I'll be fine |♥| HAROON

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     Lun 21 Mai - 23:59

♡ Haroon ♡

Everything isn’t going to be easy, but I’ll protect you, for life. This love, this love, it will never end


Son souffle était court, mais Ji Hoon ne parvenait pas à s’arrêter, à relâcher ses lèvres. De temps en temps, il s’éloignait un peu pour reprendre son souffle, lui souriant avant de se pencher et l’embrasser encore. Un échange passionné, qui lui donnait l’impression de perdre pied, de quitter le monde tel qu’il existait, d’en rejoindre un bien plus beau, bien plus doux, où tout lui semblait meilleur, comme dans une autre dimension, un autre univers qu’eux seuls pouvaient connaître. En fond, il ne percevait plus le son de la télévision, de cette série qu’ils devaient absolument finir ce soir avant son départ. De toute façon, ça n’avait aucune importance, ils avaient rapidement trouvé mieux à faire. Sa main caressait lentement son flanc, se serrant un peu plus à lui, comme s’il craignait de le voir retomber sur terre, que tout s’arrête. Ses dents mordillaient ses lèvres avec malice, sa langue tentait la sienne avec délice. Ji Hoon ne voulait pas s’arrêter, pas le relâcher, bien au contraire. Son cœur battait toujours plus fort alors qu’il se collait à Haruto, laissant ses lèvres se perdre sur sa joue puis le long de sa mâchoire. Il aimait tellement sentir sa peau contre sa bouche, se coller tout contre lui.

Demain, Haruto partait quelques jours aux Etats-Unis pour assister à des conférences sur certaines maladies mentales que Ji Hoon n’était pas parvenu à retenir. C’était beaucoup trop loin et le Coréen avait clairement du mal à s’y faire, à le laisser partir. Il avait besoin de lui, besoin de savoir qu’il était là. Les tensions s’étaient un peu calmées, depuis cette fameuse dispute, ils n’en avaient plus réellement parlé, Ji Hoon tentait bien de faire quelques efforts, de ne plus oublier quand ils avaient des rendez-vous, de revoir certaines priorités, même s’il se disait encore que c’était totalement stupide et inutile. il ne voulait pas non plus trop froisser son homme et empirer les choses avec lui. Non, il souhaitait tout de même faire un peu attention à ça et ne pas risquer de le voir claquer totalement la porte sans revenir. Ses lèvres se posèrent tendrement sur sa joue, quelques secondes, pouffant un peu avant de retrouver ses lèvres. Il se sentait bien, détendu, comme sur un nuage de coton, flottant au-delà de tous les problèmes qu’ils pouvaient avoir. Ji Hoon se fichait bien de finir la série, il voulait que Haruto ne l’oublie pas sur cet autre continent, qu’il continue à penser à lui, que sur ses lèvres, il y ait encore le doux goût des siennes.

Lentement, sa main remonta le long de son torse, ses yeux croisèrent les siens. « Tu vas me manquer, Baobei… » Tellement, ce serait la première fois qu’il serait au Japon sans lui, et il savait que le pays perdrait toute sa beauté et son intérêt sans lui. S’il avait pu se libérer, il l’aurait sans hésiter suivi jusqu’à ce brave pays qu’était les Etats-Unis d’Amérique. Il n’y était jamais allé, quand bien même cela figurait dans ses plans. En plus, à New-York, ça le rendait un peu jaloux, mais il devait le laisser partir, le laisser évoluer dans sa carrière, il savait que ces conférences l’intéressaient beaucoup et qu’il était impatient d’y aller. Ce n’était rien, il n’avait qu’à lui prendre des photos et faire du repérage pour quand ils iraient en amoureux. Se redressant un peu, il s’installa confortablement sur les cuisses de son petit-ami, glissant ses doits sur son torse. « Tu me ramèneras un cadeau, dis ? » Il ne savait pas quoi, il s’en fichait, tout lui allait de toute façon, même une babiole qu’il achèterait rapidement entre deux conférences. Son sourire restait collé à ses lèvres, se demandant sérieusement comment est-ce qu’il allait faire sans lui.

« Je vais te manquer ? » Il arqua un sourcil, plissant le nez pour le taquiner. Il espérait bien que oui ! Et que Haruto penserait à lui écrire de temps en temps, quand il avait deux minutes, juste pour le rassurer, lui dire qu’il allait bien, qu’il pensait au moins un peu à lui. Qu’il avait hâte d’y retourner avec lui, des petites choses comme ça, même si c’était peut-être trop lui demander. Non, sans doute pas, il méritait bien que son homme lui donne quelques nouvelles et lui ramène un joli cadeau de ce pays lointain. Quelque chose qui lui rappellerait qu’il avait bel et bien pensé à lui, qu’il lui avait manqué (sans doute ?). Sa jalousie, il la calmerait, espérant qu’il ne rencontre pas de trop belles personnes là-bas. Des gens fascinants avec une conversation intelligente basée sur ce qui le passionnait et lui ferait comprendre que Ji Hoon ne serait pas à la hauteur. Après tout, face à un psychiatre, il ne faisait pas long feu. En tant que modèle, qu’était-il, à part une belle image sur papier glacé ?

Comme pour se retirer cela de la tête, il donna l’occasion aux lèvres de son petit-ami de retrouver les siennes une fois encore. Il en avait besoin, prendre sa dose avant de le laisser s’en aller, le laisser partir loin de lui en l’abandonnant tristement là, mais il s’était promis de ne pas se victimiser, et d’attendre sagement son retour pour lui hurler combien il s’était senti seul et abandonné par sa faute. Il le pardonnerait aussitôt en voyant son cadeau, lui sautant en cou pour le remercier. Un très bon deal. « Tu reviens quand exactement ? » Combien de temps allait-il être enfermé dans sa solitude et mourir à petit feu de manque d’amour ? Le Coréen avait besoin d’un temps exacte qu’il pourrait calculer et le rappeler à Haruto à son retour, pour qu’il culpabilise un peu de l’avoir laissé tout seul. C’était une honte, un sacrilège et il espérait de ton son cœur qu’il en prendrait rapidement conscience et prendrait sa peine en considération. Après tout, elle était réelle et difficile à supporter, déjà maintenant, il se demandait comment est-ce qu’il allait y arriver.

Sa main caressait lentement sa joue, il garda son sourire avant de soupirer. « Tu te sens comment d’y aller tout seul ? C’est loin et y a pas beaucoup de Japonais là-bas… » Il avait peur pour lui, il savait que les Etats-Unis n’était pas un pays aussi sûr que le Japon et qu’il y avait des quartiers où il risquait de se faire agresser. De tout son cœur, le Coréen priait pour qu’il se soit renseigné et évite soigneusement ces endroits trop risqués. Qu’il fasse attention à lui en priorité, Ji Hoon voulait le retrouver en un seul morceau. « Tu vas t’ennuyer dans l’avion. » Combien d’heure de vol y avait-il entre Narita et New-York ? Ji Hoon n’en avait pas la moindre idée, il espérait que c’était moins long que pour aller à Paris ou en Italie. « J’aurais dû y aller avec toi, ça sera pas drôle de visiter tout seul. » Il espérait tout de même qu’il se ferait un ami là-bas qui pourrait y aller avec lui, ça le rassurerait et il craignait que Haruto soit triste de ne pas pouvoir partager ça avec quelqu’un. Aussi possessif qu’il pouvait être, il n’aimait pas l’idée que son homme puisse être malheureux ou se sentir seul à l’autre bout du monde. « Pourquoi tes collègues viennent pas ? » Parce qu’ils étaient tous stupides, certes, mais il ne comprenait pas. à ce qu’il comprenait, c’était une chance énorme et une expérience incroyable dans leur milieu. L’important, de toute façon, était que son homme en profite, et qu’il lui revienne au plus vite. Il avait l’impression qu’il lui manquait déjà.


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     Mer 23 Mai - 0:59

♡ Haroon ♡

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Les Etats-Unis n'attiraient pas vraiment Haruto. Mais cette conférence était une opportunité qu'il n'avait pas pu refuser. Il était même honoré d'être choisi pour y assister, et plus la date approchait, plus il avait hâte de s'y rendre, s'imaginant déjà des rencontres exceptionnelles et des colloques plus intéressants les uns que les autres. S'étant renseigné sur les différents thèmes, le jeune psychiatre avait travaillé quelques questions, quelques sujets à aborder. Il s'était rendu compte avec bonheur que cela le passionnait toujours autant. Il avait passé ses moments seuls à lire des dizaines d'articles publiés récemment, comme s'il retrouvait une passion délaissée par manque de temps. Paradoxal, lorsque c'était là sa profession. Néanmoins, il avait pu ainsi rattraper quelques lacunes, et redevenait cet élève modèle qu'il avait toujours été. Les remplacements qu'il effectuait, certains jours, lui permettait de faire valoir son image, légèrement égratignée l'année précédente. Le sourire de ses collègues se faisaient plus sincères, et certains allaient même jusqu'à l'aborder pour discuter. Ce n'était plus des échanges de politesse, mais bien de vraies conversations entre collègues. Bizarrement, Haruto trouvait cela plaisant et n'écourtait jamais ces discussions. Peut-être était-ce le manque de son petit ami, qui le poussait à se sociabiliser ? Ji Hoon faisait bien des efforts, et Haruto lui faisait comprendre qu'il appréciait énormément. De son côté, il essayait d'être un peu moins étouffant. Ce n'était pas facile, mais il prenait beaucoup sur lui. Se persuadant que de mettre un peu de distance entre eux leur permettait de mieux se retrouver, le Japonais ne pouvait s'empêcher bien longtemps de jouer à l'amant esseulé, se lovant contre lui dès qu'il en avait l'occasion. Comme s'il était en manque constant d'affection, cherchant la sienne, la seule dont il avait réellement besoin. En contrepartie, il faisait au mieux pour ne pas lui reprochait les absences qu'il pouvait avoir, ou ses retards. L'important était de ne pas créer de nouvelles disputes. Ils n'en avaient pas besoin. Ils devaient se soutenir. Le bonheur de Ji Hoon restait sa priorité. Surtout s'il l'impliquait lui.

C'était pourquoi Haruto voulait en profiter au maximum avant de s'envoler pour le continent américain. Il se fichait pas mal de cette série populaire. Laissant le braquage se dérouler à l'écran, il répondait amoureusement aux baisers de son petit ami. Le serrant contre lui, il ne voulait pas le lâcher. Ses doigts se perdaient parfois dans ses cheveux, cherchant à appuyer l'échange, à le rendre plus sensuel encore. Ses mains parcouraient alors son corps, imprimant une fois de plus ces courbes parfaites dans sa peau, s'attardant plus que nécessaire sur son fessier si bien bombé qu'il agrippa avec passion. Il se laissait embrasser, adorait lorsque Ji Hoon menait la danse. Et puis, il ne voulait pas tout précipiter. Son petit ami lui avait fait la fleur d'être présent la veille de son départ, et c'était là suffisant pour le Japonais. Souriant dans leurs baisers, ce dernier se sentait sur son petit nuage, dans leur bulle de bonheur. Il laissa ses lèvres papillonner sur la peau de son amant, le marquant un peu au passage, dans son cou. Ses mains se firent taquines, se glissant sous les vêtements de Ji Hoon. C'était comme si ces derniers jours ne comptaient plus. Comme s'ils ne s'étaient jamais disputé. Comme avant. Il s'en voulut, néanmoins, de penser une chose pareille. Evidemment, il l'aimait toujours aussi fort, même plus. Chaque jour qui passait, malgré les difficultés, Haruto retombait amoureux de Ji Hoon. Toujours un peu plus fort.

Cet amour si puissant qui lui donnait des ailes. Cette fois-ci, elles l'emmenaient jusqu'à New York. Haruto ressentait à la fois de l'excitation et du stress. Un peu de tristesse, aussi. Celle de laisser Ji Hoon ici, à Tokyo. Si une part de lui se répétait que c'était bien qu'il s'éloigne un peu de lui, l'autre lui soufflait que ce n'était pas une bonne idée, ni la meilleure solution. Doucement, il attrapa la main de son petit ami, la caressant amoureusement du pouce. « Toi aussi, honey. » Son sourire se fit tendre et sincère. Il lui manquait déjà. Rien que de s'imaginer dans une ville étrangère sans le Coréen lui paraissait impossible. Ne devaient-ils pas faire le tour du monde ensemble, en amoureux ? Certes, sur la courte semaine qu'il y passerait, Haruto n'aurait pas énormément de temps pour du tourisme. Mais il pouvait éventuellement faire du repérage, ce qu'il se promit de faire. Il y retournerait alors avec Ji Hoon, pour un vrai séjour à deux. Pouffant suite à sa question, il hocha la tête. « Promis. J'y réfléchis déjà ! » Le Japonais souhaitait ramener plus qu'une statuette de la Statue de la Liberté ou un t-shirt I ♥️ NY à l'homme qu'il aimait. Avec douceur, ses mains s'attardaient sur le dos de ce dernier, comme pour le rassurer. Il rentrerait très vite auprès de lui. Scellant cette promesse silencieuse d'un baiser amoureux, Haruto sentit son cœur battre à toute allure. Il le serra un peu plus contre lui.

