When You Love Someone |♥| JIERENA

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     Jeu 1 Mar - 23:42
When You Love Someone | Jierena ♥️ ☽☽☽ L’air était frais, trop frais. Fronçant légèrement les sourcils, Erena remontant son écharpe devant ses lèvres. Un soupir quitta ses lèvres en sentant son téléphone vibrer dans sa poche. Encore et toujours les mêmes appels. Avec lassitude, elle tira l’appareil de sa poche, le nom de sa mère s’afficha sur l’écran. Elle allait (encore) devoir l’écouter parler. C’était difficile d’apprendre après toutes ces années que son fils était friand de sodomie et son mari, un véritable queutard. Ça arrivait. Mais sa mère ne semblait malheureusement pas l’entendre de cette oreille, pleurant plus fort quand elle rappelait ses deux points. Erena avait tenté de savoir ce qui lui faisait le plus mal, sans jamais avoir de réponse. C’était dommage, à son humble avis, cela pouvait être important de savoir.

En silence, elle écoutait sa mère pleurer, chouiner, se plaindre sur sa pauvre vie, ne laissant pas à sa fille l’occasion de répondre. Tant mieux. Elle n’avait rien à dire. Restant silencieuse, elle se fit la promesse de la ramener à Haruto. Gay ou pas, il était psychiatre, il saurait très certainement quoi faire d’elle. Ou dans quel service l’envoyer. Non, vraiment, Erena avait tout de même mieux à faire, même si elle avait promis à sa mère de passer à la maison. Keisuke travaillait, il vivait encore à la maison, mais son épouse faisait au mieux pour ne pas le croiser, ne pas avoir à lui parler, vivant dans une sorte de déni malgré tout… Oui, vraiment. Elle devait la refourguer à Haruto, après tout, c’était de sa faute.

Un sac Chanel au bras, elle entra dans un café pour exécuter les ordres de sa mère. Un chocolat chaud et la pâtisserie la plus copieuse qu’elle puisse trouver. Soit. Erena en profita pour se prendre un thé, attendant sagement de payer. Son regard perdu sur les différents spécimens ici présents, elle ne put s’empêcher de les observer, fascinée par les différents comportements d’une table à l’autre. Un couple qui parlait tout bas, penchés l’un vers l’autre, doigts entremêlés comme pou sceller un secret. Une dame plus âgée à leur droite, tenue distinguée, la petite bourgeoisie de Tokyo qui lisait un roman d’après-guerre. Le genre de femme à dire dans un murmure agacé que c’était mieux avant. Deux jeunes femmes trop bruyantes à gauche, s’extasiant exagérément à chaque bouché. Puis il y avait cet homme, juste face à elle, droit et distingué, qui buvait un café noir, songeur. « Bonjour Jie. » Son cœur avait arrêté de battre, voilà qu’elle paniquait, qu’elle se souvenait, pourtant, elle n’avait pu s’empêcher de le saluer. Quelle idiote.




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     Ven 2 Mar - 21:57
when you love someone ☽ Jie avait quitté Tokyo depuis plusieurs mois. Depuis l'accident (il avait pris l'habitude de le nommer ainsi, pour ne pas éveiller les soupçons), il n'était retourné qu'une fois sur l'archipel, afin de voir Erena, internée pour quelques temps. Il n'était pas habitué à la voir si faible, si vulnérable. Comment avait-elle accepté qu'on l'enferme, qu'on la prive de liberté ? Il avait été profondément blessé par cette rencontre particulière, mais la compassion qu'il avait pu éprouver à l'égard de son ex-petite-amie avait rapidement fait de se dissiper, à sa sortie de l'établissement.

Pendant des mois, chaque pas qu'il avait fait lui avait amèrement rappelé les événements qui avaient eu lieu dans ce chalet. Il n'avait pu s'empêcher de songer à cette odieuse trahison quand il avait ressenti la douleur qui parcourait sa jambe, qui lui faisait perdre l'équilibre quand il forçait trop. Quand des médecins à l'air grave lui avaient répété que les chances qu'il puisse à nouveau danser normalement étaient minces. Mais tout cela, c'était sans compter sur le tempérament du fils Zhang. On ne lui avait ni appris à perdre, ni à céder du terrain, et il était hors de question qu'il abandonne de sitôt.

