You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey ft. Daiko

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     Sam 8 Juil - 15:08
 
You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey
DAIKO

Mignon, réjouis, il ne l’avait été qu’une fraction de seconde, et quel que soit le sourire qui avait étiré ses traits à l’annonce d’une offrande, c’est le ton surexcité, la question à peine camouflé qui avait gagné alors qu’il demandait, tel un enfant : « C’est quoi? » et la bouille angélique en prime! Bah quoi, si elle lui avait amené un cadeau, il était en droit de savoir de quoi il retournait, dans sa vie, il n’avait jamais reçus autre chose que des trucs utiles, des trucs nuls, et lorsque cette Kotani là lui donnait quelque chose, c’était toujours génial! Que ça soit ses coupons, ses biscuits, ou plus précisément, le gâteau au chocolat qu’Alfred avait dévoré sans lui en laisser une pointe… Oui, quoi que ce soit, ça serait bien. Une partie de plus espérait presque que ça s’apparenterait à un uniforme douteux… Bah quoi! Malgré les années qu’il avait accumulé, Daisuke était encore dans la force de l’âge et il avait devant lui une femme qui faisait baver la jeunesse devant son charme, il avait bien le droit d’admirer ! Surtout qu’il l’avait rencontré avant eux tous, il aurait dû se faire chasseur de talent parce que clairement, il avait un don pour dénicher les idoles de demain! … Note mentale, ne jamais proposer ce choix de carrière à Xialei, il risquerait de réellement mettre ses menaces de contacter la police à exécution. Plutôt que de laisser son esprit errer vers des pensées criminelles sur ce continent où son ex-employée était encore mineure, il avait plutôt décidé de s’improviser détective.

Elle avouait trop rapidement la destruction de propriété privée, il y avait anguille sous roche! Surtout quand il avait été aux premières loges pour admirer le fiasco qu’elle était en mesure de faire lorsque laissée sans supervision! Pour la peine, un sourcil s’était haussé, il avait pris une pose fin prêt à lui faire la morale… et s’était ravisé au dernier moment en la regardant prendre la fuite vers la salle de bain. À quoi bon, il n’aurait qu’à passer le coût des réparations en dépenses de contrôle qualité, si son hôtel ne résistait pas à une amazone, il n’était bon à rien… et surtout pas à enfiler ses fringues rapidement, parce que dès qu’elle eut remis les pieds dans la chambre, il avait arrêté tout mouvement pour l’observer comme si soudainement, il se trouvait devant une œuvre d’art précieuse et surprenante… Elle avait quand même piqué ses fringues la fourbesse – et pas n’importe lequel, son pull favori! Elle méritait qu’il la dévisage comme un gamin à Noël, de tous les cadeaux, elle était celui qu’il aurait préféré recevoir. Mais évidemment, il fallait se mettre une claque ou deux, refouler ses pensées, et tenter de la voir comme une petite sœur qui lui donnait des envies franchement trop Lannister.

Comment pouvait-il rester de marbre si elle approchait hein? Elle n’avait fait qu’un pas qu’il avait jugé prudent de retenir sa respiration, comme si la cadence chaotique de sa pompe à sang pourrait le trahir…. Enfin ça, et l’air ahuri qui devenait de seconde en seconde un sourire appréciateur alors que ses iris sombres passaient du sol à ses jambes dénudées. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait. Soit elle avait pris la décision de le jeter aux lions et de le tuer, soit… Non… impossible…Est-ce qu’elle venait vraiment de se mordre la lèvre en observant une fraction de seconde de trop le torse qu’il se refusait à voiler? MAMAMIA. Son cœur n’avait fait qu’un bond, un seul, et il était resté là à l’observer avant de juger pertinent de se lancer dans une guerre de télécommande. Qu’on se le dise, ça en avait perdu des plus sages que lui… il aurait dû savoir qu’un film, dans une chambre d’hôtel, ça ne finissait jamais bien… ou peut-être qu’il le savait? Toujours est-il qu’il avait maintenu la télécommande à bout de bras dans un : « Blanche neige? Allez approches Jafar, j’ai pas peur de toi! » … peut-être qu’il aurait dû, vu la technique lutteuse qu’elle semblait déterminée à employer. Une fraction de seconde, il s’était même demandé si elle n’allait pas le frapper… C’était sans compter le crocher pied!

… Heureusement – ou malheureusement – pour lui, Daisuke faisait dos au matelas lorsque l’infâme avait tenté de lui faire perdre pied. Pour la peine, il avait oui, perdu l’équilibre, mais lorsque son corps l’avait trainé vers l’arrière, c’est sur le lit qu’il avait atterri, sur le dos, comme une vierge effarouchée – ou Aurore en attente de son prince…. Et il n’y était pas seul. Rien de grave… Enfin, si on oubli le fait que, pris de peur, ne sachant s’il allait s’écraser contre le sol et se briser une hanche – à son âge…. – il s’était agrippé à la demoiselle pour l’entrainer dans sa chute. Elle devrait payer ses affronts! À la guerre comme à la guerre! C’est donc pour éviter de crever, et parce qu’il ne voulait pas qu’on retrouve sa carcasse dans cet hôtel qu’il avait attrapé Maiko par le bas de son pull – dans le dos, juste à la hauteur des cuisses et l’avait attiré contre lui en échappant la fichue télécommande sur le sol…. Ok, on comprend le manège… mais alors, pourquoi diable n’avait-il pas rectifié le tir lorsqu’il s’était retrouvé avec cette amazone grimpée sur lui hein? … Le mal était fait? Mais encore Daisuke? Bah franchement, il aurait été incapable de faire la moindre réflexion, ses pensées s’étaient volatilisées, son souffle s’était coincé et, dans un effort surhumain de retrouver la télécommande – il y tenait à leur film – ses mains avaient trouvé appui sur les hanches de la jeune danseuse. « » super éloquent, vraiment! D’autant plus que tel un détective privé pourvu de la noble quête de la télévision, ses mains avaient lentement descendues vers le dos – à une hauteur où ça n’avait plus cette appellation – de la demoiselle.

Il aurait cru à un rêve, n’eut été de la douleur de son cœur qui battait à tout rompre. Il avait pourtant été aussi près d’elle à de nombreuses reprises… non? Oui, et il ne devait surtout pas se souvenir de la dernière fois de peur d’en perdre la raison. Ses iris sombres s’étaient posés sur son visage alors que les mots qui manquaient. La relâcher, demander pardon, promettre de ne plus jamais le faire. Tout sauf laisser ses mains se faufiler sous ce maudit pull et entrer en contact avec la peau tendre de son postérieur. N’avait-il pas compris que ce n’était pas un endroit où toucher? Bah… et si la télécommande s’y était égarée?!? « … Je … » je suis désolé? Je suis un connard? Je suis mort? Dieu seul le savait, toujours est-il que son boulot de privé s’était arrêté lorsque ses mains s’étaient resserrées sur leur emprise, comme pour mettre en état d’arrestation cette portion de son anatomie… en douceur! On rêve là où c’est un rictus de chieur qui vient de passer sur tes traits alors que ton regard croise le sien? Dai? Daisuke… Il avait vraiment l’intention de demander pardon, de supplier, mais ses lèvres s’étaient étirées en un sourire des plus doux alors qu’il soufflait entre ses lèvres, en l’attirant d’avantage contre lui : « … et puis merde. » la seconde d’après, il s’était redressé juste assez pour poser un baiser sur les lèvres de la jeune danseuse. Depuis le temps qu’il en crevait d’envie… c’était bête de croire qu’ils pourraient être amis…

Et ça aussi Daisuke… tu vas nous faire croire que c’était pour retrouver la télécommande? Genre, interrogatoire? Pour la faire parler, lui donner 3 secondes pour réagir avant d’approfondir l’échange comme un suicidaire? Qui sait… il était probablement masochiste, ça où, il l’avait bien vu, quelque part dans son attitude, que cette fois peut-être, elle ne le castrerait pas…  Et puis… Il était innocent! Pure, chaste, aussi immaculé que l’agneau qui vient de naitre, ou du moins, c’est la défense qu’il aurait lorsqu’il serait confronté au pied du mur, à devoir expliquer comment une journée anodine avait dégringolé à ce point et comment il s’était retrouvé dans cette fâcheuse position. Un alibi, il en avait un, et il était certain que sa défense tiendrait devant une Cour de loi… probablement moins devant Yasuo. Mais soulignons la bonne foi, lorsqu’il s’était reculé, une seconde, il avait pris la peine de murmurer, non sans permettre à ses fourbes de main de descendre le long des cuisses de la demoiselle en une douce caresse, avant de regagner leur perchoir :  « Je cherche la télécommande. » … Crétin!


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     Sam 8 Juil - 17:46
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Parfois, on avait du mal à croire que Daisuke avait la trentaine passée. Dans un grand magasin de peluches. Devant un disney. Ou manifestement face à la perspective de recevoir un cadeau. Il n'y avait qu'à voir sa tête maintenant pour se demander qui était le plus jeune des deux au final. Et elle qui avait secoué la tête, ça n'avait pas été pour lui dire de grandir un peu ou de se souvenir qu'il était supposé être un genre de JR Ewing classe, non « Tu saurais si on ramène mes affaires. » non, ça n'avait été que pour taquiner l'enfant comme si, quelques minutes plus tôt, elle n'était "pas" en train de lui faire une crise de jalousie pour une fausse blonde à la poitrine en plastique.
Oui, elle avait une bonne excuse de son côté, elle était tout juste majeure. Mais quand après être passée du peignoir au sweat trop grand de Star Wars, elle s'apprêtait à se battre pour une télécommande pour une raison obscure, on était en droit de se poser des questions. En fait, il serait bon d'organiser un concours de maturité entre ces deux-là. Le match serait peut-être très serré, même si Maiko était convaincue de le gagner. Il y aurait des épreuves comme : résister à un disney, à un gâteau en chocolat en forme d'une certaine étoile mythique, se retrouver avec deux sabres laser et être le perdant si on était le premier à l'attraper pour rejouer une scène mythique, ce genres de test stupides qui ne feraient au final que les amuser.

Mais elle se souvenait encore du jour où Akane avait ramené son petit copain à la maison. C'était soi-disant le plus cool, celui qui avait le mieux réussi, et tout un blabla autour du fait que c'était un homme d'affaires plus que reconnu dans le métier. Elle s'était attendue à voir un type en costard complètement coincé, super chiant genre un super chiant multiplié par 4, prétentieux et qui les jugerait dès le premier regard. Avec Ren, ils avaient guetté la bête comme un phénomène.
"Tu crois qu'il aura des dents en or ?"
"Tu crois qu'il lève le petit doigt dès qu'il boit un truc ?"
"A ton avis, la température de son corps oscille entre 29 et 31 ?"

ou encore plus justement
"Est-ce que tu crois qu'il va pouvoir survivre à nous ?" 3 secondes, c'était à peu près le temps qu'ils avaient mis avant de répondre en choeur "Noooon !".
Oui, ils en avaient dit des conneries avant de voir débarquer fièrement Akane avec son nouveau petit copain.

