Nous manquons de trainees, favorisez-les pour vos personnages inventés ! heart


 

 Sponsored by baby Kamiya Haruno ♥ | HAROON

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     Ven 11 Aoû - 11:59


Now I'm here, blinking in the starlight
Now I'm here, suddenly I see
Standing here, it's all so clear
I'm where I'm meant to be


Il ne tenait plus. Sentir Haruto le serrer contre lui était une torture si cruelle. Il s’y sentait si bien, sans doute un peu trop bien. Son dos venait se caller contre son torse, de façon si naturelle. Son corps était victime de la pire des addictions, il ne parvenait pas à s’en passer. Ji Hoon avait besoin qu’il le serre dans ses bras comme il le faisait, de se sentir aimé, qu’on lui apporte l’affection dont il avait besoin. Il ne pouvait pas vivre sans tout cela ! Il en avait besoin, ne pas le toucher, c’était clairement une tentative de meurtre. Depuis toujours, il lui était vital qu’on lui témoigne de l’affection, surtout quand il aimait la personne. Haruto répondait parfaitement à ses caprices affectifs auparavant, ne se lassant pas de l’embrasser, le caresser, le serrer dans ses bras. Et ça lui allait très bien ainsi ! Ils allaient très bien ensemble pour cela, ils aimaient se toucher, passer du temps ensemble et cela prouvait combien ils étaient faits l’un pour l’autre, c’était stupide, il ne devait pas le quitter ! Ji Hoon réalisait combien cet homme le rendait instable. Il y a quelques secondes à peine, il lui balançait des horreurs au visage, se montrait méchant et haineux et là, il serait prêt à sacrifier le monde entier juste pour pouvoir rester dans ses bras. Qu’est-ce qu’il était pathétique.

Un pacte avec le diable, Ji Hoon ne comprenait pas. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi est-ce que le Japonais ne pouvait pas lui dire les choses clairement, pourquoi est-ce qu’il refusait de vraiment de lui parler ? Il avait envie de hurler, de le secouer, lui demander d’arrêter ça, ils pouvaient tout se dire ! Ils avaient été un couple si uni, il pouvait bien lui expliquer ce qu’il se passait, ce qu’était ce « pacte avec le diable » dont il parlait, ils pourraient s’en sortir ensemble. Ils s’en étaient toujours bien sorti d’ici là, du moins, tout allait plus ou moins bien. Et cela pouvait continuer, ils s’aimaient assez pour ça, ils s’aimaient toujours, Ji Hoon y croyait, leur amour ne pouvait pas être déjà mort. Haruto n’avait pas pu le faire avec autant de faciliter. Leurs sentiments étaient forts, il n’était pas en mesure de venir tout briser comme cela. Pas de plus puissants. C’était déconcertants, incroyablement parfait et le beau médecin pouvait bien lutter, jamais il ne serait en mesure de faire ce mal.

L’embrasser, il en rêvait depuis des jours. Parfois, il craignait que cela n’arrive plus jamais. Une partie de lui lui disait qu’il était stupide. Ils n’étaient plus ensemble, ils ne s’embrasseront plus jamais ! Mais une autre restait persuadé qu’ils se retrouveront, que ses lèvres pourront manger passionnément les siennes, que les combats n’étaient pas terminés. Et il avait eu raison, il n’avait pas résisté plus longtemps. Brusquement, il l’avait embrassé, le tenant fermement pour ne pas qu’il le repousse, qu’il s’éloigne. Il avait besoin de sentir ses lèvres contre les siennes. Il se sentit pousser des ailes quand le Japonais y répondit, pouvant enfin se détendre alors qu’il glissait ses doigts dans ses cheveux roses, laissant son corps chercher à se coller au sien autant que possible. C’était si bon, grisant, comme s’il se sentait revivre pendant un instant. Sa langue retrouvait la sienne avec bonheur, avec plaisir et passion, accentuant le baiser alors que ses bras se nouaient derrière la nuque de celui qui le faisait tant souffrir. Son tortionnaire. Il ne voulait pas arrêter, mais le souffle venait à lui manquer. Sa main glissa glissa sur sa joue et la triste réalité le rappela. Pourquoi est-ce qu’il le quittait ? Pourquoi lui faire autant de mal ?

S’excuser ne servait à rien. Cela ne changerait pas la situation et c’était ce que Ji Hoon voulait. Que tout redevienne comme avant, qu’ils puissent retrouver leur petite vie, que Haruto lui appartienne à nouveau totalement. Il avait besoin de lui. Besoin de ses bras, de son amour, de lui tout entier. Ce n’était pourtant pas si compliqué ! Haruto devait lui donner tout ça. Il l’embrassa encore, sentant ses propres larmes se mêler aux siennes, le suppliant presque ensuite de tout annuler, de revenir avec lui. Il était pitoyable mais sans lui, il n’y arrivait pas. Il avait beaucoup trop besoin de son meilleur ami, son petit-ami. Sans lui, il se sentait vide, inutile. Abandonné. Haruto devait le comprendre, il devait accepter, oublier cette histoire, déchirer ce pacte et revenir, qu’ils reprennent tout comme avant. Il voyait son ancien amant faiblir, il savait qu’il devait tenter le tout pour le tout, quitte à s’accrocher à lui jusqu’á ce qu’il reprenne ses esprits. Qu’il lui revienne ! Tout pouvait encore s’arranger ! Ji Hoon pouvait tout pardonner. Il lui pardonnerait tout.

Malgré ce qu’il avait dit, ce qu’il avait fait, le Coréen savait que Haruto l’aimait. Leur amour était évident et puissant. Lui aussi, l’aimerait toujours. Il était condamné, prisonnier de cette relation qui durerait toujours, ce n’était pas possible qu’elle s’arrête un jour. Haruto devait le voir. Il répondit tristement à son baiser, s’accrochant à lui comme il pouvait, désespéré. Il fallait qu’il ouvre les yeux ! Le Coréen sentit son cœur se briser à nouveau. Il secoua la tête. Non, tout n’était pas gâché, ils pouvaient tout réparer, ce n’était pas terminé ! Ses espoirs se perdaient, qu’il le repousse lui fit mal et il lutta pour ne pas se remettre à pleurer comme un enfant, ne pouvant néanmoins un long gémissement plaintif de quitter sa gorge alors qu’il s’éloignait. Non, ils ne perdraient pas tout. Ji Hoon savait qu’il n’était pas inclus dans ce « on ». Il ne comprenait pas. Que pouvait-on perdre à cause d’un mariage ? Parlait-il encore de sa mère ? C’était stupide, Ji Hoon ne savait pas quoi faire, pas quoi dire. Il lui faisait mal. Jamais il ne pourrait arrêter de l’aimer, peu importe combien Haruto serait cruel avec lui. « Tu peux faire ce que tu veux, je pourrais pas ne pas t’aimer et tu le sais ! » Il l’avait fait prisonnier et maintenant, il lui rendait sa liberté sans pour autant lui dire comment quitter cette merveilleuse prison de laquelle il ne voulait pas sortir. « Et si tu es heureux, c’est parce que tu m’aimes aussi. » Il fallait qu’il réalise, ils avaient besoin l’un de l’autre.

La solution était si simple. Qu’il annule, peu importe ce qu’ils perdaient ! Ils ne pouvaient pas se perdre, ils ne pouvaient pas tout finir comme ça. Passant ses mains sur son visage, il ne supportait plus la situation, de le voir si éloigné, de le voir essayer de le repousser à nouveau. Haruto se montrait si cruel, sans s’en rendre compte et en même temps, il ne supportait pas de le voir ainsi. Perdu, malheureux… Mais il ne pouvait pas le laisser partir si facilement, il ne pouvait pas accepter cette situation. Se redressant un peu, il attrapa la main de son meilleur ami, le tirant vers lui pour qu’il le rejoigne sur le table, le rattrapant alors qu’il tombait, il le fit basculer sous lui, sur le sable, tenant fermement ses bras pour qu’il ne puisse plus s’échapper. « Arrête de me repousser ! » Sa voix se voulait autoritaire mais semblait bien plus plaintive. Ils étaient seuls ici, il n’avait aucune raison de le rejeter. Il devait le garder contre lui. Le laisser être heureux quelques minutes, si déjà ils étaient coincés ici ! « Tu m’aimes et je t’aime, on est fait pour être Ensemble, n'essaie pas de faire comme si c'était faux. Nos différences c’est ce qui fait qu’on est parfait l’un pour l’autre. » Le plus beau couple du monde, avec le plus joli bichon. Ji Hoon était même prêt à adopter Takochi sans broncher ni chouiner.

Pinçant les lèvres, il glissa ses doigts sur son torse, gardant son regard encré dans le sien, faisant tout pour qu’il ne rompe pas le contact. Il voulait le charmer, l’ensorceler. Que Haruto soit incapable de lui résister. Le contact de ses doigts contre son torse se fit régulier, son regard ne le lâchait pas. « Si tu peux pas comprendre les problèmes de ma famille et notre façon de fonctionner, de résoudre les problèmes, je peux pas comprendre pour la tienne. » Un mariage ne résolvait rien, dans la tête de Ji Hoon, c’était juste un truc inventé par les mangaka ou les scénaristes de films du genre Disney. Mais les mauvais Disney. Sa main remonta jusqu’à son cou, se perdit un instant sur sa joue. « Soit tu refuses ce mariage, tu annules et tu arrêtes de tout accepter, soit tu me perdras pour toujours. » Il savait qu’il risquait de regretter cette menace, mais il fallait peut-être le mettre au pied du mur. Pour éviter qu’il ne donne une réponse hâtive, il déposa vivement ses lèvres sur les siennes. « Ne réponds pas maintenant. » Pas tout de suite. Il devait encore le convaincre. Mettre tout de son côté. Pour qu’il ne puisse pas réfléchir à ce mariage. Juste à lui, à eux. Il devait oublier ces idées stupides et lui revenir totalement. « Reste avec moi aujourd’hui. Et avant de rentrer à Tokyo, on fera ce que tu as décidé. » S’ils continuaient ensemble ou non. « Je t’aiderai. A te débarrasser de ce mariage. » Son regard se fit sérieux, toujours figé dans le sien. « Je ferais tout pour toi. » Le meilleur, comme le pire. S’il fallait tuer cette fille, une petite voix lui soufflait qu’il en serait capable. Haruto lui faisait réellement perdre la tête.

Doucement, il se pencha en avant, capturant ses lèvres alors qu’il s’accrochait à lui, totalement fou et désespéré. Haruto n’avait pas le droit de l’abandonner comme ça. Ce mois avait été trop long, trop difficile, le Japonais devait comprendre, réaliser le mal qu’il faisait en le privant de lui, de son amour, de leur merveilleuse histoire d’amour. C’était égoïste, mais il se fichait totalement du bon fonctionnement de la famille Kamiya, ils pouvaient tout perdre, ça n’avait pas de sens. Pour un mariage ! Ses parents voulaient vraiment le priver de bonheur et d’une vie heureuse ? Ji Hoon savait qu’il pouvait lui offrir tout ça. Il savait qu’il ferait tout pour que leur fils ait une vie merveilleuse, ils pouvaient bien penser à cela, non ? Des parents voulaient forcément voir leur enfant heureux, du moins, il savait que c’était ce que ses parents avaient toujours souhaité pour ses frères et sœurs et lui.

Soudain, une vive lumière l’aveugla, assourdit par un bruit de moteur, il parvint à doucement se décoller de Haruto. On revenait les chercher. Il avait souhaité que cela arrive rapidement, il ne s’était pas attendu à ce que ce soit si rapide. Difficilement, il accepta de se redresser, ne décollant ses mains de son torse que lorsqu’il ne l’atteignait plus. « Je crois qu’on va devoir y aller. » Et ça ne l’arrangeait pas. Il n’en avait pas terminé avec lui ! Maudissant ce bateau et toute l’île, d’ailleurs, il hésita. On pourrait venir les chercher plus tard. Dans une dizaine d’année, pourquoi pas ! Ils trouveraient comment survivre. Tendant la main, il l’aida à se relever. « Tu es dans le même hôtel que nous ? » Haruno avait sans doute choisi le même mais il préférait en être certain. Il ne lui restait pas beaucoup de temps avant de retourner à la morne vie tokyoïte, il devait faire de son mieux, se dépêcher. Le Japonais n’avait pas le droit de lui échapper. Pour rien au monde Ji Hoon ne pourrait l’accepter. Ils étaient faits l’un pour l’autre et cette histoire, c’était dans cette vie qu’il voulait la vivre.


