No one cares, they're just pretending •| Ft. Kanna ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Invité
avatar

     Dim 5 Mar - 12:41


No one cares, they're just pretending

C’était quelque chose qu’il ne pouvait pas contrôler. La simple idée d’être enfermé ne lui plaisait pas. Cela l’angoissait plus qu’il ne le montrait et s’il prenait sur lui jusqu’à présent, Jae Hwa savait qu’il ne serait pas apte à tenir très longtemps. Parce qu’il détestait ça, que ça lui rappelait trop de souvenirs qui l’avaient marqué et qui continuerait à le marquer dans les années à venir. Après tout, il avait beau avoir une forte personnalité, il n’était pas invincible. Il avait ses faiblesses comme tout le monde, ses craintes et avoir l’impression d’être emprisonné en était une. Plus le temps s’écoulait, plus son sang s’échauffait sous sa peau à cause du stresse qui l’accaparait et il n’avait guère d’autres choix que de lutter pour ne pas s’emporter. Cette jeune femme n’y était certainement pour rien même s’il ne pouvait s’empêcher de remettre en question son comportement, puisqu’il peinait à saisir la totalité de la situation. Lui non plus n’avait pas réellement envie d’affronter les parents d’une personne qu’il connaissait à peine cependant rester cloitrer dans une chambre ne les ferait sûrement pas partir. Certes, tout le monde n’était pas comme son père à faire tout son possible afin d’avoir ce qu’il désirait, quitte à utiliser des manières sales rien que pour arriver à ses fins mais quelque chose lui disait que non, rester ici, ne changerait rien. Puis, il ne se sentait pas prêt à cela de toute façon... Lui était plus du genre à affronter directement l’ennemi plutôt que de se cacher et attendre que ce dernier ne batte en retraite.

D’accord, peut-être qu’il regretterait sa décision lorsqu’il se rendrait compte dans quelles stupidités, il s’était engagé néanmoins cela ne pouvait pas être pire que cette sensation horrible qui lui tordait le coeur et le ventre. Il n’avait jamais eu de vrais petites amies, il n’avait jamais rencontré la famille de ses conquêtes donc la case interrogatoire, il ne la connaissait pas. Il avait déjà eu l’occasion d’en voir dans les films mais ses connaissances à ce niveau s’arrêtait là, ainsi qu’à quelques potins que lui avaient raconté certains de ses « amis ». Lui ne l’avait jamais vécu dans la réalité et puisqu’il fallait une première fois à tout, c’était probablement moins stressant lorsque la demoiselle qu’on accompagnait n’était en vérité rien d’autre qu’une partenaire d’un soir et non pas une petite copine. Bien que le photographe n’était pas assez idiot pour penser que déclarer une telle chose n’offenserait pas les géniteurs de cette dernière, principalement quant ils paraissaient avoir un statut plutôt aisé. Lui aussi était né dans un tel milieu, il avait pu entendre mainte et mainte fois ses deux parents le réprimandaient, en lui disant qu’il ne devait pas faire n’importe quoi, prêter attention à l’image qu’il donnait de sa famille mais, avec sa mère vivant ou non, Jae Hwa n’avait jamais cherché à respecter ses règles là. On le qualifiait de rebelles... Peut-être l’était-il, personne ne pourrait le dire. Il n’avait jamais ressenti l’envie de comprendre tous ces gens aveuglés par le pouvoir et la notoriété puisque c’était à cause de personnes comme eux que des individus similaires à son père existaient.

« Hum » fut la simple réponse que le jeune homme lui rétorqua dans un hochement de tête. A moins que les parents de la demoiselle n’aient de superpouvoirs, il doutait que ceux derniers s’évaporent si rapidement. En soit, ils auraient tout bonnement pu s’en aller cependant étrangement, à ce sujet là, il en doutait aussi.

Sans un mot, le garçon la suivit alors tout en secouant par moment son tee-shirt qui lui collait un peu trop à la peau. S’il faisait croire le contraire, il appréhendait tout de même la suite et pendant un instant, son regard s’égarant vers la porte d’entrée, il avait réellement songé à prendre la fuite. Heureusement, il n’était pas aussi lâche et avait fini par accompagner sa voisine au salon, s’installant sur le canapé sans trop savoir quoi dire. Cette atmosphère lui rappelait cette ambiance qu’il y avait chez lui à chaque fois que son père le convoquait pour le réprimander à cause d’une énième bêtise que le jeune homme avait commis. Mais ça allait, il maîtriserait la situation. Il pouvait le faire.

