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 Just a spoonful of sugar - Naomi ♥

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     Mar 12 Déc - 17:52

just a spoonful of sugar
Naomi

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Un Winnie c'était mignon. Tout rond, tout pelucheux. Mikio imaginait que la comparaison avec lui n'avait pas été si difficile, bien qu'il n'y aurait jamais pensé lui-même. Il aimait manger et dormir et il pensait se souvenir que c'était aussi le cas de l'ourson jaune. Il aimait les sucreries et il grimpait plutôt bien aux arbres. N'avait-il pas un hoodie de la même couleur lui aussi ? Ajoutez à ça sa maladresse qu'il préférait qualifier plus simplement de malchance et alors, l'image de Mimi l'Ourson ne paraissait plus si absurde. Au fond, il savait que même son meilleur ami l'aurait approuvé alors pourquoi pas l'esprit d'un gosse malade ?
Peut-être que Naoki aimait bien Winnie l'Ourson pour des tas d'autres raisons mais surtout, il le trouvait mignon. Comme son Coréen. Enfin, moins que son Coréen, et l'idiot s'en trouvait flatté, assez pour aborder un sourire réjouit tout en se félicitant silencieusement de sa bêtise. Au final, si Nao l'aimait bien, ça n'en était peut-être pas une.

Et puis Naoki n'avait pas pu s'empêcher de faire dérailler son coeur. Le rouge sur les joues du Coréen s'était vivifié mais si le sourire de Mikio s'était fait plus timoré, son regard ne s'était détourné qu'un instant. Il retrouva presque instantanément le visage du garçon que sa main caressait toujours, quoique plus tendrement, et au fond de ses iris, cette lueur particulière s'anima. C'était cette petit flamme qui dansait au rythme des battements de son coeur, cette petite flamme qui brûlait plus fort quand Nao était prés de lui... Cette petite flamme que lui seul savait rendre plus incandescente. « Personne ne peut être plus mignon que TOI, » répéta-t-il pour lui retourner ce compliment le plus sérieusement du monde. Et ce n'était pas tant un compliment qu'un fait. En dépit d'une maladie qui l'affaiblissait et rendait ses traits détestablement tirés et fatigués, Mikio n'avait paradoxalement jamais autant pensé qu'il était mignon. Ce gosse et sa nouvelle peluche. Ce gosse et son besoin urgent d'affection. Quand il regardait Mikio comme ça, quand il soufflait de tels mots pour le rassurer à propos de son cadeau... Il ne pouvait être qu'indéniablement l'être le plus adorable en ce monde.
Le chanteur sourit davantage et son pouce balaya affectueusement sa joue, tandis que les siennes demeuraient bien chaudes : « Ca me rend heureux alors… » Oui, si cette peluche avait par n'importe quel moyen un peu touché Naoki, s'il n'avait senti ne serait-ce qu'un peu son coeur se réchauffer en la serrant dans ses mains, alors Mikio ne pouvait que s'en réjouir. Un cadeau de lui... Au fond, il ne pouvait s'empêcher de penser à cette façon dont résonnaient les mots dans la bouche de Nao. Si fort, si important... L'ainé ne pu que s'en sentir touché à son tour, incapable de se défaire de son sourire bien trop doux.

Et au delà de la valeur sentimentale, peut-être que cette peluche l'aiderait à se rassurer en cas d'absence du Coréen. Ce n'était qu'un objet inanimé mais qui représentait bien des choses et par la simple affection qu'on lui portait, ses effets pouvaient se révéler très bénéfiques. Du moins, c'est que l'aîné s'imaginait... Il se disait qu'un peu de douceur dans ce qui pouvait lui rappeler celui qui calmait ses crises lui ferait éventuellement du bien. Mais Nao ne sembla pas partager son avis. Il eut une moue embêtée à la négation de son cadet mais tenta quand même un ton plus léger. Et ce qu'il récolta fut une nouvelle salve de battements plus forts.
Rien de comparable... Oui, au fond, Mikio ne pouvait nier que cette réponse était bien plus que satisfaisante pour lui et sa possessivité maladive. Rien... Son coeur battait plus fort ces mots tandis que ses pensées s'aventuraient sur un terrain glissant. Rien... ni cette peluche, ni les bras d'une autre... C'est moi qu'il préfère...

Oh il se savait atteint mais le constat était on ne peut plus clair : il était définitivement perdu. Incurable. Nao l'avait rendu fou et plein de ce genre de pensées qui ne l'aurait même jamais traversé avant. Avec qui sa partenaire avec couché avant ? Quels bras l'avaient serré ? A quel personne songeait-elle à part lui ? Il ne s'en était jamais vraiment trop préoccupé, partisan du moment présent qu'il fallait chérir et des faits qui étaient tels qu'ils étaient du moment qu'on avait fait de notre mieux. C'était sûrement ce qui lui avait joué des tours par le passé. Cette méfiance qu'il n'avait pas eu, cette confiance qu'il accordait à sa copine et à leur relation... Il n'avait jamais aimé se prendre la tête et son but n'avait jamais été celui de pourrir la vie de sa partenaire avec des soupçons qui ne devraient pas exister. Ses seules questions portaient plutôt sur comment lui faire plaisir et comment la convaincre de rester avec lui tant qu'elle l'aimait encore. C'était ce qui lui importait. Avant...
Alors pourquoi était-il si obsédé par la place qu'il occupait dans le coeur et la vie de Naoki ? Lui qui n'était que son colocataire.... Lui qui n'aurait jamais dû ne serait-ce que caresser le songe de ce genre de comparaison... Pourquoi avec lui, Mikio se montrait si possessif ? Si avide d'une place qu'il n'aurait pourtant même jamais dû regarder...
Je l'aime... Je suis fou de lui....
Tant de mots insensé qui battaient dans sa poitrine et sa tempe, parfois dans son ventre, pour lui apporter une réponse qui lui aurait semblé bien absurde quelques mois auparavant... « Vraiment ? » Aujourd'hui, voilà qu'il en redemandait. Voilà qu'il cherchait des mots encore plus fous et dangereux pour sa raison. « C'est peut-être bien parce que je suis un ourson. » Avait-il soufflé ça d'un ton amusé pour désamorcer son regain de déraison qui s'agitait en lui ? Ses pouces dessinèrent plus affectueusement le dos de sa main. La suite n'était malheureusement pas dite en riant : « Tu sais bien que tu peux y rester autant que tu veux... mes bras sont à toi. » Et son coeur avait sursauté comme si Mikio venait de se déclarer et qu'il ne l'avait pas prévenu. Probablement parce que ces mots, il les pensait définitivement. Sans le moindre doute parce que, ses bras, ils n'avaient plus envie de serrer personne d'autre que Naoki désormais...

Alors, il fut naturellement qu'ils s'ouvrent pour proposer de l'accueillir. Comme promis. Comme il en crevait d’envie. Et quelle ne fut pas sa satisfaction de voir son voeu si parfaitement exaucé. Un premier battement vif manifesta sa joie à cette tête qui se hochait, un suivant en le voyant resserrer sa peluche contre lui. Oui, au fond, il était content que Nao ne l’ait tout simplement pas mise de côté même s’il disait qu’elle lui plaisait. Son Winnie, il l’avait gardé tout bien contre lui tandis qu’il provoquait chez le chanteur un troisième cognement exalté en s’engouffrant sans plus d’hésitation dans ses bras. Immédiatement, ces derniers se refermèrent sur lui pour une étreinte dont la force trahissait le besoin. Relevant la tête pour l’accueillir au creux de son cou s’il désirait s’y lover, Mikio avait laissé Nao s’installer, bougeant légèrement les jambes pour lui permettre de s’emmêler un peu plus à lui.
Mais sa main n’avait pas encore eut le temps de bouger jusqu’à ses cheveux que la peau du chanteur fut parcourut d’une décharge électrique, à la fois douce et violente, chaude mais pétrifiante. Son rythme cardiaque avait probablement loupé un ou deux battements mais pas le temps de constater les dégâts, voilà que les lèvres responsables réitéraient leur méfaits dans le cou du plus âgé, lui soutirant cette fois un soupire incontrôlé. Ses doigts parvinrent à se glisser dans sa crinière pour y plonger… quand ils ne cherchaient à en agripper quelques mèches. Ils se serrèrent puis se détendirent à plusieurs reprise tandis que Mikio était partagé entre la gratitude d’un souhait exaucé bien au delà de ses espérances, et l’embarras d’une situation qui était tout sauf raisonnable vu l’état chaotique de ces pensées en ce moment.
Mais repousser Nao, il n’en était pas capable. La main qui se resserrait dans son dos le prouvait bien. Il n’allait plus faire de connerie, non. Peut-être que son menton s’était légèrement relevé pour laisser un meilleur accès à ces fourbes lèvres qui lui faisaient perdre toutes résolutions et détérioraient sévèrement sa raison. Peut-être qu’un autre soupire lui avait échappé et qu’un court instant, tandis qu’un puissant frisson le parcourut à la suite d’un énième baiser, ses doigts s’étaient serrés un peu trop fort dans ces cheveux qu’il aimait tant… Mais il n’allait pas faire de connerie. Sage, ils devaient l’être. Surtout l’ainé… Nao ne recherchait qu’un peu de tendresse et de chaleur. Lui, il devait tout lui donner sans s’emballer, c’était tout ce qu’il avait à faire… Oui. Même si savourer était une chose qu’il savait bien faire aussi. Et que son cadet avait décidé de rendre tout si difficile…

Avec trois mots. Son coeur bondit de nouveau. Trois mots qui, prononcés ensemble, ne pouvaient être que les plus beaux de ce monde. Et même de l’univers entier quand ils l’étaient par la bouche de Naoki.
Mais celui que Mikio préférait, c’était bien « Toujours ».
Dans son ventre, il sentit une nuée de battements frénétiques comme des milliers de papillons affolés. Ceux-là faisaient écho à ce coeur qui n’avait fait que mieux s’affoler. Mikio ne s’en rendit pas vraiment compte mais sa respiration s’était faite plus saccadée. En revanche, il y avait au bout de ses doigts une drôle de sensation qui le démangeait, comme une vibration fébrile, une envie qu’il n’avait pas su contenir très longtemps. Parce qu’il était si heureux à présent, tellement que sa joie lui parut même fortement déplacée. Mais il ne s’en soucia guerre et céda à cette étreinte plus forte. « Moi aussi, Yeobu… Je t’aime pour toujours… » Son souffle n’était qu’un murmure qui était finalement venu se perdre sur le haut d’un crâne qu’il avait embrassé. Ses bras l’emprisonnaient désormais si fort qu’on aurait pu croire qu’il cherchait à l’étouffer, tandis qu’une de ses jambes s’étaient repliée, compressant un peu plus Naoki contre lui.
Il voulait le garder là, pour toujours. Ne plus jamais le lâcher. Le protéger dans ses bras et l’aimer indéfiniment sans avoir à interroger sa raison. Durant une longue minute lors de laquelle il maintint son étreinte, il ne lui sembla plus entendre que le son de son coeur et celui de Nao à l’unisson. C’était une douce harmonie. Un son si merveilleux à vrai dire qu’il se prit à rêver de l’entendre toujours…

Mais parce qu’ils ne devaient plus faire de bêtises, Mikio dû se recentrer afin de ne pas laisser ses envies reprendre le dessus. Ses battements en choeur étaient envoutants mais il ne pouvait se permettre de laisser hypnotiser aujourd’hui… Pas tant que Nao était malade à vrai dire. Sages… Ils pouvaient l’être non ?
On répondrait sûrement que jusque là, ses tentatives étaient toutes laborieuses quand il ne s’agissait pas d’un échec. Mais le Coréen persista et finit par détendre un peu la prison dans laquelle il avait enfermé son protégé. Il ne l’avait pas éloigné pour autant et savourer secrètement les caresses dont il bénéficiait, réprimant régulièrement des frissons plaisants.
Ses doigts jouaient tendrement avec ses cheveux quand la voix de Nao se fit de nouveau entendre. Son jeu marqua alors une brève pause, incertain.