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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Ven 11 Aoû - 23:47


Moon's silver light on the waves brightly shine
Pure like a prayer, clear like your eyes
Stars linger on in the sky as I dream
Tears overflow in loneliness


En serrant Ji Hoon si fort contre lui, en le tenant si fermement dans ses bras, Haruto avait l'impression que tout rentrait dans l'ordre. Sur cette île où il n'y avait qu'eux, le monde autour ne comptait plus. Comme lorsqu'ils se retrouvaient dans leur appartement, protégés par leur bulle, flottant sur leur petit nuage. Il retrouvait ces sensations, cet amour plus grand que l'univers lui-même. A nouveau, le Japonais se sentait complet. C'était si bon, de le sentir si proche. En fermant les yeux, il pouvait même avoir l'illusion que rien n'avait changé. Qu'il n'avait pas fait cette erreur stupide de le quitter pour un mariage arrangé dont il ne voulait pas. Tout était à nouveau parfait. Un monde où ils s'aimaient et où personne ne pouvait les séparer. Leurs sentiments l'un pour l'autre étaient plus forts que tout, rien ne pouvait les balayer. Et même s'ils essayaient, leur amour restait gravé au plus profond de leur cœur, laissant sa trace indélébile. Pour toujours, ils s'aimeraient. C'était une vérité contre laquelle on ne pouvait lutter.

Et tout son amour débordait. Les larmes coulaient sans qu'il ne puisse en contenir le flot. Maladroitement, Haruto tentait de faire comprendre à Ji Hoon dans quel merdier il s'était enfoncé. Seul, il n'arriverait pas à s'en sortir, cela ne faisait aucun doute. Cependant, il restait perdu quant à la façon dont il y parviendrait malgré tout. Après le mal qu'il avait fait à son amant, avait-il vraiment le droit de lui demander de l'aider ? Il avait peur pour lui. Les Daimon représentait un empire, pouvant concurrencer avec les plus grosses et influentes zaibatsu. Pouvaient-ils, d'une manière ou d'une autre, porter atteinte à Ji Hoon ? Sûrement, et c'est ce qui inquiétait le plus Haruto. Du père de Yurina ne dépendaient pas seulement la santé de sa mère et l'emploi de son père. Il y avait bien d'autres enjeux, et le fiancé maudit n'osait imaginer ce qu'il se passerait si sa chère future épouse décide de le briser. Haruto détestait cette impression malsaine d'être prisonnier contre son gré, tout en donnant l'illusion d'être libre de ses choix. Ça semblait si simple, pourtant. Avouer son homosexualité – du moins, celle qui se révélait en présence du beau Coréen. Dire qu'il était amoureux de lui et ne pouvait épouser Yurina. D'aucun côté cette nouvelle ne serait la bienvenue.

Dans les baisers salés qu'ils échangeaient, Haruto y ressentait tout l'amour qu'ils se portaient. Et cette réalisation – pourtant connue – lui réchauffait indéniablement le cœur. Ses lèvres bougeaient en harmonie avec les siennes, caressant, suçotant, goûtant, embrassant avec délices celles de Ji Hoon. Ça lui avait tant manqué ! Sa langue dansait sensuellement avec la sienne dans un ballet divin. Dans sa poitrine, son cœur jouait un tout autre rythme, endiablé, cognant de ses basses contre sa cage thoracique, et tout son corps en vibrait. Avec un bonheur évident, Haruto retrouvait ses marques d'affection. Oui, ça n'aurait pas dû changer, se terminer. Son erreur était la pire qui soit ! Un an de relation qu'il avait détruit ce soir-là. Ils devraient être en train de le célébrer, pas de pleurer. Néanmoins, ses retrouvailles réchauffèrent agréablement le corps et le cœur du Japonais. Sous ce ciel étoilé, sur cette plage, serré contre l'amour de sa vie à des milliers de kilomètres de Tokyo, ce mariage ridicule comptait-il finalement encore ? Il avait l'impression d'être loin de tout, que rien d'autre qu'eux ne comptait. Oui, après tout. Qui se souciait de l'influence des Daimon, sur cette petite île de l'archipel hawaïen ?

Il l'aimait. Et il devait le lui dire. Qu'il sache. Cependant, la panique se saisit bien rapidement du Japonais. Ce dernier restait tiraillé entre l'envie de se retrouver avec Ji Hoon et la peur de vraiment tout gâcher, aussi bien pour ses parents que pour eux, si Yurina décidait de le briser à sa manière. Que pouvait-il bien faire ? Quel choix était le bon ? Les paroles de son homme le touchèrent en plein cœur, le calmant étrangement. Un sourire torturé aux lèvres, Haruto baissa finalement à nouveau les yeux sur lui. « Bien sûr que je t'aime... » Ne lui avait-il pas déclaré ? « Et... Tu m'aimes ? Oui, tu m'aimes. » Parce qu'il l'avait détesté. Le contraire de l'amour n'était pas la haine, mais l'indifférence. Si Ji Hoon l'avait vraiment oublié, il n'aurait pas réagi comme ça. Haruto le réalisait, maintenant. Une douce chaleur se diffusa dans son corps. En souhaitant que Ji Hoon le haïsse, il avait voulu qu'il continue de l'aimer, car il ne pouvait pas admettre que leur histoire se termine ainsi. Il ne l'avait jamais désiré ! Parce qu'au fond, il avait eu cet espoir de le retrouver. Et aujourd'hui, le Japonais se disait que c'était possible.

Sans se débattre, il se laissa tomber au sol, le cœur battant de voir Ji Hoon le dominer de cette façon. « Pardon, je... » Mais sa voix mourut alors que son regard se noyait dans le sien. Entrouvrant la bouche, il ne prononça finalement aucun mot. Hypnotisé. La voix du Coréen le charmait, l'ensorcelait. Haruto était complètement sous son emprise. De nouvelles larmes firent briller son regard d'émotion. « Faits l'un pour l'autre... » C'était si vrai ! Comment avait-il pu piétiner cette vérité ? Reniflant péniblement, il ferma les paupières, tentant en vain de retenir ses larmes qui roulèrent le long de ses joues. Se montrerait-il un jour moins pleurnichard ? Il se montrait si faible et si pathétique dans une situation qu'il avait lui-même provoqué. Quelle honte. Et quel affront devant Ji Hoon ! « Hoonie... A propos de ça, de ce que j'ai dit... » Quoi encore ? Lui répéter encore qu'il ne le pensait pas ? « J'ai conscience des sacrifices que tu as fait. Jamais je n'en serai capable... Parce que je n'ai pas ton courage, ni ta force. » Il était si faible.

Comme il était faible sous les caresses du Coréen. Son souffle se faisait déjà erratique, sous ses doigts, son cœur battait à tout rompre. Ji Hoon était bien la seule personne capable de le mettre dans de tels états. Déglutissant bruyamment, Haruto ne trouva pas la force de rompre le contact de leurs regards si profondément ancrés l'un dans l'autre. Mais à l'ultimatum posé si soudainement, son palpitant loupa un battement, avec de se briser un peu. Avait-il seulement conscience qu'il le plongeait dans un désarroi si profond qu'il n'en voyait pas le bout ? Pour la peine, sous le coup du choc, le Japonais ne réagit pas à son baiser. Paradoxalement, ses larmes avaient cessé de couler. Un froid terrible avait comme figé son âme. La voix de Ji Hoon lui parvenait difficilement, tant le sang lui battait les tempes. Il ne pouvait pas annuler ce mariage, mais il ne voulait pas perdre Ji Hoon ! C'était impossible ! Bien sûr, son amour pour lui était plus fort que tout, mais la menace était réelle. Etait-il le seul à la prendre au sérieux ? Un frisson le ramena sur terre. Ji Hoon ferait tout pour lui. Fermant les yeux, Haruto répondit presque désespérément à son baiser, collant son corps au sien, l'une de ses mains tenant fermement sa joue. Il se fichait du sable qui grattait sa peau, glissait sous ses vêtements. « C'est toi que je veux... » Là, maintenant, à Hawaii. Pour toujours, une fois de retour à Tokyo. Il était incapable d'imaginer sa vie sans lui.

Quand Haruno, du secours, ou il ne savait pas trop qui arriva, Haruto se sentit profondément déçu. Finalement, il aurait bien aimé rester un peu plus sur cette île privatisée. Non... » Qu'ils repartent ! Qu'ils les laissent encore un peu ! Cette intimité retrouvée avait légèrement excité Haruto qui avait du mal à le cacher, surtout après avoir collé son corps si près du sien. Frottant son visage de ses mains, il resta un instant allongé sur le sable, baissant les bras pour observer le ciel au-dessus d'eux. C'était si beau. Attrapant finalement la main que lui tendait Ji Hoon, le Japonais se releva à contrecœur. Cherchant dans sa mémoire le nom de l'hôtel indiqué sur le planning écrit de la main de sa jeune sœur, il le lui apprit, espérant secrètement que ce soit le même. L'homme venu les chercher le confirma à sa place, en leur apprenant qu'ils repartaient dans la même direction. Et Haruto souhaita alors que c'était là une métaphore prophétique sur leur avenir ensemble. Embarquant avec précaution sur la barque, il tendit à son tour la main à son homme, l'accueillant timidement contre lui. Son bras passa lentement, presque avec retenue, dans le dos de Ji Hoon, et sa joue reposa contre son épaule, qu'il embrassa avec douceur. L'homme qui était venu les chercher leur tournait le dos, concentré sur leur trajet. Haruto ferma les yeux, appréciant le vent sur son visage, les embruns de l'océan, mais plus encore le parfum de Ji Hoon et leur proximité retrouvée.

Lorsqu'ils débarquèrent, Haruto eut la surprise de retrouver ses affaires non loin, sur la plage. « Je suis arrivé cet après-midi, un homme m'a cherché à l'aéroport et m'a occupé jusqu'à l'heure de notre rendez-vous... » Sans lui donner l'occasion de vraiment se poser. Tendant le cou pour constater que celui les ayant récupérer sur l'île soit occupé, il reposa les yeux sur Ji Hoon, un sourire timide aux lèvres, parlant tout bas. « J'aurais aimé qu'on nous laisse encore un peu, tous les deux. » Doucement, sa main effleura le bras du Coréen. « Qu'on reste sur cette petite île... » Un doux sourire éclaira son visage plus rosé que d'ordinaire. « Elle m'a rappelé Jukdo. » Finalement, son regard se baissa. Tous ces merveilleux souvenirs qu'ils partageaient ensemble... Haruto voulait encore en créer de nouveaux. Et ce soir, il en était persuadé, leur histoire était loin d'être terminée.

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Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

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     Sam 12 Aoû - 16:29


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C’était si bon, de pouvoir l’embrasser. Ji Hoon avait passé ce mois à le maudire, à lui souhaiter du mal, à chercher comment le faire souffrir, pour au final balancer ses armes dès qu’il avait pu ressentir à nouveau le goût de ses lèvres. Il avait affreusement besoin de sentir ce contact, ses lèvres qui se mouvaient contre les siennes, de pouvoir goûter à ses lèvres, même bien plus salées et humides que d’ordinaires, le Coréen ne pouvait tout simplement pas s’en passer et l’occasion était rêvé. Il en oubliait sa haine, sa rancœur, tout ce qu’il pouvait éprouver de négatif il y a quelques secondes à peine pour perdre totalement son souffle dans ces baisers qu’ils échangeaient. Le monde avait arrêté de tourner, cette île avait quitté le sol pour voltiger dans les nuages, les éloignant de la réalité et des problèmes qu’ils avaient d’ordinaire dans ce monde réel. Non, plus de mariage arrangé, plus de séparation, tout allait bien, tout était parfait et Ji Hoon ne voulait pas penser à la suite, quand Haruto réaliserait, quand il le repousserait à nouveau. Et cela finit par arriver, une terrible frustration le prit au cœur, il ne put s’empêcher de baisser la tête, tentant de reprendre ses esprits.

Ji Hoon savait que Haruto l’aimait. Sinon, pourquoi agirait-il ainsi ? Pourquoi semblerait-il si mal, pourquoi l’aurait-il pris dans ses bras ? Ils étaient faits l’un pour l’autre et ce mariage était la pire idée qui soi, le Coréen ferait tout pour qu’il ne puisse pas avoir lieu. Jamais ! Il lui appartenait tout entier et il refusait de voir ce cas de figure arriver. Celui où Haruto lui échapperait. C’était la première et dernière fois que l’homme volage et plutôt insensible envers ses conquêtes tombaient amoureux. Hors de question de le perdre. Il n’avait pas le droit de le quitter, de mettre un terme à leur relation. Ji Hoon l’aimait, il n’avait même pas besoin de le confirmer, il devait juste lui faire comprendre qu’il ne pourrait pas lui échapper, qu’ils étaient faits pour être ensemble, qu’ils ne pouvaient être séparés. Jamais, sous aucun prétexte. Attrapant son bras, il le força à le rejoindre sur le sable, le dominant de toute sa hauteur alors qu’il l’allongeait sous lui. Il ne devait pas le repousser, ça lui faisait trop de mal. Il avait besoin de Haruto, au moins aujourd’hui, juste encore un peu. Ils étaient faits l’un pour l’autre, Ji Hoon hocha la tête quand son ancien petit répéta ses mots. Ils étaient vrais et il ne devait jamais l’oublier. Ne jamais oublier l’amour qui les unissait.