« Dimanche prochain. Ça passera vite, tu verras.[/color] » Il voulait le réconforter, se montrant peut-être un peu maladroit. Mais son sourire se fit innocent, alors qu'il plongeait son regard dans celui de Ji Hoon. Ce n'était l'affaire que de quelques jours. Une courte semaine. Son petit ami ne remarquerait même pas son absence, se disait-il. Après tout, c'était l'occasion pour lui de traîner dans ces soirées mondaines, entouré de beau monde qui rêvait de l'approcher et de faire connaissance avec lui, ce mannequin au charisme si incroyable qui n'égalait que sa beauté, son physique parfait. « Je t'écrirai tous les jours, dès que possible. C'est promis. » Ses lèvres cherchèrent tendrement les siennes. C'était peut-être une technique détournée pour savoir ce qu'il faisait et avec qui, de façon détournée. Bien sûr, Ji Hoon ne devait pas être dupe, il ne pouvait le blâmer, lui demandant d'en faire de même. Il se tenait au mieux, ces derniers jours, mais sa jalousie lui grignotait le cœur. Néanmoins, il faisait confiance à son homme. Il se disait que leurs retrouvailles n'en seraient que plus belles encore. Le Japonais avait alors hâte de le retrouver, alors même qu'il ne l'avait même pas encore quitté. Il se disait que cette séparation ne pouvait avoir que du bon, pour eux. Soit ils comprendraient qu'ils ne pouvaient se passer l'un de l'autre, soit ils apprendraient qu'ils pouvaient tout à fait passer plusieurs jours sans se voir, sans contact physique. Le psychiatre penchait pour la première option.

Son sourire se figea un peu, lorsque Ji Hoon l'interrogea sur son voyage. Le coin de ses lèvres grimaça un peu. Il déglutit discrètement, se disant qu'il ne pouvait lui cacher la vérité plus longtemps. Qu'on se le dise, Haruto n'avait pas voulu lui faire du mal, et c'était pourquoi il n'avait rien dit au propos du médecin l'accompagnant jusqu'à New York. Au fond, il devait savoir que cela ne plairait pas à son petit ami, mais se disait qu'il n'y avait pas de raison à garder ça plus longtemps pour lui. « Ne t'inquiète pas, ça va aller. J'ai révisé mon anglais ! » Pourquoi, alors, son regard fuyait-il de la sorte, fixant sa main qui glissait lentement sur le flanc de son petit ami. Aussi fort pouvait-il lutter, Haruto devait se rendre à l'évidence, il culpabilisait. Se raclant la gorge en essayant de paraître le plus naturel possible, il se redressa un peu. Ses grands yeux rencontrèrent les petits yeux de Ji Hoon. « Ça aurait été merveilleux, hein ? Mais on ira ensemble ! On doit visiter plein d'endroits... » Le changement de sujet, cependant, ne fut pas un grand succès. Le sourire un peu figé, Haruto se pinça les lèvres. Ses collègues. C'était ridicule, d'hésiter à lui parler. Avait-il vraiment voulu que son petit ami le plaigne de partir seul ? « En fait, je ne pars plus tout seul ! » Il lui adressa un sourire navré, mais soulagé. « Tu peux être rassuré ! » Vivement, ses lèvres capturèrent les siennes.

« Je t'ai déjà parlé de Rina, non ? » Sûrement trop souvent. Mais il ne s'en rendait pas vraiment compte. Sano Rina, une nouvelle collègue, fraîchement diplômée. Ses résultats avaient été extraordinaire, et Haruto avait adoré sa thèse. Son admiration pour la jeune femme n'était pas feinte, mais peut-être un peu trop enthousiaste. « Ils ont pensé que ce serait une belle expérience pour elle. Et puis, comme on est jeunes et que nos résultats étaient excellents, ils comptent sur nous pour donner une bonne image de notre département. » Pliant un bras derrière sa nuque pour déposer sa tête au creux de son coude, Haruto sourit à son petit ami. « Elle est encore plus excitée que moi ! Il m'a même envoyé un programme qu'elle a fait elle-même, spécialement pour nous. J'ai l'impression d'être le kohai ! » Il eut un petit rire un peu ridicule. « J'étais plutôt soulagé d'apprendre qu'elle sera mon binôme. Ce serait beaucoup plus amusant que je ne l'aurais pensé. Et puis, on s'entend très bien. Elle est aussi drôle qu'intelligente ! Je ne pense pas m'ennuyer. » Haruto sourit à Ji Hoon, se disant qu'il s'entendrait avec elle. Mais peut-être devrait-il y réfléchir à deux fois, avant de les présenter l'un à l'autre. Parce qu'il ne semblait pas se rendre compte de ce qu'il disait. Qu'il pouvait blesser son petit ami. Pire, le mettre en colère.

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     Jeu 24 Mai - 0:23

♡ Haroon ♡

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Haruto allait lui manquer. Sans doute trop, c’était toujours pareil. Surtout là, il serait si loin de lui, dans un autre pays qu’il ne connaissait pas, qu’il allait découvrir avant lui. Il ne bronchait pas, bien sûr, il voulait le mieux pour son homme et pour le développement de sa carrière, il avait compris depuis longtemps l’importance qu’elle avait pour lui. Ji Hoon voulait qu’il soit heureux, qu’il profite de ce genre d’expérience. Qu’il en garde un bon souvenir et que ça continue de lui faire de l’expérience. Il savait qu’il ne pouvait lui demander de l’espace si c’était pour étouffer son petit-ami ensuite, ça n’avait pas de sens, quand bien même c’était difficile de le laisser partir. Il avait toujours peur qu’il lui arrive quelque chose, qu’il se blesse, qu’il ait un accident, qu’on lui fasse du mal. Il ne pourrait pas le supporter, il voulait être là pour le protéger, mais il ne pouvait pas. Et au fond, il savait bien que Haruto n’était pas une petite chose fragile qui avait besoin d’être protégé, il n’était pas faible et savait se défende si besoin mais cela ne changeait rien, il aimait être près de lui et il était un peu triste de ne pas être avec lui pour découvrir une ville aussi dingue que New York.

Ce soir, il tentait de rattraper les jours qu’ils n’auraient pas ensemble, ses lèvres confortablement installées contre les siennes. Il voulait toucher, sentir, il voulait encore être tout près de lui, prendre sa dose, même si demain, il lui manquerait déjà. Rien que d’y penser, il sentait déjà ce manque, à ne rien y changer, le temps passait, mais ça restait toujours. Cette dépendance, ce besoin d’être avec lui, près de lui. Comment pouvait-on aimer autant une personne ?  Un sourire idiot se dessinait sur ses lèvres quand il sentait les siennes contre sa peau, appréciant ses petites attentions en riant niaisement de temps en temps. Il se sentait si bien, qu’il en oubliait presque sa peine de devoir le laisser partir, de devoir rentrer tous les soirs dans un appartement vide et triste. Il s’occuperait de ses deux petits chiens avec amour, en attendant le retour de leur autre Papa qui leur manquerait aussi beaucoup. Ils en discuteront tous les trois quand ils seront là, abandonnés. Et il le rappellera à Haruto quand il sera de retour, qu’il réalise la tristesse de leur situation actuelle et qu’il s’en veuille un peu pour ça.

« Tu me manqueras plus. » C’était lui qui aimait le plus donc c’était lui qui ressentirait le plus le manque. Pouffant un peu, il lui vola un énième baiser, sans jamais se lasser. Il lui manquait déjà, il se demandait ce qu’il allait faire. Sans doute passer plus de temps avec sa famille. Il hésitait même à prendre les chiens pour passer la semaine là-bas. La solitude, ce n’était pas pour lui, ça faisait longtemps qu’il le savait, il n’y arrivait pas. Il n’avait jamais été seul ! Il avait toujours eu quelqu’un près de lui, depuis sa conception ! Comment pouvait-il survivre à la solitude ? Il se demandait sérieusement si Haruto réalisait ça. S’il réalisait le mal qu’il allait lui faire. Peut-être qu’avec un joli cadeau dans les mains en revenant, Ji Hoon vivrait un peu mieux cette longue séparation et pardonnerait plus vite son retour. Il lui sourit, satisfait en l’entendant dire qu’il y réfléchissait déjà. Il avait hâte, même si ce n’était qu’une bricole sans importance, ça le rendrait tout de même très heureux d’avoir eu quelque chose d’aussi loin. D’un pays qu’il voulait vraiment avoir la chance de visiter un jour.

Dimanche prochaine, donc une éternité. Ji Hoon fit la moue, pas forcément persuadé que ça passerait vite. Non, ce serait long terriblement long et il allait sans doute devoir trouver des astuces pour que tout passe plus vite. Pour sûr qu’il se ferait porter pâle ou mourant le jour de son retour pour lui sauter au cou et s’enfermer des heures avec lui, ne pas quitter leur appartement une seule seconde pour profiter pleinement de leurs retrouvailles. « Ça passera vite pour toi… » Pas pour lui. Le Coréen le savait déjà par avance que ce serait long et pénible à supporter mais il essayait de se convaincre qu’il allait survivre à tout cela, à la seule condition d’avoir régulièrement de ses nouvelles. « T’as intérêt à pas oublier de m’écrire, sinon, je vais te harceler. » Un sourire se dessina au coin de ses lèvres qui allèrent rapidement grignoter les siennes pour ne pas lui laisser le temps de répondre. Ji Hoon était tout à fait capable de l’appeler quinze fois d’affiler sans même ciller. Et il savait que Haruto était pareil sur ce point, donc il n’avait aucune honte à se comporter comme un fou furieux avec son petit ami.

Ce voyage l’inquiétait, il craignait de voir son homme s’ennuyer, se sentir seul. Il espérait sincèrement qu’il trouve quelqu’un là-bas pour passer le temps, un type comme lui qui voudrait faire les mêmes activités, par exemple. « Oh, good, good ! Very good. » Il voyait le regard de son homme le fuir un peu, s’interrogeant sur la raison qui le poussait à faire cela. Avait-il également peur de ne pas apprécier ce voyage en solitaire ? Il savait que son homme n’était pas forcément contre rester un peu tranquille, mais tout un voyage, c’était tout de même long. Il espérait que Haruto ne s’inquiète pas pour ça. « Oui, on ira ensemble un jour. » Il avait déjà hâte, s’y voyait déjà, perdu dans cette grande ville ! Son sourire s’accroit un peu en entendant la grande nouvelle. Il n’irait pas seul ! Peut-être que l’un de ses collègues avait pu se libérer et venir finalement avec lui ? Ce serait une bonne nouvelle. Néanmoins, son sourire se dissipa un peu en entendant la suite. Rina ? Pourquoi de tous les idiots avec lesquels il travaillait est-ce que ça devait être elle ? Ji Hoon se redressa légèrement, continuant à le fixer, comprenant soudainement pourquoi il fuyait son regard et trouva ça d’autant plus suspect.

« Ah, super, je suis rassuré. » Ironie, malaise. Il ne l’était plus du tout, même beaucoup moins. Il y avait clairement plus jolie qu’elle, mais aussi bien plus laide. Il avait l’impression que son cerveau était blanc. Il fixait Haruto qui avait repris la parole, ne sachant pas comment réagir ni quoi faire. « Ah, c’est… C’est bien… Un grand honneur, j’imagine. » Les deux jeunes diplômés qui allaient représenter leur département à l’autre bout du monde, l’un avec l’autre. En plus d’être beaux, ils étaient intelligents. Il avait envie de hurler à Haruto de se taire, lui dire de ne pas en rajouter, comme s’il ne se sentait déjà pas assez mal et confus comme ça. Elle était encore plus excitée que lui, avait même préparé un programme. Dieu sait quel programme est-ce qu’elle avait proposé. Et ce qu’elle n’avait pas dit. Elle l’avait bien vu, sur la photo de ce séminaire, bien trop proche de son homme. son cœur se serra en entendant son rire, il pencha la tête sur le côté, tentant au mieux de garder son calme. Ils allaient bien s’amuser ensemble, oui, il n’aurait même pas le temps de penser à lui, qui ne prévoyait jamais de super voyage à New York avec lui. Sa bouche se tordit un peu. Aussi drôle qu’intelligente, pour sûr qu’il ne s’ennuierait pas avec elle. « Drôle, intelligente et plutôt jolie d’après les photos, décidément, elle a tout pour elle ! » Il rit, sans qu’une once de joie ne transperce.