« Mh ? Winnie l’Ourson ? »

Dans quoi c’était ? … « Tu veux dire que…. tu ne connais pas ? » Interloqué, le Coréen baissa les yeux vers son cadet, hébété. Il n’ignorait pas son manque de connaissance en dessin animé pour enfant - un comble pour un tel gosse… - mais à l’évocation de son surnom la veille, il s’était persuadé qu’il connaissait au moins Volt et Winnie l’Ourson. Force était de constaté qu’il s’était trompé et il sentit alors ses joues picoter de nouveau. Mimi l’Ourson… ça n’avait dû être qu’un hasard maintenant. Mikio s’était fait un film tout seul et avait fini par lui acheter une peluche dont Naoki n’avait pas la référence. Le pauvre n’avait pas dû comprendre ! Voilà qui était vraiment con de la part de l’aîné !
Mais ses yeux vinrent trouver la peluche lover dans les bras du garçon. Qu’il connaisse ou non Winnie l’Ourson, il n’avait l’air de la détester ni d’avoir trouvé son Coréen trop idiot. Il ne s’était pas moqué ni ne l’avait rejeté. Au final, c’était un coup de chance, un heureux hasard et il n’avait pas à en avoir si honte. Aussi, après une légère réflexion il chercha à répondre pour éclairer son cadet :

« C’est un dessin animé de Disney. » Il gratta sa tête avant de retrouver le dos de Nao. « C’est vieux… » Il connaissait la figure iconique de l’ourson et celle de ses amis mais les souvenirs du film étaient si flous. « C’est l’histoire d’un petit garçon qui atterrit dans la Forêt … euh… bleue ? » Des rêves bleus, Mikio… mais allez, c’était bien tenté. Essaie de pas trop déformer l’histoire maintenant parce que Nao te croirait sur parole. « Et il devient ami avec Winnie l’Ourson et ses autres copains. Il y a Tigrou, c’est un tigre surexcité qui saute partout tout le temps et qui se fatigue jamais, pas comme moi, » Il rit doucement tandis que l’image de son meilleur ami s’imposait irrémédiablement à son esprit. Définitivement, Tigrou c’était Jae. « Bourriquet, c’est un âne qui a toujours l’air triste, Coco Lapin, et… un petit Kangourou et sa maman. » Dans ses souvenirs, la maman était plutôt protectrice envers son petit. Instinctivement, il resserra tendrement son étreinte autour de Nao. « J’en oublie sûrement… Attends, je vais te montrer. » C’était peut-être mieux parce que ses souvenirs lui faisaient défaut. Aussi, il attrapa son téléphone et pianota dans la barre de recherche afin d’obtenir une bonne [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Il lui montra plusieurs autres images et présenta les personnages qu’il reconnaissait avant de cliquer sur une [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Laissant l’écran vers Nao, il visionna la chanson du célèbre ourson, abordant tantôt un sourire attendri, tantôt un air vexé de tant se reconnaitre.
Au moins il avait fait un peu la culture de Nao. Ce n’était pas tous les jours qu’il pouvait apprendre quelque chose à son intello.

Le téléphone posé, ils s’étaient perdus encore un peu en tendresse. Quand Naoki cherchait à se coller un peu plus à Mikio, ce dernier répondait par des caresses plus pressante ou légère pression de ses mains sur lui quand une ne se serrait pas dans ses cheveux. Il songeait au film qu’il lui avait promis et son regard se tourna vers la télécommande non loin mais avant qu’il ne tende le bras, Nao décida de donner dans le mystère. « Mh ? » Offrir quoi ? Ses petites amandes trouvèrent de nouveau son protégé et l’interrogea du regard. Il n’était pas sûr… Naoki semblait avoir prononcé ça pour lui-même mais ça n’avait pu qu’intriguer le chanteur qui caressa sa tempe avec le dos de ses doigts : « De quoi tu parles bébé ? »

Un refus anticipé, une bouche résolument close… La sienne s’était tordue piquée par la curiosité. Il n’était pas sûr d’insister si Nao ne souhaitait pas en dire plus. Pas cette fois parce que ça n’impliquait pas un départ précipité de son protégé…. croyait-il. La question suivante lui laissa penser que le débat était clos quelque soit l’issu et il tendit le bras pour attraper la télécommande. Il alluma la télé et sélectionna la clé usb qui était connecté avec tous les films qui étaient dessus. Il fit défiler le curseur lentement sur les films et demanda naturellement au plus jeune : « Super-héros, fantastique, SF… qu’est-ce qui te fait envie ? » D’accord, Naoki finirait probablement par s’endormir contre lui dans peu de temps… mais il lui semblait normal qu’il fut celui qui choisisse.
Parce que c’était comme ça : il fallait toujours gâter les enfants malades.

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     Mar 12 Déc - 18:33
Just a spoonful of sugar
EXORDIUM.
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« J’aime ça... » quoi ? Son sourire ? Les battements de son coeur ? Le son de sa voix… qu’il parle ou bien qu’il chante ? Son regard ? Ses mains… qu’elles le caressent ou simplement parce qu’il les trouvait belles ? La douceur de sa peau ? Cette façon qu’il avait de rire ? Celle qu’il avait de le regarder même si elle le perturbait ? Les traits de son visage ? Se serrer simplement contre ce corps qu’il aimait tant ?
Oui, c’était définitivement le genre de phrases qu’il ne pouvait pas se permettre de laisser inachevées tant il y avait de choses qu’il aimait chez son coréen … « … quand t’es heureux... » … vraiment ça…. Il pourrait se répéter et dire qu’un jour, il serait la personne qui le serait le plus sur Terre…. parce qu’il était également celle qui le méritait plus…. Mais il s’était contenté de cet aveu au lieu d’enchérir sur sa reconnaissance. Et pourtant, il aurait pu. Parce qu’un cadeau de Mikio, c’était toujours quelque chose de spécial. Oui, même quand il recevait un ours en peluche du haut de ses 21 ans à peine célébrés. Dans le fond, Mikio aurait pu lui offrir n’importe quoi, son coeur se serait lié à cet objet en quelques battements.
Un objet de plus pour revivre le souvenir d’une vie qu’il n’avait pas le droit de rêver. Un compagnon de plus pour tenter de retourner dans sa mémoire… la fouiller jusqu’à revoir un sourire, entendre une fois… et désespérer de ne pas pouvoir sentir une odeur comme des bras autour de lui.

Des bras qui n’en vaudraient jamais aucuns autres.
Et à cette demande de confirmation, sa tête s’était hochée sans la moindre hésitation tandis que dans un souffle, il enchérissait « Oui… » vraiment… les siens… n’était-ce pas vers eux que son coeur lui suppliait toujours de courir ? N’était-ce pas là qu’il se sentait mieux ? N’était-ce pas ceux qu’il était désespéré de devoir quitter ? Et ceux dont l’absence était la plus douloureuse. Les seuls auxquels il était accroc… les seuls pour lesquels il se disait que le manque était insupportable… les seuls qu’il lui manquerait en réalité. Oui, “Mimi” était un ourson… que ses bras soient à lui… ça le rendait confus… une confusion qu’il n’avait pas su cacher en croisant son regard « C’est toi… » c’est lui qui quoi ?
c’est toi… dont je suis amoureux…
… évidemment, il ne pouvait pas lui dire ça. Il ne pouvait pas non plus ajouter qu’il n’y avait que lui dans son coeur et qu’il n’y aurait jamais que lui… pourtant, il le savait, les battements contre sa poitrine étaient là pour le confirmer … « … que toi que je... » rien que lui… toujours… hier… aujourd’hui… demain… Mikio serait le prénom de cette définition d’aimer qui lui échappait toujours tant elle semblait confuse, perturbante, hypnotisante… attirante aussi… « … il n’y a vraiment que dans tes bras que… » … qu’il respirait un peu, que son coeur battait, que la vie rimait avec autre chose qu’une simple mort, qu’une souffrance étouffante jusqu’à ce que ne plus essayer de respirer devienne une délivrance « Il n’y a pas de meilleure place que contre toi… »alors étouffe-moi… serre moi si fort… garde moi… donne moi l’impression que jamais je ne te quitterai…

C’était une supplication qu’il aurait pu prononcer en retrouvant cet endroit qu’il lui manquait à chaque seconde qu’il ne s’y trouvait pas. Par dessus-tout, il aurait aimé ne pas avoir le choix… être condamné à rester avec son coréen…. Qu’importe la place qu’il occuperait dans sa vie, tant qu’il pouvait le voir sourire pour savoir…
Savoir qu’il y avait de si belles choses dans ce Monde dont il ne faisait pas réellement partie. Savoir que quelque part, il y avait une lumière qui brillait toujours et qu’il pouvait s’y aveugler pour voir autre chose que de l’obscurité.
Oui, il était désespérant. Beaucoup trop dépendant de lui.  Condamné à souffrir du manque… et désormais à la faiblesse d’être incapable de refuser ce goût si étrange dans sa vie.
Et comme si sa faiblesse n’était pas assez expressive, comme si Mikio ne le serrait pas assez fort contre lui, son corps avait cherché à se presser davantage contre celui dont il n’était jamais assez proche avant que ses lèvres ne se perdent dans un cou auquel elles n’avaient pas résisté.
Le goût de sa peau aussi, il l’appréciait. Ou alors, il se défendrait en mentionnant les réactions de son aîné. Oui, voilà, c’était à cause d’elles qu’il s’était perdu un peu plus. A cause d’elles qu’à plusieurs reprises, ses lèvres, malgré sa faiblesse, s’étaient faites un peu plus audacieuses. Ou alors, il pourrait dire que sa langue s’était perdue par pure maladresse, un bref instant. Si elle s’était faite sentir, ce n’était que parce que son baiser s’était fait plus appuyé, si sa main avait dérivé sous un t-shirt pour presser la peau d’une hanche… ce n’était que pour se retenir. Oui, c’était également pour ça que son corps avait semblé chercher plus de contact dans une ondulation probablement interdite.
Soupirer. S’agripper à ses cheveux. C’était des choses que Mikio ne devait pas faire avec lui.
C’est vrai… il ne pouvait pas le blâmer… il ne le savait pas lui, que dans ce Monde, il était en réalité la seule personne vraiment désirable pour lui. Il ne le savait pas qu’il y avait des automatismes contre lesquels son cadet ne pouvait pas lutter. Le besoin de contacts, de proximité, il n’y pouvait rien, c’était bien plus développé qu’un instinct de survie chez lui.

