I need your fire |♥| HAROON

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     Mar 13 Mar - 23:35

♡ Haroon ♡

Everything isn’t going to be easy, but I’ll protect you, for life. This love, this love, it will never end


Ji Hoon allait mourir. Son cœur ballait à cent à l’heure, ses mains tremblaient, il regardait sa mère de la cuisine, tranquillement devant la télévision. Ils étaient seuls. Ce qui arrivait que très rarement. Toute la famille était occupée, ailleurs, il n’y avait qu’eux deux. C’était si rare, vraiment. Il réfléchit d’abord à ce qu’ils pourraient faire ensemble, une petite sortie mère-fils ! Cependant, une idée bien plus intelligente lui traversa l’esprit. Une idée qui le tétanisa. Tellement qu’il en sortit son téléphone, demandant à Haruto de venir tout de suite pour lui annoncer. Il y avait un bon moment et c’était bien celui-là. Mordillant sa lèvre, il sortit ses gâteaux de l’huile, les égouttant avant de les poser avec les autres. C’était bientôt le White Day, il ne savait pas faire de chocolats alors il s’arrangeait comme il pouvait. Plusieurs sortes de gâteaux, assez pour Shoko et le reste de sa famille. Il les connaissait, il savait qu’il devait faire attention à ces vautours. Il avait acheté une boîte pour les disposer, les lui donnerait demain s’il la voyait. C’était bien la première fois qu’il faisait quelque chose pour le White Day. En même temps, il n’avait jamais eu de collègues à proprement parlé, et ce qu’il offrait à Hanae, c’était généralement son corps.

« Tout ça pour ta collègue ? » Ji Hoon sursauta, sa mère s’était avancée vers lui pour observer ces chefs d’œuvre. Il rit un peu avant de secouer la tête. Il y en avait pour eux aussi. Hua détailla les différents gâteaux. Yakgwa Ojingeo-ppang, Hodu Gwaja… « TToek ? Tu sais que c’est un gâteau de mariage ? » Cérémonie en général, mais elle avait gardé uniquement cette fête, fixant son fils avec un sourire un peu trop satisfait. Il fit non de la tête, riant nerveusement. Il devrait peut-être en proposer un à Haruto dès qu’il arrivait, ça briserait la glace immédiatement. Voyant qu’elle lorgnait les yakgwa, il tendit sa main pour lui en tendre un, lui souriant tendrement alors qu’elle semblait toute heureuse d’y avoir droit, filant à nouveau dans le salon comme une enfant après l’avoir remercié. Elle avait toujours aimé les friandises. Contenant un soupir, il répondit aux messages de Haruto, terminant sa boîte pour Shoko, il prépara une assiette avec quelques friandises, faisant chauffer l’eau pour le thé. Il n’avait plus qu’à attendre que son petit-ami arrive et ils pouvaient se lancer.

Son corps tout entier était tendu, il ne savait pas à quoi s’attendre. Si elle le prenait bien, si elle le prenait mal. Comment savoir ? En silence, il alla dans le salon, s’installant dans le canapé juste à côté d’elle, Kimyaki en profita pour réclamer sa place juste entre eux. Ce chien était vraiment trop gâté ! Il sourit aux mots de sa mère, surtout en la voyant le gratouiller. Il l’entendait lui parler parfois, mais elle jurait que cela n’arrivait jamais. Ses yeux se perdirent sur une vieille photo de famille posée sur un meuble plus loin. Jin Seok devait avoir trois ans à tout casser, lui et Liang, dix ans. Une photo prise chez un photographe, la seule vraie photo de famille officielle, même si beaucoup d’autres traînaient ici et là. Pinçant les lèvres, il baissa les yeux, sentant la main de sa mère sur sa joue qui lui demandait si ça allait. Ji Hoon hocha la tête à l’affirmative. Il allait très bien. Juste un peu stressé à l’idée qu’il était sur le point de lui présenter le grand amour de sa vie et qu’il craignait qu’elle ne l’accepte pas. il espérait qu’elle l’accepterait. Qu’elle l’aimerait comme elle aimerait n’importe quelle femme qu’il aurait pu rencontrer et qui le rendrait heureux.

C’était vraiment important, puisqu’il s’agissait de la première fois qu’il allait officiellement présenter quelqu’un à sa mère, en tant qu’adulte. Et que Ji Hoon savait pertinemment que ce serait la dernière fois. Il ne voulait pas personne d’autre. Cependant, en étant tout à fait réaliste, il savait que l’homosexualité n’était pas encore très bien acceptée dans la culture Chinoise, que sa mère ne devait probablement pas s’y attende, n’avoir jamais évoqué cette éventualité. En tout cas, pas pour lui. Selon les statistiques, c’était probable. Une personne sur cinq n’est pas hétérosexuelle. Elle avait cinq enfants, il y en avait forcément un. Cela ne signifiait pas que la famille accepterait. Pour l’instant, tout allait plutôt bien. Il savait que Liang trouvait ça bizarre, n’était pas vraiment à l’aise avec cette idée, mais il s’y faisait. Mei Lin l’avait très bien accepté. Mais c’était générationnelle, les jeunes de leur âge avaient tendance à mieux accepter l’homosexualité. Une Chinoise, bien que très ouverte pour avoir quitté deux fois son pays, d’une quarantaine d’année, c’était différent. Sa langue glissa sur ses lèvres, il retourna dans la cuisine pour terminer le thé, regardant le message de son petit-ami, un sourire niais se glissant sur ses lèvres. Tout plein d’amour. Il espérait que sa mère le verrait.

Son cœur manqua un battement en entendant finalement la sonnerie de l’appartement retentir. « J’y vais ! » Il se dépêcha d’aller à la porte avant que sa mère ne le fasse, répondant à l’interphone pour laisser Haruto entrer. Le Coréen souffla longuement, fermant les yeux pour calmer le rythme frénétique de son cœur. Il ouvrit la porte en l’entendant arriver, souriant doucement à son homme. « Hey. » Après l’eut-il laissé entrer qu’un petit nuage perdit ses pattes pour venir le saluer, sautillant gaiement sur la jambe de son second Papa pour qu’il le prenne dans ses bras et le câline. « Je lui ai pas dit que tu venais… Pour lui faire la surprise. » Kimyaki ne s’était doué de rien pendant tout ce temps. Il sourit en voyant ses deux petits amours, refermant la porte alors qu’il avançait dans le salon, a mère l’interrogeant curieusement du regard. Il attendit qu’il entre dans le salon pour finalement le désigner. « Maman, tu te souviens de Haruto ? Il était venu à Seokgyo ? » L’ami duquel il parlait un peu trop souvent. Timidement, Hua se leva, se courbant vers lui pour le saluer en japonais, formule qu’elle répétait la plupart du temps pour aller au konbini.

« Installa-toi dans le salon, j’ai fait du thé. » Et des biscuits, pour que sa mère s’adoucisse, on ne savait jamais. Un peu mal à l’aise, elle fixait ce garçon. Très gentil, très serviable. Elle ne parlait pas encore assez bien japonais pour tenir une vraie conversation, lui demandant juste s’il allait bien. Ça, elle l’avait retenu. Liang l’aidait parfois, pour apprendre la langue, mais à son âge, ce n’était plus aussi facile. Parfois, elle regardait vers la cuisine, espérant que son fils revienne rapidement, ne comprenant pas vraiment pourquoi est-ce qu’il était là soudainement. Ji Hoon posa le thé sur la table, servant trois tasses, il retourna s’asseoir à côté de sa mère à qui il tendit l’assiette de gâteaux. « Tu peux en prendre de ceux-là. » Elle rit un peu, s’amusant à le remercier dans la langue du pays du soleil levant avant de se servir un peu, affirmant qu’ils étaient très bons. « T’en veux ? C’est des gâteaux coréens, je les ai fait avant. » Se levant il se plaça près de son petit-ami, les désignant un par un. « Yakgwa Ojingeo-ppang, Hodu Gwaja et Tteok. Ils sont tous traditionnels. » Et délicieux, cela allait de soi. Attendant qu’il ait fait son choix, il reposa l’assiette sur la table, près de Hua, avant de revenir près d’elle. « Maman, tu as un peu de temps ? J’aimerais qu’on discute. » Son cœur se mit à battre plus fort encore, il gardait comme il pouvait son sourire. Sa mère semblait soudainement un peu inquiète, fixant son fils en essayant de le scanner avec ses yeux bionique de Maman, sans succès. « Oui ? » Ils ne pouvaient plus faire marche arrière, c’était maintenant, c’était le moment. Ji Hoon priait pour que tout aille pour le mieux. Il le voulait. C’était important pour lui, pour son bonheur avec l’homme qu’il aimait plus que tout au monde.




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     Mer 14 Mar - 23:55

♡ Haroon ♡

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Haruto reposa son téléphone sur son bureau, perplexe. Les mains légèrement tremblantes, il fixait droit devant lui. Un mince sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Les messages s'étaient enchaînés sans qu'il n'y comprenne vraiment quelque chose, si ce n'était le plus important. Ji Hoon voulait enfin parler de leur couple à sa mère. Rien qu'à cette pensée, son cœur se mettait à battre plus vite qu'à la normale. Fermant les yeux, le Japonais prit une profonde inspiration. C'était si soudain, mais au fond, ça ne l'étonnait pas de la part de son petit ami. Ce dernier avait eu raison de ne pas prévoir de dîner ou il ne savait quoi plusieurs jours à l'avance. Ils avaient bien vu ce que cela avait pu donner avec les Kamiya. Avec Haruka, surtout. Haruto espérait que la mère de son homme serait plus compréhensive. Certes, elle venait d'un univers beaucoup plus modeste que sa mère à lui, mais cela faisait longtemps que Haruto ne mesurait plus l'éducation et l'ouverture d'esprit au niveau de richesse. Et puis, Ji Hoon était son petit préféré, non ? Il en parlait avec tellement d'amour et de bien, que Haruto ne pouvait croire une seule seconde qu'elle les rejetterait de quelque façon que ce soit !

En vérité, Haruto avait même hâte de se rendre chez son petit ami ce soir, même si la nervosité le gagnait. Sa tenue n'avait rien d'extraordinaire, il avait travaillé toute la journée et devait avoir le visage tiré par la fatigue. Lui qui voulait toujours faire meilleure impression auprès de sa belle-famille – et surtout la matriarche ! Poussant un long soupir, il frappa du plat de la main sur ses genoux et se leva. Rangeant rapidement son bureau, il attrapa son cartable de professionnel et quitta son office de consultation. Jetant un coup d’œil à sa montre, il s'autorisa un détour par les toilettes. Se rafraîchissant le visage après s'être lavé les mains, il déboutonna sa chemise, adressant un regard gêné à ce collègue qui lui jeta un drôle de regard, avant de lui souhaiter une bonne fin de journée. Se fichant qu'on le prenne pour un drôle d'oiseau, Haruto sortit son déodorant de poche et en appliqua son ses aisselles. Pour être tout à fait honnête, c'était tout autant un moyen de ne pas passer pour un malpropre – au sens littéral du terme – devant Hua que pour gagner du temps. Après avoir coincé le tube entre ses dossiers et le cuir de sa serviette, Haruto s'appuya sur la vasque devant lui. Les yeux clos, il essaya de calmer les battements perturbés de son cœur. Tout se passerait bien. Ils avaient passé le plus dur avec les Kamiya. Ça ne pouvait tourner en désastre comme ce dîner malaisant.

Se redressant soudainement, il frappa doucement dans ses mains. Oui ! Tout irait bien ! Pourquoi s'inquiéter. Haruto s'était promis de se montrer optimiste pour la suite de leur relation. Et cela concernait également les réactions de leur entourage. Quittant l'hôpital, il grimpa dans sa voiture, démarrant sans attendre. Heureusement, le trafic n'était pas trop dense entre son lieu de travail et l'immeuble où vivaient les Lee. Sa radio coincée sur sa playlist de chansons de pop coréenne. « Hot tteugeoun potato ! ~ ♪» Se raclant la gorge en remarquant qu'il était peut-être un peu trop à fond, jusqu'à se dandiner sur son siège, en se prenant pour le batteur du groupe à l'arrêt d'un feu de signalisation, Haruto adressa un sourire embarrassé aux deux jeunes femmes hilares dans la voiture d'à côté. Démarrant doucement, les joues cramoisies de s'être fait prendre en flagrant délit de fanboyisme, il éclata de rire, seul dans son véhicule. C'était grâce à Ji Hoon qu'il avait découvert ce groupe, et il l'aimait un peu trop. Converti en fan de krock, Haruto en était même rendu à télécharger – légalement – les albums de ce groupe particulier, ainsi qu'un autre. D'ailleurs, il switcha pour écouter Day6.

