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 All women are crazy, pick yours ft. Jie

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     Jeu 24 Aoû - 16:44
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YURINA & JIE 


Début août 2017 → À environ un mois du lancement de son groupe – un évènement qu’elle attendait avec hâte, notre bridée pouvait sentir son univers s’écrouler, se tordre, le contrôle absolu qu’elle avait sur elle-même et ses émotions, la glaciale indifférence dans laquelle baignait son existence depuis deux décennies lui échappait. Elle qui n’était que soumission sous les ordres de son père, résignation devant ses choix, se surprenait parfois à questionner mentalement ses ordres, comme si elle se permettait de remettre en question leur véracité. C’était le début de la fin. Penser par elle-même, se forger des opinions, c’était un danger auquel elle avait soigneusement décidé de ne pas s’exposer, des années plus tôt… par instinct de protection, si elle n’avait pas l’impression d’être vivante, alors elle ne souffrirait jamais de tout ce dont on la privait, elle avancerait sans se demander si ce qu’on enfonçait dans sa tête était en contradiction avec elle-même… elle faisait ça si bien, être une coquille vide...

… Sauf qu’il avait fallu qu’elle perde pied, évidement, que la situation lui échappe, que ses pires pulsions trop longtemps refoulées soient révélées au grand jour, qu’un minable sorti de nulle part la fasse sortir de ses gonds et réduise à néant la poupée immaculée et sans vie qu’elle était. Yurina pouvait sentir son masque de perfection, son image de petite fille exemplaire et de docile héritière se heurter au début de contestation qui grondait en elle… une protestation silencieuse dont elle n’avait pas de problème à trouver l’auteur : Naoto. Il avait posé le premier geste de sa révolution toute personnelle…. Et elle le haïssait pour lui avoir fait voir, un instant, une seconde, ô combien le pécher était bon, pas tant par les activités salaces auxquelles il l’avait initié en dehors des liens sacrés du mariage – enfin si, un peu – mais également pour lui avoir donné cette envie de se sentir vivante. C’était un poison, une malédiction, et une drogue à laquelle elle ne voulait plus succomber. Plus jamais. Elle le méprisait tant…

Et outre ce mépris, il y avait cette obsession, ce besoin malsain de s’assurer qu’il était à sa botte, qu’il lui appartenait, qu’il ne regarderait personne comme ça, jamais. Elle perdait la tête, elle pouvait sentir ses résolutions fondre, son esprit critique se dissoudre quand elle pensait à ce minable. Elle aurait peut-être mieux fait de l’étrangler, finalement, c’était mieux de vivre avec le traumatisme de sa perte, que l’envie constante et ridicule de le voir, constamment. C’était un supplice et elle souhaitait qu’il cesse. Elle allait se marier, à quoi bon se torturer ainsi. Tout cela pour dire qu’avant de devenir officiellement un cas d’asile, elle avait besoin de se changer les idées, de faire une purge, une désintoxication, de sortir cet abruti de son système. L’absolution lui vint sous la forme du plus beau chinois de la planète : Zhang Jie, et d’une invitation à quitter le Japon un temps, de le rejoindre dans sa Chine natale et d’en apprendre plus sur son départ précipité. Oui, mille fois oui, elle avait besoin d’un exil, idéalement d’un océan entre elle et sa bêtise, ça l’aiderait à voir clair.

Elle avait donc accepté l’invitation, usant de ses yeux de biches pour convaincre son père de la laisser quitter son joug un moment, allant même jusqu’à lui jurer qu’elle serait aussi strictement encadrée dans la famille de son plus vieux complice. C’est certainement l’argument qui avait fait pencher la balance. Et c’est grâce à cela que quelques jours après un échange de texto bien inquiétant, elle siégeait dans un avions en plein atterrissage vers le pays rouge. Yurina ne tenait plus en place, non seulement c’était son tout premier voyage à vie, premier avion, premier pays étranger, mais en prime, on parlait de la chine ! Combien de fois avait-elle énervé Jie, plus jeune, pour qu’il la cache dans sa valise, qu’il lui montre l’énorme muraille, les pandas, les vieilles villes. S’il y avait une chose qui l’obsédait plus que Koike Naoto, c’était la Chine! Lorsque l’avions atterri enfin, elle n’était que sourire, une drôle d’excitation la gagnant. C’était la première fois qu’elle était aussi loin du contrôle parental, elle se sentait presque respirer.

Suivant les indications pour les douanes et la récupération de sa valise – dieu merci elle avait appris les bases du langage local, sans grand talent – Yurina avait fini par émerger dans l’allée des arrivées. Ok. Trouver Jie. Ça ne devrait pas être chose difficile, elle ne doutait pas que même parmi ses semblables, il avait une élégance distincte. Perchée sur la pointe des pieds, son sac à main griffé fermement serré, sa valise assortie dans l’autre main, elle finit par repérer son chinois et se dirigea vers lui avec une élégance rare pour une fille juchée sur des talons dangereusement hauts. « Jie! » Après s’être faufilée jusqu’à lui, elle lui tira son plus beau sourire, un brin moqueur. « Tu sais, finalement je crois que le voyage était plus agréable en première classe qu’en soute avec ta valise. Je comprends ton refus de 15 ans de m’y planquer. » … ses iris retrouvèrent les siens. Elle était quand même inquiète, ses messages la laissaient perplexes. Mais un aéroport n’était pas le meilleur lieu pour en discuter… non?

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     Ven 8 Sep - 1:08
Depuis l’incident, la lueur malicieuse qui allumait le regard de l’hériter Zhang était quelque peu éteinte. On n’y lisait plus l’appétit de découverte et de mystère qui s’y logeait autrefois, et la langueur avait gagné ce grand corps svelte qui, autrefois, ne demandait qu’à danser et à s’entraîner. Depuis quelques mois, il avait retrouvé la Chine et les bureaux de l’entreprise familiale. Son père le surveillait de près, s’assurait que rien n’allait de travers et, petit à petit, les choses suivaient leur cours. On essayait d’oublier celle qui avait failli détruire des années d’éducation. On essayait de lui faire oublier, et il se plongeait volontiers dans cette tentative, car chaque souvenir laissait en son cœur la trace d’une brûlure au fer rouge. Erena avait essayé de le tuer. Elle avait cherché à mettre un terme à sa vie, alors qu’il n’avait fait que l’aimer depuis qu’ils s’étaient rencontrés. C’était plus difficile à accepter que toutes les vérités du monde.

Néanmoins, en avoir conscience ne rendait pas facile la séparation avec le pays du soleil levant, où il avait quelques connaissances. Avoir des nouvelles de Yurina, par exemple, suffit à réveiller la passion endormie que Jie avait pour l’archipel, et il avait rapidement fait de lui glisser l’idée folle de venir le voir en Chine, lorsqu’elle en aurait l’occasion. Pour appuyer plus encore cette proposition sérieuse, il avait subtilement discuté de la situation avec son père, qui n’avait pas hésité un instant à faire venir la jeune femme, qu’il devait aujourd’hui récupérer à l’aéroport. Un large sourire s’étira aux lèvres du danseur, quand il reconnut au loin de visage de son amie, un sourire qui s’étira davantage quand elle arriva à sa hauteur. « Vraiment ? Tu es pourtant si petite que je t’y aurais fait entrer avec aisance. » répondit-il, l’air narquois, la lueur de malice habituelle de son regard paraissant un instant avant de s’éteindre à nouveau.