Il voulait simplement être proche de lui. Étouffé dans ses bras. Ressentir cette chaleur dont son corps avait bien trop besoin maintenant. Et ce soupir lorsque son Michan l’avait serré plus fort contre lui, ses lèvres n’avaient pas pu faire autrement que de le lâcher avant qu’elles ne se pressent à nouveau contre son cou.
Une déclaration partagée… de quoi le perturber… le noyer un peu plus… le perdre… jusqu’à ce qu’il ne murmure ce qui faisait passer sa raison pour une bêtise « C’est si bon ici… » dans ses bras… oui… et s’il prétendait ne pas avoir froid « Réchauffe-moi... » son coeur avait soufflé cette supplication tandis que ses doigts se pressaient contre une hanche pour ajouter un s’il te plait qu’il avait néanmoins prononcé « Réchauffe-moi, s’il te plait tesoro… »mon coeur oui… à ce tesoro, il y avait eu cet ajout dans ses pensées, comme pour lui souligner que les petits surnoms, il devrait peut-être songer à moins en dispenser tant ils finiraient par le trahir….
Maintenant, il n’y pouvait pas grand chose. Son coeur profitait trop clairement de sa faiblesse pour s’exprimer. Peut-être qu’à force, il s’était senti trop brimé dans son droit d’expression, il n’en savait rien. Lui… il voulait juste rester dans les bras de son tesoro… contre lui… serré fort…
… aimé… ????
… est-ce qu’il en avait vraiment le droit ?
Non… bien sûr que non…
… mais son coeur se faisait égoïste quand il lui répondait qu’il en avait envie….

Dans le fond, même s’il le regrettait, ce n’était pas plus mal que Mikio le serre un peu moins fort contre lui. Demander, se plaindre, il valait mieux éviter et poser une question sur un Winnie après avoir joué les chats contre un cou, c’était une conversation bien plus sage… même si enfantine, et surtout un peu bizarre à son âge.
Tout le monde connaissait Winnie l’Ourson… ne savait-il pas ça ?
Non. Et à la question de Mikio, comme un idiot, il avait rougi en se rendant probablement compte à quel point la sienne n’était pas normale. Peut-être qu’il n’aurait pas dû demander. Et pourtant, sa tête s’était secouée dans un aveu « Non… » resserrant sa peluche un peu mieux contre lui, son regard s’était baissé un instant vers cet inconnu. Tout ce qu’il avait trouvé à faire à ce début de réponse, c’était se rendre plus étrange encore « J’ai vu que Volt…  avec toi… ». Ce n’était pas une bonne réponse. Quelqu’un de normal avait fatalement vu des disney au cours de son enfance. Pas lui. Aucun dessin animé en réalité. C’était pour les enfants… et il n’avait jamais eu le droit d’en être un. Il était né avec l’interdiction de vivre cette période de sa vie dont tout le monde semblait si nostalgique. C’était pour les idiots… un Serizawa n’avait pas le droit d’être idiot. Son cerveau devait se développer autrement et il devait apprendre des choses plus utiles pour prendre la relève et être le pion parfait pour son père.

Et si en temps normal, il aurait refusé de voir Volt… la proposition de Mikio avait été curieusement acceptée à ce moment-là. Sans ce coréen dans sa vie, il n’y aurait pas eu cette exception.
Une fois aux Etats-Unis, il aurait sans doute pu en profiter pour se cultiver… mais ça faisait partie des choses qu’il rangeait dans la case “trop tard” avec en tête de liste cette lacune de ne pas savoir nager. Si pour la seconde, il était évident que se noyer lui allait bien, pour la première… peut-être que son cerveau était trop bien formaté. Pourtant, s’il se serait montré réticent à la mention de “disney” avec un autre... , avec Mikio, il s’était montré attentif à ses explications tandis que ses doigts câlinaient le ventre de l’ourson dont il semblait vouloir connaître l’origine.
Une forêt bleue… dans laquelle un ourson semblait avoir de nombreux copains.
Tigrou. Bourriquet.Coco Lapin. Un kangourou. Et si son imagination avait tenté de suivre le récit de son aîné, elle n’en n’avait pas vraiment eu le temps. Son regard s’était perdu un instant sur la première image, ses pensées avaient nommé.
Winnie… avec du miel… sa peluche… alors forcément, c’était vers lui que ses doigts s’étaient d’abord tendu avec hésitation, effleurant à peine l’écran… « Winnie… » oui… oui Nao c’est bien, Winnie. T’as 21 ans….
Tigrou….
C’est ça, persiste….
Le kangourou…
Bourriquet… le plus triste… celui sur lequel son attention s’était perdue un instant avant que ses doigts ne retrouvent son ourson. L’autre… il ne le connaissait pas… et puis, il semblait manquer Coco lapin sur cette photo. Alors, ses yeux avaient fouillé un instant avant que son coréen ne reprenne son cours avec d’autres photos. Il avait vu Coco Lapin, appris que le dernier s’appelait Porcinet et puis Mikio avait mis cette video qu’il avait regardé jusqu’à la fin.

Pressant sa peluche contre lui, son regard s’était fait plus intrigué comme un enfant qui découvre quelque chose où il n’y connait vraiment rien.
Fronçant les sourcils à plusieurs reprises, il avait bien pensé à un instant qu’il n’avait pas le droit de regarder ça et pourtant… son regard ne s’était pas détourné. Il n’y avait eu qu’un moment où sa tête s’était redressée, à peine, pour regarder son aîné.
Le Lait, le miel et le chocolat.
Oui Nao, c’est la boisson de ton Mimi l’ourson… reprends-toi. Ou reporte ton attention sur l’écran en te recalant contre ton ourson taille réelle oui, en faisant connaissance avec celui qu’il gardait toujours. Jusqu’à le mener plus haut ensuite, sous le cou de son coréen pour l’enfouir avec eux « Merci… de m’avoir expliqué… » oui… de lui avoir donné une leçon qu’il n’avait pas le droit de suivre … « Moi… j’y connais rien à ça…. »... Mikio avait bien dû le comprendre. Et il n’en n’avait pas ajouté plus tandis que le portable retrouvait la table et qu’il fermait les yeux un instant pour savourer le câlin.

C’était une étreinte parfaite. Un cadeau apprécié… et puis un autre qu’il n’avait pas le droit de mentionner. Il le savait bien… ça ne lui faisait pas de peine… ou peut-être un peu, sauf qu’il n’en n’avait pas le droit. Se taire et ne plus rien dire… ou répondre à l’incompréhension de son coréen d’une voix absente tandis qu’il fuyait un peu pour venir réclamer son dû « Le cadeau de notre dernière nuit en… »  amis étranges ? Amis pour de faux ? … amoureux ?
Descendant un peu mieux, sa tête avait fini par trouver le torse de son coréen et son oreille s’était collée contre le rythme d’un coeur avant que sa main libre ne se relève pour venir récupérer le cadeau de son coréen et le placer sous son nez. Songeant que Winnie avait besoin de prendre l’odeur de son Michan, il ne s’en était pas plaint tout haut… ça aurait été sans doute mieux que d’avouer ou de se dire à lui-même « … quand j’ai été stupide… » oui… voilà… c’était le dernier cadeau de cette fameuse soirée où il avait décidé d’être idiot pour la dernière fois. Mais ne l’avait-il pas été de manières différentes ensuite ?
Sans doute.

« Mmmh… le hobbit ? » un long film dont il ne verrait pas le quart ? Sérieusement ? C’était mieux que cet album photos « Ou... ce que tu veux… une série ? » ça n’avait pas d’importance, tant qu’ils restaient collés comme ça et que lui ne venait pas tout gâcher en se perdant. Sans doute que pour ça, il faudrait justement moins du premier… et moins de fièvre. Mais il avait manifestement tenté d’ignorer sa bêtise en décollant un instant son oreille pour venir déposer un baiser contre un coeur que sa tête avait ensuite retrouvé. Si peu de conscience… et avec son coréen… oui, la raison lui reprochait d’être là plutôt que seul dans une chambre d’hôtel. Pas son coeur… son coeur ne faisait que s’affolait, remerçiait… pour avoir le droit d’être entre les mains de celui pour lequel il battait.

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     Mar 19 Déc - 21:14

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Naomi

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Il y avait forcément des choses qui étaient interdites depuis le début. Des choses évidentes parce qu’ils étaient colocataires et auxquelles a priori, ils n’auraient même pas dû songer. Dormir ensemble avait été un premier pas pour contourner les normes sociales établies. Mais un pas bien innocent si on le comparait à la course scandaleuse dans laquelle ils se livraient aujourd’hui. C’était comme si, au fil des mois, ils avaient cherché à franchir une limite de plus à chaque fois. Et qu’ils y parvenaient beaucoup trop bien.
Mais pas cette fois. Ou plutôt pas encore. Ils devaient être sage, Mikio s’était résolu. Il s’était montré assez cons pour aujourd’hui, voire pour les semaines à venir. Cette étreinte, ce n’était qu’une promesse qu’il honorait. Dont, il avait envie, certes… elle devait rester une simple étreinte… du moins le plus simple dont ils étaient capable tous les deux. Sages, oui…
… Alors pourquoi ? Pourquoi Diable - Naoki - l’embrassait-il de cette façon ? Pourquoi son corps se pressait-il bien plus que la main dans son dos ne l’y invitait ? Un nouveau soupire s’échappa de la bouche coréenne. Il avait bien essayé de le retenir mais les lèvres dans son cou s’étaient faites impitoyables…. et plus sadiques encore quand elles laissèrent passer la plus fourbe des langues. Un frisson tout aussi sournois parcourut sa peau et ses doigts se crispèrent instantanément dans la crinière du criminel. Il était malade, fiévreux, à bout de force… Alors où trouvait-il cette dernière pour le torturer et désintégrer sa résolution sans scrupule ?! Sage… Il l’aurait bien été si son cou ne se retrouvait pas tant harcelé par des baisers scandaleux, si sa peau n’avait pas frémit sous des doigts pressants et si … « ….! » Est-ce que c’était son bassin qui venait de frôler de si près le sien ? Le Coréen se tendit surpris, sa jambe se pliant de nouveau comme un réflexe défensif bien inutile. Si le visage de Mikio brûlait déjà fortement, il y avait comme un incendie dans son bas-ventre. La vague de chaleur lui signala le danger d’une situation qu’il sentait déjà que trop bien. Merde… ! Naoki… !

