Let me see ur real face (Ho Hwan)

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     Dim 4 Mar - 3:01
Let me see your real face
feat Ho Hwan

// tenue ※※※ Par habitude, la petite Kamiya trainait souvent dehors en fin de journée, déjà car elle avait tendance à s’entraîner le reste de la journée, mais aussi car il était selon elle plus simple de ne pas attirer l’attention le soir. Elle trainait bien souvent sans but précis, mais ce soir elle souhaitait surtout s’aérer l’esprit. La nouvelle était tombée ; Hanabi prenait fin, et elle sentait son avenir plus incertain que jamais. Ca lui faisait encore tout drôle, elle qui ne s’était jamais imaginé que cela puisse arriver. Hanabi avait longtemps été le groupe le plus en vogue et plus que ça, il représentait clairement l’accomplissement de tous ses efforts fournis jusqu’ici. Maintenant, elle avait un peu l’impression qui ne lui restait plus grand-chose.

Puisque se promener sans but avait fini par ne plus être suffisant pour faire le vide dans sa tête, Haruno s’arrêta dans un Starbuck qui, à cette heure, était étrangement calme voire désert. Ce n’était cela dit pas pour la déranger, alors qu’elle s’avançait directement au comptoir pour prendre sa commande. « Je prendrais un Hojicha Tea Latte, s’il vous plaît ». Pour la première fois depuis longtemps, elle laissa son regard vagabonder sur les desserts au menu, et opta donc pour l’un d’eux : « et un cake Red Velvet, s’il vous plaît ». Elle se donna un instant l’impression de prendre trop de liberté, mais elle n’eut pas vraiment l’opportunité d’y penser davantage, son intérêt soudainement piqué par un bruit de fond bien familier. Un son de guitare. Bien qu’elle n’en jouait pas, elle admirait ceux pour qui c’était le cas et considérait que c’était un instrument dont elle pourrait écouter le son pendant des heures. D’ailleurs, instinctivement, Haruno s’était laissé guidé par le son de la guitare pour découvrir qu’une personne en jouait au fond du Starbuck, dans un coin suffisamment discret pour qu’elle ne l’ait pas aperçu en rentrant. Pour qu’elle ne l’ait pas reconnu.

La brunette s’arrêta net lorsqu’elle réalisa que le guitariste en question ne lui était pas inconnu. Tout du moins si, mais pas totalement. La dernière fois qu’elle l’avait vu, il lui avait donné une assez bonne impression pour qu’elle souhaite ne plus avoir à tomber sur lui, ou pire, s’attirer ses foudres. Certainement ne s’attendait-il pas à avoir une spectatrice à sa crise de nerf, mais cette seule raison ne semblait pas être suffisante pour justifier son attitude qui avait eu de quoi effrayer la petite Kamiya ; cette attitude qui contrastait tellement avec celle de ce soir. Dans son coin, guitare en main, quelques feuilles brouillonnes face à lui, il avait l’air tout ce qu’il y a de plus normal. Prise d’un sursaut lorsque ce dernier prit connaissance de sa présence, elle craignait presque qu’il ait entendu sa pensée à son sujet. « Oh » lâcha-t-elle plus sur la surprise que parce qu’elle y avait vraiment réfléchi, on pouvait difficilement faire plus awkward. Se rappelant soudainement comment elle devait se comporter, elle le salua d’une courbette polie et faute de savoir que dire, elle se contenta de dire ce qui lui passa par l’esprit et qui n’était que pure vérité. « J’ai beaucoup aimé ce que vous venez de jouer ». Lui en voudrait-il d’avoir osé écouter ? D’autant plus qu’il semblait être l’auteur du morceau en question, c’est tout du moins ce qu’elle conclut après avoir baissé les yeux et aperçu l’origine des feuilles face à lui.
 
