What's going on ? ♥ |♥| HAROON

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mar 26 Juin - 0:16

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Ji Hoon avait joué à l’idiot, mais il se rattraperait. Après avoir quitté leur appartement, il avait déjà commencé à réfléchir, à se creuser la tête. Comment le reconquérir ? Haruto l’aimait encore mais il savait que ça risquait d’être tendu entre eux. C’était bien pourquoi il devait trouver comment détendre tout ça, lui vider l’esprit le temps d’une soirée, retrouver au moins leur complicité. Seul dans son lit, sans même Kimyaki qu’il n’avait pas emmené – il s’était retenu – il fixait le plafond, incapable de trouver le sommeil. Il ne pensait qu’à Haruto, qu’à cette soirée. Ses larmes le hantaient. Réaliser le mal qu’il avait pu lui faire le rendait malade, mais il n’avait aucun moyen d’effacer ça, de le supprimer, sauf s’il pouvait remonter le temps et Ji Hoon était quasiment certain que ce n’était pas possible. Toute la nuit, son regard passait tour à tour du plafond à son téléphone. Il allait l’appeler à la première heure et le Coréen attendait. Il attendait de pouvoir entendre sa voix à nouveau. Lui parler, à tête reposée. Enfin, en quelque sorte. Il se languissait, réfléchissait à ce qu’il allait pouvoir lui dire, pouvoir faire. Il avait l’impression d’être un adolescent amoureux attendant des nouvelles de son coup de cœur. C’était un peu le cas, sauf qu’il était bien plus qu’un coup de cœur.

Quand son téléphone sonna, il l’attrapa rapidement, manquant de le faire tomber avant de le plaquer à son oreille. « Hey Baobei ! » Son cœur battait à cent à l’heure, il l’écoutait en souriant. Toute sa fatigue s’évapora en un instant, il resta bête, couché sur le lit, un léger sourire aux lèvres, juste heureux de l’entendre, qu’il l’ait réellement appelé. Sans se l’avouer, il avait eu peur. Peur que Haruto réfléchisse, se dise que c’était mieux de laisser tomber. De le laisser tomber. Comment aurait-il réagi ? Ji Hoon ne l’aurait sans doute pas accepté. Il aurait couru chez eux et l’aurait secoué jusqu’à ce qu’il retrouve la raison, qu’il accepte de le reprendre, que leur histoire d’amour puisse réellement reprendre. Il se battrait pour lui. Se battrait pour leur couple. Cependant, ce matin, il n’avait pas ce genre de confrontation et se sentait bien plus léger. Son cœur battait chaleureusement dans sa poitrine, il le laissa terminé avant de reprendre la parole : « Honey, t’es libre ce soir, dis ? » Mordillant sa lèvre, il attendit sa réponse, ravi en entendant une exclamation positive de l’autre côté du combiné. « Alors sois prêt pour dix-neuf heures, je passe te prendre. Fais-toi beau, d’accord ? » Il était toujours beau, mais qu’importe. Ji Hoon espérait qu’il allait lui consacrer sa soirée. Souhaitant une bonne journée à son petit-ami, il finit par raccrocher.

Que devait-il faire maintenant ? Se préparer pour aller travailler, négocier pour pouvoir s’en aller tôt. Il expliqua qu’il avait des choses importantes à faire, sans en dire plus. Cela ne regardait que lui, c’était sa vie personnelle. Il n’avait pas envie d’étaler tout ça, lui qui avait toujours été habitué à garder son petit jardin secret, à très peu se dévoiler. Il parlait beaucoup, mais jamais de lui directement. C’était important de ne pas trop en dire, il savait que trop d’information pouvaient se retourner contre lui et pour rien au monde Ji Hoon ne voulait que cela arrive. Il voulait son jardin secret, quand bien même au fond, il se disait qu’il devrait en parler, l’officialiser. On lui posait des questions sur Shoko en permanence, revenant sur cet article. Ce serait un bon coup de pub pour sa carrière s’ils officialisaient leur relation. Ça ne l’intéressait pas, il ne voulait pas mentir, il ne voulait pas se coller une fausse étiquette. Il était avec quelqu’un d’autre, il était le seul qu’il voulait combler. Si une personne devait être à son bras, c’était bien lui.

On le laissa partir à seize heures. Il ne demanda pas son reste, se dépêchant d’aller voir son coiffeur pour rafraîchir sa coupe, filant à l’appartement familial où il esquiva sa mère, lui expliquant qu’il avait des choses très importantes à faire mais, promis, demain, il l’emmenait déjeuner pour se faire pardonner. Difficilement, il ne mit qu’une demi-heure pour choisir sa tenue. Vingt de plus pour se doucher. Une chemise Louis Vuitton qu’on lui avait offert mais qu’il n’avait pas eu le temps de mettre pour le moment. C’était l’occasion. Un pantalon noir classique mais élégant, il s’admira longuement jusqu’à ce que sa mère lui fasse remarquer qu’il était le plus beau de tous et que la « chose très importante » allait se retrouver sa voix devant lui. Il sourit, amusé par les mots de sa mère, lui demandait si elle était sûre, riant en la voyant lever les yeux au ciel comme s’il était un cas désespéré. Elle acceptait de plus en plus Haruto. Au fond, il était certain qu’elle s’était faite à l’idée qu’ils soient ensemble, qu’ils étaient heureux. il ne lui avait pas raconté pour Shoko, ce n’était pas utile de la mêler à tout ça. Arrangeant encore une fois ses cheveux, il vérifia qu’il avait tout. Portefeuille, téléphone. Il serra brièvement sa mère dans ses bras avant de lui souhaiter une bonne soirée et de filer dans les rues de Tokyo.

Il se dépêcha, s’arrêtant en chemin, il voyait l’heure tourner ; hors de question d’arriver en retard ! Une fois fin prêt, il souffla profondément, s’appuyant contre la paroi de l’ascenseur, son bouquet de neuf roses collées contre lui. Il échangea un regard et un geste de la tête polie envers sa vieille voisine. « Neuf roses rouges… Amour éternel ! C’est pour Kamiya-san ? » Souriant un peu, il hocha la tête en guise de confirmation, s’amusant de l’air niais de la vieille dame ensuite. C’était bien pour lui. Symbole d’amour éternel. Quinze roses signifiaient des excuses mais ce n’était pas ce message que Ji Hoon voulait faire passer en priorité. 999 roses signifient amour éternel et immortel, il s’était contenu. Saluant sa voisine qui quitta l’ascenseur, il souffla en attendant leur étage, toquant à la porte une fois devant celle-ci. « Bonsoir ! » Son plus beau sourire était réservé à son homme, il lui offrit sans attendre. « Prêt ? » Il lui tendit timidement le bouquet de roses. Ji Hoon avait toujours trouvé cela absurde qu’on n’en offre qu’aux femmes en général. Il aimait bien les fleurs et méritaient tout autant qu’on lui en offre. C’était bien pour cela qu’il n’avait pas vraiment hésité. « C’est pour toi. » Lentement, il s’approcha pour déposer un chaste baiser sur sa joue, sans cesser de lui sourire.

Ji Hoon voulait le charmer, regagner son cœur, raviver cette flamme qui pouvait menacer de s’éteindre. Entrant dans l’appartement le temps que son homme mette les fleurs dans l’eau, le Corén en profita pour dire bonjour à ses bébés qui lui avaient beaucoup manqué. Il était définitivement habitué à les avoir près de lui la nuit ! Caressant, grattouillant, parlant avec eux d’une voix niaise, il se redressa quand son homme fit son retour auprès d’eux. « Tu es très beau. » L’air de rien, il repassa des plis imaginaires sur les épaules de son homme. « On y va ? » Attendant son approbation, il lui ouvrit la porte, le suivant jusqu’à l’entrée de l’immeuble, retrouvant sa voiture garée juste devant. Laissant son petit-ami s’installer, il démarra la voiture, se tournant vers lui avant de démarrer. « J’ai réservé dans un restaurant Italien pour 19h30 ! Bulgari, à Ginza, tu connais ? » C’était chic, c’était cher, mais il voulait quelque chose de classe. Depuis quand n’avaient-ils pas pris du temps pour une soirée romantique dans un restaurant qu’il ne connaissait pas ? Il s’engagea sur la route, pinçant les lèvres. « C’est risqué, je pense pas que ce sera aussi bon qu’en Italie… » Ce ne sera pas aussi bon, mais ce n’était pas grave, il voulait quelque chose d’un peu plus exotique. Garant sa voiture à proximité, il attendit que Haruto le rejoigne pour aller ensemble jusqu’au restaurant. Saluant le serveur guindé qui vint les accueillir, il se présenta. Une table pour deux au nom de « Kamiya-Lee ». Avec une politesse presque agaçante, il les mena à leur table, près de la fenêtre où l’on pouvait voir les lumières des boutiques de luxe de Ginza. Ji Hoon ne pouvait s’empêcher de sourire, bien que stressé en même temps. Ce soir, il voulait que tout soit parfait. il ne voulait voir qu’un sourire sur le visage de son homme. N’entendre que des rires. Le faire retomber amoureux de lui, encore et encore.

Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mer 27 Juin - 0:33

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Allongé dans leur grand lit, Haruto fixait le plafond. Il ne parvenait pas à fermer l’œil. Si la lampe de chevet allumée et les deux petits chiens à la recherche d'attention n'étaient pas étrangers à son insomnie, la discussion qu'il avait eu avec Ji Hoon y était également pour beaucoup. Ce baiser dont il voyait la scène se jouer devant ses yeux, encore et encore. Jamais la même scène, jamais le même endroit. Toujours les deux même acteurs. L'amour de sa vie et cette fille. Même lorsqu'il fermait les yeux, Haruto les voyait ensemble, leurs bouches collées comme celles de deux adolescents dans une série américaine. Au moins, ce n'était pas joli à voir, et ils avaient l'air passablement ridicule. Mais même cette vision ne parvenait pas à calmer la colère dans son cœur. Celle-ci était néanmoins légèrement éclipsée par la profonde douleur qu'il ressentait à chaque fois que son esprit semblait se rendre compte de la gravité de la situation. C'était un cercle infernal, qui ne laissait pourtant pas le temps à ses larmes de se tarir. Invariablement, Haruto repartait dans des sanglots ridicules, serrant plus fort Kimyaki et Takochi qui chouinaient contre lui, malheureux de voir leur papa si triste.

Une fois Ji Hoon parti, le Japonais avait craqué. Ses deux poings serrés contre ses paupières closes, il avait lutté pour ne pas lui courir après. S'il avait pu sourire, il se demandait encore maintenant comment il y était parvenu. La douleur l'avait habité, éveillé par la solitude qui avait suivi le départ de son petit ami. C'était affreusement douloureux. Et un terrible sentiment d'abandon l'avait gagné. Pourquoi Ji Hoon n'avait-il pas insisté ? Non, au fond, le Japonais savait bien que cela n'aurait rien arrangé, bien au contraire. Son état actuel en était la preuve. Il avait besoin de faire le point, aussi pathétique qu'il pouvait être alors. Devait-il pardonner à Ji Hoon ? Lui faire comprendre combien il était blessé ? Il se doutait bien que son homme n'était pas stupide. Qu'il avait pleinement conscience de la portée de ses actes. Cet acte ignoble. Il lui avait promis de se rattraper. De tout faire pour qu'il le pardonne, alors qu'il n'avait qu'à lui sourire et le regarder pour que Haruto oublie tout. Ou serait-ce seulement si facile, cette fois-ci ? Poussant un soupir, le Japonais redressa légèrement la tête pour jeter un œil au réveil de son côté du lit. C'était l'heure de la nuit où on ne pouvait décider qu'il soit très tard ou très tôt. Dans un nouveau soupir, il laissa sa tête retomber sur le coussin.

S'était-il endormi ? Il n'avait pas remarqué le moment où ses deux petits chiens avaient cessé de gigoter contre lui, comme s'ils ne pouvaient décider de la position qui réconforterait le plus leur papa. Tendant le bras pour finalement éteindre la lumière – faisant grogner Kimyaki au passage d'être dérangé comme ça – Haruto essaya de trouver le sommeil. La fatigue le tenait, mais il ne parvenait pas à s'endormir. S'il s'assoupissait un moment, la vision du baiser le réveillait l'instant d'après. C'était comme s'il vivait un cauchemar éveillé. C'était terrifiant, et il n'était cependant pas certain d'en sortir indemne, puisqu'il ne dormait pas. Il avait promis d'appeler Ji Hoon. S'était juré que ce serait à la première heure – une heure décente. Fébrile, il attendait donc que les rayons du soleil levant viennent caresser son visage. Tant pis si c'était un peu trop tôt pour son petit ami, Haruto ne se sentait pas capable d'attendre plus longtemps. Un vague sourire se peignit sur son visage. Son petit ami. Puisqu'il le considérait toujours de la sorte, cela demeurait un bon présage, non ? Il ne voulait pas perdre Ji Hoon. Son sourire se fana un peu. Non, inutile de s'inquiéter. Ils s'aimaient, et étaient beaucoup plus fort que ça. Il lui pardonnerait, même si ça lui paraissait plus facile à dire qu'à faire.