Il devait l’éloigner, protester, lui demander de ne plus jamais bouger comme ça sur lui. Qu’il retire ses mains et rentre sa langue ! Que ces baisers cessent et qu’on le préserve de ce souffle chaud qui brûlait son cou !
… Mais sa raison, en plus de n’être porté que pas une petite voix ridicule, devait parler chinois. Sinon pourquoi, bon sang, ses bras avaient-ils resserré leur étreinte pour mieux étouffer l’Italien pas tout à fait K.O ? Il y avait eu ses mots. Ce besoin de lui montrer à quel point il l’aimait lui aussi et l’aimerait toujours… Il voulait bien essayer d’être sage mais il ne pouvait décemment pas mentir. Non, ça il ne le pourrait jamais. Son coeur ne le lui permettait pas et tant pis s’il risquait de perdre un peu plus la tête. Tant pis s’il encourageait les mots suivants qui caressèrent son cou et firent bondir son coeur plus fort encore. Oui, c’était bon… probablement très mal, mais bon. Mais Nao n’avait pas fini avec les épreuves plus dures…
Une supplication, deux, et son coeur déraillait. Sa raison, il la sentait disparaitre à mesure que ses mains se serraient sur le corps de Naoki pour l’en rapprocher si bêtement du sien. Il y avait bien ce surnom qui lui avait fait plaisir parce que l’Italien lui manquait et ce progrès de la part de celui qui niait tout qu’il aurait pu souligner… mais ce n’était pas sur ça que son esprit embrouillé avait bloqué. Dans son ventre grouilla la sensation avec plus de force.
Qu’est-ce que c’était enfin que cette façon de supplier ?
Mikio jura une nouvelle fois intérieurement et réprima la folle envie qui grondait en lui. L’envie de lui… Merde ! Non, mais bordel de … Mikio ! A quoi tu penses bon sang ?!
Naoki avait froid. Naoki cherchait de la chaleur et c’était la seule et unique raison pour laquelle il se coller à lui… et bouger de cette façon. Il voulait se réchauffer. Que Mikio le réchauffe. Mikio avait chaud. « Tout ce que tu veux Yeobu… » Et il voulait rester dans ces bras pour être réchauffer, c’est tout ! Inutile de soupirer ces mots… On avait eu bon espoir en voyant ses doigts se détendre dans ses cheveux mais il ne l’avait fait que pour glisser le long d’une nuque et s’infiltrer légèrement entre son sweat et sa peau brûlante. La sensation de chaleur qui se dégageait était terrible et elle fit renoncer Mikio à laisser son autre main s’immiscer dans le vêtement pour caresser la peau nue de son dos. Dans un sursaut de lucidité, il se dit que ses mains devaient être trop froides pour lui et qu’il ne parviendrait pas vraiment à le réchauffer de cette façon. L’instant suivant, on doutait fortement s’il s’agissait de la lucidité qui lui faisait resserrer ses doigts dans ses cheveux quand l’autre bras enserrait le bas du dos de Nao pour réduire une distance déjà inexistantes tandis que ses caresses se faisaient plus appuyées. Ses jambes se firent complices à leur tour en le coinçant mieux contre lui, lui interdisant désormais toute fugue. Il était son prisonnier. Son otage à lui… rien qu’à lui…

Que les caresses se soient assagis relevait plutôt du miracle. Une chance qu’ils soient tous les deux habillés et Nao chaudement pour une fois. Mikio ignorait encore comment il était parvenu à ne pas dérailler quand la voix suppliante de son cadet résonnait encore au fond de lui. Son ventre se tordait d’ailleurs à chaque fois que l’écho refaisait surface. Il méditerait plus tard à tout ce qu’il avait ressenti et se maudirait probablement pour l’avoir fait dans un tel moment… Tout cela était encore bien trop perturbant pour lui et il se convaincrait sûrement par la suite qu’il n’était plus très sûr de ce dont il avait s’agit. Mais pour l’heure, le calme semblait être revenu. Le coeur du chanteur battait toujours très fort mais son rythme était devenu plus régulier.
Quant à Nao, lui aussi semblait avoir retrouvé un peu de sagesse. A vrai dire, il avait même le culot de redevenir un gosse après sa réminiscence ritalienne. Mais bon… Mikio oublia de s’en scandaliser, poursuivant les papouilles dans les cheveux de l’enfant de retour. Enfant qui n’avait pas la moindre connaissance en Winnie l’Ourson. Ni en aucun Disney apparemment, ce qui fit arquer un sourcil au chanteur : « Vraiment rien d’autre ? » Ce n’était pas une reproche mais l’étonnement était réel. Bien sûr, il n’ignorait pas que la culture de Naoki en terme de Disney était plutôt limité et lui-même ne prétendait pas avoir vu tous les classiques de la souris… mais au moins autant qu’un gosse normal, il dirait ? Ca et les Miyazaki que Mamie lui faisait regarder. Ca l’aidait en même temps à travailler son japonais. Peut-être que Naoki avait vu ceux-là ? Il connaissait des personnes qui n’aimaient pas du tout le grand studio américain et préféraient celui de Ghibli. Il songeait que ces mêmes personnes montreraient peut-être ces films là à leurs enfants plutôt que les classiques Disney. Parce qu’il imaginait difficilement un tableau plus triste encore pour l’enfance de son protégé… Un enfant seul qui n’avait jamais appris à faire de cerf-volant, qui n’avait jamais su rêver… Ne pouvait-on pas seulement lui accorder un film ou deux pour bercer son enfance ?
Mikio le souhaitait sincèrement tandis qu’il jouait avec quelques unes de ses mèches de cheveux, une moue préoccupée sur les lèvres.

Mais si Naoki ne connaissait vraiment pas, il pouvait toujours lui montrer. Et c’est ce qu’il fit, à la fois soulagé et attendrit de voir que son protégé y prêta une réelle attention. En quelques minutes à peine, Mikio venait de retrouver son gosse de 3 ans à qui il faisait maintenant sa culture Disney.
Problème : il était beaucoup trop mignon. Tandis qu’il tentait d’énumérer les noms de chaque personnage, il l’observa l’écouter et participer à sa façon à l’apprentissage et sentit un sourire béat se greffer sur son visage. Terriblement mignon. Alors qu’il lui faisait perdre la tête quelques minutes plus tôt, il venait de rendre Mikio gaga. Particulièrement quand le plus jeune suivit la vidéo et il parut ne jamais avoir rien vu de semblable auparavant. Quand leur regard se croisa, Mikio lui sourit tendrement - même s’il le faisait déjà. Instinctivement, ses lèvres se posèrent sur son front et les caresses sur sa tête continuèrent jusqu’à la fin du récit de l’Ourson qui se termina par sa chute dans un buisson. Une fin bien Mimiesque ça aussi si vous vouliez son avis.
Calant son menton sur la peluche sans gêner Nao, ses lèvres s’étirèrent avec la même douceur et une chaleur plaisante - d’un genre bien éloigné de celle qui avait habité son ventre précédemment - envahit sa poitrine à son remerciement. Ce n’était rien de bien fantastique et pourtant il avait l’impression de lui avoir transmis quelque chose de très précieux. « De rien, bébé, » souffla-t-il en caressant son front avec une affection infinie. S’il trouva la remarque de Nao plutôt triste, il voulut rester encourageant avec lui : « C’est pas grave, on a tous nos matières faibles. Et puis tu connais tellement d’autres trucs cool à côtés. Si ça te fais envie, je t’en monterais d’autres. » Et ce n’était pas tant considérer Naoki comme un enfant. Sans être un fan absolu, il considérait qu’un bon Disney pouvait se regarder à tout âge et puis, ça restait toujours de la culture générale. Culture que Mikio serait ravie de lui inculquer lors de nouvelles séances de tendresse.

Tendresse qui se poursuivit de longues minutes jusqu’à la prochaine intervention du plus jeune qui cette fois éveilla plus que la curiosité du chanteur. S’il posa la question, la réponse obtenu lui arrondi ses petits yeux. Leur dernière en… ? Sans explication, son coeur bondit comme s’il avait lui-même complété la fin par un mot bien déplacé.
« Amoureux ». Ils n’étaient pas des amoureux. Ils faisaient semblant de l’être avant, en jouant aux fiancés idiots. Une époque innocente qui ne pouvait être plus que derrière eux à présent… Oui, maintenant, ils faisait plus semblant d’être amis pour de vrais. Et si dans l’ouragan de sentiments confus qui animait le chanteur lorsqu’il songeait à Nao, certains se faisaient de plus en plus clair, il était toujours bien incapable de définir la nature véritable de leur relation.
Mais là n’était pas la question. Peu importe quel terme il fallait ajouter à la fin, Mikio ne comprenait pas le sens de cette phrase. Quel cadeau ? Quelle dernière nuit ? Tandis qu’il cherchait à en découvrir la signification, ses pensées opérèrent une pause, observant le manège du plus jeune qui retrouvait sa place contre le torse du Coréen. Il semblait que Nao avait atteint les limites de sa patience pout obtenir ce qu’on lui avait promis. S’il ne l’en empêcha pas, Nao ne pourrait pas écouter tout de suite une jolie mélodie dans sa poitrine car celle-ci s’était comprimée à la précision du garçon. Alors, les méninges du chanteur travaillèrent et il se demanda si Nao n’avait pas d’abord évoqué une période. … Comme le mois de sa fugue ?
En vérité, Mikio ne songea pas à la bonne nuit. Le blâme sévère que s’infligeait Naoki lui fit froncer les sourcils mais l’attira surtout sur une fausse piste, songeant plutôt au jour où il avait bien cru perdre Naoki pour de bon. Ils n’étaient pas certains qu’ils aient eu une véritable nuit la veille quand durant cette période, croiser Naoki relevait du défi et plus que jamais après son annonce de départ. Il n’était même plus sûr d’avoir dormi avec lui ce soir-là. Naoki avait-il voulu lui offrir un cadeau ? Un cadeau d’adieu…. ? Son coeur se serra plus fort et la douleur passa brièvement sur ses traits. Ca lui ressemblait bien à Nao… Mais s’il ne lui avait rien donné, gardait-il quelque chose depuis tout ce temps ? Il avait pourtant eu plusieurs présent : un plaid, une chanson, une photo… Mikio nageait en pleine confusion :

« Tu voulais me donner quelque chose ? »

Sans lui infliger de pression, Mikio posa sa question. La main dans son dos le parcourait lentement de haut en bas puis refaisait le chemin inverse sur le même rythme en suivant sa colonne vertébrale à travers le vêtement. L’autre main plongeait toujours dans ses cheveux avec la même constance. Mikio était réellement curieux et sûrement plus qu’intrigué parce qu’il ne comprenait pas toute cette histoire. Il lui manquait malheureusement des éléments pour comprendre que lors de ce soir que Nao décrivait, celui qui avait été stupide, c’était Mikio et non Naoki.

