somnambula [ho hwan]

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     Sam 3 Mar - 18:46
somnambula

Plus de 48h sans dormir, à s'entrainer, toujours plus en dance, assouplir ses mouvements, rajouter des morceaux en boucle dans une pièce sombre, avec juste ce qu'il faut de lumière pour voir son reflet dans le miroir, loin de tout bordel et de toute effervescence. Depuis qu'il avait été accepté dans les AKA et bien que le groupe soit dans ses débuts, il se mettait deux fois plus de pression sur les épaules. Il était l'un des plus vieux, avec un parcours professionnel solide, il ne devait pas faillir. Se mettre la barre trés haut, c'était ce qu'il avait de mieux à faire pour être dans leur échelle de respect. Plus fragile qu'eux dans certains points, il n'en restait pas moins performant et son exigence personnelle sur ses propres compétences en étaient par là même deux fois plus violentes. Il refusait de se ménager. Il avait déjà fait un burn out en Corée, et alors? On n'a qu'une vie et si c'est pas pour la vivre à fond, alors elle ne vaut pas le coup. Son père faisait peser sur sa tête chaque jour un couperet plus gros. Il n'acceptait pas devoir s'y plier, alors il se donnait à fond. Au point que ce soir quand il rentre à sa piaule où sont déjà présents les membres de son groupe, il passe comme une ombre dans la salle à manger avec un léger sourire, le ventre déjà rempli sur le chemin. Il est tard, un peu trop peut être. Il a juste le temps de virer son sweet à capuche, son tee shirt, de soulever sa couette, et tombe la face la première dans le lit, la couette lui retombant juste sur la tête. Ses mèches noires s'étalent sur le coussin blanc et la moitié de son dos dépasse de la masse couvrante. Son jean délavé est toujours sur lui , au même titre que ses baskets à ses pieds... il n'a pas la force de se dessaper, mais quelqu'un passera à un moment et lui otera ses chaussures et ses chaussettes, pour le charger comme un sac dans le lit et le recouvrir entièrement, histoire que personne ne se prenne les pieds dans le hyung la nuit.

Hobeom lui, il s'est effondré dans son sommeil, sombre et vide, absorbé comme un second souffle, rechargeant les batteries. Et il le fait souvent violemment, le sommeil trés lourd, au point de subir possiblement des taquineries de ses potes sans se réveiller depuis petit. Ca lui a souvent joué des tours, mais pour le moment les membres d'AKA n'ont pas encore testé. Il ne ronfle pas, mais même une pierre aurait eu le sommeil plus léger. Il faudrait une alarme à incendie pour le réveiller d'un coup. Sans quoi, il faut y aller progressivement et pendant un moment pour qu'il émerge. La faute à son rythme de trainee depuis ses seize ans. Aujourd'hui, il est capable de s'endormir n'importe comment, n'importe où, n'importe quand. Dix minutes c'est toujours bon à prendre. Et quand la fatigue se faisait trop importante, il passait dans un autre état que là non plus AKA n'avait jamais vu. Le somnambulisme. Il se levait de son lit et se livrait à tout un tas d'action bizarre, impossible de le réveiller, chose à ne pas faire surtout. Et ce soir était soir de pleine lune pour notre mutant doux du somnambulisme. Il tourne, encore, et encore, tranquillement, et la couette finit par se redresser, comme si un démon s'y cachait. La couette tourne sur le coté et tombe quand Hobeom se lève, les yeux fermés... Il reste debout là pendant bien cinq minutes, se rassoid... dix minutes, sa main frottant doucement son jean usé... et se relève, le froid du sol ne le réveillant pas.

