star-crossed lovers ♡ HAROON

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar

     Mer 6 Juin - 0:43

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Le menton posé contre son poing fermé, Haruto observait la ville qui défilait sous ses yeux. Tokyo lui avait manqué. Beaucoup. Enormément ! Pour tellement de raisons. La vie occidentale n'était pas franchement faite pour lui. Au fond de lui, il restait pas mal japonais. C'était comme ça, que même à New York, il avait rêvé du Japon. Bien sûr, dire qu'il n'avait pas profité de son séjour dans la grande ville américaine serait mentir. Non seulement les conférences auxquelles il avait assisté avait été profondément enrichissante, et leur présentation, un franc succès, mais le docteur Kamiya avait pu rencontrer de très grands noms de la psychiatrie moderne et échanger de façon très instructive à ce sujet, en plus de nouer de nouvelles relations plutôt intéressantes. Une expérience qu'il ne regrettait nullement. Il avait également pu faire un peu de tourisme, et avait crû faire une immersion dans un monde totalement inconnu. Le choc avait été moindre, en Italie. Il en avait pris plein les yeux, et avait hâte de raconter tout ça, une fois de retour.

Durant toute la durée de ce voyage particulier, Haruto avait essayé de ne pas trop penser à la dispute qui avait gâché la soirée pourtant prometteuse de la veille de son départ. Le souvenir de la dispute qui avait éclaté entre Ji Hoon et lui lui tordait le ventre, lui broyait le cœur. Les accusations de son petit ami avait tourné en boucle dans sa tête. Ses paroles le hantaient sans cesse, et le Japonais s'était sérieusement remis en question. N'avait-il vraiment rien compris au message que souhaitait lui faire passer Ji Hoon ? Il avait eu peur d'avoir tout gâché, de l'avoir perdu. C'était quelque qui l'avait rongé de l'intérieur. Et puis, l'espoir était venu d'une source inattendue. Rina. C'était comme si elle avait lu en lui. Ou peut-être n'était-il qu'un livre ouvert à tous ? Haruto préférait se dire que la jeune femme était douée pour comprendre les sentiments de ses pairs, contrairement à lui, visiblement. Le Japonais se rappelait avoir un peu bu, ce qui l'avait aidé à s'ouvrir, à parler. Il lui avait parlé de son couple, pour finalement révéler qu'il aimait un homme. Il  e souvenait sans mal du flottement, du regard incrédule de sa collègue, puis du sourire qui avait vrillé ses lèvres. Et sa confession à elle. Sa petite amie l'attendait en Corée du Sud. Leurs rires s'étaient alors mêlés à la promesse de garder ces précieux secrets.

Ayant trouvé en Rina une amie, Haruto avait pu profiter de ce voyage. Grâce à son soutien, il avait trouvé le courage d'écrire à Ji Hoon. Un message timide, qui pouvait sembler froid. Une photo, un court texte. Sans réponse, il en avait envoyé un autre, puis encore un autre. Puis un selfie. Sans abandonner, encouragé par sa collègue, il avait tenu son petit ami au courant de ses déplacements. Il espérait ainsi apaiser les tensions, sans vraiment savoir s'il y parvenait. Ses messages devenaient plus doux, preuve peut-être que son âme à lui s'apaisait. Il voulait retrouver Ji Hoon, lui faire comprendre combien il lui manquait, lorsqu'ils se retrouvaient séparés. Il avait eu hâte de rentrer. Penser sans cesse à son homme le rendait fou, même s'il faisait de son mieux pour se contrôler. La journée précédant leur retour au Japon, Haruto l'avait dédiée à l'achat de souvenirs. Pour ses sœurs, pour ses parents, pour les collègues... Pour Ji Hoon, évidemment. Durant son shopping, il s'était imaginé leurs retrouvailles, se promettant de lui demander pardon. Grâce à Rina et une longue réflexion sur lui-même, Haruto avait compris combien il pouvait se montrer pénible et possessif, qu'il pouvait faire confiance à son homme, qu'il le devait, pour leur couple et son équilibre.

C'était ce qu'il avait pensé, c'était la promesse qu'il s'était fait. La veille de son départ, il lui souhaita encore une bonne nuit, s'amusant une dernière fois à calculer le décalage horaire. Onze heures ! Il serait bientôt de retour auprès de lui. Et il s'était endormi. Rouvrant les yeux qu'il ne se souvenait plus avoir fermé, Haruto se redressa pour s'étirer un peu. Le voyage en avion l'avait épuisé, et il avait hâte que son taxi le dépose chez lui. Les yeux dans le vague, il essayait toutefois de mettre de l'ordre dans ses pensées. Complètement vidé, il n'était pas certain de pouvoir y parvenir efficacement. Tout ce qu'il souhaitait, c'était une explication. Sortant son téléphone portable de sa poche, il le rangea aussitôt, se rappelant l'avoir laissé éteint, même après l'atterrissage. Une crainte étrange l'avait saisi un peu plus tôt, et depuis, c'était comme s'il cherchait à se couper du monde. Il n'avait pas envie de donner de nouvelle, il ne savait pas ce qu'il serait capable de dire. Passant ses mains sur son visage, il tenta de calmer les battements affolés de son cœur. Tout allait bien. Il se le répétait encore et encore. Ji Hoon aurait une très bonne explication, et tout rentrerait dans l'ordre.

Son premier réflexe avait été d'avoir eu envie d'appeler Rina. Pour lui demander quoi faire, quoi dire. Puis Haruto avait réalisé que c'était cet état d'affolement qui gâchait toujours tout. Il devait réfléchir de manière posée. Attente d'obtenir des explications de son petit ami. Après tout, ça n'était peut-être qu'un mal entendu ? Pourtant, les gros titres s'étaient imprimés dans ses rétines, défilant dans son cerveau. De l'amour dans l'air. Lee Ji Hoon et Ogawa Shoko, ensemble ? Les paparazzi les ayant suivi semblaient formels, ils formaient un très beau couple, et paraissaient heureux. Amoureux. Haruto avait fixé cet article, lisant les mots, n'en comprenant que l'essentiel. Plus il y pensait, et plus le doute s'insinuait dans son cœur. C'était mal, et il devait faire confiance à Ji Hoon. Mais alors, la dispute qu'ils avaient eu lui revenait en mémoire – n'ayant jamais vraiment disparue. Avait-il mal interpréter, une nouvelle fois ? Ou, au contraire, Ji Hoon s'était-il bien fichu de lui ? Avait-il eu raison de se méfier ? Ou ce n'était que manipulation des médias ? Quand le taxi se gara devant son immeuble, Haruto ne savait toujours pas que penser.

Un coup d’œil à sa montre lui apprit que Ji Hoon ne tarderait pas. Haruto se décida à rallumer son téléphone, le fourrant néanmoins dans sa poche à peine l'écran allumé. Il remercia le chauffeur, lui paya sa course et sortit du véhicule. Tirant sa valise à sa suite, il s'engouffra dans l'ascenseur. Croisant une voisine et son jeune fils, il échangea quelques politesses. Oui, il était parti en voyage. A New York. C'était très beau, mais pas aussi beau que Tokyo. Oh oui, il fallait s'y rendre au moins une fois dans sa vie ! Arrivé à son étage, le psychiatre salua la mère d'une courbette polie, adressant un sourire à l'enfant. Mais quand il se retourna, toute trace de joie – même fausse – avait disparue. L'angoisse l'empêchait de jouer plus longtemps la comédie, et il fut profondément soulagé de refermer la porte de son appartement derrière lui. Néanmoins, le silence qui pesa dans celui-ci le démoralisa un peu plus. Abandonnant son petit sac, il se dirigea vers la chambre. Ji Hoon n'était pas passé durant toute la durée de son voyage. Ouvrant sa valise, Haruto s'affaira. Il devait s'occuper les mains et l'esprit, défaire sa valise lui parut le meilleur moyen. Les petits cadeaux ramener de New York rangés de son côté de l'armoire, il apporta son linge sale jusqu'à la machine. Se disant qu'il avait encore le temps, il se dépêcha de prendre une douche – même s'il passa plus de temps debout sans bouger sous le jet d'eau plutôt que de se savonner.

Un verre d'eau devant posé devant lui, Haruto fixait un point sur le mur en face du canapé, sur lequel il demeurait assis, sans bouger. Combien de temps encore ? La veille, ils avaient convenu que Ji Hoon revienne avec leurs petits chiens. Sa montre sonna, l'arrachant à ses pensées. Se redressant sans faire de bruit, il tendit le bras pour ouvrir l'ordinateur portable se trouvant à côté de son verre d'eau – auquel il avait à peine touché, malgré sa gorge sèche. Plus calmement qu'il ne l'aurait pensé, il pianota sur le clavier, ouvrant une page bien précise. Affiché en grand sur l'écran de l'ordinateur, cet article lui fit encore plus mal. Ses yeux se posèrent sur le diaporama de photos floues, mais sur lesquelles Ji Hoon était si reconnaissable. Déglutissant rapidement, il se redressa en soufflant du nez. L'une de ses mains se perdit dans ses cheveux. Et si c'était vrai ? Et si Ji Hoon le quittait ce soir ? Et s'il n'avait finalement vraiment compris, et s'était rattaché à quelque chose de déjà mort ? Posant ses mains sur chacun de ses bras, Haruto se les frictionna lentement. Etait-il vraiment prêt à tout entendre ? C'était la question qu'il se posait encore, lorsqu'il entendit les pas de son homme dans le couloir, accompagnés des petits bruits de pattes de chiens. C'était ce qu'il se demandait toujours, lorsque la clé tourna dans la serrure, et que la porte s'ouvrit sur la silhouette de celui qu'il aimait toujours. De celui qu'il avait peut-être déjà perdu. « Tadaima. »

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Jeu 7 Juin - 0:03

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Haruto lui avait manqué, mais il gardait toujours son amertume, se rappelait des mots qu’il avait eu, de cette dispute qui tournait inlassablement dans sa tête en se rappelant de combien il avait été rude, incompréhensif. C’était comme s’il avait été incapable de l’entendre, comme s’il était isolé derrière un mur et que sa voix n’était pas parvenue jusqu’aux oreilles de son petit-ami. Il n’avait pu s’empêcher d’y penser, laissant cette douloureuse constatation tourner dans sa tête. Haruto ne lui avait jamais fait confiance, malgré toutes les preuves qu’il lui avait montrées, malgré n’avoir été là que pour lui depuis qu’ils s’étaient avoués s’aimer. Il avait aussi pu constater combien son petit-ami le trouvait exaspérant et ne semblait plus réellement le supporter. Ji Hoon réalisait doucement, réalisait qu’il le perdait sûrement, que petit à petit, il avait perdu patience, il se détachait de lui. C’était difficile à réaliser, d’autant plus à accepter. Peut-être n’était-il plus sa priorité, peut-être ne l’aimait-il plus autant. Qui sait ? Le Coréen restait assez mitigé, avait l’impression de tout perdre, de se retrouver là à ne plus savoir quoi faire. Il ne savait pas quoi faire, pas quoi dire, il avait peur. Peur de le revoir, peur de ce qui se passerait de ce qu’il allait dire.

