And now her watch is ended |#| YURINA&GABRIEL

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     Dim 11 Mar - 21:30
and now her watch is ended ☽ Je le savais, que j’aurais dû ignorer le message de Yurina. Mais si je l’avais fait, elle n’aurait pas arrêté de me harceler, cette psychopathe. Non pas que je la trouve méchante, c’est vraiment une fille sympa, quand on la connait bien. Elle est un peu bizarre et elle a des dents chelou, mais elle n’a jamais été vraiment méchante avec moi. Le seul truc, c’est que je n’ai pas la tête à lui parler maintenant. En fait, je n’ai la tête à rien. Juste à voir Anastasia, à réfléchir à tout ce qui nous attend, d’ici la fin du mois. Le reste a été totalement annihilé par la disparition de Heaven. Ma meilleure amie. L’inséparable. Pourquoi dois-je perdre mes deux meilleurs amis en l’espace de quelques années ?

Je soupire en enfilant un manteau doublé, les températures étant encore assez fraîches pour la saison. Pourquoi y aller ? Pour regarder Yurina et lui demander si elle a un problème ? Pour parler de ce qui ne va pas ? Je me rappelle avoir parlé avec Ji Hoon, la dernière fois. Je l’avais croisé par hasard, en pleine rue. Maintenant, je ne peux plus me promener en pleine rue sans raison, et je ne peux pas aller retrouver Anastasia comme ça me chante. Je suis condamné à rester aux dortoirs avec les autres, à cause de ce putain de règlement d’agence. Et je ne vous cache pas que ça me saoule profondément.

Je pousse la porte qui donne sur le parking, puis je cherche des yeux la silhouette de Yurina. « Hey. » Je renifle, touché par le rhume comme bien d’autres malheureux, et j’enfonce les mains dans les poches de mon manteau, esquissant un sourire qui, comble du désespoir, ne doit pas être très crédible. Le tableau de la meuf qui sourit à moitié est plus convaincant, là. « Tu voulais me voir ? » Yurina 1, Gabriel 0. Je ne suis pas le mieux placé pour jouer la comédie, là, tout de suite. Je m’éclaircis la gorge l’instant suivant. « Désolé de pas avoir trop donné de nouvelles. J’ai pas trop été là, comme le groupe a encore subi des transformations, avec le départ de Tsubasa. » C’est une excuse, une fois encore. Toujours des excuses. Je suis devenu pro à ce petit jeu, depuis le temps. Mais ce métier ne demande-t-il pas qu’on oublie nos problèmes pour le bonheur des autres ?

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     Dim 11 Mar - 22:11
and now her watch is ended ☽ Des problèmes, elle en avait des dizaines : le départ de son amie de la jungle, leur manager disparue, le groupe qui tentait tant bien que mal de sortir la tête hors de l’eau, les idées matrimoniales débiles de son paternel et, celui auquel elle ne voulait accorder aucune attention : le comportement étrange et distant de Naoto. Aussi, plutôt que d’analyser un peu trop la dernière emmerde en ligne, celle qui arrivait à  se frayer un chemin sous sa carapace d’indifférence, elle avait décidé de se changer les idées par tous les moyens. Autant dire que jamais dans sa vie, est-ce qu’elle avait pratiqué autant les pas de chorégraphie, les enchainements, elle en venait même  à préférer s’entrainer avec la postiche d’Ogawa plutôt que de se retrouver seule dans son dortoir, avec les nouvelles règles étouffantes, à constater qu’il ne lui restait personne au monde. Et dans ses excellentes idées de divertissements, elle avait pensé qu’il serait sage de reprendre contact avec son mentor, mais également un autre détenu de la prison dorée qu’était Eita.