« Jae Hwa. » Avait-il déclaré poliment, non pas sans s’incliner en guise de respect « Han Jae Hwa. »

Pas besoin d’en dire plus. Son vis-à-vis n’avait fait que lui demander son prénom... Du moins pour l’instant. A peine avait-il donné une réponse qu’on lui en posait déjà une autre. S’il demandait à son interlocuteur s’il était de la police, est-ce que ce dernier le prendrait mal ? Certainement. En tout cas s’il avait dit ça à son propre géniteur à l’époque, celui-ci l’aurait assurément claqué, voir peut-être plus encore, avant de l’envoyer dans sa chambre. Ce n’était donc pas une très bonne idée...

- Je suis photographe. Autant personnellement que pour différentes agences.

Et si jamais ça intéressait la famille Murakami, il gagnait plutôt bien. Ses prunelles s’étaient ensuite posés sur sa voisine, étonnée de sa question et s’il aurait voulu dire non, il ne le pouvait pas. C’était mal vu de refuser une proposition au Japon d’où le fait qu’avec un sourire factice sur les lèvres, il lui avait demandé gentiment un café.

- Je suis désolé pour ma tenue, S’excusa ensuite Jae Hwa, se penchant à nouveau légèrement pour accompagner ses dires, J’ai essayé de faire quelques réparations mais il y a eu plusieurs difficultés... Si j’avais su qu’il y aurait de la visite, je serais passer plus tard afin d’éviter quelconque dérangement.

Chaque mot qu’il employait était serein, comme s’il avait l’habitude de ce genre de situation et qui montrait quel bonne éducation, il avait reçu par le passé. Chacun de ses gestes étaient calculés, qu’il s’agisse des esquisses qu’il accompagnait à ses paroles ou ses inclinaisons qu’il leur adressait en guise de politesse et principalement de respect. Evidemment, rien ne disait que ce que le jeune homme leur racontait leur convienne toutefois ils ne pouvaient pas lui reprocher son attitude.


Invité
avatar

     Mer 8 Mar - 23:59

No one cares, they're just pretending
Jae Hwa & Kanna



Rester calme. Tout allait bien se passer. Ça n’avait aucune raison de mal se passer.
Un nombre incalculable de fois, elle se l’était répétée. Pourtant, elle en connaissait une bonne centaine de raisons pour que ça plante. Pourquoi est-ce que ses parents avaient décidé de venir ce soir ? Est-ce qu’on lui avait lancé un genre de malédiction à la naissance ? Probablement.
Et si elle aurait pu dissiper le malentendu pour éviter le drame, elle savait également que ça en amènerait un autre. Définitivement, elle ne se voyait pas dire à ses parents qu’elle avait couché avec le plombier. Enfin le voisin. Elle avait trouvé ça gentil au début de prendre son colis. Ok, c’est vrai, souvent elle le matait par sa fenêtre parce qu’elle n’était qu’une perverse. Elle pourrait même agrémenter sa confession d’un très comique « Kanna vilaine fille ! ». Et puis, elle enchaînerait sur le fait que, lorsqu’il avait retiré son t-shirt trempé dans sa cuisine, elle l’avait trouvé beaucoup trop torride pour son propre bien. Et puis, de fil en aiguille, sur fond de « après tout why not », elle s’était un peu trop laissée aller. Oui, elle avait pécher ! Elle réciterait ses « je vous salue Marie pleine de grâce » et elle irait même faire les paquets cadeaux à Noël avec les petits scouts. Peut-être que si elle abandonnait ses « bouquins » pour devenir dentiste, ils voudraient bien lui adresser la parole d’ici un an ou deux.
D’un autre côté, ça l’arrangerait peut-être un peu qu’ils ne lui parlent plus quelques temps.

Mais voilà, elle ne se voyait pas réparer le malentendu, encore moins maintenant. Alors au lieu de se montrer honnête, elle avait condamné ce pauvre homme sexy à la torture. Et si elle se tenait droite mais tentait tout de même d’avoir l’air décontracté, elle ne pouvait empêcher à ses dents de torturer sa lèvre sous la nervosité. Pas plus qu’elle ne pouvait empêcher à sa jambe de battre la mesure. Alors elle avait fini par poser ses mains sur ses genoux et son regard était passé des différents protagonistes comme on regarde une partie de ping pong.
C’était très bien photographe. Elle, elle trouvait ça très bien. Son père, non. Et il n’était pas très discret pour le cacher vu l’expression qu’il avait alors affiché « Hum…. » c’est vrai, un peu, intérieurement, elle avait supplié son père de ne pas être méchant. Extérieurement, elle avait proposé quelque chose à boire à son voisin mais elle l’avait regretté dès qu’elle s’était retrouvée dans la cuisine.