C'était presque ridicule à voir cette manière qu'elle avait eu de le vendre en insistant sur des points dont on se moquait tous. En fait, c'était même des points qu'on avait tendance à ne pas trop apprécier chez les Kotani. Parce qu'on avait une mauvaise expérience du riche et pas mal d'à priori dessus, à juste titre ou presque.... Parce que si Ren avait ramené son Serizawa bien différent, Akane en avait ramené un qui ne ressemblait pas aux autres non plus.
Oui, il était riche et il le deviendrait encore plus. Il était en chemin pour réussir tellement de choses son petit ami à la carte bancaire dorée. Mais il avait aussi quelque chose en plus non ?
Pas qu'une seule chose. C'était ce que Maiko aurait répondu à l'époque. Elle ne savait pas trop comment elle était passé du camp des "disséqueurs" au camp des "intriguées". Mais en s'y intéressant à ce type qui n'avait aucune dent en or, elle avait trouvé plein de points qui n'allaient pas au portrait.
Le portrait qu'elle avait fait de Daisuke, il avait été tellement différent. Et un peu trop rapidement, Shoji, le mari de sa soeur aînée, avait perdu sa place de beau-frère préféré.

Oui, elle était bien souvent là quand Daisuke était supposé venir à la maison. Elle lui en avait fait des cookies à ce crétin. Elle lui en avait dit des choses à cet idiot qui avait fini par essayer de devenir un pire portrait que celui peint par les premiers mots dorés de sa soeur.
Et aujourd'hui, pour un seul homme, il lui en avait donné des portraits différents. Récemment, il était devenu Han sans avoir vraiment le temps de lui prouver que celui qu'elle considérait comme son Daisuke avait bien existé et était toujours là quelque part. Est-ce qu'un jour elle serait trouver le portrait correct ?
Elle ne se posait probablement pas toutes ses questions en jouant l'imbécile à qui on venait de lancer un défi tout aussi idiot. Ils allaient se chamailler comme deux crétins, juste comme avant, et c'était peut-être mieux comme ça. Il n'y avait pas assez de paracétamol sur terre pour toutes les migraines que filaient un Serizawa avec un trop grand nombre de points d'interrogation.
Alors oui, partir en guerre pour la télécommande c'était une très bonne réaction, encore plus quand on se faisait surnommer Jafar par une Princesse.

Mais peut-être que ce croche-pied n'était pas une si bonne idée que ça. Voir pas du tout. En même temps, comment aurait-elle pu le deviner que Blanche Neige déciderait de l'entraîner dans sa chute ? Elle, tout ce qu'elle avait vu au début, c'était qu'elle était une bonne combattante. Elle avait même abordé un air fier, prête à lui voler la télécommande au passage. Mais au lieu de la récupérer, elle avait laissé une partie de sa fierté dans la chute. Un cri de protestation, à peine, c'était tout ce qu'elle avait eu le temps de faire avant que l'homme fourbe à la tiare ne l'entraîne sur le lit.
Et là, n'importe qui aurait pensé "run forrest, run" ou toute phrase approchante. Se retrouver assise sur un pédo nipples à demi-nu dans un lit : danger. Mais non, Maiko qui s'était légèrement redressée avait d'abord cherché des yeux la télécommande. Logique, quand on n'aime pas perdre, on a des priorités qui passent avant notre survie.

Alors, qu'est-ce qu'il avait fallu pour qu'elle prenne conscience du danger ?
Est-ce que ces mains avaient eu besoin de descendre plus ?
Ou est-ce que la sienne avait perçu un contact interdit sur ce torse sur lequel elle reposait ?
C'était probablement un peu de tout ça qu'il avait fallu pour lui faire arrêter de fouiller le lit et les mains des yeux, pour les faire se détourner sur ceux de Daisuke « .... » "je : rien" c'est peut-être la réponse que tu cherches.
Mais non, elle, comme une idiote, elle avait eu le réflexe le plus con du monde à cette prise de conscience. Sa main s'était pressée sur ce torse au lieu de se retenir ailleurs et elle s'était perdue un peu plus dans un regard. Elle aurait dû citer intérieurement Forrest à nouveau, et peut-être qu'elle l'aurait fait à ces mains plus pressentes sur ses fesses « Hey... » mais c'était bien tout ce qu'elle avait eu le temps de dire avant que la proximité ne devienne plus gênante encore, avant que son cerveau ne se vide de toute pensée dès l'instant où Daisuke avait commis ce crime qu'elle pratiquait avec alcool.

...
Plus rien, juste des points de suspension, pendant de longues secondes, c'était tout ce que ça avait été dans son esprit. Sa main s'était pressée davantage à ce torse, comme si elle voulait s'y agripper pour se retenir... mais se retenir de quoi ? De tomber parce qu'il lui volait son souffle ? Ou de tomber parce que c'était un vertige bien curieux qui la prenait maintenant ? A cause de ses lèvres, ou de ses mains sur sa peau.... oui, ou c'était juste l'air. Elle pouvait encore se dire ça si son cerveau se reconnectait à un moment. Mais il faudrait aussi penser à le questionner sur le pourquoi elle avait dû les ouvrir ses yeux quand ses lèvres avaient été libérées ? Quand est-ce qu'elle avait fermé les yeux ? A quel moment de ce baiser avait-elle oublié qu'elle était supposée lui en coller une ou lui mordre la lèvre ?
...
« ... » dis lui quelque chose à cet idiot pervers qui ne trouve rien de mieux que de plaisanter sur ton postérieur maintenant. Lui en coller une, c'est encore la meilleure des réaction à avoir. Elle pouvait aussi reprendre des distances qui étaient toujours trop faibles maintenant... bien trop faibles pour ne pas qu'elle remarque que ce n'était que quelques centimètres à parcourir pour savoir « Tais-toi. » de deux doigts posés sur sa bouche, elle l'avait privé de dire une connerie de plus. Et s'il pouvait maintenant s'attendre à ce qu'elle le cogne, ses doigts avaient glissé un instant sur son visage jusqu'à retrouver sa nuque dans laquelle ils s'étaient accrochés ... avant que ses lèvres ne parcourent la distance restante pour retrouver les siennes.

Est-ce qu'elle avait bu quelque part en cachette ? Dans cette salle de bain peut-être ?
Ou est-ce qu'elle se retrouverait une autre excuse que ce "juste pour voir"... ?
Oui... juste pour savoir... si c'était vraiment un goût de trop peu sur ses lèvres il y a quelques secondes, un goût enivrant... est-ce que c'était bien ça ?
La seule manière de le savoir, c'était de l'embrasser, l'embrasser vraiment.
Et alors ?
... oh oh... elle ne pouvait pas formuler quelque chose de plus élaboré maintenant.


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     Dim 9 Juil - 22:21
 
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C’était probablement bête, d’être aussi heureux qu’elle ait songé à lui ramener un présent, après tout, pour être totalement franc, c’est à Han qu’elle avait pensé à planquant dans sa valise dieu seul sait quel objet qui avait pour but de lui faire plaisir. Et pourtant, même en sachant cela, un sourire narguait ses lèvres alors qu’il l’observait. Il aurait pu se pincer milles fois, il aurait toujours du mal à croire qu’après tous les efforts qu’il avait fait pour saboter leur relation, ils arrivaient à grimper cette montagne, pas par pas, en quête de leur bonne entente d’antan. Et chaque fois qu’elle gravissait une marche, qu’elle lui revenait, il manquait de mot pour exprimer ce petit pincement de joie qui lui prenait. C’était probablement une forme aigue de masochisme, que de guetter la moindre évolution dans leur relation, oui, probablement, mais il ne pouvait s’en empêcher, il ne lui avait fallu qu’un regard, poser ses iris sur elle une fraction de seconde, des années plus tôt, pour ne plus être capable de s’en détacher. Et quoi qu’il dise sur cette première rencontre, sur les mois – les années – qu’il avait passé à nier la moindre assurance, il ne pouvait pas chasser les faits, sournoisement, il était tombé sous son charme aussi brusquement qu’une maladie incurable se manifeste : d’abord délicatement, puis brutalement et sans issue.

Lorsqu’il avait rencontré Akane, il n’avait comme critères que les trois seuls sur lesquels il jugeait ses assistantes : Aucun lien avec sa famille – et même idéalement désapprouvée par le clan, capable de se convertir en coussin de sauvetage en cas de bateau coulé et finalement, le plus important être facilement échangeable. Après tout, lorsqu’il avait fait sa connaissance, ses airs de princesses, l’adoration qu’elle portait à sa carte bleu et le ton énervant avec lequel elle lui faisait la morale n’étaient pas des éléments problématiques pour une histoire de quelques semaines. En fait, il en était même venu à la larguer, lorsque le scandale impliquait Reina avait fait éruption. N’eut été de cette affaire, de la culpabilité cuisante qui lui avait pris au ventre et de ce besoin pressant d’attirer la désapprobation familiale sur autre chose que son neveu, il n’aurait jamais épousé cette femme qu’il peinait à endurer autrement qu’à l’horizontal. Sauf que quelque part, il s’était imaginé mériter les crises, les requêtes, les reproches, il en était venu à se dire que si sa chère et tendre épouse agissait de la sorte, c’était de sa faute à lui, pour lui avoir demandé de joindre un univers style Dallas. Et franchement, pouvait-il vraiment se plaindre? N’importe quelle femme qu’il aurait fini par épouser par arrangement aurait probablement été aussi insupportable.

Le problème avec la sienne, c’est qu’elle avait une sœur, une sœur beaucoup plus drôle, beaucoup plus jolie, une peste qui avait un jour couvert une brûlure d’un diachylon du roi lion et ouvert, bien malgré lui, une porte qu’il croyait fermée à double tour. C’était facile, de comparer l’ennui au vide, c’était peut-être même préférable de s’emporter pour les manies d’une femme, quitte à ne rien ressentir du tout… les problèmes étaient survenus au moment où la pensée s’était fait une place dans sa tête, alors qu’il cashait son premier coupon remonte moral : et s’il y avait une femme avec qui il serait mieux hein? Autant il avait réfuté cette idée, il l’avait repoussé, brisé, autant elle était encore présente désormais. Sinon, il ne serait pas planté devant elle, à la dévisager parce qu’elle était irrésistible dans son pull. Il n’avait pas laissé ce petit sourire de chieur étirer ses lèvres, et il aurait été assez mature pour ne pas se lancer dans une lutte pour la télécommande. N’avait-il pas appris, que cette technique avait marché sur plus d’une femme, y compris les femmes matures et raisonnables de 23 ans (Haha!). Il n’avait pas appris des erreurs de son cadet, et plutôt que d’enfiler un maudit T-Shirt, il avait déclenché une guerre qu’il ne pourrait pas gagner.

Il le savait non? Que ce n’était qu’une tentation de plus, que l’attirer dans sa chute n’aiderait en rien les battements frénétiques de son cœur. Non, certainement pas, mais peut-être que ça mettrait les choses au clair, peut-être qu’elle lui en mettrait une, qu’elle l’étranglerait, et qu’il aurait au minimum la conscience tranquille d’avoir osé interpréter sa douleur comme un encouragement à se rapprocher. En fait, il l’espérait presque. Autant il ne voulait la forcer à rien, autant, lorsqu’elle agissait ainsi, il avait besoin qu’elle définisse la limite, la nouvelle barrière, parce qu’il était assez désespéré, assez ivre d’elle pour prendre le moindre centimètre de territoire qu’elle voulait bien lui donner. Comme en cet instant, où il avait décidé de prendre appuis sur la partie la plus rebondie de son anatomie. Elle ne l’avait pas frappé? Elle n’avait pas non plus hurlé, elle n’avait pas menacé… Était-ce un rêve? Noël? Une personne plus sage aurait appelé une ambulance, alerté les secours car clairement, elle n’allait pas bien… Daisuke? Bah… quitte à avoir une autorisation pouvant être révoquée à n’importe quel moment pour tâter, il ne s’était pas fait prier pour resserrer sa poigne. Il n’aurait peut-être plus jamais la chance de visiter ce territoire, autant se remplir l’esprit de souvenirs… non?