C’est dans cette optique qu’elle avait vaguement texté l’ainé des F!GHTERS, en tentant un humour – clairement pas son fort – qui ne réussit qu’à lui retourner l’estomac. Il suffisait de voir le ton des messages de l’américain pour savoir que quelque chose n’allait pas. Quoi? Elle l’ignorait, n’ayant pas spécialement mis son nez dans sa vie au cours des derniers mois. Mais quelque chose d’assez gros pour qu’en quelque lignes, il arrive à l’inquiéter. Ne pensant qu’à lui tirer les vers du nez  - et, avouons-le, à sortir de sa chambre, elle s’était emparée des clés de sa bagnole, un cadeau du paternel Daimon, et s’était empressée de se diriger vers le stationnement ou elle lui avait donné rendez-vous. Voyant approcher Gabriel, elle pinça les lèvres dans un très froid : « Bonjour. ». Son sourire forcé, son air faussement réjouis, tout  était pathétique, il n’avait clairement pas l’habitude de cacher ses émotions ou d’afficher un masque… C’était probablement une bonne chose. Devant ses justifications, elle laissa un : « Hmmm. » distrait lui échapper, avant qu’il n’entame des banalités qui lui donnait envie de lui mettre une claque. Elle détestait les images de perfection, tout était tellement faux dans son univers… « Arrêtes. » son ton était sans équivoque, ses iris sombres se posèrent sur lui. « On sait tous les deux que tu n’as pas à te justifier. »

Une petite partie d’elle se reconnaissait dans les blessures qu’elle pouvait lire sur ses traits, sans arriver à en trouver la cause. En fait, si elle se laissait aller à trop y penser, à cette cage qui l’étouffait un peu plus chaque jour, elle serait aussi dévastée. Peut-être était-ce pour cela qu’aulieu de tourner les talons – un classique Yurina devant les sentiments de quelque sorte qu’ils soient – elle avait attrapé son poignet pour que fuir ne soit pas une option. « Allez viens. On va aller faire un tour. » tirant le pauvre chanteur vers les bagnoles – dont la sienne, noire, elle ne lui adressa pas un regard. Le moins ils seraient à découvert ensemble, le mieux ça irait. La dernière chose dont elle avait besoin, s’était de rumeurs. « On va ou tu veux. Profites-en, ce n’est pas souvent qu’une Daimon se rabat au rôle de chauffeur. Si ça peut te faire sourire, je veux bien t’appeler Choi-sama. »

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     Dim 18 Mar - 21:32
and now her watch is ended ☽ J'aimerais que tout soit facile, que mon souhait, le jour de la nouvelle année, n'ait pas été totalement perdu. Mais voilà, les choses sont ce qu'elles sont, et Heaven est morte, partie pour un monde dans lequel, je l'espère, elle sera plus heureuse qu'elle ne l'a été de son vivant. Elle n'a pas eu d'enfant. Son amour l'a abandonnée. Elle a vécu toute sa vie dans un corps qui ne correspondait pas à celle qu'elle était à l'intérieure d'elle-même. Japonaise dans un corps d'Américaine. Je ne peux parler de tout ça à Yurina. Le sujet est trop délicat, il est encore trop tôt. C'est peut-être bête, dit comme ça, mais c'est un deuil à porter. Je l'ai déjà fait, après l'attaque d'Orlando. Ce n'est sûrement pas la dernière fois que cela arrivera non plus, hélas.

Je souris péniblement quand Yurina me répond. Pas à me justifier? Elle a sans doute raison. Pourquoi devrais-je me justifier? Ai-je fait quelque chose de mal? Je sais que je n'ai aucun rôle à jouer dans la mort de Heaven, dans ce scénario dramatique qu'a été la fin de sa vie, peut-être son existence entière. Je n'ai été que le meilleur ami, un être présent jusqu'au bout, jusqu'à la fin. Un ami qui, honteusement, se trouve chanceux de ne pas avoir été présent lors du dernier soupir de sa meilleure amie, parce qu'il sait qu'il n'aurait pas eu le courage de le supporter. Oh non, je n'aurais jamais accepté de la voir mourir sous mes yeux. Elle me manque déjà tellement.

