I'm not a monkey but I love banana -- Ft. Keiki ta mère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Invité
avatar

     Dim 17 Sep - 12:05
 
I'm not a monkey but I love banana
Keiiikiii ? Ta mère



Sans vraiment répondre aux interrogations de son amie, il l'avait regardé et un simple sourire qui ne voulait rien dire s'était formé sur ses lèvres. En réalité, ils avaient fait bien plus que s'embrasser. Mais tout ça, il le savait, ce n'était qu'un songe qui ne pourrait jamais durer un toujours. Ce qu'ils s'étaient permis, d'autres scènes formant les souvenirs les plus précieux de son coeur, ce n'était destiné qu'à se conjuguer au passé... quand ça n'aurait jamais dû se conjuguer au présent. Il en avait parfaitement conscience. C'était étrange, de s'être perdu autant alors qu'il n'avait jamais tout à fait oublier l'impossible. Il pouvait blâmer Mikio et son don d'envoûtement, sa capacité à le faire rêver quand il n'y connaissait vraiment rien en rêves dans le fond... mais la culpabilité, il savait qu'il ne pouvait être que le seul à la porter.
Il s'était permis de rêver, lui qui ne savait pas. Tout ce qu'il y avait eu avec Mikio, tous ces moments partagés qui lui semblaient iréels, il souhaitait être incapable de les oublier. Oui, même si ça ferait mal à son coeur, même s'il serait condamné à se torturer de la même manière qu'à Dublin, il ne voulait jamais l'oublier ce Park Mikio qui avait complètement chamboulé sa vie... qui y avait amené une lumière trop éblouissante pour qu'elle ne soit pas destinée à s'évanouir dans son univers.

Et tous ces instants qui ne faisaient pas très hétéros, il souhaitait pouvoir se souvenir le mieux possible de leur goût. Il ne voulait oublier aucun baiser, aucune caresse, il comptait même torturer son coeur en y repensant trop souvent.
Alors non, ils n'avaient pas fait que s'embrasser. Mikio était coupable de l'avoir envoûté, entièrement, il avait dérobé son coeur cassé pour le faire battre bien trop fort.... Lui, il était coupable de n'avoir pas su lutter, d'avoir perdu la raison à de trop nombreuses reprises et d'avoir fait mentir la certitude de ne jamais tomber amoureux en croisant la route de son coréen.
Plus encore... il était coupable de lui avoir fait du mal et d'être obligé de continuer à lui en faire.
Mais il ne le serait pas de le briser...
... il ne le serait pas d'amener quelqu'un comme son père dans sa vie.
Cette jolie histoire qu'ils avaient eu ensemble, cette courte histoire, pour lui... elle serait ce rêve qu'il avait finalement eu le droit d'avoir un jour.

Mikio, lui, il trouverait forcément mieux. N'importe qui serait capable de le voir ça. Même Keira non ? Il n'était pas exactement le genre de petit ami qu'on souhaitait aux autres. ça allait... parce qu'il en avait pleinement conscience. Lui, il n'était que l'italien, la pause agréable dans un lit et dans le fond... ça lui allait parfaitement. C'était moins compliqué comme ça, il préférait être un moment d'égarement que prendre trop de place et laisser une marque. S'il avait pu être un élément, pour beaucoup de raisons, il aurait choisi le vent... de l'air... celui qu'il désespérait bien souvent de trouver de son côté.
Mais l'évidence qu'il avait souligné, son amie ne semblait pas la voir à présent.... Ses yeux s'étaient baissés vers le poignet sur lequel une main s'était posée et il l'avait fixée de longues secondes. Les mots de la journaliste, il ne les comprenait pas vraiment à présent. Elle le connaissait pourtant non ? Ce n'était pas grave si elle condamnait ses activités italiennes, il le comprendait. Elle pouvait même lui faire la morale si elle en avait envie.
« ….  » son regard s'était finalement relevé vers son amie et sa première réponse avait été de secouer la tête... avant qu'il se refuse à engager un débat d'un simple « Tu es gentille.  » oui, elle était gentille. Clémente de ne pas le condamner ouvertement devant les évidences... ses différences. Mais lui, il souhaitait mieux pour Mikio... il méritait mieux.
Il n'avait cependant pas insisté. Parce que plus que son répértoire téléphonique impressionnant, il y avait d'autres raisons qui faisaient que Mikio et lui... ce n'était pas une histoire envisageable.

« Hum... oui, ça m'arrive d'oublier de réfléchir parfois.  » en réalité, avec Mikio, ça lui arrivait bien trop souvent. Mais une fois encore, il s'était arrêté là et ses doigts étaient retournés faire tourner son gobelet sans donner plus de détails sur cette "chose" qui s'était passée entre eux.
Mais encore une fois, ce n'était pas ce que Keira devait retenir de cette confession à présent.
Il lui avait suffi de croiser son regard pour comprendre qu'il n'aurait pas besoin de se montrer plus précis. Pour s'occuper, plus que par soif, comme pour clore le débat, il avait attiré son gobelet vers lui et avait bu quelques gorgées de soda avant de repousser la paille.
Qu'il soit amoureux ou non, dans la fond, ça n'avait aucune importance. C'était juste un fait qui ne changerait rien... même en retirant une bonne partie sa vie, en ne laissant que son nom, on en revenait au même point. Et si on ajoutait tout le reste, il ne pouvait pas faire ça à Mikio.
« Non, c'est mieux que non.  » à quoi bon lui dire ? A quoi bon lui préciser que ce "je t'aime" qu'il lui disait, il voulait dire en réalité bien plus ... ? ça ne mènerait nul part. Il en était persuadé, c'était mieux que Mikio ne le sache jamais « ça ira, t'en fais pas.  » pourquoi le regretterait-il quand Mikio lui avait déjà donné tellement ? Bien plus que ce qu'il n'avait jamais osé espérer ? Tout ce qu'il pouvait regretter plus tard, ce serait son manque de contrôle. Mais tant que Mikio allait bien, ça irait... c'était tout ce qu'il demandait.