Non, il ne devait pas en avoir réellement conscience, il ne devait pas comprendre ce que c’était que de devoir quitter sa famille à seize ans et de devoir vivre sans son aide, sans l’aide de personne. Il ne comprenait pas, mais Ji Hoon hocha néanmoins la tête. « Oui, je sais. » Haruto n’avait ni son courage, ni sa force. Mais il fera tout pour qu’il en ait plus. Aussi bizarre qu’était cette pensée au vu de la position qu’ils avaient actuellement, le jeune métis ne supportait plus de le voir si soumis, si faible. Ça l’agaçait tellement et il ferait tout pour qu’il arrête, pour qu’il se reprenne et accepte de devenir plus fort, invincible. Il ne devait pas laisser les autres gagner, laisses les autres prendre le dessus sur eux. C’était tout simplement hors de question. Ji Hoon refusait catégoriquement ce mariage. Il posait cet ultimatum en continuant de le toucher, en le fixant. Pour qu’il comprenne immédiaement qu’il n’y aurait qu’une seule solution, une seule bonne réponse. Il n’avait pas le droit de se montrer lâche, de choisir ce mariage, il devait lui revenir. Ils pouvaient bien tout perdre, ça n’affecterait pas la carrière de ses sœurs, elles pourront toujours aider les Kamiya à survivre ! Et si Haruto perdait son boulot il ouvrirait un cabinet privé ou mieux encore, ils se lanceront dans l’ouverture de leur restaurant !

Mais Haruto ne devait pas répondre ce soir. C’était bien pour cela qu’il s’empressa de coller ses lèvres aux siennes, l’embrassant pour qu’il ne réponde pas tout de suite. Il allait le charmer, l’user, lui faire perdre la tête pour qu’il réalise que sans lui, il n’était rien, qu’il abandonne totalement cette idée stupide, qu’il lui revienne. Relâchant légèrement ses lèvres, il sourit aux mots qu’il prononçait. « Prouve le… » Qu’il quitte Yurina, qu’il lui revienne entièrement. S’agrippant à lui, il l’embrassa avec plus de passion encore. Il avait besoin de lui montrer qu’il n’était rien sans lui. Avec Haruto, il avait trouvé son équilibre. Quelques malheureuses photos dans un magazine ne le rendaient pas heureux. Personne ne pouvait le combler comme il le faisait lui, il avait besoin de l’avoir dans sa vie pour connaitre encore ce bonheur, cette joie, cet amour… Comme si leur survit en dépendait.

Ce bateau tombait mal, il revenait au mauvais moment. Ji Hoon le maudit alors qu’il se séparait difficilement de son petit-ami, s’écartant avec tristesse après avoir vivement déposer un dernier baiser sur ses lèvres. Il ne voulait pas retourner de l’autre côté mais ils n’avaient sûrement pas le choix. Tendant son bras vers Haruto, il l’aida à se relever, souriant légèrement avant d’avancer vers le bateau. Le laissant grimper le premier, il le remercia doucement quand il l’aida à monter à son tour, allant presque trop naturellement se coller à lui. Il faisait déjà bien plus frais. Son regard fixait la mer alors que son cœur battait à tout rompre en le sentait si proche de lui. C’était comme si tout était rentré dans l’ordre, mais il ne se voilait pas la face. Mais Haruto reprenait ses petites marques d’affection, ses lèvres qui embrassaient l’air de rien son épaule… Ji Hoon posa doucement sa tête contre la sienne, refusait de venir rompre le silence. Il ne voulait qu’écouter le rythme de son cœur, comme si tout allait bien. Comme si leurs cœurs n’étaient pas encore brisés.

Retrouvant le quai et la terre ferme, il lâcha un « thank you » bien coréen au capitaine. Il vit les bagages, reportant son attention sur Haruto. Un homme l’avait cherché et occupé jusqu’à l’heure du rendez-vous. Ça sonnait bizarre à ses oreilles. « Occupé comment ? » Qu’est-ce qu’ils avaient pu faire ? « J’aurais aimé aussi… » Un petit rire quitta ses lèvres, il ne savait pas comment ça aurait terminé, mais il savait que sur le sable, ce n’était pas vraiment l’endroit le plus confortable du monde. « Tu te souviens de Jukdo ? » Son reagard se posa sur lui, il ne put s’empêcher de sourire. « C’est quand même plus joli non ? » Rien n’était plus beau que son île comme il aimait l’appeler. Il sourit à Haruto, s’approchant de ses bagages pour attraper un sac qu’il prit sur son épaule. « L’hôtel est pas loin. » Ils pouvaient y aller à pied sans problème.

La nuit état calme, reposante. Ji Hoon ne voulait pas rentrer tout de suite. Ou plutôt, il ne voulait pas s’éloigner de Haruto. Il savait qu’il ne pouvait pas le coller non plus. Il ne devait pas se montrer étouffant s’il voulait gagner ! C’était important, Ji Hoon avait clairement l’impression de jour sa vie. Il fallait que Haruto le choisisse. Ses doigts attrapèrent les siens, l’air de rien et il s’arrêta, fixant un instant le ciel étoilé. « On pourrait aller surfer demain. Qu’est-ce que tu en penses ? » Ses doigts serrèrent davantage leurs prises, son sourire se fit malicieux. « Je suis meilleur sur la mer que sur la neige ! » Même s’il y avait bien meilleur surfer que lui. Sa main glissa sur son propre visage après cette proposition et il continua d’avancer vers l’hôtel, ne lâchant sa main qu’au tout dernier moment, avant d’entrer à l’intérieur. Juste une simple réceptionniste, qu’il salua d’un hochement de tête, laissant Haruto aller la voir pour demander la clé de sa chambre, un étage au-dessus du sien.

« Je te raccompagne, pour poser tes affaires ? » Et après, il devait le laisser, le laisser penser à cette soirée toute la nuit, se torturer, comme il allait sans doute se torturer lui-même, s’attachant à son lit pour ne pas monter le rejoindre. Comment pouvait-il avoir l’impression d’aimer Haruto encore plus fort malgré ce qu’il lui avait fait. Dans l’ascenseur, il eut du mal à ne pas du mal à rester coller à lui. Deux de ses doigts vinrent capturer l’un des siens avec négligence, comme si de rien n’était, le suivant dans le couloir jusqu’à trouver sa chambre. « Je te laisse ton sac ? » Tendant la lanière, il tenta de garder son sourire. Cette soirée l’avait perturbé. Il lui en voulait encore, mais ses sentiments avaient pris le dessus. Il aimait Haruto, sûrement un peu trop. « Bonne nuit. » Sa main se posa sur son bras et il se pencha pour laisser ses lèvres se poser sur sa joue, longuement. « On se voit demain matin ? » Liang allait sûrement se demander s’il perdait la tête et ne pas comprendre. Il devra lui expliquer rapidement. Décollant ses lèvres, son regard croisa le sien, s’y plongeant quelques secondes avant de ne pas parvenir à se contrôler et laisser ses lèvres rejoindre les siennes dans un doux baiser. « Bonne nuit, Hyung. » Sa main accepta de le relâcher et il fit un pas en arrière. Il devait se montrer sage, laisser Haruto se coucher. Demain, il aurait toute la journée pour le reconquérir. Pour lui faire oublier les horreurs qu’il comptait faire. Comme le quitter, par exemple.

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     Sam 12 Aoû - 18:45


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Que n'aurait pas donné Haruto pour rester sur cette plage encore un peu plus longtemps ! Là, seul avec Ji Hoon, le fil du temps lui importait peu. Le monde pouvait bien s'écrouler, il s'en fichait. Son monde à lui retrouvait un sens, maintenant qu'il pouvait à nouveau serrer l'amour de sa vie contre lui. Et même si ce dernier lui posait un ultimatum et que son cœur en souffrait, le Japonais se disait que c'était bien la peine à subir. Il l'avait cherché. Mais pour l'instant, il ne voulait plus y penser. Quand le bruit du moteur parvint à ses oreilles, il avait d'abord fait semblant de ne pas l'entendre, répondant avec plus de passion encore au baiser échangé avec son homme. Son corps collé au sien, il laissait son amour se montrer sous sa forme la plus purement physique qui soit. Mais loin de lui l'envie d'offrir un spectacle trop scandaleux à ceux venus les récupérer, et il accepta donc – bien qu'à contrecœur – de se séparer de Ji Hoon, non sans appuyer le plus fort possible leur dernier baiser.

Son cœur battait à tout rompre, et il en fallu de peu qu'il ne passe pas par-dessus bord tant il tanguait lui-même. Haruto voulait croire que tout était encore possible entre eux. Que cette abominable erreur pouvait encore être effacée, qu'ils trouveraient la solution pour tout oublier et régler le problème de ces fiançailles non-désirées. Fermant les yeux en se laissant bercer par la barque qui fendait doucement la mer jusqu'à la plage de l'île principale, il serra Ji Hoon contre lui. Son parfum le rassurait, il lui avait tant manqué. Il voulait s'enivrer jusqu'à en perdre la tête, avant de réaliser que c'était déjà le cas. Le Coréen le rendait fou. D'amour, de désir. C'était la première fois qu'il éprouvait ça, et à chaque fois, ces sentiments si puissants l'émerveillaient. Pour lui, Haruto ferait tout. Et il le pensait sincèrement. Cependant, la réalité le rattrapa en même temps qu'ils accostèrent, l'ultimatum du Coréen résonnant toujours dans ses oreilles. Ce mariage ou lui. Le psychiatre avait envie de hurler que c'était évident, qu'il le voulait lui ! Il le lui affirmait même ! Le prouver ? Comment lui expliquer que ce n'était pas aussi simple ?

Sur la plage illuminée des lumières de la civilisation, Haruto regretta aussitôt la petite ambiance romantique mise en place par Haruno. D'ailleurs, où était-elle ? Son frère avait à lui parler. Pour la gronder, pour la remercier. Il ne savait pas trop encore. Les deux. Le choc de retrouver Ji Hoon de façon aussi inattendue avait finalement laissé place à la joie de le retrouver vraiment. Il avait pu se rendre compte de la réciprocité réelle de leurs sentiments. Ce n'était pas du vent, quelque chose qui pouvait s'effacer aussi facilement. Même une rupture aussi cruelle et injuste ne parvenait pas à les faire renoncer l'un à l'autre. Ensemble, c'était comme s'ils pouvaient tout affronter. Non. Ils pouvaient tout affronter. C'était ensemble qu'ils parviendraient à trouver une solution à cet épineux problème que représentait ce futur mariage, et tout ce que cela impliquait. Le Japonais avait été si stupide de croire qu'il pouvait tout arranger seul. Quelle erreur ! Dès le début, il n'avait plus rien contrôler, au moment même où il avait mis les pieds dans ce restaurant en compagnie de sa mère. Sans le savoir, son destin était déjà scellé, à ce moment-là. Le destin que Haruka et Daimon-san avaient choisi pour lui, et qui n'était pas celui auquel il aspirait. Haruto avait été bien bête, devant une Yurina plus rodée que lui. Et il en payait le prix. Mais Ji Hoon ne montrait aucune envie d'abandon, et cela lui réchauffait le cœur. Son homme n'avait pas renoncé, malgré toutes les atrocités qu'il lui avait balancé à la figure. Même ce sous-entendu horrible n'avait pas réussi à effacer cet amour si puissant qui existait entre eux. Leur lien n'était pas rompu, et s'il s'était fragilisé, Haruto se faisait la promesse de le renforcer. De cette histoire sordide, ils en ressortiraient plus fort encore.

« Il m'a emmené chez lui... » Malgré lui, la jalousie latente de Ji Hoon lui faisait plaisir. Un léger rire lui échappa. « C'est juste une connaissance de ma sœur, visiblement. Elle l'a chargé de me chercher à l'aéroport, puis de me faire comprendre de me préparer pour sa surprise. Il m'a beaucoup parlé de l'île. » Il l'avait mis à l'aise, avant ce rendez-vous si important que le Japonais n'avait pas eu conscience d'avoir ! « Beaucoup plus joli. » Et il brûlait d'envie d'y retourner. Là, de suite. S'il s'écoutait, il attraperait Ji Hoon par la main, bousculerait le pauvre homme les ayant récupéré sur le l'îlot et prendrait les commandes du bateau jusqu'à Jukdo. Mais son bon sens lui souffla qu'une petite embarcation comme ça ne les mènerait pas très loin, surtout en traversant l'Océan Pacifique. Tant pis, ils y retourneraient un jour. Ça aussi, c'était une promesse muette que le psychiatre se faisait. Ils retrouveraient leurs jours heureux. Ils en avaient encore beaucoup à vivre, ça ne pouvait bien évidemment pas s'arrêter comme ça !