Après leur dispute, il s’était promené une bonne heure dans Tokyo avec les deux petits chiens avant de rentrer chez lui, laissant à sa famille le plaisir de rencontrer Takochi qui fut tout aussi heureuse de les voir. Elle fit l’unanimité chez les Lee qui tombèrent tous sous le charme du caniche, sans pour autant oublier l’adorable bichon qu’ils aimaient déjà beaucoup. Il n’avait pas forcément parlé de sa soirée, n’avait pas expliqué pourquoi il était rentré plus tôt. Ce n’était pas utile de l’expliquer et de toute façon, Ji Hoon ne voulait pas en parler. Ce qui se passait avec son homme ne concernait qu’eux au final et il attendrait son retour pour probablement finir cette conversation, pour trouver un aboutissement à cette dispute. Durant la nuit, il n’avait pas réussi à fermer les yeux, fixant le plafond en caressant le pelage de Kimyaki, couché sur son ventre, son autre main gratouillait Takochi, couché contre son flanc. Il suivait heure par heure le temps qui passait. Haruto devait se laver, maintenant, il devait s’habiller, prendre un thé, manger, enfiler ses chaussures, revérifier qu’il n’avait rien oublié, filer dans un taxi jusqu’à l’aéroport. Il aurait dû l’emmener lui. Tout n’allait pas toujours comme on le souhaitait.

La semaine avait été courte et longue à la fois. il essayait de s’occuper, mais cette dispute ne le quittait pas. Il lui avait envoyé un message à l’heure à laquelle il était censé atterrir pour avoir de ses nouvelles, n’essayant pas trop par la suite de le harceler, le laissant vivre. Profiter de son séjour à des milliers de kilomètres avec une femme qui avait un peu trop de point commun avec lui, qui était meilleure que lui. Sa confiance en lui-même était encore au plus bas. Dès qu’il recevait un message de Haruto, il avait peur. Il tentait de lui envoyer des photos en retour, souvent de ce qu’il mangeait ou des chiens. Il tentait de maintenir la conversation, de lui rappeler les choses qu’il aimait au Japon, choisissant avec beaucoup de réflexion ce qu’il allait manger pour que cela corresponde toujours à un plat que son petit-ami adorait. Cependant, la douceur qu’il mettait soudainement dans ses messages l’inquiétait. Et si quelque chose s’était passé ? Et s’il avait finalement réalisé qu’il pouvait avoir mieux et le ménageait avant de le quitter ? Et s’il ne le supportait vraiment plus et comptait le larguer en douceur ?

Et il avait merdé. Il n’y avait pas d’autres mots, il avait joué au con, il avait commis une erreur. Pourquoi faire ça ? Pourquoi avoir embrassé Shoko ? Ce n’était que le lendemain qu’il avait ressenti les regrets, une sorte de panique. Embrasser, était-ce tromper ? Jusque là, Ji Hoon aurait répondu que non, que c’était absurde. Mais Haruto, tout était différent. Ils s’aimaient d’un amour exclusif. Pour être sûr, il avait fait des recherches sur internet mais les avis mitigés ne l’aidaient pas. Au fond, s’il s’en voulait, c’était bien parce que c’était un peu tromper. Il n’aurait pas supporté que Haruto embrasse quelqu’un d’autres. Ça avait déjà été assez difficile à regarder quand son ex-fiancée l’avait fait devant lui. Au fond, il se disait que ce n’était rien, qu’un petit moment d’égarement, il avait bu, il était un peu énervé, un peu perdu, c’était arrivé. Ça avait été facile, ça ne voulait rien dire, c’était ce qu’il se disait encore et encore, comme pour se déculpabiliser, justifier ce qu’il avait fait. Trouver une bonne argumentation face à son homme.

Parce qu’il lui dirait. Il ne comptait pas le lui cacher, mais attendrait d’être face à lui pour s’expliquer. Inutile de gâcher son séjour à New-York avec ce genre de nouvelles. Les journalistes n’avaient pas cette décence. Il lut l’article en ne pouvant cesser de soupirer. C’était n’importe qui. Des rumeurs idiotes, infondées. Pour lui souhaiter un bon retour à Tokyo, sans doute. Ji Hoon préféra ne pas le prévenir, au cas où il ne l’aurait pas vu, se préparant plutôt à le retrouver. Il avait fait attention à sa tenue, à son apparence, il voulait être beau. Dans le pire des cas, il pourra au moins dire qu’il s’était fait larguer en beauté. Préparant les chiens, il leur expliqua un peu la situation, quasiment certain qu’ils l’avaient jugé tous les deux. Il comprenait ce regard, ne pouvait pas leur en vouloir. Une fois la famille prête, il se dépêcha de rejoindre Shinjuku, leur appartement où il n’était allé qu’une seule fois pour s’occuper des quelques plantes qu’ils essayaient de faire pousser. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine en avançant dans le couloir, tournant la clé et ouvrant la porte pour rentrer chez eux. Il frissonna en entendant la voix de son petit-ami le saluer. « Okaeri. »

Lâchant les chiens, il leur laissa le plaisir de faire la fête à leur papa Japonais, heureux de le retrouver après de longs et interminables jours sans lui. Avançant dans la cuisine, il fronça le nez en voyant l’écran d’ordinateur ouvert sur l’article. « Wow, quel accueil. » Que voulait-il faire exactement ? Le confronter avec un article de presse à scandale ? Il avait déjà lu l’article, savait bien que tout ce qui avait été écrit là-dedans, ou presque, était faux. Comment pouvait-il bien l’expliquer à Haruto, en sachant comment la soirée s’était terminée ? D’un geste, il ferma l’écran de l’ordinateur. Il n’avait pas besoin d’avoir ça sous le nez. Son regard se posa sur Haruto, il lâcha un soupir. « Quoi ? Tu penses qu’on est heureux et amoureux ? C’est vrai que ce genre d’article, c’est une source sûre. » C’était n’importe quoi. Le seul but était de surfer sur la carrière d’idole de Shoko, de faire un scandale avec l’agence d’Eita, ils auraient pu écrire n’importe quoi. Pinçant les lèvres, il ne savait pas trop quoi dire, amener le sujet ou non. Les retrouvailles étaient froides et quelque part, c’était tant mieux, c’était ce qu’il méritait.

« Alors, New-York ? » Détourner la conversation, une belle preuve de courage. A quoi bon lancer les hostilités maintenant ? Son regard fuyait le sien malgré lui. Ji Hoon avait envie de se coller à lui, de l’embrasser, lui demander pardon, et en même temps, il avant envie de renverser la table, de hurler, de lui reprocher tout ce qu’il avait dit et faire durant leur dernière dispute. Ses sentiments étaient mitigés, il ne savait pas comment les ordonner. « T’as eu le temps de visiter beaucoup de choses ? » Il lui avait envoyé pas mal de photo de ce qu’il avait pu voir, cependant, ce n’était peut-être pas tout. « La ville a l’air folle. » Encore plus que ce qu’il pouvait imaginer, sans doute. C’était bête de faire la conversation ainsi, mais il espérait avoir un instant de surssi. Nerveusement, il jouait avec ses mains, tentant de se souvenir des photos qu’il avait pu lui envoyer. Un jour, il espérait aller à New-York avec lui, il espérait simplement que cela ne soit pas trop tard désormais et qu’ils aient la chance de le voir ensemble.


Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar

     Ven 8 Juin - 0:04

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


A New York, Haruto avait eu le temps de réfléchir. Sa relation avec Ji Hoon passait avant tout, mais il devait tous les deux faire des efforts, et arrêter de se braquer si rapidement, aussi facilement. Sûrement étaient-ils tous deux dans un état de stress permanent. Les contrats de son petit ami devenaient de plus en plus importants, il devenait une personnalité connue du public, et donc des médias. Quant à lui, il lui fallait se montrer rigoureux pour son travail, n'ayant plus vraiment le droit à l'erreur. Il faisait de son possible, mais c'était loin d'être simple. La pression restait constante, c'était comme s'il avait repris conscience de la rigueur nipponne. C'était pourtant ce qu'il avait toujours voulu. Depuis si longtemps. Le Japonais ne voulait pas abandonner ce rêve qu'il poursuivait depuis si longtemps. Néanmoins, il devait se rendre à l'évidence que beaucoup de choses avaient changé. Des événements qu'il n'aurait pu imaginé, à l'époque. La vie d'adulte et ses mystères ne l'avaient pourtant jamais inquiété, lui qui avait toujours pensé que son futur était tout tracé, qu'il mènerait sa petite vie tranquille, sans rien pour lui chambouler l'existence.