Et puis, ça avait été son tour de poser sa main sur le poignet de son amie. Doucement, il l'avait pressé avant de souffler « Hey, t'excuse pas. ça va pour moi. » vraiment ? ... c'est que... elle avait l'air de s'en faire maintenant, il voulait simplement la rassurer. Mais évidemment que son coréen allait lui manquer... pourtant, il persisterait à dire que ça irait. C'était ses mots, sa réplique, celle à laquelle il ne pouvait jamais faire défaut.
Tout comme la réponse suivante ne pourrait jamais être différente « Une fuite en amoureux ? » ses doigts avaient glissé du poignet de son amie pour le libérer avant de retrouver son gobelet « Keira... » quoi ? C'était si grotesque que ça ? « Je n'ai pas envie de ça pour lui.... » non, Mikio devait pouvoir avoir mieux. Il n'avait pas envie de le priver de sa vie pour le kidnapper quelque part avec pour seule excuse son égoïsme.
« Et puis, de toute manière.... » son gobelet s'était promené un instant sur la table avant de venir dans sa direction sous cette annonce « Je pense que je vais bientôt rentrer. » et sous la sentence, sous sa propre condamnation, il avait porté sa paille une nouvelle fois à ses lèvres sans rien ajouter de plus que ce fait dont elle devait avoir connaissance.


electric bird.
Invité
avatar

     Sam 30 Sep - 12:16
ft. keiki ta mère ♥️

I'm not a monkey, but I ♥ banana
You are unlike the others
So strong and unique

« Son ami qui était si beau parleur, qui pouvait vendre le bonheur en un sourire, qui avait lui-même l’air de l’avoir atteint à peine quelques minutes plus tôt et qui tenait des discours presque fou mais si plaisants… celui là était devenu soudain si peu bavard. Les réponses se faisait rares ou trop vagues désormais. Keira comprit qu’elle n’en saurait rien de plus sur ce qui s’était passé entre son meilleur ami et son colocataire, elle ne pouvait que supposer. Elle supposait bien d’ailleurs, elle n’en aurait seulement jamais la confirmation. Seulement, si elle pouvait admettre que Naoki garde le silence là dessus, son manque de réaction face au plaidoyer de la journaliste lui serra le coeur. Ses sourcils se froncèrent alors que Naoki secouait la tête comme pour démentir silencieusement ses propos, ce qui lui valu un « Naoki » insistant et désapprobateur. Mais elle ne put aller plus loin quand l’étudiant montra clairement que le débat était futile… Ce qu’elle n’approuvait pas non plus. « C’est sincère. » Keira n’était pas gentille. Elle pensait sincèrement que Naoki était quelqu’un de bien. Non. Elle le savait, sinon elle ne serait pas ami avec lui. Après tout, elle comptait ses proches sur les doigts d’une seule main… Si Nao comptait autant pour elle, c’est qu’il n’était pas seulement ce petit con d’Italien comme il voulait le faire croire… et comme il semblait malheureusement le croire lui-même.

Mais comme pour le reste, elle n’obtint rien de plus. Le coeur de la jeune femme s’alourdit. La bulle si douce dans laquelle baignait Naoki plus tôt, celle qui l’avait rendu béat de bonheur semblait avoir éclaté. Et Keira craignait d’en être l’aiguille… Cependant, elle comprit rapidement qu’elle n’était pas la seule : il y avait les Serizawa. La famille de Nao et les responsabilités qu’elle incombait ne permettait pas à Naoki de rester lover dans ce monde qui avait l’air pourtant mille fois plus accueillant… Et cette fatalité frappa si fort Keira. Quand on portait un tel héritage, il n’y avait pas de place pour les sentiments…. même pas assez pour se permettre de les exprimer. Naoki était condamné à les étouffer, à ne jamais voir son amour déclaré… et Keira, elle, condamné à ne plus voir ce sourire s’épanouir sur le visage de son meilleur ami. « …. » La jeune journaliste baissa les yeux. Est-ce qu’elle pouvait insister ? Au fond, elle savait. Dans la situation de Naoki, elle savait qu’elle n’aurait pas le choix non plus parce que son frère en pâtirait… Qu’en serait-il de Mikio ? Ou de Naoki ? Si le jeune homme avait pris la fuite, c’était bien parce qu’une pause à l’amiable n’était pas envisageable avec son père. Serizawa Makoto avait de l’influence, assez pour fermer toutes les portes de la liberté à son fils, plus encore que lui couper les vivres. Alors si en plus, son héritier souhaitait rompre avec sa famille pour le coeur d’un homme…. Oh, Keira ne voyait que trop bien le scandale. Tout le monde. Même ses parents auraient dû mal à ne pas s’emparer de l’affaire. Alors, sous la cruelle fatalité, elle n’avait pas insister non plus…

Elle se sentait juste affreusement désolé pour Naoki. C’était injuste… Il méritait d’aimer qui il voulait. Qu’il tombe amoureux… c’était déjà inespéré ! Au fond, elle s’en voulait ne pas avoir anticipé ce « détail ». Peut-être qu’elle aurait pu mieux aider son ami… Combien de temps pourrait-il encore profiter de cette pause qui ne mènerait à rien ? Savoir que Nao allait souffrir à la fin… ça la rendait tellement triste.
ft. Naoki ♥️