Le soleil levé, Haruto se redressa. Kimyaki s'écarta un peu avant de se rouler en boule pour se rendormir, tandis que Takochi roula sur le dos, dans l'attente de caresses. La main de son papa se perdit dans son pelage noir, alors que de l'autre, il attrapait déjà son téléphone. Etrangement, il ne ressentait aucune fatigue, et alors que son pouce appuya sur le nom de son homme, il sentit son cœur redoubler de vitesse. « Hey... Bonjour Hoonie... » Il baissa un peu le visage, comme si Ji Hoon se retrouvait face à lui, souriant tendrement contre le téléphone. « Désolé, si je te réveille...[/color] » Avait-il réussi à dormir de son côté ? « Il y a un petit chien là à côté de moi qui est tout grognon... Dis coucou, Kimyaki ! » Le bichon leva la tête et renifla le téléphone, mais ce fut Takochi qui jappa joyeusement. « Il est encore fatigué. » Haruto se traita d'idiot. Qu'est-ce que c'était que cette entrée en la matière ? N'était-il pas censé aborder leur conversation de la veille ? Il devait sonner comme un abruti incapable de parler à son crush. Quand la voix de Ji Hoon brisa le petit silence qui commençait à s'installer, Haruto se redressa inconsciemment. « Ce soir ? » Pourquoi prétexter avoir besoin de vérifier son agenda ? « Oui ? » Bien sûr qu'il l'était ! Il l'était toujours, pour lui ! Etouffant un sourire trop heureux, il hocha la tête, comme si, encore, Ji Hoon pouvait le voir – sûrement le devinait-il, à l'autre bout du fil (plutôt comique, quand on pensait qu'ils possédaient des téléphones portables).

« Dix-neuf heures ? D'accord ! Je t'attendrai. » Evidemment. Quel abruti. Même pas de plaisanterie sur le fait qu'il était toujours beau ? Devant son miroir, Haruto secoua la tête, déboutonnant l'énième chemise qu'il essayait ce soir. L'heure approchait, et voilà qu'il traînait ! Qu'il était lent ! Sa conversation téléphonique avec Ji Hoon l'avait suivi toutes la journée, il y repensait sans cesse. Et s'il avait semblé trop froid ? Il aurait pu insister pour qu'ils parlent encore un peu, non ? Et si Ji Hoon décidait d'annuler ? Le Japonais avait même osé checker son téléphone durant ses consultations – mais de la façon la plus discrète qui soit, bien évidemment. Une fois de retour chez lui, soulagé que le rendez-vous ne soit pas (encore) annulé, il avait paniqué devant leur dressing. C'était comme s'il avait soudain oublié comment être beau ! Pourtant, son petit ami le lui avait expressément demandé. C'était de sa faute, à le perturber comme ça ! Fermant les yeux, Haruto se reprit. Soufflant du nez, il choisit finalement sa tenue. Celle qu'il avait finalement essayé en premier. Celle qu'il avait décidé de porter dès le départ. Une chemise offerte par l'homme de sa vie, un pantalon qu'ils avaient choisi ensemble, des chaussures commandées sur le conseil de Ji Hoon. Passant rapidement dans la salle de bain, il s'étala une crème avec des gestes experts, devenus complètement adepte des produits de beauté sud-coréens depuis peu. Ses mains coiffèrent ses cheveux, et un coup d’œil à la montre qu'il portait au poignet lui apprit que l'heure approchait.

Le grognement nerveux de Kimyaki lui indiqua la présence de Ji Hoon derrière la porte avant même que ce dernier n'y frappe quelques coups. Riant doucement alors que les petits chiens lui couraient dans les pattes, Haruto alla ouvrir. « Bonsoir... Oh ! » Pris de court, il fixa le bouquet de roses qu'il tenait maintenant dans ses mains. L'émotion le gagna bêtement, et il ne releva la tête que lorsque les lèvres du Coréen embrassèrent sa joue. « Merci, Hoonie. » N'était-ce pas la première fois qu'on lui offrait un bouquet ? « Entre ! Je vais les mettre dans l'eau. Tu leur as manqué à eux aussi. » Il avait ajouté la dernière phrase alors qu'il se dirigeait vers le coin cuisine, en voyant leurs deux bébés sauter sur les jambes de leur papa coréen. A eux aussi. Et donc à lui. Terriblement. Alors qu'il cherchait un vase – sachant très bien que sa mère lui en avait acheté un, à une époque, pensant sûrement qu'il servirait aux bouquets qu'il offrirait à l'épouse qu'elle lui aurait choisi – Haruto tenta de se remettre les idées en place. Pourquoi avait-il l'impression d'être un adolescent vivant son premier rendez-vous ? Il se sentait horriblement nerveux. Tout allait bien, il n'y avait pourtant pas à s'inquiéter. « Merci. Et toi tu es magnifique. Vuitton te va très bien. » Avec le petit accent qui allait bien. Il hésita à poser ses mains sur les hanches de son homme, pour l'embrasser. Il en avait tellement envie. Mais il se contenta de lui sourire avec douceur. « Allons-y. »

Haruto était curieux de découvrir l'endroit où Ji Hoon avait prévu de l'emmener. Durant le trajet, il osa à peine ouvrir la bouche, comme soudainement fasciné par Tokyo. « A Ginza ? » Il réfléchit un instant avant de secouer la tête. « Ce sera une découverte. » Il lui adressa un sourire, avant de regarder à nouveau par la fenêtre. « C'est vrai qu'on fait plein de découvertes, en Italie... » Certaines ne rentrant pas forcément dans le domaine culinaire. Quand la voiture fut garée sur la parking privé de l'établissement, Haruto retint une exclamation de surprise. Ça avait l'air vraiment très chic, et il pouvait entendre les comptes en banque se vider entre le bruit des couverts sur les assiettes et des verres qui s'entrechoquaient. Kamiya-Lee. Cette association le tira de sa stupeur, alors qu'il sourit amoureusement à son petit ami. Suivant le serveur, Haruto jetait des coups d'oeil tout autour de lui, dans l'espoir de ne pas paraître malpoli. Une fois assis, il remercia le maître d'hôtel, attrapant poliment le menu qu'on lui tendit. « Wow... » Il ne savait pas vraiment si c'était pour les intitulés ou pour les prix. Relevant lentement la tête vers Ji Hoon, il se pencha légèrement en avait. « L'Italie doit beaucoup te manquer. » Il trouva son rire stupide, se demandant depuis quand il était si idiot. Trop longtemps. « C'est très joli ici, en tout cas. Tu es déjà venu ? » Il espérait bien que non, tout comme il espérait que Ji Hoon ne lui en veuille pas pour ce début de conversation maladroit. Posant le menu sur le côté, Haruto lui sourit. « Tu as passé une bonne journée ? » Ce n'était pas encore ça, mais il cherchait à se rattraper comme il le pouvait. « Désolé d'avoir appelé si tôt ce matin, mais... J'en avais besoin. » Il baissa les yeux, espérant que son homme ressente la même chose. Que lui aussi avait simplement envie qu'ils se retrouvent enfin.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Jeu 28 Juin - 0:32

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Avant Haruto, Ji Hoon n’avait jamais été sincèrement en couple avec quelqu’un. C’était une première et il avait merdé, vraiment merdé. Il avait eu peur au début que cela arrive, qu’il aille voir ailleurs, que le naturel reprenne le dessus. Pourtant, en deux ans, il n’avait jamais failli. Même quand il l’avait quitté, même quand il était loin de lui, même quand Haruto ne se souvenait pas d’eux. Alors pourquoi maintenant ? A l’époque, il aurait pu avoir toutes les tentations, pourtant, il s’obstinait à l’attendre, à attendre que ses souvenirs reviennent, attendre qu’il reprenne ses esprits et réalisent que ce mariage était une grosse connerie. Pourtant, pas une fois il n’était allé voir ailleurs, il n’avait regardé personne avec des pensées menant à l’adultère, il était resté droit, pour son homme, parce qu’il n’aimait que lui, ne voulait que lui. C’était toujours le cas. Alors, pourquoi ? Parce qu’il avait senti le manque de confiance de son compagnon, ce manque de confiance injustifié, un geste comme pour lui donner raison. C’était vraiment stupide. Ji Hoon se maudissait, mais il n’y avait rien qu’il puisse faire pour se reprendre, pour effacer cela. Il avait merdé, purement et simplement, et désormais, il n’avait aucun moyen de revenir en arrière.

Chez sa mère, il y réfléchissait, il pensait à tout ça, préparait la journée à venir. Il réalisait que leur couple partait dans la mauvaise direction, que cela faisait déjà quelques semaines. Pour autant, il aimait encore Haruto, il l’aimait toujours autant, voire même plus. Cela n’empêchait qu’il l’avait délaissé, n’avait pas été assez présent pour lui. il y avait clairement des problèmes entre eux, Ji Hoon l’admettait désormais et il voulait se rattraper. C’était bien pour cela qu’il avait exigé à partir plus tôt, qu’il voulait davantage priorité ce qui comptait vraiment : sa famille. Aussi bien ses frères et sœurs et sa mère que Haruto. Il avait besoin d’eux plus que de sa petite célébrité, c’était eux sa vie, les plus importants, et il avait prioritisé son travail plutôt que ceux qui l’aimaient sincèrement. Ce soir, Ji Hoon voulait prouver à son homme que cela allait changer, qu’il avait compris ses vrais priorités, qu’il allait arrêter de douter de son amour. Ils allaient se reprendre tous les deux et leur amour allait reprendre comme avant. ils avaient compris leurs erreurs, Ji Hoon ferait tout pour se faire pardonner, pour se racheter. Il n’était pas certain d’avoir un jour la pleine confiance de Haruto, mais voulait tout de même y croire.

Entendre sa voix suffisait à affoler son cœur. Il le sentait nerveux, c’était devenu contagieux. Ji Hoon riait, saluant Kimyaki, puis Takochi, trouvant son petit-ami adorable. Il avait envie d’être avec eux, d’être couché contre lui, les deux petits chiens autour d’eux. Ji Hoon s’y voyait quand il fermait les yeux. il pouvait presque sentir l’odeur envoutante de son petit-ami. Il souriait bêtement face à cette drôle de conversation, profitant d’un silence pour l’inviter. Depuis combien de temps n’avaient-ils pas eu un vrai rendez-vous amoureux ? En réalité, ils en faisaient peu dans les « règles de l’art », ce soir serait une exception. Ji Hoon voulait tout bien faire, il voulait l’inviter, le charmer, lui faire passer une belle soirée. Etre romantique. Il n’était pas assez romantique avec Haruto. Avec lui, il voulait casser les codes, il ne voulait plus faire attention à ce qui était conventionnel quand le partenaire était une femme ou un homme. Il voulait lui offrir ces fleurs, il voulait le séduire, il voulait être charmant. Le charmer comme Haruto le charmait. La soirée leur appartenait, Ji Hoon voulait la rendre magique juste pour eux deux.

Il s’admirait longuement avant de s’approuver, grimpant dans sa voiture pour le retrouver. Face à lui, il se sentait bête, parce qu’il l’impressionnait encore, il le séduisait toujours. Il appuya un peu ce baiser sur sa joue, puisque pour le moment, c’était le meilleur contact qu’il pouvait avoir avec lui. Ji Hoon avait besoin de sentir sa peau, d’être près de lui. Il le laissa mettre les fleurs dans l’eau, câlinant ses petits chiens. « Vous m’avez manqué aussi… » C’était long sans eux. il n’aimait pas dormir loin de sa famille et il était vraiment habitué à avoir Kimyaki avec lui désormais. Il réalisait qu’il dormait plus avec Kimyaki qu’avec Haruto. Il avait vraiment une relation bizarre avec ce chien. Rapidement, il se leva pour retrouver son Japonais, le complimentant. Cet homme était toujours si beau, à coupé le souffle. Ji Hoon réalisait sa chance d’avoir un compagnon aussi parfait. « C’est Vuitton ! » Il s’était entrainé à le dire. « Merci Baobei. » Le Coréen le fixait, se contenant pour ne pas combler l’espace entre eux et aller l’embrasser. Il en crevait d’envie, mais il devait se retenir. Pour le bien de leur couple. Ji Hoon hocha la tête, lui emboîtant le pas. Il était temps d’aller manger.

Dans la voiture, il hésita à mettre la radio, préférant essayer de faire la conversation à son homme, parlant de la table dans ce restaurant qu’il avait réservé. Ses parents habitaient près de Ginza, peut-être y était-il déjà allé ? Assez satisfait d’entendre que ce n’était pas le cas, il sourit, hochant la tête. Ce serait une découverte. Parfait. « C’est vrai qu’on en a fait pas mal. C’était vraiment un pays étonnant. » Mais Ji Hoon avait adoré les différentes villes qu’ils avaient visité et voulait définitivement retourner en Europe. Pourquoi pas en Allemagne ou en Angleterre ? Pour la bière et le whisky ! Dès que tout irait mieux entre eux, il le proposera à son petit-ami. Ji Hoon était certain que ces pays plairaient à son homme. Il sourit un peu en le voyant impressionné par la décoration quelque peu extravagante du restaurant, se demandant lequel des deux venaient vraiment d’une famille aisée. Installé à côté de lui, il réalisait qu’il pourrait sans mal passer la soirée ainsi, à juste l’admirer. Il était une véritable œuvre d’art. Son regard se baissa vers le menu, pinçant les lèvres en lisant les prix, il entendant sa mère hurler qu’à une époque, elle faisait les courses pour une semaine avec le prix de ces spaghettis.