Cependant, aujourd'hui, force était de constater que rien ne se passait comme il avait pu le penser, plus jeune. Pour le mieux. Il se rendait compte que cette vie qu'il avait crû désirer était monotone, ennuyeuse, et que ce qu'il vivait aujourd'hui était beaucoup plus excitant. Il était tombé amoureux d'un homme, souhaitait finir sa vie à ses côtés. Ji Hoon avait balayé de nombreuses convictions, et c'était tant mieux. Haruto ne regrettait pas leur rencontre. Loin de là. C'était la plus belle de toute sa vie. C'était pourquoi il voulait faire en sorte que leur couple n'implose pas. Il savait qu'il devait faire des efforts de son côté, et ne pas toujours blâmer son homme. Cette séparation physique, il voulait croire qu'elle leur serait bénéfique. Il en avait été persuadé, durant toute la durée de son séjour aux Etats-Unis. En s'imaginant leurs retrouvailles, il se disait toujours que ce serait beau, parce qu'ils s'étaient manqués, parce qu'ils étaient heureux de se retrouver. Ils se pardonneraient, et tout rentrerait dans l'ordre. Certes, ils n'en parleraient sûrement plus, mais il leur trouvait toujours des excuses. Ils voudraient tous deux repartir sur de bonnes bases. De meilleurs bases, pour mieux avancer.

C'était réellement ce qu'il avait crû. Jusqu'à ce que cet article tombe sous ses yeux. Son cœur s'était un peu brisé sous l'incompréhension. Haruto n'avait pas su comment réagir, ne trouvant pas le courage de poser la question à Ji Hoon. Que s'était-il passé exactement, ce soir-là ? Au fond, il savait qu'il ne pouvait croire en ce que disaient ces médias. Mais d'un autre côté, son petit ami ne lui avait jamais mentionné Shoko. Ne se disaient-ils pas tout, avant ? Le psychiatre s'était alors retrouvé à réfléchir bêtement au fait d'avoir – une fois de plus – manqué un signe de la part du Coréen. Et s'il n'avait vraiment rien compris, comme l'avait dit ce dernier ? Et si Ji Hoon l'avait quitté ? Et si, pour lui, leur couple n'en était plus un ? Haruto n'avait pas trouvé le courage de lui demander, de l'appeler pour le confronter. C'était douloureux, et il ne savait pas vraiment comment ce qu'il devait faire. Ce qu'il pouvait faire. Ce qu'il voulait faire. Il rentrait à Tokyo, il aurait son explication, tôt ou tard, qu'il le veuille ou non. Mais même les conseils avisés de Rina ne parvenait pas à calmer l'angoisse qui s'était éveillée en lui. Cette peur toujours présente de perdre l'amour de sa vie. Comme toujours, cette pensée lui coupait le souffle, et une violente douleur le frappait au cœur et à l'estomac.

Dans son appartement trop calme, Haruto y réfléchissait toujours. Ji Hoon serait bientôt là. Cette mise en scène ridicule, il ne l'avait pas préparée. Mais à force d'y penser encore et encore, son angoisse avait changé en colère. Pas vraiment contre Ji Hoon, ni contre lui-même. Contre le monde entier, contre ces forces qui semblaient toujours tout mettre en œuvre pour les séparer, pour tout gâcher. Revoir cet article ne le calma pas vraiment. Il savait que cela ne plairait pas à son petit ami mais il prenait le risque de ne rien changer. Il était blessé qu'il ne lui en ait pas parlé. Même si sa raison lui soufflait que Ji Hoon n'avait peut-être pas voulu lui gâcher son séjour, qu'il souhaitait sûrement lui en parler face à face. Cependant, la déception lui rongeait le cœur. Il ne savait pourtant pas comment il réagirait, en l'apercevant. L'état de panique qui se saisit de lui en entendant Ji Hoon approcher devait néanmoins suffire à lui faire comprendre qu'il n'était peut-être pas tout à fait prêt à tout entendre. Il le devait, pourtant, s'il voulait respecter sa promesse. Tout faire pour que tout s'arrange entre eux. Tout faire pour que leur couple avance. Fermant les yeux, Haruto prit donc une profonde inspiration, comptant à rebours jusqu'au moment où Ji Hoon franchirait le seuil.

Il était rentré. Il était de retour. Un faible sourire aux lèvres, Haruto se pencha pour caresser et gratouiller les deux petits chiens qui lui avaient beaucoup manqué également. Se redressant néanmoins rapidement, il posa un regard qu'il voulait neutre sur Ji Hoon. Si d'apparence, il se montrait d'un calme olympien, son âme était secoué d'un émoi terrible. En vérité, il ne pouvait tout simplement pas bouger. Il n'y arrivait pas, pétrifié par les révélations que son petit ami était susceptible de lui faire. Et s'il le quittait ? Et s'il lui annonçait être amoureux de cette fille ? Ne réagissant pas vraiment à sa remarque, il se contenta donc de le fixer, haussant vaguement les épaules. « Je ne sais pas, Ji Hoon. Tu ne m'en as pas parlé. » Il attendait sa réaction, se disant qu'il connaissait déjà sûrement la réponse qu'il allait lui servir ; il n'était pas dans l'obligation de tout lui dire, et Haruto était bien d'accord. Cependant, il ne comprenait pas pourquoi son homme se braquait déjà. Se dirigeant vers la petite table, il se saisit de son verre d'eau, buvant deux, trois gorgées avant de le reposer. Toujours calmement, comme s'il était maître de la situation.

Pas du tout. Il ne savait pas ce qu'il faisait. Réfléchissant à la meilleure réponse à donner à Ji Hoon, il se retourna finalement vers lui. « Ça te plairait. » Haruto avait si souvent pensé à lui, même s'il reconnaissait que la ville américaine n'y était pas vraiment pour grand chose. « C'est une ville... fatigante. Tout est démesuré et il y a du bruit en permanence. Mais c'était un beau séjour. On a surtout visiter les lieux les plus touristiques, et de façon accélérée. » Rien à voir avec un voyage en amoureux, il voulait bien lui faire comprendre ça, malgré la mention sous-entendue de Rina. Le Japonais n'oubliait pas cette promesse de s'y rendre un jour avec lui. « Mes photos ne t'ont pas donné envie d'y aller ? » En lui posant la question sur ce ton un poil trop détaché et un peu froid, il ne serait pas étonnant que le Coréen lui fasse des reproches. Cependant, Haruto ne savait toujours pas comment réagir. Comment mener la discussion sur le sujet qui lui brûlait pourtant les lèvres. S'il n'était pas sûr de tout vouloir savoir, il savait qu'il le devait. Il ne pouvait se voiler la face à ce sujet, faire comme si de rien n'était. Et il n'était pas certain d'avoir la patience à attendre que Ji Hoon se décide à lui en parler.

« Et toi ? Tu as aussi fait des sorties intéressantes, apparemment. » D'un vague geste du menton, il désigna son ordinateur portable, que Ji Hoon avait fermé, quelques instants auparavant. Retournant dans la cuisine, il s'approcha du réfrigérateur. « Tu veux boire quelque chose ? » Ses yeux se posèrent un instant sur Ji Hoon, avant qu'il ne replonge tête la première dans le frigo, en sortant deux bières. Assez avec l'eau. L'alcool l'aiderait sûrement mieux à supporter. « C'est drôle... » D'un geste habile du poignet, il décapsula à la main sa bouteille. A croire que la colère lui donnait un peu plus de force qu'à l'accoutumée. « Je ne me rappelle vraiment pas que tu m'aies parlé de Shoko, ces derniers temps. » Portant le goulot à ses lèvres, il avala une gorgée de bière – japonaise – sans le quitter des yeux. Oui. Il voulait en parler. Parce qu'il ne comprenait pas. S'il lui parlait souvent de Rina, c'était bien parce qu'il ne pensait pas possible une quelconque relation romantique avec elle. Il ne la voyait, au pire, que comme une simple collègue, au mieux, comme une sympathique amie. Rien de plus. Mais en ne lui parlant pas de la jeune idole, Ji Hoon n'avouait-il pas indirectement quelque chose que Haruto ne souhaitait pas définir lui-même ? « Vous avez pourtant l'air proches, sur ces photos. » Le regard était dur, l'expression fermée, le ton froid. Et son cœur, brisé. Son amour, déçu.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mer 13 Juin - 0:08

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


L’amour était un sentiment compliqué, mais au fond, c’était tout simplement bien plus qu’un sentiment. C’était un engagement, c’était se donner chaque jour, faire des efforts. C’était une confiance mutuelle et c’était probablement ce qui leur manquait depuis le début. Ils se connaissaient depuis longtemps. Assez longtemps pour connaître le pire comme le meilleur de l’un et l’autre. Ji Hoon avait fait trop aveuglément confiance à Haruto et à l’inverse, le Japonais ne lui avait accordé cela. Il doutait depuis le début, avait eu besoin d’être rassuré à de nombreuses reprises, doutait des personnes autour d’eux. C’était un peu compliqué d’avancer ainsi, et leur dernière dispute avait laissé un goût amer à cet amour parfait. Ji Hoon savait bien que leur relation n’était pas parfaite. Bien loin de ça, il y avait des dizaines de petites choses qui rendaient leur relation imparfaite, il savait aussi que c’était ce qui la rendait unique. Néanmoins, tout ça risquait bien de faire voler cet amour en éclat. Ji Hoon avait peur, craignait le pire, craignait de le perdre. Perdre l’amour de sa vie, à cause d’une soirée stupide, à cause d’une pulsion débile, résultant de sa colère et de cette frustration de ne pas être compris, de ne pas être entendu.