« Va pour le Hobbit, » déclara-t-il alors en sélectionnant le film qu’il avait vu passer. C’était une bonne idée et il était plutôt content qu’elle vienne de Nao. Ce dernier aimait beaucoup l’univers et la fantaisie du film le bercerait plus facilement. C’était sûrement bête de croire que Batman était un film trop sombre et que Nao avait plus de chance de ne pas cauchemarder avec les aventures de Bilbo le hobbit. Il était sûrement près à croire n’importe quoi à vrai dire… mais il savait surtout que sa mission était de ne pas lâcher Naoki d’un centimètre s’il venait à sombrer et de continuer à lui procurer son affection pour le bercer et le rassurer.
Il sourit lorsque Nao vint déposer un baiser contre son coeur. Celui-ci cogna vivement contre sa cage thoracique comme s’il avait cherché à rencontrer les lèvres de celui-ci qui le faisait battre si fort. Plus tendrement, sa main plongea entre ses mèches et il souffla : « Merci… il travaille beaucoup avec toi… Il le mérite ce bisou. » S’il l’avait dit d’un ton léger, Nao n’avait probablement pas idée d’à quel point c’était vrai. Son coeur n’avait jamais autant connu d’affolement. Se serrer, exploser, crier d’amour ou de désespoir… Il n’y avait bien que Nao qui pouvait le mettre dans tous ses états. Parce qu’il était fou de lui… fou comme il ne l’avait jamais été de personne.
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     Mar 19 Déc - 22:38
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EXORDIUM.
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Oui, il pouvait sans doute remercier l’existence de ce Winnie l’ourson. A moins que ce ne soit à Mikio de formuler les remerciements. Si plus tôt, dérailler semblait être un verbe qu’ils employaient déjà bien trop. S’il aurait pu l’employer davantage encore en se laissant tout simplement porter par les pressions de Mikio sur son corps qui n’était pas encore assez proche du sien, la peluche semblait les avoir poussé vers un chemin plus raisonnable.
Pourtant, de raison, il n’y en avait toujours aucune dans son coeur. Y en avait-il seulement quand il ne s’exprimait que pour Mikio ? Non. Bien sûr que non. Aimer Mikio de la manière dont il le faisait, c’était probablement un crime… quelque chose qui ne lui était pas permis mais contre laquelle il ne pouvait pas lutter. Parce que là, dans sa poitrine, il y avait cette chose qui avait l’air de penser qu’elle n’existait que pour ce coréen trop fourbe pour une raison. Il n’avait jamais été vivant avant, trop cassé pour exister ou battre autrement que douloureusement. Il n’avait fait que devenir un ensemble de ruines qui menaçaient de s’écrouler d’une minute à l’autre. Et s’il pensait qu’il ne pouvait pas s’abimer plus, que ça n’existait pas assez pour ça… elle parvenait par s’effriter davantage, cette chose morte dans sa poitrine.
Et puis… il y avait eu Mikio… un magicien qui avait su faire résonner dans ces ruines des sons étrangers jusque là… un inconnu perturbant dans un univers si sombre. Il ne l’aurait jamais pensé possible… qu’un jour, dans sa poitrine, il puisse ressentir des battements pour lui faire comprendre qu’il était amoureux de cet homme sur lequel son regard se posait. Fou de lui… oui, la folie s’était emparée de cette chose brisée pour la gouverner et la rendre plus menaçante pour sa raison. Ce coeur faible qui ne savait rien faire d’autre que souffrir, cherchait à présent à se faire plus fort, à se servir du désespoir de la perspective d’une vie sans Mikio pour supplier de rester près de lui…. La raison était son seul ennemi… lui, il ne battait que pour aimer ce coréen auquel il promettait d’appartenir entièrement, pour toujours.

Alors, dans le fond, de raison dans les bras de Mikio, il n’y en avait jamais. Encore moins aujourd’hui quand il se sentait trop faible pour lutter contre les attaques incessantes de son coeur qui réagissait à la tendresse bien trop douce d’un coréen. Il n’avait pas la force d’essayer, de persister… il n’avait plus la force de s’extirper de ses bras dont il désespérait de sentir davantage encore l’étreinte. Si seulement… si seulement ils pouvaient l’emprisonner pour toujours… si seulement ce moment déraisonnable pouvait se figer pour laisser un peu de lumière et de chaleur dans sa vie.
Il aurait pourtant dû réfléchir un peu… se reprendre un peu… penser à la liste des “tu dois” et “tu ne dois pas”. Se censurer un minimum ou au moins se trouver une excuse pour le rendre plus normal face à cet aveu « Non… je n’en regardais pas... » jamais… il n’avait pas le droit. Et ça, au moins, il l’avait tû.
Aujourd’hui, c’était un peu son allergie… en quelque sorte. Oui, curieusement pour quelqu’un qui demandait à son “colocataire” des explications sur un Winnie l’Ourson. Si un Daisuke se serait insurgé, la mention de la passion de son oncle pour les Disney rendait étrange le manque de culture de son neveu dans le domaine. Daisuke aurait adoré ça, un Naoki aussi fan de la souris que lui. Désespéré, il avait dû l’être plus d’une fois…. Mais ce n’était pas comme si il lui avait été permis de prendre une véritable part dans son éducation. Et lorsqu’il avait eu l’opportunité de le faire dans le dos de son aîné, il était déjà trop tard.
C’était presque une vérité, bien loin une exagération en tout cas, de dire aujourd’hui que Naoki était la personne la moins cultivée en Disney.

… ou presque. Son Winnie dans les bras… un progrès. Avec Mikio, il avait vu Volt. Et désormais, il se cultivait sur l’univers d’un ourson en suivant des yeux une vidéo sur un téléphone. Voilà, l’enseignement tenait pour 90 % du professeur. En même temps, quand on avait autant de sentiments pour le professeur, bien trop forts pour se loger sous la définition de l’amitié… ça nous faisait sans doute gagner pas mal en attention.
Disney n’était pas là pour nous abrutir le cerveau ?
Il y avait une manière assez simple d’expliquer l’étrangeté de cette scène face à laquelle un Daisuke se serait scandalisé, et pour plusieurs raisons.
Il suffisait d’avouer ce qui était plutôt clair.
Tout ce que disait Mikio, tout ce que cette si jolie voix faisait passer par des lèvres trop attirantes… ça ne pouvait qu’éveiller l’intérêt d’un Naoki.
Quand Mikio parlait… il avait forcément envie d’écouter et de savoir…. L’expression “pendu à ses lèvres” prenait tout son sens.
L’écouter, il aurait pu le faire des heures, des jours. Jamais il ne se lasserait de cette voix.

Injustice. Oui, sans doute.
Mais le remercier pour cette leçon, il avait trouvé ça justifié. Et malgré les erreurs dont il n’avait de toute manière pas conscience, il avait pensé que son coréen était le plus parfait des professeurs.
Fermant les yeux un moment sous la tendresse, sa main s’était pressée doucement à son coréen tandis qu’il soupirait. Un instant, il avait pensé que ça faisait du bien d’être contre lui, qu’il ne voulait pas bouger de ses bras… il avait même eu cette curieuse sensation de se dire que c’était le meilleur des médicaments qu’on lui avait prescrit - pourtant, on doutait que ça figurait sur l’ordonnance du Docteur Kamiya - le suivant… « Hum... » quelque part au Japon, peut-être que la voix de Daisuke s’était scandalisé d’un “Naoki, si tu dis oui, je change de neveu !”. Evidemment qu’il allait refuser. Volt, une video Winnie et l’ourson qui allait avec, c’était déjà trop. C’était pour les enfants et lui, il n’en n’avait jamais été un. C’était trop tard. Ce n’était pas à 21 ans qu’on apprenait tout ça « Un que tu aimes alors ... » planter un poignard dans le dos de son oncle, ça lui faisait du bien ? « Je voudrais… je voudrais... » trouvant le regard du coréen, il avait ajouté, le teint légèrement rougissant face à l’interdit de la situation « Je voudrais voir… celui que tu préférais… quand t’étais enfant… ça… ça, ça me plairait…. » connaître son coréen… oui, c’était la raison de ce souhait formulé sur des doigts tendres contre une hanche. C’était lequel ? Le dessin animé préféré de son coréen ? Sur lequel, l’enfant Mikio destiné à devenir l’homme qu’il aimait, s’était bercé ?
Park Mikio. De toutes les matières, c’était définitivement sa préférée.

Il était peu risqué de parier en revanche, que l’étrangeté du discours d’un Naoki n’était pas la matière préférée d’un Mikio. Non. Une bêtise. Et puis un coeur qu’on vient chercher… une oreille qui se presse… et des sourcils qui se froncent. Son coeur ne battait pas comme d’habitude…. Enfin… des rythmes, le coeur de son Michan en avaient plusieurs. Mais celui-là….
Sans décoller sa tête du torse de son aîné, il l’avait tourné de manière à croiser son regard. Peut-être qu’il aurait mieux fait de rester caché dans le fond.
Secoue la tête Naoki. Dis non. Change de sujet et ignore cette question. Arrête de parler.
Oui, c’était le genre de réponses que sa raison voulait voir. Pourtant, sa tête s’était hochée doucement, caressant au passage un torse dans cette réponse, avant que sa voix ne souffle un bien faible aveu « Oui…. » un aveu qui avait manifestement besoin d’une précision « Avant…. » plus maintenant ? « ce soir-là… oui…. » avec ce plaid… et cette chanson… le tout dans un appartement ravagé par l’excès… « … mais maintenant.... » … aujourd’hui … « … maintenant…. » c’était différent ? Il ne lui donnerait jamais ? « … t’as eu le reste et… et puis… c’est caché.... » fronçant légèrement les sourcils sous la confusion, son regard avait semblé se diriger vers la chambre avant qu’il ne secoue la tête. Ce n’était pas un peu tard pour ça ? Ce n’était pas idiot ? Après tout, Mikio avait bien eu une partie…
… oui mais… le plaid, il l’avait laissé.
… La chanson… c’était différent… il était idiot, c’est tout. Il avait simplement voulu lui dire qu’il l’aimait d’une manière détournée quand il se privait depuis quelques temps déjà.
Alors… « Plus tard…. » quand ? « ...peut-être…. » ou non… relâchant son Winnie un instant, le temps de passer une main sur ses yeux puis de frotter sa joue contre un t-shirt pour mieux se caler, un soupir s’était d’abord exprimé pour lui quand il ne savait clairement pas le faire. La preuve dans cette confession qui avait remplacé le silence ou un changement de sujet habituels « C’est compliqué…. » oui… ça l’était … il n’arrivait pas à s’expliquer. Il ne savait pas très bien parler de toute manière… enfin, se confier. Oui, c’était ça qu’il ne savait pas faire. Mais maintenant, il était fatigué, trop faible pour mener un combat. Résultat, ses lèvres laissaient passer l’incohérence.
« Je ne sais plus ce que je dis…. » … ou je n’arrive pas à le dire… mais quoi ? Qu’est-ce qu’il voulait dire au juste ?
Rien. Peut-être.