Car il avait la mine sombre, Jie. Sombre et pâle à la fois, comme ces malades en convalescences qui ne se remettaient pas. La douleur de sa séparation avec Erena était plus que mentale : elle était physique. Physique et difficile à supporter, pour celui qui n’avait fait qu’aimer un mensonge, un être malade qui n’avait pour projet que son anéantissement. Il était incapable de croire que les choses avaient vraiment eu lieu, mais le déni n’était pas de ceux qui sauvaient sans dommage. « J’ai fait prévenir mère que je resterais avec toi pour dîner. » expliqua-t-il en faisant récupérer les bagages par le domestique qui se trouvait à proximité, et qu’on avait envoyé pour vérifier que le fils de la maison allait bien, faible comme il l’était. « Cela te convient-il ? J’ai jugé que dîner en compagnie de personnes qui parlaient constamment une langue étrangère n’était pas forcément agréable. J’en sais quelque chose. »
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     Sam 9 Sep - 13:49
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Début août 2017 → Arrivant à la hauteur de son chinois préféré – le seul en même temps, elle n’avait jamais été spécialement fan de papi Xialei – elle lui avait souri avec franchise, un brin rassurée de voir cette étincelle de moquerie dans ses yeux. Il lui avait fait tellement peur avec ses messages, elle s’attendait presque à le trouver mourant..« Ce n’est pas faux, mais je t’aurais manqué s’il avait fallu que je meure en soute. Tu as de la chance que je sache lire entre les lignes de tes messages textes, on dirait des courriels d’affaire. » une petite reproche? Mais non, pas sur le ton de la plaisanterie! Laissant le domestique prendre sa valise comme si c’était affaire courante – elle ne l’aurait pas porté quand même, elle n’était pas une gueuse comme Shoko qui fait ses trucs elle-même! Cette pauvresse! Elle avait hoché la tête en écoutant son ami, tentant d’analyser ce qu’il y avait de si étrange chez lui. C’était comme s’Il manquait une partie de lui, elle n’aurait su dire laquelle…

Lui emboitant le pas vers la sortie de cet aéroport bondé, elle s’était permis de glisser son bras sous le sien, pour ne pas le perdre. Elle n’avait plus assez de souvenir en langue locale pour demander son chemin. Elle le perdait, elle était fichue! Son ton s’était fait léger, alors qu’elle rétorquait, de bonne humeur : « … Moi qui rêvait de pratiquer mon mandarin… » Pouvait-elle être plus sarcastique? Probablement pas. Ses lèvres s’étaient étirées en un sourire espiègle à cette simple mention. Il ne devait pas être sans savoir que, quel que soient les années de cours forcés que lui avait imposé son père, elle n’avait aucun talent pour les langues étrangères, tout le contraire de Jie qui se débrouillait assez bien dans sa langue natale. Elle devait souvent user de mimes et de gestuelles pour compléter ses pensées, ça ne serait pas bien vu devant les parents Zhang, aussi riche soit-elle. « … Tu me feras pratiquer les formules de politesse par contre, je suis certaine que mon père me réprimandera chèrement si j’omet de transmettre ses amitiés à tes parents. » ce qu’elle se retient de dire, c’est qu’il allait probablement la blâme de toute façon…

… Mais elle ne voulait pas penser à cela maintenant. Ses soucis familiaux, elle les laisserait au Japon. Les engueulades avec son père, son contrôle quasi maladif, cette envie minable qui ne la quittait plus, de changer de ça, de se rebeller… C’était immature, impulsif et débile, elle devait oublier, oublier et se résigner. Ici, ça irait, avec Jie. Elle ne penserait plus au rustre qui lui avait foutu as vie en l’air – entre d’autres crimes. Ses iris avaient détaillé le chinois, ils emblait si frêle, il avait mauvaise mine, et ça l’inquiétait, elle avait toujours vu chez son ainé un roc, un être indestructible… là, il avait carrément l’air mal. Elle avait envie de lui demander, de le questionner, mais ce n’était pas l’endroit. « Ta suggestion me va à merveille. Je compte sur toi pour nous trouver un endroit tranquille, loin des oreilles indiscrètes. » elle l’avait entrainé vers le panneau qui disait sortie, chuchotant en japonais un : « Nous devons parler. » … il y avait tant de chose qu’elle voulait lui dire en personne, le groupe, les fiançailles… et peut-être d’autres aveux plus honteux. Et surtout, elle voulait savoir pourquoi il avait si mauvaise mine. « Je veux tout savoir. Tu n’oublieras aucun détail hein? Tu sais que ça m’intéresse, pire, ça me préoccupe. »

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     Dim 10 Sep - 16:31
Revenir en Chine ne faisait pas partie des premiers plans de Jie, quand il avait décidé de retourner au Japon pour la première fois. Il y prévoyait une carrière, un envol digne de sa personne et de ses capacités, qu’il avait développées des années durant, dans la salle de danse de sa maison de Shanghai. Il y avait appris toutes les danses et tous leurs pas, il avait perfectionné sa technique comme on aiguise une lame, au point de s’en blesser les chevilles et toutes les articulations de son corps pourtant forgé à l’effort. Mais ses plans s’étaient trouvés perturbés par un événement fâcheux et sombre. Une tentative de meurtre qui lui avait, en plus de lui couper toute envie d’aimer, arraché le rêve de devenir un jour danseur et connu pour cela.

Mais en dépit de cette résolution, qu’il voulait ferme, la rupture était trop nette pour qu’il parvienne à s’y faire totalement. Chaque jour, son cœur lui faisait comprendre l’envie de revoir l’archipel et ses îles, ses traditions, ces visages si semblables qui parlaient une langue différente. Il revoyait les quelques mois qu’il avait passé à l’académie, puis ceux qu’il avait connus à l’agence, avant que ses parents ne lui coupent les vivres. Plus question, aujourd’hui, d’imaginer y remettre les pieds, quand bien même ces derniers mourraient d’envie de se remettre à danser. Ils réclamaient la liberté. Hélas, il était encore trop faible, comme affecté par un mal qui n’avait rien de physique, mais qui se répercutait dans son corps tout entier. Le mal d’amour, auraient dit certains. Mais qui souffrait du cœur au point d’en perdre son énergie et sa motivation ? D’une façon ou d’une autre, Erena avait bel et bien réussi à le tuer.

Cela ne l’avait pas empêché d’aller récupérer Yurina à l’aéroport, quoiqu’encore un peu malaisé sur sa jambe convalescente. « Cesse donc de te moquer, jeune fille. Tu sais que j’ai beaucoup de mal avec ces choses-là. » répondit-il en un rire, alors qu’il secouait la tête, répliquant son amusement.