Son regard glissa sur cette main qui s’était posée sur elle avant qu’elle ne le relève, peiné, vers son ami. Ca allait pour lui. Vraiment ? Bizarrement, les mots de Naoki ne l’avait pas rassuré. Il avait beau être un parfait menteur, porter des sourires faux comme le plus vrai de tous jusqu’à berner sa meilleure amie, il n’en restait pas moins qu’aujourd’hui Keira savait. Même elle qui avait si peu d’expérience, pour ne pas dire aucune, en matière de sentiment amoureux, elle n’était pas assez aveugle pour ignorer la teneur des sentiments de Nao. Il était fou amoureux. C’était tellement fort comme mot… de la part de Naoki, tellement plus… Fou amoureux d’un homme qui plus est… Un Coréen qui, elle en était de plus certaine, aimait au moins tout aussi fort son meilleur ami quand bien même ils ne se seraient jamais rien dit tous les deux. Alors… gâcher un amour, un bonheur à porter de main parce qu’ils n’avaient pas le droit… même elle savait que c’était un crime.
Alors, elle avait eu cette idée folle, irréfléchi probablement stupide qu’elle aurait sûrement dû garder pour elle… et pourtant, son coeur lui avait fait dire tout haut. Une fuite en amoureux, oui… Dit comme ça, c’était encore plus idiot… et à la fois si beau…

A son prénom, elle déglutit et osa tout juste posé les yeux vers son ami qui venait de s’éloigner, comme si elle avait dit une bêtise. Comme si Naoki allait la gronder. « Je sais, c’est bête mais… » Si bête et pourtant, ce n’était pas là où l’étudiant avait semblé en venir. Il ne voulait pas de ça pour lui… « Peut-être que Mikio le voudrait pour vous… » avait-elle soufflé presque trop bas comme si elle n’était pas sûre de vouloir insister. Non pas qu’elle doutait du Coréen bien qu’elle ne savait pas exactement ce qu’il ressentait pour Naoki, mais plus parce qu’elle savait qu’elle ne devait pas conforter Naoki dans une illusion… mais c’était plus fort qu’elle. Elle voulait qu’il soit heureux alors s’il n’y avait même qu’une infime possibilité…. Et puis, si Mikio aimait Naoki… il le suivrait non ?
Au fond, peut-être que l’étudiant avait raison. Comment Keira pouvait-elle prétendre comprendre les sentiments et les besoins des autres quand elle ignorait ce qu’était l’amour autrement que celui qu’elle éprouvait pour son petit frère. Est-ce que c’était si différent… ? S’il avait s’agit de Tôta et qu’il n’était pas malade, n’aurait-elle pas été la première à l’emmener loin de cette famille indigne ?

Elle aurait aimé ça pour Naoki… mais ce n’était visiblement pas dans ses projets et tandis que Keira jouait nerveusement avec la paille de son soda, elle arrêta tout mouvement sous la nouvelle révélation que Nao venait de lui faire. Quoi ? Nao va rentrer… ? Des palpitations étrangement douloureuses résonnèrent dans la poitrine de la jeune femme. Au fond d’elle, elle savait que cette nouvelle n’était en rien une bonne.  Il devrait rentrer un jour oui… mais elle espérait que ce jour n’arriverait pas. Pour lui… parce que Nao ne retrouverait sûrement pas la chaleur d’un foyer au manoir Serizawa et encore moins les bras d’un père soucieux… « … quoi ? … tu veux dire… bientôt .. ? » C’est ce qu’il venait de dire. Elle scruta un moment le visage de son meilleur ami. Pourquoi cette décision maintenant quand il devrait pourtant vouloir prolonger son rêve ? Pourquoi se montrer si sage… ? … ou si fou… « Naoki, est-ce que… » est-ce qu’il était sûr de lui ? La boule dans son estomac prit plus de place. Le Naoki qu’elle avait rencontré durant ses voyages quelques petites années plus tôt… elle avait eu le temps de le voir évoluer et s’épanouir hors du joug paternel… Et ce changement qu’elle avait observé n’était pas assez minime pour qu’elle ne s’inquiète pas d’un retour à la réalité trop brutale. Elle avait peur…. que cette petite étincelle qui brillait chez son meilleur ami depuis plus d’un an ne s’éteigne à la seconde où il passerait le seuil de son ancienne demeure. « Pourquoi prendre cette décision maintenant… ? » Parce qu’il le devait.. ? C’était injuste, si injuste. Comment Naoki pouvait choisir de mettre fin à sa liberté ?
Le regard de Keira fouilla celui de son ami tandis que les éléments du décors autour lui rappeler que si tôt Nao rentré, ces sorties là se feraient plus rare, voire inexistantes. Mais elle ne craignait pas tant de ne plus revoir Naoki… ils seraient amené à se revoir vu les relations qu’avaient leur famille et puis, elle faisait au moins parti de ceux qui n’était pas à exclure des relation de Serizawa Naoki. Leur rencontre seraient néanmoins si froides, si formelles… Mais encore, elle pourrait bien s’y faire… mais ce qui lui trottait, c’était une évidence cruelle… Si Naoki rentrait… il ne verrait plus Mikio… Naoki le quitterait une seconde fois parce qu’il était impossible que quelqu’un comme Mikio puisse être gentiment accepté parmi les Serizawa même en tant que simple ami…
Le coeur de Keira se comprima… « Naoki… Est-ce qu’il sait… ? » Est-ce que le Coréen savait qu’il allait le perdre encore une fois… ?
©️ nck
Invité
avatar

