CANDIDAT #1 : SANADA MIRAI

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     Lun 1 Mai - 13:03
Première épreuve
Sanada Mirai
Un sourire aux lèvres, Kato Mika faisait face aux caméras, micro en main. Laissant passer les applaudissements chaleureux du public une fois les présentations passées, elle s'inclina délicatement, avant de finalement reprendre la parole. « Mesdames et messieurs, voici l'heure du premier round ! » Levant sa main libre en l'air, elle poussa un petit cri de joie. Yeah ! C'était parti ! Se tournant vers les candidats, elle les encouragea d'un hochement de tête. « C'est une épreuve libre, durant laquelle ils vous présenteront chacun leur talent ! » Chant, danse, comédie, il leur fallait charmer le jury et le public ! « Chacun votre tour, vous avancerez lorsque vous serez appelé, d'après l'ordre du tirage au sort ! Nous commencerons par les filles, puis nous alternerons avec les garçons. » Forcément, girl power ! Levant sa fiche à hauteur de visage, elle appela le premier candidat. « Sanada Mirai-san ! Allez-y ! » Lui adressant un sourire encourageant, Kato Mika recula pour entrer dans l'ombre, balayant la scène d'un ample geste du bras. A lui de jouer !

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L'ordre de passage chronologique est Keiko, Mirai, Minah, Hiro, Asuka, et Yuya. Cependant, il n'est là que pour vous repérer lors du déroulement de l'émission ! Vous postez évidemment à votre rythme, sans être obligé d'attendre les autres candidats !

Décrivez au mieux votre prestation ! Donnez-vous à fond ! C'est le premier Grand Casting d'E. Entertainment ! Votre avenir se joue ce soir. ♥


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     Jeu 11 Mai - 1:58
Première épreuve - Épreuve libre
Sanada Mirai
Aussitôt qu’il en avait eu l’occasion, Mirai s’était lancé en coulisses. Heureusement qu’il ne passait pas en premier, il avait à se préparer. Pas mentalement, non, ça le mental y était relativement bien. Il fallait qu’il y soit, sinon c’était perdu d’avance.  En fait, il lui fallait se changer. Oh, il aurait très bien pu faire une performance théâtrale dans les mêmes vêtements qu’au moment de se présenter, après tout le vêtement ne fait pas l’acteur. Il aurait très bien pu délivrer une performance exceptionnelle en étant vêtu d’un t-shirt et d’un jeans. Par contre, il fallait penser à une chose : ça passait à la télé. Eita Entertainment voulait faire un ‘wow’ auprès du public. Il ne fallait pas lésiner sur le spectaculaire. C’était tandis qu’il avait carte blanche qu’il devait frapper fort. Au lieu de voir le mot ‘libre’ comme une autorisation à faire le moins possible, il y percevait une chance inouïe de mettre le paquet.

Le paquet, il était quand même gros: lorsque la scène s’illuminerait, il avait l’intention de faire la transition de Sanada Mirai, tel que présenté au début, à Saito Hajime, capitaine de la troisième division du Shinsengumi, au premier regard du public. Pourquoi Saito? Simple fierté de gaucher, diront certains. One ne pouvait pas nier qu’il y avait quelque peu de vérité, mais la vraie raison était tout autre : les récits racontant la personnalité du personnage historique en faisait un portait complètement différent de la personnalité de celui qui l’incarnerait ce soir. Si l’acteur jouait bien, la différence se verrait jusque dans sa posture.

Dans une housse à vêtements, tout l’attendait, sorti tout droit de la garde-robe de ses parents : Les kimonos, le célèbre haori bleu et blanc du Shinsengumi*, les ceintures pour retenir le katana. D’ailleurs il en possédait un magnifique fait spécifiquement pour la scène, cadeau de sa mère lorsqu’il avait été admis à Eita… elle ne pouvait pas être plus claire qu’elle voulait qu’il tienne des rôles dans des productions historiques. Une fois son maquillage de scène appliqué et ses vêtements enfilés - il détestait appeler cela un costume -, il avait prudemment sorti l’épée de sa boite et l’avait placée à sa taille. Ça aurait pu être assez, mais non. Il voulait être le plus fidèle possible, et les guerriers de l’époque des Shinsengumi gardaient les cheveux longs. Il avait donc affublé sa tête d’une perruque. Un regard dans le miroir lui arracha un dernier sourire. L’effet visuel y était presque. Observant son reflet, son expression devint soudainement beaucoup plus posée, à la limite d’être froide. Voilà.

« Konbawa, Saito-san. » murmura-t-il à son reflet avant de se diriger vers la scène de nouveau. C’était son tour.



Dès que les lumières allumèrent sur lui, il n’y avait plus rien de Sanada Mirai Yukishige. Son dos est droit, ses pas sont précis et ne trainent pas. Saito Hajime était un homme sûr de lui, fier de ses convictions et si introverti qu’il en était dur à lire pour plusieurs, même ses plus proches alliés. Si au premier regard on pourrait penser qu’il représente n’importe quel membre du Shinsengumi, un œil aguerri prouve le contraire : il porte son épée à droite*. C’est bel et bien Saito… comme si son attitude et son visage impassible ne le montrait pas suffisamment.

« Fukuchou*. C’est Saito.»

Sa voix était plus grave qu’à l’habitude. Juste assez pour le faire paraître plus sévère sans toutefois être caricatural en comparaison avec son timbre usuel. Il marqua une pause, attendant la réponse d’un interlocuteur inaudible.

