Just dance, gonna be okay ft. Jie

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     Dim 19 Fév - 20:01
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Just dance, gonna be okay
AKANE & JIE

Depuis son retour au Japon, Akane avait pris un second boulot d’assistante chorégraphe auprès de l’Agence, histoire de tester le terrain, de déterminer si les recrues nipponne étaient plus valables que celles de Corée et surtout, histoire d’obtenir un accès aux salles de danse. Se pratiquer dans une chambre d’hôtel – elle était quand même SDF, n’ayant pas décidé si elle resterait au pays – n’était pas des plus possibles, aussi grandes soient les suites qu’elle s’offrait. Et puis… obtenir un permis de passer dans les locaux d’Eita, c’était accroitre ses chances de tomber accidentellement sur un certain professeur de danse chinois. Il ne pourrait pas l’éviter indéfiniment non? Elle n’était pas du genre à se laisse faire! Notre bridée avait tenté une fois de plus l’enchainement sur lequel elle travaillait depuis des semaines. Tout était tellement clair dans sa tête, tellement harmonieux, mais faute de vraiment être dans son répertoire classique, faute de réellement aimer la musique rythmée avec laquelle elle devait bosser, c’était indéniable, elle ratait. Son pied devait se poser à droite, pivoter, mais son corps entier semblait déterminé à refuser le mouvement.

« ARGG.  » Un soupire furieux lui avait échappé alors qu’elle finissait une fois de plus cet enchainement sur un échec cuisant. Comment pouvait-elle espérer apprendre cela à une bande de crétins imberbes si elle peinait à le réussir elle-même hein? Il était hors de question qu’elle n’avoue sa faiblesse! Passant une main dans ses cheveux sombres soigneusement retenu en chignon – elle n’avait jamais abandonné son passé de ballerine, Akane s’était rageusement emparée de sa bouteille d’eau. Encore. Elle essaierait encore, jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Étrange comme l’histoire se répétait, lorsqu’elle étudiait ici, c’était pareil. Les nuits qu’elle avait investi dans ces pièces, à tenter de maîtriser des pas… Elle avait au moins le mérite de ne pas abandonner…

Ce n’était pas l’envie qui manquait, vraiment pas même. Elle aurait pu tourner les talons, retourner à sa suite, noyer sa déception dans du vin… de toute façon, chance est qu’elle servirait un chef d’œuvre au groupe dont elle s’occupait, et que ces nabots décideraient de le ruiner avec leur manque de talent! Ce qu’elle pouvait en avoir marre des coréens! Franchement, si elle devait travailler une journée de plus avec un groupe de pseudo-mineurs avec pour seul talent une gueule 100% plastique et des abdos d’acier, elle allait se tirer une balle. Pire encore que leur manque flagrant de talent brut, c’était leur certitude fondée qu’ils n’avaient qu’à montrer un peu plus de peau pour que les idiotes qui payaient des tickets de concerts oublient tout du manque de synchronisation. Juste à y penser… elle avait des envies de meurtre!

À quel moment ses élèves avaient-ils cessés d’avoir du talent? Avant, on lui confiait des danseurs de haut calibres, pour l’amour de dieu, jamais Jie n’aurait ne serait-ce que songé à se déshabiller pour qu’elle cesse de le reprendre sur ses pointés! JAMAIS. Rageusement, elle avait reparti la musique, recommencée une fois de plus, juste une……….et avait lamentablement échoué, allant jusqu’à s’écraser sur son – magnifique ok! – postérieur……. Au moment où la porte s’ouvrait. Splendide. Elle avait tourné la tête vers la source du bruit, vers l’intrus, prête à lui sauter dessus et à l’étrangler pour que son erreur ne soit jamais exposée…. Lorsque ses prunelles se posèrent sur un visage connu. « Vous n’avez rien vu, rien. À moins que vous ne vouliez que je vous crève les ……………. Jie?  » … Si vous avez déjà demandé à un gamin de recommencer 100 fois le même pas, jusqu’à la perfection, oui, vous pouviez vous permettre le prénom. Elle s’était redressée, ne laissant pas la douleur trahir ses traits, un sourire fier avait étiré ses traits, hors de question d’avouer ses fautes… « C’était partie intégrante de la chorégraphie…    »  Et lui, c’est le pape!


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     Ven 24 Fév - 19:09

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Retourner à l’agence pour s’entraîner était étrange. La direction avait changé, les professeurs et les étudiants avaient laissé leur place aux coach sportifs et aux idoles. Un changement troublant, déstabilisant, dont Jie aurait largement pu se passer, s’il n’avait pas été contraint de continuer. Son rêve lui imposait de donner le meilleur de lui-même, et si sa relation avec Erena demeurait des plus particulières, il n’était hors de question pour lui de rentrer au pays et d’abandonner. Il serait danseur, réputé dans la région, dans le monde s’il le pouvait, et il n’avait pas envie de céder aux caprices de ses parents qui, de leur côté, s’étaient amusés à lui couper les vivres.

Comment bien souvent, Jie arpentait les couloirs de l’agence, préférant la compagnie du silence à celle d’autres trainees. Il avait touché du doigt le sujet, avec la formation du groupe de danseurs, mais ce rêve avait rapidement tourné au cauchemar, lorsqu’il avait compris qu’il ne possédait nullement les moyens de rester au Japon. Il avait besoin d’aide, mais était trop fier pour en demander. Alors, il restait avec Erena, la seule, l’unique femme qui avait un jour réussi à faire battre son cœur. Et il l’aimait tendrement.