Alors qu’ils marchaient vers la sortie de l’aéroport, Jie accueillit le bras de Yurina sous le sien, retrouvant ce sourire fin et pointu qui le caractérisait à la réplique de la jeune femme. « Je t’enseignerai des injures en leur donnant des airs de bonnes manières. » prétendit-il avec un amusement que ses yeux, réduits à deux simples fentes au milieu de son visage allongé, rendaient plus qu’évident. « C’est avec plaisir que je t’aiderai, douce Yurina. » Et si son ton semblait éteint et plus faible qu’à l’habitude, il ne manquait pas de sincérité.

Après avoir laissé avancer le domestique qui ne servait, à ses yeux, pas à grand-chose (« j’ai suffisamment de force que pour me débrouiller seul, Meilan »), Jie mena Yurina vers une voiture qui paraissait bien luxueuse aux côtés des autres. En se dirigeant vers elle, il reprit la parole, une pointe de regret dans sa voix habituellement assurée. « C’est que ce sont des choses dont je n’aime pas parler, je dois te l’avouer. » expliqua-t-il en japonais, le cœur serré en y repensant. « Il m’est encore difficile d’en parler, et mon propre père désapprouve fortement l’idée que j’ébruite ce qu’il m’est arrivé au cours des derniers mois. » Il contint un soupir, souriant malgré la douleur que lui apportait ces songes. « Parle-moi plutôt de toi, maintenant que nous sommes face à face. J’ai eu vent de beaucoup de choses depuis mon retour à Shanghai, et j’aimerais savoir ce qu’il en est réellement. Tu me connais, j’aime me tenir informé de ce qu’il se passe. » C’était, après tout, l’une des plus grandes caractéristiques de son caractère. Sa curiosité, son besoin de tout savoir, en tout instant.
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     Dim 10 Sep - 17:01
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Début août 2017 → Voir le visage souriant de son ami lui faisait le plus grand bien, une grande vague de joie pour son petit cœur éprouvé. Depuis sa disparition du Japon, elle s’était vue en proie à une panique sourde, se demandant bien ce qui avait pu lui arriver. Les journaux à potins parlaient d’un accident, mais sans détail, elle ignorait l’étendue des dégâts. Elle fut donc agréablement surprise de constater qu’il pouvait marcher et qu’il semblait, physiquement parlant, hors de danger. Il se permettait même des moqueries, ça devait être bon signe. Lui rendant son sourire espiègle, elle avait rétorqué, à sa proposition de faire son éducation en insultes, un faussement outré : « Ne fais pas cette tête innocente, je sais très bien que tu en serais capable… » elle avait étouffé un petit rire, le scrutant avec un certain amusement. Elle n’avait jamais vu Jie comme un saint, il était calculateur, observateur et, en toute franchise, elle préférait l’avoir dans son équipe que contre elle, il était entêté… « Il est peut-être préférable que je me réfère à un dictionnaire, je ne voudrais surtout pas insulter ta mère en tentant de lui dire bonjour… Tu as semé un doute raisonnable sur tes intentions, fourbe. » Il ne manquerait plus que cela! Son père en aurait pour des semaines, des mois à lui faire des reproches si elle osait manquer de respect à ses plus chers partenaires d’affaire!

Ses iris sombres scrutaient le jeune chinois sans qu’elle ne puisse faire taire cette petite voix panique au creux de son cœur. Il avait mauvaise mine, plus qu’elle ne l’avait jamais vu, et elle ne savait quoi faire pour lui rendre le sourire. Même ses moqueries, ses airs amusés, il y avait quelque chose d’éteint en lui, elle n’arrivait pas à savoir quoi, mais ça ne lui disait rien qui vaille. Habituée à tant de luxe, elle avait emboité le pas de son guide jusqu’à une voiture, son bras fermement accroché au sien, ne serait-ce que pour ne pas le perdre de vue, et avait grimpé dans le véhicule sans même un second regard. C’était du haut de gamme, rien de nouveaux pour elle. Une fois assise, elle s’était callée contre le dossier, reportant toute son attention sur le chinois qui semblait en proie à un combat interner. Elle l’avait écouté, elle avait assimilé chaque mot, mais avant quand même répondu : « … Je vois. En même temps, si nous nous en tenions uniquement aux sujets de discussions qu’il nous est agréable d’aborder, toi et moi, il y a longtemps que nous aurions épuisé leur contenu… » … il y avait tant de choses dites entre eux qui n’auraient pas plu à leurs parents.

Ne serait-ce que leur moqueries des interdits, leurs insultes silencieuses aux gueux du monde. Yurina l’avait fixé avec cette lueur d’amusement dans le regard, tentant de faire taire le petit démon de la peur qui la prenait d’assaut quand elle regardait le danseur. « Un interdit du patriarche Zhang? Ne me fait pas languir plus longtemps, je meurs d’envie de t’inciter vers les chemins sinueux de la rébellion. Tu sais bien que je n’en répèterai mot. Et aux vues de mon mandarin, si ça peut te rassurer, même en essayant, j’en serais incapable. ». De l’humour, nouveau vestige d’un combat perdu d’avance. Elle avait tant de chose à lui confier, tant de bêtise d’accomplies pour lesquelles elle voulait ses lumières… mais pour l’heure, elle ne se voyait pas les lui dévoiler tant qu’il cacherait en son âme, ce qui le faisait tant souffrir. Croisant ses longues jambes en s’inclinant vers lui pour mieux l’observer, elle avait demandé : « Ainsi donc, des petits oiseaux te rapportent de mes nouvelles? J’espère que les rumeurs à mon sujet sont bonnes, tu sais, dans les couloirs, les bruits ne sont pas forcément glorieux. » … Même plutôt horrible. Shokonuche était passé maître dans l’art de croire aux rumeurs.

Yurina avait déposé ses mains sur ses propres cuisses, observant son vis-à-vis, très sérieuse, ses iris s’accrochant aux siens, lui interdisant une fuite, pas maintenant, pas ici, et surtout pas avec elle. Elle le connaissait mieux que ça. « Voici ce que je te propose. Je te ferai un compte rendu détaillé et honnête, c’est plus que j’offre au commun des mortels, mais je m’attends au même sacrifice de ta part. N’omets aucun détail. » Il était hors de question qu’elle retire son masque s’il n’en faisait pas de même, c’était donnant donnant. Même avec ses amis proches, la lutte de pouvoir était réelle. « Ainsi donc, tu auras des éléments de choix pour me faire sombrer, si par mégarde je trahissais tes confidences. » … Il pourrait même l’enterrer, s’il osait répéter ce qu’elle se préparait à lui dévoiler. « Je n’aime pas spécialement donner le dessus à quelqu’un aussi aisément, Prends donc cet arrangement comme un compliment, j’ai assez confiance en toi pour t’accorder la victoire sans compromis. », elle lui avait souri, sincère, concluant sur un : « Alors? Secret contre secret?   »

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     Dim 10 Sep - 17:51
Il existait quelque chose dans la relation qui liait Yurina et Jie. Quelque chose de sous-entendu, qu’ils n’avaient pas besoin de rappeler, même quand ils le faisaient. Ils faisaient partie d’un même monde, un monde où les règles et les attentes étaient nombreuses, impossibles à éviter. Un jour, l’obligation tombait, comme damoclès sur votre tête, et vous étiez incapable d’y échapper. Jie le savait aussi : un jour, quand son père passerait l’arme à gauche, deviendrait officiellement l’héritier de la famille Zhang, le propriétaire de tous les biens, toutes les actions et tous les fonds de son père avant lui. La liberté dont il profitait depuis des années n’était qu’un leurre qu’il appréciait un peu trop. Un jour, cette beauté éphémère serait remplacée par la dure réalité. Sa réalité.