     Mer 4 Oct - 20:58

I'm not a monkey but I love banana
Keiiikiii ? Ta mère



Oui, c’était sincère. Keira le pensait sans doute réellement…. Mais ça n’empêchait pas qu’elle se trompait. Ils étaient amis et de ce qu’elle voyait… oui, elle avait probablement le droit de l’idéaliser. Mais ça n’empêchait pas que quelqu’un comme lui ne pouvait pas être avec quelqu’un comme Mikio.
Et s’il n’y avait pas eu son père à “attendre” qu’il rentre à la maison ?
Peut-être qu’il aurait été assez égoïste pour rester près de quelqu’un comme Mikio qui valait tellement mieux. Parce qu’il l’aimait vraiment, il se serait permis de lui dire qu’il lui cachait de nombreuses choses, qu’il valait moins que ce qu’il montrait et qu’il le comprendrait… s’il ne voulait pas rester avec lui. Sans rien en dire, il essaierait de lui faire comprendre un peu ce qu’il ne pouvait pourtant jamais comprendre.
C’était paradoxal, il le savait. Mais s’il avait pu aller dans ce monde là, s’il avait pu rêver davantage, son coréen aurait au moins dû être conscient que la personne qui souhaitait rester près de lui n’en n’était pas digne.
Il ne savait pas comment il s’y serait pris… et dans le fond, c’était sans importance. Parce que cette question était inutile. Mikio et lui… c’était un rêve éphémère… le seul qu’il avait jamais fait. Et pour ces quelques instants volés remplis de magie, il ne le remercierait jamais assez.

Peut-être que maintenant, il serait préférable de changer de sujet. Keira le savait, il ne pouvait pas être avec son coréen. Il n’avait même pas besoin d’en dire plus sur le sujet. Elle comprenait maintenant… non ?
Oui, il aurait sans doute dû changer de sujet avant que Keira ne se mette à parler d’une fuite impossible.
Emmener Mikio au bout du monde, égoïstement… simplement partir avec lui parce que son coeur exigeait d’être toujours près de celui qui le faisait battre….
C’était une vie qu’il n’osait même pas imaginer.
… s’il se mettait à rêver à nouveau, ce ne serait plus comme ce gamin qui se perdait avec son imagination pour quitter un peu ce mondre sombre auquel on l’avait condamné à la naissance.
Il ne pouvait pas faire ça maintenant…. Il n’avait pas le droit de s’imaginer passer le reste de ses jours avec Mikio. Son coeur, il ne survivrait sans doute pas à ses mensonges là…. Et s’il le faisait, il ne serait plus capable de regarder Keira avec un sourire maintenant « Il a tellement de choses à faire lui…. » oui, à commencer par vivre… faire ce dont il avait toujours rêvé, de la musique. Être heureux, il lui souhaitait en tout cas même s’il redoutait cette répétition, ce mal qu’il lui avait déjà fait à Dublin. Dans le fond, même s’il avait joué cartes sur table à l’époque, il avait été complètement idiot de rentrer avec Mikio….
Emmener Mikio, s’installer, se trouver une vie… pour peut-être tout quitter à nouveau du jour au lendemain… et sans jamais lui dire les raisons… sans jamais lui avouer aucune vérité…. Non, cette fugue, il ne pouvait pas la proposer… il était inutile pour son coeur de supplier douloureusement dans sa poitrine. Evidemment qu’il était du côté de Keira, elle lui vendait l’égoïsme….

Mais d’égoïsme, il en avait fait suffisamment preuve ces derniers temps.
Oui. Rentrer. C’était encore le mieux à faire. Alors sa tête s’était hochée sans qu’il ne reprenne la parole et il avait laissé le temps à sa meilleure amie de comprendre qu’il était sérieux, et sûr de lui.
Mais silencieux, il n’avait pas pu le rester à la suite.
Pourquoi maintenant ?
Faisant tourner son gobelet sur la table, il avait relevé les yeux vers Keira, envisageant intérieurement les bons mots, quelques secondes avant de répondre « J’ai bien profité tu sais, il serait temps…. ça fait un moment que je suis parti maintenant. » et alors ? Il aurait aimé ne jamais revenir… si Mikio n’était pas venu le chercher à Dublin, il ne serait jamais revenu … « J’ai 21 ans, largement l’âge d’assumer mes responsabilités…. » oui, il avait assez déconné. C’était juste ça ? « Et puis… c’est mieux si je rentre de moi-même. » tellement mieux…. son père ne rencontrerait jamais Mikio…. Il pourrait lui mentir sur l’endroit où il se trouvait… et d’ennuis, il serait le seul à en avoir… « C’est la bonne décision, je le sais…. » mais est-ce que Mikio savait lui ?

La question de Keira était justifiée. En fait, il était même clair juste pour ça qu’il s’était choisi une meilleure amie parfaite. Elle pensait aux autres. Et quand cet autre était Mikio… c’était d’autant plus justifié « Oui…. » il savait ? « Je lui avais dit que je ne resterai pas indéfiniment…. » c’est sûr, il ne connaissait pas la date précise. Il ne savait pas combien de temps cet idiot de colocataire lui ferait grâce de sa présence mais… Mikio avait compris non qu’il repartirait ? « Je lui dirai au revoir correctement cette fois, ne t’en fais pas…. » adieu… pas au revoir…. Un seul mot pouvait en réalité bien plus vous déchirer le coeur que deux…..



electric bird.

Invité
avatar

     Dim 29 Oct - 16:07
ft. keiki ta mère ♥️

I'm not a monkey, but I ♥ banana
You are unlike the others
So strong and unique

« Elle ne savait pas à quoi elle s’était attendu en proposant une chose aussi insensée. Comme si Naoki allait lui adresser soudainement un regard dans lequel une lueur se serait allumée suivi d’un sourire et d’un hochement de tête excité. Pour une fille qui manquait parfois cruellement de fantaisie, elle avait de drôle d’idée. Non, Naoki n’allait pas se lever en se sentant tout à coup pousser des ailes pour déclarer qu’elle avait raison et qu’ils partaient sur le champ. Bien sûr qu’elle le savait… alors pourquoi au fond d’elle, elle se sentait espérer ?
Elle tenait tellement à Naoki. Elle tenait d’autant plus à lui qu’elle n’avait jamais autant aimé voir ce sourire sur ses lèvres… et s’il était provoqué par le Coréen alors elle ne pouvait que prier de toute ses forces pour que son meilleur ami puisse rester à ses côtés. Pour qu’il sourit encore. Pour qu’il lui dise encore qu’il était amoureux. Et que c’était réciproque.Pour qu’il lui dise un jour qu’il avait trouvé le bonheur et qu’elle s’en sente tellement heureuse à son tour.  