Suivant Ji Hoon jusqu'à l'hôtel, Haruto avait la sensation d'avoir le pas plus léger. Comme son cœur. Ses doigts se mouvaient dans le vide, hésitant à capturer les siens. Mais la certaine distance imposée par le Coréen pour une raison qu'il ignorait l'en empêchait, lui donnant un cas de conscience. Il devait se calmer. Tout n'était pas oublié pour autant. Son attitude déplorable de ce soir-là restait sûrement vive dans l'esprit de son homme. Rien ne servait de se précipiter. Le Japonais n'avait pas envie de donner l'impression qu'il ne ressentait aucune culpabilité, alors qu'il s'en voudrait toute sa vie d'avoir osé agir de la sorte. Mais quand sa main se saisit de la sienne, Haruto crut défaillir. Il avait sûrement mal interprété l'attitude de Ji Hoon, et c'était tant mieux ! Un sourire timide aux lèvres, il baissa les yeux, trop heureux. Avançant d'encore un pas, il se stoppa net en sentant que le Coréen ne le suivait pas, et son regard rejoignit également la voûte étoilée. Le ciel était si beau, à cette époque de l'année ! Verrait-il une étoile filante pour y faire un vœu ? Son cœur loupa un ou deux battements à la proposition de son homme. Surfer ensemble. Cela signifiait qu'il voulait qu'ils passent du temps ensemble ! Haruto se sentait excité comme un adolescent vivant son premier amour – et clairement, c'était la première fois qu'il aimait à ce point. Répondant à son sourire, il serra à son tour sa main, incapable de le lâcher, n'en ressentant même pas l'envie. « Bien sûr ! J'ai hâte de te voir ça. » Il pencha la tête sur le côté, un air malicieux au visage. « Tu m'apprendras ? Je n'ai jamais essayé... » Il avait déjà hâte.

L'hôtel était somptueux, et l'heure tardive permis à Haruto de s'en rendre compte. Une aimable réceptionniste les salua, le hall était pratiquement désert. Un air de jazz provenait du bar en volume réduit, et en tendant le cou, le Japonais put apercevoir quelques silhouettes encore accoudées au comptoir. Mais rapidement, son attention se porta à nouveau sur Ji Hoon – le sujet qui l'intéressait le plus. Hochant doucement la tête, il lui adressa un doux sourire. « Oui, s'il te plaît. » Il voulait rester le plus longtemps possible en sa compagnie. Il en avait terriblement besoin. Dans l'ascenseur, cette envie se fit plus pressante, et le Japonais se concentra sur le panneau qui indiquait le défilé des étages. Il avait bien pensé à quelques questions qui pouvaient mener à une discussion ordinaire – ''vous êtes arrivés quand ?'' ''comment est ta chambre ?'' ''tu as pu visiter un peu ?'' – mais les battements lourds de son cœur l'en empêcha. Il luttait conte l'envie de se jeter sur Ji Hoon, et quand les doigts de ce dernier attrapèrent le sien, celui-ci les serra immédiatement. Son corps avait besoin de contact avec le sien, rien à faire. Sa main libre serrait si fort la carte permettant d'ouvrir la porte de sa chambre, qu'il craignait la casser en deux. Mais bien vite, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le long couloir de son étage. Une fois sa chambre trouvée, Haruto sentit la panique l'envahir ; il ne voulait pas que Ji Hoon s'en aille déjà. Attrapant maladroitement son sac, il ouvrit la bouche avant de la refermer sans avoir prononcé un seul mot. Comment le retenir ?

« Bonne nuit... » Ses paupières se fermèrent au doux contact de ses lèvres sur sa joue. Le Japonais sentit son cœur exploser d'amour. Sa langue passa sur ses lèvres, alors qu'il essayait de contrôler les battements affolés de son cœur. Demain matin ? Non ! Ça lui semblait si loin ! Quand leurs regards se croisèrent, Haruto fut incapable de parler. Son visage s'avança prestement, et ses lèvres embrassèrent amoureusement les siennes. Doucement, ses mains remontèrent le long des bras de Ji Hoon, avant de capturer son visage au creux de ses paumes. Il ne voulait pas le laisser partir. Hors de question ! Quand il s'écarta, il le retint. « Non. Reste... » Son regard se fit presque implorant. Qu'il reste... Il ne pouvait pas se passer de lui ! Ji Hoon l'avait complètement ensorcelé. Quelle idée ; Haruto avait toujours été sous son charme ! L'attirant contre lui, Haruto l'embrassa passionnément, dominant le nouveau baiser échangé. Son corps se colla au sien, et une fois qu'ils furent dans la chambre, il referma la porte d'un coup de pied, y plaquant son homme avec douceur. Ses lèvres glissèrent sur sa mâchoire, dans son cou, son souffle était déjà court. « Reste, reste... » Ses mains trouvèrent leur chemin le long de son torse, caressant ses hanches, se nouant dans son dos. « Je t'appartiens, tu le sais n'est-ce pas ? Pour toujours... Je suis à toi. » Son front contre le sien, Haruto ferma les yeux alors que sa bouche se posait à nouveau sur la sienne. Lentement, il le décolla de la porte, reculant dans la pièce qu'il n'avait même pas pris la peine de regarder, se fichant éperdument du luxe de la décoration. Ce que Haruto désirait ce soir, c'était retrouver entièrement Ji Hoon. Cela faisait bien trop longtemps, sans lui, il ne vivait pas. Profiter de ce qu'on leur accordait, du temps rien qu'à eux. La réalité les rattraperait bien, mais ça, inutile d'y penser.

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     Dim 13 Aoû - 0:06


Now I'm here, blinking in the starlight
Now I'm here, suddenly I see
Standing here, it's all so clear
I'm where I'm meant to be


L’air de l’île le mettait de meilleure humeur qu’à Tokyo. Ne serait-ce pas plutôt le fait d’avoir retrouvé Haruto, de pouvoir tenir sa main dans la sienne ? Si aussi. Grandement, même. Ji Hoon savait que ce bonheur qu’il avait l’impression de vivre n’était qu’une façade, rien n’était réel, une fois ce voyage terminé, le Japonais allait sûrement lui annoncer qu’il ne pouvait pas rester avec lui, qu’il devait remplir ses obligations. Mais Ji Hoon voulait encore croire qu’il pourrait le faire changer d’avis, le tourner totalement de son côté. Il voulait qu’il oublie sa famille, ses soi-disant priorités. N’être le seul qui cimptait encore. C’était horrible de ne penser qu’à lui comme cela. Il savait combien Haruto tenait à sa famille, combien elle était importante pour lui. Mais il ne pouvait l’accepter. On ne faisait pas sa vie avec sa famille, mais avec un parfait étranger rencontré un beau jour et avec qui on décidait d’avancer ensemble. Et cette personne pour Haruto, c’était lui. Pas Daina ou il ne savait quoi. Lui, juste lui. On ne faisait pas non plus des enfants pour qu’ils fassent exactement ce qu’on voulait d’eux. Si lui-même avait d’ailleurs toujours suivi ce que voulait ses parents, que serait-il devenu ? Pas grand-chose, il n’aurait jamais bougé de Seokgyo et ce serait bien triste.

Sa main avait besoin de retrouver la sienne. Il ne pouvait s’empêcher de regarder le sien, Ji Hoon se sentait un peu comme sur un nuage, comme dans un rêve. Il avait l’impression de flotter. Que plus rien ne pourrait lui arriver désormais, si Haruto le tenait, s’il lui faisait oublier ce mariage, ce mois abominable. Ils pourront être heureux ensemble à nouveau. Il ne rêvait que de retrouver la vie qu’ils avaient avant. Faire le tour du monde, ou juste flâner devant la télévision avec Kimyaki. Leur petit quotidien qu’on leur avait enlevé. Il en voudrait encore à Haruto pendant un moment avant que ça ne lui passe totalement. Il avait été horrible, il avait mal agi mais cela ne le condamnait pas pour autant dans son cœur. Il l’aimait trop pour abandonner aussi vite. Bien au contraire, Ji Hoon avait compris, il l’avait vu faiblir, il avait vu cette lueur d’espoir qui lui donnait envie de battre encore plus férocement, de tout faire pour le regagner, l’avoir à nouveau rien qu’à lui. Il était à lui, tout a lui. C’était ce qu’il voulait se répéter ce soir, plus que jamais, Ji Hoon voulait y croire. Croire en leur avenir ensemble, croire que tout était possible.

Sa jalousie était un peu trop flagrante et il fronça les sourcils en voyant son air satisfait. Il l’a amené chez lui. Il planta ses ongles dans sa main pour lui faire mal, comme pour le dissuader de se réjouir de sa jalousie. Il y avait une autre jalousie permanente en lui, et c’était mieux de ne pas s’engager sur ce chemin si Haruto ne voulait pas se faire agresser une fois encore. Il se contenta de sourire pour Jukdo, plutôt fier de son île. Son île rien qu’à lui, où il avait amené ses conquêtes, pour finir avec la meilleure d’entre elles, sa plus belle conquête. Il était heureux d’apprendre que Haruto se souvenait de cet épisode de leur vie commune, ce petit rendez-vous amoureux. Il espérait pouvoir le refaire un jour. Rapidement. Quand tout se serait arrangé. Parce que tout allait s’arranger, Ji Hoon y croyait, il en était convaincu au plus profond de lui. Même s’il se montrait encore une fois inutilement optimiste, il devait y croire. Leur relation ne pouvait pas cesser d’exister comme ça. Demain, il comptait bien tout faire pour reconstruire leur amour, pour que Haruto prenne la bonne décision, qu’il reste avec lui. Quoiqu’il arrive, il devait accepter. Surfer ensemble, oublié un peu l’épisode de la montagne. Le Coréen hocha vivement la tête. Il lui apprendrait. « J’en ai plus fait depuis longtemps, mais tu verras, c’est pas difficile ! » Il avait hâte de pouvoir lui apprendre.

De retour à l’hôtel, il lâcha la main de son ancien amant, ou actuel petit-ami, Ji Hoon ne savait pas trop comment le voir. Ils n’étaient pas vraiment ensemble. Il refusait de les voir comme un couple tant que ce mariage serait encore d’actualité. Il y avait au Japon une femme qui s’imaginait déjà ce qu’elle allait porter comme robe, le repas à présenter, les couleurs et goûts du gâteaux… Des mères réfléchissant à la liste des invités, préparant les moindres détails, pour que tout soit parfait quand ils se diront « oui » devant le maire. Non, tant que ce mariage serait une réalité, il refusait de considérer Haruto comme son petit-ami. Parce qu’il ne supportait pas l’idée de devoir le partager, de penser qu’une autre personne devait avoir à son égard les mêmes fantasmes qu’il pouvait avoir lui. Sauf que pour elle, tout cela était réalisable. Elle avait même plus de chance d’y parvenir, et c’était horrible. Son regard l’observait de dos alors qu’il parlait à la réceptionniste. Il espérait que tout s’arrangerait. Ils étaient si heureux avant, ils avaient tant de projets à concrétiser. Il voulait espérait qu’il ne s’agissait que d’une mauvaise passe.

Ces pensées le poussèrent à le toucher dans l’ascenseur. Juste tenir ses doigts, légèrement collé à lui. Il ne voulait pas le perdre, il ne voulait pas faire sa vie sans lui. il avait trop besoin de Haruto. Le toucher, le sentir. Il ferma un instant les yeux, humant son parfum, ramené à la réalité par l’ascenseur qui annonça l’arrivé à l’étage. Sa main lâcha la sienne et il quitta l’habitacle pour chercher sa chambre où il l’attendit, juste devant la porte. Il devait y aller. Retourner dans la sienne et reprendre ses esprits. Bonne nuit. Un chaste baiser sur la joue. Lui dire qu’on se voyait demain, pour finalement ne pas résister à l’embrasser. Ji Hoon était si faible face au Japonais. Un léger gémissement quitta ses lèvres quand il l’embrassa avec autant de fougue, tenant son visage entre ses mains. Il fallait qu’il s’en aille ! Haruto était devenu trop fort à ça ! « Non… Haru, je… » Il devait aller se coucher, il ne devait pas rester. Pourtant, il n’arrivait pas à lutter, se laissant amener contre lui et embrasser, il n’essaya même pas de dominer l’échange, posant sa main contre son flanc, il essaya de se motiver à le reculer de lui, mais il n’y arrivait pas. Et sans même le réaliser, il se retrouvait dans la chambre, collé à la porte. Un soupir d’aise lui échappa en sentant ses lèvres sur sa mâchoire et son cou, penchant doucement la tête pour lui faciliter l’accès. « Non, Haruto, je peux pas rester… C’est pas bien… » Oui, il était très convaincant, surtout quand il se cramponnait à lui, le forçant à coller son corps tout contre le sien. Très convaincant.