« C’est très mal me connaître, alors. » affirma-t-il en un sourire. « Tu devrais savoir que je ne suis pas fourbe à ce point, ou du moins pas lorsque je n’en ai aucune raison. » Sa ruse égalait sa loyauté, alors les doutes de la jeune femme étaient infondés, qu’ils soient réels ou plaisantés. Jie sourit à nouveau, les yeux posés sur son amie. Elle n’avait rien à craindre de lui, aussi longtemps qu’elle restait une personne loyale, tout comme il l’était. Il était une personne droite, la plupart du temps, et il était hors de contourner les règles si ce n’était pas nécessaire. Il y avait toujours moyen d’agir en règles.

Hélas, le lien silencieux qui les unissait prit la forme de paroles bien trop vraies, sorties de la bouche de la jeune japonaise, qui arrachèrent un soupir contenu au chinois, dont les yeux restaient rivés sur la petite fenêtre qui devait séparer leur espace de celui du chauffeur, pour leur laisser une certaine liberté de discussion. « Tu as raison. » avoua-t-il avant de l’entendre reprendre. Mais les plaisanteries bien choisies de la jeune femme n’étaient pas suffisantes à lui arracher un sourire de plus. Les pensées sombres qui s’étaient immiscées dans son esprit étaient bien plus fortes que toutes les pensées agréables qu’il aurait pu avoir. « Bonnes ou mauvaises, c’est selon. » Il laissa un silence tomber, écoutant attentivement l’exposition que Yurina lui faisait de son idée, avant de reprendre la parole à son tour. « C’est entendu. » dit-il finalement, sachant qu’elle n’en démordrait pas. La haute naissance formait aux affaires bien plus que n’importe quelle école, et il savait qu’elle n’abandonnerait pas. Tout comme lui.

« J’ai appris que tu allais te marier d’ici quelques temps et que tu étais retenue comme candidate potentielle pour un groupe naissant. » Un rire lui échappa malgré lui. « Est-ce vrai ? [/color] » Les informations lui venaient de sources sûres, et quelles sources étaient plus sûres que ses propres parents ? Il les surprenait à discuter, parfois, autour d’un repas ou dans un salon, alors que chacun traitait ses affaires de son côté. Lui, peu concerné et trop à la fois, se contentait d’écouter en prétendant faire autre chose. Il lisait les nombreux documents que lui remettait son père, qui espérait encore tuer le mal qui gagnait son enfant un peu plus chaque jour. En vain. « Mes parents sont plus bavards que tous les trainee d’Eita réunis, sois en sûre. »
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     Dim 10 Sep - 19:50
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Début août 2017 → Elle avait toujours apprécié Jie, parce qu’il comprenait, il savait, sans qu’elle ait besoin de l’expliquer, de donner des exemples, diable, il saisissait les soucis qui la rongeait sans même qu’elle n’ait à utiliser de mot. La pression qui pesait sur une héritière, les attentes démesurées, le contrôle quasi-étouffant de ses parents, il le vivait, sur une échelle toute semblable. Lui aussi, n’avait qu’une illusion de liberté, une éphémère minute pour vivre, avant que tout ce qu’on attendait de lui ne devienne sa réalité. En quelque sort, ils étaient dans la même cage dorée. Mais c’était aussi un pacte silencieux entre eux, de n’échanger que des regards, de conserver une loyauté de béton, mais de ne jamais mentionner ouvertement, verbalement leurs soucis, comme si les mentionner les rendait réels. Sauf que maintenant, là, elle avait tant d’angoisse, de craintes, dans son petit cœur qu’elle avait besoin de les exposer à quelqu’un qui saurait exactement dans quel merdier elle s’était fichu. Et également, elle voulait savoir, quel mal rongeait le chinois. S’adossant contre le dossier du siège, elle l’avait observé longuement, ne sachant par où commencer. « ... Ça me semble exact… malheureusement pour moi, les ragots sur ton comptes vont d’avantage dans le mauvais… » elle avait eu un sourire gêné, un sourire triste à cet aveu. Juste ses blessures la rendaient misérable, elle aurait voulu le monde pour ce chinois, il était des rares qu’elle appréciait sincèrement.

Son visage s’était fait plus surpris, plus étonné devant ce que lui disait son ami. Il en savait beaucoup pour un type dans un autre pays, en même temps, ça n’avait rien d’étonnant. Il serait sans doute invité, avec ses parents, le jour où elle se marierait enfin… Un sourire impressionné avait joué sur ses traits alors qu’elle soufflait un : « Tes parents sont étonnement bien informés pour des gens aussi occupés qu’eux. Combien d’emploi sont créés par l’espionnage de tes moindres faits et gestes? » triste mais vrai. Elle avait tenté d’amener la chose de façon humoristique, encore, un petit sourire timide sur ses traits. Elle devait plonger, tout lui dire, tout avouer avant de changer d’avis. Elle ne gérait plus rien, elle faisait n’importe quoi. Elle comptait sur Jie pour la remettre sur le droit chemin. Celui qui faisait d’elle un pantin sans volonté, sans souhait. « ... Mais tu es bien renseigné. Le groupe s’appellera SUPER☆NOVA, j’ai été sélectionnée comme chanteuse secondaire. » C’était important de le mentionner, qu’il sache, qu’il croit, lui au moins, le fait qu’elle avait réellement bossé pour cet accomplissement. Contrairement à ce que sa détestable rival en pensait. « Tu devineras que mon père n’est pas satisfait par cette position… mais je crois que même lui est conscient qu’il ne me rend pas la vie simple en m’achetant des accomplissements. On débute le mois prochain. » … Ce qui ne l’empêchait pas d’être hors de lui, sa fille, dans une position aussi secondaire, la honte!

Elle avait souri à son amis, ses traits plus dur, moins doux, elle n’avait pas besoin de s’étaler sur le sujet, il pouvait saisir, que dans leur monde, un second choix n’était pas accepté. Elle avait pris une grande inspiration, débutant sur le sujet plus épineux. « Quant à mes fiançailles... » … ses iris s’étaient accrochés aux siens, elle avait posé ses paumes sur le banc, s’approchant de lui en parlant plus bas. Ce qu’elle allait lui dire ne devait jamais être entendu pas le chauffeur. Elle s’était collée un peu plus près, chuchotant comme si c’était la pire chose au monde : « … Ce que je vais te dire là, je compte sur toi pour n’en répéter aucun son. Mon père me tuerait… Et je jugerai le contraire si on me le demande … » … elle s’état mordue la lèvre, avant de les rouler l’une contre l’autre, en profonde réflexion. « Le fiancé qu’ils m’ont choisis. Je le hais Jie. » ça n’avait été qu’un couinement, un souffle, elle pouvait sentir l’angoisse revenir.