Hélas, cet amour ne faisait pas tout, et son envie de recommencer la danse avait rapidement repris le dessus. Les entraînements lui permettaient d’oublier ses colères, ses frustrations, le sentiment troublant que lui donnait Erena à chaque fois qu’elle se trouvait dans les environs. L’amour qu’il éprouvait pour elle était réel, certainement plus pur qu’on aurait pu l’imaginer, mais il ne pouvait s’empêcher, chaque jour, d’essayer de comprendre ce qu’elle pouvait cacher. Un mal, un problème ? Il n’en savait rien. Il se livrait depuis des années à une lutte sans merci, avec pour seule ennemi quelque chose d’invisible, d’impalpable, tapis dans l’esprit de la japonaise. Cette énigme l’enivrait, le rendait fou. Il devait s’en sortir, comme un homme pris au piège par un sortilège.  

Jie poussa d’un geste de la main la porte de la salle de danse, habituellement réservée aux trainees et aux idoles du label. À cette heure, la plupart des âmes avaient déserté les lieux, pour une raison ou pour une autre. Cela le regardait peu. La seule chose qui intéressait notre danseur, c’était la possibilité d’exprimer son art, de laisser son corps évoluer sur une piste, sans un regard pour le juger, ni même pour l’apprécier. Ça, c’était sans compter la chute qu’il surprit, quelques secondes à peine après être entré. Sitôt qu’il reconnut le visage de la maladroite, c’est un large sourire qui vint fendre son visage. « Depuis quand insultez-vous vos anciens élèves, Shiroi-san ? »  

Cela remontait à quelques années. De longues années passées à étudier chaque pas de danse, y compris le ballet. Il avait commencé à apprécier la musique, la danse et ses mouvements, les différents miracles que pouvaient accomplir le corps que la nature lui avait donné. Shiroi lui avait inculqué de bien nombreuses notions. Elle l’avait fait souffrir, aussi, lorsqu’il était à la barre et devait s’appliquer davantage afin de maîtriser un pas de grande difficulté. Un travail acharné qu’il livrait avec volonté, à l’époque, et qu’il n’avait jamais arrêté.  

Il se permit d’entrer dans la pièce malgré tout, et fit quelques pas en direction du miroir. À ses côtés, il laissa tomber son sac et la veste qu’il portait jusqu’alors, sortant une bouteille d’eau du premier, son téléphone du second. Ensuite, il revint vers son ancien professeur, dont la défense l’amusait sincèrement. « Je n’oserais jamais le remettre en question, évidemment. » Cependant, il savait. Son regard l’affirmait plus que jamais alors, mêlant amusement et sympathie. « Si vous le souhaitez, je peux vous aider. Je vous dois bien cela. »

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     Ven 24 Fév - 20:18
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Just dance, gonna be okay
AKANE & JIE

Trente ans, dont près que la totalité avait été employée à pratiquer la danse, à apprendre, à progresser, et voilà qu’elle se retrouvait une fois de plus sur son postérieur dans une salle de pratique qui avait été témoin d’un nombre impressionnant de faux pas. C’était une des merveilles de cette discipline, il y avait toujours place à l’amélioration, au dépassement…. Et à l’humiliation devant public. En entendant la porte s’ouvrir, elle avait pivotée, piquée dans son égo, jusqu’à reconnaître… probablement la seule personne qui n’aurait jamais son mot à dire sur ses ratés, faute d’avoir réalisé les siens, des années plus tôt devant elle. Si retrouver son ancien élève avait suffi à calmer ses insultes, elle avait toujours cette teinte cramoisie sur son minois, elle ne s’habituerait jamais à avoir tords, à se tromper. « Excusez-moi… C’est une déformation professionnelle, mais nouveaux élèves sont beaucoup plus méprisables que les anciens…  » Sur ces mots, elle avait tiré un sourire amusé au jeune chinois avant de se redresser en passant une main dans ses cheveux. Ça pourrait être pire, si Xialei avait surpris sa chute, pour sûr qu’il aurait souhaité faire une vidéo de la chose pour se payer sa tête ad vitam aeternam.

Une fois sur ses pieds, elle avait entamé de s’étirer, histoire de chasser la vilaine sensation dans sa hanche, elle était mal tombée, elle n’en doutait pas, mais il était hors de question qu’elle abandonne maintenant, avant d’avoir réussi à convaincre son corps de réussir cet enchainement. Elle s’était approchée de Jie, attrapant sur le sol, exactement où il avait abandonné sa veste, la bouteille d’eau entamée qu’elle s’était amenée et elle en avait pris une gorgée, sentant enfin l’engourdissement la quitter alors qu’elle posait ses yeux sombres sur son ancien élève en affichant cette moue mi-amusée, mi-boudeuse, comme si elle lui interdisait bien de se moquer d’elle. « Bonne réponse… je vais finir par croire que vous m’écoutiez au moins un peu quand je vous faisais la morale …monsieur Zhang  » Elle avait reposé sa bouteille d’eau avant de l’observer très attentivement, répondant à son air amusé par une moue moqueuse, comme si elle le défiait de se moquer…

Rares sont ceux qu’elle n’écorcherait pas vifs pour avoir assisté à une telle chute, elle était fière, probablement trop pour son propre bien, elle se débrouillait seule, tout le temps, et c’est certainement grâce à cet acharnement à ne jamais abandonner, qu’elle était allée si loin, professionnellement parlant. Elle avait certes toujours eu un talent pour la danse, les pas lui venaient facilement, en danse classique surtout, mais elle n’avait jamais pris cela pour acquis, elle n’avait jamais arrêté de pratiquer, de s’améliorer, de progresser. Ce désir de mieux, de se surpasser, elle avait toujours voulu l’inculquer à ses étudiants, à celui qui se tenait devant elle plus qu’aux autres. On lui avait confié si jeune, il avait été son projet, et en toute franchise, il avait bien tourné, il la surpassait probablement, quoi qu’elle en dise. Des gens aussi sérieux, elle en connaissait peut, de ne pas retrouver ce désir d’amélioration continue chez les groupes qu’on lui confiant était tellement……….frustrant.