Hochant ensuite la tête face à l’acceptation de son choix, son regard s’était d’abord porté sur le téléviseur. Oui, il l’avait déjà vu, mais il faisait partie des films qu’il appréciait revoir. Le voir avec son Michan maintenant, dans ses bras, c’était encore mieux. Et dans l’incohérence de son attitude précédente, il s’était collé un peu plus contre lui, cherchant proximité, chaleur et douceur dans des bras qu’il avait bien trop fuit, trahissant par ses gestes son besoin de rester collé à lui. S’il ne s’était perdu, ce n’était que pour ce coeur qu’il avait embrassé. Une seconde fois à la remarque de Mikio. Puis une troisième… juste comme ça. Collant son oreille entre chaque baiser, il s’était senti plus satisfait par son écoute et ses doigts avaient caressé la peau de son coréen pour le remercier d’une si jolie musique.
« Il mérite les plus belles choses…. » tout comme toi…
Oui…. Quelqu’un comme Mikio ne méritait que le meilleur. Et s’il avait bien conscience que ses baisers étaient loin d’être à la hauteur, il en avait néanmoins déposé un autre avant de se caler à nouveau pour écouter. Son attention reportée sur le téléviseur, ses doigts avaient commencé à taper doucement ce joli rythme sur une peau.
Et si un instant il avait toussé, que sa main avait abandonné un Winnie au profit d’une bouche, il n’avait pas mis bien longtemps à retrouver sa position précédente. Pas plus qu’il n’en n’avait mis à abandonner l’écran des yeux pour retrouver les traits parfaits de son aîné. Silencieux, il l’avait fixé un long moment, câlinant avec tendresse cette hanche, murmurant du regard un ”je t’aime” répétitif. Et puis, comme une demande, sa main s’était pressée contre sa peau, sa jambe s’était bloquée entre les siennes, et il s’était calé en cherchant plus de proximité. Incapable de taire sa faiblesse, ce souhait avait franchi ses lèvres dans l’action « Michan…. ? Tu veux bien me serrer un peu plus fort… s’il te plait ? » au moins rien qu’un peu… si le coeur de Mikio avait les plus belles mélodies du monde, son coréen n’entendait-il pas le sien ? Celui qui suppliait pour être étouffé d’amour dans les bras de son… ami pour de vrai…. Son amoureux… c’était sans doute une traduction plus exacte de ces battements.

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     Mer 20 Déc - 1:00

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Naomi

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Souvent, Mikio s’était demandé quel genre d’enfance Naoki avait bien pu avoir. Souvent, quand il regardait ce gosse désespérément accroché à lui, il essayait de s’imaginait quel enfant il avait été. Aujourd’hui, il avait 21 ans même si le Coréen avait tendance à l’oublier. Le plus jeune ne l’aidait pas vraiment il faut dire… Quand ses yeux confus se posaient sur lui, ce regard perdu et intrigué similaire à celui d’un enfant qui découvre le monde. Il y avait aussi ces moments où Nao, de ses mains de jeune adulte qui lui paraissaient alors pourtant si petites, se cramponnait à son haut puis sa hanche pour réclamer plus d’affection. Comme s’il n’en avait jamais eu assez avant. Comme si, parfois, il en découvrait même le sens dans les bras du Coréen. Et il y avait aussi, cet attitude enfantine qu’il adoptait de temps en temps et tous ces mots, ces paroles qui troublaient l’ainé et lui faisait oublier que celui qu’il tenait dans ses bras n’avait pas 10 ans mais le double. Toutes ces choses qui l’amenaient alors à cette même réflexion : qui était ce gosse ?
Ou plutôt, qui avait-il été quand il n’était vraiment qu’un enfant.
Il n’avait visiblement jamais regardé de dessin animé… Vraiment aucun ? Cette idée, même confirmée par le principal intéressé, paraissait si aberrante à Mikio qu’une partie de lui se persuada qu’il avait forcément déjà vu des films. Il n’y avait pas que les Disney pas vrai ?
Il ne savait pas ce qu’était Winnie l’Ourson. Pas plus qu’il ne savait faire un cerf volant. Ce n’était pas très grave, on avait tous nos faiblesses. Certains ne savaient pas faire du vélo, d’autre ne savaient pas dessiner, d’autre encore n’avaient jamais mis les pieds dans l’eau. Mikio lui, il n’avait jamais été très doué à chat. Jae Min et Jung Min étaient définitivement trop rapide pour lui. Il était meilleur à chat perché cependant. Mais maladroit, il ne s’était jamais risqué à construire une cabane avec Jae, pourtant ils auraient bien aimé. Ce n’est pas grave, la plage leur suffisait. Et même s’il n’avait un très bon sens de l’orientation, au moins, elle, il la connaissait par coeur.
Naoki lui, il ne savait pas faire de cerf-volant. Et il ne connaissait pas non plus les Disney. Non, ce n’était pas grave mais…S’il y pensait, Mikio se demandait alors combien d’autres choses enfantines Nao ignorait ? Est-ce qu’il avait déjà joué à cache-cache avec un ami ? Est-ce qu’il avait déjà été le Capitaine d’un bateau ? Est-ce qu’il avait déjà fait une partie de Uno chez un copain parce qu’il pleuvait trop pour jouer dehors ? Est-ce qu’il avait déjà ris de bon coeur en courant dans l’herbe du jardin parce qu’il était pourchassé par sa propre imagination ?
C’était autant d’image que Mikio s’était longuement pris à fantasmer quand il pensait à l’enfant qu’était Naoki. Toutes ces illustrations, elles étaient fortement influencées par son enfance à lui, c’est vrai. Mais aujourd’hui… il n’entendait plus le rire imaginaire du Naoki de 10 ans. Il ne le voyait pas non plus avec des amis devant un jeu ou un film.
La seule image qui lui restait encore, c’était celle de ce gosse, assis par terre près d’une fenêtre d’où pénétrait la seule source de lumière dans la pièce. Celle de la Lune et des étoiles. Près de lui, il avait pour unique compagnie un livre ouvert d’astronomie… pour l’aider à en apprendre plus sur ses seules amies.
Naoki était sûrement très intelligent. Il savait plein de choses que les autres mômes ne savaient pas. Peut-être que de lui-même, les dessins animé ne l’intéressaient pas. Mais ça, ça ne collaient pas avec la personne que Mikio connaissait aujourd’hui. Il n’avait pas eu l’air de détester Volt. Et plus que ça, Naoki aimait les histoires fantastiques, les super-héros et les aventures de Hobbit. Rêveur, Naoki l’était. Alors pourquoi un gosse qui n’était pas capable de songes la nuit s’interdirait-il de rêver le jour ? Pourquoi tout ce qui poursuivait aujourd’hui Naoki n’était que des démons ?

Ce que Mikio savait de Nao présentement, c’est qu’il avait été seul. Que son enfance, elle n’avait pas dû ressembler à celle d’un gamin normal. D’amour, il en avait forcément manqué quand il disait détester ses parents défunts. C’était tout ce qu’il savait vraiment de lui. Naoki n’était pas un gamin comme les autres. Il était spécial, fragile derrière une carapace séduisante qu’il s’était forgée. Attiré par lui, Mikio l’avait été comme sûrement des tas d’autres personnes… Mais aujourd’hui, il savait regarder par delà le masque. Et s’il n’était pas encore capable de tout déchiffrer, il y avait une chose dont il était certain : désormais, Naoki n’était plus seul. Il l’avait lui. Et peu importe qu’il n’ait pas connu toutes ces choses étant enfant, si Nao le voulait, Mikio pouvait lui montrer. Oui, ils pouvaient apprendre ensemble. C’était une idée qui plaisait au chanteur bien qu’elle lui serrait aussi le coeur par ce qu’elle impliquait. Mais il voulait être là pour lui. Il voulait pour toujours, continuer d’être cette personne spéciale aux yeux de Naoki. Que dans ce regard, grâce à lui, s’allume cette étincelle magique, cette lueur jolie qui réchauffait le coeur de l’aîné… Celui qui lui disait qu’il avait fait quelque chose de bien pour une personne si précieuse.

Ce sentiment, il l’avait bien eut en lui en montrant un peu plus sur Winnie l’Ourson. La satisfaction et la tendresse gonflait son coeur d’une certaine joie tandis que ses doigts plongeaient encore dans les cheveux de celui qui l’avait remercié pour une chose aussi simple. Le sourire flottait sur son visage et ses petits yeux ne quittaient pas ce Naoki si sage et attentif. Ce qui le rendait bêtement heureux c’est qu’il était certain que le plus jeune n’avait même pas fait semblant d’écouter pour faire plaisir à l’ainé. Il avait semblé vraiment intéressé au point que Mikio lui proposa naturellement de lui en montrer d’autres à l’occasion s’il le souhaitait.
S’il s’attendait tout au plus à un hochement de tête, il fut plus étonné de la réponse que fournit finalement Nao. Et la surprise fut vite accompagnée par un sentiment agréable, une sorte de ravissement touchée qui fit battre un peu plus fort son coeur. Non seulement Naoki voulait bien mais il s’intéressa vraiment à la question… et plus précisément à Mikio. Il n’aima pas le voir peiner à s’exprimer et ses caresses se firent machinalement plus appuyées mais les mots du garçon ne purent que lui faire plaisir… « Moi ? » souffla-t-il avec cet étonnement ravi. Immédiatement, il se mit à fouiller dans sa mémoire. « Ca fait longtemps que je n’en ai plus regardé mais il y en a quelques uns que j’aimais bien… » songeait-il à haute voix en mêlant ses doigts dans les cheveux du garçon avec plus de tendresse, comme si ce geste l’aidait à réfléchir. Sans être certain qu’il s’agissait de son film préféré, Aladin lui revint en mémoire. Oui, lui il l’aimait beaucoup. Surtout le Génie. Il se souvint aussi du Livre de la Jungle et ses chansons qu’il connaissait encore pour les avoir usé avec Jae. Il se rappela qu’il avait aussi beaucoup aimer la Planète au trésors… Pirates oblige. Ca lui avait d’ailleurs donné envie de lire le livre d’origine et c’était sûrement un des rares bouquins que Mikio avait dévoré. « Il y avait Aladin, La Planète au Trésors… J’essaierais de les trouver à l’occasion ! » Robin des Bois, Mulan, Hercule… Il en connaissait pas mal en fait. Il ne se souvenait pas de tous mais gardait un bon souvenir de ceux qui lui revenaient en tête. « Mais je crois que le Disney que j’ai le plus regardé quand j’étais môme… ‘fin, vraiment petit, c’est Fantasia. » Il n’en avait des images mais il se revoyait scotché à l’écran, aidé par les photos et les récits de sa mère. « C’est pas vraiment un film, c’est plus… un enchainement de dessin animé sur fond de grands morceaux de musiques classiques. Bach, Beethoven, Tchaïkovski.. » C’était son père qui lui avait ramené un exemplaire de la boutique. C’était sûrement un de ses premiers contacts avec le monde de la musique par lequel il avait été très vite fasciné. Il n’était pas peu fier de savoir aujourd’hui jouer au piano la plupart de ses monuments classiques. Comme quoi, les dessins animés étaient loin d’être abrutissants.
Et dans un même genre différent, il songea aux films de Hayao Miyazaki, virtuose des classiques animés au Japon. A la différences des récits de la souris américaine, ceux de Miyazaki étaient bien moins aseptisés et manichéens. Ils affectaient autrement, laissaient des traces, marquaient profondément les consciences. Pour sa part, Mikio ne s’était probablement toujours pas remis du Tombeau des Lucioles. Il n’en restait pas moins qu’il appréciait énormément les films du Studio Ghibli qu’il regardait comme un rituel chaque fois qu’il séjournait chez sa grand-mère. Il devait d’ailleurs encore y avoir des cassettes et cette idée fit ressurgir une vielle nostalgie chez le chanteur. « Y’a pas que Disney que j’aimais bien. Si tu connais pas les films de Miyazaki, je t’en ramènerais de chez Mamie quand j’y retournerais. Puis c’est des trucs qui se regardent même quand on est grands. » Ce genre de films qui donnaient à réfléchir, il n’était pas fait que pour les enfants. D’ailleurs pour certains, Mikio était même sûr qu’ils n’étaient pas fait pour des enfants. Il pensait à Monoke Hime notamment qu’il avait toujours trouvé un peu violent mais pas gratuitement. Le Voyage de Chihiro aussi… qu’il avait trouvé particulièrement inquiétant par moment. A 25 ans, Mikio avait encore des scènes gravés dans la tête.