Elle avait néanmoins poursuivi. « Ce n’est pas tant qu’il est laid… mais il est tellement faible, tellement bête et méprisable, un gueux inconscient des enjeux de notre univers, un aveugle volontaire… il n’a ni jugement ni raison. » … un vrai con, pour s’imaginer qu’elle avait tout facile, qu’elle contrôlait tout, pour la blâmer pour ce qu’elle ne pouvait pas faire. Il n’avait jamais eu autant de pression de la part de ses parents, Haruto, il ne pouvait pas comprendre que ce qu’il exigeait était impossible. « Il a osé me demander de refuser ces fiançailles… parce qu’il est amoureux de quelqu’un d’autre, parce qu’il est pathétique et naïf et qu’il a accepté un mariage arrangé en s’imaginant pouvoir s’en tirer… » sa voir trahissait son dégoût, elle le méprisait tellement… Cet abruti, comme si pour elle, c’était facile de dire non! « Tu te rends compte, exiger ça de moi pour qu’il ait le bon rôle, pour qu’il n’ait à subir aucun contrecoups pour son refus… comme si c’était parfaitement légitime, comme si moi, je n’aurais aucune conséquence de faire un caprice, comme si mes parents trouveraient mes complaintes légitimes ou même qu’ils les autoriseraient... » elle avait soupiré, cherchant comment conclure. Sa voix n’était que dégoût et mépris pour ce gueux, alors qu’elle ajoutait :« … Enfin, je suppose que c’était à prévoir, ces pauvres ne comprennent rien à notre réalité… » … la réalité ou aucune décision ne vous appartient… « Du coup oui, je suis fiancée à ce minable de Kamiya Haruto. Jusqu’à ce qu’il trouve un moyen de se débarrasser de moi et de me faire porter le chapeau. »

… Elle avait relevé ses iris vers lui, se demandant s’il pourrait subir la question suivante… En même temps, ils s’étaient jurés honêteté.« Parlait de Kamiya. Le Noise Press a publié un article sur ton hospitalisation, et il semblerait que ma chère et tendre belle-sœur était à ton chevet…. Que s’est-il passé? Qui est-elle pour toi? »

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     Dim 10 Sep - 20:43
Les blessures qu’il gardait de la tentative de meurtre d’Erena étaient difficile à porter. Il s’en allait boitant au milieu de ses parents, incapable de danser et de se mouvoir comme il le voulait, avec au cœur une peine qu’il ne pouvait décrire, car les mots lui manquaient pour qualifier la douleur qu’il éprouvait à l’idée d’avoir été presque anéanti par la personne qu’il aimait depuis le début. Qu’Erena fut un esprit malade et déranger n’était plus une surprise, maintenant qu’il y avait réfléchi. Le plus troublant, dans tout cela, était qu’il l’ait aimée pendant tout ce temps, pour ces différences dangereuses qu’elle montrait sans le vouloir. Plus dérangeant encore, c’était le fait qu’il ne parvienne pas, malgré tous ses efforts, à la laisser partir comme il l’aurait dû. Le mal était fait, désormais, elle avait essayé et échouer. Le bon sens aurait voulu qu’il ferme son cœur et son esprit, de peur qu’elle ne l’atteigne à nouveau. Hélas, la souffrance était telle qu’il ne parvenait à oublier les sentiments qu’il éprouvait à l’égard de l’idole. Des sentiments vrais, plus vrais qu’il n’en aurait jamais, et irremplaçables. Il maudissait son cœur si parfait d’avoir choisi d’aimer un être malade, un être dangereux, et d’avoir été suffisamment aveugle pour ne pas le remarquer.

« Cela ne m’étonne pas. » Les ragots, hélas, possédaient souvent une part de vérité. Il l’avait remarqué avec le temps, alors qu’il s’intéressait à la vie des autres, constituait des dossiers sur chacun. Cette curiosité maladive l’avait poussé à explorer le privé des autres, à s’attarder dessus comme un analyse une peinture, et bien des choses étaient vraies. Heureusement, ce n’était pas toujours le cas. Que son histoire avec Erena ait fait du bruit dans les couloirs n’était pas une surprise, quand on connaissait la curiosité des autres. Il n’était pas le seul à posséder ce défaut.

Ce qui l’arrangeait moins, en revanche, c’est que les autres en parlent, alors que son père aurait préféré garder les événements secrets. Jie, de son côté, n’avait pas souhaité porter plainte. Il l’aimait trop, Erena, pour oser lui faire l’affront d’une plainte. Si elle était malade, comme il le pensait sincèrement, sa place n’était pas en prison, l’endroit où on l’aurait certainement envoyée et où elle aurait subi un traitement indigne d’elle. Pauvre fou, pensait-il souvent, en réalisant qu’il éprouvait encore pour elle une tendresse d’amant totalement folle. Il ne pouvait tirer un trait sur celle qu’il avait aimée, quand bien même elle avait essayé de mettre un terme à sa vie, comme s’il avait été un vulgaire ennemi à éliminer. C’était trop difficile à accepter.

« Je préfère ne pas l’imaginer, sache-le. Ils me font déjà suivre par ce crétin de Meilan à longueur de journée, de peur que je m’effondre. » C’était de l’humour, peut-être, mais il savait que ses parents étaient prêts à tout pour le surveiller, maintenant que le pire était passé. Il n’osait imaginer les moyens qu’ils mettraient en place pour s’assurer de sa sécurité, s’il venait à voyager à nouveau. « Je devine effectivement qu’il doit se sentir lésé de voir son bijou ainsi sous-estimé. Mais toute chose se gagne dans ce domaine, alors j’imagine que tu auras la chance de faire tes preuves un autre jour. » Il ferma les yeux, songeant à l’anéantissement soudain de tous les efforts qu’il avait fait depuis l’enfance. Brisés par une chute. Cassé par celle qu’il aimait.

Le sujet suivant l’intéressait davantage, car il le concernait en partie. Lui aussi, de par son statut et l’argent que possédaient ses parents, connaissait le risque d’être un jour marié à une parfaite inconnue. Il ne le souhaitait pas, préférait sa liberté, mais il était sans doute plus ouvert à cette idée qu’il ne l’avait jamais été auparavant. Il savait, ô oui, il savait qu’il aurait été tout bonnement incapable d’aimer à nouveau, maintenant que c’était terminé. Son cœur avait été comme pétrifié par la douleur de la découverte de l’horrible vérité. Plus rien n’aurait pu y entrer.