Et puis, franchement, il avait déjà assez de mal à contenir cette pulsion, ce besoin presque vital de gagner plus de terrain, de découvrir le nouveau monde. Il pouvait comprendre les grands explorateurs, cette folie à prendre le large lui aussi, devait savoir où s’arrêtait la terre promise. Plus les secondes défilaient, plus son cœur prenait un rythme frénétique, il doutait de pouvoir trouver en lui la force de la repousser. Non. En fait, plus elle restait là, plus il pouvait sentir cette petite flamme prendre de l’amplitude. Elle allait probablement devoir le tuer pour qu’il la relâcher, à croire qu’après toutes ses années à y penser, il n’était plus en mesure de comprendre pourquoi on lui donnait le feu vert.

… Rêvait-il, où est-ce qu’elle avait décidé de l’épargner même alors qu’il s’emparait de ses lèvres? Était-ce une illusion? Elle attendait le bon moment pour le castrer? Il devait se faire violence pour trouver en lui la force de se reculer, de prendre une inspiration difficile, de l’observer avec un air de pauvre innocent et d’essayer de faire passer ses mains baladeuses sur une investigation policière! Mais oui! Un infâme avait volé la télécommande! Il devait s’y consacrer, la retrouver, leur film, tout ça en dépendait et……. Il allait protester alors que les doigts de sa cadette se posèrent sur ses lèvres. Ça y était, elle allait l’assassiner, le moment était venu… Est-ce que ça en valait la peine? Oui… probablement. Il en était à revoir mentalement son testament lorsque cette main sur sa nuque suffit à lui tirer un frisson et à la forcer à la dévisager. Que faisait-elle? Était-ce une nouvelle forme de torture? Il avait dégluti péniblement, n’ayant ni la force ni la volonté de respirer, alors qu’elle…….elle…..« Maiko?. » était-il trop tard pour appeler les secours? Clairement, il allait faire une crise cardiaque si elle demeurait perchée au-dessus de lui une seconde de plus.

Et encore…si ce n’était que cela! Choc. Bug mental. Shut down complete. Il s’était figé, puis crispé, totalement immobile, choqué, elle aurait pu lui lancer un sort de sorcier qu’il n’aurait pas été plus hors d’état de nuire. Était-ce ses lèvres sur les siennes? Elle avait dû tomber, ça, ou il avait avalé la télécommande, clairement, elle la cherchait probablement dans sa bouche…non? Elle avait une raison pour agir ainsi……elle ne venait pas, vraiment, surement, de l’embrasser…si? Et le pire dans tout ça, c’est que sa cervelle était en mode autopilote, comme si rien ne faisait de sens, comme si, en l’absence de ses neurones, son corps avait décidé de plonger un peu plus dans ce vice-là. Ce qui n’était qu’une étincelle avait rapidement pris des proportions alarmantes. Une incendie ne l’aurait pas ravagé d’avantage, car dès l’instant où il avait compris où elle venait en venir, il ne s’était pas fait prier pour lui donner la réplique, approfondissant l’échange avec la ferveur d’un égaré du désert devant une oasis. Des femmes, il en avait pourtant embrassé plusieurs, mais il n’avait pas souvenir d’avoir autant ressenti la peur et l’envie au même moment depuis……Depuis Sasha finalement. Mais à cette époque d’innocence, il pouvait blâmer sa peur de tout faire rater sur l’inexpérience. Maintenant?

Maintenant rien. D’abord timide, comme s’il n’osait profiter pleinement du fruit défendu au risque de s’en voir privé, il avait assez rapidement retrouvé ses moyens et s’était perdu dans l’échange. C’était donc ça, le goût de la liberté, l’obtention de quelque chose qu’il voulait vraiment, la possibilité de choisir? Ça avait un arrière-goût amère, comme si ça venait avec la constatation que rien ne serait plus jamais aussi doux, aussi beau, aussi désirable que cet instant. Parce qu’une vie de Dallas, elle n’en voudrait jamais. Et il n’était pas égoïste au point de le lui demander… Et pourtant, alors qu’il sentait une centaine d’aiguilles lui perforer le cœur à l’idée que ce moment le hanterait, il avait décidé d’en profiter au maximum. Au diable la gêne, au diable la retenue. Sa main gauche – toujours en quête de télécommande, on le précise, au cas, il était innocent – s’était posée plus fermement la hanche de la demoiselle, osant même poursuivre sa montée sous ce fichu pull pour y retrouver une peau qui le rendait fou, profitant de cette poigne pour l’attirer d’avantage contre lui, pour rompre toute distance, alors que son autre main avait décidé d’être courageuse.

Ouvrir les rangs soldats! Voilà ce qu’elle se permettait de faire, en grimpant le long de son dos avec une lenteur programmée, comme s’il insistait pour que ses doigts découvrent chaque parcelle de peau. Allez savoir auquel des deux il faisait le plus mal, il aurait été préférable de demeurer immobile, parce que chaque nouvelle caresse lui donnait envie de se l’approprier plus, toujours plus, il la voulait entièrement, et il aurait été bien incapable de se souvenir à quel moment ça n’avait pas été le cas. Ivre d’elle, il avait finalement libéré ses lèvres – histoire de respirer, de ne pas crever, il n’était pas Nemo, il avait besoin d’air! De l’air… forcément, ce n’est que par soucis de ne pas lui chiper le sien, qu’il avait décidé de prendre son inspiration contre son épaule, avant de venir goûter son cou fin de ses lèvres. « … T’as une drôle façon de faire de la discipline… » … et toi t’es con, mais comment lui en vouloir alors qu’il abordait ce sourire en coin, réellement amusé, et qu’il profitait de son emprise sur sa hanche pour glisser sa seconde main jusqu’à sa taille et la forcer à rouler sur le côté jusqu’à ce que les rôles soient inversés et qu’elle soit la brebis innocente dos au matelas et lui, l’abruti qui se permettait de laisser ses mains grimper sur son ventre alors qu’il l’observait de haut, toujours aussi incrédule de la chance qu’il avait. Histoire d’être vraiment plus con, il s’était penché vers elle, effleurant à peine ses lèvres des siennes alors que ses mans se voulaient plus dégourdies. « Tu sais… je parles encore, je crois qu’il serait sage de me faire taire encore... » … Daisuke… cette gueule de chieur, ce sourire charmeur et cette façon que tu as de caresser ses lèvres des tiennes sans faire le premier pas… ça va te mériter une claque un jour…


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     Mer 12 Juil - 10:18
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Est-ce que c'était un simple "oh oh" maintenant pour qualifier ce baiser ?
Lui demander de faire une définition plus élaborée était une peine perdue quand elle ne semblait plus penser qu'à ces lèvres-là sur les siennes. Quand en plus le goût était indéfinissable. Elle n'avait pas bu et pourtant, à chaque seconde de ce baiser, elle se sentait de plus en plus enivrée. Si elle pourrait se justifier en prétextant être à la recherche d'une réponse, elle n'était même pas certaine de celle qu'elle trouvait à présent. Sa tête s'était probablement un peu trop certainement vidée et pourtant, ce baiser auquel son ancien patron avait répondu, elle l'avait prolongé en pensant à nouveau un "juste pour voir".
Si encore il n'y avait que ces lèvres pour lui tourner la tête. Il y avait également ces mains. Ces mains trop confiantes qu'elle n'avait même pas cherchées à chasser de son corps. Le contact était électrisant et cette main plus ferme sur sa hanche l'avait fait soupirer malgré elle. Elle aurait dû se demander pourquoi ? Pourquoi sentir dans ce contact qu'il la voulait lui faisait un peu trop de bien au point que son corps avait cherché sans la prévenir à se coller davantage au sien. Ses doigts s'étaient serrés plus certainement contre cette nuque tandis que ses lèvres cherchaient à goûter toujours plus les siennes. Il n'y avait aucune réponse ici, juste des ennuis. Qu'est-ce qu'elle pourrait dire de plus ensuite sinon qu'il embrassait trop bien pour des lèvres qu'elle n'était pas supposée chercher à connaître ?

Un frisson provoquée par cette lente caresse dans son dos et sa main qui reposait sur un torse décidait d'un "pourquoi pas moi" de glisser à son tour contre une peau. Pour un gras, il n'était pas si mal foutu que ça. Ce n'était pas une poitrine plus molle que celle d'une femme qu'elle sentait mais bien des pectoraux travaillés. Du bout des doigts, elle en avait peut-être profité pour trahir sa jalousie. Pouffie touchait les nipples de son pédo ? Elle les dessinait avec plus de soin pour mieux se les approprier de son côté. C'était mal, si mal... mais il fallait dire que taquiner cet endroit était loin d'être déplaisant.
Elle en avait presque oublié dans ces différentes explorations qu'un être humain avait besoin d'air pour survivre, et elle n'en n'avait pris conscience que quand cet échange s'était défendu. Laissant le bavard chatouiller son cou, soupirant à nouveau sans être capable de se contrôler, son déni se souviendrait peut-être que, tandis qu'elle reprenait un peu son souffle, elle avait regretté de ne plus jouer avec ces lèvres enivrantes. Ou alors, il pourrait se souvenir qu'au lieu de retrouver ses esprits dans cette pause, ses doigts n'avaient pas arrêté de dessiner sur cette peau des signes d'envie.

« Et toi.... » qu'importe la réponse stupide qu'elle avait trouvé à lui retourner, ses mots étaient tombés sous le silence tandis que sa Princesse prônait l'égalité des sexes en faisant retrouver à son dos le matelas.
Protester. Râler. Le castrer juste pour rendre Yasuo fier. Elle n'en n'avait rien fait. Un sourire un brin joueur était apparu sur ses lèvres tandis qu'elle déclarait « Tu sais, je ne l'ai pas cette télécommande.... » Elle était où déjà ? Elle n'en n'avait aucune idée mais curieusement, elle n'avait rien contre l'idée d'être accusée de l'avoir dissimulé. Il avait une manière plutôt agréable de chercher.
... définitivement plus qu'un "oh oh". Est-ce qu'elle ne pouvait pas rester plutôt dans le trouble de cet échange ? Penser que c'était étrange, qu'elle devait se reprendre avant qu'il ne lui tourne trop certainement la tête.
Elle aurait peut-être retrouvé le chemin de la raison. Elle se serait peut-être demandée ce qu'elle était en train de faire exactement mais ces lèvres qui préféraient la taquiner plutôt que se décider avaient tout brouillé plus certainement au même titre que ces doigts sur son ventre.