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     Lun 5 Mar - 19:05
Les nuits blanches n’étaient pas rares chez Ho Hwan, un véritable chat des rues qui erre parfois sans but et qui ne se précipite pas à moins d’avoir une raison. Pensant à une chose, puis soudainement revenant sur ses pas, le tatoué est d’humeur maussade, triste et ce qui pourrait lui remonter le moral serait l’expression de ce trop plein d’émotions, comme si de ses veines, l’encre coulait et dessinait les notes sur le papier blanc. Les lignes tracées sur une page, son stylo à la bouche et sa guitare ajustée il desserre à peine les dents pour commander une boisson chaude qu’il consommera en moins de deux s’il ne l’oublie pas sur le coin de la table carrée. La banquette l’accueille à bras ouverts de son cuir froid qu’il réchauffera des frottements de son jean, posant sa cheville droite sur le genou gauche pour appuyer sa guitare et commencer quelques accords.

Rapidement, il se laisse emporter, profite de la tranquillité et de la non présence des groupies qui lui sont encore inconnues. Populaire pour ses particularités plus que pour ses talents, le membre du futur groupe Aka déverse la griffure qui écorche sa peau, maltraite son cœur cabossé par des gestes sûrs. Les cordes sous ses doigts il caresse avec douceur, laissant ressentir cette tendresse enfouie au plus profond de lui, ses traits apaisés, soulagés tandis qu’il redresse le nez pour récupérer son gobelet. La fumée s’en échappe, au travers d’elle une jeune femme. Lorsqu’il s’attarde sur elle, il la reconnait immédiatement et ne sait pas à quoi s’attendre, jouant de coups de langues imperceptible avec le stylo qui se déplace dans sa bouche alors qu’un « oh » se fait entendre. Silence, gêne. Lui qui s’était montré violent à casser du matériel et à s’en prendre à de pauvres meubles pour satisfaire son impulsivité naturelle était d’une toute autre humeur dans l’absolue. Il n’avait pas cherché d’excuse, ni à en présenter à son entourage, sachant pertinemment que la scène avait laissé une marque indélébile, une étiquette qui lui serait toujours coller alors à quoi bon laisser entendre la complexité de la chose quand les mots refusaient de sortir dans ces cas-là ? Il n’avait jamais été doué pour parler de lui excepté au travers de ses textes qui pour l’instant n’étaient pas connus.

Un compliment. Il ne s’y attendait pas, restant à son tour silencieux à la fixer avant de réagir pour ne pas la faire patienter davantage, tapotant simplement la place à côté de lui bien qu’il montrait qu’il y avait largement le choix pour pouvoir se rapprocher. Allait-elle le faire cependant ? Il passe une main dans ses cheveux, dévoilant son front avant de secouer la tête et de laisser retomber son bras sur l’instrument. Le capuchon du stylo retrouve sa position, il dégage l’outil, le pose entre deux feuilles arrachées de son cahier et numérotées à la va vite avant de tremper ses lèvres dans le liquide à présent tiède. Lorsqu’il repose le verre, il la fixe de nouveau, affichant un faible sourire. « Merci » peu bavard, mais plus embarrassé que timide sur l’instant, il ne veut pas lui faire peur. Pas cette fois.
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     Jeu 8 Mar - 3:13
Let me see your real face
feat Ho Hwan

// tenue ※※※ Pourquoi était-elle toujours aussi douée pour créer des situations malaisantes ? Pourquoi sa curiosité l’avait poussé à approcher ? Ou tout simplement, pourquoi se trouvait-elle toujours dans les parages lorsque visiblement tout ce qu’il souhaite était d’être seul ? C’est tout du moins ce qu’elle s’était imaginé en interrompant sans le vouloir ce qu’il était en train de faire. Mais contre toute attente, sa réaction contrasta bien avec tout ce qu’elle avait pu s’imaginé. Non pas qu’elle le pensait impossible d’être civilisé… Avec du recul, elle avait même fini par se dire qu’il avait sûrement ces raisons de réagir ainsi la dernière fois qu’elle l’avait vu, et qu’elle n’était donc pas en position de juger (même si inconsciemment, elle ne pouvait pas s’empêcher de le faire un peu). Ce jugement résidait dans le moindre de ses faits et gestes, notamment dans la méfiance et l’hésitation dont elle faisait preuve au moment où il lui proposa silencieusement de s’asseoir à sa table. Une partie d’elle feint un instant de ne pas avoir compris, le regard fuyant à regarder autour d’elle pour vérifier s’il s’adressait bien à elle. Mais elle ne pouvait pas se leurrer bien longtemps, ce geste avait bien été lancé à son attention. Sans bouger le moins du monde pour autant, elle ne donnait pas l’impression d’attendre grand-chose de plus de cet échange. Elle aurait effectivement pu le complimenter et prendre gentillement la poudre d’escampette mais ces pieds ne bougèrent pas d’un millimètre, ils restèrent même bien ancrés au sol lorsqu’elle entendit finalement la voix du garçon percer le silence entre eux qui était parvenu à la limite du supportable en l’espace de quelques secondes.