« Hm, pas tant l’Italie. J’avais vraiment aimé ce voyage là-bas, mais je pense surtout que c’est parce qu’on y était ensemble. » Il avait aimé Paris mais ne ressentait pas forcément de nostalgie. Il n’avait pas vécu de moment aussi fort là-bas. Avec Haruto, tout était toujours mieux. Les visites, leurs plans. Ça ne les dérangeait pas de paresser à l’hôtel la moitié de la journée, ne bougeant au final que pour se dégourdir les jambes et se promener. Ils avaient découverts beaucoup de choses, avaient beaucoup ris, s’était vraiment redécouvert après ces longs mois à se déchirer, à avoir le cœur briser et songer que c’était peut-être fini pour toujours. Doucement, il secoua la tête à la négative. « Non, jamais. J’en avais entendu parler. Et y a de bonnes notes sur Google ! » La référence ultime. Il avait tout épluché pour être certain de faire le bon choix, de trouver le meilleur endroit possible. « Pas trop mal, j’ai vu mon manager pour de potentiels nouveaux contrats et on a répété ensemble pour cette pub pour une mousse à raser. C’était pas vraiment passionnant. » Il tenta de rire quand bien même rien de ce qu’il venait de dire n’était drôle. « Et toi ? Je suis content que tu aies été libre ce soir. » Pas d’extra au boulot ni de soirée entre collègues de prévu. Il avait vraiment eu peur que ce ne soit pas possible de se voir.

Secouant la tête à ses excuses, Ji Hoon secoua même la main pour bien signifier qu’il n’y avait rien de grave. « Non, non, t’en fais pas ! J’ai pas pu dormir de toute façon, j’attendais que tu m’appelles… » Il avait même passé la nuit à fixer son téléphone. Souriant légèrement, il baissa les yeux vers le menu quelques secondes. « Et tu sais, si t’as besoin de m’appeler, tu peux m’appeler quand tu veux. » Peu importe où il se trouvait, il répondrait. Ji Hoon voulait se montrer disponible pour lui. Il avait besoin d’être là pour lui, d’exister. Le serveur vint prendre leur commande, il pinça les lèvres, il posa son doigt sur la section. « Je vais prendre le corto ! » Il survivrait sans le poisson et économiserait 4,000 précieux yens. Laissant Haruto choisir, il désigna l’un des vins italiens proposés dans la carte. Ils l’avaient goûté à Milan et l’avaient aimé tous les deux. Attendant que le serveur s’éloigne, il regarda Haruto. « Dis, j’ai vraiment réfléchi. Je sais que tu m’en veux, que je t’ai fait du mal. T’as le droit de pas me pardonner tout de suite, je comprends… » C’était normal, au fond, il ne se voilait pas la face. « Mais je veux vraiment que ça marche, je veux… Je veux qu’on se retrouve que ce soit comme avant. » Quand ils étaient encore fougueux, si complices, si heureux. Ji Hoon voulait retrouver ce bonheur.

Haruto pourrait-il comprendre ? Il l’espérait. Espérait que son homme ait conscience de tout ça. « Je sais que j’ai pas été trop là, depuis combien de temps est-ce qu’on est pas sorti comme ça ? » Un rire gêné quitta ses lèvres. « Je veux pas qu’on se perde, qu’on soit un couple qui s’ennuie ensemble. » Qu’ils deviennent un couple monotone, qui restaient ensemble par habitude, sans plus aucune surprise, aucune spontanéité. Ce genre de sortis, c’était important pour eux. « Désolé, parfois je t’ai fait passer au second plan, j’ai fait quelque chose que j’aurais jamais dû faire… Peut-être que tu vas pas me croire, mais je vais tout faire pour que tu me pardonnes, pour que tu me fasses confiance. Je peux pas promettre de plus douter, mais promis, tu passeras plus jamais après ma carrière. » Comme pour sceller cette promesse, le serveur ramena le vin, servant les verres, il attendit qu’il s’éloigne pour lever le sien vers Haruto. « A nous ? » Allait-il accepter tout ça, trinquer avec lui ? JI Hoon était sincère ; il voulait sincèrement le retrouver. Lui prouver combien il l’aimait.



Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Sam 30 Juin - 2:20

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Malgré la déception et la douleur dans son cœur, Haruto avait hâte de revoir Ji Hoon. Cette nuit passée à réfléchir ne l'avait pas pour autant aidé à bien cerner ses sentiments. Lui avait-il pardonné ? Attendait-il encore qu'il s'excuse ? Voulait-il encore avoir cette discussion ? Souhaitait-il passer l'éponge ? Un mélange de tout ceci, peut-être. Sûrement. S'il avait encore mal, il avait tout de même hâte de le revoir. S'il avait envie de le frapper, il voulait encore plus l'embrasser. L'amour semblait malgré tout prendre le pas sur son envie de le secouer, de lui en vouloir. Il lui en voulait, évidemment. Revoir cette scène se jouer devant ses yeux alors qu'il ne l'avait même pas vue le torturait atrocement. C'était peut-être ça, le pire. S'imaginer ce qu'il avait pu se passer entre les deux mannequins. Et si Ji Hoon ne lui disait pas tout ? Et s'il minimisait ce qu'il s'était vraiment passé ? L'avait-il touchée ? L'avait-il serrée dans ses bras ? Avait-il cherché à l'embrasser encore ? Et plus il y pensait, plus il se disait que c'était ce qu'il avait dû se passer. Il voyait les mains de son petit ami sous les vêtements de la jeune femme. Il voyait sa bouche contre la sienne, ses lèvres chercher les siennes, encore et encore. Quel éclair de lucidité l'avait frappé ? Quand est-ce que Ji Hoon s'était dit qu'il allait trop loin ? Et c'était là qu'il le détestait. Simplement à cause de son imagination. Il ne trouverait pas la paix de l'esprit tant qu'il ne saurait pas, mais avait-il vraiment envie de savoir ? Et si la vérité le détruisait un peu plus ?

Comment aborder ce sujet si sensible ? Ji Hoon ne voulait que se rattraper, se faire pardonner. A quoi bon remuer le couteau dans la plaie ? Haruto ne savait plus ce qu'il voulait, ce qu'il avait besoin d'entendre. Les battements de son cœur assourdissaient sa raison, et une seule idée l'obsédait ; il avait besoin de le revoir. Malgré la douleur et l'humiliation, Haruto voulait voir Ji Hoon. Il avait besoin de sa présence. De capter son regard, de se laisser avoir par son sourire, par sa voix. Ses gestes. Il avait besoin de son contact, de le toucher, de le sentir. Le Japonais se sentait condamné, mais ne désirait y échapper. Leur histoire particulière valait la peine d'être vécue, sinon pourquoi la vie s'acharnerait ainsi sur eux ? Haruto ne pouvait pas croire que tout cela était en vain et se réconfortait en se disant que Ji Hoon montrait tout autant de ferveur à vouloir que leur couple avance. Certes, ils faisaient des erreurs, mais ils apprenaient d'elles et souhaitaient sincèrement les réparer. Ils devaient simplement s'écouter, se comprendre. Se pardonner. Ce n'était pas facile, mais il faisait tout pour arranger les choses. Du moins, Haruto l'espérait. Chacun de son côté faisait des efforts. Il remarquait ceux de Ji Hoon, évidemment.

Et lui ? En faisait-il vraiment ? Comme il le fallait ? Dans leur chambre, Haruto y réfléchissait très sérieusement. Si Ji Hoon avait commis ce fâcheux impair, il devait bien y être pour quelque chose, au fond. C'était forcément de sa faute, d'une façon ou d'une autre. Il ne rassurait pas son petit ami comme il le fallait. Ou alors, il ne se sentait pas assez bien avec lui pour essayer d'aller voir ailleurs ? Le Japonais s'accablait, comme à son habitude. Il avait beau reprocher à Ji Hoon de le condamner pour ce geste déplacé, au fond, il savait bien qu'il en avait le droit. S'il l'avait rassuré comme il le fallait, s'il lui avait suffisamment montré de preuves qu'il l'aimait plus que tout... Visiblement, ce n'était pas assez. Honteusement, il se sentait un peu découragé. Que devait-il faire pour que son homme comprenne qu'il n'y avait que lui ? Comprenait-il aujourd'hui que lui aussi avait de quoi s'inquiéter ? Et s'il pouvait s'accabler tout seul, Haruto trouvait malgré tout injuste de se sentir coupable pour ça, et en voulait un peu à Ji Hoon. Parce qu'il ne pouvait minimiser sa culpabilité là-dedans. Il avait embrassé cette fille de son plein gré, visiblement. Et une part de lui se demandait égoïstement s'il fallait vraiment trouver un coupable, puisque cela semblait fort évident.

Cependant, le Japonais ne voulait pas se rendre à ce rendez-vous en étant fâché ou de mauvaise humeur. Malgré ses sentiments contraires et son humeur changeante, il avait hâte de retrouver Ji Hoon. Le coup de téléphone de la matinée lui avait semblé bien trop court. Et le revoir le remplissait d'une joie difficilement dissimulable. Cependant, il était tout dans la retenue, s'empêchant de se jeter dans ses bras ou de répondre à son baiser en joignant leurs lèvres, comme il aurait été naturel de le faire. Haruto ressentait un blocage net à ce niveau, cette image lui tournant encore dans l'esprit sans qu'il ne paraisse capable de la chasser. Il pouvait néanmoins plaisanter, sourire devant l'accent parfait de son homme, et le complimenter. Les fleurs l'avaient ému, et il avait hâte de découvrir l'endroit où Ji Hoon comptait l'emmener. Fébrile, légèrement nerveux, Haruto s'installa donc dans sa voiture, se demandant comment il pourrait aborder une nouvelle fois un sujet si délicat. Heureusement, la discussion fut légère – peut-être un peu trop, mais elle lui permettait ainsi de se reprendre. L'Italie. Ce voyage en Europe l'avait marqué, comme tous les séjours passés avec Ji Hoon. Que ce soit dans une montagne japonaise ou dans une capitale étrangère, Haruto se sentait bien, parce qu'il était avec lui. S'il ne considérait pas son voyage à New York comme spécial, c'était parce qu'il ne l'avait pas passé avec celui qu'il aimait.

Une fois dans le restaurant, Haruto ne put cacher son admiration. Certes, il n'était pas étranger aux bonnes adresses du quartier, mais c'était généralement pour des restaurants typiquement japonais. Il avait toujours préféré la cuisine japonaise, mais s'ouvrait toujours plus à la cuisine occidentale. Néanmoins, les prix affichés le choquèrent un peu, bien que ne le surprenant que très peu. Relevant la tête vers Ji Hoon, il lui adressa un sourire entendu. « Oui... C'est pour ça que New York m'a beaucoup moins enchanté que Zao Onsen. » Il baissa les yeux, sentant son cœur se réchauffer un peu plus à cette idée. Il ne pouvait mentir, c'était bien avec lui qu'il se sentait le mieux. Riant à la remarque de son homme concernant la réputation online de ce restaurant, Haruto hocha la tête. « Si c'est sur Google... » Il le taquinait, sachant très bien que Ji Hoon avait dû se renseigner longuement sur le meilleur établissement où se rendre ce soir. L'interrogeant sur sa journée, le Japonais sentit le nœud dans son estomac se serrer, de crainte d'entendre le nom de la demoiselle qu'il détestait le plus aujourd'hui sur terre – pas loin de Yurina. Lui offrant un sourire complice, il se sentit soulagé. « Une mousse à raser ? Tu pourras alors nous dévoiler comment vous faites pour raser des poils inexistants ? » Sa main se leva, touchant du bout des doigts la joue du Coréen, avant de retomber, agrippant à nouveau le menu sur lequel il posa les yeux. Il fallait bien choisir quelque chose.

« C'était une journée ordinairement banale. » Il redressa la tête, un sourire aux lèvres. Le docteur Kamiya s'était arrangé pour partir à l'heure et échapper aux heures supplémentaires ainsi qu'à d'éventuels rendez-vous de dernière minute. Ses traits s'adoucir, se faisant même plus tristes à la réponse de son petit ami. Lui non plus n'avait pu dormir. « Je t'ai appelé aussitôt que la décence le permettait, sinon... Je t'aurais appelé à peine le pied mis hors de l'appartement. » Les battements de son cœur s'accélérèrent suite à sa propre confession. « Ne dis pas ça. Tu m'aurais au téléphone toute la journée. » Haruto ne se lassait jamais de l'entendre. La venue du serveur le coupa dans ses aveux amoureux. Suivant la commande de son petit ami, il annonça un deuxième corto, laissant à Ji Hoon le soin de choisir le vin, souriant lorsqu'il reconnut le cru. Ses yeux suivirent distraitement la marche du serveur, avant de se perdre dans la salle. Haruto fut ramené sur terre par la déclaration de Ji Hoon. « Je... Je veux aussi que ça marche. » Le coin de sa bouche se tordit légèrement, son regard se baissa vers la table joliment dressée. « C'est vrai... Je t'en veux. Terriblement. » Il déglutit, mais n'ajouta pas. Cela signifiait de façon assez claire qu'il approuvait ; il ne lui avait pas encore pardonné, à quoi bon mentir ?

Néanmoins, Haruto s'était promis de tout faire pour faire avancer les choses. Lui aussi devait faire des efforts. Ses yeux retrouvèrent ceux de Ji Hoon. Les mots de ce dernier le touchaient peut-être un peu trop, et il sentait l'émotion le submerger. Il ne pouvait pas pleurer ici ! « Trop longtemps... » Il lui adressa un sourire tendre. Il comprenait les craintes de son compagnon, puisqu'il avait les mêmes. Hésitant un instant, il choisit de se montrer franc. « Que tu l'admettes est déjà un grand pas. » Parce que oui, Ji Hoon l'avait délaissé. « De mon côté, je ne suis pas non plus irréprochable. Si tu doutes de moi, c'est que j'ai loupé quelque chose. » Son sourire retomba, devenant une grimace ridicule. Ses doigts jouèrent avec le pied de son verre à vin. Devait-il poser les questions qui l'obsédaient ? Loin de lui l'idée de gâcher cette soirée. Haruto leva à peine la tête, lorsque le serveur approcha leur servir le vin. Il déglutit, relevant les yeux vers ceux de Ji Hoon. Son sourire fut un peu faible, mais sa main leva son verre pour trinquer avec lui. « A nous.[/color] » Il porta immédiatement le verre à ses lèvres, en buvant une délicieuse gorgée, avant de le reposer sur la table. Bougeant sur sa chaise comme pour mieux s'asseoir, il se redressa, cherchant ses mots.