Ce soir, il se trouvait bête, entrant dans cet appartement, rentrant chez eux. Haruto semblait distant, ce n’était pas bien difficile de deviner pourquoi en voyant l’ordinateur ouvert à la page de cette article douteux. Même s’il n’était pas en position pour cela, ça le blessait de voir qu’il l’accablait avant même de le laisser s’expliquer, de voir s’il comptait lui en parler. Le Coréen avait l’impression de ne même pas avoir la moindre présomption d’innocence, que son petit-ami croyait mieux ces quelques lignes que lui. Comment pourrait-il lui expliquer ? Comment pouvait-il s’en sortir ? Il ne voulait pas perdre Haruto, mais il le trouvait si dur, si insensible. Peut-être que son séjour s’était un peu trop bien passé et qu’il espérait justement que Ji Hoon lui annonce que tout ça était vrai, pour pouvoir le quitter en douceur pour cette femme un peu trop parfaite ? Il se montait la tête, se faisait mille scénarios, et se détestait clairement pour ça. Il avait peur en lisant ses messages, tentaient d’y voir un sens caché, l’interprétant de mille et une façons, sans doute jamais la bonne. Comment pouvait-il savoir ? Ligne entre les lignes ? Tout cela lui semblait incroyablement compliqué.

Pourquoi l’ambiance était si froide ? Ni l’un, ni l’autre n’avait eu le réflexe de s’approcher pour qu’ils puissent s’embrasser. avant, c’était à peine s’ils se seraient parlés, se jetant à corps perdu sur la personne aimée pour lui dérober un long baiser, tentant de rattraper ceux qu’ils avaient manqué. Mais ce soir, pas de ça. Et si la passion s’était envolée ? De son côté, il savait bien pourquoi il ne le faisait pas, mais Haruto n’avait pas tenté non plus, ne s’approchant même pas. Cela le ramenait à sa théorie ; peut-être que New-York lui avait ouvert les yeux. Qu’il avait réalisé ce que Ji Hoon savait depuis le début. Il méritait quelqu’un de plus comme lui, quelqu’un avec qui il pourrait avoir de longues conversations intellectuelles, avec qui il pourrait parler rapidement, faire des blagues sans avoir besoin de les expliquer par après. Quelqu’un comme lui, qui le comprendrait et prendre soin de lui, mieux que comme l’avait fait Ji Hoon jusque-là. Après tout, si Haruto ne lui avait jamais fait confiance, peut-être était-ce à cause de tout cela. Parce qu’ils étaient trop différents, parce qu’il avait l’impression qu’ils n’allaient pas bien ensemble. Qu’il ne le rendait pas heureux, du moins, pas vraiment heureux.

Dès qu’il y pensait, son cœur se fissurait toujours un peu plus. Il avait réellement peur de perdre Haruto, ne savait pas comment s’y prendre. « Je t’en ai pas parlé parce que je voulais qu’on en parle en face à face, pas par message. » Il n’avait jamais aimé ça, les conversations par sms, surtout pour quelque chose comme ça, d’assez important. En parler par message était totalement stupide. « Je voulais pas gâcher ton séjour avec cet article. » Il n’était pas censé le voir, mais comme quoi, il trouvait ce genre d’article tout seul et plus rapidement qu’il n’avait pu l’imaginer. Cela ne changeait rien au fond du problème. Ils devaient discuter mais Ji Hoon préférait d’abord commencer la conversation de façon plus légère, parler de son voyage à New-York. Une grande aventure, il supposait. Il avait pu visiter un peu au travers des photos de son homme, sans pour autant être en mesure de pleinement imaginer ce que cela pouvait donner en vrai. Ji Hoon sourit un peu en l’entendant dire que ça lui plairait, espérant avoir la chance de la visiter un jour avec lui. Malgré tout, il continuait d’espérer.

Avec attention, il l’écouta parler de la ville Américaine, souriant faiblement à sa description. « Un peu comme Tokyo, non ? » Démesurée, fatigante… Son sourire se fana à la dernière remarque. Tout visité en accéléré. En dehors des conférences, ils avaient pas mal de temps libres, non ? Qu’avaient-ils à faire pour se dépêcher ? Ji Hoon préféra ne pas poser la question, se contentant de hocher la tête, approuvant bêtement ses mots. Que pouvait-il dire d’autres ? Il voulait continuer la conversation mais ne trouvait pas quoi lui dire, ne savait pas comment lancer une conversation normale. Son ton froid et détaché le glaça encore plus et il leva vivement les yeux vers lui, hochant fébrilement la tête. « Si, ça a vraiment l’air incroyable… » Il avait observé toutes les photos que Haruto avait pu lui envoyer, s’était imaginé à poser devant tel ou tel monument avec lui. Un jour, il espérait vraiment pouvoir voir tout ça à ses côtés. Que le beau Japonais soit son guide, s’il s’en souvenait encore, dans cette grande ville. « J’aimerais y aller un jour. » Avec lui, au fond, il espérait encore.

Il n’avait pas échappé longtemps à la conversation. Par réflexe, il regarda l’ordinateur que son menton venait de désigner. Des sorties intéressantes. « Ce soir-là, c’était une soirée de gala, je t’en avais parlé. » Cette soirée où il n’avait pas envie d’aller parce qu’il savait que ça allait l’ennuyer, qu’il allait devoir écouter des discours barbants et regarder des vêtements qui ne lui plairaient pas forcément. Il hocha timidement la tête à sa question, demandant la même chose, il se retrouva avec une bière devant lui. En silence, il la décapsula, en buvant une gorgée. Ji Hoon n’aimait pas quand Haruto commençait une phrase par « c’est drôle », il savait que la suite ne l’amuserait pas, et effectivement. Du mieux qu’il le pouvait, il contint un soupir. Non, il ne lui avait pas parlé de Shoko, pourquoi l’aurait-il fait ? « Je t’ai déjà parlé d’elle quelques fois, non ? Tu sais qu’on travaille souvent ensemble. » A quel prix, au final. Ji Hoon ne savait pas comment continuer cette conversation. Il lâcha un soupir en l’entendant souligner une fois encore leur proximité sur les photos. Il avait envie de répondre qu’ils étaient amis, c’était normal. Il aurait pu réponde ça, avant. il aurait pu, oui.

Son regard fuyait le sien, un léger rictus se forma au coin de ses lèvres sur lesquelles courrait le goulot de sa bouteille de bière japonaise. Perdus dans le vague, ses yeux fixaient un point invisible, il cherchait comment s’exprimer, quoi dire. « Le gala était ennuyeux, y avait du champagne et des trucs pas bons à manger, genre vegans ou je sais pas quoi. » Haruto connaissait son amour pour la viande et le poisson, il se doutait de la douleur que cela représentait. Glissant sa langue sur sa lèvre, il resta silencieux un instant, comme s’il tentait de remettre dans l’ordre les événements de cette soirée. « J’étais avec Shoko, on est partis parce qu’on s’ennuyait, c’était vraiment long. On a pris un Mcdo puis on a pris une salle de karaoké. » Un long silence, brièvement, il leva les yeux vers son petit-ami avant de poser son coude sur la table, cachant sa bouche derrière son poing. Il avait beaucoup ris ensuite, entre les chansons ridicules et les bêtises qu’ils faisaient. Un peu de légèreté alors qu’il avait passé les jours précédents à se torturer l’esprit. Shoko avait cette espèce de légèreté, avec elle, tout semblait plus simple, il n’avait pas à se forcer, il ne se sentait pas forcément inférieur. Comme si ça lui semblait plus simple.

Bien évidemment, ça avait dérapé, clairement, il le savait, il en avait pleinement conscience et il devait l’assumer. C’était de sa faute, elle n’avait rien fait, elle ne l’avait pas forcé. Il tentait d’effacer ces images de son esprit, d’oublier tout ça. Il pourrait dire que rien ne s’était passé, mais il savait que ça continuerait de le hanter. « Je l’ai embrassé. » Lentement, il avait baissé son bras, le laissant mollement retomber sur la table. Son regard osa bifurquer sur le Japonais, sa bouche se tordit légèrement. « On s’est embrassés au karaoké. » Que devait-il faire ? Lui donner des détails ? Il doutait que ce soit forcément nécessaire. Il doutait que cela intéresse forcément Haruto. Son cœur s’emballait, il paniquait, il avait peur, mais il savait qu’il ne pouvait plus revenir en arrière. « Je sais pas ce qui m’a pris, j’avais peur, j’étais… Je sais pas… » Il voulait se rassurer, il savait qu’avec Shoko, c’était beaucoup plus simple. Passant nerveusement sa main dans ses cheveux, il secoua la tête. « Je suis désolé Haruto. » Il le pensait, il s’en voulait sincèrement, même si pour d’autres cela pouvait sembler anodin, n’était pas vraiment trompé. Ji Hoon savait que pour eux, ça comptait. Dans leur relation, c’était important. Le Coréen osa regarder son Japonais, un silence plana comme s’il attendait sa réaction, quand bien même il ne put s’empêcher d’être le premier à briser le silence : « Au fond, tu dois être content, ça te donne raison ? » Il ne lui avait jamais fait confiance, s’imaginait toujours que Ji Hoon le tromperait ; il l’avait peut-être attendu. Fébrile, il n’osait désormais plus bouger, plus parler, le temps semblait s’être figé comme si un vend glacial avait stoppé les montres, comme s’il n’y avait plus qu’eux sur terre. Le seul son qu’il percevait encore était les battement de son cœur, prêt à exploser en mille morceaux.


Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar

     Jeu 14 Juin - 0:27

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Haruto ne voulait plus se disputer avec Ji Hoon. Il détestait ces moments où, aussi fort pouvaient-ils s'aimer, tout semblait vouloir les séparer. Cela lui faisait énormément peur, en vérité. Peur de ne plus se comprendre, peur de le perdre. Payaient-ils le prix d'un amour trop puissant, trop exceptionnel ? Le Japonais n'en savait rien, mais trouvait cela profondément injuste. Leur couple était encore jeune, ils venaient à peine d'entamer les premiers chapitres de leur histoire. Certes, ils avaient déjà vécu beaucoup de choses ensemble, mais il voulait croire que ce n'était que le début, qu'ils avaient encore un bel avenir devant eux. Il ne voulait pas que tout s'arrête maintenant. Parce qu'il savait qu'il n'y survivrait pas. Une vie sans Ji Hoon ? Ça lui paraissait tout simplement impossible. Son cœur se brisait rien que de se l'imaginer. A quoi bon, sans lui ? Après tant d'années, Haruto avait enfin trouvé sa place. Il avait enfin compris ce dont il avait envie. Le sens de sa vie n'était pas Ji Hoon en lui-même, mais tout ce qu'il y avait autour, tout ce qu'il représentait. Jamais le Japonais ne s'était senti aussi bien que depuis qu'il avait compris qu'il était tombé amoureux de cet étranger qui avait fait irruption dans sa vie, quelques années plus tôt.

Il était heureux, et paradoxalement, souffrait beaucoup plus. Ce n'était que le revers. Lui qui ne s'était jamais vraiment lié à quelqu'un, lui qui avait toujours gardé ses distances. Voilà qu'il s'était accordé le droit d'aimer – même si, en vérité, il n'avait rien décidé. Son amour pour Ji Hoon l'avait simplement surpris, un jour, mais au fond, Haruto l'avait toujours su. Leur relation était une évidence. Elle était intense, et c'était pourquoi elle pouvait les faire souffrir autant qu'elle pouvait leur faire du bien. Le Japonais comprenait qu'il ne pouvait espérer vivre en paix cet amour incroyable. Il savait que ce bonheur, il devait le mériter. Pourtant, ces derniers temps, il semblait ne plus être capable de réfléchir correctement. Tout ce qu'il disait ou faisait n'était plus assez bien. Comme s'il ne parvenait plus à comprendre Ji Hoon. Et vice-versa. Haruto se remettait énormément en cause, et s'en voulait de condamner celui qu'il aimait pour tous les problèmes que leur couple rencontrait. Ce voyage à New York lui avait ouvert les yeux quant à sa tendance à blâmer la nouvelle activité du Coréen pour justifier leurs disputes, mais surtout, sa jalousie. Sa peur de le perdre se muait en une horrible jalousie qu'il peinait à contenir. Et bien entendu, cela n'apportait rien de bon, lançant des quiproquos que lui-même gérait plutôt mal.

Face à Ji Hoon, Haruto se sentait stupide. Il résistait à l'envie profonde de se jeter dans ses bras, mais il était trop fier pour craquer. Incertain, aussi, quant aux réactions qu'ils pourraient avoir. Plongé dans un doute atroce, il se demandait avec douleur au cœur où leur couple pouvait bien en être. Il ne voulait pas croire que tout était fini. Ils étaient deux idiots, certes, mais pas à ce point, il refusait de le croire. Ils étaient plus forts que tout. Du moins, c'était ce que le Japonais avait toujours pensé, jusqu'à la veille. En découvrant cet article, il avait senti son monde s'arrêter de tourner, s'effondrer un peu. Il avait naturellement besoin d'explications. Il ne savait pas comment aborder le sujet, mais, blessé, il avait voulu faire comprendre à Ji Hoon qu'il savait. C'était stupide, un peu puéril, mais sur le coup, Haruto avouait ne pas avoir trop réfléchi. Une grimace tordi le coin de sa bouche, rictus de celui qui ne savait comment prendre les propos de son interlocuteur. Ne pas gâcher son séjour avec cet article ? Le regard qu'il posa sur lui traduisait sans mal sa pensée ; c'était idiot. Certes, parler d'un sujet pareil par téléphone aurait été atroce, mais ce que le Japonais lui reprochait était plus subtil que ça : il lui reprochait cette relation avec cette fille, quelle qu'elle fut.

Il n'avait pas franchement envie de parler de New York. Néanmoins, ne souhaitant pas braquer Ji Hoon, Haruto se plia au jeu des questions, y répondant de façon la moins hostile qui soit. Le but était de comprendre, de trouver des explications. Son esprit ne pensait plus à ce voyage, entièrement focalisé sur cet article. En vérité, c'était la gêne évidente du Coréen qui l'alarmait. Un pressentiment atroce lui broyait le cœur. Sa bouche devenait sèche, et c'était à peine s'il hochait la tête pour répondre à son petit ami – s'il l'était encore. On ira. Ces mots pendaient au bout de sa langue, mais sa bouche demeura close, ses lèvres se contentant de s'étirer faiblement. A quoi bon faire des promesses, s'il avait déjà brisé les leurs ? Haruto détestait les doutes qui s'insinuaient dans son cœur, comme il se détestait pour agir de cette manière. Mais cela semblait plus fort que lui. Comme un animal blessé qui se défendait en grognant, il ne voulait pas perdre de temps et attaquer tout de suite les sujets qui fâchaient. Il n'y en avait qu'un seul, ce soir, et c'était cet article. Non. C'était autre chose. C'était Shoko. Oui, évidemment, il lui avait parlé d'elle. Cette si belle jeune fille, une idole à la plastique parfaite. Sexy, mais mignonne. Adorable, mais fatale. Oui, il savait. Oui, il avait vu les photoshoots. Oui, il avait vu. Il avait lu.

Tirant une chaise pour s'y asseoir, Haruto n'était pas certain des réactions qu'il pourrait avoir, décidant donc de s'installer calmement. Son regard fixé sur Ji Hoon, il l'écouta commencer son histoire en lui apportant des détails originaux, comme à son habitude. En temps normal, il aurait sûrement relevé, l'aurait plaint pour ces plats vegans en soulignant ironiquement que le champagne n'avait pas dû suffire à faire passer l'affront. Pas cette fois-ci. Portant sa bouteille à ses lèvres, il but lentement une gorgée de bière, enregistrant les informations. Il n'intervenait pas. Sa bière coincée entre ses mains posées sur la table, il gardait les yeux rivés sur Ji Hoon, sans une seule fois baisser le regard. En silence, il attendait. Parce qu'il sentait son cœur s'émietter un peu plus, à mesure que les secondes s'égrenaient. Le psychiatre en lui analysait Ji Hoon, c'était plus fort que lui, à un moment pareil.

La douleur fut brutale, le figeant sur place. Haruto sentit son souffle se couper, les mots tournant cruellement dans sa tête. Il l'avait embrassée. S'il semblait impassible, un véritable raz-de-marée le dévastait intérieurement. « Tu l'as embrassée. » Son regard ne cilla pas, son expression était froidement neutre. En vérité, il luttait contre l'envie de hurler. « Vous vous êtes embrassés. » Son ton était cependant glacial, accusateur. Levant un sourcil à la tentative d'explications de Ji Hoon, Haruto poussa un bref soupir, fermant les yeux. Il était perdu, ne savait pas comment réagir. Au fond, il ne devait pas y avoir de bonne réaction à un aveu comme celui-ci. Il n'y avait que la douleur, et la manière de la contenir, de l'assumer. Il rouvrit les yeux quand son homme s'excusa. Son regard se planta dans le sien. Comment osait-il ? « C'est ce que tu crois ? Que j'en suis heureux ? » Sa voix était étonnamment calme, malgré la colère dans ses yeux. « C'est de ma faute, c'est ça ? Je t'ai poussé dans ses bras ? » Là encore. Il avait presque mis de la curiosité sincère dans le ton employé. Tapant doucement du plat de la main sur la table, Haruto les fixa. Ces grandes mains aux doigts écartés qu'il empêchait de trembler. Lentement, il releva les yeux vers Ji Hoon. « C'est moi qui suis désolé.[/color] » Son rictus se fit un peu triste. « Je suis désolé de ne pas avoir réussi à te reconquérir après t'avoir abandonné. Après tout, c'est mérité, hein ? Cette décision stupide, sans te consulter... Je t'ai fait souffrir, et aujourd'hui encore, on en souffre tous les deux. » Comme s'ils se retrouvaient dans une impasse, à ne plus savoir quoi faire pour avancer. A faire des erreurs terribles.

Lentement, Haruto se redressa. « Comment c'était ? J'espère que tu as apprécié. » La douleur dans sa voix était légèrement atténuée par le colère qui y transparaissait. Il avait terriblement mal. Ji Hoon l'avait trompé, et cette idée lui brisait un peu plus le cœur. « Tu t'es vengé, c'est toi qui dois être content. » Parce que ce n'était que ça. De la vengeance gratuite pour ce qu'il avait osé lui faire, quelques mois plus tôt. « J'espère que ça en valait la peine, en tout cas. » Il se leva lentement, luttant au mieux pour ne pas trembler. « Je veux que tu t'en ailles.[/color] » Débarrassant leurs bouteilles encore à moitié pleines, il en vida le contenu dans l'évier de la cuisine, sans demander son avis au Coréen. « Je ne veux plus te voir. » Posant la bouteille contre la crédence, il se retourna vers celui qu'il aimait malgré tout toujours. « Tu comprends ? Va-t-en. » Pour beaucoup, ce n'était peut-être qu'un baiser – en vérité, il ne voulait pas savoir s'il y en avait eu plus – mais pour Haruto, c'était son échec. C'était ses erreurs qui lui revenaient en pleine face. Il avait perdu la confiance et l'amour de Ji Hoon. Et cela le détruisait, alors qu'il luttait pour ne pas s'effondrer.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Ven 15 Juin - 0:11

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Ji Hoon aurait aimé continuer leur discussion sur la grande pomme. Parler de New-York encore et encore juste pour éviter d’amener un sujet plus sérieux, un sujet qui pourrait les briser. Le Coréen avait bien conscience de ce qu’il avait fait, et il savait aussi qu’il devait désormais assumer, être honnête avec Haruto. Après tout, il pourrait le cacher, omettre ces détails, dire qu’ils étaient simplement aller chanter après cette soirée, cependant, il ne pouvait pas faire ça. Il ne voulait pas que leur relation puisse avoir des zones d’ombre, contenir le moindre mensonge. Et si tout se brisait à cause de ça ? Et s’il le quittait, refusait de lui pardonner ? Il y avait longuement pensé. Au fond, c’était que tout devait se terminer. Il en devenait pessimiste, mais voyait bien que, quoi qu’ils fassent, quelque chose se montait contre eux. Il voulait encore y croire, croire que tout était possible, que leur histoire pouvait marcher, mais c’était comme si le monde s’était acharné contre eux depuis qu’ils avaient ouvert les yeux. Comme s’ils avaient découvert un secret interdit en réalisant les sentiments qu’ils se portaient mutuellement. Comment faire pour y échapper ? Ji Hoon avait l’impression que ça ne finirait jamais.