« Il y a un endroit où j'aimerais aller. » Je nomme ensuite l'endroit où se trouve le monument de la défunte. Je n'ai pas encore eu le courage d'y aller. Pas seul. Et je ne peux pas demander à Anastasia de m'accompagner sur la tombe de celle qu'elle a détestée durant toute sa vie. Alors, ce sentiment minable à l'esprit, je repose les yeux sur Yurina, espérant qu'elle approuvera ma requête. Elle n'a pas besoin de savoir pour quelle raison je me rends là-bas. Elle n'a pas besoin de savoir que c'est pour cette raison que je suis aussi distrait, aussi absent. « Mais je te promets pas de sourire. » En fait, il y a de fortes chances que je me mette à pleurer, mais j'aimerais éviter. Ma réputation en prendrait un coup. Après, Heaven a toujours eu raison : je suis une vraie nouille, quand je m'y mets. Aujourd’hui, hélas, la nouille à de bonnes raisons de l’être. « On peut y aller ? » J’ouvre la portière quand Yurina déverrouille la voiture et je me permets d’entrer sans attendre. Cela passera. C’est juste un de ces jours mornes où j’aimerais ne plus y penser.

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     Dim 25 Mar - 15:00
and now her watch is ended ☽ Nous ne surprendrons personne en avouant que Yurina n’était pas des plus altruistes, elle avait, après tout, grandit dans une famille ou on vous apprend rapidement à ne compter que sur vous-même, et à écraser votre prochain pour grimper. Rares étaient ses véritables amis, pendant de longues années, elle n’en avait d’ailleurs eu qu’un seul, un chinois si spécial à son cœur, le seul à se tailler une place sincère malgré son caractère présélectionné. Et Jie n’était pas du genre expressif, ou même loquace, alors ses talents d’amie prévenante ne s’étaient jamais vraiment développés… Elle n’aurait, d’ailleurs, probablement jamais tenté une mission kidnapping de Choi n’eut été ses propres soucis auxquels elle refusait d’accorder de l’importance. Que ça soit le départ de Maiko pour un monde plus emplis de pédophiles, son groupe d’emmerdeuses, ou le bordel de sa relation avec Naoto, notre jeune héritière s’était lancée dans une croisade pour foutre son nez dans les affaires des autres.

Gabriel était sa première victime. Debout dans le stationnement de l’Agence, elle l’attendait en tapant du pied, la patience n’ayant jamais été une de ses vertus non plus. Si elle était impatiente, son minois s’était fait plus doux en le voyant approcher… il n’avait vraiment pas l’air à son meilleur. Elle tenta un sourire timide, après tout, il l’avait aidé, prise sous son aile quand elle n’avait personne, si elle pouvait au moins lui rendre la pareille aujourd’hui, ce n’était que justice. Le hic, c’est qu’elle était d’une nullité en remonte moral, elle ne savait pas trop sur quel pied danser. Tentant la légèreté dans une situation qui ne s’y prêtait pas, elle s’était dirigée vers le véhicule, attendant qu’il daigne ouvrir la bouche, demander une destination. « D’accord. Où ça? » elle devait quand même l’y conduire. Déverrouillant sa portière en le regardant prendre place côté passager, elle s’était engouffrée dans le véhicule, déposant son cellulaire sur le petit support, fin prête à y inscrire l’adresse de destination.

Il l’inquiétait, avec son air triste, avec cette bouille, Gabriel était du genre à ne jamais se laisser abattre, à toujours garder la tête haute… que lui était-il donc arrivé ? Franchement, son esprit était préoccupé à étudier les traits de son mentor alors qu’elle démarrait le véhicule, au point d’en oublier toute prudence. Glissant son doigt sur le senseur de son iphone, elle gardait ses iris sombres rivés sur le chanteur, lui tendant le téléphone dans un : « Tu mets l’adresse s’il te plait? » il n’avait pas spécialement l’air de vouloir lui dire ou se rendre … elle lui offrait une porte de sortie facile. Enfin ça, c’était son intention, parce qu’en vérité, elle était si inquiète de sa morosité qu’elle avait carrément oublié, en lui tenant son téléphone, qu’elle avait Zero de F!GHTERS en fond d’écran. Bravo championne!

