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 Gabsel in Distress |#|HEAVEN&GABRIEL

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     Lun 9 Oct - 21:54
Gabsel in Distress
Gabana


Prude? Voilà qu'après de si longues années d'amitié, de secrets et de confidences, d'amour et de moquerie, de soutien et de critique (constructive, attention), Heaven osait lui asséner un coup aussi fatal. « Pourquoi tu m'insultes, tu sais que je le suis pas. » Ou peut-être qu'en vérité, il l'était un peu, parfois, quand une fille en voulait trop et que la chose qu'il savait le mieux faire, c'était la laisser s'allonger et le faire aussi, comme ça. Vingt-cinq ans, presque vingt-six, et voilà qu'il baisait encore comme un puceau précoce. Si Ana avait été là, elle aurait certainement pensé que Heaven avait raison. Cependant, en son absence, Gabriel était tout à fait libre de penser ce qu'il voulait et, assurément, il n'était pas prude. « Oui je comprends. » Avec résignation, mais il était bien obligé de comprendre, s'il souhaitait un jour avoir la chance de reconquérir le coeur de la Russe. Elle avait intérêt à lui dire oui, même s'il n'était pas le plus performant des mâles qu'elle avait pu monter. Il faisait des efforts, n'était-ce pas assez pour forcer l'indulgence? Il devait suivre les conseils de Heaven. C'était de l'or qu'elle lui donnait.

Mais il avait le temps d'y réfléchir, de se frustrer seul en repensant à sa stupidité. Il avait le temps de contempler, tourner et retourner son cerveau incroyablement peu performant. Ô intelligence perdue, daignerait-elle un jour frapper à sa porte? Il se perdit dans ses pensées alors qu'il suivait Heaven dans la grande maison. Trop riche, trop impressionnant. Quelqu'un vivait-il vraiment ici, ou était-ce la journée portes ouvertes d'un musée d'art ancien? Il avait l'impression que toucher le moindre meuble allait le faire tomber en morceau. Ou déclencher une alarme. Ou les deux. C'est la raison pour laquelle ses mains se retrouvèrent rapidement enfoncées dans les poches de son pantalon, pour se protéger d'une quelconque arrestation stupide. Sait-on jamais. Une autre partie de lui, pourtant, avait envie de tout toucher.

Quand les deux amis découvrirent avec surprise le nom de Maiko sur un peignoir qui traînait par là (qui perturbait son idée de musée, sauf s'il s'agissait d'un souvenir personnalisé et que son amie ne lui avait rien dit), Gabriel poussa un cri de surprise, cherchant à découvrir l'endroit où pouvait se cacher sa fille de la jungle préférée (et la seule qu'il connaissait, à dire vrai). Interrompu par Heaven, hélas, il se contenta de chouiner, de s'agiter comme un ver. Pourquoi ! Où était-elle? Déjà, était-elle là? Sinon, son cri ne servait à rien. Puis, il avait une autre question. « On est pas censés être seuls? » Lui avait-on encore menti? « On sait jamais, par alliance ou je sais pas? » Oui, ça se tenait. Il en avait la conviction. Enfin, maintenant, Heaven le faisait douter.

À la vue des chaussons assortis, les yeux de l'américain se firent plus ronds, tout comme sa bouche. ON LUI CACHAIT DES CHOSES. Encore. Toujours. Pourquoi ne le jugeait-on pas digne de confiance? Fallait-il qu'il fasse un serment par le sang ou une de ces conneries? Il fronça les sourcils et secoua la tête, désapprobateur, alors que la charmante blonde qu'était sa meilleure amie reprenait la parole. Majeure? « Tu veux dire quoi par là? » Oh, il le savait bien, mais il n'approuvait pas. Pas du tout. Déjà, parce qu'elle ne lui disait pas. Ensuite, parce que ce type devait être ... mille fois plus vieux, rien que ça! « Elle a vingt ans. Mais elle pourrait encore avoir 70 ans, je la considérerais toujours comme ma fille... » Et d'ajouter, un bref instant de suspens plus tard. « ET J'AI PAS DONNÉ MON CONSENTEMENT. »