Ses mains attrapèrent son visage et ses lèvres se posèrent brusquement sur les siennes, se décollant de la porte pour pouvoir reprendre le contrôle. Ses doigts glissèrent sous sa chemise, griffant son ventre. Il lui avait manqué. « Il faut que j’y aille, vraiment… » Oui, vraiment, c’était bien pour ça que sa langue était partie attaquer la sienne. Ses mains se firent plus pressantes. Oui, il lui appartenait. Pour toujours, il serait sien, et Haruto devait l’imprimer dans sa tête. Il lâcha ses lèvres, le regardant droit dans les yeux. Il était à lui. S’approchant à nouveau, il mordit férocement sa lèvres inférieure avant de l’embrasser avec cette même passion, arrachant littéralement sa chemise qu’il jeta plus loin avant de le pousser sur le lit qu’il était parvenu à repérer. Oui, il devrait y aller. Le laisser se torturer tout seul dans sa chambre… Tout ça… Pas lui grimper dessus et continuer à l’embrasser. Mais il ne se contrôlait plus ! Il avait trop envie de l’embrasser, de le toucher. Ses lèvres se perdirent le long de sa mâchoire, de son cou qu’il marqua jusqu’à lui faire mal, mordillant son épaule, griffant son flanc. « Tu dois pas oublier… Tu es entièrement à moi. » Son souffle se faisait déjà erratique mais son regard plus que sérieux, presque menaçant dans le sien. Il ferait tout pour le garder, tout pour se l’approprier totalement. Il était à lui, rien qu’à lui et il le marquait, signait comme une œuvre d’art qu’on refusait de voir d’autres s’approprier. Il était son âme sœur, le grand amour de sa vie. Personne ne pourrait jamais le lui prendre.


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     Mar 15 Aoû - 17:00


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En quittant Ji Hoon, Haruto se savait condamné à ne plus aimer. Du moins, ne plus tomber amoureux. Comment le pourrait-il, lorsqu'il tombait chaque jour pour le Coréen, même loin de lui ? Chaque matin, c'était comme une révélation immuable ; il aimait Ji Hoon. Toujours plus fort. Ses sentiments ne s'amenuisaient même pas avec le temps et encore moins avec l'éloignement. Au contraire, ne pas le voir, ne pas lui parler, ne pas pouvoir le toucher, le caresser, le serrer dans ses bras, l'embrasser, lui faire l'amour, tout ça grossissait le manque de lui. Son cœur pleurait de ne pas sentir les battements du sien contre sa peau. Il avait terriblement besoin de lui, et il s'en rendait compte encore aujourd'hui, plus fort que tout. Sous le ciel de Hawaii, le Japonais se sentait bizarrement protégé. Ce qu'il se passait ici n'appartenait qu'à eux, et leur histoire n'était le souci de personne. Tout ce qui importait était leur bonheur qu'il avait gâché mais essayait maladroitement de réparer. Ji Hoon mettrait peut-être du temps, mais Haruto voulait croire qu'il pouvait lui pardonner un jour sa méchanceté gratuite et injustifiée. Ces mots, il les regretterait sincèrement pour le reste de sa vie.

A force de tâtonner, il réussit à arracher quelques sourires à Ji Hoon, et c'était là sa plus grande victoire. Après tout ce que ce dernier lui avait craché, Haruto le ressentait comme un grand pas en avant dans leur relation ébranlée. Timidement, il retrouvait ses marques. Ses doigts cherchaient à s'accrocher aux siens, son corps se rapprochait du sien. Dans sa poitrine battait amoureusement son cœur, trop heureux de le retrouver enfin. Le Japonais fut même bêtement heureux de le voir jaloux du guide engagé par Haruno. Cela lui prouvait que ses efforts n'étaient pas vains, encore une fois, il avait la certitude que leur amour ne pouvait mourir comme ça. Ils s'aimaient et étaient destinés l'un à l'autre. Et quand le Coréen manifesta son mécontentement, lui ne put lui en vouloir, riant même doucement face à sa réaction, avant de s'excuser dans un sourire tendre. C'était peut-être délicat d'aborder ainsi le sujet de la jalousie, mais Haruto l'avait fait sans arrière pensée, simplement sur le moment, à la manière dont ils se taquinaient, avant. Baissant les yeux en réalisant qu'il avait peut-être blessé l'homme qu'il aimait, il l'écouta lui proposer de passer la journée ensemble, le lendemain. Avec un ravissement évident, le Japonais accepta, ayant hâte que le jour arrive tout en souhaitant secrètement passer la nuit avec lui. Mais en avait-il seulement le droit ?

Même une fois arrivés à l'hôtel, Haruto réfléchissait au moyen de le garder auprès de lui le plus longtemps possible. Ils venaient à peine de se retrouver ! Et il n'avait pas sommeil. Dans ses veines, son sang bouillait et les palpitations dans sa poitrine ne se calmaient pas le moins du monde. Et ce n'était pas cette proximité, une fois dans la cabine de l'ascenseur, qui l'aida. Encore moins quand ce fut Ji Hoon qui chercha le contact. Comment il parvint à ne pas se jeter sur lui, Haruto lui-même se le demandait ! Mais une chose était sûre, il ne pouvait le laisser partir maintenant. Il avait terriblement besoin de lui, qu'il reste avec lui encore un peu. Toute la nuit, s'il osait. C'était délicat, et rien ne lui disait concrètement que Ji Hoon désirait lui aussi passer du temps avec lui maintenant. Le choc de leurs retrouvailles l'avait manifestement secoué. Peut-être avait-il besoin de se retrouver seul ? De demander conseil à Liang ? Et lui, ne devait-il pas de son côté chercher à trouver Haruno ? Elle l'attendait peut-être ? Haruto n'avait plus checké une seule fois son téléphone, depuis qu'il avait embarqué sur ce petit bateau en direction de l'île romantique. Sa petite sœur avait peut-être d'autres projets avec lui. Et puis, elle l'avait invité, il devait la remercier !

Pourtant, tout son bon sens l'avait quitté quand Ji Hoon l'avait embrassé sur la joue. Un contact doux et chaste, qui éveilla pourtant un puissant désir en lui. Un feu passionnel dont les braises avaient trop longtemps couvé. Et un rien avait suffit à les raviver. Un rien si important. Il n'y avait que le Coréen qui pouvait provoquer ça en lui, Haruto ne se faisait plus d'illusions. C'était lui le grand amour de sa vie. Même s'il le voulait, personne ne réussirait plus à éveiller ses sens de cette manière. Si Ji Hoon le quittait pour de bon, le Japonais finirait sa vie seul et chaste. Ce qui était hors de question. Sa vie, il voulait la passer avec lui ! Jusqu'à la fin ! Sa bouche qui mangeaient sensuellement la sienne scellait ce pacte silencieux. Hors de question de le laisser s'en aller avant qu'il ne comprenne à quel point il le voulait. A lui, rien qu'à lui. Ses lèvres glissaient sur sa peau, avides d'elle. Son parfum l'enivrait à le rendre fou. Fou d'amour. La voix chaude de son accent coréen lui parvenait aux oreilles, le plongeant un peu plus dans ce puits de désir qui l'aspirait peu à peu. Pas bien ? Haruto ne voulait pas y réfléchir. Oui, ils avaient rompu, et sûrement y avait-il des étapes à suivre pour mieux se réconcilier. Mais le Japonais était prêt à les brûler. Sentir que Ji Hoon le retenait le confortait dans son idée, l'encourageait à approfondir l'échange. Et quand il essaya de le dominer à son tour, il se laissa faire dans un sourire, reculant un peu pour l'emmener vers l'intérieur de la pièce à laquelle il n'accorda aucun regard. Tout ce qui comptait était son homme retrouvé.

Un soupir lui échappa en sentant le bout de ses doigts caressant sa peau, gémissant ensuite lorsqu'il le griffa. « Non... Reste avec moi... » Sa voix était à la fois sensuelle et suppliante. Il avait trop besoin de lui, ce soir ! Ji Hoon ne pouvait pas s'en aller maintenant. Haruto devait le lui rappeler. Lui avouer qu'il lui appartenait encore tout entier, et que rien ne lui enlèverait ça. Pour toujours, il était à lui. Son corps frissonnait de désir sous ses mains expertes, sa langue laissait gagner du terrain à la sienne. Ses mains le tenaient fort contre lui, reculant lentement vers son lit sans se détacher de lui. Quand ses yeux plongèrent si sérieusement dans les siens, Haruto se sentit défaillir. Toutes les barrières qu'il avait pu élever pour se protéger tombèrent, et il accepta son sort avec plaisir. Gémissant contre ses lèvres quand il le mordit, il répondit cependant avec fougue au nouvel échange si passionné. S'il grogna lorsque Ji Hoon lui arracha sa chemise avant de le faire tomber sur le lit, c'était pour qu'il le rejoigne au plus vite, n'y tenant plus. Ecartant les jambes, Haruto l'accueillit contre lui, nouant ses bras autour de son cou, se collant le plus possible à lui. Sa langue jouait à nouveau avec la sienne, dominant un temps, se laissant dominer ensuite. Des soupirs de bonheur quittait ses lèvres quand ses dents marquaient sa peau. Lorsque son amant se décolla de lui, le Japonais frissonna encore plus fort sous son regard si sérieux, déterminé. Passant sa langue sur ses lèvres, il lui rendit son regard. « Entièrement à toi. Pour toujours. » Il pouvait le marquer au fer rouge, s'il le souhaitait.

Avec lenteur, et tout en continuant à le fixer, Haruto déboutonna les boutons de la chemise du Coréen, s'amusant de la similarité avec la sienne. Ses lèvres cherchaient les siennes, avant d'embrasser son menton, sa mâchoire, se faisant joueuse. Lui aussi le marqua amoureusement, avant de l'embrasser encore avec tendresse, tandis que ses mains faisaient glisser sa chemise le long de ses bras, la laissant s'échouer sur le parquet de la chambre. Comme s'il le redécouvrait, Haruto laissa ses mains caresser la peau de son torse, en appréciant les lignes. Sa peau était chaude, et sa bouche ne se lassait pas d'embrasser son épaule, avant de finalement retrouver la sienne pour une nouvelle danse passionnée. Son bassin se leva doucement, se collant contre le sien avant de se mouvoir de façon coquine. Il avait tellement envie de lui. Approfondissant son baiser, Haruto passa ses bras derrière le cou de Ji Hoon, relevant une de ses jambes. Prenant appui sur son pied, il exerça une légère pression sur le matelas afin de lui permettre de rouler sur lui, un sourire adorablement triomphant aux lèvres. Son front contre le sien, il frotta doucement son nez au sien. « Et toi... ? » Lui appartenait-il encore ? C'était une question risquée, à ce niveau-là. Mais Haruto refusait de le voir partir. Ils étaient faits l'un pour l'autre !

Lentement, il se redressa, à califourchon sur Ji Hoon, ses fesses assises sur ses talons. Ses doigts déboutonnèrent son pantalon. Affichant une moue concentrée, Haruto releva les yeux vers ceux de son amant, un regard empli de désir plongea dans le sien. Un petit sourire taquin vrilla le coin de ses lèvres, alors qu'il laissa sa main plonger doucement sous son boxer, ses doigts titillant sa virilité. Lentement, le Japonais s'allongea à nouveau contre son amant, laissant son torse frôler le sien, le contact de sa peau nue contre la sienne le rendant peu à peu dingue. Sa bouche retrouva la sienne, sa langue trouvant rapidement un passage vers la sienne. Ses lèvres glissèrent ensuite au creux de son cou, avant d'attraper le lobe de son oreille qu'il suçota, mordillant très légèrement par la suite. « Tu veux que je te montre à quel point je t'appartiens ? » Devait-il le lui prouver ? La main qui caressait son intimité avec toute l'application du monde remonta lentement son corps, caressant son torse, trouva sa joue pour approfondir le nouveau baiser qu'ils échangèrent. « Tout à toi... » L'une de ses jambes glissa contre la sienne, alors qu'il approcha encore son corps au sien, se mouvant un peu contre lui. Haruto se demandait comment il parvenait à ne pas tout simplement arracher ses vêtements. Après tout ce temps ! Il devrait être en train de lui sauter sauvagement dessus ! Mais Haruto voulait faire durer ce moment. Ces retrouvailles si précieuses qu'on leur accordait. Qui savait combien de temps ils avaient devant eux ? Il voulait croire toute la vie, mais une voix mauvaise continuait à lui rappeler la douloureuse réalité. Cependant, maintenant, tout ce qui comptait était eux. Juste eux deux. Peut-être que la nuit durerait éternellement.

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     Mar 15 Aoû - 23:19


Now I'm here, blinking in the starlight
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Autant qu’il le tue tout de suite, Ji Hoon se sentait déjà si faible ! Il dissipait ses convictions, l’empêchait de réfléchir, lui donnait l’impression de perdre la tête, de ne plus savoir quoi faire. Sauf l’embrasser, se coller à lui, fermer les yeux en réalisant qu’il se perdait totalement. Il était fou de Haruto ! On ne pouvait pas le blâmer de succomber. Mais il lui avait fait tant de mal. Il y a quelques minutes encore, il pleurait sur cette plage comme un type totalement pitoyable. Il lui en voulait, une partie de lui gardait cette vive haine à son encontre. Et le pire, c’était que cette haine attisait sa passion, son désir. Il avait envie de lui. Il avait toujours envie de lui ! Ces semaines loin de lui avaient été interminables et il ne pouvait pas se résoudre à laisser passer cette nuit. Le Coréen se détestait de se montrer si faible, il voulait le faire languir, il voulait le punir, mais il n’était pas assez fort pour se punir lui-même. Son corps appelait le sien, tout son être transpirait la luxure et l’envie dès que ses lèvres mangeaient les siennes. Il avait beau protester, son corps refusait de lui obéir, affichant sa rébellion en se collant encore plus à celui qui lui faisait face.