C'était un profond dilemme. Haruto n'avait pas envie de gâcher cette soirée, mais il avait l'impression que s'il ne disait rien, celle-ci serait de toute façon gâchée. « Pour que je puisse te pardonner, j'ai besoin de savoir... » Ses doigts jouaient nerveusement avec un coin de sa serviette. Ses yeux allaient de ceux de Ji Hoon à un détail sur leur table, semblant ne pas savoir où se poser. « Pourquoi elle ? » Il n'avait définitivement pas envie d'évoquer son prénom. Réalisant que sa question était idiote, puisque son petit ami avait déjà expliqué combien il se sentait à sa place avec cette fille, Haruto se reprit. « Dans quelles circonstances, exactement ? Comment cela s'est vraiment passé ? C'était juste un dérapage ou... il y avait plus ? » Haruto luttait pour garder un regard sérieux, mais non hostile, sur Ji Hoon. « Je... Je me doute que j'ai ma part de responsabilités. » Il prit une profonde inspiration. « Je veux te pardonner, Hoonie. Parce que moi aussi je veux qu'on se retrouve comme avant. Tu me manques... Pas seulement ces derniers jours, mais depuis plusieurs semaines. J'essaye de me raisonner en me disant que je suis un adulte et que je ne devrais pas me languir de mon petit ami comme ça, mais... » Un rire lui échappa, comme pour prouver qu'il s'embarrassait lui-même. « Je me suis rendu à l'évidence, j'ai terriblement besoin de toi dans ma vie. C'est... incomplet, sans toi. » Son sourire se fit un peu triste. « Ce baiser, c'est comme toutes mes craintes matérialisées. » La peur de voir Ji Hoon s'éloigner. La peur de le voir tomber amoureux d'une autre personne. La peur qu'il se détache de lui, qu'il le laisse tomber. La peur que leur histoire ne soit finalement rien d'autre qu'une histoire d'amour banale. Remplaçable. « Je me sens tellement vulnérable, lorsqu'il s'agit de toi. » Il eut un rire embarrassé, portant une nouvelle fois son verre de vin à ses lèvres, comme pour paraître moins ridicule. Ce fut ce moment que choisit le serveur pour apporter les amuse-bouches précédant les premiers plats du menu. Haruto espérait ne pas avoir gâché leur goût avec ses questions. Que Ji Hoon ne lui en veuille pas de gâcher son rendez-vous romantique.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Dim 1 Juil - 2:43

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


C’était une soirée importante. Ce soir, il devait réussi à faire comprendre à Haruto qu’il l’aimait toujours, qu’il était désolé et s’en voulait terriblement. Jamais il n’avait envisagé de lui faire du mal, ce n’était pas une vengeance. Tout ce qu’il voulait réellement, c’était être avec son petit-ami, c’était être heureux avec lui. Et pourtant ? Que faisait-il ? Il le blessait, il l’avait trompé. Ji Hoon n’avait pas voulu ça. Pourtant, il n’était pas attiré par d’autres personnes, il ne se sentait pas mal, pas frustré avec son petit-ami. Son Japonais faisait tout pour le combler et il y arrivait sans mal. Cependant, le Coréen savait que derrière ce geste, il y avait plus qu’un simple caprice, une envie à combler. Ce n’était même pas ça. Il ne pouvait l’expliquer à Haruto sans se sentir bête, coupable. Son homme pourrait-il comprendre ? Pardonner ? Ils avaient une relation spéciale, hors du commun. Ils étaient là, l’un pour l’autre depuis des années. Ji Hoon ne voulait pas qu’il considère leur relation comme étant moins spécial. Ils s’aimaient vraiment, il n’y avait pas de doute à avoir. Le Coréen s’était promis de ne plus douter des sentiments de son homme à son égard. Il suffisait de voir comme il le regardait.

Il paraît que tout le monde le remarque. Sa sœur le lui avait dit. Qu’elle l’avait compris à la façon qu’ils avaient de se regarder. Qu’elle pouvait voir que le psychiatre était sincèrement fou de lui juste à la façon qu’il avait de poser ses yeux sur lui, sa façon de le regarder et de l’écouter quand il parlait. Ces petites étincelles que Ji Hoon ne remarquait peut-être pas. Il était bien trop occupé à se laisser hypnotisé par ces grandes perles noires, qui le rendait fou d’amour. Il aimait sentir le regard de Haruto sur lui, il aimait attirer son attention. Il aimait lever les yeux vers lui, capter son regard et lui sourire amoureusement. Il aimait encore plus quand cela arrivait inversement. Que Haruto le remarque et lui sourit. Dans ces moments-là, son cœur explosait, il avait envie de se rouler par terre, de couiner, de niaiser. Personne ne lui faisait cet effet avant, personne ne lui donnait l’impression d’imploser de bonheur juste pour un sourire ou un geste tendre. C’était bizarre, mais tellement bon ? N’était-ce pas ces petites choses qui faisaient de l’amour, le plus beau sentiment au monde ?

Cette impression d’être sur un petit nuage en permanence quand il était là. Tout cela, il l’avait découvert avec Haruto, bien avant qu’ils ne soient en couple. Ces soirées à deux où ils parlaient de tout et de rien, qu’il riait à toutes les plaisanteries qu’il pouvait dire, même celle qui n’était pas particulièrement drôle, ces conversations qu’eux seuls intéressaient ou comprenaient, tous ces moments qui avaient faits d’eux le couple qu’ils étaient aujourd’hui. Il s’en voulait de tout gâcher, il aimerait revenir en arrière. Au début de leur relation, les prévenir pour qu’ils ne fassent pas ces erreurs, les préparer à cet amour si puissant, si incroyable, qu’ils peineraient à comprendre. Leur dire qu’ils devaient s’aimer, parler entre eux, ne jamais laisser quoique ce soit dans le secret, parce que ça détruirait leur relation et une partie d’eux. Ji Hoon voulait que ça marche, parce que dans trente ans, le seul visage qu’il s’imaginait voir en se réveillant, c’était le sien. Dans quarante ans, la seule main qu’il voulait tenir dans la sienne, ce serait celle de l’homme assis près de lui aujourd’hui. Dans cinquante ans, La seule personne qu’il voyait à ses côtés dans cette jolie maison au bord de la plage, c’était Haruto.

Le Zao Onsen… Ji Hoon resta un instant silencieux à l’évocation de ces voyages à la montagne. « Surtout la première fois… » La seconde fois, il n’en gardait pas un bon souvenir. Il se souvenait de la peur qu’il avait eu, l’angoisse qui avait suivi les semaines suivantes. Il était certain que son cœur s’était arrêté en voyant Haruto chuter, en voyant le sang teindre la neige autour de sa tête. Son cœur battait douloureusement en repensant, il remercia intérieurement Haruto de le lancer sur un autre sujet. Sa journée. Rien de passionnant en somme mais c’était déjà ça de pris. Il pouffa à sa réponse, appréciant sûrement un peu trop le contact de ses doigts sur sa joue, il lui sourit tendrement avant de secouer la tête. « T’es en train de dire que j’ai pas de barbe ? Attend un peu de voir, quand j’en aurais une jusque là ! » Il désigna le haut de son torse avec le plat de sa main, riant encore un peu. « Tu m’aideras à m’entraîner, je dois faire semblant de parler comme un Japonais fera la voix. » A cause de l’accent, oui, on préférait qu’il évite de faire la publicité avec son petit accent coréen. C’était vexant, mais comme disait son manager, il n’avait pas le choix. Dès qu’il serait plus célèbre, il pourra râler.

Un peu déçu de ne pas avoir plus de détails sur sa joue, il n’osa pas demander ou protester, hochant simplement la tête avec un sourire. Leur appel de ce matin avait été trop court à son goût, il était heureux de voir que Haruto avait ressenti la même chose, qu’ils avaient attendu toute la nuit que le temps passe pour pouvoir s’entendre à nouveau. « Tu sais, c’est pas moi non plus que ça va déranger. » Il aimait quand Haruto parlait, quand il lui parlait. Sa voix grave et chaude avait quelque chose de rassurant, qui lui faisait du bien, lui donnait de l’énergie. L’entendre toute la journée aurait pour sûr un effet positif sur lui, Ji Hoon n’en doutait pas une seule seconde. Le serveur vint interrompes leurs aveux avec les commandes, Ji Hoon en profita pour lancer une conversation plus sérieuse. Il voulait que ça marche, reprendre sur de meilleures bases. Cela lui faisait mal de l’entendre dire qu’il lui en voulait terriblement, mais le Coréen comprenait. S’ils étaient là ce soir, c’était pour faire un nouveau pas en avant, que la rancœur de son homme s’apaise au moins un peu. il admettait désormais qu’il l’avait délaissé, qu’il avait agi comme le dernier des idiots. Il admettait ses torts. Expliquer les erreurs de Haruto était plus complexe. « Tu sais en ce qui te concerne… C’est pas en toi que j’ai pas confiance, c’est en moi. J’ai toujours peur que tu réalises que tu mérites mieux que moi. » Il sourit tristement. Il se trouvait bien pitoyable à côté d’un homme comme Haruto.

Qu’il accepte de trinquer avec lui l’aida à se sentir un peu mieux. A eux, à leur avenir ensemble. A leur amour. La suite n’annonça cependant rien de bon. Ji Hoon regretta d’être venu avec cette conversation. Haruto avait des questions. Pourquoi elle ? La question le laissa bête. Pourquoi elle ? Sans doute pace qu’il lui faisait confiance, qu’il se sentait bien avec elle, qu’à ce moment-là, il pensait que c’était une bonne idée. Que son petit-ami demande plus de détails le surprit, le dérangea même un peu. Il leva ses yeux vers lui comme pour voir s’il était sérieux. « Haruto… Est-ce que c’est vraiment important ? » Pourquoi vouloir savoir tout ça ? Devait-il vraiment tout détailler ? Il sentait son rythme cardiaque s’accélérer, il se demandait s’il pouvait encore partir en courant. Pour se donner de la contenance, il but une plus longue gorgée de vin. Il écoutait Haruto parler. Il voulait qu’il le pardonne. Mais lui raconter, cela aiderait vraiment ? Ji Hoon en doutait. Il sentait l’émotion le gagner aux mots de son homme. Lui aussi lui manquait, le Coréen se languissait tout autant de lui. « Peu importe qu’on soit adultes, je pense… Je pense qu’on a juste besoin l’un de l’autre parce qu’on s’aime. » C’était normal, puisqu’il s’agissait d’eux. Ji Hoon voulait que Haruto continue de se languir de lui.

Ce baiser avait été une terrible erreur, mais en signifiait rien ; cependant, il l’avait déjà dit et redit. « Je suis désolé… » ça aussi, il l’avait déjà dit à maintes reprises. « Haruto… Je veux pas te rendre vulnérable je veux… Je veux te protéger, je veux plus te faire de mal. » Etre là pour lui, empêcher les autres de le blesser, mais ne plus être la cause de son mal. C’était bien simple, alors pourquoi n’y arrivait-il pas ? Il remercia le serveur pour les amuses-bouches, en prenant un sans attendre qu’il amena à ses lèvres, contenant un soupir. Il leva son regard vers Haruto, sachant très bien qu’il lui devait une explication. Qu’il devait être honnête avec lui. Leurs erreurs du passé avaient suffisamment montré qu’ils devaient parler. « Pourquoi elle… Tu le sais déjà. On s’entend bien, elle était là à ce moment-là… » Elle était jolie, mais ça, il allait éviter de le préciser. Pinçant les lèvres, il se redressa, posant ses yeux sur la salle, comme s’il cherchant un soutient quelconque dans l’assistance. Rien, vraiment rien. Il était seul. Comment expliquer cette soirée ? Comme satisfaire la demande de Haruto sans que cela n’empire ?

« On avait un peu bu à la soirée avant, on avait des cocktails au karaoké. On a chanté une chanson du groupe Arashi. A la fin, je me suis laissé tombé sur la banquette, je l’ai embrassé. » Un silence, il secoua la tête. « Haruto, je vois pas ce que ça va nous apporter que je raconte ça encore… » Rien, il en était certain. Il espérait que son petit-ami le coupe, lui dise d’arrêter. Il n’entendit pas ce genre de mot, ce qui lui fit comprendre qu’il devait continuer. Ji Hoon se concentrait, il n’était pas question de s’embrouiller, il devait choisir soigneusement les mots qu’il allait utiliser, il ne devait pas risquer quoique ce soit, risquer de le blesser, risquer de tout gâcher, encore. « Les circonstances… Comme dit, on avait un peu bu, j’étais encore en colère contre toi, que tu m’aies pas compris, que malgré tout ce que t’as fait, ce soit toi qui me fasses pas confiance… » C’était stupide, il le reconnaissait. Et totalement puéril, mais sur le moment, Ji Hoon avait été certain que ses motivations étaient des plus légitimes. Fermant les yeux un instant, il secoua les épaules. « Depuis le début, on a été proche avec Shoko, sûrement parce qu’on a débuté ensemble. J’ai pas réfléchi sur le moment. » Il l’avait embrassé, sans détour, sans y penser davantage. Mordillant nerveusement sa lèvre inférieure, il attrapa un nouveau amuse bouche, le faisant passer avec du vin.