Il ne doutait pas, il savait qu’il était profondément amoureux de Haruto, qu’il avait sincèrement envie de faire sa vie avec lui, près de lui. Ce qu’il avait fait, il le regrettait, mais il avait eu ce besoin idiot de se rassurer, ou plutôt de merder, pour garder la face dans il ne savait quelle situation qu’il avait pu s’imaginer. Le penser si loin de lui avec une file si parfaite l’avait rongé de l’intérieur, l’avait rendu stupide. Il n’avait été obsédé que par ça durant toute la semaine, il avait eu besoin de se vider la tête, de penser à autre chose et il avait choisi la pire des options. Il sentait les tensions avec Haruto, il sentait la distance qu’il mettait et ça le blessait de se dire que c’était déjà ainsi avant qu’il n’ait parlé. Si froid, si austère. Qu’avait-il bien pu se passer pour que leur couple se détruise à ce point ? Ji Hoon regrettait les premiers mois. Ces mois insouciants où ils passaient leur temps à s’embrasser, coller l’un à l’autre, à donner l’impression de rattraper les années perdues à n’être que des simples amis. Il voulait retourner à la montagne et l’embrasser pour la première fois, il voulait que Haruto lui redise timidement qu’il était amoureux de lui. Il voulait aller à Séoul et pouvoir lui faire l’amour après avoir découvert son corps, expérimenté le désir qu’ils se portaient.

Ji Hoon voulait aussi retourner à Jukdo, tenir sa main pour longer cette petite rivière en parlant de leurs enfances, en se collant l’un à l’autre. Le Coréen aimerait retrouver l’insouciance des premiers mois, avant que tout ne change, que quelque chose ne se brise. Ces fiançailles avaient définitivement cassé quelque chose entre eux. Encore aujourd’hui, il n’arrivait pas à tourner la page, ressassant cette histoire comme une obsession. C’était parce qu’il ne comprenait toujours pas, qu’il avait l’impression d’avoir raté quelque chose, de ne pas avoir su comment réagir. C’était bête, c’était passé, pourtant, ça restait. Et les erreurs s’enchaînaient, cette fois-ci, c’était à son tour et il était anxieux en y pensant, en voyant que la conversation devait être lancé, que Haruto attendait des explications qu’il tenta de lui donner dans un silence pesant. Cette soirée, il la regrettait et il s’en voulait, il ne voulait pas blesser l’homme qu’il aimait, il ne voulait pas le « tromper » et c’était pourtant ce qu’il avait fait, un geste qu’il ne s’expliquait pas vraiment, qu’il n’arrivait pas à enregistrer.

L’aveu était fait. Ji Hoon attendait fébrilement la réaction de son homme, frissonnant en entendant son ton froid et accusateur alors qu’il répétait son chef d’inculpation. Il l’avait embrassé oui. Dans la panique, il tentait de s’expliquer, d’expliquer ce geste, en vain. Ça n’avait pas vraiment de sens, lui-même ne se comprenait pas et il comprenait rapidement que Haruto n’était pas convaincu par ce qu’il disait. Non, il ne pensait pas sincèrement que cette nouvelle le réjouissait, mais il le trouvait trop calme, ne savait vraiment comprendre sa réaction, c’était froid, étrange, il ne s’attendait pas forcément à cela. « Non, non, c’est pas ta faute… » Enfin si, un peu, au fond. Il savait que dans d’autres circonstances, il n’aurait pas ressenti l’envie ou le besoin de l’embrasser. L’entendre s’excuser à son tour le fit se demander dans quelle dimension est-ce qu’ils étaient allés. Rien n’allait, plus rien n’avait de sens. Oui, ils souffraient tous les deux, mais en contexte, ce n’était pas ce qu’il voulait entendre, pas ce qu’il voulait dire. Ça n’avait rien à voir avec ces fiançailles, c’était totalement différent, il n’avait pas fait ça à cause de ça. « Ça a aucun rapport avec ça Haruto. » Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre qu’il y avait d’autres problèmes ?

Bien évidemment, il ne répondit pas à sa question, se contentant de le fixer, interdit. Il ne répondrait pas à ses provocations, pinçant simplement les lèvres. il appréciait beaucoup moins désormais. Sa bouche s’ouvrit en l’entendant dire qu’il s’était vengé. Ce n’était pas une vengeance, ça n’avait rien à voir. Il le fixait comme pour savoir s’il était sérieux, le laissant enchaîner. Non, ça n’en valait la peine, il regrettait et effacerait tout s’il pouvait, malheureusement, ce n’était pas une option qu’il pouvait prendre, c’était totalement hors de sa portée. La sentence lui fit mal. Qu’il s’en aille. Il voulait qu’il parte. Sans bouger, il le regarda vider les bouteilles de bière. Il ne voulait plus le voir. Son cœur s’émiettait, il était perdu, avait envie de hurler, de se jeter à ses pieds pour le forcer à réviser son jugement. Il sursauta quand il le lui demanda une fois encore, secouant la tête. Non, il ne voulait pas partir, il ne voulait pas abandonner, il ne voulait pas quitter cet appartement comme ça sans avoir discuter avec lui, sans avoir cherché une quelconque solution pour eux.

« C’est tout ? Je dois m’en aller ? » Rien de plus, pas de conversation, pas de cri, rien. Ji Hoon baissa les yeux. il avait mal, il avait peur, il ne savait plus quoi faire. Lentement, il secoua la tête une fois encore. Que pouvait-il faire ? Que pouvait-il dire ? « Tu penses vraiment que c’était pour me venger ? Si j’avais dû me venger de ça, j’aurais fait plus que l’embrasser. » Qu’il ne remette pas en doute ses vengeance. Regardant autour de lui, il cherchait quoi faire, quoi dire. Pourquoi Haruto ne réagissait pas ? Pourquoi ne disait-il rien, se contenant de le mettre dehors. « Pourquoi est-ce que tu t’en fiches ? Tu m’aimes plus ? » Son ton était mal-assuré, la réponse lui faisait peur, mais il avait besoin de savoir. Depuis leur dernière dispute, la question tournait dans son esprit. L’aimait-il encore ? Il ne faisait plus autant attention à lui, ne le comprenait plus, ne le rassurait pas. « Ces derniers temps, c’est comme si tu m’entends plus, comme si tu t’en fichais de ce que je peux te dire, ce que je peux ressentir. C’est devenu tellement compliqué avec toi… » C’était comme s’il ne le reconnaissait plus, comme si tout était différent désormais.

Son regard se baissa sur ses mains, il les fixa quelques secondes avant de regarder son petit-ami, du moins, s’il pouvait encore le voir ainsi. « Tu veux que je m’en aille comme ça, et après ? » Et après, allait-il le rappeler ? « C’est terminé ? » Sa voix n’était qu’un murmure comme s’il avait peur de l’entendre le lui confirmer. Ce serait sans doute mérité. Ou peut-être pas. Qu’avait-il bien pu se passer pour que Haruto se détache ainsi de lui ? Commence à l’oublier ? Avait-il réalisé à New-York qu’il méritait mieux ? Rina l’avait-elle aidé à y voir plus clair, à voir le type de personne dont il avait besoin dans sa vie ? Ce ne serait pas étonnant. Il aurait tout de même aimé comprendre, aimer l’entendre. En même temps, il ne voulait pas le savoir, il voulait garder un semblant d’illusion. Son regard désespéré se planta sur lui. « Dis quelque chose ? » N’importe quoi. Ses mains tremblaient un peu. Il voulait que Haruto crie, pour que cela montre qu’il tenait à lui, que ça avait de l’importance à ses yeux. Il pouvait même le frapper s’il le souhaitait, ce serait mieux que cette froideur qui se prêtait à de l’indifférence, ce que Ji Hoon n’arrivait pas à supporter. Il aimait Haruto, il avait besoin de sentir qu’il l’aimait aussi, quand bien même il avait l’impression de l’avoir totalement perdu.


Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar

     Sam 16 Juin - 2:04

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


S'il fermait les yeux, Haruto se revoyait, plusieurs mois plus tôt. Il se revoyait, se rendant compte combien il aimait Ji Hoon. Combien il voulait l'avoir près de lui et ne jamais le laisser s'en aller. Se rendre compte que s'il avait tant besoin de lui, c'était parce qu'il était amoureux. Profondément amoureux. Déjà à ce moment-là, il s'était imaginé vivre sa vie auprès de lui. Même s'il ne savait pas si ses sentiments étaient réciproques. Même s'il ignorait ce que celui qu'il considérait comme son meilleur ami éprouvait réellement pour lui. Il se rappelait la peur, mais aussi l'excitation. Comme si, au fond de lui, il avait su que leur amour était réel. Qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, que leur histoire devait être vécue. Qu'elle valait la peine d'être vécue. Et il en avait eu la confirmation les mois qui avaient suivi. Bien sûr, il y avait eu des hauts et des bas, mais le Japonais avait eu l'impression de vivre un véritable rêve éveillé. Son amour pour Ji Hoon ne cessait de grandir, il se sentait enfin vivant. Il s'était senti près à déplacer des montagnes pour lui. A lutter contre toutes les difficultés qui s'imposeraient à eux.

