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 Sponsored by baby Kamiya Haruno ♥ | HAROON

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     Sam 5 Aoû - 0:37


Now I'm here, blinking in the starlight
Now I'm here, suddenly I see
Standing here, it's all so clear
I'm where I'm meant to be


Ça lui paraissait encore bizarre que Haruno les ait tous invité ici. A Hawaii, une drôle d’idée ! Peut-être que c’était vraiment pour se rapprocher de Jin Seok. Ji Hoon l’espérait sincèrement. Ils seraient mignons ensemble après tout. Un petit couple très mignon. Malgré sa rancœur profonde et cette blessure qui ne se refermera jamais envers l’aîné Kamiya, il ne pouvait que souhaiter le bonheur pour son petit frère. Il savait qu’il ne vivrait sûrement pas la même chose. Haruno était si pure, si mignonne, elle donnait l’impression d’être incapable de faire le moindre mal. Enfin, il avait pensé de ça de Haruto aussi. Si doux, si inoffensif, avec un sourire à se damner, à lui offrir une confiance aveugle. Il s’était terriblement fourvoyé. On ne pouvait pas se tromper davantage sur une personne. Ji Hoon se maudissait encore, un peu plus chaque jour. Il essayait de se changer les idées, de trouver quoi faire, de trouver de quoi s’occuper en permanence. Shoko le distrayait beaucoup, il aimait bien lui écrire, elle le faisait toujours rire. C’était déjà ça. Entre ses frères, Haruno et Asuka, il ne trouvait pas sa place. Il se sentait un peu seul, un peu abandonné. Kimyaki lui manquait, il avait hâte de rentrer.

La plage était jolie, parfaite, vaste comme sur une carte postale. Mais il préférait les plages sauvages et rocailleuses de Seokgyo. Il y trouvait davantage de satisfaction, une odeur particulière qui lui manquait. Il voulait y retourner. Voir sa mère, ses sœurs, passer du temps avec elles. Il voulait retrouver ce qu’il avait perdu, semblerait-il. Son chemin. Il voulait retourner en Corée du Sud, mais il savait que son pays ne lui offrirait pas les mêmes chances que le Japon, qu’il n’aurait jamais ces opportunités là-bas. Il en avait pleinement conscience et ça le détruisait de se dire qu’il devait rester dans un pays qui lui faisait du mal, dans lequel il se sentait aspiré par le chagrin et la solitude. Son autre choix était de rentrer dans ce pays qui était le sien, revoir sa mère, ce qu’il avait toujours connu, et devoir aspirer à un destin qu’il rejetait depuis toujours. Dans aucun cas, il ne pourrait être heureux. Aucune possibilité de retrouver un semblant de bonheur. Ji Hoon savait qu’il était perdu. Qu’il avait tout perdu et que c’était sans doute entièrement de sa faute. Il avait été si stupide. Le dernier des idiots. Prit à un jeu qu’il pensait avoir inventé.

Un soupir quitta ses lèvres. Qu’allait-il faire ce soir ? Traîner au bar, attendre que les choses se fassent, beaucoup boire et laisser quelqu’un le ramener jusque dans sa chambre, s’écrouler sur son lit et y rester la journée entière. Un bien joli programme. Il appela Mikio avant, s’assurant que Kimyaki allait bien, il lui demanda s’il pouvait lui envoyer une photo. Il ne l’avait jamais vraiment porté dans son cœur, mais il lui faisait confiance. Il savait que son bébé était en sécurité chez lui, que, même s’il allait bouder à son retour, il ne serait pas malheureux. C’était tout ce qui comptait, même si Ji Hoon regrettait de ne pas l’avoir emmené. Il craignait toujours qu’il lui arrive quelque chose, il ne savait trop quoi. Non, c’était mieux ainsi. Il l’emmènerait en Corée du Sud plutôt, la prochaine fois. Ils iraient tous les deux si Liang et Jin Seok n’avaient pas le temps de venir. Juste eux deux.

Le message de Haruno l’étonna un peu. Une surprise ? Pour lui ? Mille scénarios trottaient dans sa tête sans qu’aucun ne paraisse jamais crédible. Elle pensait peut-être envoyer le message à Jin Seok ? Mais elle n’appelait jamais le plus jeune Lee « Oppa ». Il verrait bien. Ji Hoon ne savait pas trop quoi mettre. Il réfléchit un peu avant d’opter pour une chemise bleue à motif, colorée de saison et un simple jeans. Il ne voulait pas donner l’impression de vouloir la séduire ou il ne savait pas trop quoi. Par respect pour son petit frère. Il n’aurait aucune chance face à lui, bien évidemment. Le pauvre. Non, il ne pouvait pas lui infliger une concurrence aussi déloyale. Répondant brièvement au message, il prévint Liang qu’il sortait mais qu’il reviendrait sans doute rapidement. Peut-être avait-elle fait venir Kimyaki ? Il n’y a rien qui pourrait le rendre plus heureux actuellement ! Son petit bichon serait la plus belle surprise.

Sur la plage, pas de Haruno. Ses sourcils se froncèrent jusqu’à entendre un homme l’appeler, lui indiquant en anglais que Mademoiselle Kamiya lui avait demandé de le guider jusqu’à cette petite île en face. Une petite île. Il ne pouvait s’empêcher de penser à Jukdo. Il mit un peu de temps à tout saisir mais hocha la tête. Haruno devait avoir préparé quelque chose de l’autre côté. Une surprise, une grande fête ! Grimpant sur le bateau, il s’installa en se tenant au bord alors qu’il démarrait, les yeux fermés pour apprécier le vent marin s’écraser contre son visage. Il aimait tellement cet odeur, cette sensation. Il réalisait combien la mer lui manquait. La vraie mer, pas celle bizarre qu’on trouvait à Tokyo. Arrivant un peu trop vite de l’autre côté à son goût, il grimaça, déçu, remerciant rapidement l’homme avant de trouver son chemin jusqu’au rebord. Il y avait des petites lumières sur des guirlandes, c’était calme, une table, deux chaises, un repas. C’était bizarre. Et si c’était ça la surprise. Haruno ? Qui préparait un repas romantique pour eux deux ? Oh non ! Il devait se tromper ! C’était la dernière chose qu’il souhaiterait. Il ne pouvait pas faire ça à son petit frère. Il n’avait pas le droit. Et ce n’était pas cette Kamiya là qu’il voulait faire souffrir.

Avançant un peu, il se figea. Le Kamiya à qui il voulait faire du mal se trouvait juste là. Restant un instant interdit, il l’analysa quelques secondes, se demandant ce qu’il avait comme problème pour se faire cette coloration. Immédiatement, il se retourna pour retourner au bateau mais il le voyait déjà s’éloigner au loin et aucun autre n’était présent. « C’est quoi cette… » Les injures qui suivirent, Ji Hoon préféra les laisser s’échapper en coréen, il se sentait toujours mieux quand c’était dans sa langue. Rapidement, déjà agacé, il se retourna vers Haruto, rejoignant finalement la plage. « C’est quoi ce bordel, tu te fous de ma gueule là ? » Il ne voyait pas Haruno, mais il voyait Haruto sur cette place, et il n’y avait qu’eux deux. Il faisait trop nuit pour rejoindre l’autre côté sans prendre de risque. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Son ton n’était pas devenu plus sympathique. Il ne voulait pas le voir ! Il ne voulait plus le voir, il l’avait dit. « C’est quoi ces lumières et cette table à la con ? Et cette île ? Je veux retourner de l’autre côté. » Pourquoi s’énervait-il autant ? Sans même le laisser parler ? Sûrement la panique. Il sentait à nouveau son cœur se faire plus douloureux, son corps se tendre et sa respiration se faire difficile. Cette souffrance plus vive dès qu’il le voyait. Il ne voulait pas rester là, il ne voulait pas lui parler. C’était une torture qu’il ne parvenait plus à supporter.

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     Sam 5 Aoû - 22:42


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En recevant le message de sa petite sœur, Haruto ne s'était pas attendu à devoir décoller le lendemain vers Hawaï. En toute honnêteté, il n'avait pas du tout la tête aux vacances. On lui confiait de plus en plus de responsabilités – à nouveau – et doucement, certaines choses du quotidien qu'il avait perdu revenaient à lui. Pourtant, un trou béant demeurait dans son cœur, douloureux, lourd. Sa vie, il ne faisait plus que la traverser en attendant chaque matin que le soir arrive. Il n'y avait que dans ses nuits où Haruto se sentait bien. Là où il avait le droit de rêver de sa vie d'avant, de celle qu'il aimerait vivre encore maintenant. Tout avait été gâché par son unique faute, sa faiblesse, sa bêtise. Il avait perdu tout ce à quoi il aspirait. Une vie heureuse avec l'amour de sa vie. Qu'aujourd'hui il avait détruit. Avec de simples mots, tous plus cruels les uns que les autres. Des paroles qu'il n'avait pas pensé, qu'il ne pensait toujours pas. Mais il avait crû que se serait plus simple ainsi. Ce serait plus simple de se détacher d'oublier, si Ji Hoon le haïssait.

Mais comment oublier ses sentiments toujours plus forts pour cet homme ? Comment oublier tous ces souvenirs partagés, ces moments de bonheur ? Comment oublier ce que son cœur souhaitait se rappeler pour toujours ? Comment oublier ce qui devait être. Eux, Ji Hoon et Haruto. Pas ce simulacre de bonheur parfait qu'il devait jouer avec Yurina. Pas ce mariage dont personne ne voulait, sauf quelques parents égocentriques. Depuis des jours, Haruto cherchait un moyen d'échapper à ce destin qu'on lui avait choisi. Sa fiancée le tenait, jouait sur une corde sensible. Il savait qu'il devait donc faire preuve d'une sagesse tout autre que celle dont il avait eu l'habitude jusque là. Il devait se montrer adroit dans ses actes et ses paroles, sans éveiller le moindre soupçon. Comme dans ses messages destinés à l'héritière, par exemple. Toujours poli, jamais vulgaire, mais sans se montrer hypocrite pour autant. Le psychiatre faisait preuve d'une froide politesse, c'était à peine s'il écrivait plus de trois phrases. Cependant, il prenait toujours soin de réfléchir à la bonne réponse. Et si la fourbe utilisait un jour ces mails contre lui ?

C'était pourquoi, lorsqu'il l'informa pour son voyage, Haruto justifia son absence tout en évoquant ces préparatifs qu'il haïssait si fort, histoire de montrer un soi-disait intérêt pour la chose, alors qu'il s'en fichait éperdument. Ce gâteau pouvait être une pièce montée de trois mètres couvert de feuilles d'or qu'il n'en aurait rien à faire. Ça ou une tarte aux pommes, quelle importance ? Il avait déjà l'estomac noué rien qu'en imaginant les dépenses folles que les Daimon envisageaient. C'était fou, de l'argent jeté par les fenêtres. Ses grimaces lors des quelques réunions qu'ils avaient déjà eu n'avait pas échappé à Haruka. La mère du futur marié n'appréciait pas vraiment le désintérêt de son fils et tentait pas divers coups d’œil et de coude de le prévenir de son impolitesse, mais c'était plus fort que lui. Heureusement, la mère Daimon semblait plus encline à comprendre. Ou alors peut-être que ça l'arrangeait seulement.

Quoiqu'il en soit, Haruto était bien trop content d'échapper à ce supplice. Et plus heureux encore de passer quelques jours avec Haruno. Sa sœur ne lui avait plus donné de nouvelles, et il restait encore pas mal d'interrogations tournant dans sa tête, mais sa valise fut rapidement bouclée et le taxi commandé. Avec assez d'avance pour angoisser, il avait patienté à l'aéroport de Narita, se demandant ce que pouvait bien manigancer sa petite sœur. Ce n'était l'anniversaire d'aucun de leur proche. Fermant les yeux à cette pensée, il avait fait au mieux pour ne pas éclater en sanglot dans la salle d'embarquement. Il y avait bien un anniversaire, mais Haruto n'avait pas le droit d'y penser. Dans l'avion, il choisit de dormir, se disant que ça l'éviterait de trop réfléchir. Néanmoins, c'était sans compter sur son subconscient qui hanta son sommeil de rêve de parc d'attractions et de séjour en amoureux.

La chaleur du pays le fit transpirer à peine eut-il mis un pied dehors, collant sa chemise à sa peau. Une jolie Hawaïenne lui passa un collier de fleurs autour du cou, lui souhaitant la bienvenue dans un charmant sourire. « Aloha. » Haruto s'inclina poliment, suivant ensuite le groupe de Japonais qui se dirigeait vers l'aéroport. Quand il eut récupéré sa valise, il chercha des yeux l'homme qui devait le récupérer. Haruno avait laissé des instructions très claires quand à la marche à suivre une fois qu'il aurait atterri. « Mister Kamiya ? » Répondant d'un hochement de tête poli, Haruto ne s'était pas attendu à ce que l'homme passe un bras autour de lui pour une accolade se finissant par une tape dans le dos. Dans un anglais parfait, l'homme lui expliqua être envoyé par Miss Haruno sunshine pour l'emmener vers un endroit secret. Autant dire que le grand frère protecteur qu'il était n'était pas franchement tranquille. Qui était cet homme un peu trop amical et familier ? Un peu trop charmant aussi. Une seconde. Quelle relation entretenait cet homme avec miss Haruno sunshine, exactement ?  