Un silence lorsque le serveur vint apporter les premiers plats. Carpaccio in agrodolce. Il le remercia poliment, n’osant pas toucher son plat. « C’était un dérapage… Un assez long dérapage… » Il avoua la deuxième partie à voix basse, comme s’il espérait que Haruto n’entende pas. Il ne savait pas comment s’exprimer, comment l’expliquer. Comment s’en sortir. « C’était plus qu’un petit bisou, mais c’était pas non plus… Enfin, tu vois, genre des… Préliminaires ? C’était pas ça ! » Il avait élevé la voix sans s’en rendre compte, des clients le fixaient d’un air curieux avant de reprendre leur repas. Soufflant doucement, il secoua la tête, espérant trouver des mots plus convenables. Une bonne façon de s’exprimer. « Après, je l’ai raccompagné à son agence et j’ai pris un taxi pour rentrer. » Fin de l’histoire. Il espérait que cela suffirait à Haruto et qu’il ne tente pas d’obtenir plus de détails, tout cela était parfaitement inutile. Ses yeux qui fuyaient les siens, osèrent finalement les retrouver. « Ça a pas compté, ça voulait rien dire, Haruto, s’il te plaît… » Il voulait profiter de cette soirée, il ne voulait pas la gâcher. « On peut commencer ? » Son air se fit un peu craintif. Il préférait avoir son aval, priant intérieurement pour que tout aille bien. Pour que cette page soit désormais enterrée. Que Ji Hoon puisse tenter de le reconquérir, lui rappeler combien il l’aimait. Qu’il était bien le seul qui comptait.


Code by Fremione.

[/quote]

_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Lun 2 Juil - 0:56

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Il était indéniable qu'ils partageaient de merveilleux souvenirs ensemble. Haruto ne pouvait le nier et se disait souvent qu'il devrait y penser plus souvent. Pourquoi se torturer avec des mauvaises expériences ? Des erreurs malheureuses ? Parce que l'homme étant ainsi fait, il ne pouvait oublier ce que son cœur avec dû encaisser. Le Japonais n'était qu'un homme, après tout. Un homme profondément amoureux, un peu trop sensible. Un homme se laissant trop rapidement avoir par ses propres sentiments. Ji Hoon lui avait ouvert les yeux sur bien des choses, certaines même dont il ne devait pas se douter. Le fait que l'on pouvait souffrir par amour, par exemple. De son mieux, Haruto se disait qu'il pouvait passer outre, mais ce n'était pas simple. Ça ne l'était jamais, lorsqu'il s'agissait de son histoire avec Ji Hoon. Ils traversaient des épreuves aussi incroyables que leur histoire. Pourtant, il ne cédait pas. Il continuait à se dire que tout cela en valait la peine. Qu'ils étaient plus forts que ça, qu'ils surmonteraient ces peines parce qu'ils s'aimaient. Un avenir sans le Coréen lui paraissait impossible. Il savait que ce n'était pas possible. Son amour pour Ji Hoon était si profond que Haruto savait pertinemment qu'il le marquait pour toujours. Il restait persuadé que cet amour les suivait dans toutes leurs vies. Parce qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, et que cela faisait longtemps que c'était une évidence.

Assis là, face à lui, Haruto continuait d'y croire. Leur histoire ne pouvait se terminer sur un dérapage malheureux. Même en souffrait autant, il ne pouvait en vouloir à l'homme qu'il aimait. Parce qu'il avait l'impression que cela faisait bien trop longtemps qu'ils n'avaient pas partagé de moment comme celui-ci. Même s'il se montrait presque timide, face à Ji Hoon, il faisait de son possible pour ne pas avoir l'air mal à l'aise. Loin de lui l'idée – et surtout l'envie – de gâcher ce moment. Répondant de son mieux, il évoquait ces souvenirs. Il préféra ne rien dire concernant leur second séjour à la montagne. Inutile de faire remonter à la surface ces instants pénibles qui avaient suivi son accident. Le Japonais s'en voulait déjà terriblement d'avoir gâché ce séjour qui aurait tout autant dû être merveilleux que le premier. Mais là n'était pas le sujet, et il se sentait coupable pour bien assez de choses. De plus, plaisanter avec Ji Hoon lui sembla plus approprié sur le moment. Rebondissant sur cette pub que ce dernier préparer, Haruto ne put s'empêcher de le toucher. Un geste tendre qu'il rêvait de prolonger. Pour la bienséance – et parce qu'il était encore un peu trop bouleversé par les récents événements – il se tint de le faire. Son rire marqua son geste, alors qu'il baissait la main. « Hors de question. Ça ne te va vraiment pas, c'est une certitude ! » Et puis quoi encore ? « Ton visage est parfait comme ça.[/color] » Si beau, si charmant, Haruto succombait sans mal. Mais son sourire retomba à la demande de son petit ami. Par pour son contenu, mais pour la nouvelle choquante qu'elle contenait. « Comment ça ? Tu seras doublé ? Pourquoi ? » Ses sourcils se froncèrent, et il sentit son cœur se gonfler d'orgueil. De quel droit ? Qui étaient ces soi-disant professionnels ayant pris une décision aussi absurde ? « Mais... Ton accent ! » Même de façon objective, Haruto ne comprenait pas. D'accord, peut-être ne pouvait-il pas l'être, objectif, sur ce sujet, mais tout de même ! « C'est ce qui fait ton charme. Ils n'ont rien compris ! » Il poussa un soupir excédé, avant de sourire à son homme. « Je démissionne et je deviens ton agent ? » Son rire contenu ponctua sa phrase.

Cela arrangerait peut-être son envie de l'appeler à toute heure du jour et de la nuit ? S'il le pouvait, Haruto passerait le plus clair de son temps – tout son temps – auprès de Ji Hoon. Même s'il se raisonnait et se répétait que cela n'était pas sain, dans une relation comme la leur. Pourtant, ils étaient tous les deux si fusionnels... Bien évidemment, Haruto ne deviendrait pas son agent, son manager, encore moins son garde du corps (du moins, pas dans le sens admis pour un artiste). « Promis, je vais t'appeler aussi souvent que possible. [/color]» Son doux sourire affirma cette promesse. Les messages lui semblaient impersonnels, ou plutôt, il avait l'impression de ne jamais réussir à complètement faire passer son intention à l'écrit. C'était l'évidence même, bien sûr, mais ça passerait encore plus vrai avec Ji Hoon. La déclaration de ce dernier lui fit énormément beaucoup de bien, le rassurant sincèrement. Il avait besoin de l'entendre dire ces mots, de savoir que lui aussi avait envie d'avancer, que leur couple marche, de vivre encore bien des choses avec lui. De l'aimer, toujours plus fort. Secouant la tête, Haruto refusa seulement son explication. Mériter mieux ? « Ji Hoon. » Son ton était doux, mais ferme. « On ne se mérite pas, on est faits l'un pour l'autre. C'est tout. » Il lui adressa un sourire tendre et amoureux. « C'est ce dont je suis intimement persuadé. Il n'y a personne d'autre. C'est notre histoire. »

Leur histoire mise à mal par leurs erreurs. Des erreurs que le Japonais aimerait comprendre, même s'il savait que ce ne serait pas facile. Que ça ne s'expliquait peut-être tout simplement pas. Comme lorsqu'il avait perdu la tête et accepté ces fiançailles. Mais il espérait que Ji Hoon pourrait l'aider à comprendre, justement. Qu'il lui donnerait un début d'explication, du mieux qu'il le pourrait. Certes, ses questions étaient bien étranges – et il n'était pas certain d'en vouloir les réponses – mais il n'avait pu s'empêcher de les poser. Oui, il pensait que c'était important. Un peu bêtement, il se disait que ça l'était, sans trop en être sûr. Avait-il vraiment besoin de ces détails ? N'était-ce pas un peu malsain ? Il déglutit, sans vraiment répondre, se contentant de fixer Ji Hoon. Haruto avouait ses faiblesses, ouvrait son cœur en tentant de lui faire comprendre ses craintes. Oui, ils avaient besoin l'un de l'autre parce qu'ils s'aimaient. C'était indéniable. Il était naturel de chercher la présence de l'être aimé, de se languir de lui. De vouloir être toujours à ses côtés. Son sourire retomba un peu, lorsque Ji Hoon répéta une nouvelle fois ne plus vouloir lui faire du mal, vouloir le protéger. Bien évidemment, le Japonais le croyait. Malgré les fâcheux événements récents, il le comprenait. Parce qu'il en allait de même pour lui. N'était-ce pas normal, après tout ? Mais il cherchait des explications, se demandant s'il les obtiendrait. S'il voulait vraiment les obtenir.

Il lui fallait alors supporter d'entendre Ji Hoon évoquer Shoko. Cette fille qu'il ne supportait pas. Qu'il avait envie de voir disparaître. Ses yeux fixaient la table devant lui, alors que son homme répondait à sa requête. Haruto regrettait déjà d'avoir exiger à ce qu'il lui explique. Ne l'avait-il pas cherché ? L'alcool. Arashi. Une banquette. C'était Ji Hoon qui avait initié ce baiser. Sa bouche se tordit. Prenant un inspiration, il releva la tête vers ce dernier. Oui, qu'est-ce que ça pouvait bien leur apporter ? Mais Haruto ne trouva la force de lui répondre. Il acceptait les reproches, encaissait ce que Ji Hoon avait de façon assez évidente sur le cœur. De manière cruelle, la scène se jouait nettement devant ses yeux. Il voyait Ji Hoon, il voyait Shoko. Ce box de karaoké, cette banquette. Haruto voyait tout. De façon très nette, comme s'il s'était retrouvé dans la pièce. Il leva à peine les yeux vers le serveur qui déposé le premier plat devant eux. Il n'avait plus faim, comme si les amuse-bouches lui avaient suffi. En vérité, il avait le ventre noué, avait le sentiment qu'il ne pourrait plus rien avaler. Un assez long dérapage. Haruto eut le réflexe de renifler. Regard baissé, il luttait pour ne pas pleurer, hurler, rire, il ne savait trop quoi. Comme réagir ? Il leva des yeux étonnés vers Ji Hoon. Un regard surpris, mais où se lisait sans mal la douleur et l'incompréhension. Des préliminaires ? De mieux en mieux. Pourquoi avait-il la sensation que Ji Hoon s'embrouillait seul ? Cela n'était pas fait pour rassurer le Japonais. « Oui, je vois. » Peut-être même un peu trop bien. Peut-être était-ce pour cela que son ton s'était fait si neutre. Si calme. Froid. « Un assez long dérapage. Un baiser de préliminaires. Je vois très bien, Ji Hoon. »

Ses yeux fixèrent les siens un long moment. Sans qu'il ne daigne dire un mot. Son expression était neutre, et pendant un instant, il ne bougea pas d'un cil. L'instant d'après, Haruto laissa échapper un faible soupir. « Mangeons. » Délicatement, il se saisit de sa fourchette, piquant dans son carpaccio. Dans un geste aérien, il porta le couvert à ses lèvres, goûtant à ce plat déjà gastronomique, malgré son apparente simplicité. C'était étonnamment bon, meilleur de ce qu'il en avait d'abord pensé. Malgré l'amertume de l'aveu de Ji Hoon, il savoura sa bouchée. En silence. Sans faire le moindre commentaire. Puis, doucement, il posa sa fourchette à côté de son assiette, roulant ses lèvres l'une contre l'autre. Tendant la main vers son verre, il en but une petite gorgée de vin. « Tu te doutes que je ne veux plus que tu vois cette … fille. » Soyons poli. « Mais je me doute que tu n'en feras qu'à ta tête. Parce que je n'ai pas le droit de t'interdire de fréquenter qui que ce soit.[/color] » Il eut un sourire triste, alors qu'il relevait les yeux vers Ji Hoon. « Cependant... S'il y a encore la moindre rumeur sur vous deux, le moindre article, la moindre photo sur ton Instagram de cette fille, c'est fini. Je ne te le pardonnerai pas, Ji Hoon. C'est bien compris ? » Haruto s'en voulait de se montrer si cruel. Et pourtant. Il le pensait. Rien que l'évocation de Shoko le mettait dans une colère incroyable, qu'il contenait tant bien que mal. Parce qu'il aimait Ji Hoon, et qu'il était prêt à écarter toute menace à leur bonheur ensemble.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mar 3 Juil - 1:01

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


C’était important de se retrouver. Ji Hoon voulait retrouver ce qu’ils avaient avant. Un brin d’insouciance, de folie, beaucoup d’amour et de bonheur. Il voulait retrouver ces papillons dans son ventre, rire, ne se soucier de rien sauf d’eux. Regarder Haruto s’endormir, sourire en sentant ses lèvres se poser partout sur son visage pour le réveiller… Des moments qu’ils n’avaient plus eu depuis… Beaucoup trop longtemps. Ils étaient si heureux, il y a quelques semaines encore, pourquoi n’avait-il rien vu ? Pourquoi ne pas s’être rendu compte de cela ? Du mal qu’il faisait, de la distance qu’il imposait à Haruto ? Il ne le voulait pas, ce n’était pas quelque chose qu’il avait contrôlé. En réalité, il ne s’en rendait pas compte. Il aimait Haruto. Plus que tout au monde, et pourtant, il l’avait fait passer au second plan. Quel idiot il avait fait, alors qu’au fond, il ne voulait qu’une chose ; lui. Seulement lui. Bien évidemment, sa carrière avait raison d’être, ils devaient chacun vivre une vie à côté, rien que pour avoir des petites choses à se raconter le soir. Il aimait quand son homme lui racontait sa journée, détaillait ce qu’il y avait fait. C’était des moments comme ça qu’il voulait retrouver.