« Je n’en dirai rien. » répondit-il alors à la jeune femme, soutenant son regard sombre en attendant ses paroles. Des propos qui ne l’étonnèrent guère, car ils étaient le reflet de ce qu’il avait pu penser. « Ça ne m’étonne pas. » affirma-t-il en un soupir qu’il aurait souhaité moins profond. Il se rappelait avoir un jour passé une soirée en compagnie de ce Kamiya Haruto et de son ami, Ji Hyuk ? Ji Won ? Il ne s’en rappelait plus, cela faisait si longtemps. « Je doute qu’il ait quelque chose à faire des obligations qui nous tiennent. » Les parents étaient si cruels d’offrir ainsi leurs enfants, comme s’ils avaient été une simple valeur marchande qui s’échangeait selon leur bon vouloir. « Je suis désolé de l’apprendre, en tout cas. Mais je comprends mieux l’emportement de mon père en apprenant la nouvelle. » Des propos qui, à ses yeux, étaient clairs comme de l’eau de roche. Nul besoin de neurones rodés pour comprendre ce qui aurait pu se tramer dans l’esprit de Zhang Guoxiang et de sa femme. C’était une sorte de demi-soulagement.

Un soulagement qui ne dura pas bien longtemps, et qui s’envola d’un coup, d’un seul, quand Yurina reprit la parole. « C’est la vérité. » répondit-il, tenu par sa promesse de vérité. « Elle est venue à mon chevet une fois que je me suis réveillée. » Son ton éteint déclamait sans enthousiasme, et toute la tendresse qui avait pu s’y loger avait soudainement disparu, alors qu’il poursuivait, devant toujours plus froid. Une froideur empreinte d’une tristesse indescriptible, tant elle était profonde et contenue. C’était comme le récit d’une catastrophe à laquelle il ne croyait pas. « Mais ce que Noise Press ignore, c’est que c’est également elle qui m’a conduit dans cette chambre. » Sa voix, presque un murmure, devait échapper au chauffeur qui conduisait habilement, arrêté çà et là par les embouteillages de la grande ville. « Dis-moi, te rappelles-tu quand je t’ai annoncé partir pour Honshu durant quelques jours ? » lui demanda-t-il premièrement. « Nous y allions ensemble. Nous devions prendre quelques jours de repos, avant que je ne quitte le pays pour rejoindre Shanghai, où mes parents m’attendaient. » Il laissa un silence de quelques secondes, essayant de ne pas la perdre dans toutes les informations qui lui revenaient en mémoire et qu’il enchaînait comme autant de perles sur un fil fragile. « Figure-toi, douce Yurina, qu’elle m’a tendu un piège au réveil. J’ai dévalé les marches d’un escalier, la tête la première, trop naïf pour songer qu’elle aurait pu mettre en application ses menaces. » Il observait le siège qui se trouvait devant lui, perdu dans des souvenirs sombres qu’il aurait souhaité oublier. « Tu sais, j’ai un don pour jauger les autres, mais j’ai été incapable de le faire avec elle. Depuis le début, je l’ai trouvée spéciale, unique… Et elle a failli me perdre. » Il laissa alors tomber un silence. Ce genre de silence grave qui dure trop longtemps, mais que l’on craint de briser. Il reposa les yeux vers son amie, les lèvres pincées. « Voilà la vérité, Yurina. Je suis tombé amoureux d’un monstre qui a bien failli m’avoir. »
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     Dim 10 Sep - 21:52
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YURINA & JIE 


Début août 2017 → « Tu sais, parfois je me fais la réflexion que même lorsque je serai la propriété d’une autre, mon père continuera de me faire suivre. Je me dis qu’il s’ennuierait à ne pas contrôler mes moindre faits et gestes… » … Il adorait la rabaisser, l’humilier, s’il fallait qu’elle ait assez de liberté et qu’elle prenne des décisions, il aurait perdu son pantin. Elle ne serait jamais libre, jamais, elle n’avait qu’à s’y résigner. Juste sa carrière d’idole, c’était une petite victoire. Elle avait un véritable sourire réjouis aux lèvres, alors qu’elle assurait à son ami qu’elle se donnerait à 300 % pour être reconnue, pour être douée, pour mériter sa place. « Précisément, il a cette tendance à voir mes échecs comme une humiliation personnelle. Mais oui, je ferai mes preuves, je ne m’en fais pas avec ça. L’Agence a vu pire que moi comme idole, il suffit de voir les F!GHTERS. » … Ou ce qu’il en restait.

D’idoles, ils avaient ensuite entamé le sujet plus sombre, plus tragique de ses fiançailles. Et de tout ce qu’Haruto refusait de comprendre dans son effroyable tête. À quoi ça lui servait, d’aussi grandes oreilles s’il ne pouvait pas entendre quand elle lui disait être incapable de stopper la machine?! Il avait chassé de la main ses préoccupations, comme si la pression parentale, les menaces, les ordres n’étaient pas de vrais démons. Qu’en savait-il, ce gueux! « Non. Il s’en fiche, il s’imagine que ce que je veux ou non a une incidence dans la balance. Il en est persuadé et s’est même permis de me faire la morale en ce sens! De me ‘’conseiller’’ sur ce que je devrais faire… » elle avait eu un rire narquois, sans joie. Jie comprendrait, il saisirait sans qu’elle ne doit l’expliquer, ô combien le raisonnement de son promis était puérile, erroné et ridicule. Dans leur monde, ils n’avaient jamais leur mot à dire. « C’était risible. J’ignore ce que mes parents voient en un gueux comme lui. Il ne sait ni tenir sa langue, ni bien se tenir. Il ne sera qu’un boulet à mon pied… » … d’autant plus qu’il semblait déterminé à devenir de plus en plus minable chaque jour! Sur un ton de confidence, elle avait chuchoté un : « Si tu l’avais vu, avant que je ne prenne l’avion pour te rejoindre, il s’était teint en rose. Un homme, un homme respectable, un médecin, avec des cheveux roses! » Il n’y avait que du dédain sur ses traits.

Au minimum, l’allusion de son ami sur ses parents l’avait fait sourire. Ils étaient donc bien informés… « Tu crois que nous devrions l’encourager à s’insurger, ton père? » Plutôt que de s’apitoyer, ce n’était pas son fort ni dans ses habitudes, elle avait regardé son ami avec un sourire espiègle, une étincelle amusée brillant dans son regard. En battant des cils de façon exagérée, espérant lui tirer un sourire, elle avait même osé un : « Je ferais une excellent épouse, tu ne crois pas ~ ? » Elle avait souvent plaisanté avec son ami, plus jeune, qu’il serait dans ses premiers choix lorsqu’un mariage arrangé lui serait présenté. Après tout, si elle n’avait pas le moindre sentiment amoureux pour le chinois, elle avait pour une un profond respect et une réelle affection, Deux choses qui lui faisaient cruellement défaut quand elle pensait à l’homme dont elle porterait le nom. Pourtant, lorsque les profils lui avaient été présentés, le chinois n’y figurait pas, le racisme de ses parents ayant pris le dessus sur leurs excellentes relations d’affaire. Quelque part, ça la soulageait, elle appréciait trouver chez son complice une pointe de liberté, un franc parlé. Ce type de relation survivait mal aux cages, s’ils avaient dû partager leurs chaines, ils auraient fini par se haïr. Elle avait besoin de son amitié, de son soutien, elle ne l’aurait jamais sacrifié pour son propre avantage.