Ce qu'il n'avait pas pensé, c'était que la plus grande des difficultés à affronter, c'était lui qui la causerait. Haruto n'était pas idiot et savait très bien qu'il était la cause de cette crise que leur couple traversait. Ces fiançailles étaient littéralement la pire erreur de sa vie, et quoiqu'il fasse, il savait qu'il continuerait à la regretter sûrement jusqu'à la fin de ses jours. En quittant Ji Hoon, ce jour-là, il l'avait un peu perdu. Mais c'était déjà trop. Le Japonais savait qu'il ne le pardonnerait jamais vraiment, qu'il lui en voudrait toujours, au fond. Il ne pouvait pas le blâmer, il le comprenait. Cependant, son amour blessé le forçait à se montrer quelque peu hypocrite. Exiger de Ji Hoon qu'il le pardonne n'était pas raisonnable. Pourtant, il en avait terriblement besoin. Si seulement ils pouvaient remonter le temps... Mais comment apprendraient-ils de leurs erreurs, dans ce cas ?

Peut-être étaient-ils condamnés à ne pas se comprendre ? Que les disputes de ces dernières semaines n'étaient que le résultat d'une mésentente plus profonde ? Et s'ils s'étaient trompés depuis le début ? Haruto refusait de le croire, aussi insidieuse se faisait cette voix qui tentait de lui faire prendre conscience du malaise dans leur couple. Ils étaient faits l'un pour l'autre, mais quelque chose semblait rompu, entre eux. Et s'il y réfléchissait bien, Haruto savait très bien de quoi il s'agissait. La confiance qu'ils se portaient mutuellement. Si Ji Hoon avait ses raisons, après ce qu'il avait osé lui faire, Haruto ne savait comment justifier cette crainte qui le rongeait de l'intérieur. La peur de ne plus être assez bien pour son petit ami. Que ce dernier soit attiré par les lumières aveuglantes de la célébrité, qu'il finisse par ne plus l'apercevoir dans l'ombre. Le Japonais craignait de le perdre, sans se rendre compte que c'était déjà peut-être le cas. Au final, il réalisait que l'origine du malaise entre eux, c'était sûrement lui. Qu'il avait tout gâché, depuis le début. Il risquait de perdre celui qu'il aimait, mais aussi son meilleur ami. Ne lui avait-il, au final, pas un peu forcé la main dès le départ ? Et si le Coréen avait préféré continuer à vivre dans le déni ? A ne pas continuer plus loin ? Haruto s'était dit qu'une fois les sentiments avoués, ils devaient les accepter. Mais si Ji Hoon aurait préféré en rester là ? Si, sans s'en rendre compte, il lui avait forcé la main ?

Haruto ne savait plus. Comme plongé dans les souvenirs des débuts de leur histoire, il écoutait Ji Hoon. Cet aveu qui lui faisait si mal qu'il ne savait comment réagir, au risque de paraître froid. En vérité, il était sonné. Cela semblait peu, un baiser, mais pour deux amants aussi passionnés, c'était déjà trop. Embrasser quelqu'un d'autre. Alors que pour lui, ça n'avait aucun sens si ce n'était pas Ji Hoon. Il était brisé, dévasté. Il ne savait pas comment réagir, encaissant de manière brutale la réalité du geste de celui qu'il aimait. Il répétait ses mots, comme pour bien réaliser. La vérité assommante et atroce. La douleur le rendait alors froid. Pourtant, il avait envie de hurler, de pleurer, de secouer Ji Hoon. De frapper les murs, de renverses les meubles. Sa respiration lui faisait déjà défaut, et il luttait atrocement pour ne pas craquer. C'était donc la froideur qui se manifesta dans ses propos. Son rictus se fit également amer. Bien sûr que si, c'était de sa faute. Tout était de sa faute, à un point où il en avait le vertige. Qu'importe ce que Ji Hoon pouvait lui dire, Haruto restait persuadé que cette décision avait, en quelque sorte, condamné leur couple. Qu'elle était la base, le point de départ de cette tension persistante entre eux.

C'était pourquoi, lentement, Haruto choisit de s'éloigner un peu de Ji Hoon. Il se sentait terriblement mal, profondément désemparé, incroyablement choqué par ce qu'il venait d'apprendre. Voulait-il vraiment savoir plus ? Il n'en était pas sûr. Il voulait que Ji Hoon s'en aille, et d'un autre côté, il mourait d'envie de se jeter dans ses bras et de lui demander pardon. Ils pouvaient effacer tout ça, repartir sur de meilleures bases ! Non. Il savait que ce ne serait pas aussi simple. Il savait que ce n'était pas une dispute comme les autres. Pour preuve, le Japonais ne hurlait même pas. Il s'effrayait lui-même. Mais c'était parce qu'il était complètement dévasté. Relevant les yeux vers l'homme qu'il aimait, mais qu'il perdait, il serra la mâchoire. Il ne voulait pas qu'il s'en aille. Il savait que c'était pour le mieux, mais ça lui brisait le cœur. Il luttait contre l'envie de s'effondrer, ravalant ses larmes qui miroitaient dans ses grands yeux. Les mots de Ji Hoon le frappèrent sans vraiment le rassurer pour autant. Aurait-il vraiment été capable d'aller plus loin par pure esprit de vengeance ? Il s'en voulait de ne pas savoir, de douter. Et peut-être que son regard traduisait ses pensées perturbées.

« Non. » Réalisant que sa réponse pouvait être associée à la mauvaise question, Haruto se reprit aussitôt. « Je ne m'en fiche pas. » Il inclina légèrement la tête en avant, poussant un bref soupir. « Je t'aime toujours... » L'émotion faisait trembler sa voix. Il avait de plus en plus de mal à contenir toute la peine dans son cœur. Reniflant fortement, il encaissa une nouvelle fois les accusations du Coréen. Les paupières maintenues closes, Haruto puisait dans sa force pour ne pas craquer, mais cela devenait clairement insoutenable. Tout était donc vraiment de sa faute ? Ne comprenait-il vraiment plus Ji Hoon ? C'était lui, qui rendait leur relation compliquée. Un bref rire lui échappa. Un rire sans joie, où toute la douleur du monde transparaissait sans mal. Il releva les yeux vers Ji Hoon. Dire quelque chose, mais quoi ? Il avait trop mal, et ses yeux brillaient de ses larmes contenues. « Terminé ?  » Il le fixa un instant. « Ça t'arrangerait ? » Il savait que s'engager dans cette voie-là n'était pas la chose la plus intelligente à faire. Il s'approcha de Ji Hoon, et sans vraiment contrôler ce qu'il faisait, le poussa un peu du bout des doigts, au niveau de ses épaules. « Que veux-tu que je te dise, hein ? Que veux-tu entendre ? » Le Japonais sentait toute sa contenance s'effondrer. Il n'était plus qu'un animal blessé.

Le bousculant encore, il finit pour agripper sa chemise. « Pourquoi ? Pourquoi t'as fait ça, putain ? » Si près de lui, Haruto craqua. Tête baissée, il laissa les larmes couler, ses poings tenant toujours fermement Ji Hoon. Relevant brusquement la tête, il la renversa en arrière. Sur ses joues brillaient des traces lacrymales. Il finit par le lâcher, le repoussant un peu par la même occasion. « C'est terminé ? A toi de me répondre, Ji Hoon. » A nouveau, Haruto le regarda durement. Puisqu'il allait voir ailleurs, peut-être avait-il quelque chose à lui annoncer ? Se détournant du Coréen, il allait s'appuyer contre le plan de travail. « J'en sais rien, peut-être que c'est de ma faute. Qu'à force d'en avoir eu peur, c'est arrivé. Qu'en sous-entendant que ça pourrait arrivé, ça l'ait provoqué... » Une fois de plus, un rire bref et amer quitta ses lèvres. Il renifla encore, ravalant ses larmes. « Tu sais l'ironie de la situation ? » Le Japonais se retourna lentement. « Je m'en suis rendu compte, du fait que je t'accablais beaucoup trop souvent pour des choses qui ne se passaient même pas. Tu as peut-être raison, il y a quelque qui ne fonctionne plus, au niveau de la communication, entre nous. » Et finalement, c'était arrivé. « J'en ai même parlé à Rina. On s'est rapprochés, d'ailleurs. Elle te passe le bonjour ! Elle m'a beaucoup conseillé, espérant qu'on se réconcilie. Elle a même proposé une sortie en couple, nous deux, elle et sa petite amie. » Un nouveau rire qui ressemblait plus à un spasme nerveux. « Après ce que j'ai fait, je pourrais bien te pardonner, non ? Ce n'est pas ce que tu te dis ? » Haruto se passa une main sur le visage. « Je ne peux pas. » Ses larmes coulèrent à nouveau. « Va-t-en... Pars. Pars ! » D'un geste brusque du bras vers la porte, Haruto repoussa Ji Hoon. Il devait bien lui sembler misérable. Pathétique. Il s'en fichait. C'était bien l'état de son cœur. Misérable, pathétique. Dévasté, réduit en miettes. Si douloureux. Parce qu'il l'aimait toujours, mais que c'était peut-être trop.

Code by Fremione.