Est-ce que c’était vraiment une bonne idée de le laisser seul avec ses parents ?
Elle avait tenté de tendre l’oreille… juste pour savoir si ses parents étaient en train de l’assassiner, mais tout ce qu’elle avait entendu d’abord c’était la réponse de son père « Si notre propre fille l’oublie, il est évident que vous ne pouvez pas le savoir. Enfin, j’imagine qu’autrement nous n’aurions jamais fait votre connaissance. » donc elle avait bien officiellement un petit ami. L’avantage, s’ils le détestaient, ce serait beaucoup plus simple de leur annoncer qu’ils avaient rompu. Et elle doutait que ses parents puissent l’apprécier « Vous savez quand même qu’il y a des gens qui font ce travail. Enfin, j’imagine que c’est pratique de se débrouiller en bricolage. Surtout avec Kanna. » Qu’est-ce que ça voulait dire ça ?
Ça avait probablement à voir avec cette tasse qui avait terminé sur le sol sous le simple geste de la sortir du placard « ça va, c’est rien ! » elle était trop nerveuse, elle le savait et elle avait tenté de le corriger. Aussi, au lieu de mettre deux minutes à faire un café, elle en avait pris cinq. Respirer doucement. Prendre sur elle. Ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Elle était habituée.
Mais alors, pourquoi son sourire était aussi crispé quand elle était revenue avec la tasse de son voisin ?
Parce que cette situation lui échappait définitivement et qu’elle se savait Reine pour les bourdes. C’était certain, elle allait encore dire n’importe quoi

« Et vous n’avez jamais pensé à faire des études ? »

Son père était quand même au courant qu’il y avait des études pour ça ? Après le lycée, on ne nous laissait pas que le choix d’étudier les molaires, les incisives et compagnie… il en était conscient hein ?
Oui. Mais lui, il parlait de « vraies » études. Elle le savait, les siennes étaient qualifiées de fausses également.
© BLACK PUMPKIN

Invité
avatar

     Dim 12 Mar - 11:42


No one cares, they're just pretending

D’accord, il commençait enfin à comprendre dans quoi il venait de s’aventurer. On ne pouvait pas lui en vouloir d’être long à la détente lorsqu’on savait qu’il n’avait jamais eu de véritables petites amies, qu’il n’avait jamais eu à se présenter officiellement devant les parents de ces dernières, encore moins se confronter à ce genre de situation. Autant dire, Jae Hwa l’admettait, c’était quelque chose de tout nouveau pour lui. Bien qu’il aimerait être capable de tout calculer, il n’était pas certain que cela fonctionne en ce moment puisque justement, il n’avait jamais connu ça auparavant. Et à part le peu d’informations, qu’il avait pu voir dans les films, les séries ou encore les livres, il n’avait pas grand chose. Principalement parce que non, il ne faisait pas partie de ce genre de gars qui dans leur vie privée cachait le fait qu’ils adoraient les histoires à l’eau de rose. Il n’aimait pas ça. Pas du tout. Et c’était sûrement car il ne connaissait pas de tels sentiments, qu’il trouvait ça complètement stupide de s’attacher à des gens idiots qui risquent plus de détruire notre vie plutôt que de l’embellir. L’amitié, l’amour, la famille, toutes ces choses étaient futiles à ses yeux... Il n’avait jamais réussi à ressentir de la véritable affection pour quelqu’un, quoi que peut-être, mais c’était il y a tellement longtemps qu’il ne s’en souvenait plus vraiment. Sa vie s’était plus ou moins arrêté le jour où sa mère avait quitté ce monde. Tout avait réellement commencé à ce moment là... Il n’y avait plus personne pour le tempérer, pour le réconforter ou encore le gronder gentiment lorsqu’il faisait quelque chose de mal. Il avait des amis à cette époque, oui, néanmoins ce n’était pas pareil. Ils n’étaient pas sa mère et probablement qu’on n’aurait pas pu comprendre ô combien cette femme était importante pour lui... La preuve était ce qu’il était devenu par amour pour celle qui l’avait mis au monde et qui avait perdu tristement la vie à cause d’un seul homme.

Il aurait réellement pu devenir quelqu’un de bien cependant à croire qu’il n’avait jamais réellement su comment prendre le droit chemin. Il préférait les routes compliqués plutôt que goûter à un brin de facilité et essayer de toucher le bonheur du bout des doigts. Un autre sentiment que le jeune homme ne connaissait pas et qu’il n’était pas sûr de connaître un jour. Ce n’était pas comme s’il y accordait une réelle importance de toute manière.

Bref. A présent, il était coincé ici dans cette maison, à devoir jouer le petit ami d’une femme qu’il connaissait à peine. Lui-même s’encourageait intérieurement parce qu’il ignorait où tout cela allait le mener. Il espérait pas trop loin...
En guise de réponse, de manière à se montrer poli, il avait acquiescé les paroles du père dans un fin sourire sans pour autant surenchérir.