Oh non, il ne l'avait pas donné, et maintenant, il était triste. Triste parce qu'on lui avait menti. Triste parce qu'on lui avait caché des choses. Un désespoir profond et inévitable. Mais ça n'était rien par rapport à la confusion qui s'empara de l'américain quand il vit arriver... « OMG Ça existe vraiment? » Le domestique. Il ne put s'empêcher de sourire comme un idiot en observant de haut en bas le vieil homme qui se trouvait devant eux. Il avait envie de se pincer. «[color=cornflowerblue] Je m'appelle Gabriel Choi! » énonça-t-il fièrement en entendant les propos du vieillard. « Appelez-moi Monsieur Choi. S'il vous plaît, juste une fois! » Comme dans ses rêves les plus fous. Les yeux pleins d'étoiles, et ce bien malgré lui, il s'approcha de Heaven pour lui secouer le poignet, enthousiaste comme jamais. « On peut l'adopter, lui? Il est trop chou. » Et comme ça, il se sentirait un peu plus batman dans sa vie de tous les jours. Non, vraiment, Gabriel n'était pas fait pour la vie de luxe.

Soudainement, il sembla percuter sur une idée qui lui avait échappé, dans le discours de cet homme. « Attendez. Vous voulez dire qu'ils vont se marier? » Il fronça les sourcils et secoua la tête. « Non non, c'est hors de question, ça doit passer au Congrès ce genre de décisions. »

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     Lun 9 Oct - 22:30
Gabsel in Distress
HEAVEN &
GABY  gangnam style


Fouillant dans l’armoire après avoir violenté Gabriel d’une main sur la bouche, pour lui faire baisser d’un ton le volume de sa voix parfaite, elle chuchotait en lui répondant, toujours aussi vague : « … Presque seuls. Le majordome sauvage rode probablement dans les couloirs… » … et elle ne voulait pas être surprise par Alfred à fouiller dans les affaires de Daisuke. Si le vieil homme était généralement adorable et prévenant, il était néanmoins très protecteur de son maître. Malheureusement pour elle, les découvertes qu’elle avait faites, à savoir le peignoir brodé et les pantoufles assorties n’aidaient en rien à soumettre son ami au silence. Fronçant les sourcils en le dévisageant, très sérieuse, elle avait rétorqué, sans l’once d’un amusement : « … Je veux dire exactement ça. » Avec Xialei en chine, personne n’arrêterait le Pedosuke des plaines dans sa quête de chair fraiche, elle devait au minimum s’assurer que la femelle qui se méritait des articles personnalisés ne deviennent pas source d’élément incriminants. Les mains sur les épaules du bridé, elle avait poursuivi, soupirant, rassurée : « 20 ans… ça va. Je n’ai pas envie de visiter mes amis en prison tu comprends… » … et elle voyait mal comment elle pouvait invoquer que les broderies étaient en réalité un souvenir…

… Passez par Daisuke n’était pas non plus un attrait touristique du Japon… quoi qu’au nombre de passagères dans les dernières années, elle se disait qu’il pourrait peut-être bien vendre des articles souvenirs… Tragique. Essayant de saisir les bêtises de déblatérait son ami, elle avait demandé, septique. « Ta fille? Ton  consentement? Faut aussi te demander pour m’épouser? Dis oui, tu me connais je choisirais n’importe qui si tu me laisses faire! » … Tu t’éloignes du sujet ma pauvre. OH! S’il avait adopté une autre amie sans lui en parler, ça la concernait, elle devait être sa préférée, sa BFF de tous les instants, elle avait subits cinq interminables minutes de torture à l’horizontale – carrément, la planche n’était pas plus immobile comme exercice – pendant que saint Gabriel devenait un homme en s’agitant comme un poisson hors de l’eau, sans rythme ou aisance… Elle en gardait des séquelles. Alors autant dire qu’elle y tenait, à son titre de BFF. Ses souvenirs de guerre furent interrompus par l’arrivée d’Alfred, qui lui tira un sursaut monstre….et trop d’excitation chez le Gabichet des prairies.