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     Jeu 29 Mar - 21:38
and now her watch is ended ☽ Ma volonté d’aller sur la tombe de Heaven est peut-être stupide, mais j’en ressens le besoin, même si c’est arrivé il y a peu. Ma meilleure amie a été une constante dans mon existence, présente lorsque personne ne l’était, également aux moments où j’étais le plus grand idiot du monde. Elle m’a côtoyé dans l’ombre et dans la lumière, jusqu’à ce que la sienne s’éteigne. Et nous sommes tellement éphémères, tellement faciles à briser. Heaven avait le corps fêlé depuis des années, sans jamais rien en dire. Désormais, elle n’est plus là. N’est-ce pas notre devoir de perpétuer la mémoire de ceux qui nous ont quitté. De ces personnes qui ont compté dans notre vie, qu’importe la façon ? J’aimerais qu’on le fasse pour moi, si je devais disparaître. J’espère qu’Anastasia le ferait. Je sais qu’elle le ferait.

« Je viens de te le dire. » dis-je avec un petit sourire peiné, avant de répéter le nom du cimetière où se trouve ma meilleure amie. Peut-être me suis-je mal exprimé ? Je ne fais même plus attention à ce que je raconte aujourd’hui. C’est un pilote automatique qui me permet de ne pas trop y songer, d’oublier ce qui doit être l’événement le plus triste de ces derniers mois, si ce n’est de ma vie entière. Je m’installe confortablement contre le dossier de mon siège, les yeux posés sur l’extérieur du parking. « Oui, bien sûr. » La connais-je seulement ? Je fronce les sourcils en y réfléchissant.
Les yeux rivés sur l’écran du téléphone de Yurina, je vois sans regarder, avant de revenir à moi et de me concentrer, prenant conscience de l’image qui se trouve devant mes yeux. « Je savais pas que t’étais fan de Zero. » Cet imbécile, ce crétin, cette enflure, dirais-je habituellement. Pour l’heure, je ne fais qu’observer cette image qui me rappelle cruellement que je ne suis pas l’unique membre de mon groupe, et que ce type occupe une place plus importante que la mienne. « Je connais pas l’adresse. » reprends-je d’un ton désolé. « Mais je peux t’expliquer la route sans problème. » dit-il avant de décrire brièvement l’itinéraire, en s’aidant de quelques bâtiments importants qu’il avait retenus. Il n’était peut-être pas très intelligent, mais il avait appris à se débrouiller, et la débrouille vous emmenait partout. N’en était-il pas la preuve ? « Sinon, tu vas bien? »

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     Dim 1 Avr - 13:40
and now her watch is ended ☽ Elle l’avait bien entendu, la première fois qu’il avait mentionné le cimetière, mais l’emplacement demandé lui semblait tellement étrange de la part de l’idole, qu’elle avait osé poser la question directement, de crainte d’avoir mal entendu! Manquerait plus qu’il lui ait demandé de l’amener chez sa mère et qu’elle ait entendu cimetière! Pourtant, lorsqu’il se répéta, les lèvres de la demoiselle se pressèrent en une ligne sérieuse alors qu’elle hocha la tête, démarrant la voiture. Les questions bourdonnaient dans son esprit, pourquoi voulait-il allez là? Yurina n’avait jamais été exposée aux réalités éphémères de la vie, personne n’était décédé dans son cercle proche, ou même, dans sa vie en générale. Le dernier décès chez les Daimon datait d’avant sa naissance… alors oui, elle avait été couvée, protégée de cet inévitable. Elle ne savait pas trop comment se sentir maintenant qu’elle allait devoir l’affronter, et avec Gabriel en prime. Du coin de l’œil, elle détaillait son visage, jonglant avec les millions de questions qui l’assaillaient sans lui donner de répit. À commencer par qui diable était mort? Avançant à vitesse moyenne, elle débuta d’un ton timide la question qui lui brûlait les lèvres d’un : « Dis… » avant d’appuyer brusquement sur le frein à sa question. Zero? Mais de quoi il parlait lui?!?

Les joues couleur pivoine, elle garda la voiture immobilisée un instant, fixant son mentor d’un air totalement choqué. Oui bon… le truc c’est qu’elle ne pouvait pas trop nier ça, considérant qu’en voyant son téléphone dans les mains du jeune homme, elle fut frappée par sa connerie. Après un petit rire nerveux, elle soupira et avoua, à mi-voix. « … Juste un peu. » puis, espérant clore le sujet, elle ajouta un : « Mais mon F!GHTER préféré c’est Choi Gabriel. C’est un chic type. » … la flatterie, un classique. Remettant le véhicule en marche, elle s’activa à sortir de la ville, elle aurait tout le loisir de trouver ou aller après. Surtout que son co-pilote ne semblait pas vraiment savoir comment s’y rendre… « Ok. Ce n’est pas grave. Mais nous perd pas au milieu de nulle part ok? Imagine les rumeurs que ça ferait…. » en vrai, juste à s’afficher ensemble, ils risquaient gros.