« C’est que j’ai toujours préféré faire les choses moi-même » Avait ensuite rétorqué poliment le garçon « Je suis tombé tellement de fois sur des personnes incompétentes que j’ai préféré me débrouiller par mes propres moyens. »

Pouvait-on le lui reprocher ? Qu’on soit riche ou non. Si son mensonge était véridique, pouvait-on sincèrement lui en tenir rigueur alors qu’il n’avait pas tout à fait tort dans ses propos. S’il en avait les capacités, plutôt qu’engager un incapable, autant le faire soi-même non ?

Concernant les études par contre, il comprenait. Enfin, non, il ne saisissait pas pourquoi les personnes avec un statut aisée souhaitait toujours que leurs enfants effectuent de grandes études, juste afin de préserver l’image de la famille. Il était certain que si sa famille n’avait pas mal tourné, ses parents lui auraient également reproché ce choix de carrière. Alors que franchement, ce n’était pas le pire métier qui existait... Il aurait pu devenir stripteaseur ou acteur pornographique, son profil correspondrait parfaitement et il ne l’avait pas fait. Il n’était qu’un petit, et plus talentueux qu’il ne l’aurait imaginé auparavant, photographe. Jae Hwa ne comprendrait jamais les gens de la haute société, et il ne les aimerait sûrement jamais non plus... Ils n’étaient pas mieux que son géniteur, à ne penser qu’à la notoriété, qu’au pouvoir, plutôt qu’au bonheur de leurs proches.

- J’y ai pensé, oui, Déclara-t-il dans une légère esquisse, tentant de paraître le plus respectueux possible, Mais la photographie était mon premier choix et je gagne bien ma vie en faisant quelque chose que j’aime. Ma mère m’a toujours encouragé et grâce à elle j’ai pu m’inscrire dans la meilleure école. Elle m’en aurait voulu si j’avais abandonné pour faire quelque chose qui ne me plaisait pas.

Il s’agissait là d’une semi-vérité... Parce qu’il s’inspirait du vrai pour le remodeler à sa sauce et s’inventer une autre histoire. A chaque fois qu’on l’interrogeait à propos de ses parents, il n’était pas capable de dire que sa génitrice était vivante alors qu’elle ne l’était pas, donc à la place, il ne mentait pas. Il modifiait juste un petit peu la réalité.


Invité
avatar

     Lun 13 Mar - 15:17

No one cares, they're just pretending
Jae Hwa & Kanna



Assise là, dans son salon, à regarder ses parents faire passer un entretien pour le parfait beau-fils qui n’était même pas son petit ami, Kanna s’était demandée à quel point elle avait été une vilaine fille. Si elle avait ouvert son agenda, quelques heures plus tôt, elle aurait pu anticiper les choses. Sur la page du jour, elle aurait trouvé cette annotation si charmante de sa main : Ceux dont on ne doit pas prononcer le nom.
Et si elle aurait pensé fuguer, si elle aurait probablement plus terminé en gentille fille prête à subir les nombreuses réflexions de ses parents, elle n’aurait pas couché avec le voisin. Elle lui aurait donné son colis rapidement et elle aurait continué à le mater en « toute discrétion » par la fenêtre. Sa vie serait plus simple ce soir. Au final, elle n’assisterait qu’à l’habituel déballage de ses nombreux défauts et aurait à écouter en boucle les recommandations habituelles. Ou plutôt les directives sur sa vie comme si celle qu’on lui avait donné à la naissance ne lui appartenait pas tout à fait.
Mais, parce qu’elle était un cas désespéré, elle avait pu aller dans une faculté qui lui plaisait, suivre les études de son choix et continuer à se transformer en parfait vilain petit canard…. Elle adorait cette histoire, Hayato lui racontait parfois quand elle était enfant. Elle ne voulait pas être un cygne… le canard était définitivement plus mignon. Et puis, celui qu’elle était avait tout de même trouvé sur sa route des gens pour l’aimer non ?
Sérieusement Kanna ? Tes parents sont là et tu penses à un conte pour enfants ? Ce n’est pas le moment d’aller vivre dans une basse-cour. Non, c’était le moment pour soutenir son voisin… qui s’en sortait manifestement mieux qu’elle de toute manière.

« Les incompétents font la misère du monde, je n’arrête pas de le dire. » allez, il venait peut-être de marquer 0.5 point en se plaignant de l’une des dix choses que détestaient le plus son père. Et elle l’avait devancé dans sa tête, l’une des dix anecdotes qu’il racontait toujours. Certains détails changeaient, il se plaignait de l’imagination de sa fille mais quand il râlait, il avait une certaine tendance à l’exagération.
Blasée, bien que toujours stressée, elle n’avait pas réellement écouté l’histoire de ce plombier que des clients, des gens moins fortunés qu’eux, avaient embauché pour refaire leur salle de bain. Une horreur, blablabla, l’inondation, blablabla, et l’homme avait tout de même à être payé.
Sans prononcer un mot, elle avait tourné les yeux vers Jae Hwa, tentant de trouver son attention pour au moins lui adresser un sourire qui voudrait probablement dire désolée.