Les lèvres posées sur le gobelet en carton qu'il avait entre les mains, Jie lisait une fois encore les conditions générales de l'agence pour laquelle il avait passé une audition, quelques semaines plus tôt. La Twinkle Town. Il attendait encore des résultats, mais se montrait plutôt confiant. Il avait pu retrouver, grâce à de longues heures d'entraînement et une rééducation appliquée, une bonne partie de ses capacités. Les chorégraphies les plus longues lui faisaient encore mal, mais il était prêt à prendre quelques cachets avant une performance, si cela permettait d'empêcher ses membres de souffrir.

Tout ce qu'il lui manquait, désormais, était un endroit où vivre. Un endroit autre que cet hôtel dans lequel il résidait, et dont ses parents payaient les frais. C'était la troisième fois qu'il parvenait à les convaincre de le laisser rentrer au Japon. Après tout, ils n'avaient pas besoin de lui à Shanghai : son père était en excellente santé, sa mère également, et le risque de le voir épouser une japonaise sortie de nulle part était réduit à néant. Après tout, Erena, Jie n'en parlait plus.

Il n'en parlait plus, en effet. Tout le monde aurait pu croire qu'il avait totalement oublié la demoiselle pour qui son coeur avait battu pendant des années. C'était en vérité tout le contraire. Il ne pensait qu'à elle. Tout le temps. Sans arrêt. Il ignorait de quelle façon, mais l'idée de lui faire payer ce qu'elle avait fait était née dans son esprit. Il trouverait sa faille, sa faiblesse. Ne pas porter plainte avait été une erreur, et il en avait conscience.

« Bonjour Erena. Que voilà une situation bien familière. » Le sourire au coin des lèvres, il releva les yeux vers la jeune femme. Savait-elle seulement ? « Je vois que tu as pu sortir de ton palais. Comment te portes-tu ?  »

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     Dim 4 Mar - 0:43
When You Love Someone | Jierena ♥️ ☽☽☽ Erena était une criminelle, protégée par sa notoriété, par son aspect innocent, par une agence trop puissante. Elle le savait. Si on n’avait pas enquêté sur elle après l’accident de Jie, c’était uniquement grâce à cela. Oui, la belle avait été chanceuse, bien qu’elle devait vivre éternellement avec cette culpabilité. Elle avait imaginé un tout autre avenir, elle se voyait régner sur le monde, elle se voyait au sommet, méprisant tous les gueux sous elle, les écrasant sans scrupule. Elle s’était convaincu avoir un droit quelconque sur une vie humaine, tout ça parce qu’il voulait l’abandonner, parce qu’il prenait le dessus, prenait ses propres décisions. Intolérable. Alors elle avait fait le pire.

La barista la sortie de ses pensées. Non, sans lait, sans sucre, c’était très bien comme ça. Un léger sourire orna ses lèvres. Elle ne voulait pas voir sa mère, elle ne pouvait l’abandonner pour autant. Elle ne l’avait pas abandonné non plus après sa tentative de suicide, même si elle parlait beaucoup du mariage de son grand-frère à cette petite demoiselle fortement disgracieuse, ce qui avait aidé Erena à s’en sortir. Plus vite elle sortait, plus vite sa mère la laisserait tranquille. C’était tout simple. La cadette ne parlait pas, ne s’exprimait pas vraiment. Aussi pénible qu’était sa mère, elle n’essayait pas de parler de Jie, de comprendre. Peut-être avait-elle une idée de ce qui s’était réellement passé.