Naoki était décidément un privilégié. Le Coréen parlait peu de lui. Non pas qu’il avait des choses à cacher mais il rentrait très rarement dans ce genre de détails… en même temps, qui les voulait ? Il n’était pas habitué à tant de discours mais pour Naoki, il n’avait probablement jamais autant parlé. Bavard, il avait l’impression de l’être devenu aux côtés de l’Italien. Ca, et il avait aussi appris le langage Alien. Enfin, il essayait… mais il y avait des fois, comme à présent, où il ne comprenait pas ce que Nao essayait - ou pas - de lui dire. Il avait l’air de regrettait quelque chose… un cadeau qu’il n’avait pas donné au Coréen mais les raisons et la date étaient bien trop flous. La fièvre du cadet n’était pas leur ami et chaque mot qui sortaient de sa bouche ressemblait à une piètre victoire.
Le ventre du chanteur se serra en même temps que ses méninges se tordaient. Il fronça les sourcils, incapable de comprendre où Nao voulait en venir. Il comprenait qu’il y avait bien un présent… mais que le recevoir n’était plus à l’ordre du jour.
Parce qu’il avait eu le reste… ?
Mikio fronça les sourcils. C’était caché ? Evidemment, la curiosité coréenne fut bien plus que piquée : « Quoi ? Je ne comprends pas Nao… » Il creusa et se souvint qu’il avait reçu de Nao un plaid il y a peu. Il avait vraiment aimé ce cadeau et il était d’ailleurs tout près d’eux sur le dossier, prêt à l’emploi même si la saison ne s’y prêtait pas. Il y avait aussi eut cette chanson la veille du départ de Nao mais, est-ce que cela faisait parti du « reste » ? Troublé, il gratta sa tempe avant de reprendre les caresses sur la tête du garçon. Mais pourquoi refuser de lui donner maintenant alors ? Est-ce qu’il était puni ?
Néanmoins, Nao poursuivit des nouvelles indications étranges… plus pénibles encore pour lui et dans la poitrine du chanteur, son organe se comprima. Plus tard… peut-être… ce n’était pas clair et Nao s’en rendit compte avant d’avouer tout simplement qu’il ne savait plus lui-même ce qu’il disait. Et Mikio, loin de croire à une comédie, s’en sentit si meurtri qu’il resserra l’étreinte autour de Nao et murmura : « D’accord, d’accord… Sssht… force pas… Plus tard… » Oui, ils pouvaient toujours en reparler plus tard quand Nao serait plus en forme. Doucement, il reprit des caresses régulières comme si elles pouvaient apaisée la migraine et la fatigue que Nao ressentait. Bien sûr, il voulait en savoir plus mais Naoki n’était clairement pas en état. « Je serais sage. » C’était bien tout ce qu’il pouvait promettre en attendant et en espérant que sa bonne conduite lui vaudrait une récompense. Même si, de sagesse, il n’en avait pas vraiment fait preuve ces derniers temps. Mais pour l’heure, Nao n’avait pas besoin de se torturer davantage et le repos était de mise.

Aussi, se caler devant un film restait la meilleure des options à présent. Un film que Naoki aimait bien et qui pourrait aisément le bercer tandis que Mikio ne le lâcherait pas aussitôt qu’il sombrerait. Le film lancé, son attention ne s’était pas porté sur l’écran mais bien sur son protégé qui avait fait son nid près de son coeur… Coeur qui avait droit à des baisers si tendres que le Coréen n’avait pu que sourire. Et son sourire s’était agrandi tandis que Nao réitéra. Et comme la première fois, son coeur bondit comme s’il essayait d’embrasser Nao en retour. Il en fut de même pour la troisième fois et un léger rire échappa à Mikio qui serra tendrement les cheveux de ce garçon qui le rendait fou d’amour. « Arrête d’être aussi adorable. » Que Nao se rassure, Mikio avait conscience que cette demande était irréalisable. Et il devait être maso pour aimer tant se torturer avec cette bouille si parfaite…
Son sourire ne le quitta pas aux mots du plus jeune. Tendrement, le dos de ses phalanges vint souligner les pommettes de Naoki, qu’il couvrit d’un regard qui trahissait tout son amour envers lui. « Alors, il est déjà comblé. » Naoki savait ? Qu’il était la plus belle chose qui lui était arrivé. La plus merveilleuse, parfois la plus douloureuse, c’est vrai. Mais il était définitivement la meilleure rencontre qu’il avait faite. Celle qui avait changé sa vie. Celle qui avait donné un sens aux battements de son coeur. Celle qui avait illuminé un chemin trop gris… Qu’il le veuille ou non, Naoki rendait Mikio heureux par bien des façons. Il lui était si précieux… Alors, plus que tout, il souhaita à nouveau que ce trésor qui était le sien, cet être qu’il aimait tant, comme il n’avait jamais aimé personne, reste près de lui, en bonne santé… et qu’un sourire, une flamme, un bonheur, puisse animer pour toujours cette personne… Son Naoki.

Avec toutes ces pensées, son coeur retrouva rapidement le rythme que Nao cherchait. Doux, apaisé, joyeux, intense, grisant… Il n’y avait pas de mots cohérents pour le décrire et celui qui l’écoutait à présent avec tant d’attention devait même le connaitre bien mieux que son porteur. La preuve en était ce rythme tapé sur une peau frissonnante à ces contacts qu’elle aimait tant.
Le regard du chanteur ne l’avait pas quitté. Plusieurs fois, entre ses questions sur son état et son bien être, son coeur clama plus fort que sa raison : je l’aime… je l’aime tellement… Faites qu’il ne me quitte jamais… Faites qu’il soit toujours là pour écouter ces battements qui n’appartiennent qu’à lui… S’il vous plait… ne me l’enlevez jamais… J’en mourrais s’il n’était plus là…
Tant de mots qui résonnaient en lui et couvraient les paroles du films. Il ne savait pas combien de temps s’était écoulé en laissant cet amour déraisonnable s’exprimer silencieusement, avant que leur regard ne finisse par se croiser. Une nouvelle fois, son coeur sursauta. Mais il ne détourna pas le regard. Ce regard qui semblait lui aussi vouloir lui crier de si belles choses… Peut-être que les joues du chanteur avaient pris cette teinte plus rosée appréciée du cadet. Peut-être que les battements minutieusement surveillées par cette oreille experte s’étaient affolés. Plus encore quand il avait senti Nao chercher davantage de contact. Mikio dut réprimer un soupire… Sage… Il ne devrait plus s’emballer comme précédemment même si la proximité lui jouer des tours… même si toutes ses idées et ses envies l’embrouillaient… Et que les quelques mots suppliants du fourbe Italien l’achevèrent de nouveau. Le serrer plus fort… ? Alors qu’ils étaient déjà si proches… Tellement que ses jambes aussi avaient bougé pour mieux permettre à Naoki de s’imbriquer contre lui. Ses pieds caressaient inconsciemment les chevilles du garçon. Et si leur bassin étaient toujours bien trop proches, Mikio se promit de rester sage… Il le devait. Mais ignorer une telle demande, il en était incapable : « Tout ce que tu veux, bébé. » Tout ce qu’il voulait, oui. C’était mal mais c’était ainsi. Il était faible et volontaire. Alors ses bras s’étaient resserrés autour de lui. Ses mains quittèrent un instant ses cheveux pour se presser dans son dos et son corps bougea légèrement pour mieux étouffer ce garçon qui semblaient pouvoir respirer que de cette façon. Son nez s’enfouit un instant dans ses cheveux et il inspira ce parfum enivrant qu’il aimait tant avant de déposer un baiser sur son crâne. « Je te lâcherais pas, Yeobu… Tu seras pour toujours mon prisonnier. » Son prisonnier à lui. Prisonnier de son coeur. Otage d’amour. C’était niais mais l’idée était plaisante et le sourire prit place quelques secondes sur les lèvres du garçon. « Mais ne t’en fais pas… tu seras le prisonnier le plus aimé du monde… » Et il n’y aurait sûrement pas de geôlier plus aimant que le Coréen. C’était une certitude.

Son étreinte, Mikio ne la desserra pas tout de suite. A vrai dire, il ne sut combien de temps il étouffa Naoki mais ce fut de longues minutes qui ne paraitront que quelques secondes sans le moindre doute. Mais aussi tôt relâché, ce ne fut que pour mieux caresser le dos de son protégé, suivant sa colonne vertébrale, longuement, doucement… Il finit par braver le haut du garçon et s’infiltrer par moment pour caresser directement sa peau brûlante. L’autre main avait repris les papouilles dans les cheveux, serrant de temps en temps sa crinière avec tendresse mais continuant encore et toujours d’y plonger ses doigts, incapable de se lasser d’une telle douceur. Au bout d’un moment, il attrapa même le plaid au dessus d’eux et parvint à les couvrir sans déloger son cadet. Il aurait sûrement un peu chaud mais Nao lui n’aurait plus froid. Il l’espérait.
De temps en temps, Mikio murmurait quelques mots à l’oreille de Naoki. Quelques trop grandes sincérité… Des je t’aime… des promesses… des baisers… Est-ce qu’il prêta vraiment attention au film ? Pas une seconde. Son film, il était tout contre lui. Sa seule source d’attention… Celui qui avait tout et surtout son coeur. Celui qu’il aimait plus que n’importe quoi. Naoki… Et pour toujours, tandis qu’il le berçait doucement en priant de toute ses forces pour un repos mérité, il n’y aurait toujours que lui. Celui qui avait commandé son coeur, une nuit de désespoir…
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     Jeu 21 Déc - 20:03
Just a spoonful of sugar
EXORDIUM.
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« Fantasia... » s’il avait tout écouté sans rien dire jusque là, l’annonce du préféré de Mikio lui en avait fait répéter le nom pour être bien certain de le mémoriser alors qu’il ne ferait aucun doute qu’il ne l’oublierait pas. Oui, plaignons désormais Ren après Daisuke. Si l’italien avait une mémoire pitoyable pour les pokemons, ou généralement des sujets auxquels il ne s’était jamais intéressé, il était vraiment excellent dans la matière “Michan”. En fait, il essayait même probablement de devenir le premier de la classe. Oui, il n’avait que répété “Fantasia”. Mais intérieurement, c’était tous les noms qu’il avait tenté de retenir malgré une fatigue conjuguée à de la fièvre. Définitivement, il était un cas désespéré, rien qu’un junkie qui ne cherchait même pas à s’éloigner de sa drogue à présent. Non, il était bien plus plaisant de rester dans ses bras en tâchant d’en apprendre plus sur elle.
Et aujourd’hui, il était particulièrement gâté. Parce qu’en plus d’être dans les bras de Mikio, celui-ci n’avait pas terminé de parler. Y avait-il une matière plus passionnante que Mikio ? La réponse était non, bien évidemment. C’était en tout cas celle qu’il suivait avec le plus de passion. Il aurait aimé pouvoir fermer les yeux et voyager vers la vie de ce coréen dont son coeur était fou. L’imaginer devant les films dont il venait de lui parler, l’imaginer chez sa grand-mère en train de découvrir ce Miyazaki qu’il venait d’évoquer. Peut-être pendant son goûter. Oui, avec des tartines bien sûr.