C’est certainement pour ne pas tomber dans l’abandon, dans le facile, qu’elle avait accepté son offre d’un : « Je veux bien… mais si vous avez surpassé mes enseignements, je vais devoir vous tuer.  » Et un sourire candide, vraiment? C’était chose normale de menacer avec amusement les gens? … Oh c’était son ancien étudiant, pas un inconnu. Et si elle avait su qui était sa copine, elle se serait certainement dit qu’il avait l’habitude des menaces de mort. Elle s’était penchée pour déposer sa bouteille et extirper son propre téléphone. « C’est le dernier mouvement, je l’ai en tête… mais quand j’essai, on dirait une crise d’épilepsie…  » Elle avait soupiré, étirant ses bras au-dessus de sa tête pour venir ajuster son chignon. . « Ok. Alors ça serait comme ça…  » elle avait enchainé, dans un ralenti forcé, pour bien lui laisser voir les mouvements, le chorégraphie d’une trentaine de seconde qui lui causait problème. Les bras, ça allait, et lent comme ça, elle pouvait aisément enchainer le jeu complexe de pied qui faisait tout l’enchainement. Les chorégraphies complexes, ça rendait toujours bien en Corée. Ayant réussi à la perfection, à la vitesse d’une grand-mère, les gestes, elle s’était approché du jeune homme. « Le problème, c’est ça.  » et avait appuyé sur ‘play’’ pour lui faire entendre la chanson de kpop, très rapide, sur laquelle devait s’adapter l’enchainement. Ça et le dernier jeu de pied qui semblait bloquer toute fluidité dans ses mouvements, à croire qu’elle devait avoir l’air de coincer, ou alors, se manger le plancher. Arg.


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     Lun 27 Fév - 15:43

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La réaction de son ancien professeur prêtait à rire, et c’est un large, très large sourire qui vint étirer les lèvres de l’apprenti idole, lorsqu’elle commença à justifier la façon dont elle venait de s’exprimer. « Je peux aisément l’imaginer. » Les trainees de l’agence étaient plus exécrables encore que les étudiants de l’académie. Ils se pensaient arriver dès qu’ils étaient capable d’enchaîner des mouvements simples, mais rechignaient à apprendre les pas les plus compliqués, les plus précis. Personne, dans cet établissement, n’avait encore réussi à l’émerveiller à ce niveau, parmi les trainees, si ce n’était Asuka. L’étudiante avait brillamment réussi à lui faire remarquer son talent, même après avoir été malheureusement blessée. Qu’elle parvienne à remonter sur scène avec cet historique était incroyable. La détermination lui plaisait.

Les yeux du trainee vinrent se reposer sur le visage d’Akane, qu’il observa sans mot dire après avoir sciemment confirmé ce qu’elle disait. Qui était-il pour juger de la pratique de celle qui lui avait tout appris ? Tous ceux savaient qu’il l’avait vu, que ce n’était qu’un imprévu, mais il y avait quelque chose de plaisant dans l’idée de laisser croire que c’était faux. Elle lui avait souvent faire la remarque, lorsqu’il était plus jeune et s’acharnait à la barre. Elle avait toujours raison, même lorsqu’elle avait tort. Lui n’avait qu’à jouer le jeu. « Je n’aurais osé vous contredire à l’époque, de peur d’être contraint de faire 20 sauts de biche supplémentaire. » Ces fourbes lui avaient donné du fil à retordre durant ses plus jeunes années, quand il n’était ni suffisamment agile, ni assez entraîné.

C’est précisément la raison qui tirait alors ses lèvres. Qui n’aurait été amusé de voir ainsi tomber la femme qui vous avait tant de fois remis à notre place ? Jie n’avait jamais été un enfant rebelle, mais il était têtu et souhaitait avoir raison. Être le meilleur était également une obligation, lorsqu’on venait d’une famille comme la sienne. Ses chutes et ses blessures l’avaient mené à l’endroit où il était désormais, et son professeur tombait devant lui. Cela ne pouvait que l’amuser. Cette femme était celle qui lui avait donné, plus que ses autres enseignants, le goût de la danse, participant à décupler ce besoin d’amélioration et de dépassement qu’il avait depuis son plus jeune âge. Il n’aurait pu être plus reconnaissant envers elle qu’il ne l’était. Peut-être serait-elle déçue d’apprendre que ses parents, s’ils avaient pendant un moment contribué à la passion de leur fils, souhaitaient désormais lui faire abandonner tout espoir de réussite. Les Zhang ne s’étaient jamais montré si peu compatissants.

« Si c’est le cas, je m’efforcerai de ne pas vous le prouver et me limiterai au pas qui semble vous poser problème. » rétorqua-t-il, le regard animé par l’amusement qui le gagnait à l’entente des propos de son professeur, pourtant en position de faiblesse. Il prit une gorgée d’eau, puis joignit sa bouteille à sa veste, l’oreille tendue vers Akane. Après avoir entendu quelques secondes de la chanson en question, il se permit d’appuyer à son tour sur le bouton pour la faire taire. « Je crois savoir d’où vient le problème. » L’affirmation était directe, mais polie. Il ne se serait jamais autorisé à parler à son ancien professeur sur un ton impertinent. L’arrogance était exclue, elle aussi. Son ton était celui de l’explication, de la réflexion. Il reposa un regard sérieux sur Akane. « Je pense que vous pensez bien trop à l’élégance des pas. Vous les comprenez, mais vous souhaitez qu’ils soient beaux, parfaits. C’est ce qui vous permet de les réaliser plus lentement. » Son sourire s’étira légèrement, il posa une main sur la radio et la tapota doucement. « Une telle musique ne laisse pas vraiment de temps pour l’élégance. Il s’agit moins d’élégance et de précision que de rythmique. Vous devriez essayer de vous concentrer là-dessus, vous connaissant, le reste viendra naturellement. » Il avait confiance. « Si vous le souhaitez, je peux essayer de la réaliser une fois avec vous. C’est l’une des chansons sur lesquelles on nous demande de nous entraîner depuis quelques mois. »