Mais évidemment, Naoki ne s’était pas levé. Mais il ne lui avait non plus rétorqué qu’elle racontait des bêtises ou qu’elle rêvait un peu trop. A la place, elle avait eut une réponse qui l’avait révolté au même titre que l’injustice qui s’abattait sur eux. Mikio avait des choses à faire, lui. Lui. Les sourcils de la journalistes se froncèrent et se redressa dans son siège, pinçant les lèvres, contrariée. En vérité, c’était un autre cri qu’elle contenait. Mais toi aussi ! s’était-elle retenu de s’écrier en se dressant sur ses deux jambes, mains solidement vissées contre la table. Toi aussi tu as des choses à faire, à vivre… ! C’était injuste une telle déclaration. Et elle était encore plus inacceptable qu’elle eut l’impression que Nao se plaçait en fautif, comme si toutes ces choses qu’il souhaitait à son Coréen ne pouvait arriver avec lui. Alors qu’elle pensait sans once de raison que son Mikio ne pourrait vivre que plus de choses aux côtés d’un garçon aussi formidable que lui… l’aventure, l’amour…. Mais, oui. Ce n’était en aucun cas des pensées réfléchies mais des protestations impulsives qui venaient d’une partie d’elle irrationnelle… Et qu’elle avait retenue malgré la puissance de ces voix. Elle s’était contenue, elle s’était contenté de baisser les yeux et fermer la bouche. Parce qu’elle savait bien que ce n’était pas aussi simple qu’une envie, qu’une folie… Il y avait une autre voix qui résonnait par dessus toutes les autres. Et elle était surtout d’une rationalité froide, implacable et affreusement triste. Toutes ces choses… Nao ne pourrait pas les réaliser. Pas s’il rentrait.  

ft. Naoki ♥️
L’annonce avait frappé Keira si fort qu’elle ne voulut pas y croire au début. Un peu bêtement… Mais d’un hochement de tête, Nao lui confirma ce qu’elle craignait. Alors son ventre s’était tordu et un frisson était remonté le long de son échine, signe d’un pressentiment mauvais. Enfin, elle l’interpréta surtout comme la tristesse et la nervosité qui se manifestaient…Le tout mêlé à une certaine incompréhension dû à la soudaineté de la décision. Nao rentrait tout juste d’Australie et en dépit d’une triste réalité sur le futur de sa relation avec Mikio, il n’en avait l’air moins bien et souriant aux côté de son colocataire. Aussi, prendre une telle décision maintenant lui paraissait tout à fait contre intuitif et incompréhensible.
La journaliste dévisagea longuement son ami dans l’attente d’une réponse qu’elle n’était pas certaine de vouloir. C’était terrible… Naoki lui manquait déjà alors qu’il était toujours assis en face d’elle. Son regard ne cherchait même pas à dissimuler sa peine et son appréhension et lorsque son ami répondit, il se baissa lentement sur sa boisson qu’elle n’avait plus touchée. Elle ne dit rien. Ou du moins, le silence fut sa première réponse. C’était affreux. Affreux parce qu’elle comprenait en réalité. Et les mots de Naoki étaient largement plus rationnels que les siens et sa stupide fuite. Des responsabilités… oui, Naoki n’était pas né libre de ce poids qui pesait sur lui et qui lui intimait de rentrer aujourd’hui, ou du moins bientôt. Il avait déjà eu la folie de s’en éloigner un peu pour avoir une jeunesse, un semblant de vie normal… mais il restait quand même un Serizawa. Et plus que tout, le fils d’un Serizawa… « Je comprends… » C’était un murmure, un souffle peiné mais résigné qui avait finalement répondu tandis que son visage était plus bas qu’elle ne l’aurait pensé. Ses mains étaient passé sous la table et serraient le bas de son haut nerveusement, comme une petite fille qu’on venait de gronder. Elle déglutit et son regard dériva sur son sandwich. Non, elle n’avait plus faim. Puis il se releva vers Naoki et sembla chercher une réponse à une question qu’elle n’avait pas encore posée. « C’est juste que… » Elle se tût. L’amie ne voulait pas que Naoki rentre. Mais c’était probablement la fille Sakuta qui lui avait intimé l’ordre de ne pas poursuivre sa phrase… Parce qu’elle savait que Naoki avait raison et qu’elle n’avait pas le droit de le faire douter ou regretter. Bien qu’ils devaient tous les deux le regretter déjà beaucoup… Si le fait que Nao doivent assumer désormais ses responsabilités étaient discutable dans la mesure où le jeune homme n’avait probablement rien à faire dans le domaine de l’aviation en dehors de son nom de famille, c’était bien la deuxième partie qui la persuadait de ne pas faire de vague. Naoki pouvait fuir… mais si son père s’en apercevait, à quel point serait-il en colère … ? « Est-ce que ça ira ? » demanda-t-elle en plantant son regard sincèrement soucieux dans celui de son meilleur ami. Bien sûr, Keira ignorait à quel point elle avait raison d’être inquiète, que la punition ne serait pas seulement verbale ou morale et qu’il faudrait probablement plusieurs semaines pour que Naoki puisse de nouveau se montrer à elle… Mais son appréhension était bien réelle. Elle avait juste sûrement tort de croire que le pardon serait plus facilement accordé si Naoki revenait en bon fils… Quant à Mikio, c’était aussi certainement préférable que Makoto Serizawa n’apprenne jamais sa liaison avec son fils.