Perdu sous ses cheveux noirs en vrac, il se traine dans un coin de la chambre et sort par le couloir... la cuisine. La cuisine... l'appel de la bouffe même dans le sommeil, mais il a un mauvais GPS. Il se retrouve dans le salon... s'arrête et reste planté là bien cinq minutes, avant de faire le tour du canapé, et de repartir dans l'autre sens... ses mains touchant par reflexe les meubles, retombant le long de son corps... sa respiration est calme. Il ne semble pas perturbé. La cuisine enfin, il s'arrête à l'entrée. Tout ça a des airs de paranormal activity étrange, et ça en aurait fait flippé plus d'un. Il se met à parler à voix basse... on n'entend pas ce qu'il dit à moins d'y coller l'oreille.... Sa main monte frotter sa joue rougie par la chaleur passée du lit et il traine son body endormi jusqu'au frigo pour y poser le front en parlant de nouveau. Puis dans un réflexe, il ouvre un placard. Il en sort un truc, puis un second, puis un autre, sans aucune logique. Et c'est pas franchement mangeable.... il risque de s'intoxiquer sévèremment s'il essaie d'avaler ça, mais son somnambulisme n'a aucune logique et les autres semblent bien dormir.


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     Lun 5 Mar - 19:04
Lorsque la nuit tombe, les chats sont au rendez-vous et Ho Hwan fait partie de ceux qui sont imprévisibles. Une ombre qui passe, qui se fiche bien d’être remarquée et pourtant qui se fait discrète dans les couloirs d’un dortoir assez vide de mondes. L’avantage d’intégrer une agence neuve, récente est clairement de pouvoir disposer de plus d’espace. Pour l’instant. Mais le désavantage est cet anonymat contraignant, car ses messages ne peuvent passer s’il n’est pas capable de toucher plus de monde. Ho Hwan n’est pas altruiste, il a besoin de cracher sa haine et ses sentiments des plus bienveillants et enfouis à ceux moins honnêtes et plus exutoires qu’autre chose. Ce soir-là, il prévoyait sa fuite, partir à la rencontre d’autres personnes, jeunes, vieilles dangereuses ou non, l’important était de braver l’interdit pour se sentir vivre, pour se sentir libre. Il sourit, paquet de clope, calepin dans les poches et guitare dans le dos, sa capuche noire rabattue sur sa tête, ses mains dans les poches et un passage devant le salon forcé. Sans un bruit à part les frottements de son instrument dans son dos, il marche, se dirige vers la sortie à défaut de pouvoir sauter par la fenêtre, n’étant pas au rez-de-chaussée. Mais il revient sur ses pas immédiatement, le palpitant marquant lui aussi l’arrêt dans ce qu’était la vision d’un fantôme aux premiers abords.

Non. Non, clairement ça n’en n’était pas un. Sa langue claque contre son palais tandis que se dessine les formes de ce qu’il devine être Ho Beom, un camarade de la Twinkle Town et plus particulièrement du groupe Aka. D’abord en train de stagner au milieu de la pièce, puis de faire plusieurs tours à droite, à gauche… Pourquoi ? Curieux, il l’observe, espère que ce n’est qu’un rituel idiot avant de se poser pour dormir et le suis, par instinct ou par cette envie de lui demander ce qu’il peut bien faire à cette heure-ci. Peu importe pourquoi au fond, l’important c’est qu’il l’ait surpris en possession de ce qui n’est pas comestible et sur le point de l’avaler tout rond. Ni une, ni deux, le félin s’approche et manque de crier avant de remarquer les yeux fermés de son partenaire. Il se retient de justesse, retirant les boites in extrémis des mains et des placards pour ne pas risquer l’intoxication en plus d’un drame made in Aka. Il passe sa main sur son visage, soulève sa frange et l’observe en se demandant s’il ne serait pas plus judicieux de rester ici… râlant d’avoir cette angoisse d’un mort sur les bras s’il prenait le risque de sortir après la scène à laquelle il venait d’assister.