L'esprit pas vraiment tranquille, Haruto le suivit néanmoins. Après tout, il n'avait pas trop le choix. L'homme le conduisit jusqu'à une petite maison où il lui conseilla de prendre une douche et se changer. Dans les indications notées par Haruno, le même conseil s'y trouvait. S'il en croyait le plan de sa sœur, Haruto avait une bonne heure devant lui. S'enfermant dans la salle de bain avec toutes ses affaires, il entreprit donc de se préparer pour ''la surprise''. De nombreux scénarios se jouaient dans sa tête. Haruno lui annonçait une importante nouvelle. Liée à son travail ou à sa vie personnelle. Il espérait que ça ne combinerait pas les deux, comme par exemple, elle arrêtait sa carrière pour se marier parce qu'elle était enceinte. Rien que d'y penser, l'aîné de la fratrie en devait tout blanc. Non. Allons. Pas Haruno. D'accord, il devait la considérer comme une femme, désormais. Mais il y avait quand même des limites à sa tolérance ! Non, c'était sûrement un simple stratagème pour qu'ils passent du temps ensemble, ça faisait si longtemps ! Et connaissait sa sœur, Haruto la voyait finalement très bien organiser tout ça pour une raison qui pouvait sembler si futile. Ils se voyaient nettement moins, depuis quelques temps. Et depuis que Haruto lui avait annoncé sa relation cachée avec Ji Hoon, un léger froid s'était installé entre eux.

Quand le jour tomba et que le ciel se colora de nuances roses et orangées, l'homme frappa doucement à la porte de la salle de bain. Le Japonais bizarre n'en était pas sorti depuis son arrivées. La valise chargée derrière le pick-up, Haruto monta à l'avant du véhicule, dans un silence angoissé. L'homme ne parla pas du trajet, préférant chantonner les airs qui passaient à la radio. La nuit s'installait déjà tranquillement quand ils arrivèrent au lieu visiblement prévu. L'homme invita Haruto à descendre, mais quand ce dernier fit mine de vouloir récupérer sa valise, il l'arrêta dans sourire en secouant la tête. « No need. » Les lèvres pincées, Haruto voulut protester, mais évaluant la carrure de l'homme et repensant aux indications laissées par Haruno, il n'ouvrit pas la bouche. Il aurait quelques mots à dire à sa petite sœur ! L'homme lui indiqua une petite île. Si elle n'était pas franchement éloignée du rivage, s'y rendre à la nage ne paraissait pas vraiment indiqué. Aussi, Haruto embarqua sur une petite barque, que l'homme navigua avec adresse jusqu'à la plage de sable fin d'en face. Un souvenir vivace revint à la mémoire du Japonais, qui sentit une vague d'émotions le submerger. Il revoyait Jukdo et leur petite promenade en amoureux. Amenant une main à son visage, il ravala ses sanglots en sentant une grosse main se poser sur son épaule. L'instant d'après, l'homme lui souhaita une bonne soirée et repartit sur la mer avec que Haruto ne comprenne vraiment.

Son regard fut attiré par une petite table dressée pour deux personnes. La décoration qui l'entourait était d'un romantisme cliché mais qui fit étrangement battre son cœur meurtri. Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Ses yeux détaillèrent l'endroit, les douces lumières des guirlandes illuminant son visage sous la nuit tombante. Bientôt, les dernières traces du crépuscule disparaîtraient. Un bruissement sur l'eau lui apprit l'arrivée de la seconde personne. Haruno. Qui d'autre ? Se retournant vers la plage opposée, Haruto afficha un grand sourire, prêt à enlacer sa petite sœur, réalisant à quel point elle lui avait manqué. Mais quand il aperçut la silhouette de Ji Hoon, le monde cessa de tourner. Le clapotis des vagues se fit soudainement muet, les insectes s'étaient tus, aucun oiseau ne chanta, et même le vent tomba. Seuls les battements sourds de son cœur retentissaient jusqu'au creux de son âme. « Ji Hoon... ? » Et ce fut comme le signal pour que la nature reprenne sa symphonie. Dont Haruto ne prêta pas une seconde l'oreille, trop focalisé sur la vision qui lui faisait face. Il rêvait. Ça ne pouvait pas être vrai. Un nouveau fantasme tordu, comme ce cauchemar horrible qu'il avait eu, quelques semaines plus tôt. Non. Ce n'était pas lui. Il se trompait. « Qu'est-ce que tu fais là ? » En même temps que lui. A la différence que sa question ne fut qu'un souffle. Déglutissant bruyamment, il sentit la panique s'emparer de lui. « Non ! Attends ! » Que faisait-il, exactement ? Ne devrait-il pas réagir comme lui ? Peut-être qu'au fond, c'était ce qu'il avait espéré depuis le début. Se retrouver seul avec Ji Hoon.

« Je n'y suis pour rien, je t'assure ! » Suivant son ex-compagnon, Haruto chercha ses mots, encore trop perturbé de se retrouver là avec lui. Restant à une certaine distance de lui, dans son dos, il s'empêcha de l'attraper par le bras. Il ne pouvait pas le toucher... « Je ne comprends pas... Tu passes tes vacances ici ? Je ne savais pas. C'est Haruno... » On va plus tarder à décoller... « C'est pas vrai... C'est Haruno. » Poussant un long soupir, Haruto porta ses deux mains à son visage, incapable de réfléchir à l'attitude à adopter. Devait-il se montrer en colère ? Dépité ? Soulagé ? Heureux ? Reconnaissant ? Peut-être un peu tout à la fois. « Je suis désolé. Si j'avais su... » S'il avait su, ne serait-il vraiment pas venu ? Lui qui s'était promis tout arranger, même s'il devait y passer sa vie ? Le regard qu'il posait sur Ji Hoon était trop doux pour regretter. Pourtant il savait. Haruto savait que le Coréen n'avait pas envie d'être là. Il l'avait cherché. Il allait souffrir. Malgré tout, il ne pouvait s'empêcher de se sentir heureux.

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     Dim 6 Aoû - 18:55


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Rien que cette invitation lui avait paru suspecte. Il savait que Haruno l’aimait bien, ils se connaissaient depuis longtemps maintenant. Elle était encore au collège, lui semblait-il ? La première fois qu’il l’avait rencontré, elle portait son joli uniforme scolaire et était vraiment adorable. Elle avait ce grand sourire qui lui rappelait ceux de Mei Lin et Sooyoung, ça lui faisait du bien et mal en même temps. Ses propres sœurs lui manquaient et il espérait encore en arrivant au Japon, être capable de rentrer à la maison un jour. Pouvoir reprendre sa vie où il l’était mais, force était de constater que ce jour n’arriverait jamais. Il avait appris à apprécier Haruno comme si elle était sa sœur aussi, elle était gentille, toute douce, toute mignonne et il n’avait jamais eu aucune mauvaise pensée envers elle (même si ça aurait été difficile avant, si elle avait déjà dansé comme ça à l’époque). Cependant, tout ça ne justifiait pas ce séjour, encore moins ce rendez-vous surprise sur la plage. Ou sur cette île.

Ji Hoon ne comprenait pas vraiment, le vent lui soufflait dans les cheveux franchement teint en orange pour le bien d’une publicité pour une soirée d’halloween dans un club. La couleur ne lui avait pas franchement déplu, il avait décidé de la garder encore un peu. Une petite folie de temps en temps. Il préférait les couleurs plus naturelles d’ordinaire, même si le blond n’était pas le plus ordinaire sur un asiatique, ça restait standard. Il pouvait bien se permettre ça, il restait parfait. Parfait, comme cet île, ou un peu près. Il voulait venir à Hawaii depuis longtemps. L’ambiance était chaleureuse, ce petit collier de fleur quand on arrivait à l’aéroport, cette chaleur, la mer… Surtout la mer. Il voulait rentrer à Seokgyo, ça faisait à nouveau un an qu’il n’avait pas vu sa mère. Le temps passait si vite, sans qu’il ne s’en rende compte. Il ne l’appelait pas assez souvent, la voyait encore moins souvent. Il faisait un si mauvais fils. Dès qu’il en aurait l’occasion, il faudrait qu’il en reparle à Liang.

Le décor était cliché, ces guirlandes colorées, cette table, il y avait même une petite bougie. Comme dans un vieux film romantique des années 90. Ji Hoon ne savait pas trop ce qu’il se passait ici, jusqu’à le voir lui. Son premier réflexe était de vouloir fuir mais cela sembla rapidement compromis en voyant le bateau s’éloigner. Qu’est-ce que c’était que ça encore ? Il ne voulait pas voir Haruto ! Il ne voulait pas lui parler, c’était hors de question. Il ne voulait plus le revoir, pas après ce qu’il avait dit, pas après ce qu’il avait fait. Un juste retour des choses, Ji Hoon le savait mais il refusait clairement de l’admettre, de s’y faire. C’était encore trop vif, trop douloureux. Même après un mois. Ça le sera sans doute pour toujours. Trop paniqué, trop énervé, il ne lui laissait même pas le temps de parler, de s’expliquer. Non, hors de question, il devait d’abord s’emporter. Qu’est-ce que c’était que tout ça ? Qu’est-ce qu’il faisait là ? Son cœur n’arrivait pas à se calmer, il battait douloureusement dans sa poitrine, Ji Hoon avait du mal à respirer, il se sentait piégé.

Comme il put, il se calma, les sourcils toujours froncés. Il n’y était pour rien. Ah bon ? Et qu’est-ce qu’il faisait là, alors ? Haruno ? Mais pourquoi ? Elle ne savait pas que son cher grand frère était désormais fiancé ? Elle ne l’avait pas si bien pris, pour eux deux, alors pourquoi faisait-elle ça ? Elle devrait se réjouir. Pourquoi avait-elle fait tout ça ? Il sortit son téléphone, s’arrêtant dans son élan pour tourner vivement son regard sur son ex-petit-ami. « Ouais, si t’avais su, t’aurais fait quoi ? » C’était une question suicidaire, n’importe quelle réponse était une mauvaise réponse. Il devait se calmer, mais il n’y arrivait pas. Il voulait fuir le plus vite, le plus loin possible. « C’est quoi le problème de ta sœur ? C’est pas passé avec ta meuf, elle s’est dit que tant qu’à faire ? » Il lui semblait que c’était la pire idée qui soit, que de chercher à comprendre la plus jeune de la tribu Kamiya. Elle avait une carrière, tant de choses à faire, comment pouvait-elle encore trouver le temps pour ça ?

Un soupir franchit ses lèvres, il posa sa main devant ses yeux comme pour retrouver ses esprits, respirant à fond avant d’essayer d’appeler Haruno plusieurs fois, contenant des injures en chinois difficilement, il serra son téléphone avant de l’engouffrer dans sa poche. Elle ne répondait pas. bien sûr, qu’elle ne répondrait pas ! Après une mise en scène pareil. Comme il pouvait, il évitait de regarder Haruto. Il avait envie de se jeter sur lui, de le serrer dans ses bras, d’humer son parfum, pleurer, lui dire qu’il lui manquait. Mais il avait aussi envie de crier, de le frapper, l’insulter, lui dire combien il le détestait. Perdu entre ces deux sentiments, son corps restait statique, il fixait la mer droit devant lui, son cœur ne semblait pas vouloir se calmer. Il ne savait pas quoi faire, ni quoi lui dire. Il hésitait à se jeter dans l’eau pour nager loin de lui, mais il bousillerait sa belle chemise hors de prix et son téléphone. Non, il ne pouvait pas faire ça. Haruto pourrait. Son regard se tourna vers lui, hésitant à lui demander, mais rapidement, il se ravisa.

« Bon, voilà. Je suis donc coincé sur une île dans un décor à la Love actually, avec Sakura de Naruto. Super, vraiment. Parfait. » Oui, parfait. Surtout que cette couleur l’aguichait pas mal et que c’était en parti pour ça qu’il évitait de le regarder. Comment pouvait-il être attiré à ce point par cette couleur tout simplement ridicule sur un psychiatre de vingt-six ans ? Il n’en savait rien, mais les faits étaient là, il avait littéralement envie de lui sauter dessus. Comme toujours, donc ce n’était pas tant exceptionnel que cela. Fermant les yeux, il respira profondément. Il devait se reprendre, il devait trouver une solution. Il ne pouvait pas rester avec lui trop longtemps. Mais il n’avait pas moyen de fuir. Il pourrait appeler Liang, lui demander de venir le chercher, mais il savait combien ça emmerderait son frère qu’il le dérange avec ses histoires de gays. Il était coincé. Avec lassitude, il s’approcha de la table, étudiant ce qu’il s’y trouvait. Toutes sorte d’amuse-bouche, une bouteille de champagne dans un seau de glace, il voyait d’autres petites choses plus loin mais il décida de se laisser tomber sur la chaise, attrapant un petit four pour le manger sans attendre.

Tenant la bouteille de champagne, il décida de l’ouvrir. « Elle m’a proposé de l’accompagné à Hawaii quelques jours, elle a invité Liang et Jin Seok. Je pensais qu’elle était peut-être trop timide pour juste le proposer à Jin Seok. » Pour lui expliquer la petite histoire de sa présence ici. Une fois la bouteille ouverte, il en versa dans son verre, buvant une grande gorgée tout en grimaçant, il se resservit. « T’en veux peut-être ? » Tant qu’à faire, il pouvait peut-être essayer d’être poli ? Attendant sa réponse pour savoir s’il devait le servir ou non, il continua à manger rageusement, tant pis pour son corps, il avait le droit. Il était mal. « Et toi ? T’as rien de mieux à foutre que venir à Hawaii ? Genre bosser, préparer ton mariage, tout ça ? » Lancer les hostilités, en voilà une idée charmante. Il vida son verre d’une traite, ramassant une bouteille de vin par terre. « Pas de soju, pas d’alcool intéressant, tu remercieras pas ta sœur pour ces conneries, elle aurait au moins pu prendre des trucs intéressants. » Il préférait déjà le vin au champagne, c’était ça. Ouvrant la bouteille, il trouvait ça bête de mélanger au champagne, il préféra boire une gorgée directement à la bouteille, la posant sur la table, il décida de s’allumer une cigarette. Il avait finalement bien fait de ne pas les laisser dans sa chambre. Il fallait qu’il se reprenne un peu, mais il ne savait même pas comment se reprendre, ni de quoi. Haruto était ici, ils étaient seuls sur une île. C’était la pire torture qu’on aurait pu lui infliger. Il l’aimait, il l’aimerait toujours et il ne pouvait calmer les battements de son cœur de le faire souffrir, de lui rappeler combien il se sentait triste et seul sans lui. Combien sa vie n’avait plus de sens.