Mais le savait-il seulement ? Keira n’avait aucunement voulu culpabiliser Naoki en posant cette question… Mais elle ne pouvait s’empêcher d’y penser, songeant à l’état du Coréen quand elle l’avait vu alors que Nao s’était enfui à Dublin. Elle ignorait si le chanteur pourrait encaisser un second départ… Mais le réponse de Nao lui fit l’effet d’une lame froid dans sa gorge. En fait, elle trouva la situation encore plus cruelle… comment pouvaient-ils accepté tous les deux une telle chose… ? Mais là encore, Keira sut qu’elle n’avait pas son mot à dire là dedans… « Je vois… » Naoki ne faisait que lui annoncer la suite de son programme, il ne cherchait pas de permission. Non, si ça ne tenait qu’à elle, elle le lui aurait interdit. Elle l’aurait purement défendu de dire au revoir à son Coréen et les aurait même embarquer dans une voiture pour les conduire loin dans une vie qui ne voudrait pas les séparer. Et elle y aurait sûrement embarqué Tôta… avec une connexion internet, oui. Et pourquoi pas prés de Busan… Herm. Voilà qu’elle partait elle aussi sur la Lune avec ses idées farfelues. Ce n’était pas son genre… mais c’était sûrement un réflexe étrange que de rêver quand la réalité ne lui convenait pas alors qu’elle avait toujours fait preuve d’une résignation fataliste pour sa propre condition. Mais on parlait de Naoki… et Naoki, elle ne voulait pas qu’il souffre… « Et pour toi… ? » Est-ce qu’il supporterait de quitter son colocataire dont il était fou amoureux… ?
Elle l’entendit encore, sa conscience : avait-il le choix… ?
©️ nck
Invité
avatar

     Mer 10 Jan - 10:40
 
I'm not a monkey but I love banana
Keiiikiii ? Ta mère


Keira n’était pas la seule personne qu’il devait prévenir. C’était étrange de penser que c’était la plus simple. Peut-être parce que les choses ne feraient que redevenir comme avant. Mais quand était-il de Daisuke ? Dans le fond, il ne savait même pas s’il devait absolument lui annoncer son retour. Il ne ferait probablement que lui attirer des ennuis. Il était sans doute préférable d’avoir à affronter de la déception dans son regard, ou quelque chose d’approchant. Dans celui de Keira, tout ce qu’il avait trouvé, c’était une certaine tristesse. Et en réponse, il n’avait rien trouvé de mieux à faire que de lui adresser un sourire rassurant.
ça irait. Entre eux, en tout cas, ça irait. Oui, il y avait des choses qu’ils ne pourraient plus faire mais ce n’était pas si grave. Ils resteraient deux amis, comme ils l’avaient toujours été. Et à présent, elle n’avait aucune raison de s’en faire pour lui.
Il ne voulait pas qu’elle s’en fasse. Tout irait bien. Alors, après le combat de sa camarade de table, il n’avait pu lui offrir une autre réponse que ce hochement de tête qu’il avait accompagné « Oui, ne t’en fais pas.  » un mensonge dont il avait semblé convaincu, mais est-ce qu’il avait un autre choix ? Evidemment que non. « Ce sera un peu tendu au début mais c’est mieux comme ça.  » Un peu ?
Plus qu’un peu. Mais il ne pouvait pas dire autre chose maintenant. Dans le fond, ça ne changerait probablement pas grand chose qu’il soit celui à rentrer. Mais pour lui, ça changeait tout.

Parce qu’il n’y avait pas de Mikio dans l’équation et c’était tout ce qui comptait. Comment réagirait son père avec lui… il s’en doutait bien. Le prix, il l’avait toujours su. Le jour de sa disparition à l’aéroport, il le savait déjà. ça irait, il était habitué. Au final, ce n’était pas grand chose de plus que retrouver son passé. De manière un peu plus difficile sans doute.
Parce que son père serait en colère. Sans doute bien plus qu’après Reina. Mais aussi parce qu’il avait goûté à autre chose. Le mieux qu’il avait à faire maintenant, c’était de se persuader qu’il retrouverait vite le pli… une expression dans ce genre là, oui.
Il l’avait été des années ce Naoki vide qui ne servait pas à grand chose de plus qu’à être un objet, un défouloir pour son père. Il rejouerait les parfaits Serizawa et il dirait à son oncle déçu qu’il n’y avait pas à attendre grand chose de plus de lui de toute manière.
Pour Xialei, il aurait un discours approchant de celui qu’il tenait à présent à Keira. Il lui dirait que ça allait, que c’était mieux comme ça, il y glisserait des remerciements discrets mais sincères pour tout ce qu’il avait pour lui jusqu’à présent… et il lui demanderait de ne pas s’en faire pour lui.

Et pour Mikio.
… Mikio, il ne savait jamais quoi lui dire.
Il y avait bien des choses que son coeur souhaitait… le bonheur de son coréen en tête de liste.
Mais est-ce que son coréen voudrait bien lui répondre que ça irait ou au moins qu’il essaierait ?
C’était la condition à son retour. Mikio n’avait pas le droit de refaire comme à Dublin. Cette fois, il devrait le laisser. Et s’il pouvait être heureux au passage… oui, ce serait au moins une belle chose à laquelle il pourrait penser chez lui « ça ira… il me manquera beaucoup, c’est sûr, mais ça ira.  » ce n’était pas comme s’il avait le choix d’une autre réponse de toute manière « Je le savais avant Keira alors ce serait idiot de me plaindre maintenant.  » il n’en n’avait pas tellement envie de toute manière, son coeur le faisait déjà bien trop de manière douloureuse dans sa poitrine. Peut-être qu’il en aurait vite assez… peut-être qu’il essaierait un peu plus longtemps parce qu’il avait l’impression qu’il le devait.
Ou peut-être que, quelque part chez lui, il retrouverait cette force d’imaginer un Tetsuo en se laissant voyager dans les bras d’un Mikio.