Il n’aimait pas cette fille. Il était peut-être drôle mais il n’était pas intelligent, et avec lui, Haruto risquait effectivement de s’ennuyer. Et si cette fille serait sa révélation ? Loin des yeux, loin du cœur ? Pouvait-il réaliser que Ji Hoon n’était pas fait pour lui, qu’il ne se voyait pas éternellement parler de sujet plus ou moins futile en utilisant des mots simplifiés pour être certain que son compagnon les comprenne ? Avec elle, il pourrait parler librement, avec de longues conversations remplies de mots compliquées et l’instant d’après avoir un fou rire parce qu’ils étaient drôles tous les deux. Le couple parfait, en somme. Lentement, il se recula de Haruto, posant ses pieds au sol pour se redresser. L’envie de batifoler était totalement partie. « Je vais nous chercher deux bières et tu pourras me raconter un peu ce qu’elle a préparé pour votre séjour ? » Pinçant les lèvres, il fila dans la cuisine, respirant profondément. Ce n’était pas le moment de se montrer jaloux, mais c’était plus fort que lui. Rien que d’imaginer Haruto à New York, seul avec elle, le rendait malade. Ça le blessait, l’inquiétait. Combien de fois lui avait-il parlé d’elle ? Il la trouvait impressionnante, admirable, elle était drôle, elle était intelligente. A chaque fois qu’il en parlait, toujours la même conclusion. Elle avait l’air parfaite et Ji Hoon espérait qu’elle tombe sur les rails de métro.

Tendant sa bière à son homme, il s’installa sur le canapé, tentant de garder son sourire de circonstance alors qu’il prit une longue gorgée de sa boisson maltée. « Alors, alors… Ce sera quoi le fameux programme ? Votre petit programme, rien que pour vous ? » Balade en amoureux à Manathan ? Pique-niques à Central Park ? Des petites choses comme ça ? Non, Ji Hoon ne devait pas y penser. Il devait relativiser, il ne devait pas commencer à se monter bêtement la tête pour ce genre de choses. « Elle doit avoir quelqu’un, non ? En étant si parfaite, elle peut pas être célibataire. » Sinon, c’était que quelque chose clochait, qu’elle était folle. Elle allait tuer Haruto. Il ne pouvait pas le laisser y aller. Ji Hoon trouverait toutes les excuses du monde pour le garder avec lui, pour l’empêcher de partir. Il craignait tellement de le perdre, voyant en elle ce qu’il avait toujours craint. Cette personne qui irait parfaitement avec lui, qui le mériterait, qui le rendrait sans doute plus heureux. Une personne qui n’était pas lui, et cette pensée suffisait à lui briser le cœur.



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     Sam 26 Mai - 0:15

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Ça passerait vite pour tous les deux. Haruto savait que Ji Hoon trouverait comment s'occuper, qu'il ne s'inquiéterait pas pour lui. Bien évidemment, il lui manquerait. Horriblement, terriblement. Comme toujours, tout le temps. Le Japonais n'aimait pas être séparé de son petit ami, mais il savait combien tous deux avaient besoin de se retrouver chacun de leur côté, un petit peu. Avaient-ils néanmoins besoin d'une telle séparation ? Il voulait se convaincre que oui, que la distance les aiderait à se rendre compte un peu plus de combien ils s'aimaient. Combien ils avaient besoin l'un de l'autre, malgré leurs différences et les difficultés qu'ils rencontraient. Ils s'aimaient, cela ne faisait aucun doute, mais Haruto craignait qu'ils se lancent des paroles qu'ils regretteraient par la suite si ni l'un ni l'autre ne prenait du recul quant à leur relation, mais également à leurs priorités. Il ne pouvait reprocher à Ji Hoon de tout faire pour que sa carrière soit correctement lancée. Cela le rassurait qu'il ait trouvé sa voix, un métier qui lui plaisait. Quelque chose de concret, qui n'était pas illégal. S'il regrettait le magicien, le Japonais ne pouvait nier qu'il aimait beaucoup le mannequin, même s'il avait parfois du mal à gérer sa jalousie.

C'était également pour cela qu'il voulait un peu s'éloigner. Pour se calmer, en général. Hauto ressentait une tension permanente, et il savait très bien que cela n'aidait pas. Au contraire, sa frustration semblait retomber sur Ji Hoon. Que celui-ci se défende était alors tout à fait normal, et il ne pouvait lui en vouloir. Bien qu'il n'était pas certain qu'un séminaire l'aide à décompresser, voir autre chose y contribuerait au moins un peu, se disait-il. Il l'espérait. Parce que c'était là son premier long voyage sans son petit ami, et cela le faisait un peu paniquer. Il voulait découvrir le monde avec Ji Hoon, ils se l'étaient promis. Mais leurs métiers semblaient les obliger à rompre cette promesse. En effet, le Coréen était appelé dans les capitales de la mode, et Haruto se rendait à des conférences sur le domaine de la psychiatrie. Deux mondes différents. Comme eux. Quelque part, cela faisait sourire Haruto, de constater qu'ils restaient fidèles à eux-même, tout en continuant à s'accepter mutuellement comme ils étaient. C'était pour ça qu'il continuait à croire en leur histoire. Comment pourrait-il en être autrement, de toute manière ? Son amour pour Ji Hoon dépassait l'entendement. Pour rien au monde, Haruto ne le laisserait tomber. Pas après ce qu'ils avaient vécu. Pas après tout ce qu'ils avaient traversé. Ensemble. Et il voulait croire qu'ils en ressortaient plus forts que jamais. C'était le cas. Ces disputes n'étaient que le résultat de détails accumulés. Mais ils pouvaient faire la part des choses, le psychiatre en était certain.

Ji Hoon lui manquerait tous les jours. Haruto savait qu'il ne pourrait s'empêcher de lui écrire, de lui envoyer des photos d'un peu tout et n'importe quoi. Il l'appellerait, aussi. Le plus souvent possible ! Au fond, malgré ses bonnes résolutions, il savait pertinemment qu'il ne pouvait se passer bien longtemps de son petit ami. Pour ne pas dire, ne pas se passer du tout de lui. Néanmoins, le Japonais ne voulait – et ne pouvait – se montrer étouffant, au risque de perdre son homme. Trop de souvenirs douloureux le hantaient encore pour tenter le diable. De son mieux, il ferait tout pour préserver leur couple, pour faire en sorte que leur histoire dure le plus longtemps possible – pour toujours, si on suivait son idée. Là, il souhaitait simplement profiter de ces petits instants de bonheur avec Ji Hoon. L'embrasser, le caresser, le serrer dans ses bras... Ces petites choses si chères à son cœur. Rire avec lui, aussi. Comme lorsque Ji Hoon lui répondait en anglais. Mais son regard fuyait, alors qu'il se demandait pourquoi il hésitait à lui annoncer qu'il avait effectivement un binôme avec qui vivre cette aventure. Un binôme qui n'était pas lui. « J'ai hâte. Ce sera tellement mieux avec toi ! » Haruto sourit à son petit ami. Il était sincère, même si avec cette déclaration, il cherchait peut-être à le rassurer. Ce n'était pas parce qu'il s'y rendait accompagné qu'il ne voulait plus y aller avec Ji Hoon ! Mais ce dernier semblait tellement se faire de souci... Le Japonais lui en était vraiment reconnaissant. Il se disait alors qu'il vaudrait mieux lui dire. Et puis, il connaissait Rina, non ? Une jeune femme brillante ! Le Japonais avait souvenir de l'avoir déjà mentionné une ou deux fois.

Peut-être un peu trop. Haruto ne s'en rendait pas compte. L'admiration qu'il avait eu pour les résultats de Rina, sa fascination qui pouvait presque passer pour de l'obsession, aux yeux d'un petit ami jaloux... Non, le Japonais ne percutait pas. C'était sûrement pourquoi il ne comprenait pas le manque d'enthousiasme chez son homme. Cette réaction ne l'enchanta pas vraiment, et ce  fut un sourire un peu déçu qu'il adressa à Ji Hoon. Néanmoins, il mit cela sur le fait du départ pour les Etats-Unis, et le fait qu'il ne s'y rendait finalement pas seul. Mais que son petit ami se rassure, dans ce cas, puisqu'il ne partait pas seul ! Cela ne signifie pas pour autant qu'il s'amuserait moins quand ils s'y rendraient en amoureux, dans un futur plus ou moins proche – plus de plans sur la comète, Haruto se le répéta deux, trois fois. « Elle est jolie, mais il ne faut pas s'arrêter à ça ! Elle est brillante. » Peut-être Haruto la défendait-il avec un peu trop de zèle. Là aussi cependant, il ne s'en rendit pas compte. « J'espère vraiment que les intervenants et les invités ne s'arrêteront pas sur son physique, ou son âge. Sa thèse est remarquable. Je suis sûr qu'elle va les bluffer ! J'espère être à la hauteur, à côté. » Il eut un rire embarrassé, levant un regard étonné lorsque son homme offrit de leur chercher des bières. « D'accord... Il doit encore y avoir des coréennes ! Sinon, on peut entamer le paquet d'Asahi ! » Il ne dirait pas non à de la bière japonaise, la veille de son départ. Son pays allait lui manquer, Haruto le savait par avance.

Seul dans le coin salon, Haruto tendit la main vers Takochi qui vint doucement cogner sa tête contre la paume de son papa. Un sourire aux lèvres, il réalisa que leurs petits chiens lui manqueraient aussi beaucoup. Se redressant un peu quand Ji Hoon revint auprès de lui, il lui offrit un sourire qu'il voulut rassurant. Il comprenait le sentiment de son homme, puisqu'il le vivait également. L'absence de l'autre, le manque de l'autre... Tout ça devait déjà le travailler, alors qu'il n'était même pas encore parti ! Le Japonais se promit de le rassurer autant qu'il le faudrait ! Cela l'étonna donc un peu que son petit ami le lance sur un sujet comme le programme de son séjour. « Rina aimerait visiter plein d'endroits, mais je lui ai fait remarquer le manque de temps qu'on risque de rencontrer ! Elle si optimiste, c'est adorable. » Haruto eut un nouveau rire. « On va aussi devoir se concentrer sur notre intervention. Je doute que beaucoup de personnes y assisteront, mais on est perfectionnistes l'un comme l'autre ! » Il avait trouvé en Rina une partenaire parfaite concernant ses travaux.

Levant sa bière, il trinqua avec Ji Hoon, avant de porter le goulot à ses lèvres. L'alcool se coinça dans sa gorge à la question de son petit ami. Pourquoi lui demandait-il une chose pareille ? Cela ne le rassura pas. Et si le Coréen s'imaginait rencontrer un Haruto version femelle ? Et s'il décidait finalement de le quitter pour une relation plus conventionnelle ? « Je ne sais pas. » Le doute s'empara de lui, et il sentit la panique l'envahir. Soudainement nerveux, le Japonais laissa son regard se perdre dans la pièce, avant de le reposer sur son homme. « Non, elle n'a personne. Elle me l'a dit. » Pas explicitement, mais il l'avait compris. Haruto cherchait simplement à comprendre pourquoi cela intriguait tant Ji Hoon. Il la trouvait parfaite, et cela suffisait à l'alarmer. Et non, il ne percutait toujours pas. « C'est pas simple, nos horaires peuvent être horribles. Surtout avec tous ces séminaires qu'ils nous collent. C'est mieux d'avoir quelqu'un qui connaît, qui vit la même chose. » Haruto lui adressa un sourire fier. Comme eux ! Certes, leurs activités étaient diamétralement opposées, mais Ji Hoon avait conscience de ce qu'était un emploi du temps chargé. « Elle trouvera quelqu'un, elle a beaucoup de charme. » Mais pas lui, hors de question. Ji Hoon lui appartenait. Néanmoins, ça, le Japonais ne pouvait pas vraiment le lui dire, pas après s'être promis de ne pas l'étouffer. Buvant une nouvelle gorgée de sa bière, il lui sourit. « J'ai hâte d'y être. » Parce qu'il se disait que plus vite il y serait, plus vite il serait de retour auprès de lui. « C'est la première fois que je pars seul si loin, sans proches pour m'accompagner. C'est un peu l'aventure ! » Généralement, s'il partait, Haruto était accompagné de sa famille ou de ses amis, ou moins de collègues qu'il connaissait depuis un petit moment. « Je vais peut-être y prendre goût. ~ » C'était là seulement une stupide tentative de plaisanterie, soulignée d'une nouvelle rasade de bière. « Tu te sens aussi comme ça, avant de partir ? » Il aimait tellement lorsque Ji Hoon parlait de ses voyages, de ce qu'il avait pu découvrir. Lui souriant amoureusement, Haruto espérait pouvoir lui raconter à son tour de beaux souvenirs qu'il aurait vécu, dans l'espoir d'en créer d'encore plus beau à ses côtés.