Plus elle le fixait, et plus cette boule d’angoisse la prenait à la gorge. C’était une chose de savoir qu’il n’allait pas bien, que quelque chose le chagrinait, pire encore, de constater qu’il y avait un bris irréparable en sa personne. Mais s’en était une autre de mettre un nom sur son mal. Elle avait ce sentiment d’effroi et d’anticipation, de suffoquer, comme si elle savait, avant même qu’il n’ouvre la bouche, qu’elle n’aurait ni la solution ni l’antidote à son état. Elle devrait l’écouter, impuissante. Avec n’importe qui d’autre, elle aurait tourné les talons, aurait pris la fuite et aurait abdiqué le combat, avec Jie… elle était à ses côtés, pour le meilleur et pour le pire. Il était son plus vieil ami. Délicatement, sa main s’était posée sur la sienne et elle avait joint leurs phalanges, comme pour lui transmettre le peu de force, le minime courage qu’elle pouvait regrouper. Elle avait pressé sa main de la sienne et lui avait souri avec douceur, attendant patiemment qu’il daigne se confier. Elle était patiente. Pour lui. « … À ton chevet? Tu la connais donc? » Ça faisait du sens, ils avaient tous été à l’Agence, Jie et Erena avaient à peu près le même âge… elle avait froncés les sourcils, attentive…

Et peu importe son niveau d’attention, son visage d’ordinaire indifférent, froid, elle n’avait pu contrôler l’expression de surprise et d’effroi qui avait peu à peu transformé ses traits alors que les mots atteignaient son esprit et qu’elle en saisissait le sens. Erena l’avait mené à l’hôpital? Son idole, son adoration, sa chanteuse préférée Erena? C’était impensable, mais son ami n’était pas connu pour ce genre de blague, aussi, aussi incrédule soit-elle, elle s’était contentée de se cramponner à sa main, comme pour le supplier de poursuivre. Son voyage à Honshu, oui, elle s’en souvenait. « Oui… je me souviens. Une brève halte avant de rentrer au pays… je croyais que tu voyageais seul. » elle avait trouvé ça rapide, et il était resté vague sur la raison de son séjour, mais sur le coup, elle n’avait pas pensé grand-chose. La liste des gestes sans sens qu’ils posaient pour leurs parents… elle s’était mordue la lèvre…. Si elle avait su. Le souffle lui manquait, chacun des mots du chinois la heurtaient brutalement… mais pas pour la raison qu’il aurait pu croire. Outre la peur qui l’avait prise, pour la santé et la sécurité de son ami, pour ce qu’il avait subi, pour ce qu’il avait vécu, ce qui la pétrifiait désormais… c’était la justification que son esprit embué faisait des agissements d’Erena. « … Elle a essayé de te tuer…. Parce que tu rentrais en Chine? Elle a menacé de te voir mort si tu partais? » Oh que ça sonnait connu…

… Plus Jie parlait, et plus ses songes la ramenaient vers le visage rustre, immonde, laid de Naoto, et quoi qu’elle puisse en penser, quelles que soient ses pensées, elle avait cette certitude au fond d’elle-même, que s’il tentait, un jour, de la quitter, de lui préférer une autre poufiasse, elle l’étranglerait, elle le ruinerait. Elle serait capable de le faire descendre parce que l’idée de le voir en toucher une autre lui était plus insupportable que celle de le voir mort. Elle préférait de loin l’image de son cadavre sanglant que celle de lui lui tournait le dos. Il lui appartenait. Il lui avait donné cette petite étincelle de vie, il avait infusé à son âme terne et soumise une flamme de vie… elle crèverait plutôt que de le laisser filer. Cette constatation l’effrayant. Elle avait posé ses prunelles sur Jie, n’osant lui confesses ces démons. Ça l’effrayant de voir l’ampleur de sa propre folie, elle préféra se plonger dans son déni. « … Tu crois qu’elle t’aurais fait du mal, si tu étais resté? C’est parce qu’elle t’aime? Parce que te tuer est préférable à te perdre? Un truc… comme ça? … Je… je me demande. Je ne comprends pas. » Ou elle comprenait trop. Et ça la terrorisait. Ne devrait-elle pas être la fillette pure qui n’aimait personne. Aucun attachement. Aucune faiblesse.

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     Lun 11 Sep - 21:49
« C’est un petit plaisir qu’ont tous les puissants ; celui de contrôler les autres et de montrer qu’ils sont capables d’obtenir ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. » déclama-t-il en un soupir. « Je mentirais si j’affirmais ne pas être victime de ce mal moi-même. Tu sais à quel point ma curiosité est grande, tout comme le besoin de gagner du terrain sur les autres et d’avoir toujours un coup d’avance. » C’était la vérité, aussi horrible qu’elle pouvait sembler, et c’était également ce qui lui permettait d’être toujours au plus haut, quelles que soient les circonstances. Ou presque. Les événements des derniers mois avaient échappé à son contrôle et lui avaient laissé un goût amer et douloureux, comme un poignard enfoncé dans ses accomplissements. Tout cela à cause d’Erena. « Un jour viendra où même ton père ne sera plus en mesure de te contrôler et de t’imposer sa volonté, douce Yurina. Nous vivons dans un monde où les femmes se font puissantes et indépendantes, quelle que soit la volonté de leur mari. » Et s’il disait cela d’un ton rassurant, il avait suffisamment voyagé pour constater que les femmes, de par le monde, commençaient à monter en puissance. Il suffisait de voir les élections françaises ou les grandes têtes de l’Europe pour le savoir. Dans ce pays lointain que l’on nommait Allemagne, c’était une femme qui régnait presque.

« Tu parles de ce groupe d’idiots auquel appartient ce crétin de Choi ? » demanda-t-il, s’arrachant presque les lèvres au nom de l’américain qu’il ne tenait qu’en très basse estime. « Tu sais comme j’ai en horreur cette formation. J’ai d’ailleurs lu quelque part qu’ils étaient déjà sur le déclin ? Si c’est la vérité, je te demanderais bien de le fêter. » Depuis le début, Jie se questionnait sur les raisons de la création d’un groupe aussi peu harmonieux, aussi bizarre. Comment pouvait-on placer sur le devant de la scène des idiots finis ? Lui, avec ses compétences en danse pourtant remarquables, ne s’était rien vu proposer de plus qu’une place de trainee dans le label, lorsqu’il était né. C’était particulièrement décevant, quand on connaissait les heures d’entrainement qu’il avait passées à suer dans les salles de danses de sa résidence et de l’agence en elle-même. Aujourd’hui, de toute façon, il n’était plus question de s’attarder sur de tels détails. La danse, c’était terminé, peut-être pour toujours. Il n’éprouvait plus l’envie de regagner l’archipel et de s’exprimer en mouvement. Quelque chose était mort en partie, comme plongé dans un coma dont il ne savait s’il sortirait un jour.