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     Dim 6 Aoû - 23:37


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A l'heure actuelle, Haruto devrait se retrouver en compagnie de sa chère mère, son adorable fiancée et la mère de cette dernière, à faire des choix qu'il n'approuvait aucunement, pour un mariage dont il n'avait pas envie. Dix-neuf heures séparaient Honolulu et Tokyo, elles devaient donc être en pleine réflexion. Quel nappage ? Allait-on mettre deux figurines à leur effigie au somment de la pièce montée ? Et si finalement ils choisissaient plutôt des choux à la crème ? Ou des mignardises, l'oncle Heihachi n'aimait pas le citron et sa femme était au régime, pas de chocolat ! Sur la barque qui le menait vers cette petite île mystérieuse, Haruto revoyait sa mère lui présenter le planning des préparatifs. Il se voyait très bien grimacer, s'attirant un regard noir de la part de sa génitrice. Yurina ne devait-elle pas bientôt choisir sa robe ? Le futur marié en frissonna. Et ce n'était pas la brise fraîche de la mer qui faisait voler ses mèches barbe à papa. C'était le dégoût. Penser à cette cérémonie le déprimait terriblement et lui donnait sérieusement la nausée que même le mal de mer n'aurait pu battre. Heureusement que Kamiya avait les nerfs solides. S'il devait retrouver Haruno pour la première fois depuis des semaines, hors de question de sentir le vomi !

Quand il mit un pied sur le sable de la petite plage où l'homme le débarqua, Haruto eut un drôle de pressentiment. Cette table était dressée de façon trop romantique pour que tout se passe comme il l'avait d'abord crû. Peut-être que cet homme s'était tout simplement trompé d'île ? C'était plus l'ambiance demande en mariage que retrouvailles entre frère et sœur ! Non, au fond, le Japonais savait que c'était le bon endroit, là où Haruno voulait qu'il soit. S'il reconnaissait la patte de cette dernière au niveau romantisme, il ne comprenait quand même pas où elle voulait en venir. Et comment aurait-il pu savoir, après tout ? De tous les scénarios que son esprit avait voulu jouer dans sa tête, aucun n'équivalait la réalité. Peut-être qu'au fond de son cœur, il l'avait espéré ? Depuis leur dernière rencontre, il n'avait fait que prier il ne savait trop quel dieu pour que cela se reproduise.

Ji Hoon était si beau. Encore plus que dans ses souvenirs, anciens ou récents. Cette drôle de couleur de cheveux lui allait terriblement bien. Même avec la couleur d'une citrouille, le Coréen restait horriblement attirant. Et Harutoo voulut lui dire. S'il s'écoutait... Il se jetterait dans ses bras à l'instant ! Au moment même où ses yeux s'était posé sur lui, il en avait eu envie. Mais la surprise l'avait cloué sur place. Par quel hasard se retrouvaient-ils en même temps à Hawaii ? Haruno. Forcément. Qui d'autre se montrait aussi exubérante dans son imagination ? Il n'y avait qu'elle pour mettre au point un plan aussi romantique et risqué. Et pour le cou, Haruto ne savait vraiment pas s'il était en colère ou reconnaissant. Les deux, sûrement. Sa sœur n'avait pas le droit de les forcer à se voir comme ça. La surprise était aussi belle que cruelle, car l'aîné ne pouvait s'empêcher d'être heureux de revoir Ji Hoon. Bien sûr, il avait mal de le voir si distant, si froid. Mais c'était ce qu'il avait cherché, après tout.

Son cœur battait énormément vite. Le voir sortir en flèche de son torse ne l'aurait pas étonné. Après tout, il retrouvait celui pour qui il battait. L'animosité de son ex-compagnon le saisit en plein cœur. Son corps entier tremblait sans qu'il ne puisse faire quoique ce soit pour l'arrêter. Prenant de grande inspirations, Haruto luttait pour ne pas hurler, se jeter sur lui, le secouer. L'engueuler, lui dire qu'il l'aimait. S'excuser encore et encore pour au final se faire frapper. C'était peut-être ce qu'il recherchait ? En voyant Ji Hoon sortir son téléphone, une drôle de panique l'envahit, et il comprit une chose. Il ne voulait pas qu'ils se quittent déjà. Pas seulement pour tout le mal que s'était donné Haruno. Mais parce qu'égoïstement, il en avait besoin. L'avoir près de lui, rien qu'un peu. Qui savait combien de temps sa sœur avait prévu pour ce petit rendez-vous improvisé ? Haruto ne voulait pas gâcher ses efforts, ni cette chance qu'il lui était donné.

Mais arriverait-il seulement à tout réparer ? Bien sûr, il n'était pas aussi naïf qu'on pouvait le croire. Ji Hoon ne le comprendrait même peut-être pas. Il le repousserait sûrement, lui gueulerait dessus dans un mélange de coréen et de chinois incompréhensible. Et lui ne trouverait pas d'excuses convaincantes pour se faire pardonner. En avait-il seulement le droit ? Il ne le méritait même pas. Penaud et paniqué, les mots sortirent sans qu'il ne les contrôle vraiment. Devant la rancune de Ji Hoon, Haruto se sentait affreusement démuni. « Je... » Oui, qu'aurait-il fait ? Pinçant les lèvres, il choisit d'écouter cette voix qui lui conseillait de ne pas répondre, finalement. Quand Ji Hoon attaqua Haruno, ses sourcils se froncèrent. Respirant doucement pour ne pas céder à une colère stupide juste parce qu'il se sentait sous pression, Haruto déglutit, se ménageant du temps pour répondre sans agressivité. « Elle a organisé tout ça de son propre chef. Je ne comprends pas non plus ce qu'il lui est passé par la tête. » Choisissant finalement de ne pas relever le sous-entendu ciblant Yurina, il souffla lentement, ses yeux se perdant quelque part dans la mer sombre.

Un drôle de silence s'installa, que seul le ressac des vagues et les bruits de la nature troublaient. La cadence soutenue de son palpitant l'assourdissait. Que pouvait-il dire ou faire qui apaiserait celui qu'il considérerait toujours comme son homme ? Les bras serrés contre sa poitrine, Haruto restait en retrait, l'observant d'un coin de l’œil. Quand Ji Hoon reprit la parole, il resta un instant interdit. « Sakura ? » Il cligna bêtement des yeux avant de comprendre, et une main distraite se faufila dans ses mèches roses. Haruto ne savait pas trop ce qu'il lui était passé par la tête. Sur un coup de tête, quelques jours plus tôt, il avait demandé à se décolorer les cheveux. Ses collègues et patients avaient tous été troublés par la soudaine blondeur du docteur Kamiya. Et la veille de son voyage, après avoir posé son congé – qu'on lui accorda par peur de la dépression – il était retourné chez son coiffeur, pour en ressortir rose. On l'avait prévenu, quatre ou cinq shampoings. Mais c'était suffisant. Ses proches auraient sûrement évoqué une folie passagère. Qu'il assumait pleinement. « Tu n'aimes pas ? » Retour à la réalité avec une question idiote qui lui échappa sans qu'il ne se rende vraiment de suite compte à quel point elle était déplacée.

Poussant un soupir, Haruto se dit qu'il devrait peut-être essayer d'appeler sa petite sœur, de lui demander gentiment de les laisser tranquille et d'envoyer quelqu'un les chercher. Sans bouger de sa place, les pieds enfoncés dans le sable fin, il suivit Ji Hoon des yeux, n'osant approcher à son tour. Il n'avait pas faim, de toute manière. Il pivota tout de même sur lui-même, dans l'espoir d'engager la conversation avec son ancien amant. Décroisant les bras, le Japonais luttait pour avoir l'air le plus assuré possible, le moins perturbé. « Jin Seok et elle... Ils se sont beaucoup rapprochés ? » Ji Hoon n'avait sûrement pas envie d'en parler. Secouant la tête à sa question, il se décida enfin d'approcher et de s'asseoir à son tour. Il ne devait pas boire, la tête lui tournait déjà. Appuyé contre le dossier de sa chaise, il observa en silence Ji Hoon s'empiffrer. L'envie de la taquiner le prit, comme au bon vieux temps. Ces petits fours étaient-ils bons à ce point ? Qu'il ne mange pas si vite, il allait se sentir mal. Mais il se retint, il n'en avait plus le droit. Le Coréen profita du silence pour ouvrir les hostilités. « J'ai le droit à une semaine de congés. » Il hésita à répondre à la deuxième question. « Non. Je n'y prends pas vraiment pas. Je n'en ai pas envie, ça ne m'intéresse pas. » Mais n'était-ce pas là cruel que d'avouer ça à celui qu'il aimait ? Croisés sur la table, devant lui, ses doigts jouaient nerveusement entre eux. Haruto baissa les yeux vers eux.

« Je m'excuse pour elle. Elle pensait sûrement bien faire... Je ne sais pas ? [/color]» Poussant un soupir, Haruto releva timidement les yeux vers Ji Hoon. « Je vais l'appeler, lui demander de mettre fin à ce rendez-vous ridicule. » Pourtant, il ne trouva pas la force de sortir son téléphone de sa poche, et encore moins de se lever pour s'éloigner. Son regard critique restait fixé sur le Coréen qui buvait à la bouteille en fumant une cigarette. « Ce n'est pas bon pour ton image. » Il n'avait plus le droit de se mêler de ça, pourquoi s'obstinait-il donc ! « J'ai vu tes photos. Tu deviens une tête reconnue. » Bientôt, Ji Hoon serait partout. Ses affiches se retrouveraient dans les gares, dans les trains, dans les magazines, sur les écrans géants... Haruto ne pourrait plus faire un pas sans le voir. « Félicitations. » Malgré lui, ce mot sortit amèrement de sa bouche, presque comme une insulte. S'il s'était pensé heureux pour lui en apprenant qu'on lui donnait à nouveau sa chance, la Japonais réalisait qu'il ne l'était pas vraiment. Parce qu'il savait que Ji Hoon finirait inexorablement par s'éloigner de lui. Il deviendrait un mannequin demandé par les plus grands créateurs, à Paris, Milan, New York, Séoul. Son chagrin s'estomperait avec la célébrité. Il rencontrerait d'autres gens qui lui feraient oublier son amour perdu. Petit à petit, le pitoyable petit ami qu'il avait été s'effacerait de sa mémoire. Il n'aurait plus de temps pour le pleurer, encore moins pour le détester. Ce ne serait plus que de la profonde indifférence. Un jour, Haruto n'existerait tout simplement plus pour Ji Hoon. Et ce serait à ce moment-là que ça ferait le plus mal, enfermé seul et pour toujours dans ses souvenirs qu'il serait alors le seul à pleurer.

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     Lun 7 Aoû - 23:14


Now I'm here, blinking in the starlight
Now I'm here, suddenly I see
Standing here, it's all so clear
I'm where I'm meant to be


Ji Hoon voulait fuir. Il n’aurait pas pensé se sentir un jour si mal en présence de Haruto. Il faisait battre son cœur, il l’avait rendu si heureux avant et il avait littéralement l’impression d’étouffer désormais en sa présence. Il se souvenait de cette soirée, de ce qu’il lui avait dit, de ces mots odieux qu’il avait prononcé pour le blesser. C’était comme si ça le hantait. Il ne parvenait que rarement à ravoir à l’esprit les moments les plus heureux qu’ils avaient vécu ensemble. Haruto avait tout gâché, tout brisé, son cœur comme tout ce bonheur qu’il avait ressenti, qu’il avait vécu. C’était horrible, abominable. Il n’en avait jamais autant voulu à quelqu’un et en même temps, il n’avait jamais autant aimé non plus. Il était totalement prisonnier de ses propres sentiments. Pour le moment, il ne voulait pas cette proximité. Il ne voulait pas être coincé sur une île avec lui.  C’était de la torture, de la pure torture que de l’obliger à rester emprisonné avec celui qu’il verrait toujours comme son grand amour. Ji Hoon se sentait nerveux, mal à l’aise. Quelle ironie. En Haruto, il avait enfin trouvé quelqu’un avec qui il se sentait enfin bien, avec qui il n’avait pas besoin de jouer de rôle. Tout cela était terminé, finalement. Ils n’étaient pas deux étrangers, évidemment. Leur façon de se parler et de se regarder prouvaient l’inverse. Qui se douterait qu’il y a quelques semaines encore, ils étaient inséparables ? Toujours collés l’un à l’autre, plus fou amoureux que jamais ?

S’il avait su ce qui l’attendait ici, Ji Hoon ne serait pas venu. Ou peut-être que si, mais seulement en pouvant affirmer qu’il ne savait pas que Haruto serait là. Hors de question que son ex-compagnon sache qu’il avait envie de le voir. Il le lui avait dit, il ne voulait plus jamais le revoir, mais il devait se montrer honnête, au moins avec lui-même. Il aimait Haruto et il avait besoin de le voir, de l’entendre. Même s’il s’agissait là d’un piège subtil qu’il n’aurait pas vu venir. Haruno était si innocente, le décor semblait lui ressembler. Romantique à crever. Il lui en voulait d’avoir monté tout cela dans son dos, et il ne comprenait pas. Elle devait savoir que son frère allait se marier, que tout était terminé. Pourquoi enfoncer le couteau dans la plaie ? C’était fini, il n’y avait pas de morceaux à recoller. Sitôt briser, Haruto avait pris soin de les balayer au loin, ne lui laissant aucune possibilité. Tout était allé si vite. En même pas une heure, leur histoire était classée. C’était cruel, odieux, difficile à accepter. Impossible à accepter. Ils étaient faits l’un pour l’autre, le genre d’amour qu’on ne trouve qu’une fois si on avait de la chance et le Japonais avait décidé de tout envoyer balader avec une aisance déconcertante.