Lentement, sa guitare glisse pour se retrouver sur un socle à quelques pas des deux garçons et le plus jeune prend place en face du somnambule, posant sa tête contre son poing en l’observant curieusement. Etait-il sérieusement en train de baby sitter un grand dadet plus épais et plus grand que lui de quelques centimètres, capable à tout moment de stopper ses mouvements si l’envie lui prenait et surtout de le rendre complètement fou en ouvrant les yeux et redevenant cette boule d’énergie fluffy qu’il était ? Dans tous les cas, Ho Hwan était complètement foutu aussi bien s’il ne se réveillait pas que dans le cas contraire. Mais le pire restait cette image qu’il avait du garçon froid et insensible, ou qui savait comment garder pour lui ce qui était essentiel. Envolée cette perfection si l’on venait à apprendre qu’il prenait soin des autres trainee, particulièrement de la personne la plus adorable du groupe malgré l’envie parfois soudaine et irrépressible de lui faire fermer sa grande bouche.

Un soupir las lui échappe, il se sert à boire, quelque chose de frais et de suffisamment vitaminé pour le maintenir éveillé le temps que le gros bébé en face de lui veuille bien décider qu’il était temps de se coucher. Il n’essaya pas pour l’instant de le faire bouger, le suivant du regard en éloignant tout ce qui était susceptible de lui nuire et qui était à sa portée. « Tu fais chier… demain, si j’ai mal dormi et si je suis frustré, tu te souviendras pas de cette conversation, mais tu vas devoir te préparer à subir mille et un supplices, parce que jouer les mamans, c’est pas vraiment mon truc, j’en ai quasiment jamais eu et ton petit cul béni d’en avoir eu une ne te permet pas de me transformer pour compenser le manque » quelle psychologie… Ho Beom n’était responsable de rien et certainement pas des bêtises que pouvait dire Ho hwan seulement pour se dédouaner de ce comportement plutôt altruiste de sa part. Cette soirée promettait d’être longue, se dit-il tout en avalant sagement son jus.
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     Mar 6 Mar - 12:33
somnambula

Ses mains finirent par ne plus rien contenir. Ce qui dans son réve apparaissaient comme un met délicat, suaves envies de son abdomen, n'était plus, et ses mains dans le vide souffrent inconsciemment de cette incompréhension, se lisant sur son visage, même si ses mèches noires cachaient la moitié. Ses doigts glissent sur la table et il s'immobilise, comme réfléchissant dans son sommeil, possédé par un rêve que seul lui connaissait. Aucune logique, aucune compréhension, le somnambulisme, langage des perdus de la nuit, ceux qui ne s'arrêtent jamais. Réflexes, restes du jour, comme des petits papiers qui se perdent sur une route que même le malade ne comprend pas, soumis à ses pulsions amnésiques. Il frotte doucement le bord de la table de ses doigts encore bagués, penchant la tête, serein, comme porté par une âme autre. Ho Beom le rêveur, Ho Beom le fantome, le possédé... calme et imprévisible, au moins ce dernier critère ne changeait pas. Il met sa tête en arrière un court instant, mimant presque une sensation qu'il va tomber en arrière mais la fait tourner sur le coté et monte sa main pour se masser la nuque comme une présence de douleur lancinante aveugle. Un léger gémissement grave sorti de cette gorge fermée, à travers cette pomme d'adam qui bouge légèremment, il a la bouche sêche. Soif... Il doit trouve de l'eau mais ce qu'il pensait être de quoi le soulager venait de lui être oter, bien qu'au final, cela n'aurait qu'aggraver son état de sécheresse de gorge, voir pire. Il n'en a pas conscience. Sa main descend sur son pec, puis va lui frotter ce ventre qui ne s'est pas ramolli pendant la nuit. Son quotidien a été trop court pour paraitre logique. Quelques autres minutes à rester immobiles, il marmonne un truc en coréen incompréhension sur une voix caverneuse, témoin de son état de gorge. Il va se taper une extinction de voix s'il boit et c'est plus fort que lui, son subconscient craint tellement lui aussi l'échec qu'il va par instinct vers l'évier présent et ouvre le robinet, sans avoir de verre sous la main... sa main passe sous l'eau , et par réflexe, il se penche pour boire. On oublie le torchon, il s'essuie de sa main et repart lentement dans le couloir. C'est un somnambule actif, contrairement à certains qui se contentent d'errer et de retourner se coucher. lui, peut s'évader durant des heures pendant la pire de ses crises, voir se réveiller dans des endroits improbables. Il grogne un peu sous le froid du carrelage sous ses pieds, mais cela ne dure pas, oubliant presque automatiquement la sensation pour s'arrêter.... Il se tourne sans raison, pour se retourne, toujours aussi lentement comme paumé. Dans son rêve, il a oublié où il était, couloirs immenses sans couleurs, sans logique, juste guider par des odeurs... et l'une d'elle vient chatouiller son nez, réveillant son instinct , ses souvenirs.