Cette partie de la célébrité l’énervait un brin. Elle avait toujours eu l’habitude d’être contrôlée, encadrée, son père ordonnait ses journées, jusqu’à ses repas, ou l’absence de…. Mais là, c’était différent, même cette porte de sortie, cet exil, ce droit de se balader sans être espionnée lui avait été arraché. La nouvelle gestion de l’Agence allait la rendre folle. Les yeux sur la route, elle haussa les épaules à la question du jeune homme. « Ça va… c’est un peu le bordel à l’Agence … notre manager aussi s’est barrée. » Shiraki-san avait été un modèle, une image presque maternelle, elle lui manquait. Jetant un coup d’œil futur à Gabriel, elle avait finalement osé demander, timidement. « Et toi? On va visiter qui comme ça?.... Tu…. Tu veux en parler? » Pas qu’elle ait des talents ou de la compassion, mais elle voulait bien essayer.

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     Lun 2 Avr - 21:03
and now her watch is ended ☽ Le cimetière. J’ai encore beaucoup de mal à réaliser que c’est vraiment là que je veux me rendre aujourd’hui. Le point final de la vie, le dernier port. On peut lui donner plusieurs noms, mais on y finit tous, d’une façon ou d’une autre, et c’est une réalité qui m’effraie bien plus que je ne veux l’admettre. Alors, j’essaie de l’oublier, de me distraire, de m’occuper suffisamment pour ne pas avoir le temps d’y penser. Et elle finit par me rattraper. Mon meilleur ami, maintenant ma meilleure amie. Tous. J’ai l’impression d’être le perdant d’une immense partie à laquelle j’aurais aimé ne jamais participer, et que chaque personne qui m’est enlevée est une sanction pour une erreur que j’aurais commise. Je ne suis pas particulièrement croyant, mais je ne peux m’empêcher d’y songer, de temps à autre. C’est peut-être ce qu’on appelle le karma ? Mon regard reste braqué vers l’extérieur du véhicule, j’en oublie que je suis à bord d’une voiture, et je replonge dans le silence jusqu’à devoir entrer l’adresse dans le portable de la Supernova.

« Mais c’est pas lui ton fond d’écran. Tu me déçois. » Je ris péniblement, essayant d’arborer l’air fier que j’aurais en temps normal. Aujourd’hui, ça m’importe peu. Je me sens comme un acteur mal préparé, comme une personne à côté de son rôle. Je ne me reconnais même pas. Un jour sans, comme le disent certains ? « Non, t’en fais pas. Je suis pas Einstein, mais je sais trouver mon chemin. » Einstein. Il n’aurait pas pu inventer le moyen de ramener les morts à la vie, lui ? Ou de soigner les maladies cardiaques ? Mes mâchoires se serrent à cette pensée, quand je repense à la conversation que j’ai eue avec Heaven, le jour où je suis allée la voir, quand elle a été hospitalisée d’urgence. Quand on se faisait la gueule comme les plus grands enfants du monde. Parce qu’on était débile. Ridicules. Idiots. Immatures. Je ferme les yeux pour ne pas craquer. Ça serait encore plus ridicule.

Son annonce m’étonne. J’écarquille les yeux et les pose sur ma collègue. « Sérieux, Shiraki-san ? » J’ai du mal à croire que cette femme soit partie aussi rapidement. « Vous savez pourquoi ? » Je réfléchis un instant, songeant qu’elle n’avait pas l’air heureuse. Je l’ai pensé plusieurs fois, en la croisant, en voyant la façon dont elle se comportait avec les autres. Mais c’est peut-être dans ma tête.