« Tu veux que j’aille t’en chercher un chaud ?  » désignant le sandwich de sa meilleure amie de l’index « Ou après, je t’ai rapporté des souvenirs, tu peux les avoir avant de manger.  » lui ne mangerait plus rien de toute manière. S’il changeait de sujet ou essayait de réchauffer l’ambiance après avoir laissé refroidir leurs repas, c’était probablement un peu des deux.

electric bird.
Invité
avatar

     Ven 12 Jan - 20:10
ft. keiki ta mère ♥️

I'm not a monkey, but I ♥ banana
You are unlike the others
So strong and unique

Ne pas s’en faire.. Evidemment qu’elle s’en faisait ! Naoki allait retourner dans cet endroit qu’il avait fuit et pour de bonnes raisons. D’accord, elle ignorait à quel point cette fugue relevait même de la survie… Mais elle connaissait suffisamment les Serizawa à travers ses parents pour comprendre que Naoki ne serait jamais épanoui dans cette famille. Les quelques fois où elle avait été reçue dans leur demeure avec le couple Sakuta, la jeune femme avait été frappée par la froideur de ces murs. Un profond malaise l’avait envahi la première fois qu’elle y avait mis les pieds quand, quelques kilomètres plus tôt, elle se sentait enthousiaste d’y retrouver son camarade, devenu ami au fil du temps. Et maintenant, le plus fidèle de tous. Ce changement d’ambiance radicale lui avait fait un choc. Naoki était si souriant et amusant… Autant dire qu’elle l’avait à peine reconnu durant cette réception. Si elle s’était approchée de lui, elle l’avait même fait timidement comme si elle n’était pas certaine d’en avoir le droit. La sauvageonne qu’elle était avait reçu des consignes stricts pour bien se comporter et ne pas faire tâche dans ce paysage faussement brillant. Elle ne ferait pas de faux pas, personne ne le lui permettrait. Sourire… il ne fallait pas non plus trop lui en demander… Mais elle l’avait fait pour saluer Naoki, non sans réserve, c’est vrai. Et alors… Alors celui à qui elle avait parlé l’avait terriblement marqué ce jour là. Ce n’était pas son ami Naoki. Mais le fils et héritier Serizawa. Parfaite et charmante vitrine savante… mais au regard affreusement vide. Elle avait su dès lors que là n’était pas sa place. Alors, sa cavale commencé, Keira s’en était sentie heureuse. Elle avait vu ce Naoki qu’elle préférait. Et puis un meilleur tandis qu’il se réjouissait à propos d’une coloc avec son ami mexicain. Et puis encore un plus beau sourire orna ses lèvres, au fil des mois où celles-ci formulaient le prénom de « Mikio ». Naoki était bien. Naoki avait l’air heureux… et inconsciemment, elle s’en rendait compte maintenant, elle avait fini par se convaincre que ça ne changerait jamais. Qu’il n’y avait nullement besoin de repenser au Serizawa parce qu’il n’y retournerait pas.

Pourquoi la réalité lui retombait si durement dessus ?
Et le pire ne lui était pas réservé. Elle savait bien que ce « un peu » était largement
ft. Naoki ♥️
euphémiste. Mais de la peine, elle ne pouvait s’empêcher d’en ressentir tandis qu’elle couvait son ami de ce regard sincèrement triste.
Que pouvait-elle lui dire ? Rationnellement, Naoki avait raison. Il valait mieux qu’il rentre de lui-même avant que son père n’apprenne l’existence de ce Coréen qui envoyait son fils sur la Lune. Mais une part d’elle voulait encore lui reparler de cette fugue insensée… « Tu m’appelleras… ? » Ils auraient bien le droit de garder contact non ? Après tout, la Sakuta n’était pas une inconnue de la famille. Et elle voyait là la seule façon de garder un oeil sur son meilleur ami. La seule façon de le soutenir en se montrant présente en dépit des difficultés qui s’annonçaient…

Mais si elle pourrait continuer à voir Naoki, ce ne serait certainement pas le cas du Coréen. Allait-il accepter de perdre Naoki une seconde fois ? Si selon l’étudiant, ils semblaient avoir conclu un accord, elle ne pouvait s’empêcher de penser à la peine qui serait éprouver des deux côtés. Naoki… c’était sûr… ne plus voir ce chanteur dont il était « fou amoureux » …. Est-ce qu’il sourirait encore son Naoki ? Le coeur serré, elle s’en était enquis mais la réponse de Nao ne fit que comprimer un peu plus sa poitrine. Ça ira… Pouvait-elle y croire ? Elle n’était pas sûre. Mais avaient-ils le choix… ? « C’est injuste… » avait-elle soufflé tout bas, le regard fixé sur la table. Oui, même si Naoki disait qu’il savait à quoi s’attendre, elle n’était pas d’accord. Il avait le droit de se plaindre ! Il avait le droit de ne pas vouloir y retourner ! …. Est-ce qu’il pouvait tout envoyer en l’air comme ça… ? Son père était puissant mais si la décision venait de Naoki, pourrait-il vraiment l’empêcher d’ètre libre … ? Elle craignait que la réponse à la question soit déjà actée et de toute façon, elle n’avait pas le droit de mettre ces idées dangereuses dans la tête de son meilleur ami.
Pour autant, pourrait-elle l’aider dans l’ombre…. ?
…. pourrait-elle faire quelque chose pour lui qui soulagerait sa peine ?
… Leur peine…?