Quelques chansons plus tard, le voilà déjà garé près de l'immeuble où l'attendait Ji Hoon. Ce dernier avait-il prévenu sa mère de sa venue ? Avait-il préparé le terrain ? Haruto leva les yeux vers l'étage où se trouvait l'appartement où vivait la famille. Soufflant par le nez, il éteignit le contact, et sortit du véhicule. « C'est moi ! » La voix de Ji Hoon légèrement dénaturée par l'interphone le rassura un peu. Affichant l'air le plus assuré dont il était capable à cet instant, il pénétra dans le hall d'un pas plus ou moins assuré. Souriant au jeune couple qui attendait déjà un ascenseur, Haruto les observa du coin de l’œil. Se tenant la main, ils se parlaient doucement, presque timidement. Le psychiatre se surprit à les trouver adorables, se demandant ensuite si des inconnus en pensaient autant de Ji Hoon et lui lorsqu'ils les apercevaient tous les deux. Sûrement pas ? Du moins, peu devait les penser en couple. Il n'était pas encore évident pour une grande majorité d'êtres humains que de croire systématiquement que deux hommes étaient en couple. Il était injustement logique de les penser d'abord amis, avant tout autre chose. La même chose pour deux femmes, évidemment. Mais Haruto ne pouvait pas blâmer ces personnes. Lui-même connaîtrait sûrement le même cheminement de pensées. C'était triste.

Dans la cabine d'ascenseur, Haruto se répéta les quelques pauvres mots de chinois qu'il connaissait. Notamment ceux pour saluer Hua. Son accent serait sûrement épouvantable. La nervosité gagna à nouveau du terrain. Le couple n'en avait rien à faire de lui, trop occupé à être amoureux. Il sortit avant le Japonais, sans le saluer. Ce dernier s'appuya contre la paroi de la cabine. Il devrait s'empêcher de sauter sur son homme, et se montrer le plus retenu possible. Inutile de choquer Hua. Il s'était montré trop spontané, enthousiaste et impudique devant ses parents. Hors de question de refaire la même erreur devant la mère de Ji Hoon ! Le rythme de son cœur s'accéléra d'autant plus lorsque la porte s'ouvrit sur ce dernier. Haruto ne put empêcher son large sourire d'apparaître. « Hello ! » L'envie de l'embrasser fut difficile à contenir, et seule l'intervention de leur petit bichon d'amour put l'empêcher de le faire. Riant aux éclats devant la démonstration d'amour de Kimyaki. Le Japonais se baissa pour l'attraper. « Oh mon petit amour, moi aussi je suis content de te revoir. » Il câlina le petit chien, avant de poser les yeux sur Ji Hoon. Sans le prononcer, les lèvres du Japonais formèrent les mots « toi aussi ». Lui souriant amoureusement, il finit par le suivre dans le salon. Posant lentement Kimyaki sur un fauteuil, il sourit timidement à la mère de famille nombreuse, se courbant gauchement devant elle. Qu'elle le salue en japonais le prit de court, lui qui s'était entraîné pour le dire correctement en chinois ! Mais ce serait malpoli, ce serait ne pas considérer ses efforts pour parler japonais, non ? Bafouillant un peu, il lui répondit dans sa langue maternelle, avant de se répéter dans la langue de Hua. « Heureux de vous revoir ! » Comme lorsqu'il parlait avec son fils, quelques années plus tôt, Haruto avait parlé lentement, sans pour autant avoir l'air de se ficher d'elle.

« Tu as besoin d'aide ? » Visiblement non, puisque Ji Hoon l'abandonna là avec Hua, et Kimyaki qui revenait quémander son dû – à savoir des caresses. Haruto ne pouvait nier qu'un petit malaise s'installait tranquillement, tandis qu'un ange passait. Son niveau en chinois était trop peu suffisant pour maintenir une réelle conversation – même basique – avec la mère de son petit ami. Quand leurs regards se croisaient, Haruto lui souriait timidement, baissant finalement le regard vers le bichon affalé sur ses cuisses. N'était-ce pas déjà un indice de la relation qu'il entretenait avec Ji Hoon, de voir Kimyaki aussi à l'aise avec lui ? Aussi heureux ? Ses doigts gratouillèrent le crâne du petit chien. Quand Ji Hoon revint enfin auprès d'eux, Haruto réprima mal un soupir de soulagement. Le remerciant d'un sourire qu'il espérait pas trop amoureux, il délogea Kimyaki qui en grogna un peu, avant de se rouler en boule juste à côté de lui. Observant son petit ami et sa mère, Haruto ne savait trop comment agir. Son sourire ne disparaissait jamais complètement attendri par la scène qui se jouait devant lui. Son petit ami était encore plus adorable lorsqu'il était avec sa mère. « Tu les as fait ? Toi-même ? » C'était surtout pour le taquiner, évidemment. Il connaissait très bien les talents culinaires de son petit ami ! « Ya... Hodu... » C'était un peu compliqué. « Tteok ! On dirait des mochis... » Il en attrapa un, pour commencer. Bien sûr, il goûterait à tous ! Remerciant Ji Hoon en coréen, Haruto posa le petit gâteau choisi près de sa tasse de thé.

Soudainement nerveux, il n'était plus très sûr de ce qu'il avait le droit de faire ou non, de dire ou pas. C'était comme si l'atmosphère de la pièce s'était tout à coup alourdie. Baissant la tête, il espérait ne pas avoir l'air trop coupable. Le stress l'avait complètement gagné et il luttait durement pour ne pas perdre contre les spasmes qui menaçaient de secouer sa jambe. A ses côtés, Kimyaki sembla sentir la nervosité de son deuxième papa, posant le museau sur sa cuisse en geignant un peu. Haruto lui caressa tendrement la tête. Se redressant d'un air plus ou moins assuré, il regarda Ji Hoon. Devait-il lui prendre la main ? Devait-il se rapprocher de lui ? Ses yeux se posèrent alors sur Hua. Elle paraissait un peu perdue, peut-être même inquiète ? « Ce... Ce n'est rien de grave ! » Qu'est-ce qui lui avait pris ? Haruto lui-même ne savait pas. Pinçant les lèvres, il décida qu'il valait mieux laisser Ji Hoon parler. « Ça va aller ? » Ce n'était pas sous forme de question qu'il aurait dû dire ces mots. Souriant à son petit ami, il espérait lui donner un peu de courage, mais c'était lui qui paraissait en avoir le plus de toute manière. Il ne voulait rien gâcher. Surtout pas ça ! C'était important. Peut-être même encore plus que l'annoncer à sa famille. Hua était un modèle pour son petit ami. Haruto espérait de tout cœur qu'il soit capable de lui avouer, et surtout, qu'elle l'accepte sans le juger. Sans juger cet amour étrange, mais si vrai, si sincère, si puissant. Sans les juger eux, alors qu'ils ne faisaient de mal à personne. Qu'ils s'aimaient, tout simplement.

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     Ven 16 Mar - 0:14

♡ Haroon ♡

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Aujourd’hui était un grand jour. Le jour où il allait présenter l’homme de sa vie à la femme de sa vie. Ji Hoon avait toujours été très proche de sa mère, toujours dans ses pattes quand il était à la maison et que Liang étudiait plutôt que de lui accorder de l’attention. Il avait toujours besoin d’attention, de parler, d’avoir quelqu’un avec lui. Il n’était définitivement pas solitaire et détestait la solitude. Ça n’avait jamais été pour lui. C’était aussi ce qui contribuait à son bonheur avec Haruto. Il n’était jamais vraiment seul, et il avait toujours quelqu’un à câliner et toucher. Il le faisait sans mal, aimant un peu trop ça. Il aimait l’avoir près de lui, il aimait être avec son petit-ami. Haruto le comblait vraiment, et c’était ce qu’il voulait apprendre à sa mère aujourd’hui. Qu’il l’avait rencontré il y a cinq ans et qu’il le rendait heureux depuis, qu’il ne voyait pas sa vie sans lui. Dans dix ans, il voulait encore tendre ses baguettes pour piquer dans sa nourriture. Et il voulait proposer de resservir sa mère qui mangerait à leur table, accepterait. L’aimerait. Il avait tellement besoin qu’elle aime son petit-ami, qu’elle voit l’homme formidable qu’il était.

Le stresse montait en lui, mais il savait que c’était le moment, qu’il devait le dire à sa mère, qu’elle devait le savoir. Elle l’aimait, il le savait. Elle ne voulait que le bonheur de ses enfants, de sa famille, après ce qu’ils avaient traversé, après toute la souffrance, ces drames. Ils se reconstruisaient tous comme ils pouvaient, continuaient d’avancer. Hua pensait que vivre au Japon n’était pas une si mauvaise idée. A Seokgyo, tout rappelait Jong Dae. C’était son village de naissance, il y connaissait tout le monde, avait ses habitudes partout. Elle se souvenait qu’il lui avait vendu les lieux comme un coin extraordinaire, le plus joli village du monde, avait parlé de cette île comme s’il s’agissait de Bora Bora. Mieux que Pékin. Oh, à l’époque, tout lui aurait semblé mieux que Pékin ! Si elle avait été charmé par le village, y vivre était désormais trop difficile, bien qu’elle avait le cœur brisé en songeant qu’elle l’avait laissé là-bas, qu’elle ne pouvait plus le voir autant qu’elle le voulait. Elle se contentait de lui parler dans sa chambre, devant le portrait qu’elle avait posé sur son armoire. Il était si beau. Le plus bel homme qu’elle avait rencontré. Ji Hoon et Jin Seok lui ressemblaient, ça avait toujours rendu le père de famille assez fier.

Perdue dans ses pensées, elle sourit à son fils qui passait par là. C’était encore bizarre de se voir si souvent, mais ça leur faisait du bien. Ils avaient tant de choses à rattraper ! Il n’était pas toujours là, mais quand il l’était, elle aimait bien le monopoliser, discuter avec lui. Ils étaient les plus bavards de la famille, c’était interminable quand ils étaient ensemble. Mais elle ne se plaignait pas, ça l’arrangeait plutôt bien. Ji Hoon était pourtant bien silencieux, s’agitant un peu à droite à gauche, avec son thé et ses gâteaux. Elle remarquait bien que quelque chose le tracassait, restant silencieuse, elle avait éteint la télévision, reprenant le livre qu’elle avait commencé il y a quelques jours. Un roman d’amour un peu niais, mais c’était ce qu’elle préférait, rêvassant un peu après, ça lui faisait du bien de quitter la réalité quelques minutes. On la ramena cruellement sur terre en sonnant à la porte et elle regarda son fils aller ouvrir la porte, entendant une autre voix masculine, quelqu’un parler japonais. Un ami à lui, sûrement.

Haruto, oui, bien sûr qu’elle le connaissait déjà ! Il avait visité Seokgyo, l’avait aidé à ranger et avait fait des efforts pour communiquer. Il était charmant et très gentil. Ce n’était pas le genre de garçon avec lequel il se liait habituellement d’amitié, mais pourquoi pas. Plus loin, Ji Hoon souriait en voyant Kimyaki et Haruto ensemble, plissant le nez quand ce dernier lui « dit » qu’il était content de le voir. Lui aussi. Il était heureux qu’il ait pu venir immédiatement, avant qu’il ne prenne peur et change d’avis. Le Coréen sourit, amusé, en voyant les « retrouvailles » entre son petit-ami et sa mère, filant à la cuisine pour chercher le thé et les gâteaux. Il se doutait que l’ambiance n’allait pas être folle à son retour, ils ne parlaient pas la même langue, ça allait être compliqué. En effet, Hua, fixait Haruto dorloter Kimyaki, qui semblait très à l’aise avec lui. Eh bien ! Ce chien avait mis du temps à accepter les trois femmes de la maison ! Peut-être avait-il déjà vu Haruto plusieurs fois ?