Restait à voir si, pour le bien de son art, Akane accepterait de se montrer moins parfaite. Ces petits retournements de situation amusaient plus qu'ils ne l'auraient dû le jeune chinois.
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     Sam 11 Mar - 19:45
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AKANE & JIE

En général, notre bridée n’acceptait ni la critique, ni la moquerie, c’était deux formes d’expressions qui lui donnait des envies de meurtre, et d’autant plus lorsqu’elle savait avoir commis une faute. Elle était de ceux qui travaillaient corps et âme dans un but de dépassement continuel, d’amélioration perpétuelle, stagner, c’était régresser, elle le disait sans cesse…la danse était un art et il fallait tout lui donner… la plus capricieuse des maîtresses. Alors oui, devant l’amusement du jeune homme, elle avait haussé les sourcils. Elle n’avait, dans sa vie, accepter ce genre de commentaire que d’une seule personne… un ancien partenaire de danse, qui prenait plaisir à lui pointer ses fautes, ses faiblesses…. Ça l’avait toujours poussé à se surpasser, cette piqure à l’égo…. Quelle surprise de constater, après douze ans sans emmerdeur attitré,  que les seuls êtres humains autorisés à se payer sa tête était des danseurs chinois…

Elle avait penché la tête, observant le jeune homme d’un air sévère : « Que d’arrogance... » puis, son visage s’était illuminé dans un sourire tout aussi amusé, comme si elle partageait cette blague silencieuse… De tous les étudiants qu’elle avait eu, Jie avait toujours été son favori, son protégé, elle n’avait pas une seule seconde douté de ses chances de succès. Il avait, comme elle-même, ce dévouement, cet acharnement à toujours être le meilleur. Il n’acceptait rien de moins que la perfection. C’était quelque chose qu’elle avait toujours apprécié chez lui. Il ne se contenait pas de se croire tout permis, tout dû, non, il s’imposant un entrainement brutal… « Je vous demanderais bien d’où ça vient mas j’ai bien peur d’avoir encouragé ces traits chez vous… » Elle avait toujours su qu’il irait loin…

Et le voir maintenant analyser l’abominable musique avec laquelle elle devait composer était à la fois une fierté : il était devenu un artiste accompli, et une honte : comment pouvait-il saisir avec autant de facilité là ou elle, échouait hein? Ça avait le don de lui mettre les nerfs à vif, et elle avait beau l’écouter, sérieusement enregistrer ses conseils, ses lèvres étaient plissées et ses traits d’ordinaire très calmes étaient contorsionnés en une expression d’énervement contenu. Ce n’était pas sa faute… cette lutte interne avec son amour propre. Mais ça lui retournait l’estomac d’avoir à s’en remettre à lui… La dernière fois qu’elle avait laissé quelqu’un la guider… voir sa faiblesse…….. Il était hors de question que son esprit erre et se souvienne de Xialei! Difficile cependant, de ne pas faire la même comparaison avec son cadet… lui aussi, avait du talent à revendre. « … Le rythme…   » . Ça lui avait échappé, un songe verbalisé… oui… ses conseils n’étaient pas bêtes… Seulement, elle ne savait pas par où commencer.

Si elle avait toujours préféré l’envers du décor,  le côté créatif, c’était pour la beauté des pas… ça… c’était autre chose. « Je veux bien le faire une fois avec vous… puisque vous pratiquez sur cette musique horrible… » Elle pliait? … À moitié, car elle avait ajouté, en redressant la tête, fière : « Histoire de m’assurer que vous êtes bel et bien capable de le faire... ». Elle s’était redressée, passant une main dans ses cheveux pour resserrer son chignon et délier ses muscles. Il y avait des heures qu’elle essayait – et échouait, dans cette pièce… elle avait les nerfs à vif. Relevant ses prunelles sombres sur le chinois, elle avait posé la question qui lui brûlait les lèvres : « Pourquoi le Japon Jie? La chine a de fantastiques académies… Je ne vous avais jamais imaginé comme quelqu’un recherchant la gloire… vous aspirer donc à devenir un idol ?   »  Franchement oui, ça l’intriguait. La célébrité n’avait jamais été quelque chose qui l’interpellait.


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     Sam 8 Avr - 5:33

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Jie ne put s’empêcher de sourire à l’idée d’aider à danser son ancien professeur. Akane avait toujours été intransigeante envers lui, elle l’avait fait sué des heures durant, dans cette salle de sport privée, afin d’obtenir de lui des résultats qu’il n’aurait, plus jeune, même pas cru possibles. Pourtant, il était bien là ; une machine de guerre humaine, prêt à enchaîner les mouvements les plus complexes, les plus précis, en ne faiblissant qu’en de rares occasions. La japonaise avait-elle seulement idée de la façon dont les choses avaient évolué de son côté ? Il ne l’avait encore jamais croisée dans l’établissement, y était-elle nouvelle ? Dans tous les cas, il doutait qu’elle soit venue afin d’y être trainee, compte tenu des capacités qu’elle possédait déjà et du savoir qu’elle aurait pu faire passer à de moins doués qu’elle.