Désormais, ils se trouvaient dans ce restaurant, sans doute un peu trop chic, à tenter de recoller les morceaux. Ji Hoon savait que c’était encore possible. Ils avaient sans doute connu pire. En rencontrant Haruto, il avait senti quelque chose de différent, d’hors du commun entre eux. Après tout, en arrivant au Japon, à quoi pensait-il ? Que Liang et lui resteraient quelques mois, pas plus. Qu’ils allaient rapidement rentrer en Corée du Sud. Ji Hoon ne voulait pas rester, il ne voulait pas s’installer dans ce pays. Combien de fois avait-il dit à Haruto qu’il comptait rentrer chez lui, que sa vie au Japon n’allait pas durer bien longtemps ? Combien de fois avait-il plaisanté en disant de bien profiter de lui tant qu’il était là ? Au Final, il n’était jamais reparti, ou jamais bien longtemps. Au final, son cœur avait décidé de poser ses valises et avait décrété que ce pays était celui dans lequel il voulait vivre. En réalité, la seule raison de ce choix était que Haruto se trouvait ici avec eux. Si le Coréen aimait bien son pays d’adoption, c’était principalement parce qu’il était tombé amoureux d’un enfant de sa patrie. Le plus beau, le plus charmant. Celui avec qui il se voyait finir sa vie.

La conversation était légère, ça lui faisait du bien, même si c’était pour simplement évoquer une journée ordinaire, sans beaucoup d’intérêt. Il voulait retrouver un semblant de normalité pendant un instant. Lui parler de cette publicité qui serait diffusé à la télévision. Un peu près n’importe qui serait capable de le voir ! Sans le vouloir ou le chercher particulièrement ! Il pouffa aux mots de son homme, secouant la tête. « Une certitude ? Tu m’as jamais vu avec une vraie barbe ! » Peut-être que ça lui irait comme un gant. Au mieux, Haruto l’avait vu avec une petite barbe de trois jours, pendant ces quelques jours paresseux. Il lui sourit néanmoins quand il lui lança que son visage était parfait comme ça. Ji Hoon était bien d’accord. De toute façon, la barbe n’allait pas trop aux asiatiques. Parlant un peu de sa publicité à son petit-ami, il fut légèrement surpris par sa réaction, touché par cette dernière. Il serait effectivement doublé pour la publicité. Un petit sourire triste se dessina sur son visage, il haussa les épaules. « A ton avis, pourquoi ? » Son accent, bien sûr. Ji Hoon aimait bien son accent Coréen-Chinois, parce qu’il faisait parti de lui. C’était sa signature, son petit truc juste à lui. Mais ça ne plaisait pas. « Il paraît que les Japonais seraient moins convaincus. » Un soupir quitta ses lèvres. « C’est pas grave, de toute façon, personne connait ma voix. » Il était modèle photo, ne donnait pas d’interview. Ça ne faisait rien, ce n’était pas dramatique. Du moins, se le répétait-il. « Tu serais le meilleur des agents ! » Un petit rire quitta ses lèvres.

Ji Hoon aimait le côté encourageant de Haruto. Il était de son côté, le défendait, s’insurgeait pour lui. C’était important dans un couple. Ils devaient se soutenir, faire attention l’un à l’autre. Ils l’avaient toujours fait plutôt bien. Apprendre à avancer ensemble, être heureux ensemble. Ne pas se torturer l’esprit avec des choses inutiles et stupides, comme se mériter ou non. Ils ne se méritaient pas, ils étaient faits l’un pour l’autre. Le sourire du Coréen se fit tendre, il hocha la tête. « Oui, tu as raison… Désolé. » Il allait se sortir tout ça de la tête, même si c’était difficile, qu’il avait toujours l’impression de ne pas être à la hauteur, que son homme finirait par ne plus se sentir aussi bien avec lui. « Mais si tu t’ennuies un jour avec moi, tu me le dis, d’accord ? » Il ferait son possible pour s’innover, trouverait des choses pour devenir plus intéressant, lirait des bouquins sur n’importe quoi qui puisse intéresser son petit-ami. Il était prêt à tout !

Parler de cette soirée ne lui plaisait pas, mais il ne se sentait pas de tenir vraiment tête à Haruto, se pliant à toutes ses demandes. Ji Hoon ne savait comment s’exprimer, comment l’expliquer. Comment expliquer ce qu’il avait fait, pourquoi il l’avait fait. Dans sa tête, tout était confus, il ne voulait pas que son petit-ami imagine le pire, il ne voulait pas que cela finisse par l’embrouiller. Les mots quittaient sa bouche et il les regrettait immédiatement, se disant que cela pouvait porter à confusion. Il était certain que s’ils avaient cette conversation en coréen ou en chinois, ils s’en sortiraient bien mieux. Il avait l’impression d’avoir perdu son souffle, à force de parler rapidement, de se perdre dans ses explications. Désormais, le voilà en train de fixer Haruto d’un air plein de désespoir. Il attendit son verdict qui le fit immédiatement paniquer. « NON ! » On les regarda encore mais il s’en fichait totalement. « Pas comme des préliminaires, non, non ! Rien à voir ! J’ai dit PAS comme ça ! » Pourquoi ne l’écoutait-il pas ? La situation était déjà bien assez difficile comme ça, pour ne pas en rajouter ! Gonflant ses joues, il fixa le plat qu’on leur apporta, hochant la tête quand Haruto déclara qu’ils pouvaient manger.

Il n’avait pas faim, n’avait pas envie de ça. Il se força à manger, finissant rapidement les quelques bouchées du hors d’œuvre sans vraiment les savourer. Il mima Haruto, posant sa fourchette quand il le fit, osant timidement lever ses yeux vers lui. Ses mots n’étaient pas une surprise, il le comprenait. Il l’acceptait plus ou moins, hochant la tête. Il ne verrait plus Shoko, quand bien même ce serait compliqué. Il l’écoutait parler, ses yeux s’écarquillèrent en entendant la conclusion. « Mais… Mais Haruto, je contrôle pas ces articles ! » Ils pouvaient écrire à partir de n’importe quoi, de s’ils avaient les mêmes vêtements ou il ne savait quel détail inutile ! « Je contrôle pas les rumeurs non plus, je… Tu peux pas dire ça… » Il se sentait paniquer, secouant la tête. Il n’avait pas ce pouvoir, comment est-ce que Haruto pouvait lui demander ça ? Les journalistes aimaient fantasmer ce genre de relation, ils aimaient se monter stupides. Que pouvait-il y faire, comment les en empêcher ? Mordillant nerveusement sa lèvre, il ne regarda pas le serveur qui vint débarrasser la table, le laissant s’éloigner avant de poser sa main sur celle de Haruto. « Je vais tout faire pour ne plus devoir la voir. Je… Je te le promets, d’accord ? »

Hors de question de perdre Haruto. Serrant un peu plus fort sa main, il secoua doucement la tête, réfléchissant à comment s’exprimer, comme s’il craignait à nouveau de se tromper. « T’es le seul qui compte, je ferais tout pour toi. Tu peux me demander n’importe quoi, je le ferais. » Rien n’était impossible pour lui. Lâchant sa main en voyant le serveur arriver de loin, il le remercia d’un hochement de tête. « Rigatoni… » En avait-il déjà mangé ? Il ne savait plus. Fixant son plat sans y toucher, il posa à nouveau ses yeux sur Haruto. Que pouvait-il ajouter ? Que pouvait-il dire ? « Tu penses qu’on arrivera à se retrouve comme avant ? » Avant ce baiser, avant ces fiançailles, avant tout ça. ils étaient si heureux avant. Avant l’accident de Haruto. Ils avaient eu ces quelques mois de bonheur, sans rancœur, sans haine, sans rien de négatif. Comme s’ils étaient en permanence sur un petit nuage. Ji Hoon rêvait de retrouver ça. Cette impression de flotter, qu’ils étaient invincibles. Une époque qu’il aimerait retrouver, goûter à nouveau. Un petit sourire triste flotta sur ses lèvres.

« Dis, tu pensais que c’était comme ça, l’amour ? » Ses yeux fixaient son assiette, pas vraiment certain de cette conversation. Il revoyait les derniers mois, il voyait tout ce qu’ils avaient traversé, ces retrouvailles, ces moments heureux, malheureux. Leurs coming out auprès de leurs familles, le rejet d’une façon ou d’une autre. « Passer son temps à se faire du mal sans la vouloir ? » Ses yeux brillaient, il secouait la tête, ravalant ses larmes avec une gorgée de vin. Pourquoi est-ce que cela ne fonctionnait pas comme ils le souhaitaient ? « Si tu savais comme je regrette… » Il voulait remonter le temps, effacer tout ça. « Tu penses qu’un jour, on y arrivera ? On arrivera à s’aimer sans se faire de mal ? » Sans avoir de rancœur. Etre simplement heureux. Sa main se posa timidement sur la cuisse de son petit-ami, il la serra légèrement. Il voulait pouvoir retrouver tout ça, il voulait être heureux à nouveau, mais plus que tout au monde, c’était Haruto qu’il voulait rendre heureux. « Ureshi kute… Ureshi Kute… Kotoba ni… Dekinai… » Un rire embarrassé quitta ses lèvres, il alla tendrement caresser le bras de son petit-ami, hochant la tête. « Bientôt, tu pourras chantonner ça en le pensant. Grâce à moi. » C’était une promesse.



Code by Fremione.

[/quote]
[/quote]

_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mer 4 Juil - 0:56

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Pour Haruto, il était déjà établi qu'il n'était pas le plus objectif des hommes lorsqu'il s'agissait de parler de Ji Hoon. Son petit ami était le plus beau, le plus drôle, le plus intéressant, le plus charismatique. Le plus parfait de tous. Il l'aimait au point de se dire que personne ne lui arrivait à la cheville, et surtout pas lui. A côté du Coréen, Haruto se sentait bien peu intéressant. Et contrairement à sa mère, il ne pensait pas que l'éducation faisait tout. Ji Hoon avait beau ne pas venir d'une famille aisée, ou avoir fait de grandes études, pour le Japonais, ça n'avait que bien peu d'importance. Son petit ami valait bien plus qu'un diplôme ou des bonnes manières. Il le faisait rire, le faisait rêver. Il le charmait sans vraiment rien faire, d'un simple sourire, d'un simple regard. Haruto pouvait l'écouter pendant des heures, que ce soit pour lui dire combien Kimyaki était un petit chien intelligent ou critiquer la nouvelle collection de Desigual. Il aimait l'entendre chanter à côté de lui, alors qu'ils étaient en voiture. Il aimait le fixer amoureusement alors qu'il lui répétait combien il l'aimait également. Sa voix était si étrangement douce, apaisante. Haruto aimait son accent sino-coréen, encore plus l'entendre se mêler à son japonais.

C'était bien pour ça qu'il ne comprenait pas. Comment pouvait-on choisir une autre voix pour lui ? Et d'ailleurs, quelle voix ? Certes, les Japonais étaient connus pour la bonne qualité de leur doublage, mais ce n'était pas un anime ou un jeu vidéo. C'était Ji Hoon. Son homme. Et Haruto avait bien du mal à l'imaginer s'exprimer avec une autre voix. Poussant un soupir, il secoua la tête avant d'adresser un sourire navré à son petit ami. Ces idiots s'occupant du management de cette publicité ne savaient pas combien ils perdaient avec ce choix stupide ! Le psychiatre ferait un bien meilleur agent, il en était intimement convaincu. Il s'occuperait merveilleusement bien de son protégé, de toutes les manières possibles. Riant un peu, son sourire s'élargit. « Ou peut-être ton garde du corps ? Je suis sûr que je peux intimider quelques personnes. » Comme dans un jeu, il fronça les sourcils, avant de rire doucement. « Avec Kimyaki, pour mieux les impressionner. » On ne se méfiait jamais assez d'un bichon. Mais ils avaient des sujets plus sérieux à aborder. Ils plaisanteraient plus tard, pour détendre l'atmosphère. Haruto espérait simplement ne pas déjà gâcher cette belle soirée que Ji Hoon avait préparé.

Ça lui brisait le cœur, mais ils devaient en parler. Même si ça faisait mal, même si ce n'était pas facile. Les promesses de son petit ami avaient beau lui réchauffer le cœur, le Japonais se disait que ce ne serait pas si simple. Il y croyait, évidemment. Les paroles de Ji Hoon le réconfortaient. Il tombait une nouvelle fois amoureux. Mais la douleur restait là. Ils étaient faits l'un pour l'autre, et c'était là une certitude. Sinon, pourquoi accepter de souffrir autant ? Pourquoi lutter si fort pour leur histoire ? Haruto savait qu'il ne pouvait vivre sans Ji Hoon. « Je ne m'ennuie jamais, avec toi. Tu es la personne la plus intéressante que je connaisse. J'ai l'impression de te redécouvrir chaque jour et de retomber amoureux de toi. » Quelque part, leur histoire était gravée. Dans les étoiles, dans toutes ces vies où ils se retrouvaient très certainement. Pour le Coréen, il voulait croire en des choses comme les vies passées, futures. La réincarnation. En l'amour. Le vrai. Il n'y avait pas de mots pour décrire ses sentiments. Comme il n'y en avait sûrement pas pour expliquer sa peine. Il n'osait pas lui retourner la question. Et s'il l'ennuyait, lui de son côté ? Ji Hoon l'écoutait toujours attentivement, mais Haruto avait compris qu'il ne l'entendait pas vraiment, perdu dans son regard. Et si un jour, même le regarder le lassait ? C'était ce qu'il craignait.