« Ça? … Tu parles d’Alfred? » Heaven, il ne s’appelle pas vraiment Alfred, certainement pas avec une tête comme la sienne et des yeux clairement bridés. Peut-être… mais il avait l’habit, et ça faisait si longtemps que tout le monde se référait à lui en tant que tel que sa véritable identité était un mystère. Heaven avait dévisagé son ami qui semblait profondément excité par l’arrivée du majordome, elle pouvait comprendre, un peu, sa famille était fortuné, elle n’avait toutefois jamais eu d’employé de ce genre. Alors qu’elle allait donner un coup de coude à son ami pour lui intimer respect et bienséances devant le protecteur du manoir, le vieil homme avait souri, réjouis, et s’était exclamé comme le refait n’importe quel employé, en osant même s’incliner pour lui donner de quoi se réjouir plus longtemps : « Mais bien évidement Monsieur Choi. C’est un plaisir de vous rencontrer. » ... Sursautant en sentant la main de son ami lui serrer le poignet, elle l’avait dévisagé avant d’éclater de rire à sa demande. « Oui d’accord. On peut. Ça fera un grand-père pour Tequila. » Et assurément, des vacances au pauvre homme qui devait gérer les conneries de Daisuke!

Elle allait tenter de calmer Gabriel, qui devait être difficile à suivre pour un pauvre homme, mais Alfred, profondément sous le charme de cet individu étrange qui lui rappelait la brusqueries de Maiko, sa favorite dans le monde entier, s’était permis et retirer peignoir et pantoufles des bras des intrus. « Se marier? Mais je l’espère bien Monsieur Choi! Mon seul but en ce monde est de voir ces deux âmes sœur unir leurs destins… » … Grand dramaturge que cet Alfred, qui s’était permis de poser une main sur l’épaule de Gabriel, soudainement rêveur. « Nous vous inviterons aux noces Monsieur Choi, votre approbation est importante, très importante! Que dis-je, elle est priordiale! » … et sa mort certaine s’il tenait de lui retirer son bonheur d’avoir enfin vu son abruti d’employeur se ramasser une femme de la jungle. Tout en finesse, il avait discrètement rangés les peignoirs, avant de les échanger pour deux autres, vierges, et des serviettes également. Puis, il avait poussé les deux jeunes gens vers la sortie d’un : « Mais je ne voudrais pas brimer votre soirée. Et si vous alliez y penser dans le spa Monsieur Choi. Amenez y Mademoiselle Calaway, il y a si longtemps qu’elle n’a pas été en présence d’homme aussi charmant. Je vous apporterai à boire, ou à manger? Je suis à votre entière disposition Monsieur Choi. » Oui. Alfred tentait la prostitution pour garder Maiko. Il était prêt à tout.

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     Lun 23 Oct - 18:11
Gabsel in Distress
Gabana


Exactement ça ? Mes yeux s’écarquillèrent à cette affirmation effrayante. Cela voulait-il dire qu’un imbécile osait se livrer à des activités aussi malsaines avec ma chère et adorable Maiko ? J’avais du mal à le croire. Pourtant, en connaissant le spécimen et son intérêt particulier pour la barbe, ça ne m’étonnait pas beaucoup, qu’elle se tape un vieux. C’était juste troublant. Troublant parce qu’anormal à mes yeux, et qu’une différence d’âge était facilement décriée dans une union. Mais évidemment : lorsque l’homme était riche, l’âge importait moins. C’était l’une de ces règles sociétales que j’avais du mal à saisir. Reste qu’aujourd’hui, face à cette nouvelle que j’accueillais avec effroi, elle me semblait particulièrement pertinente. « J’suis trop choqué pour penser à ton pote en prison. » Choqué et sans doute un peu déçu, s’il fallait tout dire. Mais évidemment, mon amie s’en moquait. Elle n’avait pas grand-chose à faire des sentiments profonds de son cher ami Gabriel, n’est-ce pas ? « T’es une vraie toi au moins. Et oui, j’ai droit de véto sur tes amours. » lançai-je d’une voix assurée avant de voir arriver la huitième merveille du monde. Ledit majordome.