Mi-soulagée et mi-surprise par ce simple mot « merci », le naturel de la petite Kamiya revint de lui-même alors qu’elle secoua les mains l’air de dire « pas de quoi », avec un brin de sourire qui lui aussi s’afficha naturellement sur ses lèvres. Après tout, elle avait fait la remarque sans attendre nécessairement de remerciement de sa part, mais davantage comme si elle admettait un simple fait partagé par tous. Le simple fait que les employés du Starbuck ne s’en plaignent pas le prouvait bien ; ils ne voyaient pas ça comme une nuisance et certainement que tout comme elle il trouvait quelque chose d’apaisant dans la façon avec laquelle il jouait avec ses cordes. Avide d’en savoir un peu plus à ce sujet, elle se saisit d’une chaise pour prendre place à sa table, tout en le regardant tout du long comme pour lui demander la permission. S’il montrait finalement le moindre geste de refus, Haruno l’accepterait et se mettrait ailleurs (en gardant bien enfoui sa honte au plus profond d’elle). En attendant, puisqu’il se montrait plus réceptif qu’elle ne l’aurait pensé, elle ne put s’empêcher de dévoiler son intérêt pour quelque chose qu’ils semblaient avoir en commun (bien qu’avec le disband d’hanabi, elle semblait s’en éloigner de plus en plus) : la musique.  « Vous.. vous composez ? » demanda-t-elle innocemment en désignant du bout de l’index les feuilles disposées sur la table, avant de rétracter presque aussitôt son doigt. Elle avait toujours cette petite crainte de se montrer trop curieuse, trop intrusive alors qu’elle n’en avait aucun droit et elle redoutait sa réaction si c'était le cas, ce qui lui valait de jouer quelque peu nerveusement avec les manches de son pull. Elle s'arrêta lorsqu'une serveuse lui apporta sa commande, saisissant l'opportunité pour poser tranquillement ses mains contre ses genoux. « Merci » lâcha-t-elle à l'attention de cette dernière, avant de reporter son attention sur le jeune homme face à elle. Jusqu'ici, elle l'avait tout naturellement vouvoyer mais maintenant qu'elle se trouvait directement face à lui, elle ne pouvait s'empêcher de se demander s'ils n'avaient pas le même âge. Il lui apparaissait, en tout cas, définitivement différent de la première fois.

 
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     Jeu 8 Mar - 4:12
Hésitante, elle était si jolie, mais il était blasé. Elle avait ses raisons, intérieurement il était amer de l’avoir ainsi troublée. Ho Hwan ne dit rien, l’invite, ne réitère pas ses gestes, s’attendant à ce qu’elle fuit plutôt que la voir poser son jean foncé sur la banquette à ses côtés. Surprise, elle s’approche, elle a vérifié qu’il s’adressait à elle, lui extirpant un léger sourire malicieux avant qu’elle n’ouvre la bouche et ne ravise son petit doigt curieux de se poser sur les feuilles. Un coup de vent, une serveuse qui apporte une commande et lui qui prend tout son temps, annotant encore quelques mots dans la marge de cette feuille aux traits fins et distinctifs. « Oui, je compose. Je crois que vous vouliez jeter un œil ? » La vouvoyer est naturel, plutôt indélicat aux regards de leurs jeunes âges, sans doute proches d’ailleurs. Mais il lui rend son respect, se disant qu’il valait mieux ne pas réveiller les démons qui le poussaient adroitement à la confrontation. Il voulait qu’elle le dise, qu’il était violent, qu’elle en avait peur, mais elle n’en ferait rien. Méfiante, la jeune femme restait courtoise à ne surtout pas le provoquer.