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     Dim 27 Mai - 2:01

♡ Haroon ♡

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Ji Hoon savait depuis toujours qu’aimer signifiait s’inquiéter pour ces personnes. Et cela se renforçait encore un peu plus quand il s’agissait de Haruto. Quand cela concernait son petit-ami, il s’inquiétait pour probablement trop de choses, laissait son imagination lui faire voir le pire sans qu’il ne puisse rien y faire. Il l’aimait tellement, n’était-ce pas normal d’avoir des craintes le concernant ? Il avait peur de le perdre de toutes les façons possibles, c’était bien pourquoi ce voyage l’angoissait un peu. Il se savait toujours un peu perdu sans lui. L’an passé, il avait bien pu s’en rendre compte, cette impression de ne plus vivre mais juste de se contenter de survivre, cet obsession permanente à se demander où est-ce qu’il se trouvait, ce qu’il faisait, se faire des films sur sa nouvelle vie d’homme fiancé à une gosse de riche laide… Non, il n’allait plus encore y penser, mais il ne se souvenait que trop bien de sa détresse à ce moment-là, il aurait été prêt à tout pour lui, à tout sacrifier, à tout accepter, si cela signifiait pouvoir être avec lui, près de lui. Ji Hoon ne pouvait s’imaginer qu’à ses côtés, même si dernièrement, il ne le lui montrait pas vraiment, il se rattraperait dès qu’il le pouvait.

Le Coréen comprenait tout à fait l’excitation de son homme, son besoin de voyager, de s’épanouir dans sa carrière, c’était bien pour cela que Ji Hoon l’encourageait, restait derrière lui pour lui faire comprendre qu’il serait là, et qu’il l’admirait beaucoup. Il en parlait beaucoup à sa mère, faisant tout pour qu’elle change d’avis. Il lui disait combien il était brillant, qu’il avait fait de grandes études et qu’il avait un très bon métier en tant que psychiatre. Il avait même essayé de lui expliquer sa thèse sans y parvenir réellement. Mais tant mieux ! Cela prouvait combien elle était complexe ! Et il ne manquait pas d’énoncer ses multiples qualités. Sa gentillesse, sa douceur, sa patience, son humour, son enthousiasme, son optimisme… Il concédait à sa mère qu’il avait des défauts, qu’il avait fait de grosses erreurs mais il lui rappelait bien que tout cela était derrière eux et qu’il ne comptait pas laisser ça briser ce qu’ils avaient ensemble. Petit à petit, l’idée commençait à faire son chemin dans la tête de la génitrice qui n’était plus aussi catégorique à l’égard du Japonais qu’elle commençait à doucement accepter, quand bien même c’était encore dans le rencontrer directement.

Oui, lui aussi avait hâte de voyager à nouveau avec lui, de faire le tour du monde à ses côtés. La prochaine fois que Haruto se rendrait à une conférence comme celle-ci et qu’il y présenterait quelque chose, même s’il n’allait pas comprendre, il voulait être là. Durant sa thèse, Ji Hoon l’avait trouvé incroyable. Si sûr de lui, si charismatique ! Pour sûr que s’ils avaient déjà été ensemble à ce moment-là, il aurait emmené Haruto dans un coin tranquille pour le féliciter comme il se devait et lui montrer l’effet qu’avait eu cette soutenance sur lui. Ses lèvres s’étaient posées sur les siennes avant que cette bonne ambiance ne disparaisse à la confession de son amant. Son regard fuyait était donc par rapport à cette fille qui l’accompagnait ? Haruto avait-il tenté de lui cacher cela ? Le cacher ne rendait-il pas cela encore plus suspect ? Ji Hoon ne savait pas comment le prendre, il ne savait même pas comment réagir, restant bête quand il parlait. S’entendait-il seulement ? La complimenter, le reprendre alors qu’il disait qu’elle était jolie ? Pas seulement jolie, mais tellement plus que ça. Elle, au moins, n’avait pas que ça.

Comment pouvait-il lui lancer autant d’éloges devant lui ? Avait-il si peu de considération ? Un rire nerveux quitta ses lèvres, le mot « brillante » restait coincé dans son esprit, Ji Hoon décida de s’éloigner un peu pour retrouver son calme. La pauvre, il ne manquerait plus qu’on ne la rabaisse en ne la reconnaissant qu’à son physique. Prenant les bières, il souffla profondément avant de revenir au salon, tendant la sienne à Haruto, il s’installa à ses côtés sans le coller, cherchant à savoir plus sur ce fameux programme. Rina était optimiste, Rina était adorable. Ji Hoon reprit une longue gorgée de bière, se contenant pour ne pas la finir d’une traite. Il aurait dû proposer du saké. « C’est mignon, tant de points communs. Optimistes, adorables, perfectionnistes. » Il commençait déjà doucement à réfléchir où est-ce qu’il pourrait cacher son corps. Quelque part où personne n’irait la chercher, évidemment, à l’abris des regards, dans une forêt perdue au fin fond de la campagne Japonaise. C’était une plutôt bonne idée. Ji Hoon voyait d’ici la scène et avait hâte de pouvoir la mettre en œuvre, trinquant avec Haruto à cette brillante idée. Il devrait en faire une thèse, peut-être serait-il tout aussi remarquable.

« Tu sais pas et finalement tu sais ? » Son regard dubitatif se porta sur son petit-ami. Il avait la désagréable impression qu’il n’avait pas envie de tout lui dire, qu’il avait des choses à lui cacher et Ji Hoon détestait ça. Aussi fort qu’il le soutenait, il ne voulait plus le laisser partir. Il ne voulait pas le laisser avec cette fille parfaite, aussi drôle qu’intelligente, belle mais aussi incroyablement brillante. Avec certes des horaires terribles, Ji Hoon le concédait. Mais cela pouvait marcher avec quelqu’un qui avait les mêmes, comme le disait si bien son petit-ami. « C’est sans doute pour ça que beaucoup de couples se forment dans la même profession. Les médecins sont souvent avec des médecins. » Et des professeurs avec des professeurs. Psychiatre avec psychiatre. Cette conversation commençait à bien trop l’agacer et il semblait que Haruto ne voyait rien, continuait ses éloges, continuait cette conversation qui ne pouvait pas bien finir. « Tu m’étonnes. Tu pars en si charmante compagnie. » Avec cette gueuse qui ne méritait même pas de le toucher. Ou, au contraire, qui le méritait un peu trop. Il tentait de lui sourire, de se calmer, mais au fond de lui, tout se mélangeait, c’était la panique, son cerveau allait exploser. « Oui, je comprends, ça m’avait fait pareil quand je suis allé à Paris. » Sans Liang. Il n’était jamais allé aussi loin sans son jumeau, au final, tout s’était bien passé même s’il avait été heureux de rentrer.

Ses yeux se baissèrent, il tenta un rire qui sonnait faux. Y prendre goût. Il allait peut-être prendre goût aux voyages avec Rina. Se dire que c’était de quelqu’un comme elle dont il avait besoin, qui aimait les mêmes choses, qui était adorable, brillante, drôle, intelligente et si belle. Ils formeraient un si beau couple. S’il devait encore tenir son rôle de meilleur ami à la lettre, il lui dirait clairement de quitter l’idiot avec qui il sortait pour se mettre avec elle. « Me sentir comment ? Excité ? Aussi enthousiaste que toi ? Non. » Il se sentait comme ça quad il partait avec sa famille, son frère, ou Haruto. Lâchant un soupir, il finit par vider la bouteille de bière, laissant cette dernière reposer sur la table, il la fixa quelques secondes. « Peut-être que c’est le fait de partir avec une fille comme elle qui te rend aussi heureux ? Drôle, intelligente, belle, brillante, on doit être jaloux de toi à l’hôpital. T’es un petit chanceux ! » Souriant, il alla lui pincer la joue avant de reprendre son visage des plus blasés. « T’as bien fait ta valise ? T’as pensé à y mettre des capotes ? Faudrait pas rater ta chance, tu vas peut-être la pécho. » Oh, oui, quelle belle prise !

Sa langue glissa sur ses lèvres, il fixait Haruto pour voir s’il percutait enfin le problème. « En plus, vous allez vraiment bien ensemble sur les photos, un couple vraiment adorable. » Un si beau couple. Au fond, il jouait à l’idiot, au meilleur ami encourageant, mais il savait bien sans la connaître que cette fille serait parfaite pour Haruto, qu’elle saurait sûrement prendre mieux soin de lui que ne pourrait le faire Ji Hoon. Peut-être même qu’elle parviendrait à le rendre plus heureux. L’amour ne faisait pas tout, il l’avait appris depuis qu’il était avc lui, réalisant qu’une relation amoureuse était bien plus compliquée que ce qu’il avait toujours pu imaginer. « Faudra me raconter tous les détails en rentrant. Si elle est aussi adorable, intelligente, drôle, belle et brillante qu’elle est bonne à tringler. » Posant son bras sur le dossier du canapé, il enfouit sa tête contre la paume de sa main, fixant Haruto avec insistance quelques secondes. « Quoi ? T’as vu comment t’en parles ? J’avais l’impression que tu me demandais de reprendre le rôle du meilleur ami, alors je l’ai fait ? » Ce n’était pas ce qu’il attendait de lui ? « Elle a l’air de te plaire cette fille, on dirait une déesse quand t’en parles, c’est avec elle que ta mère aurait dû te fiancer, tu veux qu’on l’appelle pour lui proposer ? » Il sortit son téléphone et le désigna. Certes, il était jaloux, mais Ji Hoon avait, pour une fois, tout à fait l’impression d’être en son droit. Comment réagirait Haruto s’il parlait d’une autre personne comme si elle était parfaite ? Peut-être n’en aurait-il plus rien à faire, après tout. Il semblait déjà avoir trouvé mieux.

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     Dim 27 Mai - 21:17

♡ Haroon ♡

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Haruto s'était découvert d'un naturel jaloux en commençant à sortir avec Ji Hoon. Peut-être même cela remontait à bien avant. Il avait mis du temps à l'accepter, allant jusqu'à repousser celui qu'il considérait alors comme son meilleur ami. Pourtant, il devait se rendre à l'évidence ; il avait toujours voulu le Coréen rien que pour lui. C'était la première fois qu'il développait une amitié aussi extraordinaire. Aujourd'hui, alors qu'il savait que c'était de l'amour – le plus pur et sincère qui soit – Haruto voulait préserver ça. Le fait de ne vouloir que lui. Mais sans l'étouffer. C'était cependant plus compliqué qu'il ne l'avait d'abord pensé. En effet, il n'avait jamais aimé comme il aimait Ji Hoon. Personne n'avait compté comme lui comptait. Même d'amis, il n'en avait eu de si précieux. Le psychiatre allait jusqu'à se demander s'il avait des problèmes relationnels. Déjà avec ses sœurs, il avait outrepassé son rôle de grand frère. Certes, il devait les protéger, mais il réalisait avoir souvent exagéré. C'était plus fort que lui. Lorsqu'il aimait, le Japonais semblait ne plus savoir se contrôler. Et cela l'effrayait un peu. Jusqu'où serait-il capable d'aller, pour ceux qu'il aimait ? Jusqu'à quel point désirait-il les protéger ? Ses sœurs ne lui avaient jamais rien demandé, Ji Hoon encore moins. Certes, son petit ami aimait avoir son attention, et Haruto lui en donnait autant que possible, mais cela ne faisait pas tout, ne justifiait pas tout.