Comment pouvait-il s’en aller quand il le regardait ainsi ? Quand il lui demandait de rester avec cette voix grave et puissante qui le faisait frissonner ? Haruto le charmait, l’ensorcelait. Il n’avait jamais été aussi faible, il avait toujours tout contrôlé durant ses anciennes aventures, mais là, c’était différent. L’amour rendait tout différent. Ce n’était pas une simple aventure, c’était la personne qu’il aimait. Il était amoureux de Haruto et se savait condamner à l’aimer jusqu’à la fin. Aussi fort qu’il lui en voulait, ce n’était rien face à ses sentiments et son attirance pour lui. Ses lèvres continuaient de l’embrasser, le tenant fermement contre lui. Bien sûr qu’il allait rester. S’il pensait encore pouvait tout stopper, ce n’était qu’une illusion. Il avait besoin de ça. Besoin d’oublier qu’il l’avait quitté, besoin d’oublier qu’il y avait une femme, au Japon, qui attendait de l’épouser. Besoin d’oublier que, quoiqu’il arrive, la famille Kamiya ne l’accepterait pas, en dehors de Haruno, visiblement. Mais il ne devait plus penser à ça ! Plus pour le moment. Son désir se faisait hargneux, il avait probablement laissé la notion de douceur pendant l’amour dans l’appartement qu’ils avaient rendu. Le mordre, le griffer, détruire sa chemise, il le désirait, il ne se tenait plus.

Il ne perdit pas un instant pour se jeter sur lui, glissant contre son corps pour emprisonner ses lèvres à nouveau. L’excitation s’infiltrait partout dans son corps et s’il s’écoutait, il enverrait balader ces préliminaires. Mais il voulait faire durer le plaisir le plus longtemps possible, il voulait pouvoir le garder encore un peu. Toute la vie, mais il savait que ce n’était plus aussi simple. Qu’ils avaient assez rêvasser et la réalité les avait trop vite rattrapé. Il lui offrit un sourire satisfait quand il répondit justement à ses menaces voilées, retournant l’embrasser passionnément, sa langue revenant à la charge pour lui faire comprendre qu’il voulait le posséder tout entier. Son regard brûlant se figeait dans le sien quand il déboutonna lentement sa chemise. Il faisait bien, il avait dû comprendre sa valeur en constatant qu’il ne fuyait pas à la nage. Un petit sourire se forma au coin de ses lèvres, heureux malgré lui de le retrouver. Trop heureux. Il sentait que le retour à la réalité serait horrible. Sans doute pire qu’avant même. Mais il s’en fichait, si c’était le prix à payer pour être encore aussi heureux quelques jours, il était prêt à se sacrifier.

Ses lèvres retrouvèrent les siennes alors qu’il l’aidait à retirer totalement sa chemise, la laissant tomber au sol, il profita des baisers qu’il déposa contre sa peau, fermant les yeux pour mieux les apprécier. C’était bon, si bon. Grisant. Des gémissements emplis de luxures et de désirs quittaient ses lèvres, ses doigts continuaient d’explorer son corps, de marquer sa peau. Il devait le toucher, se rassurer. C’était réel, ce n’était pas un de ces rêves cruels où il se réveillait et se retrouvait seul, le cœur brisé, encore plus que la veille. Ses lèvres embrassèrent celles de son amant avec toujours plus d’envie, et il s’agrippa à lui en le voyant inverser les tendances, s’amusant de son air victorieux, il plissa légèrement le nez avant de lui voler un baiser. Il ferma les yeux en sentant son front contre le sien, les rouvrant à sa question. « C’est toi qui le décidera. » S’il décidait de ne pas rompre ce mariage, il romprait avec lui définitivement.

S’amusant de le voir si concentré sur son jeans, il leva ses mains, griffant ses cuisses avant de se redresser un peu pour ouvrir le sien. Hors de question de le laisser prendre le dessus ! Il se rallongea néanmoins sagement, fermant les yeux en poussant un léger soupir alors que sa main vint taquiner sa virilité. Ça lui avait manqué, à elle aussi, qu’on s’occupe d’elle de cette façon. Mordillant sa lèvre, il leva son regard vers Haruto, se demandant encore comment il faisait pour tenir. Il laissait des gémissements de plaisir mourir contre ses lèvres, glissant ses doigts dans son dos pour le griffer légèrement, puis sous ses vêtements pour caresser ses fesses. Le toucher lui avait tellement manqué. Il le rendait fou, il n’arrivait plus à réfléchir correctement, surtout quand il suçottait ainsi son lobe. Il se vengerait. Son regard réussit à retrouver le sien. Oui, il voulait qu’il le lui prouve. Qu’il annule ce mariage. Mais il savait qu’il ne devait pas revenir là-dessus. « Prouve le moi. » Il se faisait sérieux, autoritaire. Qu’il le lui prouve, oui ! Sa respiration erratique se perdit contre ses lèvres. Tout à lui, oui. Son regard se perdit sur lui avant de s’arrêter sur son visage. « J’aurais jamais pensé que tu m’exciterai autant avec des cheveux roses. » Un petit rire se perdit contre les lèvres de son amant. « Ca te rend bizarrement sexy… » Mais assez de compliments pour aujourd’hui.

Habilement, il inversa la tendance, reprenant le dessus. Son regard se plongea dans le sien un instant avant qu’il ne glisse ses lèvres sur son corps, mordillant, suçottant, embrassant, goûtant, son cou, ses épaules, ses tétons, puis son ventre. Il s’appliqua à retirer son pantalon d’un geste rapide, se mouvant sensuellement contre lui. Il ne devait pas oublier combien ils étaient parfaits ensembles. Tout le bien que pouvait lui procurer le Coréen, l’alchimie parfaite entre leurs corps, qu’il n’y avait personne qu’il pouvait désirer autant que lui. Ses lèvres se posèrent sur son sexe à travers son boxer, laissant ses lèvres glisser sur son membre gonflé, puis sa langue, humidifiant le vêtement avant de le retirer totalement. Satisfait, il se glissa à nouveau près de son visage, capturant ses lèvres. Mordillant son épaule, il se laissa tomber à côté de lui, son ventre collé à son flanc alors que ses doigts glissaient le long de son ventre, attrapant sa virilité qu’il titilla un peu avant d’entamer de sensuels mouvements de va et vient, son regard restait encré sur son amant. « Est-ce que tu as fait quelque chose avec elle ? » Est-ce que c’était vraiment le moment de lui demander ça ? Visiblement oui, parce qu’il attendait une réponse. « Est-ce que tu l’as touchée ? Embrassée ? » Pourquoi se montrer si menaçant et en colère soudainement ? Surtout en le tenant ainsi. Ses mouvements se faisaient plus appuyés. Il avait besoin de savoir. Il devrait lui faire confiance, mais il réalisait qu’il n’y arrivait pas. Qu’il était bien plus perdu qu’il ne le pensait. Il aimait Haruto, de tout son cœur, tout son amour allait pour lui. Il était son grand amour, le seul et unique. Rien que de l’imaginer avec une autre personne le rendait malade. Son cœur ne pourrait le supporter.


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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Mer 16 Aoû - 15:20


Moon's silver light on the waves brightly shine
Pure like a prayer, clear like your eyes
Stars linger on in the sky as I dream
Tears overflow in loneliness


Rien ne comptait plus que leurs deux corps à nouveau collés l'un contre l'autre. Haruto ne pensait plus à Yurina et ce mariage diabolique. Seul Ji Hoon importait. Leur amour partagé et timidement retrouvé. Ils tenaient l'un à l'autre plus que tout au monde, c'était une évidence. Comment avait-il osé le quitter ? Il ne savait même plus quels arguments tordus l'en avaient convaincu ! C'était trop difficile à accepter, même pour lui. Sa culpabilité n'était pas prête de se tarir, il s'en voudrait pour un très long moment encore – sûrement jusqu'à sa mort. Mais là, sa tête refusait d'y penser, écoutant pour une fois son cœur débordant d'amour. Sa bouche se mouvait à la perfection avec la sienne, trouvant ces marques finalement pas vraiment perdues. Que Ji Hoon lui réponde de la sorte le plongeait dans un bonheur infini. Il ne le repoussait pas cruellement ! Alors qu'il en aurait tout à fait le droit. Non, il pénétrait un peu plus dans la chambre, accroché à lui. Les mains du Japonais capturaient ses hanches, l'attirant toujours plus contre lui. Comme s'ils ne s'étaient jamais quitté.

Le souffle court, Haruto réalisait qu'il ne pourrait se passer de lui. Il frissonnait rien qu'en l'imaginant le dominer, retrouvant ce petit côté masochiste né par sa faute – mais qu'il assumait de plus en plus. Il lui était complètement dévoué, et même si ses dernières actions ne le prouvaient pas vraiment, c'était la plus stricte vérité. Ces fiançailles, le Japonais n'en voulait pas. Il était bêtement tombé dans un piège calculé depuis des années. Yurina s'était montrée redoutablement efficace pour l'emprisonner dans ses filets, et Haruto se débattait encore pour s'en échapper. Quelque part, en filant à Hawaii, il y était un peu parvenu. Ou n'était-ce peut-être qu'une illusion ? Son cœur s'envolait à nouveau pour mieux tomber ensuite ? Naïvement, Haruto voulait se dire que tout allait bien. Il avait retrouvé l'amour de sa vie, et désirait plus que tout que cela durerait. Pourquoi ne pas rester sur l'archipel américain pour toujours ? Ils changeraient d'identité, se feraient porter disparus. Ce plan le séduisait dangereusement, mais il le savait impossible. Trop de gens les attendaient, des êtres aimés n'ayant rien à voir avec cette histoire de mariage arrangé. Et Haruto refusait d'arracher Ji Hoon aux siens. Pas après ce qu'il avait osé lui balancer à la figure, ce soir-là.

Alors, il souhaitait profiter pleinement de ce moment qu'on leur accordait. Tant pis s'il souffrirait plus fort par la suite. Décidé à lui prouver qu'il lui appartenait totalement, le Japonais se montrait particulièrement sensuel. Un exploit, lorsqu'on savait à quel point le feu du désir le consumait. S'il s'écoutait, il arracherait tous leurs vêtements et le supplierait de le prendre sauvagement. Pourtant, son corps réagit autrement, son cœur voulait faire durer le plaisir. Ses mains réapprenaient les courbes de son torse si parfait, ses lèvres goûtaient à nouveau à sa peau. Le dominant, il le déshabilla lentement, avant de se coller à nouveau à lui, lascivement. Sa bouche ne pouvait rester trop longtemps loin de la sienne, avide de ses baisers tendres ou passionnés. Haruto voulait demeurer au plus près de Ji Hoon,l'éloignement lui pesait sérieusement sur la conscience. Ce mois avait été une torture, lui qui passait difficilement une journée loin de son homme !

Ce serait lui qui déciderait. Oui. Et son cœur accéléra ses battements déjà soutenus. Déglutissant doucement, Haruto hocha simplement la tête. En théorie, quitter Yurina était si simple. En pratique, il y avait tant de choses qui l'en empêchaient. Mais comment l'expliquer à Ji Hoon, quand il lui assurait lui appartenir ? Ne se montrerait-il là pas un peu paradoxal ? Les gémissements du Coréen le rendait fou, incapable de réfléchir correctement – et en vérité, il n'en avait pas très envie, actuellement. Glissant contre lui, Haruto se montra entreprenant, sa main s'activant délicatement sur son membre dressé. Lui-même étouffa un soupir de plaisir en le sentant le griffer, puis se perdre sur ses fesses. Son excitation ne se faisait que plus évidente, grandissante. Il le lui prouverait, il trouverait le courage ! Il avait juste besoin d'un peu de temps ! Mais Ji Hoon se montrerait-il assez patient ? Le ton qu'il employa le fit vibrer, ça lui plaisait un peu trop de le voir aussi autoritaire, possessif. Ses yeux dans les siens, Haruto sentait son cœur cogner si fort dans sa poitrine. Ses lèvres joignirent les siennes, étouffant un rire dans leur baiser. « Sakura, hm ? » Haruto pouffa. « J'ignorais que tu avais ce genre de fantasmes. » Sa main se perdit dans sa chevelure orangée. « On devrait se remettre au jeu de rôle, tu crois ? Ou au cosplay ? » Il voulait croire qu'ils en auraient l'occasion.

