venant d’une future femme mariée, c’était quand même paradoxal.

« Tu pourrais aussi ne plus venir me voir, si tu veux tellement me faire taire. » Mais il préférait clairement qu’elle écarte les cuisses. Ça lui ferait trop plaisir de l’entendre lui dire cela. Un léger haussement d’épaule fit office de réponse complémentaire. Elle était si paradoxale, si bizarre. Elle donnait l’impression d’être si sûre, si assurée. C’était bien pour ça qu’il voulait lui faire du mal, donner de gros coup de marteau sur cette carapace pour l’atteindre et lui faire mal. Il voulait la voir souffrir, mais souffrir à cause de lui. Personne d’autre ne devait lui faire de mal. C’était là tout le paradoxe. Un petit sourire éclaira ses lèvres quand elle lui demanda si gentiment de se taire. Un problème avec son père ? Elle n’assumait pas sa pauvre condition de gosse de riche ? C’était si triste. Qu’est-ce qu’elle devait souffrir ! Il ne la comprendrait sans doute jamais sur ça. Sans trop s’épancher sur le sujet, il avait l’impression de venir d’un autre monde.

A sa soudaine déclaration, il fronça les sourcils et la fixa. Qu’est-ce qui se passait ? Elle venait bien de dire « parce que c’était toi » ? Il avait raté quelque chose, on l’avait soudainement remplacé, est-ce que c’était Sae ? Il put respirer à nouveau quand elle se « rattrapa ». Un petit sourire orna ses lèvres et il passa doucement son bras autour de ses épaules. « Oh cool ! Comme ça, toi, au moins, tu sais pas ce que ça fait d’être déçu et d’avoir connu mieux avant. J’aimerais avoir ta chance. » C’était faux, mais jamais il ne l’avouerait. Jamais il ne s’abaisserait à ça, à placer Yurina au-dessus. Elle n’avait rien de plus que les autres. Il finirait par oublier son prénom tôt ou tard, comme toujours. Parce qu’elle n’avait aucune espèce d’importance aux yeux du photographe. Il se lasserait d’elle, un jour ou l’autre, qu’elle l’accepte ou non. Il se lasserait de la voir, des jeux qu’ils avaient. De cette relation qui n’en était pas vraiment une.

Serrant sa main, il la tira à sa suite jusqu’à ce bar, l’écoutant parler d’une oreille distraite. Il n’était pas accro à elle. C’était n’importe quoi. Il lui offrit un rire moqueur en guise de réponse, qu’elle comprenne d’elle-même qu’elle était ridicule. Il n’avait pas besoin d’elle. Il n’avait besoin de personne. Il s’était fait à l’idée qu’on ne le supportait qu’un temps et ça lui allait parfaitement. Est-ce que l’éducation formait forcément une personne ? Asuka était si différente de lui. pourtant, ils avaient les mêmes gênes. « Si, t’es jalouse. » Sa langue glissa sur ses lèvres alors qu’il rit, amusé de la voir nier autant. « T’aimes bien quand je te parle comme ça, dis pas le contraire. » Vouloir à ce point être la seule, qu’aucune autre ne le regarde, c’était de la jalousie. Et cette jalousie lui plaisait un peu trop. Peut-être que sa tête un peu trop dans les nuages et cette petite satisfaction lui fit payer la consommation sans même le réaliser. Il serra les dents quand elle lui fit remarquer, réalisant qu’il avait fait exactement ce qu’elle voulait. La garce. Il se vengerait plus tard.

Naoto ne la quittait pas du regard installé à table, un léger sourire au bord des lèvres. C’était tellement drôle, de la voir tout analyser, tout mépriser, comme si on l’avait soudainement placé dans un autre univers. Ça devait lui faire bizarre. C’était assez mal entretenu, un peu glauque, et en plus, on ne les servait même pas à table. Il aimait un peu trop ce petit air snobe qu’elle arborait, ce mépris qui se lisait clairement dans ses yeux. Une bière, forcément qu’elle n’en avait jamais goûté. Il ne bougea pas en la voyait se pencher vers lui, pouffant bêtement à sa réflexion. « Ouais, j’ai du travail devant moi si je dois faire toutes tes premières fois. » Plissant légèrement le nez pour la taquiner, il approcha la bière d’elle pour qu’elle y goûte, éclatant de rire quand son visage se déforma. « C’est pas si mauvais que ça, t’es vraiment une Princesse ! » Prenant la bouteille, il but une longue gorgée suivant le regard de Yurina pour voir ces femmes au bar qui le fixaient. Elles étaient vieilles. Mais comme elles semblaient énerver Yurina, il leur accorda son plus beau sourire, levant la bouteille pour trinquer avec elles, satisfaits en les voyant levers leurs verres en retour.

En sentant la cuisse de Yurina coller la sienne, il rit encore. Ne pas se faire de scénarios ? « C’est toujours pas de la jalousie ? » Elle allait mentir combien de temps encore ? ce n’était plus possible. Surtout qu’elle venait carrément s’installer sur lui en regardant ses femmes. Il leur offrit un regard désolé, sans le penser une seconde, glissant ses bras autour de celle qui n’était pas jalouse, il la serra fort, assez pour lui faire mal avant de la relâcher. « Faut pas rester trop longtemps comme ça, tu vas finir par m’exciter. » Se redressant un peu, il mordilla la peau de son cou avant de se laisser retomber contre le dossier, glissant distraitement ses mains sur sa taille si bien dessinée, terminant sur ses fesses quand elle se pencha en avant. « Allez, on va boire à tes débuts. » Ils étaient là pour fêter ça, après tout. Pinçant les lèvres, pas vraiment ravi à l’idée que d’autres se « branlent » sur ses photos, il préféra secouer la tête, prenant son air moqueur habituel. « On pourra faire des réunions entre nous. » S’échanger entre amis les meilleurs photos pour le paluchage. Prenant le verre, il le leva vers elle. « A tes débuts ! » Avant de vider d’une traite le verre de saké, finissant par le reposer sur la table.

L’un de ses bras la tenait toujours comme si de rien n’était, ses doigts pianotaient distraitement sur sa cuisse. Il voulait savoir qui l’avait mise dans cet état, mais elle ne parlerait pas. Reposant le bas de son visage contre son omoplate, il fixa la table, en pleine réflexion sur la stratégie à adopter avant de lui mordre l’épaule brusquement. La position lui était apparue comme beaucoup trop tendre, il devait se reprendre un peu. Il commençait à fatiguer. Attrapant Yurina, il la souleva pour la mettre à côté de lui. « J’aime pas te voir de dos quand je suis pas en train de te baiser. » Aucun intérêt. Il ne voyait pas son visage de Princesse dégoûtée par ce qui l’entoure. Servant deux nouveaux verres, il poussa le sien vers Yurina. « T’as toujours voulu devenir idole ? » Quoi, en plus de sortir tous les deux main dans la main, ils allaient commencer à se faire des petites confidences ? « Avec le fric de ta famille, t’aurais pu rien foutre, ça aurait été pareil. » Il ne comprenait pas pourquoi elle s’emmerdait à faire une carrière dans ça, surtout si elle allait se marier. « Tu fais tes petites rébellions de jeunesse avant de te lancer dans la vie trépignante de « Femme de » ? » Un rictus se forma sur ses lèvres. Il n’avait pas contenu l’amertume dans sa voix. Elle méritait mieux que ça à ses yeux, même s’il aimait se dire qu’elle ne valait pas plus que son pauvre sort.



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