Je l’aimais déjà. Il avait l’air tellement vrai. C’était peut-être un ami de Heaven déguisé ? Non. L’idée qu’elle puisse avoir un ami aussi vieux et aussi bizarre ne lui ressemblait pas. Ou alors elle allait m’annoncer qu’elle se faisait un papy, elle aussi ? Mon regard se posa un instant sur la blonde que je dévisageai malgré moi : elle n’avait pas intérêt à me faire un coup pareil. Elle ne pouvait rien me cacher, rien du tout ! « Alfred. » Avait-il une gueule à s’appeler Alfred ? Avais-je une gueule à m’appeler Gabriel ? Who knows. Mon sourire s’étira davantage. Il m’appelait monsieur Choi. MONSIEUR. FUCKING. CHOI. C’était suffisant pour me donner des airs de grand maître alors qu’il parlait et que Heaven répondait à ma question. « Oui, exactement ! [/color]» Un grand père pour Tequila, le chien que nous n’avions pas encore. « On va vraiment l’adopter. » Ce pauvre homme ne devait pas comprendre ce qu’il se passait.

Car je parlais beaucoup. J’en avais conscience, mais je n’avais pas l’intention de me calmer. J’apprenais trop de choses à la fois : l’existence des amourettes antiques de Maiko, l’existence des majordomes comme dans les films. Je pensais vraiment que ça n’existait plus ! J’veux dire, ouais, dans batman ou des conneries du genre, ça fait bien plaisir de voir un gars se plier à vos ordres, mais dans la vraie vie ? Des hommes se sont rebellés pour moins que ça ! « Vous êtes bien payé au moins ? » Sait-on jamais. Peut-être que ce Daisuke le battait ? Ce n’étaient pas mes affaires.

Ce n’est qu’au moment où le vieillard évoqua la vérité ô combien dérangeante que je frôlai l’arrêt cardiaque. Le vrai. Maiko. Se marier, à vingt ans ? Mais c’était bien trop jeune ! J’avais toujours trouvé les japonais bizarres, avec leurs règles de mariage un peu connes. Genre, se marier à vingt ans. Si je m’étais marié à vingt ans, j’aurais commis la plus grande erreur de ma vie. D’ailleurs, j’aurais été incapable de dire où je me trouvais, dans ma vie sentimentale, à cet âge. Sûrement en couple avec ma main gauche, à écouter le despacito de l’époque. Why not ? La vie sans Ana, c’était quand même pas trop ça. Comment j’allais survivre ?

« Non mais… » Je pinçai les lèvres en l’entendant parler d’approbation, mon enthousiasme à moitié retombé. Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Quatre… « Un spa ? On peut ? » Ce vieux savait comment me parler. On allait pouvoir y réfléchir au calme, tranquillement. Si c’était pas beau. Par contre, qu’il n’aille pas se faire des films. J’acquiesçais d’un large sourire et d’un signe de tête avant de prendre le large avec Heaven, me tournant vers elle avec amusement. « Il nous ship so hard » dis-je en riant, avant de rouler des yeux. « Le pauvre. » J’adorais Heaven, mais ça aurait été impossible. Même avec toute la volonté du monde, on n’aurait pas pu être ensemble. Elle n’avait été mon genre qu’un soir.

Sans attendre plus longtemps, je me dirigeai vers l’endroit qu’avait indiqué le cher majordome. Je prenais un peu trop mes aises dans cette maison. Le statut de roi m’aillait aussi bien que celui d’idole. Pourtant, même si je m’amusais, j’avais un peu de mal à accepter mes décisions précédentes et le souvenir de ma conversation avec Ana était particulièrement cuisant. Il fallait que je pense à autre chose. « Tu penses vraiment qu’elle m’acceptera si je retourne vers elle ? » demandai-je de but en blanc, le cœur serré à l’idée que la réponse puisse être négative. Ça m’effrayait tellement.

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     Jeu 26 Oct - 20:06
Gabsel in Distress
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Un droit de véto? Rien de moins? Elle avait pouffé de rire, ajoutant quand même un : « Et j’imagine que c’est à sens unique? » … elle savait déjà la réponse, si elle avait eu son mot à dire, il ne serait jamais retourné vers la succube du japon, la marie-couche-toi-là des russes… mais elle n’avait pas envie de lui prendre la tête, quand il avait eu l’air si triste de la perdre… Aussi, plutôt que de se lancer dans une description peu flatteuse de sa Némésis, elle avait tenté de calmer le jeu suite à cette nouvelle révélation sur la vie amoureuse du propriétaire des lieux. Une gamine, il se faisait une gamine! Était-ce vraiment surprenant? Pas tant non… Pour cause, des minutes plus tard, son majordome leur confirmait leurs craintes d’un air surexcité. Alfred semblait prêt à bâtir un temple à l’honneur de Maiko. C’est que sa Kotani… il l’aimait! Et les amis de Maiko étaient ses amis, que Gabriel ait pu ne serait-ce que dire le nom de sa déesse lui méritait une adoration éternelle de la part du vieil homme.