Présentant les gâteaux après avoir servi le thé, il les nomma pour son homme, fronçant les sourcils à sa remarque. « Bien sûr que je les ai fait moi-même ! » Et ils étaient très bons. Ji Hoon eut du mal à masquer son sourire quand il opta pour les Tteok. Gâteaux de cérémonie, de mariage. Ça le rendait bêtement heureux, surtout après ce qu’avait dit sa mère avant. « C’est meilleur que des mochis. » Parce qu’il les avait faits lui, avec ses petites mains de dieu. Offrant un double clin d’œil à son homme, il se redressa pour retourner s’asseoir près de sa mère. Ils devaient discuter un peu. Hua n’aimait pas beaucoup cette phrase, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer le pire, penser qu’il y avait quelque chose de grave. Son fils souriait, mais et s’il se forçait ? Le petit « oui » qui quitta ses lèvres traduisait son angoisse, elle tenta de sourire à son ami, sans vraiment comprendre ce qu’il disait. « Maman, ne t’en fais pas, tout va bien, c’est rien de grave, d’accord ? » Sa main se posa sur son bras pour la rassurer, elle hocha la tête pour dire qu’elle comprenait, sans pour autant être tout à fait convaincu. Ji Hoon tourna la tête vers Haruto, lui souriant doucement. « Je vais lui dire, désolé, tu risques de pas tout comprendre… Même rien, mais je te dirais tout. »

Ji Hoon tenta de puiser un peu de courage en regardant son petit-ami. « Ça va bien se passer. » Oui, il essayait de s’en convaincre, respirant profondément avant de regarder à nouveau Hua. Il espérait ne pas la décevoir, qu’elle l’aimerait toujours de la même façon, qu’elle ne le rejetterait pas. c’était important qu’elle les accepte, qu’elle ne fasse pas la différence, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. « Maman… Je voulais pas te le dire par téléphone, c’est pour ça que j’ai attendu si longtemps, et j’avais peur, je sais pas trop de quoi… » Il rit nerveusement, Hua ne semblait pas vraiment comprendre, l’encourageant à continuer, affirmant qu’il pouvait tout lui dire, toujours. « Tu sais, quand tu me parlais d’amour, ce que tu ressentais, avec Papa, je ne comprenais pas trop, ça me paraissait bizarre. C’était bizarre et niais. » Son rire se fit plus franc, un peu plus quand elle lui tapa la jambe en lui demandant un peu de respect. Il s’excusa en agitant sa main pour demander la paix. Sa langue glissa sur ses lèvres, il regarda Haruto. « Mais depuis quelques temps, je comprends, je comprends vraiment. » Parce qu’il le vivait, il le vivait tous les jours, cette belle histoire d’amour, intense et unique. « Maman… C’est Haruto… C’est la personne que j’aime comme ça. » Plus que tout, de tout son cœur.

Un ange passa, un grand silence. Hua tentait de comprendre, si elle avait bien saisi ce qu’il disait. Il aimait son ami. Ce Japonais. Elle ouvrit la bouche avant de la refermer, un peu choquée par cette nouvelle. Elle aurait dû s’y attendre. Il y avait des signes, elle le savait. Peut-être qu’une partie d’elle avait déjà envisagé l’idée. Il restait son fils, son bébé, elle l’avait porté. Elle connaissait ses enfants. Mais ça lui avait semblé un peu gros. « Mais… Ji Hoon, tu aimes les hommes ? » La question semblait bête, mais légitime. Elle l’avait toujours vu courir après des filles, vouloir être le premier, aller trop vite. « Quoi ? Non ! » C’était tout de même un peu bête d’être offusqué par cette question lors d’un coming out. « Elle m’a demandé si j’aimais les hommes ! » Il allait arrêter d’être choqué cinq minutes ? Ahuri, il se retourna vers sa mère, complètement perdu. « Non… Non, non, à part Haruto, non. J’ai toujours aimé les femmes. » Cette réponse la rendit d’autant plus confuse. « Tu es sûr ? » Il répondit à l’affirmative. Il n’aimait que Haruto. Des milliers de questions se bousculaient dans sa tête, Ji Hoon préférant ne pas trop en rajouter. Il regarda Haruto, mordillant sa lèvre. « Désolé que tu puisses pas comprendre… » Ni répondre ou participer pour le moment.

Une petite tape sur son épaule attira son attention, sa mère le regardait, toujours un peu confuse, hésitante. « C’est bizarre pour moi, je ne m’y attendais pas… Tu as toujours été si… » Hétérosexuel, mais elle savait que ça ne se disait pas vraiment. Son regard se posa furtivement sur Haruto avant de regarder à nouveau son fils. Lentement, elle glissa sa main dans son dos, souriant légèrement. « Tu sais que je t’aime quoiqu’il arrive ? Toujours pareil. » Il était son fils, son enfant. Elle n’avait jamais envisagé ça, mais peu importe, elle aimerait ses enfants peu importe ce qu’ils décidaient, ce qu’ils faisaient. Ce qu’ils aimaient. « Je ne comprends pas vraiment tout, mais tu m’expliqueras ? » Ouvrant la bouche, Ji Hoon resta un instant bête, surprit. Il se retenait de pleurer comme un idiot, laissant un doux sourire se dessiner sur ses lèvres, il hocha la tête. « Oui… Je t’expliquerai. » Mais d’abord, il ne résista pas à se rapprocher d’elle pour la serrer dans ses bras. « Merci… » De ne pas le rejeter, de l’aimer malgré tout. Elle frotta doucement son dos pour le réconforter, le rassurer. Il se décolla d’elle, expliquant qu’il devait traduire ce qui venait de se passer. « Elle trouve ça bizarre. Mais elle a dit que ça change rien, qu’elle m’aimera pareil. » Il rit encore, ne sachant pas quoi faire. Soulagé d’un poids énorme. Elle l’acceptait. Leur amour était réel.


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     Sam 17 Mar - 1:01

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Comment devait-il se comporter, au juste ? Sûrement devrait-il laisser parler Ji Hoon. Cela lui paraissait plus logique, et surtout, plus intelligent. Haruto ne pourrait pas vraiment communiquer avec Hua, et c'était bien là quelque chose qui le peinait profondément. Comment pourrait-il lui dire combien il aimait Ji Hoon ? Comment pourrait-il lui faire comprendre que son amour était sincère ? C'était même cruelle, cette barrière de la langue, et il s'en voulut un peu de ne pas avoir insisté plus lourdement auprès de son petit ami pour qu'il lui apprenne sa langue maternelle. Peut-être que ce dernier voulait simplement garder une part de mystère, et que le chinois en était en quelque sorte le symbole ? Le Japonais ne savait pas trop. Il se disait qu'il devait se focaliser sur une langue à la fois, et que le coréen était un défi en soi, pour le moment. Ce n'était que partie remise. Du moins, c'était ce qu'il s'était toujours dit. Aujourd'hui, il regrettait un peu. Son vocabulaire était pauvre, très basique. Des formules de salutations que même le moins malins des Occidentaux pouvait apprendre sur le Net. Son accent n'était pas très bon non plus. En vérité – il se l'avouait avec une légère honte – cette langue ne l'attirait pas vraiment. Bien entendu, il ne l'avouerait jamais à Ji Hoon ! De toute façon, son petit ami ferait sûrement tout pour la lui faire aimer. Peut-être devrait-il lui dire, dans ce cas ?

Dans la cabine de l'ascenseur, le Japonais sentait le stress monter en lui de pair avec la cabine qui avalait les étages. Il se refusait de penser à cette soirée, du déroulement, de la réaction hypothétique de la mère de son homme, des conversations qu'ils pourraient avoir. Ça ne se passait jamais comme il le pensait. Parfois pour le mieux, parfois pour le pire. Ce soir, il devrait laisser les choses se faire. Ji Hoon lui répétait sans cesse qu'il était le préféré. Haruto espérait qu'il ne lui avait pas menti, et que Hua prendrait la nouvelle avec positivité. Cela en ferait au moins une sur deux ! Voilà qu'il recommençait ! Ne pas s'avancer, voir les choses évoluer. Ses mains tremblaient un peu, sa nervosité commençait à lui faire perdre ses moyens. L'image de sa propre mère lui vint à l'esprit. Il était réellement déchiré à son propos, encore en colère contre elle et la réaction qu'elle avait eu ce soir-là, ses mots envers Ji Hoon, et ayant pitié d'elle. Son père lui avait finalement avoué qu'il avait une maîtresse. Mais hors de question de penser à ses parents ! Haruto se maudit. Aucune pensée négative ! C'était presque plus fort que lui. Après tout, l'enjeu de cette soirée était immense, malgré ce qu'il avait pu penser. Tout restait incertain, au final. Rien ne disait comment Hua réagirait. Il s'était conforté dans l'idée qu'une mère comme elle se montrerait compréhensive ; qu'après ce dîner chez les Kamiya, rien ne pourrait se passer plus mal. Mais, au fond, qu'en savait-il ?

Frapper contre la porte de l'appartement lui apporta paradoxalement une certaine paix intérieure. Une pause, tout du moins. Haruto savait qu'il devait se focaliser sur ses gestes, ses mots, tout ce qui pourrait mettre la puce à l'oreille de Hua trop rapidement. Pas avant que Ji Hoon ne lui avoue enfin ! Même après. Hors de question de la choquer. Il avait bien compris la leçon. Mais comment faire quand cette adorable petite boule de poils lui sautait dessus comme ça ? L'accueil de Kimyaki lui fit chaud au cœur, et le consolait un peu du fait qu'il ne pouvait saluer Ji Hoon comme il le voudrait. Plus tard. Une fois que tout ceci serait passé, que cela soit en bien ou en mal. Pénétrant plus avant dans l'appartement, les salutations furent maladroites, mais le Japonais espérait avoir fait passé son sentiment auprès de la mère de son petit ami ; à savoir, il était heureux de la revoir. Evidemment, comme il l'avait craint, sa conversation en chinois était plus que limitée, et un certain malaise plana dans le salon. Caresser Kimyaki lui donnait une certaine contenance, mais cela le calmait également. Il ne voulait pas paraître malpoli, aussi levait-il parfois les yeux vers Hua, lui souriant timidement, avant de reporter son attention sur le bichon, non sans jeter quelques coups d’œil vers Ji Hoon.

Quand ce dernier revint enfin, Haruto se sentit soulagé, mais sa nervosité s'en retrouva également grandie. Il n'avait aucune idée de ce que Ji Hoon avait déjà pu dire à sa mère, s'il avait préparé le terrain d'une certaine manière, ou s'il avait un plan, une idée de la façon dont il allait lui annoncer. C'était sûrement sur un coup de tête que la décision avait été prise, aussi le Japonais se disait qu'il ne devait pas y avoir de plan. Bien sûr, son petit ami y pensait, tout comme lui. Comment l'annoncer aux Lee qui n'étaient pas encore au courant, et mieux, comment l'annoncer à Hua ? C'était son avis à elle qui comptait certainement le plus pour Ji Hoon. Peut-être même avant celui de son jumeau ? Haruto devait arrêter de réfléchir. « En quelle occasion ? » Depuis combien de temps son petit ami prévoyait-il tout ça ? Sans lui en parler d'abord ? Peut-être que, finalement, sa décision spontanée ne l'était pas vraiment. Mais devait-il s'en retrouvé déçu ? Haruto choisit que non. C'était très bien. Et ces gâteaux semblaient vraiment délicieux ! « On va voir ça... » Souriant à son petit ami, il espérait ne pas paraître trop évident quand à leur véritable relation. Surtout quand Ji Hoon décidait enfin de se lancer. Hochant la tête après les paroles de ce dernier, Haruto attrapa maladroitement sa tasse, se brûlant un peu la langue avec le thé qui glissa dans sa gorge. Ce n'était pas grave, le stress lui faisait oublier la douleur.

Ça se passerait bien. La phrase tournait en boucle dans sa tête. Ça se passerait bien ! Posant sa tasse en essayant de trembler le moins possible, Haruto se redressa sur le canapé, gratouillant Kimyaki. Evidemment, comme l'avait prédit Ji Hoon, il ne comprit rien. En bon psychiatre, il tentait d'analyser les intonations, les gestes de l'un et l'autre, les réactions. C'était plutôt perturbant, comme scène. Le rire de son homme était nerveux, le visage de Hue, perplexe. Lui avait-il déjà dit, ou préparait-il seulement le terrain. Haruto choisit de garder ses yeux rivés sur Ji Hoon. Après tout, pourquoi agir de façon trop timide ? Il lui disait bien qu'ils étaient ensemble, non ? Qu'ils formaient un couple qui s'aimait du plus bel amour de ce monde ? Quand leurs regards se croisèrent, le Japonais sentit ses joues rougir un peu. La tape de Hua sur le genou de son fils n'était pas méchante. Plaisantait-il ? Haruto avait beau baisser les yeux vers le bichon à moitié affalé sur lui, le petit chien ne lui donnait aucune réponse. Aucune traduction, alors qu'il comprenait certainement mieux le chinois que lui ! Il releva néanmoins la tête lorsqu'il crut comprendre son prénom. Venait-il de lui dire ? Pour de bon ?