Je ne peux retenir le soupir qui me vient quand la conversation se recentre sur moi. Pour une fois, j’aimerais ne pas être sous les projecteurs. « Ma meilleure amie. » Je n’ai jamais été une personne secrète, pour mon plus grand malheur. Ma mère m’a souvent dit de ne pas me livrer aussi facilement, parce que je pouvais m’attirer des ennuis ou donner des armes aux personnes qui peuvent me vouloir du mal. Mais je ne peux pas aller à l’encontre de ma personnalité. Je suis comme ça, un point c’est tout. « Elle est décédée il y a quelques semaines. Des problèmes cardiaques. » La fatalité, comme disent certains. Les larmes me viennent, mais je les réprime. « J’ai pas encore eu le courage d’aller la voir. » L’idée m’est insupportable. M’imaginer que Heaven n’est plus là, me dire que je ne peux plus l’appeler pour avoir des nouvelles d’elle, pour lui raconter mes dernières conneries en date ou lui expliquer à quel point Dickhead est un enculé de première.

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     Dim 22 Avr - 14:16
and now her watch is ended ☽ Dans sa courte vie, notre jeune héritière avait été entrainée à plusieurs arts, le piano, le chant et, sans une seconde de répit, l’art de ne jamais perdre la face. On l’avait conditionnée à n’être qu’une carapace vide, un canevas capable d’imiter à la perfection la moindre émotion sans jamais être affligée du mal de ressentir. On l’avait endurcie, brisée, si bien qu’elle avait réussi à le convaincre qu’elle ne pourrait jamais être atteinte par quoi que ce soit, que c’était en-dessous de son rang… La belle bêtise. Le hic, avec ce dédain des émotions et de leur faiblesse, c’était que dans une situation de crise comme la mine sombre de son mentor, elle était à court de mots. Une panique grandissante s’emparait d’elle, là où elle ne ressentait pas assez, Gabriel démontrait trop, et elle ne savait trop quoi faire pour l’aider, ou pour le consoler… Les limites de la bienséance lui imposaient une distance prudente, et les tentatives ratées de son ainé pour dissimuler son chagrin la mettait en garde… Alors elle avait tenté la flatterie, comme pour déterminer la profondeur de mal qui l’affublait…. Apparemment, la blessure était assez sérieuse pour que son rire sonne forcé, ce qui lui retourna l’estomac et la força à lui adresser un sourire doux, faute d’autres options. « … T’as gagné. Je mettrai ton prochain photoshoot en fond d’écran. » Naoto en serait vert de jalousie, elle pouffa à l’idée.

Le silence l’étouffait, alors plutôt que de poser des questions auxquelles elle n’était pas certaine de vouloir de réponse, elle se concentrait sur la route, suivant les indications de son passager. Les discussions banales sur leur boulot, sur leurs managers, elle pouvait gérer, ils étaient comme deux gamins, tournant autour d’une discussion désagréable en tentant de l’éviter par tous les moyens. « Oui. Elle est partie. » elle pinça les lèvres, c’était un départ qui l’avait grandement secoué, elle voyait leur manager comme un mentor, une inspiration, elle était certaine la première figure féminine qu’elle admirait, et la voilà volatilisée. Dans un rire sans joie, et avec une amertume dans la voix, elle rétorqua, oubliant un instant que c’était un secret d’état. « Au moins elle, ce n’est pas pour sauter Kotani-chan. » Merde. Elle se mordit la lèvre comme pour rattraper ses paroles. Sans succès, elle soupira finalement.

Accélérant la vitesse du véhicule, elle se plongea dans un nouveau mutisme. Elle brûlait d’envie de lui demander pourquoi il lui avait donné l’adresse d’un cimetière, il n’était pas d’ici non? Il venait du pays des Burgers, pourquoi diable y aurait-il quelqu’un de cher à son cœur enterré ici? Elle avait une lignée d’Interrogations mais elle n’osa pas trop les demander directement, ça lui avait déjà pris tout son courage pour oser le questionner. Les yeux sur la route, elle cessa une seconde tout mouvement en entendant sa révélation. Sa meilleure amie? Elle fronça les sourcils, tentant de situer cette créature. Parlait-il du travelot blond dont les média à potin ne cessaient de tarir la réputation? « … Oh. » Qu’y avait-il à dire à cela? Elle était carrément en terrain inconnu là. Son cœur battait ridiculement rapidement en voyant les larmes perler dans les yeux du chanteur. Lorsqu’il ouvrit à nouveau la bouche, elle gara un instant la voiture en bordure de la route sans prévenir. Cela fait, elle fit la seule chose à laquelle elle pouvait penser en cet instant, nouer ses bras autour des épaules du chanteur et l’attirer dans une étreinte des plus douces. « Je suis désolée Gabriel. » elle le sera plus fort, ne sachant trop quoi faire rendu là. « … Tu veux me parler d’elle? … Me dire… quel genre de personne c’est? » Yurina avait fait bien attention de ne pas parler au passé, elle ne voulait pas déclencher un flot de larmes.