C'était pourquoi il était sur la défensive. Sa demande le décontenançait lui-même. Voulait-il vraiment en savoir plus sur ce qu'il s'était passé ce soir-là, dans ce box de karaoké ? Son cerveau ne lui jouait-il pas assez de scènes ? L'entendre de la bouche de l'homme qu'il aimait était encore plus dur. Beaucoup plus que ce qu'il ne l'avait imaginé. Haruto ne savait pas lui-même comment il faisait pour ne pas crier en renversant la table. Comme dans un film, une vraie scène de ménage. Non, il restait assis, droit sur sa chaise, le regard naviguant de celui de Ji Hoon à un détail sur la table de leur dîner. L'estomac noué, il se demandait déjà comment il ferait pour avaler ce menu peu copieux mais plutôt coûteux. Balancerait-il son verre de vin à la figure de son amant, comme une jeune héroïne bafouée ? Non. Il valait mieux que ça, et avant tout, mieux que de se comparer à un rôle féminin peu flatteur. Les mots glissaient dans ses oreilles, rampaient dans son esprit, formant des images encore plus nettes. Il ne l'avait pas demandé. Il ne l'avait pas voulu. C'était insoutenable. Sa haine envers Shoko grandit un peu plus. Pauvre fille qui n'avait fait qu'être jolie et se retrouver sur la route de Ji Hoon. Une menace que Haruto voulait éliminer, et dont il réfléchissait déjà comment. « Ne crie pas ! » Il avait jeté un coup d'oeil aux tables voisines. Prenant une profonde inspiration, il s'excusa. « Hoonie... » Le coin de ses lèvres se tordit légèrement. Son regard trahissait sans nul doute sa pensée ; cela ne suffisait pas à le rassurer.

C'était pourquoi il posait ses conditions. Pourquoi il se montrait si impitoyable sur ses exigences. Néanmoins, il comprit très vite que ce n'était pas vraiment sensé. Ji Hoon avait raison, il ne contrôlait pas les rumeurs. « Mais tu peux les modérer, si ce n'est les éviter. » Son regard se fit dur, sérieux. « Ne la mentionne plus. Ou sois plus discret. » C'était clairement un reproche, mais aussi un peu de mauvaise foi. Combien de fois Ji Hoon l'avait-il mentionné lui ? C'était peut-être ça, le problème. Haruto ne supportait plus vraiment d'être caché. S'il savait que rendre publique leur histoire compromettrait grandement la carrière de son petit ami, il ne souhaitait pas pour autant que ce dernier ait besoin d'une couverture. Et surtout pas que cette couverture soit Shoko, compte tenu des événements récents.

Haruto voyait bien la panique de Ji Hoon, notait son envie de bien faire, de se rattraper. Ce fut cela qui l'adoucit. Ses yeux se baissèrent sur la main qu'il posa sur la sienne, ne la retirant pas. Relevant le regard pour accrocher le sien, il lui sourit tendrement. « Je sais que tu vas essayer... » Son sourire fana un peu. « Et je sais que ça ne sera sûrement pas faisable. Vous êtes tous les deux populaires, et cet article n'a fait qu'accroître votre popularité, et celle de votre 'pairing'. Shokoon. C'est tellement ridicule. » L'amertume dans sa voix ne disparut pas avec la gorgée de vin qui suivit. « Je demande juste... Ne fais rien pour que les gens pensent que ce soit vrai. » Et donc, plus de rencontres privées. Publiques ou non. Les rigatonis semblaient bien tristes sur leur assiette. Les poussant du bout de sa fourchette, Haruto se décida à goûter. Cette cuisine était aussi chère que bonne, ce qui était au moins un point positif sur deux. La question de Ji Hoon le poussa à relever la tête. Comme avant. N'en avaient-ils pas déjà parlé ? « Avant quoi, Hoonie ? » Portant sa fourchette à sa bouche, il la fit glisser entre ses lèvres tout en fixant son petit ami. Mâchant lentement, il savoura sa bouchée, réfléchissant en même temps à la question. Se retrouver comme avant. Oui, mais non ? Haruto n'était pas certain de vouloir, tout autant qu'il aurait aimé un petit retour dans le passé. Mais à quoi bon ? L'essentiel n'était-ce pas d'avancer ? « On a vécu de beaux moments ensembles, c'est pourquoi j'aimerais en construire de nouveaux. Avec toi. » Il posa son couvert, s'essuyant les lèvres à l'aide de sa serviette, avant de reprendre. « On ne peut pas revenir en arrière. Notre histoire, c'est tout ça. Les bons, comme les plus affreux moments. C'est ce qu'on est. C'est nous deux. »

Le Japonais leur servit à nouveau du vin. Peut-être ne devrait-il pas boire aussi vite. « C'était bien, avant. C'est pour ça que je veux, non pas qu'on revienne à ce qu'on avait, mais qu'on construise quelque chose de mieux. » Il était sincère, il était intimement convaincu qu'ils y parviendraient. Voir le sourire triste de son petit ami lui fit un pincement au cœur, une douleur terrible qu'il avait envie de voir disparaître, tout comme la douleur chez son homme. S'il pensait que c'était ça, l'amour ? « Je n'en avais aucune idée. Je n'étais jamais tombé amoureux. » Il frissonna en sentant sa main sur sa cuisse. Pinçant les lèvres, il lui sourit timidement, cherchant à le consoler. « Hoonie... » Ses doigts se saisirent doucement des siens. « On y arrivera. C'est une promesse. » Son regard était doux, mais déterminé. « On doit juste... Se faire à nos nouvelles vies. Ta carrière qui décolle, mes responsabilités à l'hôpital... On doit construire petit à petit notre histoire. Et puis, on apprend de nos erreurs. » Pour mieux se retrouver. Comme avant, mais de façon encore meilleure ! « AH !! » Son cri surprit le serveur qui passa à ses côtés, renversant une carafe d'eau sur une pauvre dame. Haruto se leva immédiatement, balbutiant des excuses confuses, avant de se rasseoir, pouffant comme un idiot. Il se pencha vers Ji Hoon, lui frappant le bras. « Pourquoi tu chantes ? Tu sais combien ça me rend fou ! » Fou d'amour. « Je dois chanter aussi ? » Son sourire s'élargit. Les rigatonis refroidissaient. « All of me, loves all of you... » Il baissa la tête en riant, embarrassé. Mais ses yeux cherchèrent très vite ceux de Ji Hoon. Son homme. L'amour de sa vie. Parce qu'il l'aimait. Complètement, assurément. Les mots ne pouvaient dire combien.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Jeu 5 Juil - 0:23

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Avoir Haruto en garde du corps représentait clairement une option intéressante. Il espérait qu’il garderait son corps de tout près. Sans le bichon à ses côtés. Ji Hoon hocha la tête, l’approuvant quand il affirma qu’il pourrait intimider quelques personnes. Il ne se moquait pas ! Le Coréen pensait sincèrement son homme capable de ça. capable de faire peur et d’intimider des personnes qui pourraient tenter de leur faire du mal. Après tout, quand il s’énervait (quand il était vraiment très énervé), il lui avait déjà fait peur, avec ses excès de violence qu’il peinait encore aujourd’hui à comprendre. Ji Hoon lui faisait confiance. Cependant, il ne voulait pas que son homme se rabaisse à ce drôle de rôle, qu’il soit celui qui le protège. Il n’avait pas besoin de ça et il voulait plutôt que Haruto soit celui qui marchait à côté de lui et pas devant ou derrière. Il était son petit-ami, la personne avec qui il voulait finir sa vie, ne méritait-il pas un rôle plus flatteur que celui de simple employé ? Un petit sourire aux lèvres, il préféra ne pas stopper la plaisanterie, se contentant d’être d’accord avec lui, de plaisanter avec lui sur ce drôle de rôle qu’il lui attribuait.

De tout son cœur, il souhaitait toujours plaire à son homme. Qu’il ne finisse pas par se dire qu’il n’avait aucun intérêt, qu’il était inintéressant, sans le moindre intérêt. Parce qu’il pouvait le penser, au final. Haruto avait dû côtoyer des gens incroyables à New York, qui avaient bien plus de choses à raconter que lui, qui pourrait tenir une longue conversation avec lui sur des sujets qui le passionnent. Cependant, Ji Hoon devait arrêter de se dénigrer à côté de son petit-ami, de s’imaginer ne pas être à sa hauteur, quand bien même c’était un peu le cas. Ça les bouffait, les empêchait d’avancer correctement, cette impression de ne pas être assez bien, que tout allait se briser d’un jour à l’autre. Non, il devait arrêter, il devait y croire. Crois qu’il trouverait toujours de nouvelles choses pour séduire son petit-ami, qu’il serait toujours à la hauteur pour lui plaire. Que le Japonais ne se lasserait pas de lui. Mieux encore ! Qu’il tombe chaque jour, à chaque instant, plus amoureux de lui. Haruto était son univers tout entier, c’était bête à dire, parfois, ça lui faisait peur, mais c’était vrai. Et ce manque de confiance mutuel les menait à leur perte. Ji Hoon devait tout faire pour éviter cela.

Ces confessions, il ne les assumait pas vraiment, mais il se doutait qu’elles étaient nécessaires pour Haruto, qu’il avait probablement besoin de les entendre, besoin de savoir ce qui s’était passé ce jour-là. Ji Hoon voulait juste qu’il sache qu’il regrettait et qu’il ferait tout pour se faire pardonner. Que ça n’allait plus arriver, parce qu’il était bien le seul qu’il aimait. Si Haruto l’avait quitté, il n’aurait pu le supporter. Il n’aurait pas pu vivre en se disant qu’il avait brisé la plus belle histoire de tous les temps avec une personne pour qui il ne ressentait rien. C’était une erreur, une terrible erreur qu’il ferait tout pour effacer, pour se repentir. Il avait été dans le passé, le pire des salauds, mais c’était terminé. En se mettant avec Haruto, il s’était juré de ne plus faire ça, de ne plus être cet homme qui ne prenait pas les sentiments en considération, qui cumulait les conquêtes en pensant qu’il était dans son droit le plus légitime. Non, avec lui, ce n’était pas ce qu’il voulait. Il voulait sincèrement lui être fidèle, n’être qu’à lui.

Les demandes de son homme était légitime, bien que compliqué. Ne pas crier, ce n’était pas facile quand on paniquait. Il fronça les sourcils vers les personnes qui les dévisageaient pour les encourager à ne plus les regarder, respirant profondément pour se calmer. « Promis, je vais plus la mentionner, d’accord ? Plus jamais. Nulle part. » Il ferait tout pour taire les rumeurs, pour qu’on oublie ce « couple » qui n’avait jamais existé. « Oui, c’est ridicule… » Shokoon, ça sonnait bizarre. Un peu comme cocon en anglais. Il se contint de montrer à Haruto qu’il avait des talents dans cette langues. Il savait que ça ne serait pas simple, que les rumeurs, ce n’était pas forcément lui qui les faisaient, et que les faire travailler ensemble n’était pas innocent de la part des producteurs. Pinçant les lèvres, il hocha la tête. « Promis, je ferais attention. » Il ne ferait aucun sous-entendu. Si on lui parlait de Shoko, il tiendrait simplement un discours professionnel. Il savait faire ça. il y arriverait. Ji Hoon ferait absolument tout ce que son homme voulait, il n’était pas là pour négocier, accepterait toutes les conditions et les signerait sans même y réfléchir à deux fois. le retrouver était sa priorité absolue.

Retourner dans le passé, retrouver ce qu’ils avaient avant. Ji Hoon n’était pas certain de comment l’exprimer, il réalisait que cela pouvait porter à confusion quand Haruto le reprit, il secoua doucement la tête. « Avant toutes ces histoires, avant ton accident. Avant qu’on commence bêtement à se faire du mal. » Mais c’était bête d’y penser parce que retourner en arrière ne servait à rien, ce n’était pas ce dont ils avaient besoin aujourd’hui. Comprenant son erreur, il goûta ce nouveau plat, prenant plus de temps pour le savourer. Il fit glisser le morceau avec un peu de vin, posant ses yeux sur son petit-ami qui avait terriblement raison. « Oui, tu as raison… Désolé… » Ils devaient continuer d’avancer, regarder vers le futur pour mieux se reconstruire. Pour se reprendre. Redevenir ce qu’ils étaient mais en mieux. Retrouver cette flamme de tout début, n’avoir comme seul but que de se rendre heureux. Se montrer un peu égoïste mais au final, n’était-ce pas là qu’ils étaient le mieux ?

Ji Hoon le remercia pour le vin, même s’il n’avait pas terminé son verre, il en prit une petite gorgée. « On y arrivera. » Son sourire se fit plus large, plus sincère. Il y croyait. Plus que tout au monde, aujourd’hui, il voulait croire en cet avenir plus beau encore que leur passé. Une folie amoureuse, un couple soudé qui se donne corps et âme pour faire de leur avenir, un futur étincelant, merveilleux. Il espérait qu’ils trouveraient une nouvelle couleur à l’amour, que cela ne serait plus teinté de douleur, d’erreur inutile. Lui non plus n’était jamais tombé amoureux avant. Il n’avait jamais aimé comme il aimait Haruto. Son sourire suffisait déjà à le rassurer un peu. Il n’avait presque plus peur. « Oui, on y arrivera. Je sais qu’on peut y arriver. » Ils seraient heureux, très heureux. un bonheur insolent qui leur irait très bien. Il approuva encore ses paroles avant de s’autoriser une petite folie. Pousser la chansonnette. Ji Hoon ne chantait pas très bien, il en était conscient. Il pouffa face à la réaction de Haruto, assez fier. Il appuya la serviette contre ses lèvres en voyant la scène digne d’un gag comique se dérouler devant ses yeux, secouant la tête quand son homme se leva pour s’excuser.