Quoi ? Elle allait lui faire le reproche de ne pas faiblir ? Le supplier de l'embrasser plutôt que de jouer ? Elle qui le mordait il y a encore quelques mois ?
Un instant, ses lèvres avaient bien tenté de se faire tout autant sadiques, participant à cette caresse sans pour autant céder à l'appel. Mais ce jeu avait quelque chose de bien trop dangereux. Ce souffle qui se mêlait au sien sans réellement le partager, un demi-goût de cette bouche tentante plutôt que de quelque chose de plus franc, et trop de sadisme pour la faire languir.
Quelque part, il y avait bien cette crainte de céder. Si elle le faisait, ne risquait-elle pas d'y prendre goût ?
Mais poser une main sur une hanche, laisser ses doigts s'y presser, n'était-ce pas déjà faiblir vers ce chemin que n'importe qui lui aurait conseillé de ne pas emprunter.
C'était probablement déjà trop tard pour elle qui n'était pas femme à supplier. Non, elle était plutôt du genre impatiente et stupide manifestement. On ne la féliciterait pas pour cette lèvre qu'elle avait kidnappé entre ses dents comme pour le punir d'être un fourbe sadique, ou pour lui obéir et le faire taire. La morsure n'avait rien à voir avec celle qu'il avait déjà connue par le passé. Et puis, si on comparait les deux scènes, à l'époque, il n'avait pas eu le droit à des excuses contre ses lèvres dont elle s'était emparée.

Et parce qu'il n'était pas juste qu'il soit le seul à toucher, son autre main s'était perdue dans son dos, laissant ses doigts s'y presser sans pour autant trouver du gras à attraper. Non, elle ne pourrait pas non plus dire que c'était une expérience pour prouver qu'il avait bien trop abusé de la cuisine de Ronald. Parce que ce qu'elle touchait à présent, elle aimait bien trop ça. Dans le fond, rien qu'un peu, c'est vrai, elle était peut-être un peu jalouse tout à l'heure de ne pas être celle qui avait le droit de toucher. Oui, juste peut-être, elle n'avait pas supporté de voir une autre le toucher. Mais vraiment peut-être, parce que maintenant, les études, les théorèmes et tout ça, elle n'était pas apte à y penser.
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     Mer 12 Juil - 18:45
 
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DAIKO

Il n’y avait pas mille et une possibilités, en fait, une seule explication était plausible pour la scène à laquelle il participait sans vraiment comprendre comment il était arrivé là : Maiko avait dû le frapper fort, très fort, pour reprendre la télécommande et il devait certainement avoir reçu un coup brutal à la tête… il divaguait, il hallucinait, peut-être était-il allongé dans un lit d’hôpital et défoncé aux antidouleurs… Et pourtant, même si c’était un rêve, une fabulation de son esprit trop longtemps contrôlé par les convenances, alors il ne souhaitait pour rien au monde se réveiller. Ces lèvres sur les siennes c’était… électrisant. Il s’était souvent fait la réflexion qu’il aurait aimé y goûter, y goûter vraiment, juste pour confirmer que le goût sucré qu’il leur imaginait était réel… il n’aurait pas cru qu’elles auraient cet effet sur lui. Des femmes, il en avait embrassé des dizaines, suffisamment pour n’accorder aucune importance à ce genre de contact, pour détacher entièrement sa pompe à sang du reste de sa personne… sauf que là, maintenant, c’était tout bonnement impossible. La peau sur laquelle ses phalanges jouaient aux explorateurs, fin prêts à réclamer ce nouveau monde et à y planter son drapeau, ce n’était pas celle de la première pouffie à croiser son chemin et à jurer de ne pas avoir l’âge légale de consommer de l’alcool, cette bouche qu’il s’appropriait avec une fougue qui aurait presque pu l’effrayer… elle appartenait à Maiko.

Des ennuis, il en aurait, probablement, et pourtant, il aurait été incapable de prendre une décision rationnelle alors que ses doigts se permettaient une nouvelle caresse sur les cuisses de sa cadette avant de grimper suivre ses hanches, se poser sur son dos, et l’attirer plus certainement contre lui, jusqu’à rompre la distance déjà minime qui les séparaient, comme encouragé par le soupire qui quittait les lèvres de la demoiselle. Ce moment, il aurait été hypocrite de dire de pas y avoir pensé, il en crevait d’envie depuis qu’elle avait croisé son chemin des années au paravent. Et quoi qu’il le nierait jusqu’à sa tombe, cette envie ne s’était pas dissipée pendant ses années de mariage… Il aurait pu sentir cette pointe de culpabilité le narguer, s’il avait pu formuler la moindre pensée cohérente, hélas, c’était impossible, son esprit était sur le qui-vive, comme un junky attendant sa prochaine dose, il ne pouvait penser à rien de plus que cet incendie qui grimpait en lui de seconde en seconde, ce feu ravageur qu’il tentait d’éteindre dans un baiser plus passionné… n’arrivant qu’à le rendre un peu plus hors de contrôle. Et comme s’il n’avait pas entièrement perdu la tête en sentant Maiko serrer sa nuque, il avait fallu qu’elle ose poser une main sur son torse… une main pas entièrement innocente… S’il n’avait pas eu la certitude que les formes qu’il parcourait des doigts appartenaient à la danseuse, il aurait pu franchement s’inquiéter du retour de blondie!

… Pris de panique – ou du moins ça serait son excuse si un grand chef ours le mettait à procès – il avait désiré confirmer l’identité de la demoiselle en laissant ses mains redescendre sur ses fesses, s’y serrer – c’était bien Maiko - alors qu’il l’attirait plus certainement contre lui, réduisant à néant l’espace entre leurs bassins. C’est qu’elle jouait avec ses nerfs avec sa nouvelle vague de tourisme sur son torse, et il eut beau se vouloir en contrôle et fort, il aurait fallu être sourd pour ne pas entendre le mélange de grognement et de soupire qui lui avait échappé, et le frémissement qui le parcourait au moindre contact supplémentaire. À croire que tout ce qu’elle touchait devenait une trainée de flammes! Il la désirait ça, il ne faisait aucun doute, mais la puissance avec laquelle cette envie grimpait en lui avait de quoi lui couper le souffle. N’avait-il pas appris de ses erreurs passées? Elle pouvait changer d’avis à tout moment, lui retirer toute possibilité de se l’approprier à tout moment… peut-être était-ce pour cette raison qu’il avait chassé les remises en questions de sa tête, en même temps que ses capacités cognitives. S’il devait crever, autant avoir profité du crime un maximum. Il y avait pire comme mort, pire que de se faire décapiter par un chef de famille pour avoir osé prendre possession de sa cadette. Lorsqu’il s’était reculé, une fraction de seconde, pour reprendre possession de sa virilité – ou de ce qu’il en restait – et respirer, un sourire narquois flottait sur ses traits alors qu’il l’observait de haut.

… Avait-elle toujours été aussi désirable, ou était-ce les cheveux en bataille et le pull de star wars? Presque trop tendrement, il avait laissé une main grimper le long de son corps, frôler son bras, avant de se poser avec délicatesse sur sa joue, encadrant ce visage qu’il ne se lassait pas d’admirer. Son sourire s’était élargis alors qu’il laissait son autre main poursuivre sa montée sur le ventre de la jeune chanteuse, il aurait été incapable de déterminer qui des deux était plus retourné par ce simple contact. « … Mais tu as des antécédents criminels… le dognapping… entre autre. Je ne peux pas te libérer avant d’avoir enquêté… » une provocation? Une déclaration de guerre? Comme pour prolonger les hostilités, ses lèvres s’étaient mises à taquiner le cou de la demoiselle alors que ses mains avaient trouvé le chemin de ses hanches, prolongeant leur exploration sous ce chandail qui était définitivement de trop sur sa peau immaculée. Allait-il lui trouver un défaut s’il continuait de chercher? Il était dingue ou chaque parcelle d’elle qu’il s’appropriait était plus parfaite que la précédente?

Elle voulait le rendre fou, à n’en point douter, elle tentait probablement une nouvelle technique pour lui faire perdre la tête, et ça réussissait. S’il avait pensé que cette provocation, ce défi qu’il lui avait lancé sans oser poser ses lèvres sur les siennes, lui donnerait une longueur d’avance dans cette guerre, il était bien loin de se douter que Kowgli avait plus d’un tour dans son sac. Ok. Il aurait normalement protesté contre une morsure – il n’était pas à jour sur ses vaccins contre la rage et elle était une femme de la jungle – sauf que là… La sensation était loin d’être douloureuse, en fait, elle avait certainement fait stoppé net son souffle. Quoi dire, quoi faire, il était littéralement bouche-bée devant l’initiative de la demoiselle, et la vague de désir qui l’avait traversé avait de quoi l’inquiéter fortement. S’il avait décidé d’être sage, de ne pas devenir un rustre et se jeter sur elle, autant dire que cette belle résolution s’était dissipée. Jusqu’à ne jamais avoir existé alors qu’elle posait ses lèvres sur les siennes. Elle avait faiblis non? C’était suffisant pour se proclamer vainqueur non? Ça devrait suffire, parce que ce baiser, il l’avait approfondi, comme si ce n’était jamais assez, comme si toute sa retenue s’était évaporée. De toute façon, il était assoiffé d’elle, et à ce stade-ci, il n’y avait pas grand-chose qui aurait pu l’arrêter…

Probablement rien d’ailleurs. Prenant les mains sur son dos comme un encouragement, il avait poussé un soupir lourd d’envie avant de ruiner tous les efforts qu’elle avait fait pour enfiler des vêtements – un excellent choix d’ailleurs - en agrippant l’extrémité du pull avant de le tirer vers le haut comme le barbare qu’il pouvait être, jusqu’à le faire passer par-dessus la tête de son ancienne employée, et de le balancer sur le sol. Ce n’était que justice non? Il exposait ses nipples et elle, restait couverte comme une bonne sœur (ok, exagération, il serait allé à l’église tous les jours si les nones avaient eu ce type de fringues…) Bon, il avait dû libérer ses lèvres dans le processus, mais le regard qu’il avait posé sur le canevas sous lui en valait franchement la peine. Il n’aurait pu l’imaginer plus désirable, pas étonnant qu’elle ait le japon à ses pieds! Et lui…, il l’avait sous ses mains. Pour la peine, il n’avait pu dissimuler ce sourire admirateur, cet air un brin attendri, alors que ses doigts parcouraient ce ventre qui était d’autant plus parfait lorsqu’il appartenait au paysage qui se dressait sous ses yeux. À nouveau, il s’était incliné vers elle, sa bouche avide ayant retrouvé le chemin de son cou qu’il taquinait de baisers, avant de descendre vers son épaule alors qu’il se payait sa tête, une fraction de seconde. « Je t’ai dit que j’étais un grand fan? » …. Et un abruti. C’est encore étonnant qu’il ait eu des expériences horizontales!