« Je le crains… » Enchérit-il, un sourire étirant finement le coin de ses lèvres. « Mais ne vous en faites pas, je me suis moi-même chargé de les entretenir. » Son professeur n’avait pas totalement tort, mais le domaine dans lequel ils oeuvraient était cruel, sans pitié. On ne devenait pas artiste sans posséder quelques graines d’ambition, de volonté. Aurait-il pu s’élancer sur les pistes de danse de l’académie, dans le passé, s’il s’était contenté d’observer le monde du haut de la chaise de son père ? Monsieur Zhang était des mieux placés pour savoir que ceux qui arrivaient à progresser étaient les preneurs de décisions, les arrogants et les contestataires. Les observateurs n’étaient jamais plus que cela : ils observaient, ne prenaient aucun risque et, au bout du compte, finissaient oubliés. Ce n’était pas le genre de Zhang Jie.

Son genre, c’était d’expliquer les raisons de son échec à un professeur visiblement contrarié, en scrutant avec minutie le moindre de ses traits, la moindre de ses expressions. Loin de lui l’idée de se moquer d’elle. Au contraire, il espérait vraiment qu’elle comprendrait ce qu’il essayait de lui expliquer. Cela lui permettrait de se mettre à niveau, de s’améliorer encore, jusqu’à être capable de l’affronter sur son propre terrain. Rien n’était plus plaisant, aux yeux du jeune chinois, que de défaire un adversaire dans un domaine où il excellait.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un rire lui échappa, sincère, mais discret, quand le professeur de danse répondit à sa proposition. « Ne vous en faites pas pour moi. » Ses lèvres souriantes étirées en leur coin trahissaient encore l’amusement du chinois, alors qu’il prenait la pose afin de commencer, finalement interrompu par la question de l’enseignante. « Disons plutôt, pour résumer, que le Japon possédait d’autres attraits qui manquaient à la Chine. » Le Japon avait Erena, cette fleur dangereuse sur laquelle il veillait et qui, chaque jour, voyait grandir son emprise sur lui. Elle était si parfaite. Comment aurait-il pu résister à l’envie de venir la retrouver ? « Si l’on m’en donne l’occasion, je deviendrai idole, oui. » Son sourire s’agrandit alors qu’il reprenait. « Dans l’autre cas, je créerai ma propre chance. »

C’était ce qu’on lui apprenait depuis son plus jeune âge : prendre ce qui lui était dû. Il s’agissait de travailler dur, d’obtenir des résultats mérités, et de continuer à avancer jusqu’à atteindre son objectif. Petit à petit, même si cela prenait du temps, il parviendrait à obtenir la notoriété dont il avait besoin. « Mais nous ne sommes pas là pour parler des raisons de ma venue, n’est-ce pas ? » Ils avaient d’autres chats à fouetter.
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     Sam 15 Avr - 15:07
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AKANE & JIE

Si elle avait appris quelque chose au cours des dix dernières années passées à développer son art à l’étranger, c’était que la majorité des danseurs se permettent d’être cassant, arrogant, égocentriques… mais n’ont aucun talent quand vient le temps de prouver qu’ils ont saisis une occasion avec mérite. Un sourire avait élargis ses traits alors qu’elle constatait que son ancien étudiant avait lui aussi cet air d’assurance silencieux. « … Sage décision. Ce sont des bons traits à avoir... dans la mesure où l’on entretien le talent pour les supporter. ». Sa rétorque avait été douce, un brin amusée, elle n’aurait jamais osé sous-entendre qu’il n’était pas talentueux. Jamais. Elle était bien consciente du contraire… Mais le lui rappeler n’était pas un mauvais conseil… « J’ose croire que cette partie de mes leçons ne vous a pas échappé non plus, n’est-ce pas? »

Ses iris sombres s’étaient posés sur son ancien élève alors qu’elle étudiait son visage sérieux, cette façon concentrée qu’il avait de réfléchir – vraisemblablement – à l’enchainement qu’elle peinait à maîtriser, à ce rythme qui lui semblait tellement odieux, et pendant une fraction de seconde, juste une seule, c’est un sentiment de fierté qui avait envahis sa poitrine. Elle ne pouvait s’empêcher de le trouver attendrissant. Elle devait être fiévreuse à n’en point douter! Qu’on se le dise, éprouver de l’affection pour quelqu’un n’était pas quelque chose qu’on avait encouragé chez elle, elle avait évolué toute sa vie dans le mode du divertissement, elle savait que c’était un univers cruel, sans pitié, dans lequel il fallait parfois poignarder dans le dos pour grimper. Et elle était prête à ses sacrifices, elle n’avait jamais hésité à ruiner quelqu’un pour son propre avancement… Mais pas Jie. Quelque part, elle avait une fibre plus douce lorsqu’il était question de son ancien pupille. Peut-être était-ce parce que quand elle le voyait, même s’il la dépassait désormais d’une bonne tête, elle ne pouvait le dissocier du petit bout d’homme avec une détermination infernale et une passion qui égalait la sienne. Elle aurait bien été incapable de le voir comme un adulte, comme son égal, dans son esprit, il demeurait… spécial.

De toute évidence, Akane était certaine de ne posséder au fond d’elle, aucune fibre maternelle, aucun instinct de protection, alors de se retrouver là, devant son ancien élève, devant ce gamin qu’elle avait pratiquement martyriser pour qu’il apprenne des pas et des techniques… et de voir tous le chemin qu’il avait fait… vraiment, ça la prenait de court elle-même. Combien de gens avait-elle entrainer, sans avoir d’autres envies que de recourir à la violence pour corriger leur manque d’attention, leur facilité à l’abandon… mais pas lui, jamais lui. Alors forcément, sa carrière l’intéressait, elle ne lui souhaitait que le meilleur, mais il était hors de question qu’elle lui ouvre des portes, il aurait les défoncer lui-même. Songeuse, elle avait passé une main dans sa tignasse avant de répondre :   … D’autres attraits… Intéressant. Il faudra me dire lesquels… j’ai toujours eu un faible pour la Chine. » ou pour une merveille en particulier, elle se gara bien de faire mention de son ancien partenaire de danse, le moins elle parlait de Xialei, le moins elle risquait la crise cardiaque.