Etait-ce ce souci relationnel qui l'empêchait de se rendre compte qu'il blessait Ji Hoon ? Ou de comprendre ce que les gens qui l'entouraient lui voulaient ? Bien sûr, il ne pouvait blâmer les autres pour toutes ses erreurs. Au sujet de Rina, il était intarissable. Mais cela ne concernait uniquement ses aptitudes en tant que médecin. Qu'elle soit belle, il s'en fichait, il ne la regardait pas de cette façon. Comment aurait-il pu, quand ses yeux et son cœur ne voyaient que Ji Hoon ? Après la terrible année passée, Haruto ne voulait plus faire de faux pas. Cependant, il semblait que ce soit plus fort que lui. Sa collègue, il s'en fichait. Leurs points communs n'avaient d'importance qu'au travail. Parce que le docteur Kamiya ne la voyait uniquement comme le docteur Itô. Il se demandait même si ce voyage se passerait aussi bien que tout le monde semblait le penser. Il ne la connaissait pas vraiment de façon plus personnelle, autrement. Il n'en voyait pas l'utilité. Et concernant cette discussion qu'il avait avec son petit ami, Haruto ne voyait pas le problème. Et c'était sûrement ça, le souci. Lui qui voulait se montrer plus attentif envers son petit ami, voilà un beau manqué. Ça lui paraissait insensé, que Ji Hoon éprouve de la jalousie envers Rina. Pourtant, s'il y réfléchissait juste un peu, il comprendrait sûrement. Mais là, il restait simplement étonné de l'étrange comportement de Ji Hoon, préférant le mettre sur le fait de son départ prochain.

Recevant sa bière, il ne comprit pas pourquoi son homme restait sur la défensive. Il n'avait pas le choix de partir à ce séminaire ! Lui en voulait-il ? Haruto se promit de se faire pardonner, se disant qu'il devrait réfléchir de façon plus sérieuse aux cadeaux qu'il lui ramènerait de New York. Il eut un rire embarrassé lorsque Ji Hoon souligna les points communs qu'il pouvait avoir avec Rina. L'idée – enfin – commençait à germer. Son cœur paniqua un peu. Le psychiatre donnait une bien piètre expertise en se disant risquer de perdre son petit ami. Et s'il voulait rencontrer Rina ? Et s'il souhaitait en savoir plus, la connaître mieux ? Et s'il cherchait à le remplacer par une femme, au final ? Quel idiot. Parce qu'elle était bien célibataire, à ce qu'il avait crû comprendre. Mais sa réponse ne sembla pas plaire à son homme. Il pourrait lui demander pourquoi cela l'intéressait autant, s'il était idiot. Mais puisqu'il commençait à réaliser, le Japonais se montra raisonnable. « C'est si important que ça ? » Ou peut-être pas. Voilà qu'il continuait bêtement dans ses suppositions. Le célibat de Rina ne les regardait pas vraiment. « Oui, c'est souvent la même profession. Mais pas toujours. » Il lui adressa un sourire qu'il voulut complice, incertain de trouver cette complicité chez son petit ami. Pourquoi devait-il se mettre en couleur ? Haruto sentait qu'il y avait un malentendu, mais ne voulait pas y croire. « Ça aide un peu, oui. » Ce n'était pas vraiment la réponse qu'il avait voulu donner, mais trop d'informations semblaient vouloir se faire connaître. Rina n'était pas plus charmante qu'une autre compagnie qu'il aurait pu avoir. Certes, Haruto était soulagé de ne pas être seul. Il espérait que ce serait ainsi que Ji Hoon comprendrait sa réponse, même s'il en doutait un peu. L'orage commençait déjà à gronder, il pouvait l'entendre de là.

Le changement de sujet ne fonctionna pas vraiment comme il l'avait escompté. Bien sûr, le psychiatre ne deviendrait jamais un baroudeur, un grand voyageur. Il aimait trop son pays, sa ville. Le Japon, Tokyo, c'était son identité. Et s'il aimait voyager, c'était bien évidemment avec Ji Hoon. Personne d'autre. Mais celui-ci était effectivement sur la défensive, prêt à attaquer. Haruto le comprit, mais trop tard. Les yeux écarquillés, il l'écoutait débiter ses bêtises qu'il aurait pourtant dû deviner. Comme si ça lui venait enfin à l'esprit que Ji Hoon puisse se montrer jaloux, le Japonais secoua la tête, tentant de le couper. Il ne s'intéressait pas le moins du monde à Rina, du moins, pas comme son petit ami le sous-entendait. Il se fichait que ses collègues puissent croire qu'une histoire était possible entre eux, puisqu'il savait que cela n'arriverait pas. Ce qui le blessait, alors, c'était la réaction de Ji Hoon. Ce dernier n'avait toujours pas confiance en lui. Cette réalité le frappa d'autant plus cruellement qu'il avait pensé que cela s'arrangeait petit à petit. Visiblement, le Japonais s'était lourdement trompé à ce sujet. S'écartant de sa main qui vint lui pincer la joue, Haruto lui jeta un regard dur. Ravalant sa salive, il cherchait à se remettre de cet affront que lui infligeait son petit ami. Il pensait réellement qu'il pouvait coucher avec quelqu'un d'autre ? S'il l'en croyait capable, cela ne signifiait-il pas qu'il s'en pensait également capable ?

C'était comme si toutes ses facultés de raisonnement étaient mises en stand-by. Comme si son bon sens l'avait quitté. Ji Hoon ne l'aidait pas à réfléchir posément. Les sourcils froncés, le regard noir, il fixait son petit ami sans comprendre. Son attitude le blessait, pire, lui faisait honte. Depuis quand se permettait-il de lui parler de la sorte ? Même lorsqu'il n'avait que le statut de meilleur ami, le Coréen mettait les formes. Certes, Haruto était un adulte que les termes crus ne choquait plus, mais ce n'était pas une raison. « T'as fini ? » Visiblement, non. Haruto souffla fortement du nez, exaspéré par le comportement du Coréen. Le rôle du meilleur ami ? Quelle connerie allait-il encore lui débiter ? « T'es sérieux là, Ji Hoon ? » Posant violemment sa bière sur la table basse, Haruto se retourna vers son petit ami. « T'entends les conneries que tu débites ? [/color]» Il était en colère à son tour. Pour lui, la réaction du Coréen était exagérée. Certes, il pouvait se montrer jaloux, mais à ce point, c'était trop. « Cette fille a l'air de me plaire ? Parce que j'ose la trouver intelligente ? » Et plutôt jolie, certes. Mais dire le contraire serait hypocrite. « Tu me penses vraiment capable de te tromper ? De ''tringler'' cette fille ? » Il détestait ce terme, mais se disait que s'il lui parlait comme lui lui parlait, cela aurait peut-être un peu plus d'impact. Le fait que Ji Hoon ait osé mentionné ses fiançailles l'avait blessé. « T'as pas le droit de remettre sur la table cette histoire à chaque fois. Ça n'a rien à voir ! » Serrant les dents, le Japonais tentait tant bien que mal de retenir la colère qui grondait en lui.

Mais le manque de confiance que Ji Hoon pouvait avoir en lui le blessait cruellement. « Elle ou un autre, j'aurais été tout aussi heureux de partir, tu vois. Rien que pour m'éloigner de toi et de ton attitude de merde depuis que t'as un peu de succès ! » Haruto regretta aussitôt ses mots, mais ne les retira pas. Il avait l'impression d'être constamment sous pression. Que quoi qu'il puisse dire pouvait éventuellement mettre son petit ami en colère. Et il en avait assez de supporter son effronterie grandissante. Il espérait, au fond, que Ji Hoon réalise qu'il allait trop loin. Se redressant, il se leva, attrapant sa bouteille de bière au passage. « Là j'ai plutôt l'impression que t'as presque envie que ça arrive pour te donner une bonne raison de me blâmer. » Buvant rageusement une gorgée de bière, il pointa ensuite Ji Hoon du goulot. « Ou alors, t'as un truc à te reprocher ? » Il plissa les yeux, fixant son petit ami. « C'est vrai, celui qui est entouré de belles nanas prêtes à se faire sauter pour la gloire, c'est pas moi. C'est pas moi qui me rend tous les week-ends à des soirées où y a de l'alcool et peut-être même pire. Tu sais ce qu'on dit sur les mannequins ! »

Haruto allait trop loin, il en avait conscience. Mais cela ne l'arrêtait pas pour autant. « Désolé, honey, ça ne m'est jamais venu à l'esprit. Mais peut-être que maintenant si, puisque tu insistes ? » Il eut un mouvement de tête agacé. Bien sûr, il ne pensait rien de ce qu'il venait de dire. Il aurait cependant peut-être été plus prudent de le signaler à Ji Hoon. « Et toi, alors ? T'y as déjà pensé, hein ? Pour m'accuser si rapidement ? » Il eut un rire sans joie, se dirigeant vers la cuisine, vidant sa bouteille tout en marchant. Il en chercha une autre dans le réfrigérateur, l'ouvrant rapidement et la portant à ses lèvres sans attendre. Il détestait cette situation entre Ji Hoon et lui. Cela le bouffait de l'intérieur. Il en avait assez de se disputer, de se balancer des horreurs. Ils ne méritaient pas ça, mais semblaient incapable de communiquer autrement, ces derniers temps. Comme s'il n'y avait plus que cette colère mal contrôlée qui menaçait de les détruire pour de bon.

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     Mar 29 Mai - 0:18

♡ Haroon ♡

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Aussi dingue que cela pouvait désormais lui paraître, lui aussi pouvait être jaloux. Ji Hoon ne l’avait jamais été, parce qu’il s’était toujours considéré au-dessus du lot, au-dessus des autres, il pensait être une bénédiction pour ce monde et qu’il faisait une faveur à n’importe quelle personne à qui il accordait sa divine attention. Cependant, avec Haruto, cela avait changé, parce qu’il réalisait qu’il ne le méritait pas forcément, qu’il avait certaines lacunes, que son monde était trop différent du sien. Il avait peur de mal faire les choses, qu’il finisse par s’ennuyer avec lui. Pouvait-il parler de lui avec autant d’enthousiasme ? Le décrire comme il le faisait avec Rina ? Il n’avait jamais rien fait de si impressionnant, il n’était pas brillant, et il se perdait rapidement quand la conversation devenait trop élaborée. Le sa vie, il n’avait jamais terminé un livre, à l’école, Liang lisait pour deux. Il lisait, oui, des manga pour essayait d’apprendre les kanjis, pour se familiariser aux caractères japonais, mais cela n’allait pas plus loin. Il prenait parfois les livres de Haruto mais finissait décourager à la première ligne, le remettant à sa place pour plutôt aller à la salle de sport et oublier ça.

Et si un jour, Haruto en avait assez de tout ça ? S’il réalisait soudainement avoir besoin d’une personne plus érudit à ses côtés, avec qui avoir de longues conversations sur la médecine, la littérature ou il ne savait quoi encore ? Quand il parlait ainsi de Rina, Ji Hoon prenait conscience que ce n’était pas avec lui qu’il devrait être, mais bien avec elle. Avec une femme qui semblait assez forte et indépendante, qui avait de l’esprit, de l’humour, qui était intelligente, brillante. Qui prendrait mieux soin de lui, saurait le combler comme il ne le pourrait jamais. Avec elle, il pouvait se marier, faire des enfants, avoir une vraie vie, une vie qu’il attendait peut-être. Sûrement allait-il trop loin, mais il paniquait, il imaginait le pire, s’imaginait déjà devoir vivre sans lui. Le Coréen se détestait d’être comme ça, de se montrer si peu sûr de lui quand cela concernait son homme, cette impression récurrente qu’il y avait dehors des milliers de personnes qui mériteraient plus sa place que lui. Ce présentiment qu’un jour, tout serait terminé à cause de tout cela, qu’il finirait par avoir besoin de plus, qu’il trouve ailleurs ce qu’il ne pouvait pas avoir chez lui.

Oui, pour lui, c’était important qu’elle ait quelqu’un, parce que Ji Hoon avait absolument besoin de se rassurer, de se dire qu’elle était en couple, heureuse, qu’elle n’essaierait pas d’aider Haruto à pendre conscience qu’il pouvait avoir beaucoup mieux avec elle. Cependant, il ne parvenait pas à dire à voix haute ce qu’il pensait, il craignait tout autant qu’il le réalise comme ça. Et si il y réfléchissait et se disait que finalement, oui, Ji Hoon avait raison ? « Presque toujours. » Il abusait mais c’était l’impression qu’il avait. Il voyait beaucoup de couple se former au travail. Dans les studios, quelques couples travaillaient ensemble, il se disait que ça devait être partout pareil. Haruto lui avait déjà parlé de quelques couples à l’hôpital. C’en était sûrement trop pour lui, il ne put s’empêcher de parler, de dire des bêtises plus grosses que lui. C’était maladroit, c’était bête, mais il paniquait et creusait sûrement déjà sa propre tombe. Avant, il était si assuré, savait quoi dire, comment s’y prendre et voilà qu’il parlait comme un idiot, qu’il voyait le regard de son petit-ami se durcir sans quel cela ne le stoppe pour autant. C’était comme si sa bouche parlait toute seule, comme si son corps agissait sans lui demander son avis. Il était idiot, mais sur le moment, il n’y pensait même plus.