Et maintenant, il tentait les colorations bizarres. Le rouge de l’année dernière et maintenant ce rose. Si le Coréen admettait préférer sa couleur naturelle, il reconnaissait à demi-mot le trouver vraiment beau et attirant avec cette couleur. Ça lui donnait un petit côté irréel, vraiment sexy. Mais il préférait contenir son attirance et le comparer à Sakura, l’ignorant quand il répéta ce prénom. Ses lèvres se pincèrent en entendant sa question. Bien sûr qu’il aimait. Cet idiot pourrait se teindre les cheveux de toutes les couleurs et porter des lentilles fluorescentes que le Coréen stupide qu’il était le trouverait encore séduisant. « Qu’est-ce que ça peut te faire si j’aime ou pas ? » Cela n’avait plus d’importance. En dehors de Haruto lui-même, la seule personne à qui il devait désormais plaire, c’était à sa fiancé, n’est-ce pas ? Ce genre de pensées lui faisaient mal mais elles étaient probablement nécessaires, pour qu’il n’oublie pas que c’était terminé. Qu’il y avait une autre personne dans sa vie désormais. Une personne qu’il pourrait épouser, avec qui il fondrait une vraie famille, pas seulement avec un bichon tout blanc, aussi mignon qu’il était, ils ne faisaient pas le poids. Cette petite famille parfaite ne plaisait qu’à eux, ou du moins, qu’à lui. Elle n’avait pas de sens, personne ne pouvait comprendre. Un jeu qu’ils avaient mené trop loin.

Son frère et sa sœur restaient une histoire énigmatique pour lui. Il savait combien son petit frère était attiré par la jeune Kamiya, pourtant, il n’avait pas l’impression que les choses avançaient vraiment. Ils étaient si timides, tous les deux ! Il ne voulait pas s’en mêler, il savait que cela ne plairait pas à Jin Seok et pourrait mettre Haruno mal à l’aise. Cependant, à son sourire, Haruto devait déjà comprendre qu’il n’aurait pas droit à une douce conversation sur base de confidence entre grands frères. « Je ne sais pas Haruto, je ne sais pas. Mais ce serait bien qu’ils le fassent et se marient rapidement, eux aussi, deux mariages, ça aiderait sûrement ta mère à soigner son cancer encore plus rapidement ! » Fermant son point, il le leva un peu, prenant un air théâtral. « Ah, la magie de l’amour, si seulement on y avait pensé plus tôt ! » Son père serait encore en vie, avec cinq enfants mariés, ils n’auraient pas hésité une seule seconde. Enfin quoique, c’était bien connu que les Lee étaient des êtres de profonds égoïsmes qui ne pensaient qu’à leurs petites vies, alors ça ne tenait pas la route. Il fallait rester réaliste. Cette remarque n’était toujours pas passé, elle ne passerait sûrement jamais. Son père et plus généralement sa famille représentait le sujet le plus difficilement abordable pour lui. Il n’en parlait jamais, à personne et il regrettait de l’avoir fait avec Haruto, de lui avait donné accès à cette vie-là. De lui permettre d’en jouer.

Peut-être qu’il devrait arrêter de l’attaquer mais c’était plus fort que lui. Il avait l’impression que sa haine et son amour pour lui se battaient en duel, ce qui rendait la situation difficile à gérer. Il ne voulait pas avoir l’air faible, se laisser abattre. Lui donner le dernier mot. Il tenta néanmoins de se retenir de lui faire remarquer qu’il avait déjà eu pas mal de congés ces derniers mois, jugeant la remarque trop déplacée, il préféra souffler du nez, pouffant en entendant son explication. Ça ne l’intéressait pas. Il n’y prenait pas vraiment part. « Eh bien, ça doit faire plaisir à ta femme et à ta mère. » Il se faisait du mal. Ta femme. Il ne parvenait pas à l’admettre, ça sonnait tellement faux dans sa tête. Haruto n’avait pas le droit de se marier, il n’avait pas le droit d’unir sa vie et son destin à une autre personne que lui. C’était si injuste. Haruno ne réalisait sûrement pas que c’était peine perdu, qu’un rendez-vous sur une île, aussi romantique qu’il pouvait être, n’aiderait en rien. « Elle pensait bien faire ? Tu lui as dit ? » Son regard se posa vivement sur lui. « Tu lui as dit comment ça s’est terminé exactement ? Tu lui as tout expliqué ? Je pense pas, sinon elle aurait pas eu une idée aussi stupide. » Elle serait sûrement déçue d’apprendre que son niichan pouvait se montrer si mauvais. Même avec toute sa rancœur, il ne se sentirait pas de briser ainsi le mythe. Elle n’était sûrement pas à blâmer, Ji Hoon le savait bien, elle avait dû se donner du mal pour préparer tout ça, et surtout, elle avait pris de son précieux temps pour venir jusqu’ici. Mais cela ne suffisait pas. Ji Hoon savait par avance que les efforts de la jolie Kamiya serait réduit à néant.

Ji Hoon ne réagit pas quand Haruto déclara qu’il allait mettre fin à ce rendez-vous, sentant juste ses doigts se crisper autour de son verre qu’il termina rapidement avant de s’attaquer à la bouteille de vin, cigarette au bord des lèvres. Il avait totalement repris et sans doute plus que jamais. Un anti-stress occasionnel qu’il enchaînait désormais. Ça ne lui faisait même pas de bien, il ne se sentait pas mieux, mais c’était comme se ronger de l’intérieur et l’idée lui plaisait étrangement. Son image, il s’en fichait totalement et il ne put s’empêcher un rire narquois de s’élever entre eux aux mots de son ancien amant. « Mon image ? Y a que nous deux ici, tu vas faire quoi, me prendre en photo ? Tout le monde s’en fout. » Littéralement. Il poserait pour de grands noms, ce ne serait jamais une idole qui devait être irréprochable, son image, au fond, qui est-ce que ça intéressait ? Il sourit légèrement, trouvant que Haruto abusait, comme toujours. Une tête reconnue, il en était encore loin. Il savait que ça viendrait, tout avançait plutôt bien. « Alors, tu les aimes ? » Ses photos. Si déjà il les avait vu, autant lui dire ce qu’il en pensait, Ji Hoon restait friand de compliments, même dans une situation aussi délicate que celle qui se déroulait entre eux.  

Félicitations. Le ton employé n’avait rien de joyeux ou de sincère. Prenant une gorgée de vin, il écrasa la cigarette après avoir tiré une dernière latte, la laissant dans un coin. « Merci. » Son regard se leva vers lui et il le fixa quelques secondes. « Je devrai d’ailleurs te remercier aussi, c’est grâce à toi, si ça marche si bien. » Décidant de calmer son alcoolisme, il versa le vin directement dans son verre, servant Haruto malgré tout. S’il ne le buvait pas, il le ferait pour lui, ce n’était pas grave. « On m’a dit que j’avais le regard mélancolique depuis quelques tempes et que ça faisait vraiment de belles photos ! Je sais pas exactement ce que ça veut dire, mais je pense voir le sens. Merci Haruto, c’est toi qui a boosté ma carrière ! » Ses lèvres se pincèrent, ça ne l’amusait pas tant que cela. Il aurait préféré ne pas booster sa carrière ainsi, rester comme avant, mais il savait qu’il devait continuer, réaliser ses rêves, même s’il n’en tirait aucune satisfaction, aucun plaisir. « J’ai pu signer mon premier vrai contrat il y a quelques semaines. Le soir où tu m’as quitté j’allais te l’annoncer. J’avais attendu toute la journée pour le faire. »

Mais le soir venu, l’occasion ne s’était jamais présenté. Il avait si souvent failli céder à son excitation et l’appeler pour lui dire, pour pourvoir lui raconter, laisser exploser sa joie et lui proposer d’aller fêter ca, pourquoi pas au restaurant ! Mais il s’était dit qu’il voulait voir le visage de Haruto quand il le dirait. Le voir sourire, être fier de lui. Il préférait leurs soirées en amoureux, chez eux, rien qu’à deux. Est-ce que quelque chose aurait changé s’il n’avait pas attendu ? Sans doute que Haruto aurait eu la décence d’attendre le lendemain pour le briser, en bon Prince qu’il était.
Pourquoi est-ce qu’il lui racontait ça ? Il n’arrivait pas à se comprendre. Sûrement pour que Haruto comprenne qu’il n’avait pas le droit de le féliciter avec autant d’amertume. C’était à lui de le féliciter comme ça. Pour ce mariage stupide, qu’il avait choisi d’accepter. « Tout va plutôt vite depuis. J’espère que tu survivras quand tu me verras partout dans Tokyo. » C’était son but. Et Haruto regrettera de l’avoir quitté. Le Japonais allait s’en mordre les doigts tous les jours. Dès qu’il sortirait de chez lui, au boulot, dans le métro, il voulait le suivre, le hanter, que chaque endroit lui rappelle ce qu’ils avaient vécu. Quand il mettre son idiote de femme enceinte et l’emmènera à la maternité, à la naissance de l’enfant, il trouverait le moyen d’être partout pour que jamais il n’oublie. Ji Hoon refusait qu’il l’oubli, il refusait qu’il passe à autre chose. Il ne devait pas oublier, il devait regretter, ce qu’il avait fait, ce qu’il avait dit, ce qu’il avait brisé. Comme Ji Hoon se morfondrait toujours sur ce qu’il avait perdu, coincé dans des souvenirs si heureux qu’ils lui faisaient mal, dans un passé merveilleux qui n’existerait plus jamais.

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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Mer 9 Aoû - 12:26


Moon's silver light on the waves brightly shine
Pure like a prayer, clear like your eyes
Stars linger on in the sky as I dream
Tears overflow in loneliness


L'air de la nuit était à peine plus frais que celui du jour, et même le vent marin n'arrivait à le rendre plus agréable. Pourtant, Haruto tremblait. Tout son être, toute son âme. Se retrouver coincé en compagnie de Ji Hoon sur une petite île de Hawaii le perturbait énormément. L'atmosphère romantique n'aidait pas à calmer son esprit. Pourquoi Haruno avait-elle pensé que ce serait une bonne idée de les obliger à se rencontrer ainsi ? Une petite discussion entre elle et lui s'imposait. Plus tard. Pour le moment, il avait bien d'autres choses à régler. Cependant, sa faculté d'analyse se retrouvait faussée. C'était comme si son cerveau fonctionnait à l'envers. Comme toujours avec Ji Hoon. Il n'avait jamais voulu analyser, essayer de comprendre pour mieux maîtriser. Non, avec lui, Haruto avait juste voulu vivre. L'instant présent, toute sa vie. Il avait voulu les vivre auprès du Coréen, l'amour de sa vie. Et au fond de son cœur, d'une force inouïe, il le souhaitait toujours.

Cependant, comment lui dire, dans ces circonstances ? Haruto savait qu'il n'en avait pas le droit. Pas après avoir tout détruit comme si leur histoire n'avait jamais compté. Il voulait tant franchir le pas, le serrer contre lui et lui demander pardon. Mais comment pourrait-il le faire, désormais ? Ji Hoon le repousserait, et à cette idée, une violente douleur lui serrait le cœur. Non, il n'avait pas le droit de lui faire plus de mal. Parce qu'il voyait que son ex-compagnon souffrait. Ce dernier n'avait sûrement pas envie d'être ici. Et seul le prix de ses vêtements justifiait sûrement le fait qu'il soit toujours là. Haruto ne pouvait lui en vouloir de désirer fuir. Si lui aussi se disait que ce serait peut-être mieux ainsi, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux de le voir. Bien évidemment, d'autres circonstances auraient été les bienvenues, mais lesquelles le seraient vraiment, désormais ? Leurs rencontres étaient maintenant destinées à toujours être lourdes d'animosité, de rancœur, de colère étouffée. Le Japonais doutait qu'un jour cela passe.

Il devrait s'éloigner pour de bon, couper définitivement les ponts. Cela aiderait peut-être Ji Hoon à l'oublier. C'était ce qu'il avait pensé le mieux, après tout, en lui balançant toutes ces horreurs qu'il n'assumait pas. Aujourd'hui encore, Haruto se maudissait pour les mots prononcés ce soir-là. Lui-même ne s'était pas reconnu, et la chair de poule le faisait frissonner rien qu'en y pensant. Sans aucun doute, son ancien amant devait horriblement lui en vouloir, et ce n'était que mérité. Pourtant, aussi coupable qu'il se sentait, aussi honteux qu'il était, Haruto ne parvenait pas à prendre ses distances avec Ji Hoon. C'était clairement au-dessus de ses forces. Le Coréen pouvait bien l'oublier, lui n'y arriverait jamais, il le savait. Jusqu'au bout, il regretterait cette lourde erreur. C'était sa peine pour avoir osé commettre un tel crime. Mettre fin à leurs jours heureux. Et Haruto se sentait d'autant plus coupable qu'il ne l'avait pas voulu. Qu'il avait pensé aux autres avant lui. Qu'il s'était montré lâche.