Quand Ji Hoon inversa à nouveau la tendance avant de plonger son regard dans la sien, Haruto sentit un frisson de plaisir courir dans son dos. « Tu es si beau... » Il eut un sourire taquin. « J'ai jamais vraiment aimé les roux. Décidément, tu balaies toutes mes convictions. » Perdant ses mains dans les cheveux de son homme, il laissa sa tête basculer en arrière sur le coussin, tandis que ses lèvres tentatrices se perdaient sur sa peau, la constellant de baisers plus ou moins appuyés. Il sentait le plaisir augmenter en lui, savait que cela se faisait de plus en plus visible. Et quand il se retrouva pratiquement nu devant lui, Haruto se mordit la lèvre inférieure. Son corps se frotta sensuellement contre lui, en réponse à ses mouvements. Il allait mourir ! « Tu veux me tuer... » Un long gémissement appuya ses paroles, lorsqu'il l'embrassa de façon si scandaleuse. Etouffant péniblement un juron, Haruto se sentait engloutir par la luxure. Se retrouvant nu, il rouvrit les yeux qu'il avait fermé en sentant Ji Hoon le faire siens de sa bouche. Il le fixa, avant de lever la tête pour capturer au plus vite ses lèvres, comme un mendiant d'amour, un toxico qui avait besoin de sa dose. Le baiser fut passionné, ses mains s'agrippaient à ses épaules tant il avait besoin de le garder près de lui.

Quand Ji Hoon se glissa contre lui, Haruto continua de l'embrasser comme il le put. Ses lèvres, son nez, son front. Ses mains restaient attachées à ses joues, il ne voulait pas qu'il s'éloigne de trop. Poussant un soupir d'aise quand il le caressa, le Japonais laissa ses doigts glisser sur le torse de son amant. Ses yeux capturèrent les siens. A la question de ce dernier, Haruto pausa tous mouvements. Malgré lui, ses sourcils se froncèrent. Une légère colère gronda en lui. Comment Ji Hoon pouvait le penser capable de ça ? Néanmoins, il trouva lui-même la réponse. D'un homme qui quittait l'amour de sa vie pour un mariage dont il ne voulait même pas, on pouvait s'attendre à tout, n'est-ce pas ? « Non. » Mais quand sa main se fit plus appuyée, Haruto laissa un couinement peu viril lui échapper, moitié de plaisir, moitié de peur. Il comprenait la colère de son amant, mais ce n'était pas une raison pour le castrer. « Hoonie... Arrête. » Avec douceur, il posa sa main sur la sienne, lui intimant de le lâcher. Se redressant légèrement, il pivota pour faire face au Coréen, le poussant doucement sur le dos. Sa main remonta sur sa joue. « Je n'ai rien fait avec elle, à part lui tenir la main devant nos familles. Et encore. » Sans les doigts enlacés. Les siens caressèrent tendrement la joue de Ji Hoon. « Je n'en suis pas capable, et même, je ne le désire pas. » Ses grands yeux brillants cherchaient les siens pour que ceux-ci y lisent la vérité, qu'ils voient combien il était sincère. Tendrement, sa bouche trouva la sienne. Un baiser chaste, amoureux.

Se redressant lentement, Haruto se décolla de Ji Hoon pour s'asseoir sur le lit. Repliant un genou, il y posa son coude, avant d'enfouir son visage dans sa paume. Pleurer à un instant pareil était stupide, et il faisait tout pour tenir bon ! « Tu ne me fais plus confiance, n'est-ce pas ? » Son cœur se brisait encore un peu. Il l'avait cherché. « Je le mérite, hein ? » Poussant un soupir, il laissa retomber son bras sur son genou. Tournant légèrement la tête, Haruto offrit son profil à Ji Hoon, incapable de le regarder dans les yeux. « Et toi ? » La colère et la rancune pouvaient mener aux pires trahisons. Mais le Japonais ne pourrait lui en vouloir, après tout. « C'est qui cette fille ? » Celle qui apparaissait de plus en plus souvent sur son instagram, celle avait qui il posait le plus souvent pour ces marques et ces magazines. Pivotant à nouveau sa tête pour regarder droit devant lui, Haruto sentait son cœur s’alourdir de peine. Repliant son deuxième genou, il en entoura ses jambes de ses bras. Finalement, peut-être aurait-il mieux valu qu'il le laisse partir ? N'avaient-ils pas déjà suffisamment souffert comme ça ? Haruto se maudissait. Pourquoi devait-il à nouveau tout gâcher ?

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     Jeu 17 Aoû - 17:20


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Haruto était sa drogue, littéralement. Rien ne l’avait jamais rendu aussi accro que lui et il réalisait combien ce mois avait été long et cruel. Il avait besoin de ses mains sur son corps, de ses lèvres sur les siennes et sur sa peau. Il n’y avait que cet homme-là pour le faire perdre la tête ainsi, pour lui donner envie de le posséder tout entier, de s’accrocher à lui pour ne jamais le relâcher. Le Coréen avait si peur de le perdre à nouveau, mais il tenait bon, l’embrassant comme un fou pour ne plus y penser, pour ignorer ces vilaines pensées. Il était dingue de cet homme. Et se dire qu’ils pourraient vivre loin l’un de l’autre lui était insupportable. Il était amoureux de lui. Le mot était en réalité si faible ! Il était tout. Son meilleur ami, son confident, son petit-ami, son amant… Jamais il n’avait connu une relation comme celle-ci. Ils étaient si bien ensemble, si heureux. Il ne voulait pas passer à côté de ce bonheur. Il ferait tout pour le récupérer. Ce soir – cette nuit – il espérait pouvoir lui faire comprendre. Qu’il sache combien c’était important qu’il se batte pour eux, qu’il accepte d’affronter sa famille. Même si sa mère était malade, n’était-ce pas mieux de dire la vérité ? De lui exprimer ses vrais souhaits ? C’était si simple, pourtant.

Sa couleur de cheveux avait quelque chose d’inédit qui lui plaisait. Cette couleur le rendait sexy et même pas aussi gay qu’il aurait pu l’imaginer. Un sourire orna ses lèvres en le regardant, souriant quand il reparla de Sakura. Ah, ce vieux fantasme ! Il alla vivement l’embrasser, affichant une moue coquine. « Tu réponds aux fantasmes du pré-ado que j’étais… » Riant contre ses lèvres, il colla son corps au sien. « Bon, elle était pas aussi bien membré à l’époque. » Sa Sakura n’avait pas de pénis mais il préférait ce fantasme comme il était aujourd’hui. Son sourire s’accentua, bêtement ému alors qu’il était clairement en train de lui faire des propositions sexuelles. Mais, c’était tourné vers le futur. Donc, cela signifiait que, peut-être, cette nuit ne serait pas vraiment la dernière. Il n’avait pas répondu quand Ji Hoon avait dit que ce serait lui qui déciderait. Il était inquiet, bien sûr, le perdre une fois encore serait une douleur qu’il priait pour qu’il ne la connaisse jamais. C’était si destructeur, d’aimer quelqu’un à ce point. Il était tellement attaché à lui qu’il serait capable de tout pour le garder près de lui. Faisant mine de réfléchir, il haussa les épaules. « Le cosplay c’est drôle… Les jeux de rôle ça te réussit plutôt bien ! » Vu ce que ce mécréant avait réussi à lui faire la première fois. « Je vote pour essayer les deux. » Un jeu de rôle où il pourrait se déguiser en Naruto, le rêve. En tout cas l’idée lui plaisait, et il gravait quelque part dans sa tête de le proposer à nouveau à Haruto dès que tout irait mieux.

A lui de reprendre le dessus ! Son corps retourna rapidement se coller au sien, il ne supportait plus la moindre distance. Il fallait qu’il le possède entièrement, que Haruto se souvienne, de combien il l’aimait, d’à quel point il le désirait. C’était un amour si fort, d’une puissance incomparable. Son cœur battait uniquement pour rejoindre le sien, ses lèvres ne parvenaient qu’à l’embrasser, absolument partout. Il devait s’assurer de le rendre fou. Totalement fou de lui ! Après cette nuit, il voulait le convaincre de laisser totalement tomber ce mariage. Que le plus important, c’était eux ! Etait-ce vraiment si mal de penser à soi ? A son propre bonheur ? Haruto ne serait jamais plus aussi heureux qu’avec lui. Et jamais personne ne rendrait Ji Hoon heureux à nouveau si ce n’était pas Haruto. Les sourires qu’il arrivait à faire naitre sur son visage en était la preuve. Si beau. Il n’y avait que lui pour réussir à lui faire plaisir en le complimentant aussi platement. Il aimait les superlatifs quand on parlait de sa beauté mais avec Haruto, il trouvait ça suffisant. « Heureux de l’apprendre. » Son sourire se fit malicieux en le regardant. « Mais le seul que tu dois aimer et trouver beau, c’est moi ! » Haruto pouvait continuer à détester les autres roux, il était le seul qui avait droit à son amour.

Continuant à se montrer scandaleux, il pouffa en l’entendant affirmer qu’il voulait le tuer. Jamais. Il l’aimait beaucoup trop. De plus, il serait parfaitement incapable de tuer son Japonais. Que ferait-il sans lui ? Même s’il se montrait cruel, Ji Hoon ne pouvait pas lui souhaiter autant de mal. Il restait le grand amour de sa vie et, au fond, le Coréen lui voulait surtout du bien. Beaucoup, beaucoup de bien. Cependant, il finit par rapidement se maudire, dans la position la moins propice à cette conversation, il l’évoquait. Cette fille qui lui était promise. Ji Hoon la haïssait et il en était si jaloux. Il avait besoin de savoir. Est-ce qu’il avait joué au petit-ami parfait avec elle ? Remplit ses devoirs préconjugaux ? Ji Hoon était perdu, il ne savait plus quoi penser. Il avait besoin de savoir. Le non aurait dû lui suffire, mais il trouvait ça trop simple. Doucement, sa main calma ses mouvements avant de le libérer quand Haruto lui demanda de le faire.

Il se laissa faire, roulant sur le dos, il ne le lâcha pour autant pas du regard, ressentant un fort soulagement quand il répondit à la négative, tentant de rester calme pour le fait de lui tenir la main. C’était mieux que ce qu’il aurait pu imaginer. Il le rassurait, même s’il continuait à avoir peur malgré lui. Peur que tout s’arrête, peur qu’il finisse par ne plus penser ce qu’il disait. Doucement, il ferma les yeux et répondit avec amour à son baiser, le laissant difficilement s’éloigner. Qu’il revienne contre lui ! Ses yeux se baissèrent néanmoins à sa question. Il ne lui faisait plus confiance ? Le Coréen était incapable de répondre. Si, il lui faisait confiance. Il le croyait, quand il disait qu’il n’avait rien fait avec cette fille. Mais il ne lui faisait plus confiance au point d’imaginer qu’il pouvait ne rien avoir fait avec. Doucement, il s’appuya sur ses bras pour se rasseoir correctement sur le lit. Il avait tout gâché et probablement plombé cette nuit qui promettait de merveilleuses retrouvailles. Un soupir lui échappa, avant de relever les yeux. Et lui ? Quoi, et lui ? Sa question le surprit et il resta un instant bête à le fixer. Cette fille ? Il avait envie de demander laquelle mais il avait l’impression que cela jouerait en sa défaveur. Il paria sur la plus plausible. « Shoko ? » Qu’est-ce qu’elle avait à voir là-dedans ? « Une collègue ? On travaille ensemble, Haruto. » Est-ce qu’il lui avait déjà demandé des comptes sur ses collègues ? Pas à sa connaissance. « Elle est drôle, on s’entend bien. » De là à s’imaginer qu’il couchait avec, c’était un peu fort.

Poussant un nouveau soupir, il s’adossa contre la tête du lit, fixant le sol de la chambre. « T’es pas bien placé pour essayer de me faire des reproches. » Qu’il comprenne combien c’était déplacé. Sa langue glissa sur sa lèvre et il tenta de trouver une issue à cette conversation. Il ne voulait pas repartir, il voulait rester avec lui. « Je te fais confiance. » De but en blanc, sans une once d’hésitation. « J’ai juste l’impression que j’ai trop fantasmé notre relation. Et ton amour pour moi. » Il tenta de sourire faiblement, fermant les yeux quelques secondes. Cet amour parfait et hors du commun. Ce n’était pas vraiment en Haruto qu’il n’avait pas confiance, mais en l’amour qu’il lui portait. En ses sentiments. « Vu comme tu m’as quitté, tu peux pas m’en vouloir de t’avoir imaginé capable de le faire. » Non, c’était presque légitime, après qu’il ait piétiné son cœur et l’entièreté de leur relation amoureuse. Ramenant sa jambe contre lui, il fixa quelques secondes Haruto avant de le perdre à nouveau sur un point invisible. « J’ai recroisé mon ex y a pas si longtemps. » Cette idiote de Jung Rin. « Il y a un peu plus d’un an, elle était prête à renier sa famille et à tout perdre en annulant un mariage de cette haute socitété que vous aimez tellement. Pour moi. » Sauf que lui ne l’aimait pas et à ce moment-ci, il avait déjà pleinement réalisé ses sentiments pour le Japonais. Il ne voyait plus que lui. « Comment est-ce que je peux ne pas douter ? » Un rire malheureux s’échappa de ses lèvres et il passa vivement sa main dans ses cheveux. « Tu te souviens ? Ton rêve si traumatisant ? Tu me l’as fait vivre, Haruto. » Ce n’était pas exactement la même situation, ni le même concept. Mais le principe était le même. La froideur, le rejet, la méchanceté et cette impression que tout était faux depuis le début. Il avait peur de revivre cela, qu’une fois à Tokyo, il change à nouveau, décide de l’abandonner, prenne la plus mauvaise des décisions. Il aimerait ne pas y penser, mais ce cas de figure le hantait et il ne savait pas quoi faire pour effacer cela de sa mémoire, pour pouvoir profiter de ce présent où ils s’étaient enfin retrouvés. Où ils pouvaient avoir l’illusion d’être heureux. Comme avant.