« Si ça vient de votre mère… alors on y peut rien ! Certains enfants ont plus de chances et possèdent des parents qui les poussent vers le plus haut point possible. Mais ils ne la saisissent pas, et c’est encore plus malheureux dans le fond d’être une déception pour ses parents et une déception pour soi. » dis-donc, elle était drôlement jolie sa table basse, elle n’y avait jamais fait attention. Le type qui l’avait faite, il avait le souci du détail, ça y’avait pas à dire ! « Qu’est-ce que tu en penses Kanna ? » relevant la tête du point sur lequel elle s’était concentrée jusque là pour prétendre qu’elle ne se sentait pas tant visée que ça, elle avait forcé un sourire « Quelqu’un a faim ? » c’est ça, va donc leur faire des knacki « … » baissant les yeux vers la table au regard sévère de son père, elle avait marmonné un simple « Je suppose que non… » avant que sa mère n’enchaîne la conversation sur une nouvelle question « ça fait longtemps que vous êtes ensemble ? » alerte, code rouge, est-ce que le son d’une alarme jouait vraiment dans sa tête « J’imagine que vous vous êtes rencontrés en tant que voisins. » ouais, la première fois qu’il était passé devant la fenêtre qu’elle voyait de son salon, il ne portait pas de t-shirt d’ailleurs.
Mais ce n’était pas exactement la réponse à donner. La vérité c’était bien… quand il ne s’agissait pas d’avouer à ses parents qu’on s’était envoyé en l’air avec le voisin/plombier mais pas plombier au lieu d’aller les récupérer à l’aéroport.


© BLACK PUMPKIN
Invité
avatar

     Mar 14 Mar - 8:26


No one cares, they're just pretending

Il ne connaissait pas grand chose de cette famille. Voir rien du tout. Hors, pour le peu qu’il assistait aujourd’hui, Jae Hwa n’aimait pas ces gens. Enfin, avait-il déjà aimé quelqu’un de toute façon ? Toutefois, il savait faire la différence entre supporter la présence d’une personne et ne désirer qu’une seule chose, celle de balancer à d’autres leurs quatre vérités et ce qu’il avait sur le coeur. C’était le cas aujourd’hui. Il souhaitait déclarer à l’homme face à lui qu’il n’en avait strictement rien à faire de ses petites histoires et qu’il détestait ce type d’individus qui se croyaient supérieur à tout le monde sous prétexte qu’ils avaient un statut et beaucoup d’argent. Il ne comprenait pas ces gens. Il ne les comprendrait jamais et ne les soutiendrait, encore moins, jamais. S’il souhaitait faire une bonne impression, c’était un fait, cependant il y avait certains sujets sur lesquels le photographe refusait de mentir. Il n’avait pas envie que ces vieux abrutis face à lui croient qu’il suivait la même optique qu’eux. Pas du tout. La preuve étant que de l’argent, lui aussi en avait beaucoup et que s’il l’avait voulu, il aurait pu s’en servir pour faire de grandes études, pour ouvrir sa propre entreprise puis être un PDG de renom. Il aurait pu, oui. Il aurait même certainement pu atteindre son géniteur de cette manière, le métier importait peu dans son objectif cependant le fait était que Jae Hwa ne désirait pas être un homme comme lui. Il n’en avait que faire de contrôler une centaine d’employés, de les commander puis d’avoir le monde à ses pieds. Il n’avait que faire de la notoriété ou d’un quelconque statut en tout genre. Il était beaucoup plus simple d’esprit et encore une fois, son vis-à-vis était typiquement ce type d’individus qu’il haïssait du plus au point. D’une certaine façon, il lui rappelait son père, cet air froid, hautain et ce ton sarcastique, ce ton qui est censé en déstabiliser plus d’un. Avec lui, ça avait marché mais c’était par le passé. Il ne se laisserait plus faire désormais et non, il n’hésiterait pas à exprimer son avis s’il le souhaitait. Pourquoi fallait-il toujours que les gens se retrouvent influencés par l’argent, qu’ils ne pensent qu’au pouvoir, qu’à leur image alors qu’il y avait certainement des choses beaucoup plus importantes ? Des choses que Jae Hwa lui-même n’avait jamais eu l’opportunité de connaître et que, probablement s’il les avait connu, si on lui avait donné plus d’attention, plus d’amour, si son père était quelqu’un de beaucoup plus doux, qui privilégiait sa famille avant son propre statut, peut-être qu’il serait un homme plus chaleureux et plus respectable aujourd’hui. Il ne serait pas cette boule de haine qui s’agrandissait chaque jour, qui lui rongeait le sang et l’empêchait de dormir chaque nuit.