Il sourit, frôle les cordes lentement, les quelques mèches plus longue de sa coupe venant chatouiller ses sourcils, le forçant parfois à cligner ou remuer la tête par petits mouvements avant de finalement glisser une main et relever le nez vers elle. Il penche la tête, la détaille, brisant le silence encore en se demandant bien pourquoi il se donnait la peine. Les deux étaient embarrassés. Au fond de lui, le tatoué voulait sauver les apparences, montrer cette mélancolie à la fois douce, en peine, dont il pouvait faire preuve. Le côté artiste torturé qui le rendait si calme et lui permettait de s’évader un court moment. Il n’était pas si triste, il était en colère, mais elle l’avait surpris dans un moment de faiblesse et rares étaient ceux à le comprendre. Il ne le lui demandait même pas. « Si vous ne connaissez pas le solfège, je peux jouer, il parait que ça détend »

Ses morceaux étaient généralement doux, tout le contraire de cette image dynamique qu’il renvoyait, bien qu’il était capable de plus de vigueur et de rythme, le tempo était lent, frappant le bois de son instrument instinctivement, avec un savoir-faire indéniable. Le brun s’était instinctivement mis à jouer, sans demander son reste, suivant son inspiration qui allait ce soir de pair avec son instinct. Par fierté, ou parce que lui-même avait peur de ses crises, il ne voulait pas en parler, il ne lui dirait pas être différent de ce dont elle a été témoin. Parce qu’elle doit avoir peur autant que lui, parce qu’il est nécessaire qu’elle ne l’approche pas plus, lui qui s’en voudrait de commettre un acte aussi indélicat et abominable de porter la main directement ou indirectement sur une femme. Souvenirs qui l’envahissent, Ho Hwan se ressaisit, inspire profondément et se repositionne pour masquer les légers tremblements de ses doigts. « Comment vous vous appelez ? » il n’en avait pas besoin, mais il était plus poli de demander. Amenés surement à se revoir en dépit de ses réticences, le destin lui jouait des tours et il devait l’accepté comme une fatalité plus qu’une opportunité.
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     Sam 10 Mar - 0:05
Let me see your real face
feat Ho Hwan

// tenue ※※※ Même si Haruno avait tenté pour le mieux sur le coup de ne laisser paraître sa curiosité, elle semblait avoir été prise sur le fait et jugea préférable de ne pas le nier. Elle se permet alors ce qu’elle s’était interdit quelques secondes plus tôt, jetant des coups d’œil tout en tenant son thé de son autre main, pour tenter de prendre un air détaché et naturel, sans se rendre compte qu’elle était pour la première à mettre des distances entre eux. « Je connais.. un peu » commença-t-elle avant de s’arrêter par elle-même. Il n’y avait pas grand-chose à dire sur le sujet, elle n’avait jamais été assidue pour jouer parfaitement d’un seul instrument, essayant plutôt par ci par là comme une enfant à qui cela demandait un trop grand effort de concentration. Le solfège, elle l’avait simplement appris à l’académie et le lire n’était plus aussi facile qu’avant. Elle avait donc hoché presque imperceptiblement la tête en réalisant qu’il s’était remis à jouer de lui-même, comme si c’était plus fort que lui. Ce constat contrastait également avec l’idée qu’elle s’était inconsciemment et préalablement faite de lui. Elle ne savait pas trop ce qu’elle s’était imaginé exactement, mais elle l’avait pas pensé se trouver face à un musicien. Les artistes n’avaient-ils pas au contraire un meilleur contrôle de leurs émotions ? Qu’est-ce qui avait bien pu le mettre dans cet état ce jour-là.. ? Plein de questions qui se formèrent sans qu’elle ne puisse y répondre d’elle-même. Le questionner à ce sujet semblait également hors de question.