Demi tour, il retourne à la cuisine, morfal jusqu'aux tréfonds de son âme, mais une autre odeur le stoppe soudainement. Il s'arrête, son bras touchant autre chose. Une présence. Un son puis un autre... "supplice....." qu'il souffle sous ses mèches et sa main attrape ce qui lui a frolé le bras. Il a entendu ce que lui a dit Ho Hwan auparavant, à l'insu de sa propre conscience? Qui entend à cet instant présent? Quel Ho Beom? Il reste là, les doigts refermés sur ce qui est l'avant bras du tatoué qui a du le suivre pour lui éviter des déboires. S'il était réveillé, il trouverait ça touchant que ce petit con s'en fasse pour lui, inhabituel comportement pour un chat de nuit qui se prive d'escapade pour le malade qu'il est. Il penche encore la tête, et l'odeur de Ho Hwan lui parvient au nez, divine sensation. Son nez, son fléau, sa faiblesse, trop sensible, et rien n'est logique dans ce qu'il fait rappelons-le. Répondant que par un instinct désaxé, il inspire et en se tournant vers lui, pas après pas, ses doigts frôlant toujours ce bras, glissant par geste continu, doigts se desserrant et redescendant sur le poignet. Il veut connaitre un peu plus cette odeur inconnu et douce. De quoi cela vient-il? Ne pas savoir le rend fou. Ne pas savoir les choses l'a toujours rendu fou. Sa curiosité allait à cette odeur là... noix de coco...?

Il connait cette senteur...... Il se rapproche, le visage fermé tout autant que ses yeux. Il est rare de le voir si sérieux... son sommeil lui procure ce coté là.... Il respire calmement. Un pas de plus vers l'odeur et bientôt le bras de ho hwan touche son ventre nu qui se refroidit, n'étant pas couvert depuis un moment maintenant... Puis du bras, Ho Beom s'avance encore forçant presque ho Hwan a devoir lui face face, le mur derrière le tatoué bloquant tout recul possible. Pourtant Ho Beom n'impose rien, le plus jeune peut s'échapper s'il le veut. Quant bien même il soit proche, il ignore ce qu'il fait. Il sent juste une chose, cette noix de coco, qui lui dit que de la bouffe n'est pas loin... des boulettes de riz à la noix de coco, de quoi lui donner un orgasme stomacale. Un pas de plus et c'est le flanc de ho hwan qui touche son ventre et son épaule son torse. La main de Ho Beom se pose où le contact peut se faire, n'identifiant même pas ce qu'il a près du visage. Sa joue se perd dans les cheveux du cadet, et l'odeur l'enveloppe, jouissance odorante, il a encore plus faim et la faim c'est le moteur de tout chez lui, somnambule affamé guidé par ce besoin primitif. N'importe qui qui aurait débarqué à ce moment aurait bloqué sur la scène de Ho Beom qui s'impose en douceur à Ho Hwan, alors que ce dernier subissait purement et simplement sa crise et n'avait rien à voir la dedans. Le souffle chaud de l’aîné se perd le long du coup du tatoué et l'odeur se fait plus forte, il a envie d'y mordre... une bouchée allez et après il aura plus faim... le seul hic , c'est qu'Ho Hwan n'est absolument pas un gâteau et que ça risque de se finir en morsure non voulu... "noix de c...." Les lèvres s'ouvrent et ses dents blanches apparaissent, crocs de douceur, croc d'affamé , crocs innocents qui ne savent pas ce qu'ils font dans cet équilibre précaire entre sommeil et réveil. Ne pas le choquer, ne pas le frapper, sans quoi le réveil risquerait d'être dramatique. sa main glisse et finit sur le mur derrière.