Il avait fini, oui. Son regard se glissa dans celui de son homme, il resta silencieux, lèvres pincées. Oui, il était sérieux. Sérieusement jaloux et désespéré. C’était certes des conneries, mais il espérait que Haruto réalise, qu’il prenne conscience de l’admiration démesurée qu’il avait pour cette fille, qu’il en parlait comme un lycéen évoquait son crush. Ji Hoon était prêt à parier qu’il parlait comme ça de sa Sensei à l’époque. « Intelligente ? Mais tu t’entendais quand t’en parlais ? » Il ne disait pas seulement intelligente ! Devait-il reprendre les termes qu’il avait utilisé. Cependant, il n’eut pas le temps de riposter, alarmer par la soudaine colère de son petit-ami. Non, il ne le pensait pas capable de le tromper. Il le pensait capable de le quitter pour elle, parce que ce serait sans doute la meilleure chose à faire. Ses yeux se baissèrent, il avait soudainement l’impression d’avoir du mal à réfléchir, un rire sans joie quitta ses lèvres. Si, il avait le droit de remettre ça sur la table. Parce que Ji Hoon restait persuadé que s’il avait pu le quitter si facilement une fois, il pourrait le refaire sans mal.

Ses mots le blessaient encore davantage. Ses yeux se posèrent sur lui en l’entendant reprendre. Son attitude de merde. C’était ce qu’il pensait, alors ? Il était content de partir. Il en avait assez de lui. Sa bouche se tordit un peu, il préféra ne pas répondre. Il ne saurait même pas quoi répondre. Il le laissait l’attaquer en retour. Il n’y comprenait rien, il ne le comprenait pas. N’essayait sûrement même pas. Il fut choqué de l’entendre essayer de lui renvoyer la balle. Quelque chose à se reprocher ? C’était un peu gonflé de sa part. Yeux ronds, il le fixa pour voir s’il s’était mis soudainement à plaisanter. Visiblement non. Il pensait vraiment qu’il disait cela pour que Haruto avoue et se donner bonne conscience ? C’était l’hôpital qui se moquait de la charité ! « Non ? Dis-moi, on dit quoi sur les mannequins ? » Quelle opinion avait-il de lui désormais ? Que pensait-il de tout ça, au fond, sincèrement ? Ji Hoon avait peur de savoir. Sa langue glissa sur sa lèvre, il regrettait d’avoir libéré sa soirée, il regrettait de lui avoir posé la question, de s’être inquiété pour lui.

Désormais, il y pensait, à le tromper ? Son regard se plongea dans le sien, il tourna la tête, lâchant un soupir. Le Coréen ne répondit pas à sa nouvelle attaque, sortant son téléphone pour regarder l’heure. Il préférerait être n’importe où plutôt qu’ici. Il ne regarda pas Haruto disparaître dans la cuisine, fixant droit devant lui. il était blessé, les paroles de Haruto résonnait dans sa tête, lui faisait mal. Il avait envie de hurler, de pleurer, de tout casser mais restait là, désespérément silencieux. Il était perdu, ne savait plus quoi penser. Jamais le Japonais ne s’était emporté comme ça. Et si cela cachait une part de vérité ? Et si au fond, il s’intéressait réellement à elle et était sur la défensive car il refusait de l’admettre ? Peut-être en avait-il déjà vraiment assez de lui ? Cela expliquerait ses nombreux reproches. Lentement, il quitta le canapé, s’avançant dans l’appartement pour récupérer son gilet. Il se retourna vers Haruto lorsque ce dernier apparut à nouveau. « Je prends mon attitude de merde et je vais voir si ma famille la supporte encore. » Hors de question de rester là plus longtemps. Prenant sa laisse, il appela Kimyaki. « Je reviendrais demain, quand tu seras parti, pour m’occuper de Takochi. » Il n’était pas cruel, il n’allait pas emporter les deux petits chiens avec lui, même s’il en avait envie.

« Tu sais quoi Haruto ? T’es peut-être un bon psychiatre d’après ce qu’on dit, brillant ouais, mais t’es juste sacrément con. Tu comprends jamais rien. » Tout ce qu’il demandait, c’était qu’il le rassure un peu. Qu’il lui fasse comprendre qu’elle ne comptait pas, qu’il ne s’intéressait pas à elle, ou du moins, en dehors d’un plan professionnel. Il aurait dû s’entendre, mais ce n’était pas possible, c’était comme s’il ne réalisait pas. Qu’il n’avait pas conscience de comment est-ce qu’il en avait parlé, avec ses grand yeux brillants d’admiration. « Tu t’entends sûrement pas parlé, tu réalises sûrement pas. Je devais faire pareil, te parler d’une fille comme tu m’as parlé d’elle, tu comprendrais peut-être. » Mais il ne réalisait pas, parce qu’il était aveuglé par son admiration pour cette idiote. Comment pouvait-il ne pas le voir ? Que devait-il faire ? Le lui répéter, le secouer ? Ses yeux ne le lâchaient pas. Il lui sourit légèrement. « Qu’est-ce que je dois penser ? Quand tu me parles de cette fille brillante, drôle, intelligente, si belle ? Surtout que bizarrement, tu commences à les suivre dans ces séminaires depuis qu’elle a débuté ? » La coïncidence était trop étrange pour être innocente. Le réaliser le blessa un peu plus. La vérité, ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance en Haruto, mais bien en lui-même. Il n’avait pas confiance en lui face à elle, pas confiance de pouvoir le garder.

Fermant les yeux pour se calmer, il secoua la tête, comme s’il tentait de se reprendre. « C’est toi qui a jamais eu confiance en moi, encore moins ces derniers mois, avec tous tes sous-entendus sur les mannequins, sur ces soirées. » C’était comme s’il était persuadé que cela arriverait, qu’il suffisait qu’une fille se frotte un peu à lui pour céder. Il se demandait s’il le voyait encore comme ça. Il en avait assez de ces disputes, assez de devoir se battre avec lui en permanence parce qu’il ne le comprenait pas. Il se sentait encore plus angoissé qu’avant, mais ne voulait lui faire le plaisir de lui montrer. Hors de question. « Tu sais quoi ? Fais ce que tu veux, si maintenant ça t’est venu à l’esprit. J’ai plutôt l’impression que c’est toi qui essaie de te donner bonne conscience en étant sur la défensive. » Se baissant, il attacha Kimyaki. « De nous deux, je crois pas que je suis celui qui a quelque chose à se reprocher. » Il ne l’avait jamais trompé, jamais trahi, et ne comptait pas le faire. Respirant profondément, il jeta un dernier regard à Haruto. « Envoie-moi un message quand t’arrives demain, après, fais ce que tu veux. » Il ne voulait pas apprendre en direct ce qu’il faisait avec cette fille, la décision qu’il avait prise. Il ne voulait pas être témoin du moment où il réaliserait qu’il n’avait plus besoin de lui. Que leur merveilleuse histoire d’amour, il la vivrait en réalité avec une autre personne.


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     Mer 30 Mai - 1:07

♡ Haroon ♡

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Dès l'instant où il avait accepté ses sentiments pour Ji Hoon, Haruto avait crû en leur histoire. Aussi incroyable, aussi extraordinaire pouvait-elle être. Un amour comme le leur, après tout, ne pouvait qu'être exceptionnel. Bien sûr, il s'était immédiatement douté qu'elle ne serait de tout repos. Qu'ils  devraient faire face à nombre de difficultés. La première ? Que son meilleur ami l'accepte tout autant. S'embrasser fougueusement, à l'abri de son appartement, ne constituait pas une histoire à proprement parler. Rapidement, le Japonais avait compris qu'il en voulait plus. Qu'il le voulait lui, tout entier, avec les difficultés et les épreuves qui se profilaient déjà à l'horizon. Haruto avait enfin compris ce que cela pouvait signifier, aimer. Tomber amoureux pour la première fois de sa vie lui avait fait prendre conscience qu'il était encore ignorant de bien des choses de la vie. Qu'il avait tant à découvrir, et qu'il voulait que ce soit avec Ji Hoon. Ce dernier ne savait peut être pas combien il comptait pour lui. C'était beaucoup plus qu'une simple histoire, que deux personnes qui s'aimaient. Haruto savait que cet amour valait la peine d'être vécu, et surtout, qu'il devait le protéger. Un amour aussi fort que fragile. Mais justement, n'étaient-ils pas préparés ? Ils avaient traversé des nombreuses épreuves, et se retrouvaient toujours là, ensemble. N'était-ce pas là la plus jolie preuve ?

Haruto y croyait encore, ne pouvait s'imaginer perdre ce qu'ils avaient. Il pensait sincèrement que leurs différences était leur force. Que c'était grâce à elles que leur couple était ce qu'il était. Il n'avait pas envie de se retrouver avec quelqu'un qui lui ressemblait. Ce serait profondément ennuyeux. Ji Hoon était sa lumière dans l'obscurité, son phare dans le brouillard. Il avait besoin de lui, pour bien des raisons. Tant mieux si la majorité des couples se formaient sur leurs lieux de travail ? Pour le Japonais, cela signifiait simplement que leur vie devait être ennuyeuse. Avec son petit ami, lui n'avait pas le temps de s'ennuyer. Et son travail, il préférait le laisser derrière lui une fois de rentré à la maison. Peut-être étaient-ils l'exception confirmant la règle ? Il ne savait pas, s'en fichait un peu. Pourquoi comparer leur histoire incroyable à celles qui n'étaient qu'ordinaires ? Néanmoins, le nœud du problème ne résidait pas là. Ce n'était pas de savoir si leur histoire valait mieux que les autres – même si c'était clairement le cas. Le souci était ailleurs, mais le Japonais ne percutait pas encore tout à fait. Pourquoi sentait-il une dispute approcher, alors qu'il partait le lendemain, à des milliers de kilomètres de son homme ? C'était comme s'ils ne savaient plus faire que ça, ces derniers temps, et cela le peinait énormément.

D'accord, peut-être était-ce de sa faute aussi. Non, clairement, Haruto savait qu'il avait ses torts, qu'il ne pouvait blâmer Ji Hoon pour ces disputes qui éclataient toujours, au bout d'un moment. C'était comme s'ils étaient perpétuellement sous tension, et que la moindre remarque de travers menaçait de tout faire éclater. C'était pénible, et le Japonais paraissait totalement impuissant face à la situation. Lui-même trouvait sa patience bien courte, s'énervant rapidement, réagissant au quart de tour lorsque Ji Hoon lui faisait la moindre remarque désobligeante. Mais avait-il vraiment raison de s'agacer face à ses réactions ? De lui lancer ces piques qui n'avaient pas lieu d'être ? Les sous-entendus de son petit ami l'avaient clairement blessé. Tromper Ji Hoon lui semblait totalement absurde. L'idée ne lui avait jamais traversé l'esprit. L'erreur de l'année précédente était le plus proche de la tromperie dont il avait pu faire preuve. Mais le Japonais avait appris de son erreur. Ou du moins le croyait-il. Rina était intelligente, certes jolie et drôle, mais ce n'était pas le plus important, pour lui. Il ne la voyait que comme une simple collègue, avec qui il avait la chance de bien s'entendre. Mais c'était tout. Et le fait que Ji Hoon ne lui fasse pas confiance à ce propos le blessa, mais le mit également en colère. Et les mots affluaient, durs et blessants. Au fond, Haruto savait qu'il se montrait cruel, mais c'était comme plus fort que lui. Toute sa frustration des derniers jours éclatait sous forme verbale, accusant le Coréen de ses maux.

Des mots qu'il ne pensait pas, du moins, pas aussi violemment, et pas vraiment de cette façon. Bien sûr que non, il ne pensait pas à tromper Ji Hoon. Même après ses accusations. Ce n'était que son intégrité attaquée qui réagissait, ripostant bêtement en renvoyant la bombe dans le camps adverse. Une attitude bien puéril qui ne lui ressemblait pas le moins du monde. Alors oui, Haruto avait besoin de s'éloigner, mais il se sentait également énormément peiné de se retrouver si loin de l'homme qu'il aimait. Secouant la tête, il réfuta ses propres paroles, refusant de dire tout haut ce que tout le monde pensait des mannequins. Il ne voulait pas s'imaginer Ji Hoon dans une orgie, entouré d'alcools et de drogues. Alors oui, il était en colère, mais ce n'était pas vraiment envers son homme. C'était envers lui-même, de ne pas être capable de comprendre ce dont ce dernier avait besoin qu'il fasse pour le rassurer pour de bon, pour lui faire comprendre qu'il n'y avait que lui. Pour retrouver cette confiance brisée et perdue depuis trop de mois. Trop longtemps. Haruto était en colère contre lui-même de se montrer si idiot. Pourquoi ne comprenait-il pas ? Pourquoi devait-il toujours tout gâcher ?