A la place, la petite Kamiya profita de la musique de fond qu’il lui offrait en entamant son Red Velvet cake. Elle ne se sentait pas particulièrement observé ni à faire quelque chose de mal étant donné qu’il semblait concentré et qu’elle savait qu’aucune activité ne l’attendait sous peu. Elle le dégustait donc plutôt l’esprit tranquille jusqu’à ce que le son de la guitare ne lui parvienne plus, et qu’elle reporte ainsi brusquement son attention sur le jeune homme à ses côtés. La question qu’il posa n’avait rien de surprenante et pourtant, il fallut un petit délais à la jeune femme pour finalement y répondre. « Haruno, je m’appelle Haruno ». Elle aurait certainement dû commencer par-là, par se présenter. Et pourtant, elle n’était plus si familière à ce genre de chose ; elle faisait difficilement de nouvelle connaissance désormais. « Et toi ? ». Façon subtile de mettre de côté le vouvoiement qui n’avait pas vraiment lieu d’être. Cependant, elle n’était pas entièrement confiante quant au fait qu’elle le suive, peut-être même n’avait-il pas nécessairement envie de discuter davantage pour commencer.

 
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     Dim 11 Mar - 0:52
Timidité ou gêne, le malaise faisait partie intégrante de leur relation, chose qu’Ho Hwan avait du mal à acceptait, mais laissait poliment s’instaurer, marque de respect dont il se passerait parfois au profit d’une ambiance plus chaleureuse et d’une sorte de franc parlé à moitié posé là, sur le qui-vive comme menacé par l’explosion de ce côté plus profond encore que jamais personne ne dévoile, surtout pas lors d’un premier « rendez-vous ». Il esquisse un sourire, la laissant parcourir de ses yeux, de ses mains les partitions brouillons de cette écriture aussi instable que lui. Appuyées au point de creuser leurs doubles sur la page du dessous, ou d’une légèreté à s’évader de la feuille, les notes étaient déjà en elles-mêmes une mélodie torturée. Petit bout de femme qui n’est pas en mesure de décrypter l’histoire au travers de l’encre noire, elle ne le cache pas et il ne peut lui en vouloir, se contentant un sourire en coin en reprenant paisiblement à trainer sa mélancolie et ses vieux démons au travers de textes soufflés par la petite voix inspirante en lui. Bonne ou mauvaise ? Qui sait ? Dès lors que les mots finissent sur le papier, ils sont comme détenteur et gardien de ses émotions les plus secrètes.

Il la connaissait, de vue, ou de sens, elle dégageait quelque chose, de lumineux, mais de sombre. Ou était-ce lui qui ne voyait qu’un miroir pour mieux se rattacher à ce qui l’entourait ? Le tatoué demande un nom qui met du temps à lui être donné. On lui retourne la question, plus librement, à son grand étonnement. Lui aussi marque l’arrêt. « Nam Ho Hwan » simple, efficace, il n’a besoin de rien de plus. Les mots sont faciles à coucher, véritables fripons désireux d’exister au travers d’autres éléments, un jeu sensuel, une caresse sur le papier, les griffures du stylo à encre bleue dans un duel mouvementés pour former lettres puis mots qui font sens. Mais parler est un tout autre processus quand l’adrénaline ne coule pas dans ses veines pour alléger son esprit du poids de cette barrière invisible entre lui et les autres. La peur de mal parler, de trop en dire ou pas assez. Il choisit peu, pour ne pas se faire malmener, par d’autres mots, par des sons qu’il n’aimera pas, par la douceur d’une voix qui sonnera pour lui comme le premier coup porté à son cœur et il était certain que le ring ne serait pas suffisant pour les contenir lui, elle, eux, ses sentiments fragiles.

Alors il joue, laisse retomber ses cheveux ébènes sur ses yeux, masque sa vision pour ne voire que les cordes et n’entendre que le silence du petit café désert qu’il tient en haleine. Il n’aime pas le silence. Le coréen mord sa lèvre, discrètement, perturbé, timide et renfermé. Mais il prend sur lui, il sourit brièvement, grimaçant plus qu’autre chose « Ok, on ne va pas y aller par quatre chemins toi et moi, pas vrai ? Vas-y je peux encaisser » dit-il, mais il n’en est rien. Petit cœur brisé, Ho Hwan gardera en dedans jusqu’à ce qu’une nouvelle fissure ne fasse couler un peu trop de sang et que la douleur innocente occasionnée par sa personne ne se manifeste, d’une façon, d’une autre, espérant juste que ça ne sera pas aussi violent.
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     Dim 11 Mar - 3:24
Let me see your real face
feat Ho Hwan