Un sourire avait élargis ses lèvres alors qu’elle se concentrait en vue de l’enchainement à réaliser, poursuivant néanmoins d’un ton de confidence, après tout, ce n’était pas encore annoncé. « Ça serait dommage de ne pas être promus idole… et rater la chance inouïe d’être martyriser par leur nouvelle chorégraphe : moi. » L’idée de lui enseigner à nouveau lui plaisait, ça ferait au moins une personne dans le groupe de gamins qu’elle ne voudrait pas assassiner… Un plus. Se redressant, comme piquée qu’il la ramène à l’ordre, et à la fois impressionnée qu’il ait une telle discipline, elle s’était redressée, prête à le regarder enchainer les mouvements, entièrement attentive pour ne pas se taper l’humiliation de rater le prochain essai. « … Touché. Allez montrez-moi, et je vous préviens, c’est la seule et unique fois que vous réussirez cet enchainement mieux que moi. » … On allait pas la changer non plus, autant elle se pliait à l’humiliation de l’entrainement sous scrutin pour perfectionner son art, autant… elle n’aimait pas spécialement qu’on la voit devant l’échec. Elle haïssait perdre.


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     Lun 17 Avr - 1:54

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Si ses parents avaient décidé d’engager Akane comme professeur de danse, ce n’était certainement pas sans raison. Cette femme possédait une répartie pointue, en toutes circonstances, et ne manquait jamais une occasion de remettre à leur place ceux qui le méritaient amplement. Qui eût été mieux placé qu’elle afin d’enseigner les mouvements et la grâce à un enfant tel que Zhang Jie ? Elle avait été le meilleur choix qu’ils auraient pu poser, et de très loin. En le retrouvant désormais trainee dans une agence japonaise naissante et prometteuse, il n’était guère permis d’en douter plus longtemps. Shiroi Akane avait parfaitement enseigné à son élève les pas et la rigueur qu’elle connaissait si bien. « Comment pourrais-je oublier une règle de vie aussi importante que celle-là ? » s’enquit-il alors que son visage se fendait d’un sourire qui dévoilait jusqu’à ses canines.

Ce jour, c’était à son tour d’aider son ancien professeur à faire la différence entre la danse telle qu’elle l’aimait et la danse qu’on lui demandait d’effectuer. Oubliés, la grâce et les mouvements amples, réfléchis à la seconde où ils arrivaient. Oubliés, les entrechats et les temps comptés lentement. Le tempo était rapide, endiablé. C’était à lui que se pliait la chorégraphie et l’ampleur des mouvements. Plus que quiconque, le trainee pouvait comprendre à quel point cette différence pouvait être difficile à accepter pour un professeur comme Akane. Pas une fois elle ne lui avait laissé la chance de commettre un faux-pas. Et de faux-pas, il n’en avait commis que bien peu depuis qu’il s’était engagé sur la Voie des Danseurs. Cette rencontre n’était qu’une occasion de plus de prouver à son professeur que les cours qu’elle lui avait donné n’étaient pas tombés dans l’oublis. Après son départ, il avait continué à évoluer, à tracer sa propre route, avec tout autant de détermination que la première fois qu’il s’était placé à la barre, si ce n’était davantage.

« Je crains que ces attraits ne puissent jamais vous séduire comme ils le font avec moi. » Car il était là question d’une femme, la seule qu’il avait jamais aimée, et que tout intelligent qu’il était, Jie était malgré tout issu d’une famille profondément conservatrice. Le sourire qui éclairait son visage s’élargit plus encore quand elle prit la parole après lui. « J’ai entendu dire que certaines des nouvelles idoles ne sont pas… Tout à fait performantes. » affirma-t-il avec un amusement que sa voix trahissait ouvertement. Les rumeurs allaient vite dans l’agence, et il n’était inconnu de personne que l’un des membres des F!ghters était particulièrement pénible. « Je suis convaincu que vous parviendrez à vous faire respecter. » C’était là l’une des qualités qu’il admirait le plus chez elle, et ce, depuis des années déjà.

À nouveau droit et prêt à effectuer la chorégraphie, Jie se permit de rappeler à l’ordre la chorégraphe distraite ; un retournement de situation qui ne l’aida pas à effacer de son visage le sourire qui s’y était logé. La seule et unique fois qu’il y parviendrait mieux ? « J’y compte bien. Comment oseriez-vous décevoir l’un de vos plus fervents admirateurs ? »

Sans attendre plus longtemps, le chinois lui fit signe de lancer la musique. Quelques mesures d’introduction, il se concentrait sur ses pieds, sur les enchaînements complexes qu’il devait réaliser avec ses mains et ses bras, en comptant rapidement, avec une précision proche de celle de la trotteuse, les temps de la musique qui l’emportait peu à peu. Plus que l’écouter, il embrassait la musique de son corps tout entier, respirant chaque note qui permettait à sa peau et son cœur de vibrer d’un battement unique. Et quand arriva le moment le plus difficile, celui où il avait vu échouer son professeur avant lui, il se soumit à la musique, oubliant la précision avec laquelle il voulait se mouvoir pour s’adapter au rythme que lui imposait cette maîtresse indomptable, puisqu’invisible. Le mouvement réalisé sans défaut, il redevint maître de chaque pas, jusqu’au dernier, qui n’arriva ni trop tard, ni trop tôt, et l’abandonna à bout de souffle, mais satisfait.