« Oui, d’accord… je veux bien. » bien sûr, il avait accepté. Parce que ça concernait Mikio, il se montrait bien moins farouche que d’ordinaire. Pourtant, se cultiver sur l’enfance, c’était tellement ridicule à son âge. Mais lui qui n’avait jamais été un enfant, il se passionnait pour celui que Mikio avait pu être. Par quoi avait-il été bercé ? C’était une question parmi tant d’autres quand il n’arrêtait pas de s’en poser sur le coréen contre lequel il se trouvait.
Il y a quelques années, si on lui avait dit qu’il se mettrait en tête de regarder des dessins animés, il ne l’aurait probablement pas cru.
Aujourd’hui, il acceptait sans émettre une seule forme de protestation. Et quelque part, un Ren et un oncle râlaient peut-être face à tant de favoritisme. Pour le premier, c’était certain, surtout si on lui apprenait que le seul nom de pokemon que son ami avait retenu… il était appris du coréen qu’il avait tenté de rendre fou dans un aéroport. Ce coréen bien trop doué pour rendre fou un italien de son côté. Fou d’amour.

Étrange, ça, il l’était sans l’aide de Mikio. Il s’était perdu dans un discours sans sens. Un discours qu’il n’aurait même pas dû tenir quand cet album photos n’aurait jamais dû être mentionné. En fait, il aurait été probablement plus sage de ne pas le faire. Alors pourquoi, malgré cette soirée qui n’avait jamais eu lieu, il l’avait conservé ? Pourquoi alors qu’il était supposé ne jamais lui offrir ?
Le Naoki qui se débattait à présent avec des mots avait probablement la réponse à cette question. Même s’il ne savait pas l’amener correctement. Même s’il se battait avec une raison qui résistait encore malgré la fatigue.
« Oui... » plus tard. C’était ça. Plus tard. Jamais. C’était mieux ? « Excuse-moi Michan… » pourquoi est-ce qu’il se perdait avec lui ? C’était inutile de parler de tout ça… il le savait bien non ? « Je suis juste... » … fatigué… tellement fatigué. Sa raison s’épuisait, il se laissait trop aller, il l’avait cherché. Passant une main sur ses yeux, il avait soupiré. Il ne savait plus vraiment ce qu’il racontait depuis la veille. Et peut-être qu’il ne s’en souviendrait même pas….

Combien de bêtises est-ce qu’il avait prononcé depuis hier ?
C’était une bonne question pour stresser un Naoki qui se débrouillait bien mieux en temps normal. Un Naoki avec toute sa raison et toutes ses barrières qui ne devait pas moins lutter contre un magicien capable de les fissurer avec une facilité presque déconcertante.
Depuis un an, ce n’était pas la première bataille qu’il perdait. Aujourd’hui n’était que la plus lourde défaite face à laquelle il ne luttait pas tellement. Comment tenter de se relever alors qu’il était à terre dans des bras qui le retenaient avec trop de douceur ?
C’était sans doute un combat trop difficile pour un coeur bien faible qui ne demandait qu’à saisir la définition du verbe aimer en recevant ce qu’un coréen parfait voudrait bien lui donner.
Une étreinte. Des caresses. Une voix douce et tant de mots pour accélérer son rythme…. Un sourire à vous damner d’amour pour l’éternité. Une longue liste. Oui, le chanteur possédait définitivement bien trop d’armes dont il n’avait sans doute pas pleinement conscience. Ce fourbe… ne le voyait-il pas ? Qu’il était déjà complètement fou de lui….

Mais à présent, ce n’était pas son coeur qui l’intriguait le plus. Savoir pourquoi il était à la fois si faible et si fort au point de diminuer sa raison, était une question qui n’était plus tellement à l’ordre du jour.
Ecouter le coeur de son coréen était une activité qui prenait toute sa concentration. C’était si beau… la manière dont il battait. Il voulait continuer à l’embrasser. L’écouter encore des heures… des jours… se laisser bercer par ces battements aux sons uniques…. Comment est-ce qu’un rêve aussi beau que Park Mikio pouvait exister réellement ? C’était un mystère que des battements n’éclairaient pas… alors on n’avait plus qu’à simplement les écouter et savourer une magie irréelle.
Secouer la tête parce qu’on n’était pas le plus craquant des deux et relever les yeux vers celui qu’on aimait avec le coeur battant des “dugum” pour des mots que notre sombre réalité ne pouvait pas comprendre « Il peut toujours l’être plus... »
Oui, Mikio ne devait pas se reposer sur des lauriers. Le bonheur de ce coeur dans sa poitrine, il devait toujours chercher à le rendre plus brillant encore. Parce qu’il méritait toujours plus. Toujours mieux. Parce que des battements, il n’en n’existait pas de plus beaux. De personne, il n’en n’existait pas de plus belle que Mikio. Et lui, aujourd’hui, il vivait l’étrangeté d’être dans ces bras-là…

… et d’en demander plus.
Qu’on lui pardonne. L’avoir regardé autant ne l’avait sans doute pas arrangé. En fait, ça avait probablement cramé un peu plus dans sa tête. Et ça l’avait sans doute fait encore à ce “bébé” qui avait déclenché de nouveau “dugum” que seule la voix de Mikio était capable d’obtenir.
Frottant un instant son nez contre un t-shirt en réponse à des pieds distributeurs d’affection, il n’avait pu s’empêcher de soupirer en sentant l’étreinte se resserrer sur lui, l’emprisonner dans une prison qu’il ne voulait pas quitter.
« C’est si bon… dans tes bras... » les mots n’avaient mis que quelques secondes à quitter ses lèvres tandis que son nez s’enivrait d’une odeur si douce. Ses mains s’étaient pressées un peu mieux pour en demander plus, toujours plus, et à nouveau, il avait lâché un soupir. Oui, c’était si bon que son coeur trouvait ça grotesque de s’en être privé si longtemps. Il l’accusait d’être un idiot… il avait probablement conscience de l’être un peu… mais peut-être l’était-il plus pour céder à toute cette faiblesse. Il ne pouvait cependant pas toujours lutter… Mikio était un magicien… lui, il n’était qu’amoureux fou de lui… s’égarer sur le chemin de la raison qu’il essayait de suivre… est-ce que c’était possible de ne pas le faire quand les bras de son coréen avaient l’effet d’un aimant sur son coeur ?

« ... » ne me lâche pas. Ne me laisse pas le choix... c’était probablement les mots que son coeur venaient de battre en entendant les promesses de son coréen. Ces mots que ses mains avaient traduit en se serrant un peu plus alors que son corps cherchait de manière impossible à se coller. Mais il y en avait d’autres. D’autres qui battaient toujours et qui ne pouvaient s’adresser qu’à Mikio. Toujours.
« Je t’aime... » des mots qui s’étaient échappés, « Je t’aime Michan... » qui s’étaient répétés de la même manière que son coeur ne cessait de le faire.
Et s’il avait résisté à ne pas en demander davantage, il n’en n’avait pas moins savouré cette étreinte. Laissant sa joue caresser un t-shirt parfois quand son oreille voulait bien se passer quelques secondes de battements addictifs. Abandonnant le contrôle sur ses mains qui serraient un t-shirt, glissaient sur lui, le remontaient bien souvent pour se permettre d’effleurer une peau si douce. Et s’enivrant. S’enivrant toujours plus de cette drogue irrésistible qu’était son Michan.
Résister, il l’avait pourtant bien fait. Résister à ne pas demander que Mikio le serre à nouveau fort dans ses bras lorsque l’étreinte s’était faite plus légère mais douce… si douce. Son regard, quelques minutes, s’était reporté vers l’écran pour suivre le film… et puis il s’était posé une nouvelle fois sur Mikio qui le harcelait de caresses bien trop tendres. Il était en train de le bercer. C’était le moment pour protester quand le doute n’était plus permis à ce plaid qui les avait recouvert. Mais à la place, ses yeux s’étaient fermés quelques secondes, sa main était venue les frotter, puis elle avait glissé sous un t-shirt pour rendre à la peau du chanteur ce que la sienne recevait. Son autre main avait ramené l’ourson offert contre lui, celui dont il connaissait le nom, et ses doigts avaient persisté à glisser faiblement dans des caresses qu’ils cherchaient à distribuer sans sombrer « Je sais ce que tu es en train de faire... » il l’avait regardé. Il devait protester mais sa voix semblait déjà bien trop endormi pour quelqu’un qui était supposé lutter contre le sommeil « Fourbe coréen... »

Fourbe. Bien trop fourbe. Ne craignait-il pas de lui faire tout gâcher ? Il dormirait. Il ramènerait l’obscurité quand le rêve éveillé était trop doux.
Mais il le savait non ? Que lui était trop faible pour le garder ? Et que s’il le voulait plus longtemps maintenant, il devait étrangement s’en éloigner. Parce que c’était lui qui le berçait… c’était ce rêve qui l’entraînait vers l’obscurité du sommeil.
Ses yeux s’étaient fermés, une fois encore. Il peinait. L’épuisement ne lui permettait pas de lutter. La douceur de Mikio rendait difficile le combat qu’il ne parvenait même pas à engager maintenant. Et quand ses yeux s’étaient ouverts une dernière fois sur Mikio, ses lèvres avaient peiné à articuler des mots que son aîné n’avait peut-être pas saisi « Garde moi contre toi… dans tes... » le visage qu’il aimait tant avait disparu à nouveau, et il n’était même pas certain d’avoir terminé sa phrase « ...bras.... » … oui dans ses bras… le seul endroit où son coeur se sentait de battre...



    
 
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