// tenue ※※※ Si on lui demandait, Haruno trouverait difficilement un situation plus gênante que celle-ci. Même si en surface elle arrivait à le cacher quelque peu, intérieurement, c’était une tout autre histoire. La musique l’a mettait à l’aise, mais à la seconde où elle cessait, elle revenait bien trop vite à la réalité. Elle se disait que ça pourrait être pire, avec des silences pesants impossibles à rattraper, le genre de chose qui ne provoquait que l’envie de disparaître sur place. Alors même si elle ne s’était pas attendu à ce qui l’interroge à son sujet, elle y avait gentillement répondu et retourner la question car cela restait ce qui semblait de mieux à faire. Sa réponse est courte et concise ; d’autres auraient pu y voir là une envie d’écourter la conversation de sa part, mais elle n’y donne pas plus de pensée que ça et se contente d’intégrer bêtement ce nom aux consonances peu familières. « Nam.. Ho.. Hwan, c’est coréen c’est ça ? ». Elle pouvait définitivement se féliciter de ces heures passées devant des dramas, qui lui servaient finalement à quelque chose. A vrai dire, elle aurait été moins étonnée de lui découvrir des origines occidentales, ce qui expliquerait la présence des tatouages qui semblaient couvrir sa peau… Il sortait de l’ordinaire et si ce constat l’avait quelque peu effrayer la première fois qu’elle l’avait vu, elle semblait davantage prête à l’accepter ce soir.

Tout du moins, c’est ce qu’elle avait cru jusqu’à ce que la discussion prenne une tournure étrange, qu’elle était loin d’avoir vu venir. A mesure qu’il s’exprime enfin, comme s’il avait attendu cette opportunité depuis un moment, les yeux de la petite Kamiya s’écarquille, craignant le pire. Mais la fin de sa phrase l’a laisse plus perplexe qu’autre chose. S’attendait-il à quelque chose de sa part ? « Huh ? » lâcha-t-elle à défaut de savoir donner une réponse plus cohérente. Elle se reprit tout de même, sans cacher l’incompréhension sur son visage : « Je suis pas sûre de comprendre.. ». Innocente et curieuse, elle penche la tête et le fixe à la recherche de réponse. A défaut d’en trouver une sur le coup, elle apporte sa boisson à ses lèvres comme si leur conversation était tout ce qu’il y avait de plus anodin. Mais en vérité, elle ne pouvait s’empêcher de se repasser ses propos en tête : pouvait-il vraiment encaisser ou alors allait-il laisser exploser son énervement comme la dernière fois ? A l’idée que cela puisse arriver, elle jugea préférable de garder le silence, le regard à présent légèrement fuyant sans se rendre compte que c’était exactement ce qu’il ne souhaitait pas. La crainte n’était pas véritablement la seule raison qui l’a poussait à se taire sur l’épisode de la dernière fois, par considération elle pensait que c’était aussi une meilleure idée de ne pas en parler et de conserver pour elle la sensation qu’elle avait eu de le voir dans un tel état. « Si c’est par rapport à la dernière fois.. j’ai rien à dire » clarifia-t-elle plus fermement qu’elle ne l’aurait pensé, sous la frustration sûrement. « Et toi ? » lâcha-t-elle timidement et presque de façon inaudible, sans trop espérer qu’il s’ouvre à ce sujet pour autant. D’ailleurs, comme si elle abandonnait déjà l’idée d’avoir une réponse, elle cessa de le regarder et joua d’un air distrait avec le reste de son cake dans sa petite assiette, qu’elle n’arrivait pas à finir.