Le silence qui suivit sembla le lui confirmer. Cependant, Haruto préféra rester silencieux. Sa main caressait toujours le crâne du bichon. En vérité, il osait à peine bouger, à peine respirer. Que se passait-il ? Que lui avait-il dit ? Que pensait-elle ? Finalement, Hua parla, et, bien entendu, il ne comprit aucun mot de sa phrase. Mais pour celle-ci, il obtint bizarrement une traduction. Haruto ne put s'empêcher de pouffer devant l'air offusqué de son petit ami. « Hoonie... » Mais la conversation continuait déjà en version chinoise. Haruto était impatient de savoir ce qu'il se disait ! C'était légèrement frustrant de ne pas comprendre ce qu'ils pouvaient se dire. C'était même carrément frustrant. « Ce n'est pas grave... » Il lui raconterait tout en détails plus tard, non ? Lui souriant tendrement, Haruto osa un regard vers Hua. Que pouvait-elle bien penser de lui, maintenant ? Son regard ne fit pas rendu, puisque voilà que déjà, elle cherchait à nouveau à parler avec son fils. Haruto prenait son mal en patience, du mieux qu'il le pouvait. Il observait Ji Hoon, tentant de deviner par ses réactions. Quand il le vit profondément ému, son cœur rata un battement. Cela voulait-il dire... ? Ne venait-il pas de la remercier ? Son cœur s'emballa. S'ils tombaient dans les bras l'un de l'autre, cela signifiait que le message était bien passé, que Hua acceptait leur relation ? Le Japonais sentit un poids s'envoler de sa poitrine. Sa main se figea sur le pelage de Kimyaki. « C'est vrai ? » Un large sourire étira les lèvres du Japonais. Ces mots lui réchauffaient le cœur, le soulageaient profondément. Un léger rire lui échappa. C'était merveilleux ! Faisant attention à ce que Kimyaki glisse sur le canapé, l'écartant en le caressant un peu, Haruto se lever, s'approchant de son petit ami. Montrant une certaine pudeur, il posa sa main sur l'épaule de ce dernier, se tournant alors vers Hua. Timidement, il s'inclina devant elle, la remerciant dans les trois langues qui les liaient. Japonais, coréen, et même chinois. Il avait envie de rire de bonheur, de la prendre dans ses bras, d'embrasser Ji Hoon. Bien sûr, il se retenait. Mieux valait avancer petit à petit. Voilà pourquoi sa main tapota doucement l'épaule de son homme. « Dis-lui que je la remercie aussi. Que c'est très important pour moi qu'elle accepte notre histoire. » Un doux sourire éclairait ses traits. Oh oui, c'était vraiment très important. Parce que cette histoire était merveilleusement belle, parce que leur amour était sincère. Et parce qu'il était important que tout le monde sache.

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     Dim 18 Mar - 2:06

♡ Haroon ♡

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Hua n’avait jamais parlé d’homosexualité avec ses enfants. Elle ne connaissait pas assez bien le sujet et se disait qu’elle le verrait si c’était nécessaire. Maintenant, elle réalisait que c’était un peu bête. Comment l’aurait-elle deviné ? Si l’un de ses fils jouaient à la dinette ou si une de ses filles désirait jouer avec des petits camions au lieu de Barbie ? C’était un peu stupide, elle s’en rendait compte désormais. Pourtant, jamais l’idée de blâmer un de ses enfants ne lui avaient traversé l’esprit. Elle les aimait inconditionnellement, exactement comme ils étaient. Jamais elle n’avait été un frein à leurs passions, les laissant aimer ce qu’ils voulaient. Elle ne blâmait pas Liang de ne pas sortir, d’aimer tant étudier, tout comme elle ne blâmait pas Ji Hoon de ne pas avoir étudié et avoir préféré une voix plus artistique, enfin, à sa façon. Elle encourageait Sooyoung dans ses études, Mei Lin dans sa carrière, et Jin Seok dans absolument tout ce qu’il voulait. Tant qu’ils étaient gentils, polis et respectueux, ça lui convenait très bien. Elle avait toujours tout mis en œuvre pour bien élevé ses enfants et se félicitait assez du résultat. Ils étaient merveilleux tous les cinq !

Néanmoins, face aux aveux de son fils, Hua ne savait pas vraiment comment réagir. Bien évidemment qu’une part d’elle était déçue. Elle s’en voulait, mais elle était déçue. Il était celui sur lequel elle comptait le plus pour faire des petits-enfants ! Plus sérieusement, peu importe le nombre d’enfant que l’on a, on espère les voir se marier, fonder un foyer, avoir des enfants… Elle savait qu’il y aurait peu de chance qu’elle connaisse cela pour Ji Hoon si cette relation continuait. Cependant, elle ne pouvait pas le blâmer pour ça. C’était sa vie, pas la sienne, tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il soit heureux, peu importe ses choix, ses préférences. Elle garderait probablement l’infime espoir que cela arrive tout de même, avec Haruto ou non. La mère de famille essayait pour l’instant de comprendre. Il n’aimait pas les hommes, juste lui. Le concept lui semblait bizarre, mais soit. On ne choisissait probablement pas, l’amour pouvait nous tomber dessus d’un seul coup. Pour autant, elle espérait ne pas soudainement tomber amoureuse d’une femme. Non, c’était impossible, elle savait qu’elle ne connaitrait plus ça. Amoureuse, elle l’était encore, elle le resterait sans doute pour toujours, quand bien même il n’était plus là pour partager cela.

Qu’aurait pensé Jong Dae ? Elle connaissait sa dureté, son esprit clairement plus fermé que le sien. En réalité, elle n’était pas certaine qu’il aurait très bien accepté la nouvelle. Mais ce n’était plus son problème désormais, et elle ne le rejetterait pas pour ça. Le prendre dans ses bras était nécessaire pour le rassurer. Elle avait bien vu que ça l’avait angoissé, il devait savoir qu’il n’avait pas besoin de ça. Et en effet, cela rassurait énormément Ji Hoon qui s’était imaginé le pire. Il se retenait de pleurer, la serrant plus fort, jusqu’à ce qu’elle râle un peu en disant qu’il allait l’étouffer, ce qui le fit rire en s’excusant. C’était la meilleure. Il le savait, il l’avait toujours dit. La meilleure mère du monde. Il l’annonça immédiatement à son petit-ami, hochant la tête. Oui, c’était vrai. Elle ne le rejetait pas, elle l’acceptait. C’était tellement important pour eux. Le Coréen leva la tête en sentant la main de Haruto se poser sur son épaule, il lui sourit, allant doucement lui caresser le dos en l’entendant remercier sa mère dans les trois langues. Il traduit les mots de son homme à sa mère, qui secoua la main, fronçant les sourcils. « Ah ! Pas besoin de me remercier pour ça ! Toutes les mères feraient ça ! » Le sourire de Ji Hoon se ternit un peu, il hocha la tête avant de regarder Haruto. « Elle dit qu’on doit pas la remercier pour ça. »

Inutile de traduire la suite. Il ne voulait pas blesser inutilement son Japonais. Toutes les mères ne faisaient pas ça, non. C’était sans doute plus rare d’avoir le cas Hua que le cas Haruka, qui en soit, n’avait pas non plus réagi trop mal. Elle aurait pu déshériter son fils, ce qu’elle n’avait pas fait. La main de sa mère se leva pour se poser sur celle de Haruto, elle lui sourit tendrement. « Prends bien soin de mon Ji Hoon, d’accord ? » Le Ji Hoon en question sourit un peu plus, pouffant comme un idiot avant de regarder Haruto. « Elle a parlé en coréen, t’as compris ? » Il le regarda d’un air malicieux. « Tu dois bien prendre soin de moi. » Toutefois, il ne manqua pas ensuite de certifier à sa mère que c’était déjà le cas. Il prenait très bien soin de lui. De toutes les façons possibles. Elle n’avait pas à s’en faire pour ça, il ne pouvait rêver de meilleur petit-ami. Il avait vraiment beaucoup de chance de l’avoir, mais il lui dirait ça plus tard, quand ils seraient seuls. Il ne voulait pas trop exclure Haruto de la conversation, ni devoir lui traduire combien il était parfait et exceptionnel. Il le ferait dans l’intimité de leur appartement.

« Mais alors, c’est récent ? Vous n’étiez pas encore ensemble quand vous étiez venus à Seokgyo ? » La question de sa mère le surprit, il ne put s’empêcher de rire un peu, pinçant les lèvres. C’était le tout début, ils se découvraient sur le plan sentimental, transformant doucement la forte amitié qu’ils avaient en quelque chose d’encore plus, de toujours plus beau. C’était encore néanmoins trop tôt pour un coming out, ils devaient d’abord totalement accepter cela de leur côté. « Si, on était déjà ensemble mais… Enfin, c’était trop tôt. » Hua sembla confuse, pinçant les lèvres, elle détourna le regard. Pensant l’avoir vexé, il posa sa main sur sa cuisse. « Tu sais, c’est pas facile de dire ce genre de choses. Et pour nous aussi, c’était tout nouveau, on était jamais dans une relation comme ça et… » Il s’arrêta, jugeant qu’il n’avait pas besoin d’en ajouter davantage. Le bon moment, c’était maintenant, au final, ça ne changeait pas grand-chose, c’était même mieux. « Elle a demandé si on était déjà ensemble quand on est venu à Seokgyo. J’essaie de lui expliquer que c’était tout nouveau. » Lentement, la matriarche hocha la tête, assimilant les informations. Quelque chose clochait encore néanmoins, elle les regarda tour à tour. « Je ne comprends pas, Ji Hoon… »

Elle était hésitante. Ji Hoon lui sourit pour la rassurer. Il lui expliquerait tout ce qu’elle voulait, elle n’avait pas à s’en faire. Leur relation était un peu hors du commun, ça ne la rendait que bien plus belle. « Depuis combien de temps est-ce que vous êtes ensemble ? » Le Coréen n’eut pas besoin de réfléchir longtemps. « Bientôt deux ans. Cet été, ça fera deux ans. » Même si ça faisait bien plus longtemps que cela. Le mois prochain, cela ferait deux ans qu’il avait réalisé ses sentiments pou son petit-ami. Il remarqua que cette réponse la rendit d’autant plus confuse.  « Haruto était fiancé l’an passé, n’est-ce pas ? A une riche idole. » La bouche du fils modèle s’ouvrit soudainement, ne pouvant contenir un rire nerveux. Comment savait-elle ça ? Il savait que Sooyoung aimait bien les Supernova, il ne pensait pour autant pas qu’elle en aurait parlé à sa mère. « Maman, c’est… C’était compliqué. » Cette réponse ne sembla pas la satisfaire. Elle leva les yeux vers Haruto, soudainement bien moins douce. Oh, elle se souvenait bien de cette période où il ne parlait plus beaucoup au téléphone, quand les garçons étaient venus à Seokgyo et où il lui paraissait déprimé, toujours à rêvasser, souriant toujours en se forçant.

Oui, si elle pouvait accepter tout de la part de ses enfants, si elle pouvait continuer à les aimer quoiqu’il arrive, elle ne pouvait accepter qu’on leur fasse du mal. Ji Hoon paniquait un peu, cherchant de quoi justifier tout ça, mais rien ne lui venait. Lui-même ne pouvait pas encore justifier ce que Haruto lui avait fait. « Il… C’était sa famille, tu sais comment c’est, chez les personnes comme eux… » Sa réponse se fit sans appel. « Non, je ne sais pas. Et je pense que tu ne devrais pas savoir non plus. » Elle n’avait jamais aimé les personnes faisaient partis d’une certaine bourgeoisie, gardant malgré elle ses petits idéaux communistes, un esprit égalitaire. Hua ne détestait pas les gens riches, elle détestait leurs coutumes, leurs côtés hautains. Elle savait qu’ils pouvaient avoir l’esprit changeant. « Ji Hoon, je ne suis pas sûre que ce soit ce dont tu as vraiment besoin. On ne peut pas appeler cela de l’amour quand l’autre moitié accepte des fiançailles… » Un soupir quitta les lèvres de la Chinoise. « Tu peux trouver bien mieux que ça. » Elle ne put s’empêcher de désigner le Japonais d’un geste un peu dédaigneux. « Maman ! » Son ton se fit un peu autoritaire, lui faisant comprendre qu’elle ne pouvait pas parler de Haruto de cette manière. Elle répondit en soufflant du nez, se levant du canapé. « Dis lui de s'en aller, je ne le veux pas ici. Et tu devrais le laisser partir aussi. » Sans attendre de réponse, elle se leva pour aller dans sa chambre, ne pouvant tolérer cela. On ne faisait pas souffrir ses enfants, d’aucune manière, et rien ne pouvait justifier cela. Elle était très souple, très ouverte, mais elle avait une profonde aversion pour les mensonges, les trahisons et l’infidélité. Surtout quand cela touchait l’un de ses enfants. Elle n’avait pas manqué de renvoyer un petit-ami de Mei Lin qui ne la traitait pas comme elle le méritait. Peu importe l’âge de Ji Hoon, elle ne pouvait pas le tolérer.