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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Jeu 17 Aoû - 22:24


Moon's silver light on the waves brightly shine
Pure like a prayer, clear like your eyes
Stars linger on in the sky as I dream
Tears overflow in loneliness


Plus rien n'existait. Du moins, Haruto voulait le croire. Hors de cette chambre, rien que le vide intersidéral, et eux flottant pour toujours dans l'espace infini. Tout irait bien, puisqu'ils étaient ensemble ! Ce n'était pas grave, ça lui suffisait amplement. Ce soir, il ne dépendait que de lui, de leur amour partagé. Du bonheur de le retrouver. Leurs corps qui se collaient entre eux, comme attirés par un magnétisme qu'ils ne pouvaient contrôler. Son cœur appelait le sien. Et dans les bras de Ji Hoon, Haruto se sentait à nouveau complet. Peut-être que s'il restait suffisamment longtemps collé à lui, il oublierait leurs disputes ? Cette soirée horrible durant laquelle il avait osé rompre avec lui ? Non... Lui qui avait connu la souffrance de l'amnésie ne pouvait désirer une chose pareille. Il devait se rappeler du mal qu'il avait fait au Coréen. Pour mieux le réparer. Et pourtant, comme ce serait aisé de tout oublier, tout effacer. Mais non, le Japonais devait trouver un moyen de se rattraper, de laver son erreur et l'affront qu'il avait fait à l'amour de sa vie en le quittant.

Les battements fous de son cœur l'hypnotisaient, mais pas plus que le regard de Ji Hoon dans lequel ses yeux plongeaient et se perdaient si facilement. D'humeur sensuelle, Haruto se montrait taquin et entreprenant. Dans ses gestes, en laissant courir ses mains sur le torse déjà dénudé de son amant, mais aussi dans ses paroles, en insinuant quelques idées coquines. Collé à lui, il pouffa au commentaire de Ji Hoon. « C'est juste un petit bonus. » Pas si petit que ça, mais soit. Bon, pas sûr que cette réponse aurait fait fantasmer le pré-ado qu'il avait été. « J'espère que ça déçoit pas trop ton ancien toi ? » Haruto se cosplayerait en tout ce qu'il lui ferait plaisir, si ça lui plaisait. Quand Ji Hoon sous-entendit la soirée de Noël, il ne put s'empêcher de sourire largement. Maintenant qu'il s'en rappelait parfaitement, le Japonais n'était pas peu fier de l'exploit qu'il avait accompli ce soir-là. « J'ai hâte de recommencer. » Et son sourire en coin ne précisait pas s'il parlait simplement du jeu de rôle, ou de ce qui avait suivi. Sûrement les deux, appuya le clin d’œil qui vint juste après.

Haruto ne réalisait pas complètement – ou faisait semblant – qu'il parlait d'eux comme s'il était évident que tout rentrerait dans l'ordre. Comme si ce mariage n'existait pas. Comme si Ji Hoon pouvait lui pardonner aussi facilement. C'était, au fond, ce à quoi il aspirait. Ce qu'il souhaitait. Il était impossible que leur histoire d'amour se termine ainsi, son esprit et son cœur refusaient de l'imaginer. Son erreur, il l'assumait. Il savait quelle atrocité il avait commis en quittant Ji Hoon. Néanmoins, Haruto espérait que tout s'arrangerait. Comment en douter, lorsqu'ils se retrouvaient ensemble, à des milliers de kilomètres de Tokyo, plus amoureux que jamais ? Eux qui étaient censés s'éviter, se détester, allongés là, dans une chambre d'hôtel luxueuse, à moitié dénudés... Difficile de croire que, à peine une heure avant, ils se disputaient sur une petite île romantique de l'archipel. Complètement charmé par ses baisers, Haruto se laissait à nouveau dominer, se fichant bien de qui menait la danse. Son bonheur résidait en le fait qu'il l'avait retrouvé. Et c'était tout ce à quoi il désirait. Leur bonheur à tous les deux. « Tu es le seul que je trouve beau, et le seul dont je suis amoureux. » Son ton n'était plus taquin comme quelques secondes auparavant, mais bien sincère, alors que ses yeux accrochaient profondément les siens. Ses bras autour du cou de Ji Hoon, Haruto se laissait doucement aller, la tête renversée sur son oreiller. Des gémissements de plus en plus rauques quittaient sa gorge. Son corps réagissait sans mal à ses baisers, à ses caresses. Ses mains glissaient doucement sur ses épaules, alors qu'il cherchait à l'embrasser.

Mais aussi rapidement que son excitation avait grimpé, elle redescendit aux questions du Coréen. Son cœur rata un battement cruel. Avait-il bien compris ? Pourquoi ? Pourquoi lui demander ça maintenant ? Haruto aurait voulu le secouer par les épaules, lui dire de ravaler son interrogatoire. Son cœur lui faisait mal, désormais, à battre si fort contre sa poitrine. Le plus dur n'était pas de lui répondre, parce que non, il ne l'avait pas touchée. Pas de la façon dont Ji Hoon parlait. Il ne le souhaitait pas, il en était hors de question, et à ce propos, il avait été très clair avec Yurina. Non, le plus dur, le plus difficile à accepter était de réaliser que Ji Hoon ne lui faisait plus confiance. Haruto savait bien que c'était là quelque chose de légitime. Après lui avoir juré qu'il l'aimait, qu'il était l'amour de sa vie, qu'il voulait fonder une famille avec lui et vivre jusqu'à la fin de ses jours à ses côtés, après tout ça, il l'avait quitté. Pour elle. Une femme qu'il ne désirait même pas, mais qu'il allait épouser pour des raisons obscures. Alors non, Haruto ne pouvait lui en vouloir. Pourtant, la douleur dans sa poitrine était réelle. Et le choc de la réalité semblait le frapper de plein fouet.

Et bêtement, il répliqua. Et lui ? Et cette fille avec qui il croyait le voir si souvent ? Ji Hoon devait forcément comprendre de laquelle il parlait, non ? Et bien évidemment, lui aussi obtint un prénom. Shoko. Oui, c'était ce qu'il lui semblait. C'était le nom de cette jolie fille aux cheveux décolorés qui posaient souvent avec lui. Cette même fille qui apparaissait sur son fil instagram. Toujours dos à lui, Haruto n'osait pas le regarder en face. Collègue ou non, ça n'empêchait rien. Apprendre que leur relation n'était pas jouée pour plaire aux fans lui faisait encore un peu plus mal. Elle était drôle, ils s'entendaient bien. « Ça commence toujours comme ça, non ? » Aussitôt eut-il prononcé ces mots qu'il les regretta. Pour tout ce que cela pouvait sous-entendre. Pouvait-il se montrer encore plus stupide ? Serrant plus fort ses jambes contre lui, le Japonais réalisa qu'il devait avoir l'air bien pathétique, recroquevillé de la sorte, nu sur le lit d'une chambre d'hôtel qui aurait dû être témoin de tout autre chose. Ji Hoon avait raison, il n'avait pas le droit de lui faire de reproches, surtout pas ceux-là. Fermant les yeux, Haruto fronça les sourcils pour s'empêcher de pleurer. Histoire de ne pas se rendre plus ridicule qu'il ne l'était déjà.

Il lui faisait confiance ? Haruto redressa un peu la tête, la pivotant légèrement, sans toutefois oser le regarder dans les yeux. Son cœur loupa quelques battements, mais les mots qui suivirent le firent saigner à nouveau. Baissant la tête, il laissa un de ses bras se dénouer, avant de poser la main sur le matelas. Ses doigts agrippèrent le draps immaculé, assez fort pour blanchir ses phalanges. « Mon amour pour toi est réel, Ji Hoon. Et plus fort que tout... » Sa voix se brisa légèrement. « Si fort. » Prenant une grande inspiration, il tenta de retrouver son calme. « Non, tu as raison. Et je ne t'en veux pas. J'aimerais juste que tu comprennes... » Mais comment le pourrait-il ? « Je n'aime pas cette fille. Au contraire, c'est la personne que je hais le plus. Et c'est insupportable... » Tout ce mensonge qu'étaient ces fiançailles. Ce piège qui s'était cruellement refermé sur lui sans qu'il ne puisse rien y faire. Ce serait simple, pourtant. Avouer son homosexualité, se faire renier, perdre son travail mais retrouver l'amour de sa vie. Gâcher la vie de sa famille, mais vivre son bonheur au grand jour. Se montrer un peu égoïste, après tout ce qu'il avait fait pour les siens. Pouvait-on vraiment lui reprocher ? Mais d'y penser, Haruto en était malade. Son éducation, pour la première fois, jouait en sa défaveur. Il avait la désagréable impression d'être coincé dans une impasse, acculé par des ombres dont il ne connaissait même pas la nature.

« Une bien jolie histoire... » La colère faisait trembler son cœur et son corps. Sa main serrait fort le draps, alors qu'il laissa lentement tomber ses jambes sur le matelas, pivotant son torse pour mieux regarder Ji Hoon, osant maintenant le regarder droit dans les yeux. « Ton ex ? Laquelle, déjà ? » Non, ça c'était mesquin. Respirant par le nez, Haruto essayait tant mieux que mal de se calmer. « Celle de Busan ? Celle que tu as affiché sur ton instagram et avec qui tu es sorti par vengeance ? » Cette fille semblait tellement naïve, et Haruto ne pouvait s'empêcher de la détester très fort. « Celle qui ignore que tu te moques d'elle, qui ne sait rien de tes activités criminelles ? » En parlant, Haruto s'était entièrement retourné vers son amant. L'escroc qu'il aimait. « Et si elle savait tout ça ? Est-ce qu'elle t'aimerait encore ? » Il ne voulait pas croire qu'une femme soit assez stupide pour accepter d'avoir été pris pour une idiote, qu'on se soit moqué d'elle à ce point, et retourner auprès de lui comme si de rien n'était. Au fond, peut-être bien qu'il avait peur. Le charme de Ji Hoon était indéniable, et il était le mieux placé pour savoir qu'on pouvait tout faire pour lui, pour son amour.

Tendant timidement la main vers le bras du Coréen, Haruto le caressa doucement, comme pour s'excuser. « Pardon, je... » Ses doigts se figèrent, serrant Ji Hoon. « Ne doute pas, je t'en supplie... » Son corps entier frissonna. Malgré la chaleur tropicale encore présente la nuit, il avait froid. C'était d'être si loin de son homme. « Je pensais que si tu me détestais, ça irait mieux. » Mais c'était même peut-être pire. De toute manière, quoiqu'il puisse dire, ses actions n'étaient pas pardonnables. Il se rappelait très bien de ce cauchemar horrible qu'il avait eu, et parfois, il le hantait encore. Il n'avait pas réalisé qu'il lui faisait vivre ce qu'il avait rêvé. Doucement, il s'approcha de lui, posant sa joue sur son épaule. Puis lentement, il se blottit contre lui, craignant malgré tout un rejet de sa part. « Te quitter, c'était comme m'arracher le cœur. » Ses lèvres embrassèrent sa peau avec douceur. « Et encore, je crois que ça ferait moins mal... » Fermant les yeux, il lutta contre les larmes stupides qui menaçaient de couler. « Je me suis bêtement laissé piéger. Cette fille... Elle avait tout planifié depuis le début. Elle est maline, et assez folle pour exécuter ses menaces. » Pinçant les lèvres, Haruto se demandait s'il avait le droit de lui en parler. Prenant une profonde inspiration, il rouvrit les yeux, avant de les lever vers ceux de Ji Hoon. « On devrait peut-être faire notre coming-out ? » Ils s'aimaient, ne faisaient rien de mal. Ils pourraient alors vivre leur amour au grand jour ! Pourtant, cette proposition fut faite sans grand enthousiasme. Un peu pressée, comme s'il cherchait désespérément un moyen de se sortir de ce merdier dans lequel il s'était fourré tout seul. Avait-il le droit de prendre une décision aussi importante qui les concernait tous les deux pour se sauver, sans être tout à fait certain que cela arrangerait la situation ? Et si ça ne faisait que l'empirer ? Haruto ne savait pas, ne savait plus. Son amour pour Ji Hoon était sincère et plus fort que tout. Alors, il n'avait pas le droit de jouer avec comme ça. Comme un suicidaire qui tentait sa chance à la roulette russe.

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