Secouant sa main devant son visage, il tenta de calmer son rire. « Pardon, pardon, c’est vrai ! » Haruto était sans doute son unique fan. Et son seul public, lors de ses concerts enflammés quand ils étaient en voiture. Vivement, il hocha la tête quand il lui demanda s’il devait chanter aussi. Ji Hoon adorait sa voix, encore plus quand il chantait. Son homme était talentueux et il l’hypnotisait totalement. Juste avec deux phrases, il avait capté son regard amoureux, souriant comme un bien heureux. « All of me loves all of you too. » Il pouffe niaisement, retournant sa main pour attraper la sienne. Comme était-ce possible de tomber toujours plus pour quelqu’un ? « Saranghae… » Il ne regarda même plus le serveur qui vint débarrasser la table, se fichant bien de ce qu’il pouvait faire. Baissant les yeux, il se contint de l’embrasser, quand bien même il se demandait vraiment ce qu’il l’en empêchait. « Tu sais, j’ai encore la vidéo… Quand tu m’as chanté cette chanson dans le bar. Tu te souviens ? » Ji Hoon tenta de fredonner l’air comme il pouvait. Ce n’était pas si facile que ça ! « Nan neoreul saranghae nan neoreul saranghae… » Il frissonnait rien que d’y penser ! Il regardait souvent cette vidéo, dès qu’il y repensait. Devant cette vidéo, il avait ri, pleuré, couiné… C’était un peu son trésor qu’il avait enregistré dans plusieurs appareils différents de peur de la perdre.

« Tu sais que ta voix est vraiment magnifique ? Quand tu chantes, c’est toujours… » Il manquait de vocabulaire pour dire exactement ce qu’il ressentait. « Je sais pas, c’est toujours merveilleux. » Ji Hoon était son plus grand fan. On déposa devant eux ce qui devait être le plat de résistance. Un tout petit morceau de viande, il y jeta un bref coup d’œil. « Je sens que j’aurais encore faim après. » En même temps, il avait été stupide, il savait qu’en matière de nourriture, il avait un penchant marqué pour la quantité avant la qualité. Tant pis, il obligerait Haruto à aller acheter des chicken wings au KFC en rentrant. On était au Japon, c’était considéré comme romantique, ça ne viendrait pas entacher sa soirée. « Dis, tu rechanteras pour moi ? Un concert privé ! » Il tapa dans ses mains, impatient alors que rien n’était décidé. Souriant, il commença à manger. La viande était parfaitement cuite, tendre et juteuse. Ça ne venait pas positiver le fait qu’il n’y en avait vraiment pas assez. Il mentit au serveur qui vint leur demander si le plat leur convenait en disant que oui. Ce soir, il ne devait pas jouer au pauvre. « On a pris la même chose, je peux même pas te faire goûter ! » Sa voix se faisait un peu déçu. Il aimait bien niaiser en nourrissant Haruto. Peut-être plus tard avec le poulet. Souriant à son homme, il sentait son cœur se réchauffer face à cette conversation plus détendue. Il plissa le nez pour taquiner son homme, reprenant un peu de vin. « Je pense pas qu’on reviendra ici. » Pas assez à manger, trop guindé. Pas vraiment fait pour lui. Romantisme ou pas, Ji Hoon savait que tout ce qui faisait le charme d’un lieu, c’était qu’il s’y trouve avec l’amour de sa vie.

Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Ven 6 Juil - 0:36

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


S'il était primordial qu'ils s'entendent, Haruto savait également que tous deux devaient faire des concessions. S'il ne souhaitait d'ordinaire rien imposer à Ji Hoon, il ne pourrait supporter de savoir que son petit ami continuait de voir Shoko lors de son temps libre, hors activités professionnelles. Il se disait que s'il ne pouvait empêcher ces dernières de les réunir, il aimerait au moins que Ji Hoon respecte le fait qu'il ne veuille plus qu'il la voit seul à seule. Et tant pis si le Japonais se montrait ainsi égoïste, il n'aimait pas cette fille. C'était plus fort que lui. Quelque part, il espérait que ces deux-là soient séparés d'une façon ou d'une autre. Mais il ne le souhaitait pas trop fort, de peur que le karma se retourne contre lui. Tout ce qu'il voulait, au fond, c'était que Ji Hoon ne regarde que lui et que plus jamais ne lui vienne à l'idée d'embrasser quelqu'un d'autre. La blessure avait manifestement encore bien du mal à cicatriser, puisque rien que le fait d'y penser lui montait les larmes aux yeux. Ils pouvaient surmonter tout ça. Haruto en était certain, était déterminé à la prouver. Déterminé à écarter tout danger. Mais cela suffirait-il seulement ? Il croyait en son homme, ce n'était pas en lui qu'il n'avait pas confiance, paradoxalement. Il savait combien le Coréen était irrésistible. Et ce pour énormément de personnes.

Pouvaient-ils remonter dans le passé ? Se retrouver comme avant ? Haruto n'était pas certain de ce qu'il voulait. Repenser à ces moments de bonheur lui réchauffait indéniablement le cœur. Mais après ? N'avaient-ils pas souffert également ? Certes, l'année dernière avait été atroce, et s'il le pouvait, le Japonais l'effacerait complètement de sa vie. Il sourit néanmoins à son homme. Il comprenait ce qu'il essayait d'exprimer. « Avant ce petit trou dans ma tête. Avant que j'agisse comme le dernier des connards. » Son regard se baissa légèrement, honteux. Coupable. Il savait que la grande majorité de leurs problèmes étaient de sa faute, et il s'en voulait terriblement. Parce que, malgré tout ça, Ji Hoon était resté à ses côté. Malgré le mal qu'il lui avait fait. Sa main se leva vers sa tempe, touchant la cicatrice du bout des doigts. Il ne pouvait blâmer cette blessure pour ses agissements, il le savait bien. Montrer ses sentiments avait toujours été un peu compliqué pour lui. Trop, ou pas assez. Comme s'il ne savait jamais faire comme il le fallait. Son amour débordant pour Ji Hoon ne l'aidait pas vraiment à gérer comme il le faudrait sûrement. Mais Haruto était déterminé à rendre leur histoire toujours plus belle. Voilà pourquoi il voulait avancer. Retrouver ce qu'ils avaient avant, mais en nettement meilleur. Parce qu'ils le méritaient. Ils y arriveraient. La promesse était faite, et il comptait bien la tenir.

De toute manière, comment pourrait-il ne pas la tenir, lorsque Ji Hoon lui chantait la sérénade ? Là encore, Haruto ne pouvait se montrer totalement objectif, mais il trouvait la voix de son petit ami vraiment charmante. Surtout lorsqu'il chantait en japonais. Surtout cette chanson. Son cœur fondait devant tant de douceur. Et forcément, sa réaction ne se fit pas attendre, même si le gag suivant semblait sorti d'un drama de comédie romantique. Un coup d'oeil à la salle lui apprit qu'ils semblaient vraiment importuner les autres clients autour. Mais s'il s'excusait face au serveur, Haruto ne se sentait pas une seule seconde coupable du reste. Pourquoi, après tout ? Entendre rire Ji Hoon le rendait terriblement heureux. Il adorait son rire, ne s'en lassait aucunement. Sourire aux lèvres, il l'observait donc, secouant la tête uniquement pour se donner de la contenance. Le rire du Coréen était une douce mélodie à ses oreilles. Une musique qu'il se languissait d'entendre chaque jour. Haruto réalisait à chaque fois combien il était amoureux de lui. Ce qui le séduisait, chez Ji Hoon, c'était bien cette facette de lui-même, celle qu'il ne montrait pas à tout le monde. Son côté doux, un peu fou. Voilà pourquoi le Japonais n'avait pas peur de chantonner à son tour. Parce que son petit ami lui faisait oublier qu'un monde existait, hors de leur bulle. Il en oubliait tout le reste, jusqu'à ses propres soucis. Il n'y avait que la voix de Ji Hoon, les yeux de Ji Hoon. Ses lèvres, ses mains. Son corps. Il n'y avait plus que Ji Hoon. Et son monde tournait autour de lui, Haruto se sentait inexorablement attiré. Une attraction contre laquelle il ne pouvait lutter, si seulement il le voulait. Mais non. Il se laissait happer.

Son sourire s'élargit lorsque Ji Hoon lui répondit. Sa main dans la sienne, Haruto se sentit heureux. Qu'importe si on les voyait ensemble, après tout. Ils ne craignaient rien. Du moins, il voulait sincèrement y croire ce soir. Après ce qu'ils avaient traversé. Après ce qu'ils s'étaient promis. « Saranghae... » Sa voix s'était faite toute doucement, comme dans un souffle. Il remarqua à peine qu'on leur apportait la suite des plats. Son regard restait figé dans celui de l'homme dont il était profondément amoureux. Son rire suivit cependant l'échange silencieux, alors que Ji Hoon lui rappelait cette fois où il avait osé montrer ses sentiments en public. Cette chanson semblant faite pour eux, à ce moment-là. Baissant les yeux pour cacher sa gêne – et sa fierté – Haruto sourit timidement. « Bien sûr que je me souviens... » Il leva un regard malicieux vers son homme. « Et je pourrais même te la rechanter. » Bon, elle était un peu triste. Mais il se souvenait très bien des paroles. « Gin chimmok sokeseo sori nae wechilge... » Son sourire se fit tendre, tandis qu'il fredonnait cette chanson. Il secoua doucement la tête, contenant mal un rire suite aux paroles de son petit ami. Il était certain que ce dernier exagérait. « Tu crois qu'on devrait envoyer cette vidéo à une maison de disque ? Je deviendrai peut-être célèbre ? » Il pouffa, embarrassé. Ce n'était pas son rêve. Mais il appréciait le compliment du Coréen, qui lui allait droit au cœur.

« C'est aussi bon que petit... » C'était sa façon à lui d'approuver les paroles de Ji Hoon. Haruto ne sentait pas son estomac se remplir. « Un concert privé ? Rien que ça ? » Son sourire se fit malicieux alors qu'il attrapait son verre de vin, après avoir pris une bouchée de sa viande. « Pourquoi pas ? Je peux même reprendre de grands classiques coréen... Hmm... » Il posa son verre, se redressant dignement. « neomu banjjakbanjjak nuni busheo no no no no no ... » Il ne put continuer à chanter Gee, éclatant déjà de rire tant ses aegyo étaient ridicule et que sa voix et sa stature ne collait pas à l'image de la chanson. Finissant son plat sans vraiment de mal, Haruto sourit au serveur, acquiesçant suite à la réponse hypocrite de Ji Hoon. Paradoxalement, il avait hâte que ce repas se termine, pour mieux retrouver son homme. Entendant la déception dans la voix de ce dernier, le Japonais essayait de le rassurer en lui souriant amoureusement. Il était vrai qu'ils avaient pris cette drôle d'habitude, de se faire mutuellement goûter leur plat, sans honte, innocemment. « Cet endroit est magnifique, tu as fait un très bon choix, tu sais. Je ne peux pas me plaindre, c'est vraiment délicieux... » Le mais était clairement sous-entendu. « Mais tu as raison, je ne pense pas que l'on reviendra. » Il eut un petit rire, mais bien loin d'être méchant ou moqueur. « Il nous reste le dessert. [/color]»

Ses doigts retrouvèrent ceux de son petit ami, se fichant désormais qu'on puisse les voir. Ils formaient un couple, après tout. Un couple sortant dîner dans un restaurant chic. « J'ai une idée. » Un sourire illuminait ses traits, comme pour souligner l'étincelle dans ses yeux. « On aura encore faim. Et si on se faisait une deuxième partie de soirée ? » Ses doigts enlacèrent les siens, les tenant fermement. Comme pour montrer qu'il était sien. « On pourrait aller quelque part où l'on pourrait partager notre repas. » Son sourire se fit plus taquin. Coquin. « Et finir avec un tout autre dessert ~ ? » Ses yeux fixèrent intensément ceux de Ji Hoon. Haruto passait à l'offensive, le bombardant de regards amoureux, de sourires tendre, de son charme plus ou moins contrôlé. Pourtant, il retrouva rapidement sa pudeur, riant de lui alors qu'il rougissait légèrement. « Et si on ne rentrait pas, ce soir ? » Tant pis s'ils étaient en pleine semaine. Le docteur Kamiya avait fait preuve d'une présence et d'une ponctualité exemplaires, ces derniers temps. On ne pourrait lui reprocher une absence, n'est-ce pas ? « Tu te souviens de ces soirées qu'on passait ensemble, avant ? Bon, tu m'obligeais souvent à t'accompagner et tu m'abandonnais parfois pour une jolie fille, mais... » Un rire nostalgique le prit. « Ce ne sera pas le cas ce soir, n'est-ce pas ? » Son pouce caressa tendrement la main de Ji Hoon. « Qu'est-ce que tu en dis ? Même si on passe juste la nuit à se perdre dans la ville le temps de se décider de l'endroit où aller, ça me va. » Tant qu'il la passait avec Ji Hoon, peu importait à Haruto. Il voulait simplement passer du temps avec l'homme qu'il aimait. Son seul et unique amour.

Code by Fremione.

[/color]

_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.

    
 
What's going on ? ♥ |♥| HAROON
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Dans tous mes états d'amour + HAROON ♡♡
» just turn off the lights today ♡ HAROON
» sad puppies + HAROON ♡

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
#TAKETHATKOREA :: Wonderful Tokyo :: Chûô-