Jie. Un prénom qui tournait sans cesse dans son esprit. Il l’obsédait encore. Il lui arrivait de regarder ses photos, de chercher des choses le concernant sur internet. Parfois, elle ressentait cette frustration, de ne pas le voir, pas le contrôler. Bien évidemment, elle adorait avoir le pouvoir. Elle l’avait toujours eu. Auprès de sa famille, de ses amis, à l’exception de Tamaki avec qui il y avait un pied d’égalité. Plus ou moins. Le Chinois ne l’avait jamais pleinement laissé faire et c’était bien pour ça qu’il avait retenu son intérêt, qu’il la rendait folle, plus qu’elle ne l’était naturellement. Elle pensait pouvoir faire tourner le monde, sans s’imaginer qu’une personne tenterait de lui faire comprendre que cela n’allait pas dans le bon sens.

Et cette personne avait aussi la capacité de l’arrêter. Le regard d’Erena levé vers celui de son ex-amant, elle le salua sans le réaliser. Combien de fois avait-elle souhaité le revoir avant de se hurler que ce n’était pas une bonne idée ? Comme une mise en abîme, d’une scène déjà vécu deux ans auparavant… Non, trois ans. « Nous avons visiblement toujours cette passion pour les Starbucks. » Un léger sourire étira ses lèvres. Son palais. Joli terme pour parler d’un hôpital psychiatrique ! « Je vais très bien, merci de t’en inquiéter. Et toi ? » Il y avait une chose qu’elle avait toujours détesté chez Jie. C’était sa taille. Il était trop grand et elle détestait avoir l’impression de se faire dominer. « Je n’aurais pas imaginé te revoir au Japon. L’air du soleil levant te manquait ? » Pouvoir utilisé Facebook et Google sans faire offense au gouvernement, peut-être ? « Tu te doutes que ça aurait été un plaisir de discuter avec toi, mais ma mère m’attend. Elle a quelques problèmes. » De couple, et c’était vraiment ennuyeux, bien que soudainement, cela lui semblait infiniment mieux que d’être ici face à lui.




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     Mer 7 Mar - 22:16
when you love someone ☽ C’était une chose fabuleuse que de se sentir au sommet du monde. Cette sensation agréable accompagnait Jie depuis son plus jeune âge. Il était né riche, dans un pays où les moins fortunés étaient considérés comme des moins que rien. Il était né dans une famille bien installée, dans la grande ville de Shanghai où de pauvres paysans ne parvenaient à trouver une place digne de ce nom à cause de la surpopulation. Depuis ses premiers pas, on lui avait appris à être à la hauteur de son nom, de sa famille, de son rôle futur. Puis Erena était arrivée, avec son imperfection et sa sournoiserie, et elle avait failli venir à bout du roi en devenir qu’il était depuis des années. En cela, effectivement, elle avait failli.

Les quelques mois qui avaient suivi son retour à Shanghai n’avaient pas suffi à lui faire oublier les méfaits de celle qui avait, pendant longtemps, été sa charmante petite amie. Cependant, Jie avait rapidement conclu que la vouer aux gémonies n’était pas la meilleure solution. À quoi bon ? Elle avait été enfermée dans un établissement psychiatrique. À ses yeux, c’était une honte suffisamment grande pour ne pas en ajouter. Pourtant, son désir de vengeance ne s’était pas amoindri. Si on lui avait posé la question, et qu’importe la douleur qu’il avait éprouvé en la voyant aussi misérable, lors de sa courte visite à l’hôpital, le chinois aurait jugé bon d’enfermer Erena plus longtemps. Ne réservait-on pas, après tout, la réclusion à perpétuité pour les criminels ? En abordant les choses sous un autre angle, elle aurait été soignée en permanence, de cette façon, et personne d’autre n’aurait été en danger.