Il ne méritait pas un bonheur parfait comme celui qu'ils vivaient ensemble. Mais en y renonçant, il en avait privé Ji Hoon de la pire manière qui soit ; sans lui demander son avis. Buté, Haruto ne lui avait même pas parlé de l'impasse dans laquelle il se retrouvait à cause de Yurina. Ce mariage, il ne le souhaitait pas, l'avouant à demi-mot à celui qu'il faisait tant souffrir à cause de ça. Quel homme cruel qu'il était, de le dire alors qu'il avait tout brisé pour ça ! Qu'attendait-il au juste ? Que le Coréen le frappe ? Il le mériterait largement. Pourtant, Haruto se montrait si paradoxal. Bien que se sentant coupable et souhaitant être condamné pour son crime abject, il cherchait à nouer une conversation normale avec Ji Hoon. Discuter avec lui lui manquait clairement – entre autres choses. Tout chez lui lui manquait. Avec nostalgie, il se rappelait de leurs merveilleux moments passés ensemble, rien qu'eux deux. Et vainement, il essayait bêtement d'établir un contact rompu cruellement quelques semaines plus tôt. Mais qu'est-ce que Ji Hoon pouvait bien en avoir à faire, de ses cheveux roses ? « Oui... Tu as raison. C'est ridicule de toute façon. » Son regard se fit fuyant alors qu'il passait une main distraite entre ses mèches colorées. Les lèvres pincées, il essaya de se rappeler pourquoi il avait fait quelque chose d'aussi ridicule. A son âge, il valait mieux s'en tenir au naturel, surtout pour un psychiatre. Il n'était pas une idole de K-Pop !

Mais quel sujet pourraient-ils bien aborder, alors ? Combien de temps Haruno comptait-elle les tenir coincés ici ? Garder le silence en la compagnie de celui qu'il aimait semblait trop difficile pour lui. Il lui manquait trop pour ne pas avoir envie d'entendre le son de sa voix, même si elle lui infligeait des mots cruels. Ils n'étaient que mérités. Mais pourquoi donc l'avait-il interrogé sur sa petite sœur et Jin Seok ? Le sourire qu'affichait l'aîné coréen n'augurait rien de bon. Et la bombe qu'il lâcha ensuite lui heurtèrent le cœur d'une façon si violente que Haruto en resta coi durant quelques secondes. Heureusement qu'il était assis, car ses jambes tremblaient trop pour le soutenir correctement. Il se sentait lourd, et savait que ce n'était que le poids de la culpabilité. Fermant les yeux, il fit au mieux pour calmer le chagrin terrible qui menaçait d'affluer, étouffant gémissement de plainte dans sa gorge. « Je n'aurais pas dû dire ça, je suis vraiment désolé... » Mais les excuses semblaient bien plate à côté du mal infligé. Mais le mal était justement fait, et Ji Hoon ne lui pardonnerait sûrement jamais. Haruto n'avait pas le droit de se plaindre des attaques de son ancien compagnon. C'était sa peine et il l'acceptait douloureusement. Si cela pouvait aider le Coréen à se sentir mieux, il ferait face, encaisserait tout ce qu'il pourrait lui cracher à la figure.

Oui, il se fichait de ces préparatifs comme de ce mariage. C'était cruel, mais vrai. Ayant conscience du mal que cela pouvait faire à Ji Hoon, Haruto choisit de ne pas répondre à sa pique. Yurina tentait bien de le forcer à s'y intéresser, et sa mère essayait toujours de l'embarquer avec elles, mais le futur marié malgré s'efforçait toujours de trouver une parade. Lorsqu'il n'y parvenait pas, il montrait un désintérêt total mais étudié. Un sourire poli aux lèvres, il donnait un avis contraire juste par esprit de contradiction. Ça pouvait sembler puéril, mais ça lui faisait un bien fou de voir l'exaspération dans le regard de sa mère et de sa fiancée, même si cette dernière se montrait plus douée pour le cacher. « Non. Je ne suis pas rentré dans les détails. » Le sujet dévia à nouveau sur Haruno. « Ça ne la regarde pas. » Avec un courage insolent, Haruto maintint le regard que lui lançait Ji Hoon, bien que son corps tremblait. Sa petite sœur ne connaissait pas tout les détails de la séparation des deux hommes, mais voir ce qu'elle avait organisé pour les rapprocher émouvait l'aîné. Cela prouvait qu'elle lui pardonnait et qu'elle l'aimait assez pour le soutenir. « Elle a dû comprendre... » Non, qu'il s'arrête là. Torturer Ji Hoon ne servait à rien. « Elle doit te préférer à Yurina. » Ce qui n'était pas compliqué en soi.

Voir Ji Hoon se bousiller la santé à petit feu ne lui plaisait pas. Bien sûr, Haruto n'avait plus son mot à dire – il ne l'avait jamais eu – mais il ne pouvait s'empêcher de lui lancer un regard lourd de sens. Il n'approuvait pas. « Tu veux prouver quoi, en te tuant à petit feu ? » Les mots lui avaient échappé, il ne savait même pas pourquoi il les avait prononcé. Pinçant les lèvres, il l'observa. C'était uniquement de sa faute. Alors, il n'avait pas le droit de se montrer si amer. Ni pour l'alcool et les cigarettes, ni pour sa carrière naissante de mannequin ! « Tu es très photogénique. Mais tu le savais déjà. » Bien sûr que le Japonais aimait. Il passait des heures à caresser du bout des doigts les clichés de son homme qui se retrouvait dans la presse. Il en était même venu à acheter des magazines de vêtements pour lesquels il n'avait aucun intérêt, juste pour le voir. Bien sûr, il se garda de lui en faire part. A quoi bon ? Mais quand Ji Hoon le remercia, il en ressentit un violent pincement au cœur. La mâchoire serrée, Haruto fixa le verre de vin que son ex-amant venait de lui servir, hésitant à le vider cul-sec. Il voulait lui hurler d'arrêter, mais il acceptait la peine infligée, ce n'était qu'un juste retour des choses.

Du moins, jusqu'à la suite. Levant un regard surpris vers Ji Hoon, Haruto sentit son cœur déjà meurtri se briser en petites miettes éparses. Il eut du mal à respirer, tant son chagrin était grand. C'était comme si on venait de lui donner un coup violent dans l'estomac. Ses mains se saisirent péniblement du verre de vin, le serrant pour ne pas montrer qu'elles tremblaient. Les larmes menaçaient de plus en plus de couler, faisant briller son regard. Le levant vers le ciel étoilé, Haruto cherchait ses mots, bien qu'il savait qu'aucun ne serrait assez fort, assez profond pour exprimer sa peine et son regret. Fermant les paupières, il serra l'arête de son nez du pouce et de l'index de sa main gauche, reniflant péniblement. Sa main droite serrait toujours son verre, qu'il porta péniblement à ses lèvres, le vidant finalement d'un trait. Le vin l'aiderait peut-être à remettre ses idées en place ? Reposant le verre sur la table, il rouvrit lentement les yeux, les posant sur Ji Hoon bien qu'il craignait de rencontrer les siens. C'était comme s'il prenait enfin conscience de tout le mal qu'il lui avait fait. La perspective de se faire pardonner semblait de plus en plus ridicule. Après toute la peine infligée, comment Ji Hoon pourrait-il seulement penser à lui pardonner ? « Je suis heureux pour toi... Que ça marche. » Ne tenant plus son regard sombre, le sien se baissa vers ses mains qui jouaient nerveusement entre elles. « Tu es fait pour ça, après tout. » Le monde devait avoir conscience de sa beauté. Un triste sourire déforma le coin de ses lèvres, mais il ne parvint pas à relever les yeux vers lui.

« Ne t'en fais pas pour ça. J'ai déjà tout tes magazines. » Même ceux où il n'apparaissait que sur une page. Et alors quoi ? Il allait lui demander un autographe, peut-être ? A mon ex-compagnon, XOXO. Levant finalement les yeux, Haruto désigna vaguement les cheveux du Coréen. « C'est pour un prochain shooting ? » Parce qu'en plus, il demandait des exclusivités ? Qu'il appelle Haruno, avant de se montrer ridicule. « Tu me manques, tu sais. » Ah, trop tard. Reniflant une nouvelle fois, il se redressa avant de se laisser tomber contre le dossier de sa chaise. « Je n'aurais pas dû te quitter de cette manière. » Il n'aurait pas dû le quitter du tout. « Tout ce que je t'ai dit ce soir-là... Je le regrette énormément, je ne le pensais pas. » Et c'était peu dire. Mais comme toujours entre eux, les mots paraissaient bien faibles. Sa main tremblante versa à nouveau du vin dans son verre. Les larmes coulaient déjà le long de ses joues, sa tête reposait dans le creux d'une de ses mains, son coude posé sur la table soutenant le tout. Qu'il était pathétique. « Je suis désolé... Je ne voulais pas... » Mais il l'avait fait. Il avait brisé le plus beau couple que le monde ait vu naître ; le leur. Il avait détruit un bonheur parfait. Et rien au monde ne justifiait qu'on lui pardonne. Haruto se savait condamné à souffrir jusqu'à la fin. Et il se maudissait de pleurer devant Ji Hoon. Il n'en avait pas le droit, pas après ce qu'il lui avait fait. Tout ce qu'il pouvait faire aujourd'hui, c'était le laisser partir. Il n'avait pas le droit de le retenir. Pourtant, c'était au-dessus de ses forces. Tout au fond de son cœur persistait une voix de lui répéter qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, destinés. Qu'il l'aimerait jusqu'à la fin des temps.

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     Mer 9 Aoû - 20:08


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Devoir rester coincé sur une île avec celui qui le hantait depuis des années, celui que Ji Hoon ne pouvait s’empêcher d’aimer. Il l’obsédait, ne pouvait s’empêcher de penser à lui en permanence, de se faire du mal en espérant qu’il revienne en se confondant en excuse, en lui promettait que tout était annuler, que c’était arrangé, qu’ils allaient pouvoir être heureux à nouveau. Bien sûr qu’il bouderait et se ferait désirer ! C’était dans sa nature. Il lui en voudrait sûrement pendant un temps, sûrement plus pour ce qu’il avait dit pour lui faire du mal que pour l’avoir quitté, même s’il lui en voudrait pour ça aussi. Mais ils étaient forts, ils surmonteront tout ça. Du moins, Ji Hoon voulait y croire, bien qu’il doutait. Il l’avait quitté si facilement, il avait été si dur. Même s’il avait réussi à le faire craquer, il en restait profondément déconcerté, convaincu au fond de lui, même s’il parvenait difficilement à se l’avouer, que Haruto ne l’aimait pas autant qu’il aurait pu se l’imaginer. Non, il l’avait idéalisé, rêvassait de cet amour exceptionnel, comme un adolescent stupide qui tombait fou amoureux pour la première fois et se mettait à se faire des films grotesques. Il se trouvait si pathétique.

Ce rose allait ridiculement bien à son ancien amant. Il était si beau, si parfait, comme toujours. Il trouvait ce changement sexy sans vraiment comprendre pourquoi. Sûrement le manque, il allait mettre son attirance sur ce compte-là. Haruto avait quelque chose de féérique, de merveilleux. Bien évidemment que Ji Hoon était aveuglé par l’amour qu’il lui portait. Il restait attiré par lui quoiqu’il arrive, malgré sa haine, sa rancœur, il n’arrivait pas à totalement dissipé ces sentiments qui restaient les plus forts. Malgré tout, il ne voulait pas tomber dans ce petit jeu, le complimenter, se montrer trop doux avec lui. Si son amour contrôlait ses pensées, c’était sa haine qui dirigeait ses mots et son comportement. Il lui en voulait horriblement pour ce qu’il lui avait dit ce soir-là. Un terrible sous-entendu que le Coréen ne digérait pas. Venant d’un homme comme Haruto, avec la jolie petite vie dorée qu’on lui avait offert, il ne le supportait pas. Il n’avait pas le droit de se permettre ce genre de choses, même sous couvert d’il ne savait quelle « bonne raison » que son ex-petit-ami pourrait utiliser pour sa défense. Hors de question de passer l’éponge sur facilement pour ça et il le fit comprendre d’un geste sec de la tête. « Mais tu l’as dit. » C’était trop facile, de dire qu’il n’aurait pas dû après coup. Trop facile de dire qu’il ne le pensait pas.

Sans doute qu’avec un chouilla d’explication en plus, Haruno aurait compris que les obliger à se retrouver n’était pas une bonne idée. Pas après une rupture aussi pas avec la brutalité dont avait usé son cher et tendre pour rompre. Ça avait été si cruel, si rapide, tellement assommant. Le Coréen avait mis du temps avant de vraiment comprendre que c’était terminé. Il n’avait fait que boire, boire, encore et toujours jusqu’à s’écrouler, ivre mort sur le canapé. Ji Hoon savait bien que ça ne la regardait pas. Il en avait parlé à Liang, parce qu’il trouvait encore nécessaire de tout lui dire même s’il semblait n’en avoir strictement rien à faire. Sa relation avec son jumeau l’inquiétait pas il devait gérer une relation difficile à la fois. « T’aurais dû, ça nous aurait éviter tout ça. » De se retrouvant autant dans l’embarras, sur cette place déserte qui leur était totalement réservé. Comprendre quoi ? Lui demander lui brûlait la lanuge, pourtant, il resta silencieux, pinçant les lèvres. « Yurina. » Elle s’appelait donc Yurina. C’était moche, ça faisait prénoms de gamine. « Adorable. » Que Haruno le préfère à Yurina, ou ce prénom ? Dans les deux cas, ça restait profondément ironique.