… Ou alors, c’était la fourberie, parce qu’alors qu’il murmurait des conneries – une technique de drague éprouvée – ses mains s’étaient permises une ascension sur le buste de la demoiselle. Bah quoi! C’était un terrain qu’il n’avait pas exploré encore, et il était en droit de savoir si Maiko serait un bon flotteur en cas d’inondation! Des informations capitales! … Sauf que cette conclusion, il aurait pu la faire de façon visuelle non? Aucun besoin de laisser ses lèvres s’y poser ? C’était une analyse qui ne nécessitait pas des tests du goût… si? Une main avait poursuivi son chemin vers le dos de sa cadette, alors qu’il l’attirait plus certainement contre lui, sentant son souffle s’accélérer et son cœur se débattre. Allait-il réussir à aller au bout de cette exploration ou est-ce qu’il allait crever avant de réussir? Si seulement elle était moins désirable hein! Comble de la connerie, c’est entre eux baisers sur les monts Kotani qu’il avait murmuré avec ce sourire de chieur : « … Tu me signes un autographe? »

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     Jeu 13 Juil - 20:34
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Bad bad Kowgli ! Tu vas avoir de gros ennuis quand Yasuo viendra à se douter de tes crimes. Et l'homme que tu embrasses maintenant rejoindra rapidement l'autre monde. La seule chose qu'il pourra remercier alors, ce sera de partir sans souffrances. Une mort rapide et nette. Peut-être que Yasuo ne ferait "que" l'écraser avec son camion ou sa bétonneuse. Et elle porterait de son côté la responsabilité de cette mort jusqu'à la fin de sa vie... qui interviendrait vite si elle avait la chance de ne pas terminer dans un couvent. Parce que pour sauver Daisuke maintenant, il aurait fallu répondre beaucoup moins à ce baiser. Il aurait fallu téléporter sa batte de baseball dans sa main et lui donner un coup, ou le castrer, quelque chose dans ce goût là qui ne ressemblait pas du tout à la scène présente. La violence. C'était son seul moyen de communication possible avec un Serizawa et tout spécialement celui-là.
Mais justement... celui-là avait été tout spécialement épargné quand il aurait pourtant mériter de nombreux coups pour tous ses mensonges visant à le rendre plus détestable. Oui, même quand elle lui cognait le tibia, elle faisait preuve de trop de clémence.... C'était une faiblesse évidente qu'elle avait pour cet homme qu'elle n'avait jamais été capable de détester réellement.

Et pourtant, elle avait essayé si fort. Elle s'en était répétée des insultes une fois passé le stade du déni qu'on pouvait renommer "Impossible. Daisuke ne ferait jamais ça."... oui, comme si elle le connaissait mieux que sa propre femme alias sa propre soeur à elle....
Mais une fois qu'elle avait arrêté de se montrer aussi stupide... oui, elle avait beaucoup essayé. Elle y était arrivée... d'une certaine manière... jusqu'à ce qu'elle prouve parfois qu'elle avait de sérieux restes de faiblesse. C'était probablement quand il lui arrivait de montrer quelques restes de son côté. Des fois où, comme une imbécile, elle pensait apercevoir un peu de ce Daisuke qu'elle avait sans doute un peu trop apprécié.
Et maintenant, elle l'appréciait manifestement de trop de manières différentes... et à trop forte dose. Oui, au point de regretter l'absence de lèvres sur les siennes quand elles n'auraient jamais dû se trouver là à la base. Oh, elle pouvait la prendre cette moue faussement boudeuse pour des accusations... tout à fait justifiées. Inutile de s'étonner de faire des dégâts quand on avait vraiment kidnappé et perdu Chopin... entre autres crimes. Mais si Kotani Maiko nierait jusqu'à la mort, en toute mauvaise foi, être pleinement responsable de cette connerie, pourquoi le faire dans un lit après tout ? « Je suis innocente... » oui, même avec des mains sur vous pour vous faire adopter un ton qui laissait parler une certaine déconcentration « Enquête... tu verras.... » oh non jeune fille, on n'autorise pas le Serizawa à mener ce genre d'enquête !
...
A moins que ce ne soit pire et que ce soit plutôt une invitation

Voir les début de son impatience ou un ordre. N'avait-elle pas correctement appris ses classiques ? "Tu ne mordras point", ça ne lui parlait pas ?
Il y avait même des petites lignes en dessous pour dire : "encore moins ton ancien beau frère" et "ne l'embrasse pas ensuite, s'excuser c'est mieux".
Mais visiblement, Maiko ne savait pas dire pardon. Non, elle ne savait pas faire grand chose quand des lèvres trop tentantes chercher à la faire mourir d'envie. Elle n'avait pourtant jamais été pourri gâtée. Alors pourquoi autant d'impatience à obtenir maintenant ce qu'elle n'était pas supposée souhaiter ?
Elle en avait juste... vraiment trop envie ? C'était bien ça non comme excuse ?
Et si maintenant qu'il lui rendait son baiser de cette manière à lui faire tourner la tête, elle disait que c'était de sa faute parce qu'il embrassait bien ?
C'était pire !
Est-ce qu'elle prendrait seulement la peine plus tard de s'excuser d'avoir souhaité que ce moment de faiblesse ne s'arrête pas... qu'il dure jusqu'à lui donner encore plus le vertige... pour lui laisser le temps de savourer ce contact sur ses lèvres, ses mains sur elle ou les siennes contre une peau que ses doigts ne pouvaient se retenir de presser avec une envie qu'elle aurait bien du mal à nier. Oui, même si elle se transformait en Reine du déni.

Parce qu’il faudrait justifier que ses lèvres en avaient laissé d’autres la libérer pour laisser des mains remonter un sweat emprunté. Il faudrait trouver pourquoi son dos s’était légèrement décollé du matelas pour permettre au vêtement de retrouver le sol quelques secondes plus tard. A part l’envoûtement ou la possession, on ne voyait pas trop. Et au vue de son attitude maintenant, il était probablement plus logique de plaider le premier.
Curieux quand on n’était pas du genre timide d’avoir nos joues qui adoptaient une teinte rosée face à cette nudité ou plutôt à un regard qui nous découvrait si peu vêtue. Qu’est-ce qu’il lui prenait au juste ? Son cœur qui avait redoublé de battement, ses yeux qui étaient restés figés sur d’autres qui la détaillaient… parce que c’était Daisuke qui la regardait à présent. C’était sans doute la seule réponse qu’elle aurait pu trouver. Oui, c’était différent parce que c’était lui. Et parmi les battements de son cœur, il y avait bien ce désir de lui plaire… elle qui prétendait encore il y a peu de temps qu’il était trop gras….

Il lui plaisait si peu que sa tête s’était relevée pour permettre à ces lèvres de la harceler de davantage de baisers. Si peu que ses mains s’étaient pressées contre sa peau avec envie. Si peu que c’était bien un frisson qui l’avait parcouru, un soupir qui s’était échappé de ses lèvres… malgré la stupidité d’une remarque qui avait posé sur ses lèvres un léger sourire « Non... je ne crois pas… » c’était tout ce qu’elle avait soufflé quand elle aurait pu se plaindre en demandant s’il s’imaginait qu’elle tournait dans des films pornos ou quelque chose dans ce goût-là.
Une réaction plus raisonnable aurait été ceci dit de se demander si ça n’allait pas trop vite entre eux maintenant que des mains dont elle appréciait trop le contact se montraient plus audacieuses sur elle. L’arrêter, ne pas soupirer d’envie, et encore le castrer. Mais au lieu de toutes ces réactions possibles, une main l’avait encouragé pour des lèvres trop confiantes sur sa poitrine. Non, elle n’était probablement pas supposer se trouver là cette main, à se serrer dans ses cheveux. Elle était encore moins supposée soupirer un « Daisuke... » sur ce ton à censurer. Pas plus que ce « Où ? » oh cette autographe, il n’était que peu recommandé de le signer là où son autre main s’était pressée.
Quoi ? Au moins, cette fois, ce n’était pas pour lui mettre une fessée qu’elle s’était permise de toucher le postérieur Serizawa.

La réponse était oui. Ça allait trop vite.
La raison était… oui, elle en avait envie… de lui. C’était mal, très mal, et pourtant, si sa main se pressait ainsi c’était bien pour que leurs corps se rapprochent. Si un nouveau soupir lui avait échappé, c’était bien parce que ces lèvres-là, malgré une audace interdite, elles savaient trop bien s’y prendre pour chercher la pendaison. Si bien que ses doigts ne s’en étaient resserrés que davantage dans ces cheveux tandis que ceux de son autre main commettaient le crime de se laisser tenter par l’élastique d’un boxer.

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     Ven 14 Juil - 21:34
 
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DAIKO

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’avait pas perdu de temps. Elle le laissait faire et en moins de dix minutes il lui retirait le pull qu’elle venait d’enfiler, il l’embrassait avec une fougue qu’il ignorait posséder et il ne pouvait tout bonnement pas cesser d’explorer son corps offert du bout des doigts. Elle était magnifique, parfaite, sublime, et dès l’instant où il la retrouva allongée sous lui, il fut incapable de décrocher ses iris sombres de sa personne. Ou de dissimuler l’approbation qu’elle suscitait, il la dévorait littéralement des yeux et ce rougissement, bien qu’involontaire, suffit à étirer ses lèvres en un sourire satisfait. Plus que satisfait même, c’était cet air d’émerveillement, d’un gamin devant le plus beau cadeau de Noël, d’un faible devant un gâteau chocolaté, à la frontière entre être ému et totalement subjugué. Il n’avait pas été si à côté de la plaque toutes ses fois où il avait rêvé de ce moment, elle était exactement ce dont il avait toujours rêvé. Au pixel près. Pour la peine, une de ses mains s’était plus assurément glissée sur la hanche de la demoiselle, l’attirant contre lui, de l’autre, il s’était permis d’effleurer sa joue, de prendre cet air de chieur, cet air de rital qu’il avait fort certainement appris du plus séducteur du clan : « Je crois que je te préfère cette tenue au Cambodge. » … non, vraiment? Un homme dans la fleur de l’âge qui a un parti pris pour une jolie femme nu? Vraiment?

L’instant d’après, ses lèvres retrouvaient les siennes avec une nouvelle fièvre, une soif à étancher, un besoin primaire à remplir. En toute logique, il n’aurait jamais dû se trouver dans cette position, ne lui avait-il pas promis de ne plus jamais l’embrasser? Mais si elle répliquait de la sorte, si elle l’encourageait de soupires, si elle lui donnait la réplique en passant ses mains sur lui, en parcourant sa peau de caresses qui le secouaient tels des chocs électrique… qu’y pouvait-il? Rien, absolument rien. Comme un assoiffé, comme un malade, en totale perdition, prêt à tout pour que ça ne prenne pas fin, incapable de détacher ses lèvres des siennes. D’ailleurs, ses baisers se faisaient plus pressants, plus profonds, au fil des secondes et ses mains avaient poursuivies leur enquête, leur tourisme, jusqu’à se saisir de ses hanches pour l’attirer contre lui alors que, bien à son insu, un léger soupire lui échappait en sentant cette fourbe débuter les hostilités. Avait-elle la moindre idée de ô combien il ne rêvait que de cela, cette sensation sur sa peau, elle… son pauvre cœur battait à tout rompre. Parce que si un des deux coupables était encore dans le déni, l’autre n’avait jamais eu le moindre doute quant à l’intensité des sentiments qu’il refoulait. Il la voulait, elle, elle et personne d’autre. Elle, cette hystérique violente qui le menaçait plus qu’elle ne le draguait. Allez savoir pourquoi, si son frère ainé était un sadique, il était probablement masochiste…

Daisuke n’avait pas souvenir d’avoir ressenti une telle envie avant, d’avoir eu cette impression que son corps entier s’immolait au moindre contact avec une femme. D’ordinaire, c’était plus précipité, plus détaché, il se contentait de prendre son pied en offrant le plus grand plaisir à sa partenaire, d’apprécier le plaisir qu’il pouvait procurer et de se ficher éperdument de la personne sous ses mains… Mais pas cette fois, pas Maiko. Ses prunelles sombres étaient rivées sur son visage, il ne semblait pas pouvoir s’en détacher, avait-elle toujours été aussi belle? Avec une tendresse qu’il ignorait posséder, il s’était incliné, avait très délicatement posé ses lèvres sur son front en lui murmurant d’une voix rauque qui trahissait l’effet qu’elle avait sur lui : « Fais cette tête encore une fois, et je vais te l’acheter ta moto… » Malheureux! Elle allait s’en souvenir de ça! Elle s’en souvenait toujours! Et pourtant, si une moto était le prix à payer pour pouvoir caresser son ventre, ses courbes, alors soit, elle pourrait avoir un garage plein !