Hochant simplement la tête pour montrer à son interlocuteur qu’il l’écoutait bien que par moment, il redressait ses prunelles vers le ciel, dans un léger soupir, signe qu’en vérité, il ne l’écoutait que de moitié. Et qu’il s’en fichait. Complètement. Toutefois, son regard l’avait fixé de plus bel ensuite, une lueur impartiale dans ses pupilles tandis que le père Murakami reprenait la parole. En cet instant, le photographe le jugeait entièrement et sûrement que le mépris qu’il éprouvait pour lui en cet instant, se lisait un tant soit peu dans ses pupilles. Pour le coup, il voulait bien l’admettre, il ressentait un brin de pitié pour sa voisine qui avait à se coltiner de tels parents et qui vraisemblablement était trop faible pour oser les affronter. Il n’avait pas l’intention de la défendre, ce n’était pas de ses affaires, toutefois ce n’était pas pour autant qu’il n’émettrait pas son avis. De plus, si Kanna était véritablement sa petite copine, n’était-ce pas normal qu’il la soutienne au lieu de l’enfoncer.

« Je ne vois pas en quoi c’est une déception. » Avait-il fini par répondre en haussant les épaules, non pas sans défier des yeux l’homme face à lui. Ce dernier pouvait ne pas l’apprécier, ce n’était pas comme si ça le dérangerait, lui non plus ne l’aimait pas. « N’est-ce pas le rôle d’un parent de soutenir les rêves de ses enfants ? Si l’enfant est heureux, où est le problème ? »

Et pour bien insister sur le sarcasme de ses paroles, le photographe n’avait pas hésité à arborer une esquisse narquoise. Il le provoquait, oui. Pour sa défense, il déclarerait que c’était l’autre qui avait commencé. Il ignorait si la mère l’avait sauvé ou non avec sa rétorque puisque sa question, il ignorait quoi lui répondre. S’ils étaient ensemble depuis longtemps ? Comment expliquer qu’ils s’étaient rencontrés officiellement il y a seulement quelques heures à peine ? Non, il n’irait pas mettre sa voisine dans le pétrin en avouant la vérité, il n’était pas aussi cruel bien que jouer les faux petits amis ne l’enchantait pas tant que ça.

« Un certain temps. » Avait alors déclaré Jae Hwa dans un tendre sourire, poliment, avant de commencer à cligner faiblement des yeux puis de se mettre à tousser. Tous les moyens étaient bons pour jouer aux malades non ?

Comme si effectuer un tel geste lui permettrait de guérir un tant soit peu, il porta la tasse à ses lèvres et en but quelques gorgées.

- Veuillez m’excuser... Je crois que je devrais rentrer me changer. Ce serait vraiment mauvais si je tombais malade maintenant.

Oh, pauvre petite chose. Et vu la tête qu’il affichait, cette expression affaiblis, non pas sans se remettre à tousser dans la paume de sa main, il était tout à fait crédible.  


Invité
avatar

     Ven 17 Mar - 8:09

No one cares, they're just pretending
Jae Hwa & Kanna



Des fois, elle avait de ces idées à la con ! Pourquoi n’était-elle pas partie à l’étranger après que… après ses études ? Ce qu’elle faisait, elle pouvait très bien le faire ailleurs. Des scènes comme celles-ci, ils n’auraient pas pu en exister avec un plombier norvégien, mexicain ou péruvien ?
Tokyo. Ce n’était probablement pas assez loin maintenant qu’elle avait ses parents en face d’elle et de son « petit-ami » mais quand elle était venue à la capitale pour faire ses études, elle s’était sentie revivre. Même si elle n’employait pas toujours cette liberté à bon escient au goût des autres, même si elle admettait penser que c’était plus pratique de rêvasser sans des remarques pour vous tirer de votre petit monde, elle n’avait regretté ce choix que pour Hayato.
La mer lui manquait toujours un peu aussi, mais rien ne l’empêchait d’aller en voler quelques images quand elle en avait envie. Sans s’imposer forcément ses parents.