La cigarette fut rapidement écrasée, placé plus loin en vue de la jeter à la poubelle. Ou il l’oublierait, mais il s’en fichait assez du bien-être de la planète. Si lui n’était pas bien, personne n’avait le droit de l’être. Sa langue glissa sur ses lèvres et il leva un regard noir vers Haruto qui prenait décidément trop de liberté. Il n’avait plus interférer dans ce qu’il faisait sa vie, avec sa santé. S’il voulait boire l’alcool le plus fort du monde, fumer une cinquantaine de cigarettes à la fois, il ne pourrait pas l’en empêcher. « Haruto, excuse-moi par avance pour ce que je vais dire, mais occupe-toi de ton cul. » Il devrait arrêter le champagne. « Surtout qu’il faut que tu le fasses toi-même maintenant. » Et le vin. Il n’aimait pas parler comme ça, mais il aimait encore moins voir Haruto s’inquiéter pour lui. Parce que c’était de l’inquiétude et ça lui faisait du mal. Il ne voulait pas qu’il agisse comme ça, comme s’il en avait quelque chose à faire. Et même si c’était sincèrement le cas, cela ne changerait rien à leur situation. Tout était terminé et il ne pouvait rien faire pour changer cela.

« Oui, je sais. » Mais il aimait l’entendre dire, même si ça l’agaçait que Haruto se montre si avare en compliment alors qu’il méritait clairement bien mieux ! Cependant, il fit comme si cela ne l’énervait pas plus que cela, attrapant une mignardise pour faire passer sa frustration et la manger aussitôt. Il devait trouver quelque chose à dire, se montrer plus intelligent… Le faire culpabiliser. Avec cette merveilleuse carrière qu’on pourrait presque jalouser. Le ton amer de Haruto n’avait pas lieu d’être. Il devait comprendre, il devait culpabiliser. Et il se faisait un peu culpabiliser aussi parce qu’il le voyait se décomposer, il voyait qu’il lui faisait du mal. C’était horrible, mais il ne mentait pas, il n’inventait rien. C’était la stricte vérité et le plus triste, c’était qu’il n’avait même pas besoin de dramatiser pour rendre cela plus douloureux. Il ne savait pas quoi lui répondre, il ne savait même pas dire s’il trouvait Haruto sincère ou pas. Le Coréen se sentait totalement perdu. Il se sentait mitigé, incapable de trouver quoi faire. Le comportement de Haruto le déconcertait et il jugea le silence plus intelligent.

Il achetait tous les magazines dans lesquels il paraissait. Pour le moment, il n’était pas encore bien placé, souvent une petite photo pour un tee-shirt ou autre vêtements. Il cligna plusieurs fois des yeux en le fixant, ne sachant pas vraiment quoi lui dire. Comment les trouvait-il ? Il le connaissait depuis assez longtemps pour savoir qu’il n’avait jamais lu ce genre de magasine auparavant. « Vraiment ? » Est-ce qu’il se moquait de lui. Un rire embarrassé quitta ses lèvres, il n’y comprenait rien. « Mais… Pourquoi ? » Pourquoi est-ce qu’il le laissait tomber pour acheter tout ce qui était en rapport avec lui ? Ses lèvres se pincèrent, il jugea bon de se resservir un verre de vin pour se donner de la contenance. « C’était pour un shooting spécial Halloween. Mais j’ai bien aimé la couleur. » Son ton restait froid, il ne le regardait toujours pas vraiment, mais au moins, il faisait l’effort de lui répondre. Ji Hoon posa finalement son regard sur lui, sentant son cœur se compresser à la déclaration de son petit-ami. Il n’avait pas le droit. Son cœur s’emballait désormais. Il ne devait pas faire ce genre de chose. Prenant une profonde inspiration, il parvint à répondre. « Haruto, qu’est-ce que j’ai dit la dernière fois… » Il ne devait pas jouer avec lui. Il n’avait pas le droit de lui faire ça.

En réalité, il n’aurait pas dû le quitter tout court, le faire avait été cruel et odieux. Ji Hoon ne voulait pas entendre ce genre de regret. Il n’aurait pas dû le quitter ainsi, mais il aurait dû le quitter quand même. C’était horrible, qu’il ne remette en cause que ce qu’il avait osé dire. C’était déjà beaucoup, beaucoup plus que ce que le Coréen aurait imaginé pouvoir supporter, mais ce n’était pas le pire. « Désolé pour toi, ça doit pas être facile de vivre avec de la culpabilité. » Le pauvre, vraiment, il était à plaindre. Croisant ses bras contre son torse, il cherchait désespérément une pique à lui envoyer, mais son cerveau restait blanc. Il sentit ses joues se réchauffer et se maudit de tout son être. Il ne devait plus pleurer devant lui, il se l’était interdit. Mais c’était trop difficile. Ces derniers mots finirent par libérer un élan de colère, sa main s’abattit sur la table violemment. « Tu voulais pas ? Tu voulais pas quoi ? Parce que t’avais pas l’air d’hésiter ce soir-là. Tout ce que t’as dit, tu l’as quand même dit en étant super assuré. » Pincant les lèvres, il vida son verre de vin, tentant de calmer son cœur et ses yeux pour redevenir le maître de lui-même.

« T’es qu’un con, j’en ai rien à faire que tu culpabilises, que t’assumes plus ce que tu m’as dit. J’en ai vraiment rien à foutre. » D’un geste rageur, il balaca le plateau de petits fours, ainsi que, à son grand damne, la bouteille de champagne qui se déversa dans le sable. Heureusement qu’il avait gardé celle de vin près de lui. Incapable de continuer à le regarder, il quitta sa chaise, se laissant tomber sur le sable pour fixer la mer, se calmant au rythme régulier des vagues, respirant profondément, il passa vivement ses mains sous ses yeux, finissant par céder à la folie en voyant qu’elles n’étaient pas très utiles, il utilisa sa si belle chemise. Il ne devaist pas pleurer, il devait arrêter de faire quelque chose d’aussi stupide. Du moins, pas en public. Soufflant du nez, il lâcha un profond soupir, prenant une gorgée de vin. « Je regrette tellement de t’avoir raconté tout ce que j’ai pu te dire, de m'être autant ouvert à toi. » ses yeux se baissèrent vers ses mains qui tremblaient légèrement. « Je regrette qu’on se soit mis ensemble, ça m’a rendu trop… Faible. Tu peux vraiment faire de moi ce que tu veux et je déteste ça. » Il sentait ces larmes rebelles revenir l’embêter et il décida de ne plus lutter, il n’y arrivait de toute façon pas. Il n’était pas venu jusqu’à Hawaii pour avoir aussi mal, à croire que Haruno avait prévu de le torturer ce soir. Reniflant bruyamment, il chercha sa respiration, lâchant un rire dénué de toute joie. Il voulait s’en aller, fuir, le plus loin possible, ne plus devoir subir tout ça, ne plus ressentir cette peine, cette douleur, ce manque. Ji Hoon se sentait condamné, son ancien compagnon l’avait tout simplement condamné à vivre dans ce passé merveilleux. « Je regrette de t’avoir rencontré il y a 5 ans… Aussi heureux qu’on était, c’est rien comparé à ce que je ressens maintenant. » Il s’était senti poussé des ailes mais désormais il se sentait plus bas que terre, seul et abandonné, par celui qu’il aimait, même sa famille. Le monde entier. Entourré de millier de personnes mais il n’avait jamais ressenti un si grand vide et il le savait, jamais il ne parviendrait à le combler.

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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Mer 9 Aoû - 23:59


Moon's silver light on the waves brightly shine
Pure like a prayer, clear like your eyes
Stars linger on in the sky as I dream
Tears overflow in loneliness


Malgré ces journées passées loin de lui à se persuader qu'il pouvait vivre sans lui, Haruto savait au fond que ce n'était qu'un mensonge. Comme le prouvait son besoin constant de lui plaire. Avant lui, jamais il n'avait ressenti l'envie particulière d'être au goût de quelqu'un. Si sa tenue ne convenait pas, si sa coupe était trop classique, tout ça lui importait peu. C'était à lui que son reflet dans le miroir devait aller. Lui qui n'avait jamais eu d'intérêt appuyé pour une quelconque relation durable avec quelqu'un se disait que ça n'avait que peu d'importance. Ses études passaient avant tout, et si un étudiant en psychiatrie n'avait rien d'attirant au premier abord, le Japonais n'avait jamais eu envie d'y remédier par un look étudié pour plaire. Pourtant, paradoxalement, Haruto avait toujours aimé la mode. Peut-être avait-ce été à force d'accompagner Haruno à ses séances shopping ? Son dressing ne comportait presque que de belles chemises et des cardigans. Des polos et des jeans, des vêtements de sport pour traîner chez lui, aussi, mais il ne manquait pas de vêtements habillés non plus. En vérité, il n'avait jamais vraiment eu à se soucier du regard des autres, car ses tenues étaient finalement toujours agréables à l’œil. Mais la subtile différence résidait dans le fait que Haruto s'habillait pour lui. En rencontrant Ji Hoon, cela avait changé. Ses chemises devenaient de marques, et ses pantalons variés. La façon de les porter avait également changées. Pour le mieux. Et en sortant avec lui, le Japonais s'était rendu compte qu'il cherchait son aide et son approbation pour chaque tenue. Et ce fut bien avant que ses sentiments ne se déclarent ouvertement à lui qu'il avait cherché à lui plaire. Aujourd'hui, Haruto en avait la certitude.

Et son look passait aussi par ses cheveux. Il voulait plaire au Coréen dans son ensemble. S'il s'inquiéterait de l'image de ce dernier, Haruto devait plutôt se soucier de la sienne, sûrement durement égratignée à ses yeux. En détruisant leur couple, il avait montré une part horrible de lui-même. Un lâche incapable de tenir tête à sa mère et à une fille à peine plus âgée que sa sœur. Il s'était lui-même fourré dans cette histoire grotesque. C'était entièrement de sa faute, et il le savait. Ces mots, personne ne l'avait obligé à les prononcer. Seul, il avait décidé que c'était ce qu'il devait faire pour que Ji Hoon l'oublie. Qu'il le haïsse et le rejette. C'était ce qu'il avait voulu, et s'il regrettait amèrement aujourd'hui, force était de constater qu'il le méritait amplement et n'avait pas le droit de s'en plaindre. Attaquer Ji Hoon aussi bassement ne lui ressemblait pas. La panique et ses décisions, il ne les assumait pas, comme venant d'une autre personne que lui. Lui qui avait toujours tout maîtrisé depuis sa plus tendre enfance voyait la situation lui échapper complètement. Il ne se comprenait pas lui-même et sa logique lui paraissait stupide. Ce qu'il avait osé sous-entendre à Ji Hoon par rapport à sa famille et la maladie de son père, Haruto savait que ce ne serait jamais pardonné. Et son ancien compagnon en aurait tout à fait raison. Lui regretterait toute sa vie, mais cela n'effacerait jamais ce qu'il avait osé dire ce jour-là.

Aurait-il pu éviter de se retrouver dans cette situation ? Déjà, en ne quittant pas Ji Hoon. En lui avouant dans quel merdier il s'était plongé à cause de l'héritière Daimon et chercher une solution avec lui aurait été bien plus aisé. Mais non, bêtement, il avait fait le mauvais choix que d'essayer de s'en sortir seul. S'il avait montré du chagrin en annonçant leur séparation à sa chère petite sœur, Haruto lui avait assuré que tout allait bien, dans un sourire triste et un regard implorant. Non, rien n'allait. Il ne voulait pas quitter Ji Hoon. Il l'aimait. Plus que tout au monde. Et pourtant, il avait osé. Haruno avait dû comprendre le message que son aîné avait voulu faire passer silencieusement, sans se l'avouer. Qu'elle l'aide. Mais que pouvait-elle faire, au juste ? C'était ce qu'il s'était demandé, ne pensant pas qu'elle pourrait avoir une telle idée. « Oui, Daimon Yurina. » Ce nom connu des galas de charité sonnerait peut-être familier aux oreilles de l'escroc ? Ce dernier trouverait-il le lien entre le travail du Japonais et de son père ? Comprendrait-il la menace ? Haruto ne pourrait le blâmer si ce n'était pas le cas. Il baissa les yeux à son commentaire. Lui aussi le préférait à Yurina, c'était si peu dire. Mais ça, les circonstances tendaient à prouver le contraire.

Alors, pourquoi s'obstinait-il à parler ? A se mêler de ce qui ne le regardait tout simplement plus ? Les lèvres pincées, il se prit la rétorque de son ex-compagnon en pleine figure. Le sous-entendu le fit grimacer. « Ne sois pas vulgaire, s'il te plaît. » Pour un peu, et il se serait mis à chouiner. Bien sûr que le sexe lui manquait également. Il ne couchait avec personne d'autre, mais à quoi bon préciser ? Cela ne ferait qu'enfoncer le clou. Haruto commençait à faire des aveux dangereux. A lui faire des compliments. A se montrer inquiet. Il ne devait pas. Le mieux aurait été qu'il joue l'indifférence, mais la vérité était bien là ; il n'y arrivait pas. La beauté de Ji Hoon l'époustouflait toujours autant, si ce n'était plus. Son cœur battait terriblement vite à chaque fois que son regard se posait sur lui, même furtivement. Comment aurait-il pu ne pas être reconnu ? Non seulement son physique était parfait, mais le Coréen avait un charisme de folie. La gloire lui tendait les bras. Qu'il y soit pour quelque chose, il n'en savait rien, n'y croyait pas. Il aurait réussi sans lui, avec lui. S'il aurait préféré la deuxième option, que Ji Hoon le remercie lui fit atrocement mal. Le sous-entendu l'acheva et il ne put empêcher les traits de son visage que de montrer la peine immense qui meurtrissait son cœur. Pourquoi continuait-il ? Même lui l'ignorait. « Pourquoi ? » Ses yeux s'étaient relevés vers les siens. Il lui adressa un sourire triste qui semblait lui demander de réfléchir, de trouver la solution par ses propres moyens. Pourquoi cherchait-il tous les magazines dans lesquels il apparaissait ? Pourquoi les acheter et les conserver ? Parce qu'il était fier qu'il ait enfin accompli son rêve. Parce qu'il l'aimait. Son regard se baissa ensuite vers le vin qu'il se servit, hésitant à en faire de même pour finalement ne pas bouger. Il devait déjà gérer son cœur, pas la peine d'y ajouter sa tête. « Tu as eu raison de la garder, cette coloration te va bizarrement très bien. » Tout lui allait divinement bien. Ce n'était pas la couleur ou les vêtements, c'était Ji Hoon lui-même qui sublimait tout.