Sa bière en main, il fut bien incapable de rétorquer quoi que ce soit, dans un premier temps. La colère ne retombait pas. Dans son panier, Takochi releva la tête en entendant son nom et en voyant qu'on appelait Kimyaki. Trop énervé, le Japonais ignora le regard implorant qu'elle lui lança. Non, ils ne partiraient pas en promenade tous les quatre avant un bon moment, Haruto le sentait. Les paroles de Ji Hoon le blessèrent au plus profond de son être. Les dents serrées, il ruminait. Son petit ami avait mis le doigt sur un sujet sensible ; sa vocation. Il encaissa tant bien que mal le sous-entendu. Le Japonais avait toujours pensé à devenir psychiatre. Il avait longtemps observé le monde, pensant alors avoir compris l'être humain. Mais celui-ci restait complexe, et il semblait même avoir encore beaucoup à apprendre. Spécialement en ce qui concernait Ji Hoon. « De quoi tu m'accuses, exactement ? De complimenter objectivement une collègue ? Et quoi, je devrais dire à mes supérieurs d'envoyer quelqu'un d'autre à ces séminaires sous prétexte que mon petit ami est un jaloux paranoïaque ? » Haruto savait qu'il y allait un peu fort, et que ses propos n'étaient pas forcément justifié. D'accord, il s'était un peu emballé en ce qui concernait Rina, mais cela n'avait rien à voir avec une quelconque attirance, physique ou sexuelle.

« Tu ne me rassures pas vraiment. Tu n'imagines même pas ce que c'est. Toi, tu n'as pas besoin de me dire que tu trouves tes collègues belles, je le vois de mes propres yeux. Est-ce que tu as seulement idée de ce que ça fait, que de t'imaginer entouré de toutes ces filles, à longueur de journées et de soirées ? Certaines doivent même te côtoyer plus longtemps que moi ! » Haruto chercha le courage dans une nouvelle gorgée de bière. « T'es sérieusement injuste, là. » Il eut un rire sans joie, reniflant furieusement. « C'est toi qui ne comprends rien. » Pourquoi Ji Hoon ne saisissait-il pas la détresse du Japonais ? « Parfois, je me demande si tu n'aurais pas préféré que je me la tape. Histoire que tu puisses continuer à avoir une bonne raison pour m'en vouloir. J'ai l'impression que tu regrettes qu'on se soit remis ensemble si vite. » Trop long pour lui, mais peut-être que pour son homme, c'était effectivement trop rapide. « T'es clairement pas prêt à me pardonner, hein ? Tu vas me ressortir cette histoire encore longtemps ? Et la prochaine étape c'est quoi, pour faire passer la pilule, tu dois me faire la même chose ? » Haruto but une nouvelle gorgée de bière, et une autre. « Alors oui, peut-être qu'en me disant ça, j'en viens à douter. De moi, de toi.[/color] » Principalement de lui-même. « Après tout, j'en sais des choses sur toi et tes relations avec les femmes. » La bière qui coulait dans sa gorge semblait déjà intoxiquer son sang, embrumer son esprit. C'était comme si Haruto ne se contrôlait plus.

« Ce que je veux, vraiment ? » C'était un terrain glissant, mais il s'y engagea. Bêtement. « Alors quoi, je suis autorisé à te tromper ? Tu veux quoi, une relation libérée ? » Haruto écarta les bras, comme pour le mettre au défit. S'il se voyait, il se trouverait bien ridicule. « T'as raison, j'suis vraiment con. Trop con, à essayer de te rassurer depuis des semaines, à chercher à passer du temps avec toi, à vouloir que notre couple marche et avance. J'ose complimenter une collègue, et tu m'accuses vouloir la tringler. Peut-être que je comprends rien, mais toi, sérieusement, t'es pas mieux. Je fais tout pour me racheter, mais ça ne te satisfait jamais. » Cette peur de le perdre, de devenir trop ennuyeux pour lui, qu'une vie de célébrité éclipserait peut-être, un jour. Ji Hoon ne semblait pas voir ce qu'il se tramait, ce que Haruto ressentait. Il le voyait s'éloigner, et il craignait ne plus pouvoir le rattraper. Combien de temps encore avant que cela ne soit trop tard ?

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     Jeu 31 Mai - 0:07

♡ Haroon ♡

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Cette soirée était un véritable cauchemar et Ji Hoon regrettait sincèrement la façon dont tournait tout cela. Bien évidemment, il savait que c’était de sa faute, qu’il avait été méchant et maladroit, mais Haruto n’avait pas le droit de lui réponde ainsi, il n’avait pas le droit de dire ce genre de chose et de s’énerver ainsi. Il s’inquiétait, il avait juste peur de le perdre, peu de le voir disparaître avec quelqu’un de mieux, quelqu’un de bien, quelqu’un qui pourrait le mériter et qui le rendrait heureux. Le Coréen était persuadé que cela pourrait leur arriver un jour, parfois il y pensait, quand il regardait Haruto, quand il lui souriait. Méritait-il vraiment de recevoir ce si beau sourire ? Méritait-il son affection ? Ses petites attentions ? Certainement pas. Mais ce serait ridicule de le lui dire, ridicule de lui partager tout cela, parce qu’il dirait que c’est stupide, qu’il se faisait des idées, quand bien même Ji Hoon restait persuadé que ce n’était pas le cas. Qu’il pouvait trouver mieux, qu’il devrait avoir mieux. Mais son petit ami ne semblait pas comprendre sa détresse, ne semblait pas l’entendre. Il criait plus fort, était énervé, et le Coréen pouvait comprendre.

Il comprenait qu’il avait peut-être raison au fond, que c’était bien pour ça que son homme était sur la défensive. D’ordinaire, il réfléchissait un peu, savait voir au-delà, mais il semblait que cette fois, il en était incapable, il ne parvenait pas à s’arrêter, tapant totalement à côté de son message de base, ne l’écoutait même pas. Installé sur le canapé, il l’écoutait se prendre une autre bière, se demandant comment est-ce que cela avait pu dégénérer aussi vite. Au fond, en ce moment, ça arrivait plutôt souvent, ces disputes. Comme s’ils n’arrivaient plus à se parler, que la communication était totalement rompue entre eux. Et si quelque chose était brisé ? Et si Haruto en avait assez de lui et de son « attitude de merde » ? Et si, progressivement, le Japonais se détachait de lui, commençait à l’aimer moins, à perdre cet amour exceptionnel qui les unissait ? Ji Hoon voulait croire que ce n’était pas possible, mais, pourquoi pas ? Cela expliquerait son manque de patiences, ces réactions au quart de tour, cette façon de lui parler, de se sentir toujours attaqué. Sa ferveur qu’il avait pour défendre celle qu’il appelait une simple collègue alors que c’était une toute autre impression qu’il donnait.

Enfilant son gilet, il essayait de lui faire comprendre, il tentait de lui faire entendre ce qu’il ressentait, qu’il prenne conscience de ses mots, de son attitude, mais une fois encore, cela ne semblait pas passer, une fois encore, Haruto ne l’entendait pas, c’était comme s’il était désormais totalement impossible de l’atteindre. C’était comme si tout empirait. Un rire consterné quitta ses lèvres en entendant ce qu’il avait à rétorquer. Complimenter objectivement une collègue. Il pouvait le concevoir, mais ça allait au-delà du professionnalisme, au-delà d’un simple compliment sur son travail, il y avait également compliment sur la personne. Haruto admirait cette femme, si ce n’était pas plus. « Jaloux paranoïaque ? » Manque de chance, ça, il l’avait très bien compris. C’était ce qu’il pensait qu’il était ? Son petit-ami, jaloux paranoïaque. Souriant comme s’il venait d’entendre la chose la plus absurde au monde, il croisa ses bras sur son torse, fixant un point invisible à sa gauche. C’était tout dans sa tête, il était juste… Paranoïaque. Heureusement qu’il se tapait un psychiatre pour qu’il lui fasse des diagnostiques aussi stupides. Pinçant les lèvres, il laissa passer, il ne tenta pas de riposter, il voulait juste s’en aller, tenant fermement la laisse de Kimyaki entre ses doigts.

C’était de pire en pire. Ji Hoon aurait dû claquer la porte pour lui éviter de continuer. Oui, il était entouré de jolies filles. Et alors ? Qu’est-ce que cela avait avoir ? Quel était le rapport ? Qu’est-ce qu’il en avait sérieusement à faire de ces filles ? Elles étaient jolies, il avait eu des jolies filles autour de lui toute sa vie, si c’était ce qu’il voulait, pourquoi être avec Haruto ? Le problème de ces filles, c’est qu’à ces yeux, elles n’étaient que ça ; jolies. Elles n’avaient rien de plus, rien qui animait chez lui l’envie d’en parler avec passion d’évoquer leurs qualités et les petites choses qui faisaient d’elles des personnes vraiment intéressantes et charmantes. Pas comme sa collègue. Non, il n’était pas injuste, il était face à un mur qui n’acceptait de voir que ce qui l’arrangeait, qui tapait complètement à côté de la conversation, qui lui donnait l’impression de vouloir au contraire empirer les choses. Son regard noir vira vivement sur lui. Préféré qu’il se la tape ? Pour continuer à le blâmer ? C’était le bossu qui se moquait du dromadaire. Pourquoi refusait-il de comprendre ? Pourquoi se montrait-il si obstiné à rester dans son déni, penser que le problème était encore là, à ces fichues fiançailles ? Ji Hoon ne pouvait en avoir moins rien à faire de tout ça.

« Te faire la même chose ? » C’était totalement aberrant. Haruto n’avait-il vraiment rien à dire pour trouver des idioties pareilles à lui dire ? Le pire semblait être qu’il ne voulait pas s’arrêter en si bon chemin. Il doutait, d’eux. Sa bouche se tordit dans un rictus. La pique qui suivit était sans doute de trop. Ji Hoon déchanta en réalisant que tous ces mois ensemble étaient inutiles, qu’il avait beau faire de son mieux, se surprendre lui-même en ne voyant que lui, en lui était fidèle et stoppant ses idioties, que tout ça n’avait aucun sens. Puisqu’il continuait de le voir comme il était avant, il continuait de lui prêter cette réputation sulfureuse et égoïste, de séducteur, d’infidèle. C’était sans fin, le serpent qui se mordait la queue, que pouvait-il bien faire de plus ? Sans doute rien. Ses mains tremblait un peu, il serra plus fort la laisse, Kimyaki s’étant couché à côté de lui. Il ne reconnaissait plus Haruto, il avait l’impression de ne plus reconnaître l’homme qu’il aimait. « Alors c’est ça que tu veux ? » Son ton se montrait affliger. Ce qu’il voulait vraiment, c’était pouvoir le tromper, avoir une relation libérée ? Il savait bien que c’était probablement un lapsus, que Haruto n’avait pas voulu le dire comme ça, mais sans doute que cette erreur montrait ce qu’il souhaitait au fond de lui.

Lentement, il pencha la tête en arrière, souriant légèrement en le laissant finir. « Tout pour te racheter ? T’as fait quoi exactement ? A part essayer de montrer combien t’es parfait et qu’à côté je suis qu’un connard qui te néglige en faisant pas assez attention à toi ? » Un homme à femme, entouré des plus belles femmes de Tokyo et d’ailleurs, un homme qui pouvait forcément avoir qui il voulait, qui l’avait abandonné durant quelques soirées pour des conquêtes d’un soir. « Ça va faire deux putain d’année que je pense qu’à toi, regarde que toi et vis quasiment que pour toi. Même quand tu m’as quitté comme si j’étais la dernière merde sur terre, j’ai pas réussi à aller voir ailleurs et c’est TOI qui veut me parler de ça ? De ma relation avec les femmes ? De TE rassurer ? » C’était un peu fort. « Mais qu’est-ce que tu fais avec moi ? Hein ? Non, sérieusement, pourquoi est-ce qu’on est ensemble ? T’es le seul à faire des efforts, t’es irréprochables, je te rassure pas, j’ai une attitude de merde ? Mais pourquoi tu me quittes pas ? Tu serais tellement mieux tout seul ! Au fond, c’est pas ce que tu veux ? » A partir du moment où il voudrait éventuellement le tromper – il l’avait trop évoqué pour que ce soit innocent – Ji Hoon préférait à la limite que leur relation prenne fin. Ça lui ferait moins mal.