Si Hayato n’avait pas été là, elle n’aurait jamais eu l’impression de faire partie de cette famille. En fait, il n'y avait que pour lui qu’elle avait été fière de se présenter en tant que Murakami. C’était sans doute un peu bizarre à dire, exagéré aussi, mais depuis que son grand frère n’était plus là, elle avait l’impression d’être une orpheline. De famille, dans son cœur, il ne lui en restait plus. Et les personnes assises en face d’elle qui avaient toujours préféré la juger plutôt que de lui poser des questions typiques comme « ça va ? » ou « tu avances dans ton travail ? » … c’était les personnes qui la connaissaient le moins….
Pourtant, les peines qu’elle pouvait avoir sur son cœur, elle n’avait jamais rien dit. Même à elle, elle préférait en taire une bonne partie. Elle était juste Kanna… elle proposait à manger comme une idiote avant d’imaginer un terrier où se planquer. Avec un cool lapin… pas obligatoirement un qui serait en retard mais un qui parlerait. Elle avait toujours aimé les lapins, les animaux en général, c’est vrai… mais il n’y avait aucune raison qu’elle ne s’entende pas avec celui-là…

« Non, le rôle d’un parent est de vous pousser vers le haut. Celui d’un enfant est de rendre fier ses parents. » sans cette conversation, elle se serait mise à voyager loin dans sa tête. A l’heure actuelle, elle préparerait un chouette pique-nique avec Monsieur Lapin. Qu’importe si elle allait avoir 26 ans, un repas avec un rongeur était une place bien meilleure où se trouver « Mais étant donné votre parcours, je peux comprendre que certains point vous échappent. » des cookies ? Des muffins ? Coucher avec lui une deuxième fois ? y’a bien un truc qu’elle pourrait faire pour se faire pardonner après ça ? Bon, il allait probablement l’éviter comme la peste maintenant qu’il avait découvert que ses parents étaient deux dentistes venus des enfers pour vous torturer « Je peux faire quelque chose de rapide… on peut aussi commander ceci dit, les deux me vont. » Tais-toi stupide Kanna … c’était plus fort qu’elle, même si elle parvenait à se retenir mieux face à ses parents, il fallait qu’elle parle quand elle était mal à l’aise. Et encore, elle ne partait pas dans des débats sans rapport « Quelqu’un a vu ce reportage sur les insectes avant-hier ? Ce passage sur les guêpes tueuses était… était… » sans rire… tais-toi. le regard de son père lui avait suffi et elle avait retrouvé sagesse et silence peut avant que Jae Hwa ne les sauve d’une situation délicate.
D’accord, un certain temps. C’est vrai que ça avait duré un peu. Ce n’était définitivement pas court en tout cas. Alors de ce point de vue là, ils ne mentaient pas vraiment.
D’un regard, elle l’avait remercié, oubliant manifestement le fait qu’il avait amené ce quiproquo. Normal de pardonner d’office quand on était celle avec deux parents démoniaques pour dentistes.

Mais à sa toux, elle l’avait fixé de longues secondes, même après qu’il se soit excusé.
Soit il tombait vraiment malade auquel cas le plombier aurait dû attendre que ce t-shirt soit sec… comme quoi des fois elle avait raison.
Soit il s’aménageait tout seul sa porte de sortie. Et dans ce cas là, elle était la plus nulle des fausses petites amies. Mais elle n’avait rien dit. Elle ne lui ferait même aucun reproche, elle s’était levée dans un simple « Je te raccompagne. » avant que ses parents ne le saluent assez froidement, tout particulièrement son père dont elle avait senti le regard dans leur dos jusqu’à ce qu’ils atteignent la porte d’entrée.
Elle était restée plantée quelques secondes la main sur la poignée dans un si ridicule « Bon bah… »  qui n’avait jamais connu de fin. Comment elle était supposée lui dire au revoir à son faux petit ami et plombier ? Elle n’en savait vraiment rien, mais en cherchant quelque chose à dire son regard s’était posé vers le colis et un simple « Oh… »  avait quitté ses lèvres avant qu’elle ne le ramasse pour lui tendre. Oui… ce serait bête après tout ça d’être une voleuse de colis.

Gênée par la situation, elle avait fini par ouvrir la porte sans se montrer bien bavarde « Désolée… pour tout ça… » avait été murmuré de sa voix avant un « ... et puis… merci... » pour ? Ses parents sans doute... même s'ils étaient lancés pour la soirée, au moins le sujet serait un peu différent de d'habitude. Seulement, les mots avaient fait un écho différent dans son cerveau et elle avait cru bon d'ajouter « ... pas pour le sexe hein… » .... pourquoi n'avait-elle pas un retourneur de temps ? « … enfin c'était cool... mais... j'veux dire... » Kanna, oublie, arrête de creuser ta propre tombe, tu voles le métier des fossoyeurs « Bref… bonne soirée… bonne nuit... »

Tais-toi, du traumatisme, il en a assez pour la soirée.
Et c'était exactement la raison pour laquelle sa main s'était levée pour s'agiter doucement de quelques doigts.
Définitivement, les cookies ou une corbeille de fruits pour faire connaissance.