… Au moins assez pour se lancer dans la prostitution en se mettant au service d’un Gabriel au bord de la crise cardiaque, apparemment. Heaven avait pouffé de rire devait la mine réjouie du jeune homme et elle avait conservé un silence complice, manquant de s’étouffer de rire alors qu’il questionnait le vieil homme sur ses conditions salariales… Oh si seulement il savait, outre l’argent, gérer les conneries d’un Serizawa ne serait jamais assez chèrement payé. Jamais. « Mais bien sûr Monsieur Choi. Mes services sont plus que généreusement récompensés. C’est gentil à vous de vous en préoccuper. »une main sur le cœur, un air théâtrale, Alfred donnait vraiment tout ce qu’il pouvait. Alors que le majordome rangeait les peignoirs identifiés, poussant les deux curieux hors de la pièce, il avait quand même ajouté, bon employé : « Pouvoir? Je vous implore d’en profiter Monsieur Choi! Puis-je vous offrir quelque chose à boire pour agrémenter votre moment de détente? Pensez-y, je vous rejoins tout de suite. » … Est-ce qu’Alfred était tombé sur la tête? Heaven se posait la question en sortant de la pièce.

« Je sais! » elle avait ri doucement, complice, en s’accrochant au bras de son meilleur ami. Elle trouvait l’idée absolument improbable, voir franchement amusante elle aussi, elle ne s’était donc pas vexé de la gueule qu’avait tiré le chanteur : elle devait avoir la même. Pauvre Alfred, les voilà qui se moquaient de ses illusions et ses rêves… Mais bon, il fallait dire  que Gabriel était bien trop grand pour elle, bien trop non-japonais pour lui plaire, elle avait fait un effort un soir, un seul, mais elle ne pouvait nier qu’elle ne voyait pas son ami de cet œil-là. Au fil des ans, il était devenu comme un frère, un membre à part entière de son petit clan et elle ne le voyait même plus comme un mâle potentiel. Il était beaucoup plus que ça à ses yeux ! Riant doucement en chuchotant, pour ne pas se faire surprendre par le majordome, elle avait ajouté : « Il va être tellement déçu de ne pas t’avoir dans la famille… » parce que quand Alfred aimait, il aimait pour toujours!

Sans un mot de plus, elle avait suivi son ami vers la cuisine, vers les portes qui donnaient sur la cours extérieure ou se tenait une énorme piscine, un spa, et une petite cabane ou ils pourraient se changer une fois qu’Alfred leur aurait amené de quoi le faire. Boucle d’or conservait un silence amusé en observant son ami, qui prenait ses aises rapidement. Elle-même, pourtant née dans une famille aisée, ne pouvait pas s’imaginer être à l’aise dans cette maison. Alfred était d’avantage un membre de la famille pour elle, plutôt qu’un domestique. Ses iris bleutés s’étaient relevés vers son ami et un sourire rassurant avait étiré ses traits. Une partie d’elle espérait que la russe ne le reprenne pas, qu’elle retourne dans son pays sous-évalué et y crève : rapidement, une autre… ne voulait pas voir cette bouille triste sur Gabriel une seconde de plus. « Oui. Mais il faudra présenter de vraies excuses… et faire des efforts. » Elle n’allait pas non plus lui mentir, qu’il sache que des mots vides ne suffiraient pas. Elle avait été dans la position d’Anastasia, et attendre sans arrêt un petit ami parti pour la gloire n’avait jamais été chose facile. « … Dis…. » elle avait froncé les sourcils, soudainement sérieuse, demandant quand même, histoire de rassurer son pauvre cœur. « Cette russe… elle te traite mieux que dans le temps au moins? …. Ou tu fais dans le SM? » tenter l’humour? Ça aurait presque pu la sauver, si Alfred n’était pas arrivé avec serviette et costumes de bain dans un : « Désolé de vous avoir faire attendre, Mademoiselle Calaway, Monsieur Choi… Puis-je vous offrir à boire? »