« Y a que le physique qui compte ? » Il le fixa intensément quelques secondes, comme pour y déceler une once de réponse, voir s’il trouverait quelque chose à redire. Tous les deux savaient bien que non. « En admettant que t’en aurais vraiment quelque chose à faire, on va prendre un exemple. Je travaille avec deux femmes. » Il joint ses mains devant lui, attendant que Haruto puisse bien avoir l’image en tête. « L’une est vraiment très belle. Hyejeong de AOA ? Plus belle que ça encore. » Ji Hoon doutait que cela puisse être possible mais pour l’exemple, on allait concevoir une personne bien plus jolie. « L’autre est normale, ni laide, ni belle, mais elle me fait rire, on partage les mêmes centre d’intérêt, quand j’en parle, on a vraiment l’air très proche, j’ai vraiment l’air d’adorer cette fille. » Il continua de fixer Haruto quelques secondes. « C’est laquelle des deux qui te ferait sentir le plus mal ? Qui te ferait peur ? » Il espérait que cette fois, il ne se montre plus aussi idiot et ait un élan de lucidité.

Lentement, sa langue glissa sur sa lèvre. Tout tournait dans sa tête, si vite, trop vite. Le physique ne faisait pas tout, au fond, ça ne faisait pas grand-chose quand il y avait une réelle connexion entre deux personnes. Comme entre eux. Ce n’était pas son physique qui l’avait charmé mais bien tout le reste, et c’était bien pour ça qu’il craignait cette fille, parce que selon lui, c’était bien ça l’amour. Il n’avait pas peur qu’il le trompe. « Je te parle pas de sexe, je te parle d’amour. » Son regard fuya le sien, il ne put contenir un rire dépité, secouant légèrement la tête. Il avait l’impression de perdre son temps. « Tu pense que j’ai que ça à faire ? Espérer que tu couches avec elle pour pouvoir t’en vouloir ? Avoir envie de perdre du temps après en avoir trop perdu déjà ? » Ces mois loin de lui avaient déjà été bien trop long pour en supporter d’autres. « C’est toi qui m’a jamais fait confiance. Tu dis que c’est en les autres, en ces filles, mais la vérité, c’est que t’as juste pas confiance en moi. » Pourtant, il avait tout fait pour avoir sa confiance, au début, il avait passé de longues heures à vouloir le rassurer, à lui prouver qu’il l’aimait, qu’il ne voulait que lui. Qu’il était le seul. Que Ji Hoon était sincère. Ses yeux se baissèrent, il se sentait submerger par ses émotions mais parvenait à se tenir, levant la tête vers Haruto. « C’est moi qui me demande ce qu’on fait encore ensemble. » S’il n’arrivait toujours pas à lui accorder sa confiance, s’il n’arrivait pas à croire en lui, s’il gardait cette image de lui. « Takochi ? » La petite chienne bondit sur ses pattes, courant vers lui pour sautiller sur sa jambe. Ji Hoon lui accorda une caresse avant de l’attacher également. « Je pense pas revenir le temps que tu seras à New York, je l’emmène ce soir. » Et tout seul, il aura sûrement le temps de réfléchir à tout ça. Réfléchir à leur couple, à la façon dont il le voyait. A cette fille, probablement. Ji Hoon ne voulait pas le savoir, comme un condamné qui attendait sa sentence.


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Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
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     Ven 1 Juin - 0:49

♡ Haroon ♡

Everything isn’t going to be easy, but I’ll protect you, for life. This love, this love, it will never end


Haruto regretterait longtemps les mots qu'il aurait ce soir, il le devinait sans vraiment chercher à le comprendre. A savoir pourquoi il se montrait si cruel envers celui qu'il aimait. Ne devrait-il pas se calmer, s'excuser ? Ça semblait si simple. Et pourtant. Depuis quand était-il devenu sourd à la détresse de Ji Hoon ? La sienne était sûrement dérisoire, à côté. Mais il ne pouvait s'empêcher de parler, de balancer ces horreurs. Parce qu'il se sentait blessé, lui aussi. Parce qu'il avait peur. Peur de perdre son petit ami, peur de perdre la seule personne qui comptait vraiment à ses yeux, de façon si incroyable qu'il peinait encore à croire que c'était vrai. Qu'il vivait réellement tout ça. Cet amour si puissant. Trop, pour lui ? Le Japonais se demandait souvent s'il méritait vraiment de vivre cette histoire. Et ce qu'il se passait actuellement entre eux ne le rassurait pas vraiment à ce sujet. Les reproches de Ji Hoon étaient-ils fondés ? Ne comprenait-il vraiment rien à rien ? Pour un psychiatre, voilà qui la foutait plutôt mal. S'il n'était pas capable de comprendre la personne qu'il aimait le plus au monde, de quel droit pouvait-il se targuer d'être un bon psychiatre ? Bien sûr, il s'était toujours juré de ne pas psychanalyser le Coréen, mais cela ne signifiait pas pour autant ignorer ses sentiments. Depuis quand Haruto était-il devenu si insensible ? Avait-il seulement un jour compris Ji Hoon ?

Le jaloux paranoïaque, c'était bien lui. Avant de sortir avec Ji Hoon, Haruto ne l'avait jamais été. Au mieux, il ressentait de l'agacement, au pire, de l'indifférence. Mais se mettre mal juste en s'imaginant la personne aimée trop bien entourée ? Ça ne lui était jamais arrivé. Rien que de penser à toutes ces belles femmes entourant son petit ami le rendait malade de jalousie. Il s'imaginait ces filles fantasmant sur le beau Coréen, essayant alors de le séduire. Néanmoins, au fond, il savait très bien que ce n'était pas ça le problème. N'importe qui serait jaloux pour Ji Hoon, jusqu'à ressentir cette égoïste envie de le garder rien que pour soi. Non, le souci était plus grand, plus vicieux. Moins glorieux, et carrément honteux. Il posait une grande question sur la façon dont Haruto voyait son homme. Le pensait-il capable de le tromper ? De but en blanc, il répondrait bien que non. Ji Hoon ne lui ferait jamais une chose pareille ! Mais une vilaine voix lui susurrait à l'oreille, lui rappelant la façon d'être du Coréen, à l'époque où ils s'étaient connus. Le psychiatre savait qu'il ne devrait faire attention à ça, que le passé restait le passé, que c'était différent. Leur histoire n'avait rien à voir avec ces coucheries dont son meilleur ami était habitué, fut un temps. Il l'aimait, ils s'aimaient. D'un amour profond et sincère. Ils formaient un couple aux différences marquées, et pourtant harmonieux. Un couple bravant toutes les difficultés, les surmontant malgré tout.

Tromper Ji Hoon ne lui était bien évidemment jamais venu à l'esprit. Haruto n'en éprouvait pas la moindre envie, que ce soit avec Rina ou une autre personne. Au contraire, il avait même trompé Min Ah avec lui. Et justement, qu'est-ce que cela pouvait bien signifier à son propos ? Le Japonais ne savait plus quoi penser de lui-même. Et s'il était vraiment une personne cruelle ? Il aimait Ji Hoon. Mais alors, pourquoi le faire souffrir ainsi ? S'il s'agissait d'une autre personne traitant son homme de cette façon, il savait qu'il lui en voudrait et ferait tout pour qu'elle regrette. Il n'avait donc pas le droit de lui balancer toutes ces choses. Ces mots lui pesaient cruellement sur le cœur, lui tordaient le ventre. Ça ne lui ressemblait pas. Ou peut-être que si ? Que c'était justement ce qu'il était, au fond ? Blâmer son homme pour cacher ses propres fautes ? Ce dernier avait sûrement raison d'être en colère, de lui reprocher tout ça. Baissant les yeux devant son hilarité froide, Haruto encaissa une nouvelle fois la salve qui lui était destinée. Parce que Ji Hoon avait raison. Celui qui devait faire des efforts, c'était lui. Lui qui avait osé le quitter de façon si cruelle... Si les rôles avaient été inversés, Haruto n'aurait pas surmonté tout ça. Il n'était pas aussi fort que son petit ami, et il se demandait chaque jour comment ce dernier pouvait lui pardonner. Au fond, constater que ce n'était pas tout à fait le cas le rassurait étrangement. C'était sa pénitence. Il méritait la méfiance de Ji Hoon. Il méritait qu'il lui fasse ces reproches.

Mais quand il lui suggéra de le quitter, ce fut trop pour le Japonais. Penser à rompre définitivement avec Ji Hoon lui paraissait impossible, inhumain. Même lorsqu'il l'avait laissé pour accepter ces fiançailles, il n'avait pu se résoudre à se dire que c'était vraiment réel. Qu'il l'avait perdu. Parce qu'il savait qu'ils se retrouveraient, malgré tout. Et il avait eu raison. Mais à quel prix, aujourd'hui ? Etaient-ils désormais condamnés à se déchirer, à se faire du mal ? « Non ! Non, ce n'est pas ce que je veux, Ji Hoon ! [/color]» Comment pouvait-il dire une chose pareille ? Son amour pour lui était bien trop fort pour y songer, même en plaisantant. Rien que de l'avoir suggérer pour faire réagir son petit ami le dégoûtait. Mais, et si ce dernier l'en pensait réellement capable ? Les dents serrées, il le fixa intensément alors qu'il lui exposait sa drôle de théorie. Sourcils froncés, il faisait au mieux pour se maîtriser. « Franchement ? Les deux. » Et le pire dans tout ça ? C'était vrai. Il se méfiait de toute personne s'approchant de trop près. Il eut un rire dénué de joie, avant de renifler fortement. « J'en suis sérieusement à ce stade. C'est peut-être maladif, j'en sais rien. Je suis jaloux de chaque personne passant un peu trop de temps avec toi. » Un nouveau rire, puis il secoua la tête. « Oui, c'est stupide, et j'en ai conscience. C'est hypocrite aussi, de dire que t'es paranoïaque quand moi-même j'ai envie d'étrangler ces filles qui posent trop près de toi.[/color] »

Fermant les yeux, le psychiatre essayait de se calmer. Mais les mots de Ji Hoon le hantait, tournant dans sa tête. « Il n'y a que toi que j'aime comme ça. » Haruto ne se voyait pas tomber amoureux d'une autre personne. Ça lui semblait tout simplement ridicule. Comment le pourrait-il, quand son amour pour Ji Hoon ne cessait de grandir chaque jour qui passait ? Mais après ce qu'il venait vraiment de dire, pouvait-il seulement se rattraper ? N'avait-il pas confirmé ce que son homme lui reprochait ? Le Japonais ne savait plus. N'avait-il vraiment pas confiance envers Ji Hoon ? « Ce ne serait pas étonnant, après ce que je t'ai fait. » Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il comprendrait et pardonnerait. Au contraire. Son regard s'était perdu dans l'appartement. Si seulement il pouvait rembobiner, recommencer cette conversation depuis le début. Comment en étaient-ils arrivés là ? N'avaient-ils pas passer le début de la soirée à s'embrasser langoureusement sur le canapé ? C'était ridicule. Ji Hoon ne paraissait pas vouloir lui accorder de répit, et sa confession lui frappa le cœur. Relevant les yeux vers lui, Haruto fut incapable de parler pendant un instant, observant impuissant son petit ami – l'était-il seulement encore ? – appeler Takochi. Serrant les poings, le Japonais prit une profonde inspiration. « 'Ce qu'on fait encore ensemble' ? Tu poses sérieusement la question ? » Tremblant de colère et de tristesse, il fit barrage au Coréen et aux deux petits chiens. « Vraiment ? »

Intérieurement, Haruto paniquait. « Si tu pars... » Il déglutit. Il n'était pas vraiment en position pour lui faire du chantage, il en avait pleinement conscience. « N'espère pas avoir de mes nouvelles. »Cependant, faire face ainsi à Ji Hoon l'avait toujours paniqué et fait perdre ses moyens. C'était comme s'il se rendait enfin compte qu'il avait perdu le contrôle sur la situation. Et que cela faisait bien longtemps que c'était le cas. « Tu me fais tout ton beau discours pour me dire ça ? » Levant les mains, il les passa sur son visage, comme pour se calmer. Il les laissa alors retomber, fixant Ji Hoon. « Si tu regrettes tant de m'avoir trop vite pardonné, si tu en as marre de l'attention que tu m'accordes, alors va-t-en ? » S'écartant légèrement, il tendit le bras en direction de la porte. Au fond, il espérait que Ji Hoon change d'avis. Qu'il attrape cette main et serre contre lui. Qu'ils se calment et se pardonnent, qu'ils s'expliquent calmement. Mais le Japonais savait que cela lui paraissait impossible. Que trop de choses avaient été dites, et que d'autres n'avaient pas été entendues. Que leur couple traversait peut-être l'une des pires crises qu'ils aient connu.

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