© BLACK PUMPKIN
Invité
avatar

     Ven 17 Mar - 9:44


No one cares, they're just pretending

Ce pauvre type, Jae Hwa le méprisait du fond du coeur. Il en éprouvait même une certaine pitié. Comment pouvait-on se dire parents si on éduquait ses enfants d’une telle façon ? Lui-même l’avait vécu avec son propre père. Jamais à l’époque ce dernier ne lui avait adressé un regard attentionné, le moindre signe d’amour. Dans ses yeux il n’y avait toujours que cette lueur froide et indescriptible. Sûrement la raison par laquelle le photographe n’avait pas réussi à ressentir de l’amour pour lui en retour. Son géniteur dégageait tant de mauvais sentiments qu’au plus profond de son coeur, il l’avait toujours détesté. En tant qu’enfant, on ne désire pas être pousser vers le haut, avoir un puissant statut qui nous donnerait du pouvoir. On veut juste profiter, réaliser nos rêves et être soutenu par nos proches. D’aussi loin qu’il s’en rappelait, Jae Hwa n’avait jamais eu de rêves ou de véritables objectifs. Parce que sa vie était beaucoup trop oppressante, parce qu’il avait perdu la seule qui le menait dans le droit chemin bien trop tôt et qu’il n’était qu’un gamin. Plutôt que le conseiller, que l’écouter, on n’avait fait que le mettre à l’écart, que le réprimander pour chacune de ses actions. On n’avait pas essayé de le comprendre non plus et ça... C’était uniquement parce que les plus vieux ne pensent uniquement qu’à leurs propres intérêts, qu’à leur image et la notoriété au lieu de se soucier du bonheur, du bien être de leurs enfants. Cet homme face à lui n’était tellement pas mieux et s’il aurait pu potentiellement essayer de l’apprécier, il n’en avait aucune envie en cet instant. Quelqu’un qui était aussi égoïste, aussi hypocrite, il n’y avait pas de raison de faire le moindre effort. Alors à la place, il préférait largement le mépriser, le juger de ses yeux sombres et ne pas se gêner, à sa manière, d’exprimer sarcastiquement son point de vue.

« Parce que vous, vous faîtes des enfants pour qu’ils soient fiers des fous ? » N’avait-il pu s’empêcher de rétorquer dans un léger rire, faussement outré, « Ce n’est pas censé être le contraire normalement ? »

Cela n’avait tellement pas de sens... Cet abruti devait réellement avoir besoin d’être acclamé pour ressentir une telle chose. N’importe quoi. Enfin, ce n’était pas le moment de baisser sa garde puis de perdre ce masque que lui-même avait toujours conçu. Il en avait assez de cette ambiance et s’il restait ici plus longtemps, le photographe ne saurait résister pour ne pas lui dévoiler le fin fond de sa pensée. Sincèrement, il plaignait sa voisine d’avoir de tels géniteurs... Sa vie à elle aussi n’avait pas du être facile. Hors, tout ceci ne le concernait absolument pas et s’il avait été d’accord pour exprimer un tant soit peu son avis, ça s’arrêtait là. Voilà pourquoi plutôt que perdre un peu plus de temps ici, il avait préféré jouer les malades, se redressant ensuite lorsque la demoiselle proposa de le raccompagner. Il s’inclina poliment dans une brève salutation avant de prendre les devants puis s’éloigner.

Une fois à l’abris des regards, à l’entrée, il poussa une profonde expiration, comme s’il libérait toute la pression éprouvée à l’intérieur.

« Je vais y aller maintenant » Avait déclaré Jae Hwa d’une esquisse faussement embarrassée, ses phalanges retrouvant l’arrière de ses cheveux afin de les secouer.

Oh. Son colis. C’était vrai, après tout ça, il avait fallu l’oublier... Cela aurait été le comble d’avoir traversé tant de péripéties pour au finale repartir les mains vides. S’en saisissant, il la remercia d’un autre sourire avant de la dévisager comme si elle sortait d’une autre planète et de pencher son visage sur le côté. Il n’aurait guère pu l’expliquer mais cette fille... Elle était unique en son genre. Vraiment. Pour le peu qu’il avait pu voir aujourd’hui, elle n’était définitivement pas comme les autres.

Plutôt que s’embêter à répondre, à rentrer dans les détails et la rendre plus mal à l’aise qu’elle ne paraissait déjà l’être, il lui avait rendu son « Bonne soirée » dans un tendre sourire et un léger signe de main. N’ajoutant rien de plus, son colis en main, il avait fait demi-tour pour traverser la route puis rentrer enfin chez lui.



    
 
No one cares, they're just pretending •| Ft. Kanna ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Boucle de ceinture CS ou CSA
» Galerie de Tika
» Le Tome 17 est lààà...
» Vos personnages féminins préférés
» Pouf !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
#TAKETHATKOREA :: Passeport, please ! :: Le flood :: Bibliothèque-