Regardant sa mère partir, Ji Hoon couvrit son nez et sa bouche de ses mains, avant de totalement y enfouir son visage. S’il avait eu plusieurs scénarios en tête, il n’avait pas vu celui-ci arriver. « Putain… » Haruto ne devait rien avoir compris. Il ne savait même pas quoi lui dire. Il savait que d’une certaine façon, sa mère avait raison. Il savait aussi qu’il ne voulait pas quitter Haruto, qu’il avait bêtement confiance en lui, qu’il savait qu’il ne le referait plus. Respirant profondément, un rire nerveux quitta ses lèvres avant qu’il ne se gratte l’arrière de la tête. « C’est drôle… Même elle savait que t’étais fiancé à cette conne. » Oui, très drôle. Non, pas drôle du tout. « Elle a demandé depuis combien de temps est-ce qu’on est ensemble… Je pensais pas qu’elle saurait ça. » Oh non, c’était bien la dernière chose qu’il aurait envisagé. Un nouveau rire secoua ses épaules. « Putain… Je pensais vraiment que pour UNE fois, tout irait bien. » Quel idiot, d’avoir eu cet espoir stupide que quelque chose pourrait se dérouler comme ils l’espéraient. « Elle veut que tu t’en ailles. » Mais il ne le « laisserait pas partir » comme sa mère le disait. Il comprenait le sous-entendu, ne l’appliquerait pas pour autant. « J’irai lui parler, ça lui passera sûrement. » Il l’espérait. Il savait qu’elle était têtue, mais un jour ou l’autre, elle se ferait probablement à l’idée qu’il ne quitterait pas Haruto. « Bon, je t’avoue que là, tout de suite, je sais pas trop quoi lui dire. » S’il utilisait l’argument, sa mère avait un cancer donc il ne voulait pas la laisser tomber DONC, il s’était fiancé, il l’entendait d’ici dire comme lui, qu’ils auraient dû se marier tous les cinq pour assurer la survie de son défunt mari. Ji Hoon aimait Haruto plus que tout au monde, il savait que ce problème était difficilement justifiable. Il ne voulait pour autant pas le quitter, pas vivre sans lui. Sa mère devait le compendre.

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     Lun 19 Mar - 0:15

♡ Haroon ♡

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C'était réellement important que Hua accepte leur amour. Du moins, qu'elle ne rejette pas Ji Hoon pour qui il osait aimer. Après tout, ce n'était pas comme s'ils avaient fait exprès de tomber amoureux. Ils s'aimaient, et c'était là tout ce qui comptait. Les circonstances, les pourquoi et comment, ils n'avaient pas besoin d'y réfléchir, puisqu'il était évident qu'ils n'avaient pas de réponses. Comment expliquer pourquoi on tombait amoureux ? La Science avait ses théories, ses preuves, mais Haruto ne pouvait s'en contenter. C'était plus que simplement chimique. Il n'était pas simplement tombé amoureux de Ji Hoon. Il retombait amoureux à chaque fois que leurs regards se croisaient, à chaque fois qu'il le touchait, qu'ils s'embrassaient, qu'ils faisaient l'amour. Pourtant, il n'avait jamais l'impression de l'aimer moins. C'était toujours plus, ce n'était pas quantifiable. Ses sentiments pour son petit ami ne cessaient de grandir dans son cœur. Il ne pouvait bien l'expliquer avec des mots, mais il le ressentait au plus profond de lui-même. Tout son amour pour Ji Hoon était là, était réel. Et il n'avait de cesse que de vouloir le montrer. Le prouver, alors qu'il savait très bien de rien devoir aux autres. Pourquoi était-ce si important pour lui, qu'on accepte leur amour ? Le Japonais ne savait pas très bien. Peut-être craignait-il que l'hésitation ou le rejet pouvait affecter son homme ? Et c'était d'autant plus vrai lorsque cette personne qui pouvait éventuellement le rejeter était Hua.

Haruto ne pouvait donc exprimer correctement sa gratitude envers la mère de son petit ami. Il en avait presque les larmes aux yeux, son cœur était en fête. La main de Ji Hoon sur son dos le fit fondre plus encore. C'était un geste de tendresse devant sa mère. Un geste doux et chaste, mais qui lui suffisait. Impatient de connaître la traduction de ce qu'elle lui répondit, le Japonais fut un peu paniqué devant les airs que l'un et l'autre affichaient. Le ton de Hua ne l'inquiétait pas vraiment, malgré son froncement de sourcils, c'était plutôt Ji Hoon qui l'alarma. La traduction qu'il lui donna ensuite était-elle donc bien complète ? Comme réponse, Haruto leur sourit. Pour lui, il était évident que si. Il aurait été si reconnaissant envers Haruka, si elle les avait accepté comme ça, plutôt que de juger les origines de son petit ami. Sa mère avait du mal à se détacher de la vie qu'elle avait rêvé pour son fils, sans forcément prendre en compte ce qu'il voulait vraiment. En vérité, Haruto se sentait coupable. Il ne lui avait jamais vraiment fait face, il ne lui avait jamais vraiment tenu tête. Il ne pouvait blâmer Haruka d'avoir voulu le modeler à sa façon, quand il l'avait laissé faire. Aujourd'hui, Haruto rêvait par lui-même. Il avait des projets avec Ji Hoon, même si aucun ne restait vraiment défini. Uniquement celui de vouloir vivre avec lui. Il avait bien compris que tirer trop de plans sur la comètes ne pouvaient pas toujours être bénéfique. L'important restait de communiquer avec son homme. Le reste irait tout seul.

Quand la main de Hua se posa sur la sienne, Haruto en fut profondément ému, se sentant un peu stupide. Elle parla en coréen, et il en saisit le sens avec plus de facilité qu'il ne l'aurait crû. Hochant lentement la tête, il lui sourit, riant ensuite avec Ji Hoon. « C'est promis. Encore mieux qu'avant. » Son sourire se fit plus doux, alors qu'il s'élargissait. Chaque jour, il voulait montrer à Ji Hoon combien il l'aimait. Car après tout, c'était à lui qu'il devait le prouver au mieux. Prendre soin de son petit ami était primordial ; surtout depuis son erreur passée. Bien sûr, il ne se voyait plus accepter des fiançailles uniquement parce qu'il avait bêtement pensé que c'était pour le mieux pour sa mère. Il portait le poids terrible de la culpabilité depuis tout ce temps, et il savait bien qu'il n'était pas prêt de s'envoler. Cependant, il essayait chaque jour de se racheter, ne serait-ce qu'un peu. Il espérait que Ji Hoon voyait ses efforts, même s'il ne l'avait pas encore pardonné. Patient, Haruto savait qu'il devait attendre, quitte à ce que cela dure des mois, des années. Peut-être même ne lui pardonnerait-il jamais vraiment, mais pouvait-il vraiment lui en vouloir ?

Hua sembla poser une question à son fils. Haruto essaya bien de suivre, mais en vain, évidemment. Muet, il observa le fils et sa mère se parler. Ji Hoon semblait lui expliquer quelque chose, mais Hua ne paraissait pas tout à fait satisfaite de la réponse. Le Japonais n'osa pas s'en mêler, ni même poser de question. Et si le sujet était trop délicat ou ne le regardait pas ? Son petit ami lui apporta la réponse. « Oh... » Pinçant les lèvres, il ne voulait pas que sa réaction induise Hua en erreur. Ji Hoon était tout à fait capable de lui expliquer les raisons qui avaient fait qu'ils ne lui aient rien dit à ce moment-là. Oui, c'était tout nouveau. Ils venaient à peine de passer une certaine étape de leur relation. Il aurait été bien trop tôt pour annoncer aux Lee qu'ils formaient un couple. Pourtant, pour une raison qu'il ignorait – ou plutôt, qu'il ne connaissait que trop bien – le Japonais se sentit soudainement mal à l'aise. La tournure que semblait prendre la conversation ne lui plaisait pas. Cependant, la barrière de la langue l'empêchait d'y prendre part, et il ne pouvait qu'attendre d'en connaître le contenu via la traduction que son petit ami voudrait bien lui fournir.

Les mains serrées devant lui, Haruto n'osait bouger. A nouveau assis sur le canapé, il observait la mère et le fils discuter. Le ton commençait à changer, et la nervosité du Japonais grandit un peu plus. Son sourire avait maintenant disparu, s'étant rendu en un simple rictus au coin de ses lèvres. Il n'avait même pas la force de caresser Kimyaki, tant il appréhendait de savoir ce qu'il se disait entre eux. Il crut comprendre son prénom dans la bouche de la matriarche, légèrement déformé par son accent chinois. Ils parlaient de lui en particulier ? Cela ne le rassura pas vraiment. Levant les yeux vers Ji Hoon, il chercha à capter son regard pour qu'il lui traduise un peu ce qu'ils se disaient. En vain. Son petit ami paraissait occupé à justifier quelque chose. Et cela le rassura encore moins. Haruto avait envie de se lever, de leur demander d'arrêter, mais quelque chose l'en empêchait. Il ne se sentait pas le droit de les interrompre. C'était Hua qui le regarda, et Haruto se sentit transpercé par son regard de mère protectrice. Il baissa presque immédiatement la tête, ne se sentant pas capable de soutenir son regard. Comme un enfant pris en faute. De quoi exactement ? Il avait peur de ne connaître que trop bien la réponse. Il releva les yeux quand Ji Hoon reprit la parole, les posant sur son profit si parfait. Son cœur battait douloureusement dans sa poitrine, espérant que tout n'était pas encore gâché. Mais le ton employé par sa mère sembla sans appel, et le geste plein de dédain qu'elle eut envers le Japonais n'échappa pas à ce dernier, qui s'en retrouva pétrifié. Ji Hoon avait beau protesté, Hua ne voulait apparemment rien entendre, les plantant là dans le salon, seuls avec leur bébé bichon qui geignit un peu.

« Hoonie... ? » Haruto ne savait quoi dire. Pouvait-il vraiment lui demander ainsi, de but en blanc, ce qu'ils avaient pu se dire ? Cela semblait délicat, et il ne voulait pas presser son petit ami. Ce dernier semblait assez préoccupé comme ça – même si le Japonais n'était pas sûr que ce soit le mot. Osant à peine s'approcher de lui, Haruto hésita à le toucher. « Ah. Je vois. » Une immense peine tomba comme une pierre au fond de son ventre. La déception se lisait sur son visage. Les yeux baissés, il les ferma suite aux paroles de son petit ami. « Ji Hoon... » Non, il avait raison. Lui aussi avait espéré. A croire que... Non. Haruto se refusait d'y penser. Il sentait les larmes lui monter aux yeux, mais hors de question de pleurer maintenant. Les ravalant du mieux qu'il put, le Japonais souffle longuement par le nez. « Elle sait que je t'ai fait du mal. » Son cœur se déchira un peu. Ça ne le quitterait sûrement jamais. La réalité le frappait toujours en pleine face. Passant une main sur son visage, Haruto hésita. « Elle a raison, je devrais m'en aller. » Mais il ne pouvait se résoudre à se lever. Roulant ses lèvres l'une contre l'autre, il finit par se rapprocher de Ji Hoon, collant son épaule à la sienne. Doucement, il posa sa tempe contre la sienne, l'une de ses mains cherchant l'une des siennes. « Je suis désolé. » Il eut un rire confus, avant de finalement lâcher son homme. « Mais qu'est-ce que je peux faire ? Quoique je fasse... Quoique je dise... Cette histoire revient sur le tapis. Encore et encore. » Sa frustration de ne jamais pouvoir y échapper le rendait malade. « Je t'ai fait souffrir, et je le regrette. Tu le sais. Si je pouvais revenir en arrière... Mais c'est impossible. » Il fixa longuement Ji Hoon. « Tu m'en veux encore. Tu ne m'as pas pardonné. » Haruto sentait ses mains trembler. Interdit, il hésita à continuer, sachant très bien que ce qu'il dirait ensuite pouvait tout faire éclater. « Tu regrettes d'être revenu si vite ? » Rien que le fait de poser cette question lui brisa le cœur. Perdre Ji Hoon était la dernière chose que Haruto souhaitait. Parce qu'il était l'amour de sa vie. Le seul qui comptait vraiment.

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     Mar 20 Mar - 0:15

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Que sa mère accepte leur amour était primordial. Ji Hoon se sentait soulagé d’un poids énorme en la voyant agir ainsi, se montrer compréhensive. Ce n’était rien de différent par rapport à une relation hétérosexuelle et il aimait Haruto d’un amour tout aussi fort et sincère que s’il avait été une femme. Voir sa mère le comprendre le rassura, d’autant plus qu’elle ne crut pas à une plaisanterie, le prenant sérieusement immédiatement, prouvant que leur relation était valide, qu’elle pouvait exister, que ce n’était pas juste une passade. Il expliquerait tout à sa mère si elle le souhaitait, la complexité de leur relation, comment ils s’étaient rencontrés, ces quatre années d’amitié avant de finalement prendre conscience qu’il s’agissait de plus que ça depuis le début. Beaucoup plus. Et Ji Hoon ne se lasserait pas de lui expliquer, de long en large, comment il s’était doucement rendu compte qu’il était tombé amoureux de Haruto et combien il pouvait le rendre heureux chaque jour. Leur petit conte de fée à eux. Qu’il ne voulait pas le laisser filer, au contraire. Il voulait rester à ses côtés le plus longtemps possible. Pour toujours, s’il osait dire. C’était dans ses bras qu’il se sentait le mieux, c’était près de lui qu’il était vraiment heureux.