« Sans doute une déformation professionnelle. Les psychiatres sont formés à donner un avis que les patients doivent suivre. » se moqua-t-il doucement, avant de lever les yeux à ce que lui disait la jeune femme. « De mon avis, il présente plutôt bien, et c’est certainement l’une des raisons qui a poussé ton père à le placer parmi les prétendants. Un métier avec de longues études, une apparence de richesse, même s’il n’en est rien. Peut-être a-t-il songé que tu serais suffisamment riche pour deux, le temps que son propre argent se fasse ? » Un soupir lui échappa, mais il ne cessa de sourire. « Tu sais à quel point j’aime explorer l’esprit des autres, en essayant de trouver les pourquoi et les comment. » Mais hélas, dans le cas du père Daimon, il lui était difficile de trouver une solution définitive. Il ne connaissait que trop bien les fluctuations d’opinion des adultes du monde des nantis, dont les envies étaient parfois plus instables que les cours en bourse. C’était un véritable malheur que le tour de Yurina soit arrivé aussi jeune. « Cela ne m’étonne pas. » affirma-t-il finalement, à la mention des cheveux de Haruto. « D’ailleurs, si tu veux mon avis, ce n’est pas la seule chose qui ne m’étonnerait pas. » Mais il ne dirait rien de plus. Ses constatations de l’autre soir auraient pu être le produit de son ivresse du moment, compte tenu de la quantité d’alcool qu’il avait ingurgitée. Le personnage, en tout cas, ne lui avait pas laissé le meilleur des souvenirs.

Mais l’instant suivant, les souvenirs de cette soirée s’évaporèrent soudainement, grâce à la seule remarque que fit Yurina, et qui arracha à Jie un sourire qui trahissait un grand amusement. Plus large et fin encore que tous les autres. « S’insurger ? Tu parles comme s’il était question d’un régime militaire contre lequel il faut se battre. » Il rit malgré lui, trouvant amusante la comparaison idiote qu’il avait à l’esprit. « C’est un peu le cas, quand on y regarde bien. » Et de sourire de plus belle en entendant Yurina reprendre par une question qui, au vu des circonstances, semblait plus amusante que n’importe quelle histoire qu’on aurait pu leur raconter. « Je n’en doute pas. » répondit-il avant de reprendre, presque trop sérieux. « J’ai toujours songé que les meilleurs mariages arrangés étaient ceux pour lesquels les promis étaient à l’origine des amis. » Ces derniers ne se soutenaient-ils pas dans la difficulté ? N’étaient-ils pas prêts à devenir des piliers, l’un pour l’autre, quand les moments les plus durs arrivaient ? Si la tendresse ne se mêlait pas à l’histoire, l’un et l’autre pouvaient aller librement, sans risquer de créer un scandale dans le cœur de l’autre. C’était, à ses yeux de futur promis – il ne se leurrait pas quant à son destin, encore moins depuis la tentative de meurtre dont il avait été victime – la solution la plus désirable. Mais d’amies de haut rang, il n’en avait hélas pas beaucoup. La politique de l’enfant unique avait, même chez les plus fortuné, été particulièrement rude, et les enfants étaient généralement des hommes. « Mais il semblerait que ton père ait d’autres projets pour toi que d’épouser un riche héritier chinois. » termina-t-il d’un ton presque désolé, car il savait qu’elle ne l’avait pas choisi et que sa situation n’était en rien désirable.

Ils vivaient dans un monde cruel qui ne laissait pas de place à l’erreur. Un monde où les êtres aimés n’étaient même plus une sécurité. Jie l’avait appris à ses dépens, quelques mois plus tôt, quand Erena avait essayé de mettre fin à ses jours. Comment cela avait-il pu arriver ? Qu’avait-il fait pour pousser sa petite amie à une telle extrémité ? Il se rappelait avoir discuté avec elle de son futur retour en Chine, des plans que ses parents avaient pour lui. Ce qu’il n’imaginait pas, à l’époque, c’est qu’elle allait passer à l’action et exécuter les menaces qu’elle avait proférées. En silence, il y songeait encore, avant de se remettre à expliquer à Yurina ce qu’il s’était passé ce jour-là, interrompu par les quelques questions qu’elle posait. « Je la connais, et bien plus que tu ne pourrais le croire, mais je te l’expliquerai ensuite. » dit-il pour reprendre son explication, contente de réaliser que son amie, s’il ne l’avait pas vue aussi fréquemment qu’il le voulait, avait enregistré un bon nombre des choses qu’il avait dites. « Je crains en effet que ce soit la raison pour laquelle elle est passée à l’acte. Nous avons toujours eu une relation particulière, faite de disputes et de réconciliations temporaires. Ce n’était jamais vraiment stable, à l’exception de ces derniers mois. » Mais il s’y était fait, à cette stabilité, et se retrouver seul lui faisait plus de mal qu’il ne souhaitait l’admettre. Cependant, il était hors de question de retourner vers elle, après ce qu’il s’était passé. C’était tout bonnement impossible. « Je l’ignore, mais il est trop difficile pour moi d’y songer. » Ses lèvres se pincèrent un instant, avant qu’il ne secoue la tête en fermant les yeux. « Elle avait l’esprit corrompu par un mal dont je ne sais rien. J’ai passé des années à l’aimer sans même réaliser qu’elle pourrait causer ma perte, si je n’étais pas assez méfiant. » continua-t-il, guidé par les questions que lui avait posés la jeune femme qui l’accompagnait. « Je ne sais dans quel monde la mort de l’être aimé est préférable à son départ. Il est toujours possible de revenir sur ses pas, mais la mort est un voyage dont on ne revient pas. »

Un nouveau soupir déchira le silence qui régnait dans la voiture, et il ferma les yeux en appuyant sa tête sur l’arrière de son siège, perdu dans ses pensées. « Lorsqu’elle est venue me voir à l’hôpital, le jour de mon réveil, elle a imploré mon pardon… » expliqua-t-il douloureusement, en se rappelant l’effet que les paroles de la chanteuse avaient eu sur lui. Il se souvenait de la haine qu’il avait éprouvé à l’égard de cette personne qu’il avait si longtemps aimée, de la passion violente et mauvaise qu’il avait ressentie quand elle l’avait approchée, quand elle avait voulu le toucher. « Mais je ne voulais plus la voir. Réaliser qu’elle avait osé me faire du mal, essayer d’en finir avec moi… C’était comme m’arracher le cœur à vif. » Et il n’aurait jamais songé que la douleur aurait pu être aussi intense, même assourdie par les analgésiques.

« Madame, monsieur, nous sommes arrivés. » déclara soudainement une voix, s’exprimant en chinois, alors que s’ouvrait la portière près de laquelle se trouvait Yurina. Jie releva la tête et posa les yeux sur son amie, confus de ne pas avoir remarqué combien le trajet était passé vite – ou combien leurs conversations étaient propices à tuer le temps – et il lui adressa un petit sourire. « Nous sommes arrivés. » répéta-t-il en japonais, qu’elle puisse comprendre les propos de cet homme qui ne parlait pas un traitre mot de japonais. « Suis-moi, je vais te présenter la maison et notre personnel. »
 
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