 
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     Dim 11 Mar - 16:32
Les présentations sont faites dans la douceur absolue, perçant ce cocon dans lequel il était enveloppé et l’avait invité à entrer. Une bulle qui menaçait d’éclater à tout instant par sa fragilité, mais qui ne le rendrait pas violent. Il serait perdu, déstabilisé si elle disparaissait sans prévenir, n’ayant pas eu le temps au préalable de se munir de son armure. Jouant des notes, par ci, par-là, maintenant l’équilibre, il trempe ses lèvres dans le gobelet de carton brun ornée du couvercle en plastique blanc, dénoue les papillons dans sa gorge, sa voix légèrement cassée, mais calme trahissant la surprise de ce détail auquel il ne pensait plus. Il était coréen, ce qui n’était pas évident, néanmoins mal accepté ou en tout cas, lui s’y étant fait ne se définit pas comme fils d’une terre qui n’a jamais rien fait pour protéger aussi bien sa personne que toutes les subtilités de sa personnalité. Une âme innocente et déjà recousue à de multiples reprises, il s’était vu arraché si vite à son « confort » familiale et n’avait jamais su le retrouver. « Oui, c’est coréen, mais je parle parfaitement japonais, ça ne nous posera pas problème pour échanger »

Le silence, encore, les tensions apaisées, mais ce regard et ces gestes craintifs. L’est-elle en temps normal ou seulement avec lui ? Deux inconnus qui s’apprivoisent et qui ne savent pas comment faire. Le mode d’emploi d’un être humain n’existe pas pour une bonne raison : trop complexe, trop de paramètres, incompréhensible, imprévisible, l’homme n’est pas schématique et Ho Hwan est perturbé à l’idée de n’être qu’un parmi d’autres, stéréotypé dans cette vision de violence contrastant avec cette soirée pourtant, mais dont l’étiquette persistait à ne pas se détacher malgré les coups de ciseaux. Il encaisse, qu’il dit, il essaiera. Elle ne comprend pas, puis, lueur dans son regard, elle fuit, elle ne dira rien. Une question en retour et lui ne sait pas non plus, nouveau coup.  Il pose sa tête, sa guitare entre ses jambes décroisées lentement, le manche soulevant quelques mèches dévoilant ses yeux noirs trahissant la fatigue d’une âme qui a déjà trop subi. « J’en pense que quoi que je dise ou fasse, les témoins auront toujours en mémoire cette image de moi et même si je ne suis pas comme ça, on m’attend au tournant, pour me cracher avec indifférence qu’ils ne s’étaient pas trompés » Il sourit ou grimace, tout dépend du point de vue, ses mains pendent au-dessus de l’instrument de chaque côté du manche. Il a l’air d’un prisonnier en liberté conditionnelle et a un peu ce sentiment au regard des gens qui l’ont malheureusement surpris au mauvais moment. Mais il doit faire avec et plutôt que de se lier, il devrait ignorer les « on dit » au profit des « je sais ». Difficile à faire. Le tatoué, derrière l’encre sur sa peau, couvert de cicatrices invisibles, la noirci un peu plus chaque fois pour écrire et retenir un bout d’histoire avant que quelqu’un ne le fasse. Il relève le nez vers elle, attend patiemment, un faux air malicieux, meurtrie, mais soulagé qu’elle ne se soit pas enfui. Il ne jouera pas tant qu’elle ne lui aura pas dit.
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     Mar 3 Avr - 5:07
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// tenue ※※※ Haruno n’avait effectivement rien à reprocher à son japonais, et elle espérait au fond d’elle qu’il n’ait pas mal pris sa remarque à ce sujet. Car elle n’osait pas vraiment demandé davantage à ce sujet de peur que ce soit mal interprété, elle se contenta de hocher la tête. Son japonais était suffisamment irréprochable pour qu’elle conclut d’elle-même qu’il devait être sur les terres nippones depuis un moment déjà. Elle aurait pu longtemps poursuivre ces hypothèses dans sa tête mais prise au dépourvue par sa question, elle s’était davantage focalisé sur cette dernière. D’abord par incompréhension, puis pour ne pas le laisser sans réponse.