Elle avait abandonné l’idée de manger, aussi eut-elle l’air surpris à la demande de Naoki, le considérant quelques secondes comme si elle ne comprenait pas de quoi il parlait. Suivant son doigt des yeux, elle regarda son sandwich. Honnêtement, elle n’avait plus très faim. Mais elle n’eut pas le temps de chercher une façon de le formuler sans affecter Naoki que ce dernier enchainait sur un autre sujet. Un sujet qu’elle aurait adorait aborder un peu plus tôt. Oui, un peu plus tôt, elle aurait continué avec ses questions sur l’Australie et se serait insurgée pour ces présents même si elle savait que Nao en avait largement les moyens. Elle n’avait pas l’habitude qu’on pense à elle. Sa tante partait rarement en voyage et la seule personne qui la couvrirait de cadeau en dehors de Naoki, c’était son frère. S’il pouvait sortir de sa chambre d’hôpital… « Oh… Naoki, c’est… T’aurais pas dû. » Sa réserve, elle ne l’avait pas perdu. Son plaisir… oui, au fond, ça la touchait toujours que son meilleur ami pense à elle et à son frère mais sa joie était polluée par la tristesse qu’elle ressentait. « C’est gentil. Comme toujours. » Si elle sourit au garçon, elle ne parvenait pas à se réjouir en ignorant pas que bientôt, Naoki perdrait sa liberté… et son sourire.
©️ nck
Invité
avatar

     Sam 20 Jan - 15:58
 
I'm not a monkey but I love banana
Keiiikiii ? Ta mère


Silencieux, il avait hoché la tête sans rien ajouter les premières secondes. Keira et lui continueraient à se voir. Elle serait une exception…. Tous les autres, tous ceux qu’il avait rencontré au cours de cette escapade, il le savait bien… il ne garderait aucun contact avec eux. Mais parce que Keira avait le malheur de faire partie de son monde, ils continueraient à se voir.
Dans des cocktails à mourir d’ennuis, dans des occasions où il serait le parfait des Serizawa… à des moments où il serait forcé de lui prouver que celui qu’il avait été aux heures les plus douces de sa vie, celui qu’il se permettait parfois d’être quand il était libre, il était parti le jour où il était rentré chez lui « Bien sûr...  » il ne savait pas vraiment qui était cette personne avec le sourire plus facile, qui était cette personne qui laissait ses lèvres s’étirer comme si de rien n’était, sans y penser… cette personne que Mikio avait même su faire sourire sans aucune comédie…. Au début, ça n’avait été qu’un rôle de plus il y a des années.
Il y avait eu le Naoki de l’école.
Le Naoki qui filait en douce pour prendre des cours de guitare.
Le Naoki des Etats-Unis
Le Naoki qui s’évadait dans d’autres pays… celui que Keira avait connu.
Et puis il y avait eu le Naoki qui s’était décidé à faire le choix un peu fou, complètement suicidaire, de prendre la fuite en ayant conscience que cette liberté à laquelle il n’avait pas le droit, ce serait sans doute la dernière qu’il prendrait.

S’il avait toujours su que sa vie passerait rapidement d’un point de vue extérieur, trop lentement pour lui, son coeur savait que son retour ne mettrait pas longtemps à achever toute envie “d’essayer”....
Peut-être qu’il y avait eu un moment où il avait pensé que la colère de son père n’en serait qu’une de plus, qu’il supporterait le retour à la réalité encore un temps….
Mais depuis il y avait eu Mikio…
Cette lumière dans sa vie qui le ferait tenir autant qu’elle le pousserait vers un repos qu’il méritait déjà non ?
Un repos qu’il souhaitait dans des bras que son coeur lui suppliait de ne pas quitter.

Injuste, il avait bien conscience que ça ne l’était pas tellement et sa tête s’était secouée tandis que ses doigts se perdaient sur la boîte d’un sandwich refermée qu’il ne toucherait pas davantage. Il le savait. Il l’avait toujours su. Cette fugue n’avait pas été un moyen de prendre une liberté qu’on ne lui accorderait jamais. Ce n’était qu’un moyen de respirer un peu… rien qu’un temps « ça ira Keira....  » et s’il avait bien conscience de se répéter, il ne voyait pas vraiment ce qu’il pouvait lui dire de plus. A part essayer de la rassurer, il était impuissant. Les choses étaient comme ça… les choses étaient condamnées à se dérouler de cette manière… et il était convaincu de les amener de la meilleure manière. Rentrer avant que son père ne le retrouve… c’était au final la meilleure décision à prendre pour lui.
Tout comme la meilleure chose à faire maintenant était de tenter de changer de sujet, de ramener une autre atmosphère… quand il était le responsable d’avoir gâché la première d’un rêve qu’il n’avait pas le droit de faire.

Alors il en était venu à ces cadeaux. Ceux qu’il avait pris à sa meilleure amie et son frère à un moment où il s’était laissé aller sur un petit nuage qui flottait en direction de la lune. A un moment où Mikio l’avait poussé vers l’idiotie comme il savait si bien le faire….
Se penchant vers son sac, il en avait d’abord tiré une petite boite qu’il avait posé sur la table, devant Keira. A l’intérieur, les boucles d’oreilles qu’elle contenait lui avait fait penser à sa meilleure amie. Simple, d’une couleur douce mais aussi jolies qu’elles et capables de retenir l’attention sans sembler chercher à le faire. Il le savait, sa meilleure amie n’avait pas conscience du charme qu’elle possédait. Un bien plus beau que les autres filles, un qui inspirait la faiblesse d’attachement et la volonté de protection. Parce qu’aussi forte que Keira voulait paraître… elle n’en n’était pas moins une personne dont on avait envie de prendre soin « Allez ouvre….  » il promettait de ne pas partir en cours sur les opales en Australie. Ni de lui sortir un discours d’italien… quelque chose sur une pierre aussi précieuse et rare qu’elle. Oui, même s’il était certain qu’on ne trouvait pas deux filles comme elle dans ce Monde.

electric bird.

    
 
I'm not a monkey but I love banana -- Ft. Keiki ta mère
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
#TAKETHATKOREA :: Passeport, please ! :: Le flood :: Bibliothèque-