Un fin sourire aux lèvres, Jie posa les yeux sur son ancien professeur. « Êtes-vous rassurée, désormais ? » Lorsqu’il s’agissait de la danse, il ne faisait jamais les choses à moitié. Il ne s’agissait pas, à ses yeux, d’un art que l’on faisait par plaisir. La danse se vivait.
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     Sam 22 Avr - 15:47
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Just dance, gonna be okay
AKANE & JIE

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Akane n’aimait pas les enfants, elle ne les avait, à vrai dire, jamais spécialement apprécié. Ça devait être un effet secondaire de toujours avoir été la seule de cet âge sous son toit, bambine, elle passait plus de temps avec les collègues de son père, tous à sa botte, charmé par cette petite princesse têtue qui s’accrochait à la danse, que par les gens de son âge. Puis, elle avait enchainé ses études et avait développé un cercle d’amis plus âgé, plus mature, les gamins, très peu pour elle. Elle en avait une telle horreur qu’elle ne parvenait pas à s’imaginer avoir un jour sa propre descendance. De un, parce que ça bousillerait la silhouette qu’elle entretenait avec passion depuis des décennies et de deux, parce qu’elle ne pigeait pas le moins du monde comment fonctionnaient ses créatures démoniaques. C’est donc par soucis financier et par besoin imminent de décrocher un boulot de près ou de loin relié à son domaine d’étude qu’elle avait pris, des années plus tôt, le jeune chinois sous son aile. Elle s’était imaginée le détester, le trouver puéril, faible, comme les petits sont souvent, à vouloir pratiquer la danse pour le plaisir et à refuser d’y mettre les efforts… Jie s’était avéré être … tout autre.

Elle ne le dirait jamais, mais elle se revoyait en son pupille, acharné, arrogant, déterminé, jusque-là, elle n’avait que très rarement décelé ses traits chez un autre être humain… Alors plutôt que de le mépriser pour son jeune âge, elle l’avait adoré. Avec fureur, avec un acharnement sadique, elle s’était prise à son propre jeu, à s’intéresser outre mesure à sa carrière, à ressentir une telle fierté pour ses succès… Et à découvrir cette fichue horloge biologique qui lui disait que, si elle devait avoir un fils comme le jeune Zhang, ça ne serait pas si horrible. Pas étonnant qu’elle ait poursuivi un chinois comme géniteur potentiel, quand on veut la perfection du pays rouge… Enfin bref, toujours est-il qu’elle avait un sourire aux lèvres et que si demander son aide lui bousillait l’égo, elle ressentait également une étrange satisfaction de voir qu’il avait encore progressé… d’apprendre qu’il souhaitait être idole… Et qu’une raison toute personnelle le gardait au japon. Un rictus amusé avait étiré ses traits alors qu’elle le taquinait doucement d’un : « Je serais bien curieuse de savoir quel genre de femme peut convaincre Zhang Jie de quitter son pays natal… » surtout, elle se demandait ce que ses parents en pensaient, elle n’avait pas souvenir de ses anciens employeurs comme spécialement appréciatifs du Japon. Pas du tout même.

Elle aurait pu le questionner mais sa remarque quant à ses prochaines victimes l’avait intriguée. Elle avait froncé les sourcils et un sourire énigmatique avait étiré ses traits. Elle ne craignait pas les Trainee, elle avait enduré son lot de crétin en Corée et savait y faire avec les abrutis. Croisant les bras comme pour le défier de remettre en doute ses compétences, elle avait poursuivi, amusée. « Pas très performantes… Oseriez-vous douter de ma capacité à briser les plus réticents… J’imagine que les nouveaux groupes ont leur lots d’abrutis incompétents… c’est toujours le cas. » elle avait soupiré avant de lui sourire de plus belle. « j’ose croire qu’il est encore permis de les enchainer à la barre de danse jusqu’à ce qu’ils maîtrisent le mouvement? » … si elle pensait plaisanter, le futur lui révèlerait qu’elle avait plutôt envie de casser les deux jambes et d’arracher la tête à un certain idole… mais pour l’instant, elle ignorait que le monde avait dans ses pires créatures, Choi Gabriel!

Elle avait laissé Jie la rappeler à l’ordre et avait observé chacun de ses mouvements avec un mélange de fascination et de fierté. Il rendait ça tellement facile, ça semblait dénué d’effort et elle n’était pourtant pas sans savoir que ça n’avait rien de facile. N’était-elle pas tombée sur son postérieur quelques minutes plus tôt. Ses iris observaient les mouvements, la position de son corps, la façon dont il se pliait à un rythme qu’elle ne saisissait pas … c’était fascinant. Lorsqu’il s’arrêta enfin, elle hésitait entre la fierté et l’envie de l’éviscérer pour avoir maîtrisé aussi aisément ce qu’elle ne parvenait à faire. « Je vois que tu as eu un bon professeur… Li Xialei non? » … comme si elle l’ignorait, il n’y avait qu’un chinois qu’elle préférait à Jie dans ce monde.

Plutôt que de poser les questions qui lui brûlaient les lèvres, elle avait reparti la musique et avait tenté l’enchainement, en écoutant ses conseils, suivre le rythme et non la grâce. Une fois… un nouvel échec. Sans un mot, elle avait repris l’enchainement, elle connaissait la mélodie par cœur. Deux fois… trois… au bout de cinq essai, enfin, elle parvint à exécuter ce fichu pas qui la coinçait. Et dès lors qu’elle eut réussi, c’est un sourire des plus radieux qui avait étiré ses traits pendant qu’elle répétait le pas, une fois, deux, trois… fière d’enfin y parvenir. À bout de souffle, elle s’était immobilisée pour observer son ancien étudiant, son cœur battait à tout rompre, et ses joues étaient rougies par l’effort, mais elle se sentait… juste… vivante. « Enfin! ». Akane avait passé une main dans sa tignasse, revenant à sa première obsession alors quelle scrutait le jeune homme. « Alors cet enseignant… il a du potentiel ou je risque de me coltiner des ratés ayant passés sous son joug? » Comme si elle ne le savait pas, que Xialei était tout sauf un nul…