Guidé par sa connerie, il avait laissé ses lèvres délaisser leurs semblables, se poser sur le cou de sa jeune complice, se tracer un chemin jusqu’à son buste qu’il se fit un plaisir de découvrir, de goûter, et d’en narguer chaque centimètre et lorsque les baisers ne suffirent plus à calmer sa soif, c’est de sa langue qu’il se mit à attaquer cette peau offerte. Probablement qu’il aurait pu se calmer, cesser, ne surtout pas laisser sa main se poser sur un sein, le serrer en le guidant plus certainement à ses lèvres. Il aurait probablement dû se stopper mais cette main dans ses cheveux, les couinements de sa captive… ça lui donnait plutôt envie du contraire. C’est un léger soupire de sa part qui avait répondu à la demoiselle, alors qu’il se payait une balade en montagne. Sa main libre s’était posée sur le ventre de la jeune femme, l’avait choyé d’une caresse libre d’hésitation avant que ses lèvres ne suivent cette voie et descendent sur son ventre, ses cotes, jusqu’à se poser juste en dessous de son nombril. Il l’avait dévoré sur le champ si c’était possible, d’ailleurs, loin d’être désorientée par de telles activités, ses mains s’étaient posées sur le haut des cuisses de la demoiselle alors qu’il posait un nouveau baiser sur le creux de sa hanche.

Est-ce que ça allait trop vite? Oui, probablement oui. Certainement oui. Est-ce qu’il lui restait assez de neurones fonctionnels pour ralentir la cadence? Absolument pas. Il avait attendu si longtemps pour l’avoir à sa merci, pour sentir sa peau immaculée sous ses doigts, pour l’entendre soupirer avec cette candeur, pour l’entendre souffler son nom de ce ton qui méritait plus d’une punition. Non, il n’avait pas envie de l’arrêter, il n’avait pas envie d’être un adulte responsable, pas quand elle posait sa main sur ses fesses, pas quand il ne pouvait que suivre son ordre silencieux et rompre la distance entre leurs corps, grimpant la ligne de baisers jusqu’à son cou, s’emparant de ses lèvres comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Puis, ses mains s’étaient posées sur ses cuisses à nouveau, attirant la demoiselle contre lui, ne laissant pas un millimètre supplémentaire entre leurs bassins. Suivant l’exemple si bien établis par cette ancienne criminelle, il avait laissé une main se poser sur son postérieur, s’y serrer et l’attirer contre lui plus certainement, le souffle rauque par l’envie qu’il avait cessé de réprimer. Il avait envie d’elle, c’était si difficile à assimiler?

Un frisson avait secoué sa personne en entier en sentant la fourbesse tenter une exploration vers son boxer. Quelle femme attentionnée! Il faut dire que si elle continuait ainsi, il y serait à l’étroit dans peu de temps. Sa respiration était plus saccadée, son cœur battait à un rythme cacophonique et il ne pouvait que sentir cette flamme bien familière grimper en lui. Il était d’un naturel impatient, vraiment, et d’autant plus en cet instant alors qu’il sentait ses pensées lui échapper, il ne pouvait fausser sur rien d’autre que le bijou qu’il avait sous les mains. SA MAIKO. Enfin. Après tout ce temps. Il lui aurait bien demandé si elle était certaine, mais la façon qu’elle avait se coller son corps au sien lui confirmait déjà ça. Comme pour lui donner une autorisation, ou pour l’encourager dans son enquête, il avait serré plus certainement le magnifique arrière train de la danseuse, la plaquant contre son bassin, pressant au même moment sa main à elle contre le grand prédateur de la jungle, le Seriboa en personne! Il n’avait qu’une envie : qu’elle le délivre de cette fièvre qui l’envahissait. Peut-être qu’il aurait dû demander………..après tout, elle était pure non…………..Pure. OH MON DIEU.

Elle était vierge! Les mains qu’il avait posé sur elle s’étaient figées, ses baisers s’étaient faits moins pressant. Il se maudissait mentalement, il se hurlait ô combien il était con! Elle n’avait aucune expérience, aucune piste et lui, il se jetait sur elle sans même lui demander ses limites. C’était quoi la prochaine étape? Aller chercher les jouets offerts par les moumoutiers? Quitte à la traumatiser! Lentement, il s’était décalé d’elle, soudainement incertain et il avait commencé un : « Maiko… » l’instant d’après, ses mains se posaient plutôt sur ses épaules, puis sur ses joues, sans qu’il ne daigne cesser de la serrer contre lui. « … On est pas obligé d’aller aussi vite…   » … ça sonnait tellement étrange, avec sa voix qui ne pouvait qu’être secouée par l’envie qui n’avait pas décidé de retomber… Un soupire, puis il posait en toute tendresse ses lèvres sur le front de sa précieuse kokonut. « Mais si tu veux continuer……… je serai doux……… » Que quelqu’un le tue, Naoki, s’Il était présent, aurait pu l’éclairer sur comment se faire une vierge. Ou comment déceler une vierge, parce que clairement, il faisait erreur… Son cœur battait tellement vite, il sentait tellement connard, d’oser demander à ce qu’elle n’y mette pas fin… « Enfin… je comprendrais … si tu ne voulais pas que ta première fois soit … avec moi. » Auquel cas, elle allait mourir vierge!

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     Dim 16 Juil - 23:16
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Avec un peu plus de bagou en marche, elle aurait pu lui répondre que les nudistes étaient les plus grands économes de tous les temps. Quelque chose dans ce goût là. Quelque chose d’un peu amusant mais surtout de débile. Mais pour être capable de ce quelque chose, il faudrait encore que des mains, des lèvres, ne vous retirent pas les mots d’une bouche qui menaçait de trahir votre faiblesse à chaque seconde d’un soupir.
Dommage, lui dire que cette tenue d’Eve serait du plus bel effet à l’un de ses repas discutant pétrole, whisky hors de prix et nombre de carats, ça aurait été une réponse pointue et une scène amusante pour son imaginaire en prime. Mais c’était à peine si un vague « hum hum » avait quitté ses lèvres avant qu’elles n’en retrouvent d’autre. On pourrait lui pardonner, après tout, ne l’avait-elle pas embrassé à la base pour le faire taire ?
Ah oui ?
… oui, c’était quelque chose dans ce goût là. Ou une expérience, un test, un vague “juste pour voir”, ça lui parlait un peu, vraiment rien qu’un peu maintenant qu’elle se sentait bien incapable d’arrêter cette enquête que l’on pourrait nommer “Qui a tué le déni ?”
Peut-être le colonel Moutarde, quelque part dans une bibliothèque, avec un chandelier… à moins qu’il ne s’agisse de la corde, quelle importance ?

Il y avait pourtant bien un crime qui se déroulait maintenant dans cette chambre. Mais, comme tout bon crime, on pouvait commencer à le résoudre, à démasquer le coupable une fois le méfait accompli.
Elle pourrait plus tard accuser Daisuke. Lui dire qu’il n’était finalement pas assez gras, qu’il aurait pu la protéger en consommant davantage de big mac ou en déchirant sa carte d’abonnement à la salle de sport.
Elle pourrait également blâmer cette peau trop plaisante sur laquelle ses doigts glissaient sans être capables de lui donner une réponse à la question : est-ce que c’était cette peau qui était brûlante ? Ou est-ce que c’était elle qui se sentait trop fiévreuse ?
Oui, oui, une excellente question à laquelle tout Kotani ne voudrait pas qu’elle réponde. Hum, voilà, elle pourrait peut-être blâmer sa curiosité plus tard. Ou dire que c’était une excellente méthode de soigner le mal par le mal… si par chance elle n’avait pas envie d’un second traitement tant le premier lui faisait l’effet d’une drogue plus que d’un soin contre la si dangereuse tentation.

« Tu me dois toujours un cours… » et c’était tout ce qu’elle avait soufflé avant de laisser la permission allait plus loin. C’est ça Kotani, prends-le ton cours et donne une raison de plus à Yasuo d'assassiner l’homme avec ses lèvres sur sa poitrine. Si encore ce n’était que ça. Il avait fallu qu’elle charge davantage le dossier de l’accusation en laissant passer un gémissement qu’elle n’aurait pu retenir sous cette langue trop experte, tant pour cette main un brin trop possessive. Nier que le Serizawa était doué pour s’exprimer de cette manière n’aurait pas été crédible quand, en plus de ça, son dos s’était légèrement décollé du matelas tandis que ses doigts s’étaient resserrés un peu à plus ces mèches. Retenir une nouvelle fois son prénom, c’était peut-être la seule force dont elle avait preuve, mais souffler d’une voix où le plaisir la trahissait trop « Je le jure… je ne l’ai pas… cette télécommande… » au final, il aurait mieux valu prouver qu’elle savait vraiment comment il s’appelait. Pourquoi pas y aller avec un nom de famille cette fois ?
Peut-être qu’elle le ferait maintenant que les lèvres meurtrières empruntaient un autre chemin qui ne l’avait pas fait moins frissonner. Est-ce que le but de cette soi-disant recherche était de la rendre folle ? Parce que s’il fallait répondre franchement, l’inspecteur Serizawa était plutôt doué pour ça.

Si doué qu’il était capable de faire monter ce besoin de céder simplement de mains sur ses cuisses, de baisers qui la torturaient d’envie de plus en plus, de lèvres qu’elle avait retrouvé en trahissant trop, et d’une proximité soudaine qui l’avait fait gémir dans ce baiser. Quoi ? Soudainement, ça ne la gênait plus tant que ça de sentir le Seriboa si près ? Il fallait croire que non. Autrement pourquoi aurait-elle répondu à ce besoin de proximité en nouant ses jambes autour du bassin de son aîné pour les rapprocher un peu plus. Hum, oui, peut-être qu’elle couvait une légère fièvre. Peut-être qu’elle approchait du 40 degrés et qu’il faudrait l’hospitaliser de toute urgence. Ou peut-être que c’était mieux de laisser son ancien patron mener son enquête. Il avait une manière trop plaisante de poser les questions pour interrompre sa garde à vue. Elle était prête à avouer. C’était elle qui l’avait caché cette télécommande.