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     Sam 28 Avr - 15:26
and now her watch is ended ☽ Je ne vous cacherai pas que l’envie de discuter me manque, même avec une personne comme Yurina. Nous ne sommes pas particulièrement proche, mais elle compte parmi les personnes de l’agence que j’apprécie, même si elle possède un physique assez ingrat et qu’elle se prend pour une petite princesse. En fait, si je dois être tout à fait honnête, c’est cette dernière caractéristique qui m’amuse le plus. Elle a l’air tout droit sortie d’un film Disney.

En tout cas, je suis surpris d’apprendre le départ de la manager des Supernova. Cette agence ne parvient-elle décidément pas à garder ses employés ? « Je me demande pourquoi elle est partie comme ça. » L’hypothèse que j’ai en tête ne me plait pas beaucoup. Ma mère m’a toujours dit que j’étais doué pour le contact avec les gens. J’aurais bien envie de dire que c’est vrai, mais j’ai trop souvent réussi à m’attirer des ennuis pour y croire. Alors, je préfère me dire qu’elle est simplement partie parce qu’elle a trouvé un meilleur salaire ailleurs. C’est toujours mieux que de penser qu’elle allait suffisamment mal pour s’en aller tout court. Je ne la connaissais pas, mais elle avait l’air si… bizarre. Je ricane doucement en entendant Yurina reprendre la parole. C’est vrai qu’elle est partie, elle aussi. Ils sont tous partis. C’est fou, ce que l’agence semble vide sans ces visages familiers.

Mais c’est encore pire, maintenant que Heaven n’est plus là. J’ai encore Anastasia, notre enfant qui verra bientôt le jour. Je les aime plus que tout au monde, mais cela ne change pas grand-chose à la douleur. À la difficulté de la transition. Et je ne m’attends pas à sentir les bras de Yurina autour de moi, à obtenir plus que des mots de la part d’une fille aussi étrange qu’elle. Pourtant, sur le moment, ça me fait un bien fou. « Ce n’est rien. » J’esquisse un sourire. « C’était… quelqu’un de bien. » Je secoue la tête, songeant à tout ce qu’on a pu dire de Heaven. « Elle méritait pas la réputation qu’on lui faisait. » Ça, c’est bien une chose dont je suis convaincu, encore maintenant. « On se disputait beaucoup, mais elle m’a toujours soutenu. Toujours. » Mes lèvres se pincent et je ferme les yeux pendant quelques secondes. J’ai encore du mal à croire que c’est vrai. Que Heaven est partie, emportée par sa maladie.

« Beaucoup de gens se moquaient d’elle pour ça, mais elle était convaincue d’être japonaise. » Revoir Heaven affirmer avec conviction qu’elle était nipponne m’arrache un sourire, léger, mais sincère. Combien de fois l’ai-je entendu répéter ces mots ? Elle était tellement têtue. « Dans un sens, je la comprenais. » Mes yeux se posent à l’extérieur de la voiture, au travers de la vitre, et je pousse un petit soupir. « Quand on grandit dans le quartier asiatique d’une ville comme Orlando, c’est difficile d’être considéré comme un Américain par les gens qui vivent là-bas. Il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour nous rappeler qu’on est différent. » Et au lieu de m’affirmer comme Américain, je suis parti pour le Japon. C’est peut-être ma façon d’être américain, au bout du compte. Parce qu’ici, on me voit comme l’un d’entre eux, avec mes habitudes étranges et offensantes. « Ça fait un grand vide. » Mais je m’égare. Reprenant mes esprits, je pose les yeux sur Yurina, esquissant un nouveau sourire. « Mais ça va aller. Paraît que le temps guérit toutes les blessures. » Il m’a bien aidé, après l’attaque d’Orlando, en tout cas. Maintenant, je dois juste aller de l’avant et essayer de m’en tirer.