Mais pourquoi continuer à le complimenter. Haruto devait se taire. Pourtant, sa bouche ne lui obéit pas. Quel idiot. Et comme une bombe à retardement, il attendait l'explosion de Ji Hoon. Qui arriva bien vite. Ses yeux se baissèrent bien vite sous les reproches justifiés de son ancien amant. Et comme un l'idiot qu'il était, il pleurait. Sursautant lorsque la main du Coréen frappa la table, il resta muet à le fixer d'un air ahuri. La colère de Ji Hoon le soulageait bizarrement, bien qu'elle lui faisait mal. Cela prouvait qu'il n'était pas encore indifférent, bien que c'était là une pensée égoïste. De son côté, il avait envie de hurler. De lui dire que ce n'avait été qu'un mensonge, que son assurance n'avait été qu'une illusion. Mais son corps entier tremblait et ses yeux brouillés par les larmes ne l'aidaient en rien. Reculant vivement lorsque le plateau de petits-fours vola, Haruto faillit en perdre l'équilibre et se renverser en arrière. Les lèvres pincées, la mâchoire serrée, il essaya de se reprendre. Chaque mot était comme une lame perçant son cœur déjà bien meurtri. Cœur qui se brisa un peu plus – si c'était possible – en le voyant s'effondrer sur le sable. Le voir pleurer lui était insupportable. Son cœur tambourinait de peine dans sa poitrine, y provoquant une douleur lancinante. Il déglutit, assommé par les mots du Coréen. Il avait du mal à respirer. Effondré sur la table à moitié dévasté, Haruto contrôlait mal ses sanglots.

Pourtant, il se leva, les jambes vacillantes, il eut une démarche mal assurée. Lentement, il s'approcha de Ji Hoon. Debout derrière lui, le Japonais chercha le courage qui lui manquait jusqu'alors. « C'est la vérité pourtant. Je regrette tout ce que je t'ai dit, ce soir-là... » Absolument tout. « Ça n'aurait pas dû se passer comme ça... Ça n'aurait pas dû arriver du tout. » Et n'y tenant plus, à bout de forces, Haruto se laissa tomber à genoux, juste derrière Ji Hoon. Sa voix brisée par sa douleur et ses larmes, il ne les retenait plus. Hésitant d'abord, il céda à l'impulsion soudaine que lui souffla son cœur, et passa ses bras autour de l'homme qu'il aimait toujours. Collant son torse contre son dos, il le serra fort contre lui, sa joue contre sa tempe. « Mais moi, je ne regrette pas notre histoire. Nos cinq ans passés, ces derniers mois de bonheur. » Tout ce qu'il avait détruit – à cette pensée, son étreinte se fit plus forte. « Ces souvenirs que l'on partage... Ma mémoire m'en a rendu quelques uns, ces dernières semaines. Je les chéris tous. » Sa voix se brisa, alors que son front glissa à l'arrière du crâne de Ji Hoon. Haruto en respira le parfum de son shampoing. Ça lui avait tant manqué ! « J'ai tout brisé... Et mes excuses n'y changeront rien... » Ses larmes glissaient sur la nuque de son ancien compagnon. « Je ne sais pas quoi faire... Ils m'ont tous eu... J'ai sacrifié ce à quoi je tenais le plus... T'as raison, je suis qu'un con. » Reniflant péniblement, il se détacha lentement de Ji Hoon, le libérant enfin de son étreinte. Ses mains glissaient sur ses bras alors qu'il reculait. Pourtant, son corps semblait avoir du mal à se séparer du sien. Ne pouvait se retenir, Haruto se pencha vers la nuque de Ji Hoon, et ses lèvres embrassèrent sa peau avec douceur et tendresse. Son cœur cognait fort dans sa poitrine. De peur d'avoir avoué ce qui le rongeait depuis plusieurs jours. D'amour. Celui infini qu'il lui portait, à lui, l'amour de sa vie qu'il ne pouvait nier.

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     Jeu 10 Aoû - 11:32


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Deux parties se battaient constamment en duel en lui et Ji Hoon se sentait épuisé. Une partie pleine de haine qui lui passait en boucle cette soirée. Qui lui hurlait de laisser tomber, que c’était terminé. Et il devait avoir un peu de fierté et ne pas céder, oublier tout ça, continuer à détester Haruto. Cette haine mènerait à l’indifférence, il devait y croire ! Mais cette partie ne parvenait pas à l’avoir totalement. Face à elle s’obstinait toujours l’amour, celui qu’il portait à Haruto depuis si longtemps, première puissance de son cœur ! Qui lui disait de ne pas abandonner, de continuer à y croire. Ils étaient trop beaux et trop biens ensemble pour que tout soit si facilement briser ! Il n’avait pas le droit de baisser les bras. C’était trop bête ! Il aimait Haruto et il était certain que le Japonais l’aimait aussi alors pourquoi s’en faire ? Pourquoi partir défaitiste ? Ils se retrouveraient un jour, jusque-là, ils s’étaient toujours retrouvés. Pourquoi les choses auraient changé ? Ils étaient forts, un joli couple uni, ils pourraient surmonter cela. Mais il oubliait que ce n’était plus une petite crise comme ils en avaient déjà vécu. Ce n’était plus seulement eux deux mais des tierces personnes s’y mêlaient. Haruto était fiancé. Il allait se marier avec une femme, fonder une famille avec elle et finirait forcément par l’oublier.

Se dire tout ça le blessait, lui donnait envie de hurler, lui demander d’arrêter, de ne pas le laisser ! Un mois venait de s’écouler et c’était déjà beaucoup trop. Cette douleur ne passait pas, elle s’amplifiait avec le manque qui grandissait chaque jour. Quelle idée, de tomer si follement amoureux ! Il avait été naïf, en réalité, il n’aurait pas pensé que Haruto puisse un jour lui faire du mal. Le Japonais était la douceur incarnée, tendre et attentionné, le petit-ami parfait. Il avait été bercé par cette perfection. Il avait le sourire d’un ange, de grands yeux candides, un peu malicieux, un peu enfantin, des oreilles décollées qui le rendaient si mignons. Comment aurait-il pu imaginer qu’il soit capable de cela ? Le Coréen avait sans doute idéalisé leur relation, mais clairement aussi son petit-ami. C’était sans doute le retour à la réalité après avoir été réellement en couple avec quelqu’un.  La toute première fois en étant fidèle et amoureux. Ce n’était jamais arrivé avant. Même maintenant qu’ils n’étaient plus ensemble, il n’arrivait pas à aller voir ailleurs, son corps refusait de fonctionner ne serait-ce que quand l’idée germait dans son esprit. Se taper la première venue pour se purifier, pour oublier. Mais il n’y arrivait pas. Il s’en sentait incapable, c’était trop difficile pour lui. il n’avait pas envie de les toucher, encore moins de coucher avec et cette emprise que Haruto gardait sur lui l’énervait tellement.

Apprendre son prénom la rendait d’autant plus réel et Ji Hoon la haissait encore plus. Si seulement elle pouvait disparaître, dire qu’elle ne voulait pas de lui ! Mais qui serait assez fou pour ne pas vouloir de Haruto comme époux ? Ji Hoon se savait biaisé, il était amoureux, mais objectivement parlant, le Japonais ferait époux merveilleux. Il avait une bonne situation sociale et financière, il était gentil, avec de l’humour – qu’il fallait comprendre – et il était très prévenant, respectueux. Il savait que ça pouvait sonner comme un mari chiant comme il savait qu’il ne serait sûrement pas aussi merveilleux avec elle qu’il ne l’avait été avec lui – il l’espérait – mais sur le fait, il possédait tout ce que les jeunes Japonaises rêvaient d’épouser. Qui plus est, il était vraiment très beau et se promener avec un homme comme lui à son bras avait de quoi rendre fier. Oui, vraiment, pourquoi est-ce qu’elle lui rendrait ? Et pourquoi se sentait-il obligé de lui faire du mal en disant son nom complet ? « Oui, je m’en fou de son nom Haruto ! » Daimon Yurina, c’était si moche. Pas aussi moche que Kamiya Yurina. Son cœur se serra un peu à cette pensée. Non, définitivement, ça sonnait mal, horriblement faux.

Sa vulgarité, il ne l’avait pas vraiment contrôlé. Les mots lui avaient échappé tout seul, un petit sous-entendu sur leur vie sexuelle, à qui il fallait faire honneur aussi ! Les fesses de Haruto lui manquaient mais cela ne justifiait pas de parler aussi crument, Ji Hoon en avait conscience. Il pouvait bien lui pardonner, Haruto avait été bien plus blessant, le Coréen aurait encore préféré qu’il parle vulgairement de leur vie sexuelle plutôt. Ça l’aurait peut-être excité donc en soit, opter pour cette idée en guise de rupture aurait sans doute été mal venu. Le Coréen ne chercha pas à s’excuser, affichant simplement un léger sourire narquois pour bien montrer qu’il n’allait pas retirer ce qu’il venait de dire. Sans doute aurait-il dû en rajouter pour ne pas laisser Haruto le rendre aussi confus. Ils avaient rompu, pourquoi le Japonais allait-il chercher les quelques pauvres magasines où son joli minois apparaissait ? Sa question en résulta une autre qui s’ajouta à sa confusion. Il n’avait pas le droit de montrer encore de l’affection envers lui, ou il ne saurait même pas réellement nommer cela. Son regard fuya le sien, préférant ne pas réfléchir davantage à tout cela. Haruto devrait arrêter, il ne devait pas continuer, ses déclarations voilées, ses compliments…

Parler de ses cheveux oui. Bonne idée. Pourquoi ne pas se lancer dans une conversation capillaire enflammé ? Débattre des heures sur l’orange, le rose, le rouge, les décolorations… Ce serait parfait ! Ennuyeux, certes, mais en tout cas, ils ne se feraient pas trop de mal. Bien évidemment, cela ne pouvait pas durer éternellement, il n’avait même plus trouver de quoi rétorquer pour continuer la conversation. Petit à petit, il se sentait exploser. Que Haruto se taise ! Comment pouvait-il le faire souffrir encore plus ? Il préférait encore quand il se montrait insultant, hautain, mauvais. Ji Hoon voulait crier, hurler, tout balancer, saccagé se décor romantique qui n’avait pas lieu d’être ! Ses larmes coulaient sans qu’il ne puisse les contenir et il se fichait bien de ce que Haruto devait penser actuellement, il se fichait de ses excuses, de ses regrets. Il n’avait pas le droit de revenir ainsi sur ce qu’il avait dit, de changer ses versions ! Le Coréen ne le supportait plus. Après avoir vider la table d’un geste impulsif, il préféra se laisser tomber sur le sable et fixer la mer. Il devait se calmer, ne pas se montrer si faible, si ridicule.

Il regrettait tout. Jusqu’à leur rencontre. Il n’aurait pas dû sortir dans ce bar il y a cinq ans, ni essayer de voler son portefeuille. Ni s’installer à sa table. Haruto aurait dû rester un inconnu pour toujours, ne jamais lui donner cette occasion de lui faire du mal, ne jamais s’abandonner dans ses bras, ne jamais perdre la tête. Derrière lui, il l’entendait pleurer, effondré, mais il ne bougeait pas, sortant ses mots qu’il ne savait plus s’il les pensait ou non. C’était trop difficile, Haruto lui avait fait trop de mal. Il ne voulait plus ressentir tout cela, il voulait l’oublier, tirer un trait sur tout cela, mais il en était capable. Ça avait été trop beau pour qu’il y parvienne. Il l’aimait tellement, ce n’était pas le genre de sentiments qui parviendraient à se dissiper un jour. Il le sentit venir derrière lui, mais le Coréen refusait de se retourner, de le regarder. Il devait déjà réussir à se calmer, ne plus pleurer comme le dernier des idiots. Il fallait que le Japonais se taise. Non, il n’aurait pas dû dire tout cela. Et oui, ça n’aurait pas dû arriver. Ils étaient d’accord sur ces points, mais c’était trop tard.