Dans son boxer ? Pourquoi pas… c’était une bonne planque après tout. Et puis, ne commençait-il pas à y avoir quelque chose de dur et de non identifié ?
… son frère allait la tuer. C’était sûr que son frère allait la tuer. Mais il tuerait d’abord Daisuke.
Sauf que Yasuo, on devait s’en moquer pas mal maintenant qu’on mourait d’envie de voir l’effet que ça ferait de franchir une barrière de tissu. Est-ce qu’elle aussi, elle était capable de lui soutirer des soupirs juste en jouant à cet endroit ?
Elle était sur le point de répondre à cette question quand sentir sa responsabilité à travers le tissu l’avait fait soupirer d’envie. Elle avait pensé à tout sauf aux conséquences de ses actes en s’apprêtant à reprendre ses crimes là où le trouble d’une envie pour laquelle lui avait frôlé la mort un matin les avait laissé. Mais elle n’était certainement pas prête pour la suite.

Si d’abord incompréhension s’était lue sur son visage tandis que le pedo nipples se faisait moins harceleur pour au final se décaler et la câliner en toute pureté malgré la faible quantité de tissu qu’elle portait « … » oui, il y avait de quoi ne pas comprendre et le questionner du regard. Davantage encore quand le Serizawa se transformait en princesse qui n’allait pas tarder à lui dire qu’il préférait se préserver pour le mariage.
… oui, il y avait de quoi trouver ça étonnant. Il y avait vraiment de quoi le fixer avec la même dose d’incompréhension et même aller jusqu’à froncer les sourcils à la promesse de douceur « ... » est-ce qu’il se droguait ? Est-ce qu’il avait consommé trop de Latour ? « Daisuke tu… » cette phrase prononcée avec une main sur le bras non gras de son aîné, elle ne la terminerait jamais « ... » parce que le Serizawa avait préféré en prononcer une autre et que sa seule réponse, en plus de cette même incompréhension faciale, avait été un « Quoi ? » non Maiko, tu as bien compris, le Serizawa est en train de dire que tu es vierge.
Mais pourquoi ?
… ça, c’est une bonne question et la réponse se trouve dans les pensées de ton ancien patron qui ont dû se fusionner avec celles d’un Yasuo qui espère encore lui aussi.


…. Et c’était reparti pour un “Jeopardy tour” dans sa tête c’est ça ?
Si elle avait bien connu un bug, le prochain son à franchir ses lèvres avait pourtant été un rire.
… quoi ? C’était si étonnant que ça qu’il la pense vierge ? Elle n’était pas si vieille, clairement plus jeune que lui en tout cas et… ok, sur le plan technique, elle avait été cultivée par un Russe qui n’avait pas froid mais autant épargner le détail à son pauvre pedo nipples. En fait, si elle voulait être sympa, elle pouvait trouver une boutique dans le coin qui vendait des hymen avant de revenir jouer les vierges pour lui faire plaisir.
Mais il était fort probable qu’elle ne s’était pas redressée à présent pour partir en quête de sa virginité perdue. Clairement perdue pour qu’elle se retrouve à nouveau assise sur lui, à cette place scandaleuse qu’elle n’avait soi-disant jamais connu, les mains encadrant les joues de son ancien patron avant de venir déposer un baiser sur son front, non sans avoir lâché un nouveau rire.

On se calme Maiko, prends soin de ton pédophile, tu t’apprêtes à briser ses rêves. Peut-être que tu devrais le faire asseoir.
S’emparant de ses mains, elle s’était reculée juste assez pour l’inciter à venir contre elle, le serrant ensuite contre son buste et caressant doucement son dos pour l’apaiser.
Elle riait encore ?
Juste une fois, elle n’avait ri qu’une fois de plus elle le jurait.
Pourquoi sa princesse était aussi mignonne ? Bonne question aussi. Mais il serait préférable de répondre aux questions d’Aurore en premier lieu. Et c’était bien pour le faire qu’elle avait à nouveau posé ses mains sur ses joues, les caressant doucement pour l’aider dans cette douloureuse épreuve « Regarde-moi Daisuke » ne brise pas ses rêves « ça va être difficile à entendre. » est-ce qu’elle s’entraînait pour le dire à un Kotani ? « Je ne suis pas vierge. »
Oui, même si pour être franche, il avait une manière de la regarder capable de la faire rougir… même si, peut-être … et seulement peut-être… il aurait mieux valu que ce soit lui… qu’est-ce qu’elle en savait ? Elle n’était qu’une folle qui, pour l’aider à digérer cette information ou peut-être à y croire, venait de retrouver ses lèvres dans un baiser qui tentait à prouver qu’elle avait plus d’expérience que ce qu’il s’était imaginé.


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     Jeu 27 Juil - 17:57
 
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DAIKO

Pour quelqu’un qui avait goûté aux plaisirs de la chair à un âge avancé et grâce au noble sacrifice d’une étrangère dont nous tairons le prénom (I LOVE U SASHA) – quoi qu’il dirait le contraire et prétendrait jusqu’à la tombe avoir une longueur d’avance sur son neveu – Daisuke semblait faire preuve d’une amnésie sélective quant aux mesures de prudences à adopter lorsqu’il s’adonnait aux sports horizontaux… Comme par exemple, ne surtout pas poser de questions stupides et idéalement, ne pas vraiment communiquer sur des sujets autres que les directions du tourisme corporel auquel il s’adonnait. S’il avait appliqué le célèbre « ta gueule » longuement répété par son ancienne petite amie et subséquemment, par son ex-femme, il ne se serait pas retrouvé dans cette fâcheuse situation où tous ses rêves s’écroulent devant lui. Non! S’il avait suivi les conseils d’experts, les sons qui auraient franchis les lèvres de la jeune danseuse auraient été de la gamme des gémissements ô combien délectable et non pas un rire à peine dissimulé devant la bêtise dont il avait fait preuve. De cette chambre New-Yorkaise, il pouvait presque entendre sa conscience chinoise hurler qu’il était con, ou alors c’était le choc flagrant de voir la demoiselle trouver son questionnement si … drôle. Était-ce vraiment déconseillé de s’enquérir de ses intentions et de bien valider qu’elle voulait passer à l’étape supérieure? Elle l’avait battu pour moins que ça par le passé alors la contre vérification lui semblait de mise. Ce qu’il n’avait pas envisagé par contre, c’était cet air de totale incompréhension et ce rire. Ce fichu rire! Encore heureux qu’elle était adorable quand elle riait et que vue sa morosité des derniers temps, c’était une victoire en soi… S’il avait su que lui retirer ses vêtements était une technique de remonte-moral approuvée…Pour la peine, il avait pris une position plus droite, carrément assis sur le lit alors qu’elle se permettait de l’utiliser comme chaise – encore.

Clignant des yeux, il n’avait pas protesté alors qu’elle l’attirait contre son buste – en vrai, il appréciait beaucoup trop la proximité et cette sensation ma foi agréable de retrouver du matériel cent pourcents naturel après ses expériences des dernières années. Ses iris sombres avaient cherché ceux de la demoiselle alors qu’il rivait sur son visage un regard attentif. Il aurait dû s’en douter, à la façon dont elle caressait délicatement sa joue, à cet air contrit qui passait sur ses traits : elle avait changé d’idée. Il s’attendait à ce qu’elle lui avoue que oui, ça allait trop vite, que non, elle n’était pas prête, il était préparé à la rassurer, lui assurer qu’il n’y avait rien de mal à prendre son temps et à ne pas se jeter sur le premier Serizawa venu… bref il s’était préparé à ranger son arme et à penser bien fort aux moumoutiers pour faire redescendre la tension… à tout sauf à la révélation choc qui avait franchi les lèvres de sa jeune compagne. « … ……. » Bug mental. Shut down complet. Il ne pouvait que cligner des yeux et observer son visage comme si elle venait de lui annoncer un truc tellement improbable que sa cervelle refusait de traiter l’information. Même qu’un rire nerveux lui avait échappé. Elle aurait pu lui parler de petits hommes verts et lui confesser venir de mars qu’il n’aurait pas eu l’air plus choqué. Elle n’était plus vierge. Sa Maikini n’était pas vierge ! OH MON DIEU. Pour la peine, il avait presque envie de contacter lui-même Yasuo et de lui annoncer que le méfait avait été accompli par quelqu’un d’autre que lui! Qu’il fallait se mettre à la recherche du coupable et lui faire payer son acte abominable et …..

Il y avait tant de questions qui se chevauchaient dans sa tête, à commencer par le fait qu’elle pourrait très bien se payer sa tête, par honte de ne pas encore avoir gouté à ces choses-là… Mais cette hypothèse, il dut se résigner à la chasser lorsqu’elle tenta de noyer le poisson en l’embrassant d’une façon forcément moins chaste. WOAH. On l’avoue, son cœur avait loupé un battement et l’incendie qu’elle avait déjà allumé avait fait une remontée puissance dix. Comment avait-il pu se passer de ces lèvres aussi longtemps? Ses doigts s’étaient posés sur les hanches de la jeune idole, grimpant lentement sur son dos en une caresse des plus possessives. Elle aurait bien pu lui faire abandonner son travail d’enquêter sur les méfaits passés mais, la révélation était si grande qu’il eut la force de se décaler un peu, avec cet air sérieux de gamin à qui on a confisqué le jouet préféré au visage : « Qui? » … parce que tu penses que ça se pose comme question ça Daisuke? Oui. Absolument ! Il avait le droit de savoir qui avait fait un tour de manège avant qu’il ne soit ouvert au public! Daisuke avait après tout acheté son laissé-passé des années plus tôt et il était loin d’apprécier que quelqu’un l’ait battu au premier round! Alors que l’infâme question avait franchi ses lèvres, ses mains s’étaient posées sur les épaules de la demoiselle alors sa bouche se contorsionnait en une expression douloureuse…… Il savait très bien qui! « Oh mon dieu! Le mollusque! » … On a dit qu’il n’était pas fan de l’ex russe de la demoiselle? « Mais comment! Je dois m’inquiéter du capitaine Davie Jones? »

Il était vraiment tiraillé entre l’envie de hurler et d’aller tabasser ce moucheron où qu’il soit et celle de ne pas être aussi con. Pour une fois dans sa vie – peut-être était-ce les encouragements des monts Kotani si près de son torse – il décida d’être brillant. Une fois le traumatisme passé, ses mains avaient naturellement retrouvé leur position sur ses hanches de la jeune femme avant de descendre se poser sur ses fesses pour mieux la hisser sur lui et rompre le peu de distance qu’il avait lui-même mis. Ses mains se serrèrent sur son butin alors qu’un sourire de parfait chieur passa sur ses traits, on aurait dit un malfaiteur sur le bord de faire une bêtise. « Oh tu sais… si c’est pas un Serizawa. Ça ne compte pas… » un grand dicton familial! Il essayait de convaincre qui là? Lui où elle?

Une de ses mains avait grimpé sur le dos nu de la jeune femme, choyant sa peau d’une caresse lourde de promesses avant de se poser sur sa nuque et de s’agripper tout en douceur à ses cheveux encore humides. Elle méritait punition pour avoir dissimulé une information comme celle-là! Et il pouvait penser aisément à la torture appropriée. D’ailleurs, ses lèvres avaient retrouvés la peau immaculée de son cou alors qu’il la parsemait de baisers fiévreux. D’ailleurs, sa bouche n’avait quitté cette peau qu’une fraction de seconde pour murmurer d’une voix lourde d’envie qu’il peinait à dissimuler de l’avoir ainsi juchée sur lui : « j’ai bien l’intention de te faire oublier. » et comme pour mettre sa menace à exécution, c’est sur son buste qu’il avait recommencé son tourisme, osant la narguer d’une langue qui était clairement experte dans ce langage-là… Il parlait après tout, au moins 5 langues! Ses doigts quant à eux s’étaient resserrés sur sa fesse pour mieux la rapprocher de lui, rompre le peu de distance – déjà trop énorme entre eux. Son cœur battait à tout rompre, il doutait avoir un jour eu envie de quelqu’un à ce point-là. Était-ce l’attente?