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     Lun 6 Nov - 12:00
Gabsel in Distress
Gabana


« Oui. » Affirmé-je avec sérieux. Heaven ne me permettrait jamais de fréquenter Ana, si elle avait un quelconque mot à dire au sujet de notre relation et, même si je comprends son comportement défensif à mon égard, je n’ai pas envie qu’elle interfère dans le couple que je forme avec la russe. C’est elle et moi, point à la ligne. « Tu sais, elle est pas si mauvaise. » J’essaie de la défendre, comme toujours. Une part de moi veut fermer les yeux sur son passé sulfureux et le fait qu’elle s’est sans doute tapé la moitié de Tokyo avant qu’on finisse ensemble. C’est une vérité dont je n’aime pas me souvenir. Hélas, je n’ai pas trop le choix. Mais c’est du passé, pas vrai ?

Mon sourire s’étire quand arrive le fameux Alfred, avec sa bonne tête et son air plus que ravi d’avoir la chance de servir mon honorable personne. Faut dire que Monsieur Choi, ça sonne vachement bien, et que n’importe qui devrait avoir envie de porter ce nom – même s’il rendrait beaucoup moins bien sur d’autres. Il me fait sourire comme un idiot. Si beau. Si doux. Je veux un majordome pour s’occuper de moi, pour m’offrir ses services, servir mes boissons, me masser les pieds ! Quoique, je suis pas certain d’avoir envie qu’on touche mes pieds. Je fronce les sourcils en posant les yeux sur Heaven, mimant silencieusement « agré-quoi ? » du bout de mes lèvres. Pourquoi cet homme a-t-il un vocabulaire si compliqué ? Si je prends un majordome, qu’on m’en donne un illettré. Ou un muet, tant qu’on y est, je m’en sortirai mieux.

Mais celui-ci, il est plutôt drôle. Si plein de rêves, si plein de fantasmes étranges. Genre, Heaven et moi, ensemble ? C’est arrivé, le temps d’un soir. Un tout petit soir où elle a été la femme de ma vie, la seule, l’unique, celle pour qui j’aurais fait n’importe quoi. Ah, je m’emporte. Quand j’y pense, ça n’aurait jamais été possible. Heaven est bien l’une des femmes de ma vie, mais pas dans le sens où tout le monde l’entend : elle est ma meilleure amie, celle à qui je confie tout, peut-être même trop. J’ose espérer qu’elle en a conscience. « Ah, on peut pas tout avoir. Surtout pas le meilleur. » Un sourire fier me vient aux lèvres alors que je me rends vers la cuisine, puis jusqu’à la cour extérieure. C’est fou, ce que les gens peuvent claquer du fric pour des conneries, parfois. Surtout pour pas vivre dedans.

Mon regard néanmoins intéressé se pose un peu partout et j’admire le luxe de l’endroit. C’est alors que me vient une pensée plus triste, quand la possibilité de ne plus jamais pouvoir être avec Anastasia me traverse l’esprit. Ça arrive parfois, pas vrai ? J’ai été tellement stupide. Des efforts, je compte bien en faire. Je ne sais pas trop comment je m’y prendrai, mais ça doit être possible. J’aurais qu’à, je sais pas, essayer de sortir de l’agence pour aller la voir ? On est un peu assignés à domicile, mais bon, ça doit être possible. Discrètement. Un petit rire m’échappe à la question de ma meilleure amie, à qui j’adresse un sourire. « Elle me traite mieux. » Je hoche pensivement la tête, essayant de réfléchir à tout ça un instant. « En vrai, je crois que je l’ai vraiment blessée. » Ce n’était pas de sa faute. Enfin… Mon regard se lève vers Alfred qui nous apporte de quoi nous baigner. « Vous avez de l’alcool ? Sinon un soda, ça me va aussi. » Est-ce que les riches boivent du soda ? C’est un des nombreux mystères de ma vie, si vous voulez mon avis. Un rire m’échappe finalement et je pose les yeux sur Heaven, trop fier de la bêtise que je m’apprête à dire. « J’crois qu’en vrai, on a besoin de personne dans sa vie, quand on a un Alfred. »

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