« Fukuchou, tel que vous me l’avez ordonné, dès maintenant je quitterai le Shinsengumi.*»

Une autre pause, hochant de la tête à quelques reprises, les yeux rivés vers le fond de la salle, droit devant lui. Il était évident qu’il écoutait une réponse qui n’était pas audible et regardait une personne invisible. Il était d’un calme exemplaire pour quelqu’un qui venait de se faire demander de quitter son organisation. Lorsque l’on connaît la raison, c’est beaucoup plus facile de comprendre pourquoi.

« Compris. Je vous ferai un rapport régulier des opérations des Gardiens du Mausolée Impérial. Je m’assurerai qu’ils ne se retournent pas contre nous. »

Après une inclination parfaite – Saito était un homme digne et très pointilleux sur les aspects formels – il se déplaça à une extrémité de la scène, voulant indiquer qu’il quittait la pièce, tout en retirant son haori, signe qu’il ne faisait désormais plus partie du Shinsengumi – du moins, physiquement et aux yeux de tous sauf quelques exceptions. Mirai avait une mère accro d’histoire qui lui avait cassé les oreilles toute son existence et il fallait dire que cela lui servait à rendre certains faits et gestes très symbolique. Au théâtre, pas besoin de tout expliquer en mots. Les gestes parlent tant. Maintenant vêtu tout simplement, il se tourna vers l’audience et se permit un léger sourire avant de regarder légèrement vers les airs, l’air penseur.

« Les cerisiers sont magnifiques, n’est-ce pas? Je ne sais plus combien de fois je les ai vus fleurir ainsi à Kyoto. »

Dans une nouvelle pause, il regarde la foule, puis se tourne vers le jury. La caméra n’est pas sensée exister, c’est du théâtre avant d’être de la télé. Il fallait simplement s’assurer d’être visible, et du coin de l’oeil il voyait le caméraman le suivre. Il fit quelques pas, espérant de tout cœur que la musique parte au bon moment. Lorsqu’il l’entendit, il baissa légèrement la tête pour se permettre un soupir de soulagement. Il venait de mentionner qu’il voulait faire de la comédie musicale, cela perdait tout son sens s’il ne chantait pas.


Hitohira hanabira ore no hoho ni maiteochiru
Un unique pétale danse sur ma joue

Kaeri chi abite musan
Recouvert d’éclaboussures de sang

Chiru imi wo kono mune ni tou
Je me demande ce que cela signifie de se disperser et s’éparpiller

Hitohira hanabira sakimidarete kieru sadame
Un unique pétale, destiné à fleurir à profusion, puis à disparaître

Kawaru kara koso sakura eien ni tada sakihokoru
C’est parce qu’il y a du changement que les cerisiers continuent de toujours fleurir

La musique n'avait même pas terminé qu'il enchainait sur le champ, ne perdant pas un instant le momentum que lui donnait sa performance chantée.

« Au fur et à mesure que le temps suit son cours, plusieurs choses changent, vous savez. Les modes... Les philosophies de vie…. Et aussi le Shinsengumi. »

Il baissa les yeux et se tut le temps que la musique diminue et cesse doucement. Puis, il refit face à la scène, la tête haute, les yeux fixés au loin de nouveau, la mains sur son sabre en un signe de détermination.

« Je crois en ces choses qui ne changent pas. Comme les cerisiers qui fleurissent à chaque printemps. »

Quelque chose que l'on savait qui n'avait jamais changé pour Saito Hajime, c'était son allégeance envers le Shinsengumi. Pour l'illustrer, Mirai s'était tranquillement dirigé vers le haori bleu tombé parterre et il l'avait repris dans ses mains, le serrant contre son coeur avant de regarder la foule de nouveau tandis que les lumières se dissipaient. C'était terminé.

Les lumières se rallumèrent quelques instants après et soudainement Mirai lui-même était entièrement de retour malgré le costume, tout sourire tandis qu'il avait repris sa posture naturelle pour saluer la foule, le jury et finalement les téléspectateurs qu'il n'avait pas oubliés, s'inclinant de nouveau de façon polie, mais beaucoup moins formelle que lorsqu'il était dans son rôle

« Merci beaucoup! »

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*Informations nécessaires à la compréhension, en ordre de mention

Le Shinsengumi: Un groupe de ‘guerriers’ rônins, pas tous issus de famille samouraïs. Ils étaient actifs de 1864 à 1868, sous les ordres du Shogunat Tokugawa. Ils ont affronté les forces impériales durant la Guerre de Boshin, guerre qui s’est terminée par l’abdication du Shogunat et la Restauration de Meiji.

Épée à droite: Les samouraïs / rônins portaient tous leur épée à gauche, le combat au katana se faisant qu’à l’aide de la main droite. Porter son épée à droite était considéré comme étant irrespectueux avec « l’esprit du guerrier ».  Saito Hajime est particulièrement célèbre pour avoir insisté de se battre de sa main gauche, étant gaucher, et donc de porter son épée à droite. Comme les épées ont été interdites à l’ère Meiji, il est le seul samouraï historiquement célèbre à avoir porté son épée à son flanc droit.

Fukuchou: Vice-commandant . Il s’agit du titre d’Hijikata Toshizo, de qui Saito Hajime relevait directement.

Saito quitte le Shinsengumi: En 1867 une partie du Shinsengumi se détache du groupe pour en former un nouveau, les Gardiens du Mausolée Impérial. Sous les ordres de ses supérieurs, Saito Hajime se joint au nouveau groupe, en mission d’espionnage, faisant croire à tout le reste du monde qu'il quittait le Shinsengumi pour de bon. Sa présence comme espion a permis d’éviter le complot d’assassinat du commandant du Shinsengumi. (Le Shinsengumi s’est ‘vengé’ et ils ont assassiné le commandant des Gardiens du Mausolée Impérial… et la majeure partie du groupe.)
 
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