_________________

Because it’s love ♒︎ You have my world, you’re my small universe© endlesslove.
— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Hier à 3:06

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Pourquoi lui avoir dit ? Un couple résistait-il vraiment mieux en étant honnête ? Ces questions tournaient dans la tête de Ji Hoon, encore et encore, sans pouvoir y trouver une réponse correcte. Ils devaient tout se dire, certes, c’était la base d’un couple épanouit, mais ce soir, il doutait. Après avoir fait cette confession à l’homme qu’il aimait, il n’en était plus si sûr. Parce qu’il l’aimait, il n’avait aucun doute là-dessus. Son geste, il ne l’expliquait pas, se sentant stupide en réalisant qu’il n’avait aucune bonne raison à fournir pour avoir embrassé Shoko. Etait-il attiré par elle ? Sans doute. Il ne l’aurait pas embrassé si elle avait été laide. Tout ne s’expliquait pas si facilement, il savait qu’il y avait pas mal de circonstance derrière tout ça et qu’il pourrait difficilement éclairer son petit-ami s’il lui demandait plus de détails ou de contexte. Le Coréen savait qu’il était toujours et serait éternellement amoureux de Haruto, que c’était bien avec lui qu’il voulait terminer ses jours, que c’était à ses côtés qu’il pourrait être vraiment heureux. Alors quoi ? Tout cela était tristement paradoxal. Comment se faire comprendre s’il ne se comprenait pas lui-même ? Comment résoudre une erreur qu’il ne pouvait expliquer ?

La réaction de Haruto le blessait, l’inquiétait encore plus que s’il avait crié, casser quelque chose ou tenté de le frapper. Au fond, c’était sûrement ce qu’il espérait. L’entendre hurler, le secouer pour avoir osé le tromper, pour briser un peu plus leur couple qui semblait déjà trop endommagé. Il avait besoin d’être rassuré par une forme étrange de violence. De l’entendre se révolter, qu’il l’insulte et lui rappelle l’idiot qu’il était. Qu’il agisse comme ça parce qu’il l’aimait encore, parce que ça le blessait. Ji Hoon avait tellement peur de le perdre, qu’il cesse de l’aimer, même progressivement. Il était sans doute un peu trop obsédé par Haruto, par l’amour qui les unissait. Il ne savait plus vivre sans lui. C’était pathétique, d’être aussi attaché à quelqu’un. C’était presque maladif, parfois, ça lui faisait peur. L’an passé, sans lui, il avait continué à vivre comme il pouvait, mais il se sentait absent, rien ne semblait avoir de l’importance, comme s’il était vidé, comme si plus rien n’avait de saveur ou de sens. Quand était-il devenir si accro à cet homme ? Comment avait-il fait pour tomber à ce point, jusqu’à avoir clairement l’impression qu’il n’était rien sans lui ? Qu’il était totalement incomplet ?

S’en fichait-il ? L’aimait-il encore ? Ji Hoon avait besoin de savoir, il avait besoin de réponse face à cette attitude froide et détachée qu’il avait envers lui. Et si tout ça ne l’atteignait pas car il avait déjà en tête de le quitter ? Qu’il avait réalisé qu’il pouvait avoir mieux, qu’il allait finir par s’ennuyer avec lui ? La réponse négative le figea, il fixa Haruto sans respirer. Il ne l’aimait plus ? Son cœur mit du temps à reprendre quand il éclaircit ce point. Il l’aimait toujours, il ne s’en fichait pas. C’était le principal, mais alors, pourquoi cette réaction ? Pourquoi se montrer aussi distant, comme si ça ne l’atteignait pas ? A sa question, il se leva, secouant vivement la tête. « Non ! C’est pas ce que je veux. » Il ne voulait pas que ce soit terminé, il voulait au contraire continuer avec lui, resté avec lui. Qu’ils en discutent, qu’ils passent à autre chose, Ji Hoon voulait se faire pardonner, mais pour ça, il ne devait pas le quitter. Son cœur se serra quand il le sentit le pousser un peu, soutenant difficilement son regard. Que voulait-il entendre ? Le Coréen n’en était pas vraiment sûr. Il voulait qu’il le blâme, qu’il lui reproche ce qu’il avait fait.

Sa seconde question le laissa davantage sans voix. Il n’avait pas la réponse. Son cœur tombait en miette en voyant des larmes perler ses yeux. « Je sais pas Haruto, je suis désolé… » C’était tout ce qu’il trouvait à dire. Le voir pleurer le déstabilisait. Il se demandait s’il ne préférait pas le voir froid et distant face à tout ça. Ji Hoon n’osait pas bouger, alors que la main de son homme tenait sa chemise, n’ayant même pas envie de lui communiquer le prix pour éviter qu’il ne la casse. Sans rien ajouter, il le laissa s’éloigner, il l’écouta parler. Ce n’était pas sa faute, du moins, pas vraiment. En embrassant Shoko, il était seul, ce n’était pas Haruto qui avait poussé sa tête vers la sienne, il ne l’avait pas jeté dans ses bras. C’était plus subtile que ça. Il savait que le manque de confiance que lui avait accordé Haruto y jouait. Ça l’avait blessé de réaliser qu’après tout ce temps, avec toutes les preuves qu’il avait pu apporter, il ne croyait pas en lui, ne lui faisait pas confiance. Inconsciemment, tout cela était étroitement lié. Ji Hoon avait l’impression que Haruto ne l’avait jamais réellement compris. « C’est pas terminé… » Sa voix tremblait un peu, il voulait le convaincre, il ne pouvait pas le laisser.

Non, il ne savait pas l’ironie de la situation, il ne voulait pas forcément la savoir mais n’avait pas la force de contredire Haruto et de ne pas l’écouter. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait dans leur communication, entre eux tout court. Il était vrai que Haruto s’emballait toujours un peu dans ses reproches, allant bien plus loin que le présent. Qu’il évoque Rina ne lui plaisait toujours pas mais il devait contenir sa jalousie, baissant les yeux en l’écoutant. Rina la parfaite, même lesbienne, elle restait au-dessus des autres, probablement. Incertain d’où allait cette conversation, il osa le regarder. Après tout ça, oui, il pourrait le pardonner, mais Ji Hoon ne demandait pas un dénouement si facile. Qu’il réponde qu’il ne pouvait le pardonner arriva comme un coup de massue, comme si désormais on l’écrasait violemment. Il pleurait à nouveau, et cela lui sembla contagieux, surtout quand il le repoussa plus brusquement en lui demandant de partir. « Haru… Non… » Il se sentait dépassé, desespéré. Avec audace, il osa vivement s’approcher de lui, de peur qu’il ait le temps de le rejeter, se collant à son petit-ami, reniflant bruyamment. Ils étaient pathétiques tous les deux, mais Ji Hoon s’en fichait. « Mianhae Baobei… Mianhae… Je suis tellement désolé… »

Ji Hoon s’en voulait sincèrement, il savait que s’excuser ne faisait pas tout. Il avait besoin de le dire, de le répéter. Humant son odeur, il le serra un peu plus fort avant de le relâcher, passant vivement ses mains sous ses yeux. « Je savais plus où on en était, j’arrivais pas à oublier notre dernière dispute, je te savais à New-York avec cette fille, j’étais… J’étais triste, j’étais perdu, j’imaginais le pire. » Alors sans doute avait-il vu en Shoko une manière d’échapper à ça, de ne plus y penser, comme s’il voulait se préparer à garder la face une fois que le mal serait fait. C’était toujours aussi confus dans sa tête. Pinçant les lèvres, il alla s’appuyer contre le mur derrière lui, contenant un instant son souffle. « La dernière fois, tout ce que je voulais, c’était que tu me rassures. » Il devait avoir l’air pitoyable. Un rire pathétique quitta ses lèvres alors qu’il secouait la tête. « Tu parlais de Rina avec tellement d’admiration, comme si elle était parfaite. Plus t’en parlais, plus je me disais que c’est avec quelqu’un comme elle que tu devrais être, j’ai peur que tu t’ennuies avec moi. » Toujours ce même complexe d’infériorité, l’impression de ne pas être assez bien. Pas assez intelligent, pas assez bon en japonais, des petites choses qui lui donnaient l’impression de ne pas être à sa hauteur. En l’entendant parler de Rina, il avait eu l’impression de voir exactement la personne qui serait faite pour lui, quand bien même il restait persuadé que Haruto était son âme sœur, le grand amour de sa vie. Il avait tellement peur de le perdre.

Ses yeux se baissèrent, il resta un instant silencieux. « Je sais pas pourquoi j’ai fait ça, j’avais bu, j’étais bête. Avec elle, y a tout qui me semble simple, c’est jamais compliqué, j’ai pas l’impression d’être trop bête, pas assez bien… » Elle était un peu comme lui, donc elle s’en fichait qu’il ait de la conversation. Elle le faisait rire, et ça s’arrêtait là. Il n’était pas amoureux d’elle, ne ressentait rien de ce genre. Il l’aimait bien, comme une collègue, une amie. « Je voulais juste plus y penser. » Penser à tout ça, à cette dispute, à ce qu’avait dit Haruto, à cette impression de ne pas être assez bien, d’être au contraire, bien loin de mériter un homme comme lui. Son Japonais était parfait. Beau, drôle, intelligent, il avait de l’esprit et de la conversation. « Pour moi, ça comptait pas. Je le regrette, je sais que ça changera rien, mais ça signifiait rien. » Sa défense était nulle, il paniquait cherchait quelque chose de plus intelligent à dire. « C’est toi que j’aime, c’est avec toi que je veux être. » Et ça ne changerait pas, il le savait. Malgré les obstacles, les erreurs. « Laisse-moi une chance Haruto… » Il avait besoin de cette chance. Sa voix tremblait, il était mal-assuré dans ses gestes, n’osant plus s’approcher trop près, espérant que son petit-ami oublie l’idée de le jeter dehors. Il avait besoin de lui parler ce soir, besoin de commencer à recoller les morceaux. Besoin de le retrouver, comme avant.


Code by Fremione.


_________________



♡ 좋아합니다 ♡
Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.

    
 
star-crossed lovers ♡ HAROON
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Star-crossed lovers de Mikaël Ollivier
» Star-Crossed (Prochaine série love story entre Alien & Humain)
» Semaine 9 : épisode 16 (Star-Crossed Lovers and Other Strangers)
» STARCROSSED (Tome 1) AMOURS CONTRARIÉS de Joséphine Angelini
» STARCROSSED (Tome 2) DREAMLESS de Josephine Angelini

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
#TAKETHATKOREA :: Wonderful Tokyo :: Shinjuku-