… Ou était-ce ce flot de sentiments qui lui faisait perdre la tête ? Peut-être qu’il était mourant, ou au minimum souffrant? Il avait tellement chaud… sans compter qu’aux vues de la situation, peut-être qu’il la planquait dans son boxer cette télécommande… c’était une inspecteur rusée que cette peste! La main qui tenait ses cheveux à elle avait lâché sa prise, puis, elle avait longé son bras délicat pour retrouver sa place de prédilection sur sa cuisse, s’y pressant avec envie alors que sa respiration devenait plus saccadée. Maudite Kowgli, elle lui faisait perdre la tête! Il avait soulevé cette jambe pour l’inciter à la passer autour de sa taille, à réduire à néant l’espace qui les séparait, avant de répéter le manège avec sa jumelle. Pas une seconde, pendant cette manœuvre, ses lèvres n’avaient cessés leur course. Daisuke avait finalement saisis les hanches de son ancienne employée avec douceur, se décalant un instant pour lui tirer son plus beau sourire de rital avant que ses iris ne s’accrochent aux siens. Puis, il s’inclina à son oreille, susurrant de sa voix grave avant de s’en prendre à son lobe du bout des dents : « Pour me réconforter de ne pas être le premier… » ses lèvres s’étaient posées sur sa tempe avant qu’il ne poursuive en glissant ses doigts sur le dos de sa captive. « … je serai le dernier. » Sa voix n’était qu’un murmure. Tendrement, sa main droite retrouva son chemin jusqu’à la joue de son ex belle-sœur. Ses iris sombres s’étaient un instant perdu dans les siens alors qu’il avait cru bon d’ajouter : « Je m’excuse de rompre cette promesse de ne plus jamais en parler… » il avait dégluti sentant sa pompe à sang tambouriner si fort dans son poitrail que s’en était douloureux. Puis, à peine audible, il avait conclus sur un : « Je t’aime Kobiwan. » son sérieux ayant ses limites, il avait préféré la faire taire en reprenant possession de ses lèvres avec une passion renouvelée. Au diable la retenue, il d’exposer sa personne beaucoup plus qu’aux coups avec cette confession……. En fait, il était lui-même en état de choc de ressentir ce genre de chose. N’était-ce pas proscrit dans sa famille? Et pourtant, il ne planait aucun doute dans son esprit que celle-là, cette emmerdeuse qui le frappait et riait de lui, c’était la seule dont il avait besoin. Pendant une fraction de seconde, tous ses emmerdes s’étaient volatilisées au contact de ses lèvres. Pour la première fois en 33 ans, il respirait vraiment.


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     Ven 4 Aoû - 15:55
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C’était un point commun étrange à partager avec Yasuo que de vouloir la virginité éternelle de la jeune Kotani, c’est vrai. Mais quand le Serizawa la voulait pour être le premier à lui retirer, on comprenait mieux pourquoi les deux hommes ne pouvaient pas s’entendre. Fort heureusement, ce fait n’était pas porté à la connaissance de l’admirateur de ciment et de gros camions. Dans le cas contraire, il était bien évident qu’à l’heure actuelle, Maiko ne pourrait chevaucher le pro des hôtels et qu’elle irait plutôt fleurir sa tombe dissimulée dans un bois japonais.
Et il n’y avait pas à redouter que le désormais informé de cette triste nouvelle la répète à son confrère qui aimait la prétendue virginité de sa sœur pour d’autres raisons. Ceci dit, si on comparait le responsable de cette perte à celui qui aurait aimé être accusé de ce crime, elle n’était pas certaine que Daisuke soit le moins aimé des deux. Ils se valaient sans doute presque aux yeux de Yasuo mais on ne pouvait pas dire que le russe remporte son cœur, loin de là. Non, son frère préférerait dire qu’elle avait un don pour les choisir et qu’il valait mieux, dans ce cas, partir dans un couvent ou bien piquer Yue à ce prétendu mexicain.

Yasuo semblait ceci dit bien loin des préoccupations de sa cadette, trop occupée à annoncer la terrible nouvelle à son pédo nipples. Oui, il était important d’être assise dessus pour s’assurer qu’il soit lui-même dans cette position. Ce serait dur à encaisser quand autrefois, elle lui faisait des cookies. Il l’avait connu, elle n’était qu’une gamine. Et c’était bien connu, les enfants restaient à jamais purs.
D’ailleurs… quand est-ce qu’il avait commencé à vouloir l’entraîner en dehors des chemins de la pureté ?
Voilà une réponse qu’il faudrait taire à l’ensemble de la fratrie Kotani le moment venu (et il ne viendrait jamais pour des raisons évidentes de survie Serizawa) « ça va ? » est-ce qu’il a l’air d’aller bien maintenant ?
Pas vraiment, il avait l’air en état de choc et ses yeux qui avaient fouillé les siens avaient lu la réponse à sa question. Elle n’avait pas insisté. Inutile de remuer le couteau dans la plaie en lui disant que le russe avait eu le temps de l’éloigner bien loin de la pureté.
En même temps… c’était déjà assez étrange de parler de ça.

L’embrasser. Ne plus parler. Bien mieux. L’aider à comprendre la nouvelle en goûtant un peu trop ces lèvres au goût enivrant.
Lorsqu’elle avait senti ses doigts sur ses hanches se faire plus possessifs, elle avait probablement pensé la partie gagnée. Ils n’aborderaient pas plus ce sujet. Daisuke était désormais « rassuré » d’apprendre qu’il n’aurait pas la lourde responsabilité d’être son premier. Qu’est-ce qu’on pouvait bien dire de plus là-dessus ?

Bah… dénoncer le responsable visiblement.
« …. » est-ce que c’était important ? Doucement, ses doigts avaient caressé les joues de sa princesse comme pour l’aider à digérer mieux la nouvelle. Sa bouche s’était bien ouverte pour apporter probablement une réponse floue, mais son aîné avait visé juste tout seul. Et si elle lui aurait fait le plaisir de simplement hocher la tête malgré la qualification de mollusque, son commentaire sur le grand Davy lui avait valu une tape sur l’épaule. Notons tout de même la différence de violence avec ce sourire pas si contrarié que ça « Et moi alors ? Je dois m’inquiéter de toute pouffe à partir d’une composition de 40% de plastique ! » bah quoi ? ….
Non rien.
Mais quand même, elle n’en n’était pas jalousie de la Barbie qui avait quitté la suite un peu plus tôt ?
… évidemment que non !
« T’es déçu ? » encore une fois, réponse évidente. Mais au moins, il n’était pas fâché autrement ses hanches n’auraient pas retrouvé des mains qu’elle aimait déjà un peu trop. Laissant ses doigts glisser vers sa nuque, ils étaient remontés jusqu’à ses cheveux pour s’y emmêler tandis qu’un nouveau sourire se dessinait sur ses lèvres « Ah oui ? Serizawa, régénérateurs d’hymens depuis 5 générations c’est ça ? » au moins, on comprenait pourquoi ils allaient bien ensemble… ils étaient tous les deux aussi cons non ? Les niveaux semblaient se valoir clairement.

Mais l’avantage d’un Serizawa qui vantait son talent, c’est qu’il avait une main capable de prouver une partie de sa bonne foi, une main capable de lui arracher un frisson un peu trop rapidement tandis qu’elle remontait dans son dos. Et une main qui lui donnait envie de plus à son arrivée dans ses cheveux quand ces lèvres dans son cou n’étaient pas moins coupables. Ne pas gémir, être un peu forte, et pourtant, elle lui laissait déjà marquer un point quand un soupir trop marqué lui avait échappé, laissant sa main se serrer dans les cheveux de son aîné comme pour tenter de se tenir un peu. Peine perdue quand il n’avait fait que la harceler davantage et que sa réponse à une promesse n’avait été qu’un nouveau soupir trahissant son envie « Fais-le… vite…. » pas tant d’empressement pour une première fois, c’était bien ce qu’on disait. Mais comment ne pas réclamer quand quelques secondes plus tard, un simple rapprochement lui arrachait un gémissement. Clairement, ça ne la dérangeait plus autant de sentir une envie gênante à l’entrejambe de son ancien patron. En tout cas pas assez pour ne pas le taquiner en s’y installant davantage.
Fourbe Kotani qui partageait ce défaut avec un Serizawa manifestement déterminé à la faire s’exprimer d’une manière scandaleuse. Un bon moyen de faire des vocalises peut-être. Elle n’avait pas tenu bien longtemps, une seconde fois sa voix s’était faite entendre alors que sa main remontait dans ses cheveux, l’autre s’était un peu mieux accrochée à son épaule.

Sans se faire prier, elle avait aidé à cette réduction de distance en nouant ses jambes autour du bassin du prometteur Serizawa. Mais quelques secondes plus tard, quand son regard avait pu retrouver le sien après cette torture irrésistible, son cœur s’était mis à battre plus vite, bien plus vite, comme s’il tenait à chasser les traces restantes de déni.
Peut-être qu’elle aurait pu dire que c’était « juste comme ça » ou qu’ils ne pouvaient pas. De sages paroles remplies de raison, il devait y en avoir un paquet. Mais à la place, son teint avait pris cette curieuse couleur non digne d’un membre de la tribu Kotani et sa bouche qui s’était ouverte n’avait pas été capable de prononcer le moindre mot, juste un prénom, un « Daisuke…. » qui avait été privé de toute suite face à cette déclaration. Son cœur avait loupé de trop nombreux battements et s’il était d’usage de répondre quelque chose, le bug avait duré assez longtemps pour que son aîné ne la dispense de répondre en retrouvant ses lèvres.
Dans le fond, c’était peut-être en lui rendant son baiser qu’elle avait décidé de répondre. De la passion. De l’envie. Une tête qui s’était mise à lui tourner bien trop quand il l’enivrait en communiquant de cette manière.

Douter. Se dire qu’il n’était qu’un idiot. Un joueur qui s’amusait encore et ne tarderait pas à retrouver ses terres en plastique, ça ne lui était même pas venu à l’esprit. Mais qu’est-ce qu’elle avait dans la tête maintenant ? Rien, juste lui. Et étrangement, pour une personne qui ne se disait pas jalouse quelques minutes plus tôt, cette proposition d’être le dernier avait déclenché des battements curieux, comme un « pourquoi pas » peut-être même un « oui ». Ces trois mots n’arrangeaient rien, c’est vrai. Ils n’étaient pas raisonnables. Pour des tas de raison, c’était mal. Et pourtant, quand pour se redonner le droit de parler quelques secondes, elle avait mordu un instant une lèvre coupable, ce qu’elle avait soufflé avant de reprendre ce baiser n’était pas plus une excellente idée « Fais-moi l’amour Daisuke. » non, mais elle semblait bien trop agréable pour ne pas la réclamer.


 
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