Hua était prête à entendre tout ça, mais elle ne pouvait s’empêcher de réfléchir, de faire le lien. Haruto était fiancé l’an passé. Oh, elle connaissait Ji Hoon, il n’était pas du genre à se laisser faire, il avait du caractère, parfois trop. Mais la matriarche savait qu’une fois amoureux, on pouvait perdre tout ça, qu’on devenait plus faible, acceptait plus facilement les choses. Hua voyait bien les choses et elle n’acceptait pas que l’on blesse ses enfants. Sans qu’ils aient besoin de parler, elle voyait quand ils étaient malheureux, quand quelque chose n’allait pas, et elle avait pu le voir chez son aîné. Ce n’était pas tolérable. Ses enfants ne devaient être qu’avec des personnes qui les rendaient heureux en permanence et qui ne les ferait pas souffrir aussi odieusement. On ne trompait pas quelqu’un qu’on aimait. On osait s’affirmer devant sa famille, refuser des fiançailles. Qu’est-ce qu’il était, celui-ci ? Une adolescente du Yemen ? Non. Il n’y avait pas d’excuse qu’elle pourrait trouver valable. Ce n’était une petite erreur, il avait accepté de se fiancer alors qu’il fréquentait encore son fils. Et voir Ji Hoon incapable de justifier cela ne l’aidait pas à trouver ça plus acceptable.

Quelque part, cela signifiait qu’il était un peu d’accord avec elle, ce qui la rassura. Au moins, tout n’était pas perdu. Accordant un dernier regard lourd de sens à l’invité, elle s’enferma dans sa chambre, décidant d’attendre qu’il s’en aille pour voir son feuilleton. Ji Hoon la regarda partir, sentant son cœur battre à une vitesse douloureuse dans sa poitrine. C’était allé si vite, du rêve au cauchemar, comme s’ils ne pouvaient avoir que ça. Des fins décevantes, du drame en permanence. Pourquoi ça ne pouvait pas bien se passer pour une fois ? Sa mère qui acceptait, qui était heureuse pour eux et tout allait bien dans le meilleur des mondes ? Ses mains tremblaient un peu, il se disait qu’il devait s’expliquer à Haruto. Il devait s’inquiéter, c’était normal. Le pauvre, voir tout ça se dérouler sous ses yeux et ne pas comprendre un seul mot. Il voyait. Voyait-il une fois encore que tout s’effondrait ? Que leur bonheur ne serait jamais partagé par les personnes qu’ils aimaient ? Que tout ce qu’ils entreprenaient se brisait finalement ? Voyait-il vraiment tout ça ? Le Coréen n’en était pas certain. Lui-même essayait de ne pas le voir, de ne pas l’avouer.

Oui, elle savait que Haruto lui avait fait du mal. En même temps, ce n’était pas sorcier. N’importe qui aurait mal si le grand amour de sa vie lui annonçait du jour au lendemain qu’il allait se marier à une fille qu’il ne connaissait même pas. Le Coréen ne pouvait s’empêcher de rester silencieux, pinçant légèrement les lèvres. Il ne voulait pas que Haruto s’en aille, il voulait rattraper la situation, mais actuellement, il s’en sentait incapable, il ne savait pas comment en parler à sa mère. Lui dire qu’elle n’avait pas à s’en mêler pourrait l’énerver, et elle ne l’entendrait pas s’il disait que c’était passé, qu’il l’aimait vraiment, assez pour passer l’éponge sur ça. Yeux toujours baissés, il ne regarda pas Haruto qui se collait désormais à lui. Sa main serra la sienne, fixant leurs doigts entremêlés. « Je sais… » Il savait bien que son petit-ami était désolé. Pour ça, pour tout. Ça ne changeait rien pour autant à la situation, au problème qu’ils devaient affronter.

Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui dire ? Oui, l’histoire revenait encore sur le tapis, parce que ça ne faisait pas si longtemps que ça que cette histoire s’était produite. Même pas six mois. Quelque part, c’était normal que cela revienne sur le tapis, que ça ne soit pas encore oublié, archivé. « Même quand on s’y attend pas, hein ? » Un petit rire consterné quitté ses lèvres. Il tenté de dissiper cette boule dans sa gorge, en vain. Du mieux qu’il pouvait, Ji Hoon se répétait bêtement de rester fort. Doucement, il hocha la tête. « Oui… Je sais que tu regrettes et que tu t’en veux. » Qu’il voudrait retourner en arrière. Ji Hoon savait tout ça. Et s’il pouvait retourner en arrière pour l’assommer pour qu’il n’aille pas à ce putain de rendez-vous, il le ferait. S’il pouvait retourner en arrière pour secouer et raisonner son idiot de petit-ami avant qu’il le quitte, il le ferait. S’il pouvait empêcher ces mois de cauchemar d’avoir existé, Ji Hoon n’aurait pas hésité une seule seconde. Ce soir, néanmoins, il aurait aimé que cela n’existe pas, n’ait jamais eu lieu. Que sa mère ne soit pas au courant, faire comme si ce n’était rien. Pourtant, ce n’était pas possible, même elle savait. Elle en avait pris connaissance, d’où elle était, au fin fond de la Corée du Sud. Jusque là-bas, on avait évoqué ces maudites fiançailles.

Son regard fuyait le sien à la constatation de ce dernier. Pourquoi venir sur ça maintenant ? Ils n’étaient pas là pour régler leurs problèmes de couple. Pas maintenant. Pas ici. « Haruto… C’est pas ça. » Qu’il ne commence pas. Ce n’était ni le lieu, ni le moment. Néanmoins, il ne sembla pas vouloir s’arrêter. Lèvres pincées, Ji Hoon ferma les yeux, respirant profondément. Est-ce qu’il regrettait ? Non. Enfin, il ne savait pas. « Qu’est-ce que j’aurais pu faire d’autre ? » Un rire dénué de joie quitta ses lèvres. « J’ai besoin de toi, j’avais déjà passé trop de temps loin de toi. » Il n’avait plus la force de lui imposer une quelconque distance à ce moment-là. Même sans devenir trop intime, il avait besoin d’être avec lui. Quand bien même il lui en voulait, il ne voulait pas continuer à se faire du mal en restant loin de celui qu’il aimait. « Pourquoi faut toujours que ça tourne mal… » Son regard se perdit sur la porte de la chambre dans laquelle s’était enfermée Hua. Son cœur lui faisait mal, le fils ne savait pas quoi faire, pas quoi dire à son petit-ami. Un mince sourire se glissait sur ses lèvres.

« Tu sais, c’est normal que ça revienne encore. C’était y a pas si longtemps. » Pour Ji Hoon, c’était comme si c’était hier, il s’y voyait encore, pouvait encore ressentir ce qu’il avait ressenti à ce moment-là. Il se souvenait devenir doucement fou, ne se reconnaissant plus lui-même dans sa manière de vivre, de penser, dans sa façon d’agir envers Haruto. Se sentir réellement capable de tuer cette fille s’il le fallait. « J’y pense encore, presque tous les jours, y a toujours un truc pour me le rappeler. » Chaque jour, il avait un petit moment d’absence, en regardant un objet, se perdant sur son téléphone. Quand en postant une photo sur Instagram avec Haruto, des gens commentaient pour parler de ses fiançailles à la laideronne. « C’est plus fort que moi, je m’inquiète quand tu pars sans me dire exactement où tu vas et ce que tu vas faire, quand t’es trop silencieux, je me fais des films, je me demande si ça va recommencer. » Et pourtant, il savait que c’était stupide. Il savait que ça ne risquait plus d’arriver, du moins, pas aussi vite. Un rire nerveux quitta ses lèvres. Tout ça, il tentait de ne pas en parler, de le cacher, pour ne pas avoir encore une conversation à ce sujet, que Haruto tente de le rassurer sans que cela ne fonctionne pour autant. Parce qu’il l’avait déjà rassuré bien avant, ça n’avait rien empêché.

C’était stupide d’en parler maintenant. C’était aussi stupide de pleurer maintenant. C’était sans doute l’élément de trop, devoir parler de ça, devoir accepter le rejet de sa mère. Il aurait tellement aimé qu’elle ne parle pas de ça, qu’elle ne se montre pas intrusive. Qu’elle accepte, tout simplement, leur laisse un chance de prouver qu’ils s’aimaient, que tout irait bien. « Parfois, je rêve même de ce jour-là, que tu t’en vas à nouveau, que tu me parles comme tu m’as parlé. Que tu me quittes encore. » Il se réveillait en sursaut, se tournant immédiatement pour voir son petit-ami allongé à côté de lui, endormi. Ji Hoon se collait un peu à lui, prenant son bras pour le passer autour de son corps et tenter de se rendormir, de se rassurer. C’était derrière eux, ils étaient bien ensemble. Ils étaient heureux. « Bien sûr que je t’en veux encore. Je voudrais bien arrêter, pardonne mais j’arrive pas. J’arrive pas à comprendre comment t’as pu faire ça. » Il renifla discrètement, ne voulait pas alarmer sa mère, il parlait doucement, ses mains passant rageusement sous ses yeux. Il aimait Haruto, sûrement un trop, pour être à ce point affecté. La plupart du temps, Ji Hoon savait que ça allait, qu’il était heureux avec lui. Il n’y pensait plus. Cela n’empêchait pas tout ça de revenir soudainement à son esprit sans qu’il ne puisse le contrôler. Pour autant, le Coréen n’imaginait pas sa vie sans son Japonais. Il était bien trop précieux.


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     Mer 21 Mar - 0:07

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Rien n'était plus frustrant que ne rien comprendre à ce qu'il se passait devant soi. Aussi fort que pourrait le souhaiter Haruto, le chinois ne devenait pas soudainement compréhensible pour lui. C'était un peu humiliant de se dire que le bichon à ses côtés comprenait certainement plus de choses que lui, alors que ce n'était que – justement – un bichon. Le pire peut-être, était de se dire qu'il avait l'impression de comprendre, sans expliquer pourquoi, ni comment. Etait-ce le sens de certains mots qui lui venaient naturellement, ou était-ce l'expression et le ton de la mère de son petit ami ? Elle avait l'air en colère, et cela blessait étrangement le Japonais qui ne savait plus où se mettre. C'était comme s'il savait, de toute manière. Comme une évidence qui lui faisait saigner le cœur. Qui le plongeait dans un profond gouffre de culpabilité. Haruto savait, mais il avait peur qu'on lui dise en face. Pourtant, peut-être le fallait-il ? Peut-être que ce serait pour le mieux ? Il ne pensait pas vraiment, mais il se sentait complètement démuni. C'était une situation qui les empoisonnait depuis trop longtemps, maintenant. Peut-être était-ce mieux de crever l'abcès.

Quand Hua disparut dans sa chambre, Haruto hésita à s'approcher de Ji Hoon. L'atmosphère lui sembla soudain plus lourde, et il savait que son petit ami lui expliquerait ce qu'il venait de se passer devant lui. Cette discussion que la mère et le fils avaient eu. Le malaise ne quittait pas le Japonais. Il ne se sentait plus vraiment à sa place. Comme s'il ne devait pas être là. C'était ce que Hua avait dit. Qu'il s'en aille. Et s'il s'y était attendu, Haruto ne pouvait retenir ce soupir profondément peiné qui lui déchira le cœur. Il ressentit le besoin pressant de s'approcher de l'homme qu'il aimait. Comme s'il craignait subitement de le perdre, ignorant cette épée de Damoclès qui se balançait dangereusement au-dessus de leurs têtes. De leur couple. Non. C'était ridicule. Ils étaient beaucoup plus forts que ça. Plus déterminés. Ce n'était qu'une mauvaise passe. Haruto tentait de se rassurer du mieux qu'il le pouvait. Tout en sachant que ce ne serait pas aussi simple. Ce n'était pas derrière eux, contrairement à ce dont le Japonais avait voulu croire. Faire semblant de penser que c'était seulement possible. Ça ne l'était pas. Avaient-ils fait une erreur ? Avançaient-ils réellement trop vite ? Pour lui, ce n'était pas aussi évident. Il avait l'impression d'avoir attendu Ji Hoon pendant si longtemps.