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     Mar 6 Mar - 15:34
Ho Hwan était partagé entre rire ou se morfondre, son hyung était affecté de nuit comme de jour par l’absence de nourriture. En l’occurrence ce soir, il venait sans doute de lui sauver la mise, mais il ne le comprenait pas, cherchant apparemment à satisfaire ses papilles. Le tatoué l’observe, se disant qu’il valait mieux pour lui qu’il se recouche, mais la peur au ventre de découvrir un Ho Beom bleu dans la nuit le maintint dans cet état d’esprit curieux où il se contente de jouer les voyeurs discrets. Ça ne lui serait jamais venu à l’idée, c’était particulier, nouveau et déstabilisant pour lui qui n’avait personne d’autre vers qui se tourner en temps normal ni sur qui veiller à part lui-même. Vivre en colocation n’était pas dans ses premiers projets, pourtant, l’idée même d’un groupe lui avait fait de l’œil autant qu’éveillé son intuition. Il avait certaines conditions qu’Aka semblait remplir et bien plus encore. Les nombreux bonus qu’il découvrait au sein de l’agence et du dortoir valaient de l’or à ses yeux tant ils étaient précieux dans sa recherche constante d’inspiration. Il avait de quoi rédiger et composer en toutes circonstances de par l’ascenseur émotionnel que faisait son cœur en les découvrant tous un à un. Akira le calme, Yu l’associal et Beom le déjanté. Le musicien avait bien conscience qu’il n’y avait pas que cela qui les rendait unique, mais il apprenait encore et pour l’instant, sa seule préoccupation, aussi étonnante qu’elle était : la sécurité du grand brun.

Son Hyung avait décidé de partir dans plusieurs sens. Un grognement, puis quelques pas, sa main dans sa nuque avant de finir sur l’évier à boire directement au robinet. Ho Hwan dut se mordre la lèvre pour ne pas rire, souriant à défaut de faire éclater ce timbre à la fois cassé et doux. Il voulait récupérer son téléphone, le brun, mais il n’en a pas le temps, se levant à la hâte pour suivre l’imprévisible danseur dans les couloirs, constatant par ailleurs qu’il est à moitié habillé. Le reste le rend assez nerveux. Si Ho Beom dans son sommeil se montrait violent, aussi têtu et sec qu’il était, Ho Hwan le savait pertinemment il finirait en pièce. Les limites du conscient sont repoussées dans l’inconscient, provoquant de dangereuses situation que le tatoué espérait ne pas voir. Jusque-là, le gros nounours restait à son habitude un gros nounours dont les muscles ne servaient qu’à satisfaire la vue du plus petit des deux. Ho Hwan sait qu’il accorde au physique une importance particulière et qu’homme ou femme, il n’a pas de préférence. Artiste dans l’âme, il faut savoir le saisir lui et le captiver en même temps pour le conquérir ce qui jusqu’à présent n’a pas été le cas, malgré quelques conquêtes dont il ne se cache même pas, le coup de foudre n’a pas été au rendez-vous. Il ne s’est pas penché plus sur la question, suivant au pas les grognements et les demi-tours, frôlant au passage le grand qu’il avertit pour son insolence de sa future vengeance. Immobile soudainement, il prononce un mot, faisant déglutir l’autre coréen et provoquant un frisson. Il avait vraiment entendu ? Un instant le doute le pris, mais il fut de courte durée puisque son bras est saisi. Il commence à flipper assez, ne faisant rien en espérant rapidement être lâché, ce qui est peine perdue. Il s’approche, il grogne encore et le pousse à reculer sous la sensation de ce ventre plat contre le dos de sa main. À quoi joue-t-il ? Le cœur du musicien se met à danser sur un rythme qui ne plait pas du tout au fainéant qu’est Ho Hwan. Plus l’aîné se rapproche et plus le plus jeune craint pour sa vie. Il ne sait pas de quoi est capable le plus vieux, l’observe en ne sachant que faire. Le réveiller serait une perte de temps, une erreur peut-être irréparable tant elle pouvait couter gros. Il n’a pas d’autre choix pour l’instant que de se laisser faire à sentir le souffle chaud sur sa peau, sa main glisser et son corps se presser. Ho Hwan avale difficilement sa salive, ses yeux s’écarquillant quand il entend de nouveau des mots. Sa main libre se serre en poing au contact de la morsure quand dans sa tête il hurle sa colère contre l’autre Aka. Il se promit de rester au lit la prochaine fois et de laisser Yu Hwan prendre sa place, comprenant bien qu’il servait de repas à un Ho Beom affamé.