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     Dim 13 Mai - 21:02
and now her watch is ended ☽ Venait-elle vraiment d’enlacer Choi Gabriel? Comme ça, sur le bord de la route, sans raison apparent autre que ce pincement dans sa cage thoracique à la simple vision de la tristesse qu’il masquait si mal? Était-elle devenue aussi fragile? Ses bras fins serrés autour des épaules de son mentor, elle fut une seconde traversée par une vague de panique, et s’il trouvait ça étrange, déplacé, elle était assez bien éduquée pour savoir que ce genre de chose était plus de malvenu! Mais que pouvait-elle y faire hein? Elle n’était pas douée avec les mots, on l’avait élevé pour qu’elle relève la tête et ne dévoile jamais la moindre once de vulnérabilité. Elle ne savait pas y faire avec son idole au bord des larmes! Et puis, surtout, quelque part, ça l’inquiétait. Elle s’était attaché au jeune homme, à sa drôle d’attitude prétentieuse, il était un de ses seuls vrais supports dans cette agence, elle ne voulait pas le voir triste… Délicatement, ses paumes s’étaient pressées contre son dos, dans une tentative de le consoler, ou à tout le moins, de lui prouver qu’elle était là pour lui. Vraiment là. Écoutant son ami, elle tentant une seconde de lui changé les idées, ajoutant, avec un brin incertain d’humour. « Je vois… bah tu sais, si c’était moi, j’aurais de loi préféré que les mauvaises langues me lient au grand Choi Gabriel qu’à ce nabot de Kamenashi Kazuya! » non, elle n’aimait pas les KAT-TUN. Pas du tout. Fronçant les sourcils, elle s’était décalé un peu, laissant son ton hautin de bourgeoise percer un brin. « Je veux dire, il est tellement has been. T’es vraiment mieux sempai! » … elle risqua un sourire.

Puis, réalisant soudainement que s’était étrange de l’avoir serré contre elle, elle s’était décalée un brin, callant son dos contre le dossier du siège, reposant ses mains sur le volant. Ses joues avaient prises une teinte rosées, elle ne savait pas faire dans la compassion, bordel pourquoi est-ce que personne ne lui avait appris hein ? Pourtant, le flot de conneries de son vis-à-vis suffit à la ramener rapidement à d’autres préoccupations, alors qu’elle haussant un sourcil, incrédule. « Japonaise? Mais… mais… elle était pas genre … » super géante, et super blonde, selon les revues à potin? « L’image du dictionnaire illustré pour l’American sweetheart? » et elle se disait japonaise? Elle ne put réprimer un petit rire étouffé, ses iris rivés sur Gabriel, alors qu’il lui parlait de son enfance. Elle hocha la tête, ne sachant trop quoi dire, avant qu’il ne se mette à lui parler de vide, d’un énorme, terrible vide. Elle connaissait bien ça. « Je comprends… je me doute que tu ne veux pas entendre ça mais… enfin… certaines personnes n’ont jamais la chance de rencontrer une amie comme ça… en quelque sorte… tu as pu en profiter pendant des années… » elle avait souri, candidement. « Et puis…. T’es pas tout seul… je… » elle avait toussoté nerveusement, avant de conclure. « Je suis là moi…. Tu peux m’en parler autant que tu veux… On est amis… non? » gênée, elle avait remis la voiture en marche, conduisant en silence un long, très long moment, avant d’arriver au lieu indiqué, avec les grille et les sépultures, ça semblait serein… elle ralenti le véhicule. « Tu veux que je viennes avec toi? … me la présenter? » d’un ton complice, elle avait ajouté, en chuchotant. « Et puis t’auras besoin d’aide si quelqu’un a été assez con pour mettre un drapeau des USA sur sa plaque… »

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And now her watch is ended |#| YURINA&GABRIEL
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