Ses yeux se fermèrent et il sentit les larmes redoubler le long de ses joues alors que les bras de son ex-petit-ami se refermaient autour de lui. Il devait le repousser. Ses mains se levèrent d’ailleurs pour le faire, agrippant ses bras sans parvenir à trouver la force de les retirer, appuyant au contraire dessus. Si faible, mais il se sentait mieux, dans ses bras, sentant son corps collé au sien. Il ne voulait plus qu’il le lâche, même si ça lui faisait du mal, même s’il le maudissait de le torturer ainsi, c’était bien trop agréable pour qu’il parvienne à le repousser, à reprendre la situation en main. Haruto ne regrettait pas, lui n’avait pas le droit de regretter, ce bonheur parfait, ces moments merveilleux. Ces souvenirs qu’ils ne pourraient oublier, cette complicité indestructible. Ou du moins, il l’avait espéré. Les larmes de son ancien meilleur ami dans sa nuque le firent frissonner et il garda les yeux fermés, tentant de calmer les battements fous de son cœur. Non, il avait raison, ses excuses n’y changeront rien. Elles ne répareront pas ce qu’il avait détruit, c’était impossible. Ses paroles devenaient de plus en plus incompréhensibles, qu’est-ce qu’il racontait encore ?  « Comment ça ils t’ont tous eu ? » Sa voix n’était qu’un murmure et ses yeux s’étaient rouvert, se sentant fondre alors que ses lèvres brûlaient sa peau. Il était si cruel. « Arrête maintenant… » Il faisait moins le fier. Comme s’il risquait de retomber sous le charme, comme si on l’ensorcelait. C’était le cas, Haruto avait ce pouvoir. Celui de lui faire perdre la raison, comme une drogue dure dont on arrivait plus à se passer. « Eloigne-toi de moi… »  

Ji Hoon essaya encore d’essuyer ses larmes, profondément tourmenté, le Japonais le rendait encore plus confus et perdu qu’il ne l’était déjà. D’un geste sec, il repoussa ses bras, se retournant tout aussi sèchement vers lui, attrapant son visage entre ses mains, il le tint fermement avant d’écraser ses lèvres contre les siennes. Il avait rechuté, il était perdu, mais il n’y arrivait pas. Toute cette haine, cette amertume, tout cela ne tenait qu’un temps, un court instant. Il cédait à l’interdiction mais Haruto avait brisé ses barrières, ses convictions. Après quelques secondes, il se permit de détendre ses mains sur son visage, laissant ses doigts se perdre dans ses mèches roses, finissant par s’enrouler autour de son cou, incapable de s’éloigner. Parvenant à relâcher ses lèvres, il garda les yeux baissés, reniflant pitoyablement. « Pourquoi tu me fais ça ? » Et pourquoi est-ce que lui, devait se montrer aussi pathétique. Respirant profondément, il se serra à nouveau contre lui, l’embrassant à nouveau, plus tendrement. « S’il te plaît, arrête… On peut encore tout arranger… » Oh non, voilà le retour du désespéré. « Ça aurait fait un an aujourd’hui… Je veux pas que ce soit la dernière fois. » Qu’il pouvait l’embrasser à cette date, qu’ils étaient ensemble. Ji Hoon voulait encore fêter pleins d’anniversaires avec lui, il tentait le tout pour le tout. Tant pis pour sa fierté, il sentait Haruto faiblir, il voulait le récupérer. Sans lui, il n’était plus rien.

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You're my Power
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Jeu 10 Aoû - 16:11


Moon's silver light on the waves brightly shine
Pure like a prayer, clear like your eyes
Stars linger on in the sky as I dream
Tears overflow in loneliness


Ce mariage, Haruto n'en voulait pas. C'était si simple que ça en devenait compliqué. Pourquoi avait-il alors accepté d'épouser Yurina ? Pourquoi n'en avait-il pas fait part à Ji Hoon ? Ensemble, ils auraient pu éventuellement trouver une solution. Seul, le Japonais avait pensé mieux gérer. A tort. Quel idiot il avait été. Vraiment. Tout aurait pu être différent, s'il avait agi autrement. Peut-être n'aurait-il pas tout gâché. Non, assurément. Sa décision avait été la pire qui soit. Et il en payait aujourd'hui le prix fort. Comment s'en sortir, désormais ? Ji Hoon ne lui pardonnerait jamais. Il s'était montré trop cruel envers lui. Il avait montré une toute autre facette de sa personnalité. Le lâche qu'il était avait donné l'illusion parfaite d'un homme froid, sans scrupules. Il avait sûrement donné l'impression de n'avoir que faire de leur histoire, que ça n'avait pas compté pour lui, qu'il se fichait éperdument de leur bonheur depuis le début. Alors que c'était tout le contraire. Jamais il n'avait connu ça, et plus jamais il ne le connaîtrait. Il avait tout perdu en se montrant le premier des imbéciles. Sa peine, Haruto la méritait clairement.

Mais alors pourquoi chercher à tout arranger alors qu'il pensait que tout était perdu ? A quoi bon lutter ? Justement parce qu'il avait été sincère, tout ce temps-là. Et que, malgré tout, il espérait. Parce que son amour pour le Coréen était réel, plus puissant que tout. Que son cœur continuait à battre pour lui et lui seul. Ji Hoon était le grand amour de sa vie. Le seul et unique. Cette vérité continuait sans cesse à tourner dans sa tête, à donner une cadence régulière à son cœur qui se morfondait. Il voulait entendre le sien battre contre sa peau, au même rythme. Tout ça lui manquait, lui manquerait toujours. Rien ne pourrait effacer ce qu'ils avaient vécu, ni l'idiotie du Japonais, ni la haine de Ji Hoon. Même si rien de devait s'arranger, Haruto continuerait de l'aimer. Il n'y avait rien à faire, impossible de l'oublier. Tout simplement parce qu'il ne le souhaitait pas. Tant pis si cela le condamnait à souffrir. Il acceptait le mal que ça lui faisait. Ce n'était rien à côté de ce qu'il lui avait fait.

Est-ce que Ji Hoon comprendrait son choix ? Sûrement pas. Haruto avait osé sacrifier leur histoire pour un mariage arrangé dont il ne voulait même pas ! Pourquoi lui disait-il son nom, au juste ? Il n'était pas sadique à ce point. Il ne savait pas trop ce qu'il espérait, exactement. Pour la toute première fois de sa vie, Haruto détestait profondément quelqu'un. A cette fille qui l'avait pris au piège grâce à des fiançailles. Daimon Yurina. Lui aussi exécrait ce nom. S'il laissait ses bas instinct parler, il avouerait qu'il lui voulait du mal, comme elle le faisait indirectement souffrir. C'était plus simple de la tenir responsable de son malheur. Comment lui faire payer pour ce qu'elle osait lui faire subir ? Bientôt, la jeune femme serait célèbre. Pourrait-il à son tour la détruire ? Ça lui ressemblait si peu, comme si elle réveillait sa face cachée, la plus noire de sa personnalité, celle qu'il taisait depuis des années. Plus il passait du temps avec elle, et plus Haruto avait la sensation qu'il exploserait bientôt. Et ça lui faisait peur. Peur de savoir ce qu'il serait alors capable de faire.

Rien n'allait comme il l'aurait souhaité. S'il s'était dit que ses actes pousseraient Ji Hoon à le détester et donc à l'oublier plus facilement, il ne pouvait s'empêcher de le retenir. C'était plus fort que lui, au fond, Haruto refusait de le quitter. Comment pourrait-il en être capable lorsqu'il restait persuadé de leur lien indéfectible ? Faits l'un pour l'autre, malgré la séparation provoquée, il continuait à y croire, du plus profond de son cœur. Pour toujours, il continuerait à s'inquiéter comme il le faisait maintenant. Il lui avouait à demi-mot. Il suivait ce qu'il faisait avec la dévotion d'un amant transi d'amour. Tant pis s'il passait pour un creep, le Japonais avait besoin de savoir ce que son ex-compagnon faisait de sa vie. Pourquoi ? Parce qu'il l'aimait toujours. Ji Hoon pourrait-il seulement le comprendre, le croire ? Il agissait de façon si paradoxale. De quoi le rendre fou. Haruto se détestait lui-même pour ce qu'il lui faisait vivre. Lui parler de sujets si futiles comme ses cheveux alors qu'il souffrait le martyr. Quelle merveilleuse idée, vraiment. C'était sûrement son envie de rattraper le mal infligé. Maladroitement, Haruto essayait vainement de rétablir un lien entre eux, bien qu'en sachant que c'était peine perdue. Il avait réussi, le Coréen le détestait, se fichait bien de ses états d'âme. Et il avait pleinement raison de le lui cracher à la figure.

Haruto méritait ces mots balancés avec cruauté. Ce n'était qu'un juste retour des choses. Pourtant, ça n'empêchait de lui faire terriblement mal. Lui ne regrettait pas tous ces moments passés ensemble. Au contraire. Il les chérissait du plus profond de son cœur. Et sa mémoire qui lui avait fait défaut jusque là les lui rendait peu à peu. Ce devait être le manque de Ji Hoon qui provoquait leur soudaine réapparition. S'il pouvait remonter le temps, jusqu'à cinq ans plus tôt, le Japonais n'y changerait rien. Il sourirait de la même manière à cet étranger qui avait voulu prendre son porte-feuille et qu'il avait fait mine de ne pas voir, ne pas comprendre. Il l'inviterait à nouveau à s'asseoir avec lui et ne s'en voudrait toujours pas de délaisser ses camarades pour cet inconnu. Il aimerait toujours autant se perdre dans ses petits yeux. Il tomberait encore irrémédiablement amoureux. Leur histoire avait connu des hauts et des bas, mais il la trouverait toujours parfaite. Il n'y changerait rien. Sauf cette soirée horrible, quelques semaines plus tôt. C'était la plus grosse erreur de sa vie qu'il payerait jusqu'à la fin. Et lorsqu'il pensait à leur passé ensemble, à leur avenir qui n'aurait jamais lieu, Haruto avait lui aussi envie de tout envoyer valser. C'était pourquoi il ne cria pas à Ji Hoon d'arrêter. Faire part de sa colère pouvait avoir des avantages, parfois. Il se fichait complètement des petits-fours gâchés, du champagne qui coulait sur le sable. Tout ce qui comptait, c'était Ji Hoon qui pleurait. Par sa faute.

Le cœur brisé, Haruto n'avait pu s'empêcher de le prendre dans ses bras. Comme un désespéré qui s'accrochait au dernier espoir, il serrait Ji Hoon contre lui, laissant les mots lui échapper. Ce qui lui regrettait, c'était les mots qu'il avait eu. Mais il avait beau le répéter, ça n'aiderait pas à oublier. Cette histoire qu'il avait gâché, il ne souhaitait pas l'oublier. Pour avoir perdu quelques souvenirs y étant lié, il en avait d'autant plus conscience d'à quel point ils étaient précieux. « J'ai signé un pacte avec le diable... » Sûr que ça l'aiderait à mieux comprendre. Pourtant, Haruto ne voyait pas de meilleure image pour expliquer sa situation. Serrant toujours plus fort son ancien amant dans ses bras, il ne pouvait se résoudre à le lâcher, malgré les suppliques de ce dernier. Arrêter, s'éloigner, c'était des verbes qu'il ne voulait plus comprendre. Mais quand Ji Hoon se retourna, le Japonais eut un mouvement de recul, attendant pourtant qu'il le frappe – ça n'aurait été que mérité. Et quand il sentit son visage se faire capturer par ses mains si douces, mais fermes contre ses joues, il rouvrit les yeux, la bouche entrouverte de surprise.

Ce baiser, c'était finalement tout ce qu'il avait souhaité. S'il n'y répondit pas de suite, trop surpris par le geste brusque qu'il avait été, en sentant les mains de Ji Hoon se détendre sur son visage, la passion qu'y mit Haruto prouva à quel point il en avait eu lui aussi envie. Ses mains tenaient les hanches du Coréen, glissant sur sa chemise, cherchant le meilleur moyen de le retenir un peu plus longtemps contre lui, pour finalement glisser le long de son torse, jusqu'à ce que ses doigts tiennent doucement son visage, juste sous la mâchoire. Sa langue cherchait la sienne, trop heureuse de retrouver sa partenaire de jeu. Son corps entier tremblait, son cœur cognait si fort dans sa poitrine, comme pour rejoindre le sien, pour lui prouver qu'il battait encore pour lui. Lorsqu'ils durent se séparer, Haruto ne put de suite ouvrir les yeux, et la question de Ji Hoon lui fit mal. Pourquoi lui faisait-il ça ? Il n'en avait même pas la réponse. Ses paupières eurent du mal à retenir ses larmes, et le second baiser fut plus mouillé que le précédent. Il lui répondit avec la même tendresse, ses bras glissant finalement dans son dos pour le rapprocher de lui. Quand leurs lèvres se séparèrent à nouveau, Haruto le serra contre lui, enfouissant son visage dans le creux de son cou. « Pardon... Je suis tellement désolé... Pardonne-moi... » Sa voix se brisa dans de nouveaux sanglots.

Un an... C'était leur anniversaire. Comment cela était possible ? Vivre un été merveilleux et l'année suivante voir tout ça détruit ? Lentement, sans se séparer complètement, Haruto se recula. Ses yeux observèrent tristement et amoureusement le visage de son homme. « Je t'aime. » Ses mains tenaient doucement les joues de Ji Hoon, dont les lèvres rencontrèrent une nouvelle fois les siennes. « Et je t'aimerai toujours. » Son front cogna tout doucement le sien. « J'ai tout gâché... Par ma faute... Nous... » De nouvelles larmes coulèrent. N'était-il pas le plus pathétique des hommes ? « Ji Hoon, je peux pas... Si j'annule, on perd tout... » Pas lui, en vérité. Pour lui, c'était déjà trop tard, en perdant Ji Hoon, il n'avait plus rien. Mais ses parents, si. Daimon était si influent, et maintenant qu'il y pensait, cela pouvait peut-être aussi mettre Ji Hoon en danger. Ses mains glissèrent le long du cou du Coréen, jusqu'à ses épaules. Et d'une petite impulsion, Haruto le repoussa, se relevant précipitamment. Une main sur le front, il céda à la panique. « J'ai tout gâché... Pourquoi tu m'aimes encore ? Et pourquoi ça me rend heureux ? » Les deux poings serrés contre ses yeux, Haruto essayait de contenir ses larmes, se maudissant de se montrer si faible. « Je sais pas quoi faire... Je ne veux pas te perdre. » Son visage trempé de larmes, il lui semblait de plus avoir aucune fierté. A quoi bon ? Il avait tout gâché, et le répétait sans cesse. Mais comme un enfant, il ne savait pas ce qu'il voulait. Ne pas annuler ce mariage. Garder Ji Hoon. Non, l'une des clauses du contrat était de quitter la personne qui partageait sa vie, ou il le paierait. Alors qu'au fond, bien sûr qu'il savait ce qu'il souhaitait : Ji Hoon, et personne d'autre.

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Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

 
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