Elle ignorait si sa réponse à elle était celle qu’il attendait, mais pour sa part elle avait moyennement apprécié celle qu’elle avait reçu en retour. L’intégrait-il dans sa description ? « Pas moi » lâcha-t-elle, légèrement vexée. Haruno n’était pas de ce genre de personne mesquine ; elle préférait davantage voir le bon chez les gens. Même si on accordait bien souvent cette facette de sa personnalité comme un défaut, comme une preuve de naïveté, elle ne pouvait s’en empêcher. « C’est… pas mon genre » ajouta-t-elle simplement. Elle espérait même inconsciemment s’être trompé à son sujet. La dernière fois, il lui était juste apparu comme un homme sans contrôle de ses émotions, violent et agressif. Aujourd’hui encore, elle n’allait pas se mentir, elle craignait un tant soit peu son tempérament, mais après tout ils ne connaissaient pas. Elle était désormais davantage curieuse, soucieuse et voire envieuse jusqu’à un certain point. Même lorsqu’elle avait été énervée par le disband d’Hanabi, elle n’avait su dire quoi que ce soit. Elle avait encaissé la nouvelle et était retourné dans son dortoir, dans le déni le plus complet. Extérioriser ses émotions ne lui était pas si facile et pour autant, elle ne pouvait pas reprocher aux autres de le faire. « Je suis sûre que t’avais tes raisons » conclut-elle en haussant brièvement les épaules. Elle était sincère, même si elle n’arrivait pas à s’imaginer qu’est-ce qui aurait bien pu le mettre dans un tel état, alors qu’en comparaison, il paraissait si calme ce soir. « Oh et t’inquiètes pas, je vais pas te demander lesquelles » se pressa-t-elle de préciser pour ne pas qu’il se sente pris au piège. Peut-être se faisait-elle juste des idées, mais elle était bien placé pour savoir qu’il y avait des choses qu’on préférait garder pour nous.  


 
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     Dim 8 Avr - 21:35
Un air offusqué par sa franchise ou par ce que lui-même pense ? Ho Hwan n’en sait rien, il décrypte, il est fasciné par sa façon de faire. Elle est docile et si fragile comparé à lui. Il a peur, quelque part de lui faire mal sas le vouloir. Qui pourrait vouloir de ça à part ceux qui n’en ont pas conscience ? Pas elle, dit-elle, pas cette demoiselle. C’est à son tour d’être surpris. Il récupère une touillette de son propre gobelet dégusté il y a un moment déjà et s’amuse avec, histoire de mordre quelque chose qui ne contient pas d’encre pour tâcher sa langue. Oh, il s’en serait foutu si ce n’était pas toxique, s’il ne risquait pas d’être amer ou que sa langue l’avait toléré. Il hausse les épaules, reprend sa mélodie, gratte les cordes avec une douceur qui ne lui ressemblait peut-être pas. Soulagé, le tatoué esquisse un léger sourire, relevant les yeux vers l’ingénue qui s’était présentée à lui. « Pas toi alors… » sa tête penchée sur le côté, il se questionne sur cette personnalité. Est-ce parce qu’elle n’est pas curieuse ou parce qu’elle a peur de lui ? Il sait très bien que c’est le cas, qui n’aurait pas dans sa position le doute concernant un parfait inconnu qui avait piqué une crise de nerfs ?

« Merci » laissa-t-il entendre dans un souffle. Il n’est pas du genre à étaler ses petits problèmes, pas non plus de ceux qui arrivent à les tenir à distances tous ces démons. Pourtant, il est calme, sage à jouer de son instrument dans un silence redevenant agréable. Un air respirable, une température correcte et un fond sonore, rien de plus inspirant que les émotions qui transparaissent et Ho Hwan se contente de les traduire en musique, telle une caresse faisant parcourir sur les bras de ses auditeurs quelques frissons, il sourit, encore, éloigne ses mèches rebelles venues une nouvelle fois sur son front et pose son regard sur elle. « Tu sais chanter ? Ou fredonner ? » question étrange, mais en lien avec leur précédente conversation. Le tatoué est curieux, rares sont ces personnes l’ayant vu dans des états complètement opposées et plus encore celles qui ne lui tournent pas le dos après. Précieuse petite fleur qu’il traitera avec autant de délicatesse qu’il en était possible pour lui, découvrant ces petits moments, maladroit, à cœur ouvert de sa plus grande peur dévoilée : faire mal. Son âme crie qu’il n’y parviendra pas, déchiré entre les sombres souvenirs gravés dans sa mémoire et cette envie de les anéantir pour en construire d’autres et briser le schéma de cette violence transformée en douceur. Fragile petit homme, il approche à peine ses mains de la table, de peur de frôler ou briser à ce contact la petite main contre la sienne.

    
 
Let me see ur real face (Ho Hwan)
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