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     Mar 25 Avr - 0:02

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Les règles et valeurs familiales avaient bercé l’enfance de Jie depuis son premier cri. Le ton réprobateur de son père lui rappelait, en toutes circonstances, de ne pas parler trop fort, de se montrer poli, de ne pas manquer de respect aux personnes qui venaient lui rendre visite à la maison ; il avait toujours obéi, alors que se suivaient les visiteurs, dans leurs costumes d’étoffe noire – un costume comme ceux qu’on allait lui faire porter quelques années plus tard, lorsqu’il serait en âge de le faire. Le choix d’un professeur qui possédait une discipline irréprochable et imposait des règles pour ensuite les faire respecter était l’évidence même. En dépit de sa nationalité, Akane était l’une des plus disposées à procurer à leur fils ce type d’enseignement, et le pari était désormais réussi.

Ainsi Akane avait-elle contribué à forger le caractère si complexe que Jie. Une volonté à déplacer des montagnes, le désir de repousser sans arrêt les limites qu’on lui imposait. Le chinois se refusait la défaite aussi longtemps que le combat était possible et il ne reculait devant rien, pas même devant ce qui ressemblait irréalisable. C’était l’une de ses plus belles qualités, mais aussi l’un de ses plus grands défauts. Voilà pourquoi, comme bien d’autres choses, il refusait de céder Erena à un idiot qui serait venu voler son cœur. Mais était-elle seulement capable d’aimer un autre ? Il en doutait. Leur amour n’aurait alors pas été réciproque. « Vous seriez grandement surprise, Shiroi-sensei. Grandement surprise. » Son sourire s’étira doucement, avant qu’il ne laisse la conversation suivre son cours paisible. La joute verbale était de loin sa préférée ; plus encore lorsque, comme c’était souvent le cas entre son professeur de danse et lui-même, elle ne présentait aucune trace de véritable hostilité.

« Je n’oserais douter de vos capacités, mais la bêtise de certains spécimens est hélas plus forte que toute autre puissance. » En particulier celle du garçon qui avait naïvement cru pouvoir subtiliser sa petite amie. Existait-il pareil idiot dans ce monde ? « Je crains que le rouer de coups de bâtons ne serait pas suffisant à le faire obéir. » Quel plaisir que d’avoir rencontré un être aussi abject que cet américain écervelé. Il peinait à croire que ce genre de personnes puisse véritablement exister. Il semblait improbable, même pour un conte destiné aux enfants.

Mais il n’était pas temps de parler de Gabriel, cet homme si bête qu’il en aurait déstabilisé les frères Bogdanov. Il était temps de danser, de respirer. Temps de laisser faire à son corps les mouvements qu’il voulait réaliser et de se prouver à lui-même que cet art était celui auquel il souhaitait entièrement s’abandonner. La danse, c’était la beauté. La beauté qu’il admirait en toute chose depuis son plus jeune âge et qu’il poursuivrait jusqu’à ce que lui échappe le dernier souffle de vie. La danse, c’était lui. Il n’arrêta qu’une fois la chanson terminée, éreinté par l’énergie qui venait de lui échapper. Alors seulement, la justesse du commentaire de son professeur lui arracha un nouveau sourire. « Lui-même. » Son professeur était également un compatriote dont il n’était pas peu fier. Il lui arrivait de le voir en dehors des cours, du temps de l’académie. Dorénavant, leurs rôles étaient bien différents.

Le chinois s’écarta de quelques pas afin de laisser à son ancien professeur l’espace nécessaire à danser et, quand elle commença à se mouvoir, le regard vif du danseur ne se décrocha pas un instant de l’élégante créature qui évoluait devant lui, appréciant chaque geste, chaque changement de direction, avec autant de passion que durant son enfance. Akane était depuis des années l’un de ses modèles. Une personne dont il avait secrètement souhaité atteindre le niveau et qui l’avait poussé à surpasser ses propres limites. La voir échouer sur un mouvement ne le rendait pourtant pas plus fier que s’il avait réussi à faire l’effet d’une goutte dans un verre d’eau : il savait que l’opiniâtreté du professeur lui permettrait de rapidement corriger ce défaut de technique. Ce n’était qu’une question de temps.

La confirmation de cette idée ne tarda pas à arriver, éclairant le visage du danseur d’un très large sourire alors qu’il applaudissait sans attendre. Déjà enfant, lorsque son professeur accomplissait un enchaînement, il lui arrivait de frapper des mains pour la féliciter. Cela semblait tellement naturel. Tout en souplesse et en précision. Les artistes ne méritaient-ils pas que l’on témoigne d’enthousiasme après une telle performance ? Jie avait toujours reconnu la beauté et l’éclat, lorsqu’il s’y trouvait confronté. Cependant, la question de la danseuse lui fit plisser les yeux. « De tous les professeurs que j’ai pu avoir depuis vous, il est l’un des rares à pouvoir rivaliser. » Répondit-il avec sincérité, un fin sourire tirant ses lèvres. « Je doute que vous ayez un jour à vous plaindre des personnes qui ont suivi ses enseignements. » Finalement, il se redressa, prenant une gorgée d’eau de sa bouteille. « Pour les autres, je n’en sais rien. [/color] »

Les yeux posés sur le miroir qui se trouvait devant eux, Jie reposa la bouteille sur la table et s’approcha du poste de radio. « Avez-vous encore besoin de répéter cette chorégraphie, ou pouvons-nous passer à autre chose ? »

    
 
Just dance, gonna be okay ft. Jie
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