Lui n’avait pas du tout la même chose en tête, sensible, même si plus tactile que la plupart de ses colocataires, il préférait être l’initiateur que celui qui subissait, néanmoins dans ce genre de moment n’avait d’autre choix que de se laisser guider par une morsure malgré tout peu douloureuse qu’il essayait d’éviter plus meurtrière, tenant tout de même à la vie. S’il était visiblement un met à la noix de coco, il y avait de forte chance qu’il se fasse réellement croquer et que la sensualité soudaine du moment laisse un goût ferreux beaucoup plus désagréable au pauvre Ho Beom, ce qui serait négligeable à côté de l’état du tatoué. Il aurait voulu faire le mort, se collant un maximum au mur en tournant sa tête, mais il ne pouvait pas dégager le plus vieux prestement. Il tenta bien d’appeler au secours en chuchotant, mais il n’y parvint pas, trop loin du dortoir, trop loin de tout appareil qui lui aurait permis de contacter quelqu’un. Sa voix restait de toute façon bloquée, ses yeux bien ouverts sous le coup de la surprise. Il n’y avait plus que sa main pour faire rempart, contre le torse du plus vieux, faisant pression, ce qui n’avait aucun effet malheureusement. Il n’avait jamais été aussi proche d’un autre homme et si l’idée ne lui déplaisait pas, elle avait encore du mal à faire son bonhomme de chemin dans la tête de celui qui taquine constamment. Ho Hwan avait chaud, beaucoup trop. Il inspire, expire et observe de son regard noir et brillant le visage endormi et pourtant décidé d’Ho Beom. Il se mord la lèvre, essaye de capter son attention d’une petite voix mal assurée qu’il détestait par ailleurs pour trahir tout son embarras, arroseur arrosé qui n’apprécie pas trop, se promettant de ne plus se faire avoir. « La cuisine, il y a de la noix de coco dans la cuisine, des petits gâteaux, dans le tiroir du bas, derrière les torchons » une planque qu’il ne pourrait désormais plus utiliser, mais qui lui sauverait peut-être la mise ? Il se laissa glisser au sol pour éviter de se faire mordre plus profondément, retenant à peine le danseur qui avait dû laisser une marque plus que visible. Mauvaise idée que voilà de vouloir lui échapper de la sorte, se retrouvant malgré tout face à une toute autre partie de son anatomie, le faisant pousser un juron avec une furieuse envie de le cogner. Son regard noir n’était même pas crédible, tirant plus du désespoir et de la stupeur que sur une colère dirigée vers lui. « Fuck you » dit-il, espérant qu’ils retourneraient bien sagement à la cuisine pour savourer les gâteaux et pouvoir passer une nuit plus calme… mais avec lui, rien n’était sûr !

    
 
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