Il ne voulait pas le perdre. Son cœur s'affola. Cette pensée seule suffisait à le faire paniquer. C'était sûrement pour ça qu'il avait besoin d'être si près de lui, de le toucher. Son contact avait toujours eu l'effet de l'apaiser. Pourtant, aujourd'hui, ça ne marchait pas aussi efficacement qu'en temps ordinaire. Il lui avait du mal, Hua le savait. Hua lui en voulait, Ji Hoon également. Encore un peu, même après plusieurs semaines. Que pouvait-il dire ? Haruto avait l'impression d'être réellement coincé au fond d'une impasse. Impossible pour lui d'avancer, condamné à regarder derrière lui. C'était cruel, et profondément injuste. Mais il l'acceptait. Le tourment était à la hauteur du crime, peut-être même encore trop doux ? Il ne pouvait s'empêcher d'en parler. Comme s'il avait besoin d'entendre certaines choses venant de Ji Hoon. Celui-ci ne lui avait sûrement pas tout dit, n'avait jamais déversé cette rage qu'il avait dans le cœur. Haruto percevait son inquiétude, sa possessivité, sa jalousie. Bien sûr, il les avait toujours eu, mais elles semblaient aujourd'hui différentes. Plus douloureuses qu'avant. Et ça le brisait de voir son homme comme ça. De ressentir cette crainte qu'il avait. Le Japonais savait que répéter sans cesse qu'il n'agirait plus de la même manière n'aiderait pas forcément son petit ami. Il ne le trahirait plus, mais il ne pouvait blâmer Ji Hoon de ne pas le croire. Néanmoins, il ne pouvait s'empêcher de se sentir vexé. De se sentir blessé. Etait-il condamné à ne ce que l'homme qu'il aimait ne le croit plus jamais ? Que la confiance qu'il avait en lui en était touchée pour toujours ?

Son cœur se serra aux paroles de Ji Hoon. Qu'aurait-il pu faire d'autre ? Haruto n'avait pas la réponse. Même s'il essayait, il n'arrivait pas à se mettre à sa place. Il ne parvenait pas à imaginer son homme lui faire subir une trahison pareille. Et plus il y réfléchissait, plus il se demandait comment il avait fait pour le reprendre. Pour accepter de continuer. Aussi fort qu'il l'aimait. Bien sûr, Haruto aurait lutté. Il aurait tout fait pour le reconquérir, mais il se demandait s'il méritait vraiment l'amour de Ji Hoon. Sûrement pas. Un rire amer lui gratta la gorge. Pourquoi fallait-il toujours que ça tourne mal ? Haruto n'avait pas la réponse. « Pas si longtemps... » Nouveau sourire amer. « J'ai l'impression que ça nous suivra toujours. » Surtout s'ils n'en parlaient pas. Si Ji Hoon gardait sa rancœur, si Haruto n'osait faire face à ses erreurs. Les yeux baissés, ce dernier écoutait son petit ami de ses inquiétudes. Mais ce qui le blessa au plus profond de son être, c'était les larmes de Ji Hoon. Se redressant presque immédiatement, il en ressentit un véritable choc. Il sentit sa propre gorge se nouer, des larmes lui monter aux yeux. Il tremblait, il avait envie de serrer son petit ami dans ses bras, mais son cœur refusait de bouger. La panique se saisissait complètement de lui. Il avait désormais du mal à respirer, comme si une chape de plomb lui tombait dessus. Son cœur lui faisait mal, dans sa poitrine. Haruto avait beau lutter, il cédait peu à peu à cette panique terrible.

Il en voulait à Hua. Il en voulait à Ji Hoon. Mais plus que tout, il s'en voulait à lui-même. Hua n'avait sûrement fait que dire tout haut ce que Ji Hoon pensait tout bas, et ce dont Haruto était d'accord. Il était un monstre d'avoir fait ça. Sinon quoi d'autre ? Comment se considérer, quand on trahissait l'amour de sa vie ? Y avait-il seulement possibilité de rédemption ? Le Japonais avait l'impression d'être un condamné. Ne pourrait-il vraiment plus vivre son amour pour Ji Hoon dans la paix ? Sans angoisse pour le tourmenter ? « Je ne me comprends pas moi-même... » L'avait-il murmuré pour lui-même ? Fermant les yeux un instant, il expira dans un long soupir tout l'air de ses poumons, comme pour se vider. Rouvrant les paupières, il laissa son regard se perdre dans le vague. Du bout des doigts, il toucha la cicatrice sur sa tempe. Etait-ce ce coma, cette amnésie, qui avait déglingué quelque chose dans son cerveau ? Non. Il ne pouvait décemment pas se trouver d'excuse pour ce comportement aussi idiot que cruel. « C'est devenu difficile pour moi de me regarder dans un miroir. » Sa main resta un suspend près de sa tête, avant de se baisser mollement sur sa cuisse. Haruto releva le regard vers son homme. « Je ne sais pas, Ji Hoon. J'ai l'impression qu'on est bloqués. Qu'on est condamnés à vivre avec ça et... » Il pinça les lèvres, hésitant un instant. « Et c'est frustrant. Parce que je sais que je n'ai pas le droit de te demander de tout oublier. Que je ne peux pas me faire pardonner. Mais alors quoi ? » Il tremblait, mais ses yeux ne quittaient pas ceux de son petit ami. « Comment tu fais ? Si tu ne m'as pas pardonné, si tu ne comprends pas... Comment tu fais pour accepter de vivre avec moi ? » Il eut un sourire triste, osant finalement s'approcher de lui. Hésitante, timidement, sa main se leva vers le visage de son homme. Le voir pleurer lui déchirait le cœur. Il avait envie de se jeter dans ses bras pour le consoler. Mais ce serait sûrement trop cruel, puisque la cause de ses larmes, c'était lui. « Je m'en veux. Tellement, tellement. J'ai tout gâché. » Contre la joue de Ji Hoon, sa main se serra dans un poing. « Qu'est-ce que je peux faire ? » Il n'avait pas la réponse, aussi ardemment pouvait-il la chercher. Baissant les yeux et la main, le Japonais n'osait plus le regarder en face. « Qu'est-ce qu'on doit faire ? » Haruto se détestait tellement. Il se détestait pour tout ça. Ji Hoon ne méritait pas de souffrir de cette façon. Parfois, aussi fort que l'on pouvait souhaiter quelque chose, il semblait tout simplement impossible de l'avoir complètement. Et cette vérité lui brisa brutalement le cœur.

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     Ven 23 Mar - 0:26

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C’était ridicule, ils n’étaient pas ici pour régler des comptes et résoudre des problèmes dans leur couple. Il y en avait certes, mais Ji Hoon se disait que ça se dissiperait avec le temps, qu’ils passeraient à autre chose. Que sa confiance allait totalement se reconstruire et qu’il n’aurait plus la boule au ventre, dès que quelque chose de bien lui arrivait. Peur en rentrant à la maison, que Haruto lui annonce à nouveau quelque chose de ce genre, que quelque chose de grave s’était produit. Il craignait de revivre ça, de le perdre à nouveau. Bien sûr qu’il savait que ça n’arriverait pas, que Haruto apprenait de ses erreurs, qu’il regrettait sincèrement. Ils s’aimaient plus que tout, leur relation avait repris comme avant. Ils vivaient ensemble, se faisaient des sorties en amoureux de temps en temps, s’écrivaient souvent, se parlaient beaucoup… Tout comme avant, ou presque. Avant, il n’angoissait pas tellement, il ne doutait pas autant. Il ne doutait jamais de lui, jamais. Avec rien, ni personne. Parfois, ça lui manquait. Son assurance qu’il pouvait avoir avant. même sans avoir énormément d’expérience, il savait qu’il pouvait avoir tout ce qu’il voulait, qu’on ne pouvait pas lui résister.

Début de sa vingtaine, il voyait le monde à ses pieds. La première fois qu’il avait vu Hanae, malgré sa classe, sa prestance, malgré les murmures, les gens autour d’eux qui semblaient la considérer comme importante, Ji Hoon n’avait jamais douté qu’il pourrait l’avoir. Ambitieux, sûr de lui, charismatique, limite pénible tellement il donnait l’impression de ne jamais douter de rien. Si fier, un peu stupide, à s’imaginer qu’il ne pouvait rien lui arriver. Liang le contenait, le mettait en garde. Mais il s’en fichait, il vivait, ne pensait à rien, rattrapait sa jeunesse perdue, rattrapait tout ce qu’il n’avait jamais pu s’offrir. Du luxe, des jeux, de l’insouciance. Quand tout était facile, qu’il ne pensait qu’à lui, sa famille, qu’il ne cherchait pas plus loin, à savoir ce qui était bien, ce qui était mal. Il n’avait pas peur de se faire abandonner, d’être laissé sur le côté. Il n’avait pas encore cette dépendance pour Haruto. Il l’aimait déjà, ça ne faisait aucun doute, mais il n’avait pas goûté à tout ça, à cette chaleur, cette douceur, cette vie de couple. Il ne connaissait pas tout ça, il était plus libre, jamais tracassé, jamais inquiété. S’il craignait parfois de voir Haruto disparaître, ce n’était jamais aussi vivement. Il savait que ça ne serait pas définitivement terminé.

Parce que désormais, leur relation avait un point de non-retour. Des amis pouvaient s’éloigner, prendre des chemins différents pour se retrouver. Deux amants, c’était un peu tout ou rien. Si Haruto le quittait, ce serait vraiment terminé. Sauf si sa petite-sœur s’en mêlait. C’était si compliqué. Trop compliqué. Il n’arrivait plus à savoir quoi faire, quoi dire. La réaction de sa mère l’avait retourné. Ce n’était pas le moment ! Non, ça ne faisait pas si longtemps, le Japonais semblait l’avoir oublié. C’était sans doute plus facile pour lui de l’oublier. « Haruto, ça fait seulement quelques mois. » A quoi bon assumer d’avance que ça les suivrait « toujours » ? Non, c’était juste encore trop frais pour être oublié, être considéré comme faisait parti du passé. Trop frais pour se dire que ce n’était plus important, une erreur de passage. Parfois, il se demandait si Haruto avait vraiment conscience de ce qu’il avait fait. Qu’il avait gâché leur relation naissante, alors qu’ils n’étaient même pas ensemble depuis un an. Qu’il avait brisé leur histoire merveilleuse, où la confiance était une évidence. C’était son meilleur ami et son amant, l’amour de sa vie. Ji Hoon lui accordait une confiance aveugle.

Le Coréen se détestait de se mettre à pleurer, d’être si faible. Il en avait assez que tout devait aller si mal, que rien ne pouvait fonctionnait comme il le voulait. Pendant des années, tout allait toujours en son sens, peut-être que le karma était désormais inversé. Et il devait sans doute s’y faire. Malgré lui, il rit en l’entendant dire qu’il ne se comprenait pas lui-même. Haruto était un mystère dans ce cas. Ne pas se comprendre quand il le quittait, c’était tout de même un peu bizarre. Un peu étrange de ne pas réaliser ce qu’on faisait. Ji Hoon n’osait pas le regarder, pinçant les lèvres quand son petit-ami lui confia ne presque plus être en mesure de se regarder dans un miroir. Ils n’étaient pas condamné à vivre avec ça, du moins, le modèle se disait qu’un jour, ça leur passerait, un jour, ils passeraient à autre chose, que tout irait bien pour eux. Cependant, il ne pouvait en effet pas lui demander d’oublier, c’était impossible. Pardonner serait déjà un grand pas, oublier restait impossible. La chute avait été trop soudaine, trop violente. Ça resterait gravé en lui, d’une façon ou d’une autre, simplement que d’ici quelques mois, quelques années, ça perdrait de son importance.

« Comment je fais ? » Son sourire se fit un peu faux, il haussa les épaules. Commet faisait-il pour vivre avec lui ? Vivre avec une personne pour qui il gardait de la rancœur, qu’il ne comprenait pas sur un certain point ? Doucement, Ji Hoon secoua la tête. « Je t’aime plus que je t’en veux. » Il n’arrivait pas à être loin de lui, il ne voyait pas l’intérêt de se rendre malheureux pour il ne savait quelle raison, quand bien même il lui arrivait d’être nostalgique. Il avait souhaité si fort pendant cette période n’avoir jamais rencontré Haruto. Bien évidemment, il ne le pensait plus. Mais parfois, il repensait à cette vie d’avant, cette vie qui lui semblait désormais si simple, où Ji Hoon avait l’impression d’être intouchable. C’était il n’y a pas si longtemps, pourtant, quand il y pensait, le Coréen avait l’impression que ça appartenait à un autre temps, un autre univers qui n’existait plus, qu’il ne pourrait plus jamais retrouver. Le souhaiterait-il seulement ? Lui-même ne possédait pas la réponse.

Ses yeux se fermèrent en sentant la main de son homme se poser sur sa joue. Il ne pleurait plus, retrouvant doucement son calme. Il ne savait pas, il était perdu. Tout ce qu’il savait, c’était que ses sentiments négatifs n’étaient pas assez forts pour aller conte l’amour qu’il ressentait pour lui. Il avait envie et besoin de vivre près de lui. En guise de réponse, il lui souriait simplement, tristement. Tout n’était pas gâché. Pour preuve, ils arrivaient à doucement reconstruire leur histoire, faisaient à nouveau des projets… Ji Hoon n’avait pour autant pas de réponse. Ce qu’il pouvait faire. Ce qu’ils devaient faire. Il ne savait pas, il n’avait aucune solution à lui proposer. « J’en sais rien… Vraiment, je sais pas. » Son rire fut un pu dépité. Lentement, il s’approcha pour lui voler un baiser. Puis un autre. « On verra bien ? Je pense qu’il faut juste du temps. » Ses sourcils se froncèrent légèrement, il ne voyait pas d’autres solutions. A part remonter le temps, changer le passé, il n’y avait rien à faire. Sa bouche se tordit à cette pensée. « T’as une autre solution ? » Sûrement pas. « Pour ma mère, je lui parlerai plus tard. » Quand il trouvera ses mots, qu’il lui expliquera leur histoire depuis le début, il trouvera bien une façon de broder la légitimité de leur couple. Lui prouver la sincérité de Haruto.

Cependant, il ne voulait plus en parler, il ne voulait pas continuer à chercher des solutions que son petit-ami ne trouverait pas. Il n’y a rien qu’il puisse faire, rien pour effacer ce qu’il lui avait fait. Sauf du temps, de la patience, rassurer le Coréen, des choses comme ça. Se dressant sur ses jambes, il jeta un œil à sa montre. « Je veux qu’on sorte. Dans un bar, quelque part. » Qu’ils oublient cette soirée, et tout ça en général. Depuis combien de temps est-ce que le Coréen n’avait pas pu tranquillement se vider une bouteille sans se dire que c’était une mauvaise idée ? Hors de question de devenir déjà vieux. « Si tu veux pas, j’y vais sans toi. » Ses yeux se posèrent sur lui, attendant sa réponse. Il ne voulait pas une soirée à se morfondre, à penser à sa mère, à leurs familles, à leur relation, à cette sombre année. Il avait besoin de vivre, d’oublier, retrouver sa confiance en lui, son insouciance. L’ivresse pour quelques heures. Sans forcément attendre une réponse, il alla vers l’entrée, enfilant sa veste et ses chaussures, il prit une minute pour expliquer à Kimyaki où il allait et qu’il reviendrait sûrement demain deux minutes de plus pour le câliner et lui dire au revoir. Son regard se posa sur Haruto. « Alors ? » Avait-il pris sa décision ? Il aimerait toujours Haruto, il était l’amour de sa vie, son âme-sœur, mais ce soir, il cherchait son meilleur ami, qui l’aidait à se sentir mieux, à oublier, le faisait rire, pas pleurer. Il en avait vraiment besoin.

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     Sam 24 Mar - 1:22

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Haruto resta silencieux un instant. Ça ne faisait que quelques mois. Ji Hoon avait raison. C'était encore si récent. Pourtant, cela lui semblait déjà durer depuis une éternité, alors qu'il savait que cela le suivrait toujours. Peut-être de façon moins appuyée, de manière moins douloureuse. Le Japonais avait l'impression de goûter à l'enfer. Sa plus lourde erreur dont il devrait porter le fardeau pour très longtemps, il le savait bien. Mais le pire, sûrement, était qu'il ne pouvait pas vraiment s'expliquer. Que dire ? Qu'il avait été stupide de dire oui ? Qu'il avait été trop naïf ? Trop lâche ? Tout ça à la fois ? Haruto ne cessait de s'en vouloir. En vérité, il n'allait pas aussi bien qu'il pouvait le montrer, mais il savait qu'il n'avait pas le droit de se plaindre. A chaque fois qu'il posait les yeux sur Ji Hoon, sa culpabilité venait troubler ses sentiments. Il s'en voulait terriblement, et aucun mot ne paraissait assez fort pour décrire ce qu'il ressentait. Parfois, il en venait à espérer que le Coréen s'emporte. Qu'il lui hurle dessus, qu'il l'insulte. Qu'il le frappe, même. Haruto ne le méritait pas. Chaque jour, cette constatation le hantait continuellement. Pourquoi l'avait-il repris si vite ? Alors que, clairement, ni l'un ni l'autre ne semblait être passé à autre chose. Comment le pourraient-ils ? Alors oui. Quelques mois seulement, mais depuis trop longtemps.

Ils n'en parlaient jamais vraiment sincèrement. Ils évoquaient cette période, et Haruto savait qu'il restait encore de nombreux non-dits. Peut-être que Ji Hoon n'était pas totalement prêt. Bien sûr, ils en avaient discuté, mais certaines choses restaient encore trop douloureuse, sûrement. Le Japonais ne voulait pas tout gâcher. Il ne souhaitait pas remuer le couteau dans la plaie. Il aimait Ji Hoon. Plus que tout au monde. C'était pour cela qu'il faisait de son mieux pour rattraper ce qu'il considérait parfois comme irréparable. Néanmoins, il était hors de question de perdre son petit ami. Aussi fort qu'il l'aimait, il voulait se battre pour leur couple. Il ne voulait pas abandonner. En tant qu'adulte, mais surtout en tant qu'amant, il se devait de faire son possible pour préserver leur histoire, afin qu'elle continue encore longtemps. Le psychiatre qu'il était savait que c'était un travail à fournir. Un effort de tous les instants. Il ne parvenait cependant pas à accepter cette décision qu'il avait pu prendre. Il ne réussissait même plus totalement à se regarder en face. Il se surprenait à se dégoûter, même, parfois. C'était comme une boule qui lui coinçait constamment la gorge. L'envie de pleurer l saisissait alors. Devant Ji Hoon, Haruto faisait de son mieux pour ne rien montrer. S'il ne se montrait pas détaché comme si rien ne l'atteignait, il essayait de ne pas lui faire entrevoir ce mal-être qui l'habitait. Ce n'était pas juste envers son petit ami. Celui qui souffrait le plus dans cette histoire, c'était lui. Le Japonais n'avait que ce qu'il méritait.

Oui, comment faisait-il ? Haruto avait du mal à comprendre, et la réponse le frappa en plein cœur. Baissant les yeux, il ne savait quoi répondre. L'émotion le submergea, mais il devait tenir bon. Ne pas craquer. Il n'en avait tout simplement pas le droit. C'était entièrement de sa faute, s'ils se retrouvaient dans cette situation. Il n'avait pas le droit d'en vouloir à Ji Hoon non plus, si celui-ci ne pouvait lui pardonner. Il avait besoin de le toucher. Le voir pleurer l'avait complètement retourner, lui qu faisait toujours de son mieux pour ne pas craquer devant lui et pour avoir l'air fort et intouchable. La culpabilité du Japonais ne faisait que grandir. Ce Coréen qu'il avait rencontré si fier, si sûr de lui. Aurait-il un jour pu seulement penser pouvoir être la cause de ses larmes ? Certes, leur histoire était à ce point exceptionnelle que même dans ses rêves les plus fous, il n'aurait pu s'imaginer dans pareille situation, à l'époque. Mais le faire pleurer n'avait jamais été une de ses intentions. L'avait-il changé à ce point ? Un frisson le parcourut. Haruto espérait que non. Que Ji Hoon finisse par le haïr était sa plus grande crainte. Mais il savait qu'en continuant ainsi, c'était ce qu'il risquait fortement d'arriver. Il devait se reprendre ! Faire en sorte que tout s'arrange, même si cela devait prendre du temps.

Combien de temps ? Que devait-il faire ? Haruto n'en avait pas la moindre idée. Bien sûr, aussi cruel que cela pouvait sonner, les efforts devaient venir des deux côtés. Avec le temps, ils y arriveraient, il voulait y croire. Comme l'avait dit Ji Hoon, c'était encore récent. Cela ne faisait que quelques mois. Et le Japonais n'avait pas encore payé sa peine. Baissant légèrement la tête, il pinçait les lèvres. Ce ne serait pas pour ce soir, évidemment. Son petit ami devait être déçu et peiné par la tournure des événements. Haruto, lui, avait l'impression d'être puni d'avoir pensé que ce serait plus facile de l'annoncer à Hua, après le désastre de la soirée chez les Kamiya. Encore une fois, il s'était lourdement trompé. Il savait qu'il devrait arrêter de s'imaginer des événements à venir. Cela lui portait trop souvent préjudice. Secouant légèrement la tête, il répondit à Ji Hoon. Non. Il n'avait pas d'autre solution, mais l'impression d'avoir fâché son petit ami lui faisait perdre ses mots. Se sentant énormément coupable, il ne parvenait pas à se sortir de cette étrange torpeur qui l'avait saisi une fois que la mère de son petit ami avait relevé ce souvenir douloureux encore trop vivace pour eux. Encore trop tabou. Encore trop sensible. « D'accord. » Il avait tenté de sourire, mais avait lamentablement échoué. Que pouvait-il dire de plus ? Haruto craignait que Hua lui réponde qu'elle n'accepterait jamais Haruto. Et c'était d'autant plus horrible que la raison était tout à fait recevable. Ce n'était pas parce qu'il rendait son fils gay, mais parce qu'il l'avait fait énormément souffrir. Comment lutter face à ça ? Le Japonais ne le souhaitait même pas.

« Sortir ? Dans un bar ? » Clignant des yeux, il restait à fixer bêtement son petit ami. Ce fut si soudain qu'il ne bougea même pas. Haruto resta interdit. Ji Hoon venait-il vraiment de proposer qu'ils sortent ? Ne devaient-ils pas parler ? Ouvrant la bouche, il la referma aussitôt. Y aller sans lui ? C'était peut-être mieux. Qu'il le laisse un peu tranquille. « Non, je... » Toujours assis, le Japonais réfléchit à la situation. Se redressant immédiatement en voyant son petit ami se diriger vers la porte d'entrer, il retrouva enfin le sourire en le voyant rassurer le bichon. « Je viens. » Son regard amoureux se posa sur son homme. Attrapant ses affaires, Haruto se retourna vers la porte derrière laquelle Hua avait disparu. Les lèvres pincées, il hésita à lancer une salutation, mais il savait que cela pouvait sonner comme une provocation. Souriant un peu tristement à son petit ami, il se pencha pour caresser Kimyaki. « Promis, je surveille ton papa. » Il eut un petit rire embarrassé, avant de se redresser. Passant devant Ji Hoon, il quitta l'atmosphère lourde de l'appartement derrière lui.

Dans l'ascenseur, il hésita à attraper la main de son petit ami, avant de finalement choisir de les enfoncer dans ses poches. « Tu as une idée de là où tu aimerais aller ? » Mine de rien, il s'était rapproché de lui. Ne pas être trop loin malgré tout. Ayant étrangement saisi que Ji Hoon ne voulait pas évoquer ce qui venait de se passer là-haut, Haruto réussit à se taire et à ne pas lancer la conversation là-dessus, ses yeux fixant l'affichage digital indiquant les étages avalés par la cabine qui descendit jusqu'au rez-de-chaussée. « Tu veux qu'on prenne ma voiture ? » Ils pouvaient marcher, ça ne le dérangeait pas. Au contraire. Si le Coréen souhaitait boire, mieux valait ne pas prendre le volant ensuite. En sa compagnie, Haruto avait étrangement du mal à bien tenir l'alcool. Une fois à l'extérieur, le froid de l'hiver qui touchait à sa fin lui chatouilla les joues. Soufflant un nuage d'haleine blanche dans l'air, le Japonais retrouva un semblant de sourire. Il se tourna lentement vers Ji Hoon, observant d'abord son profil avant de sentir son cœur battre à toute allure dans sa poitrine. Son amour pour lui ne faisait que grandir. « J'ai une idée. » Hésitant, Haruto lui adressa un sourire maladroit et gêné. « Et si on faisait un jeu de rôles ? » Il n'avait pas dit que son idée serait forcément géniale, ou bonne. « Pas... sexuel. Evidemment. » Il n'assuma pas son rire embarrassé. « Si on se rendait dans ce bar en tant que parfaits inconnus ? Comme ce jour où on s'est rencontrés. » Retrouver ceux qu'ils étaient à l'époque n'était peut-être pas la meilleure des idées, mais Haruto ne voulait plus de cette atmosphère pensante sur ses épaules, ce soir. Et plus que tout, il voulait voir Ji Hoon heureux. Ses larmes hantait encore son cœur.

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