Ces pensées traversaient l’esprit de Jie, alors qu’il observait, avec une fascination presque malsaine, le visage de la jeune femme, qui n’avait pas changé. « Je me porte bien. » Un sourire souleva le coin de ses lèvres. Tous les gens qui les entouraient ignoraient qui Erena était vraiment. Certains la connaissaient sans doute de réputation, de nom ou d’image, mais l’idée qu’elle puisse être une criminelle ne leur traverserait sûrement jamais l’esprit. Comment aurait-ce été possible ? « Tu sais à quel point je chéris ton petit pays. » dit-il avant de soupirer un peu. « De plus, avec tous ces gueux en ville, c’est difficile de se sentir chez soi à Shanghai. » Il n’avait de toute façon jamais été vraiment chez lui, là-bas. Il passait plus de temps en voyage autour du monde, à découvrir d’autres cultures plus bizarres les unes que les autres. Des pays où les parents avaient des enfants bien trop nombreux pour pouvoir s’en occuper décemment. « Dis-lui donc de t’attendre, pourquoi ne pas t’installer avec moi afin de discuter un peu ? » Sans doute était-il suffisamment fou pour attirer à lui l’animal qui l’avait déjà mordu, mais Jie ne craignait pas la défaite. Pas contre elle. Cette fois, il était hors de question qu’il laisse passer une occasion de se venger pour ce qu’elle lui avait fait.

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     Dim 18 Mar - 17:30
When You Love Someone | Jierena ♥️ ☽☽☽ Evidemment qu’Erena devait fuir, ne pas lui parler, ne pas lui accorder d’attention. Pourtant elle restait là, à le regarder, souriant en coin. Il avait toujours eu cette beauté étrange, unique, époustouflante. Personne ne lui ressemblait, elle avait beau regarder autour d’elle, se questionner à ce sujet, aucune réponse concrète ne venait. Personne ne l’attirait et ne l’avait jamais attiré comme le faisait Jie. Il était unique, il avait quelque chose de spécial, d’indescriptible. Pour elle, il était hors du commun. Son corps, son physique, ce n’était pas grand-chose comparé à l’attirance qu’elle pouvait ressentir pour son esprit. Il était complexe, elle ne le comprenait pas, alors qu’elle comprenait les autres plutôt facilement. Il y avait quelque chose de différent, de terriblement excitant.

Pour autant, le revoir n’était pas une bonne idée. Elle ne voulait plus le tuer, cela lui avait passé. Du moins, elle l’espérait. Si cela lui était passé, son attirance restait intacte. Après toutes ces années, elle avait bien été contrainte de l’admettre. Elle l’aimait. Un amour unique, parfois doux, parfois malsain, cela n’effaçait pas son besoin de le dominer, prendre l’ascendant sur lui. Même après ce qu’elle avait fait, elle ne détournait pas le regard, le regardant fixement pour lui faire comprendre qu’il n’aurait jamais le dessus sur elle. Un sourire se dessina sur ses lèvres en l’entendant dire qu’il se portait bien. « Tant mieux. » Et c’était sincère, elle espérait qu’il allait bien. Même si une partie d’elle espérait qu’il n’aille pas si bien que cela. Qu’elle lui manque, qu’il garde cette obsession pour elle. Qu’il lui appartienne toujours.

Non, elle ne comprenait pas son attachement pour son « petit pays ». Erena n’avait pas énormément voyagé dans sa vie, elle était allée en Chine, aux Etats-Unis et c’était tout. Son ex-petit-ami avait déjà vu le monde entier, il était sûrement bien mieux placé pour savoir si le Japon était un pays intéressant. « Tu sais que Tokyo n’est pas mal, niveau population de gueux. » Elle en voyait partout autour d’elle. En permanence. C’était tous des gueux. Quand elle avait été à Shanghai, elle n’avait pas trouvé que la ville était bien pire que Tokyo à ce niveau, quand bien même elle avouait que les Chinois étaient plus bruyant et impolis que les Japonais. Bon, peut-être avait-il raison. « Chez toi, ils sont juste un peu plus gueux. »

Au possible, Erena tentait de s’évader, de fuir, quand bien même une partie d’elle ne le souhaitait pas, cherchant au contraire comment rester. Sa mère l’attendait. Oh, en vérité, elle n’avait aucune envie de voir sa mère ! Elle était si pénible actuellement, ne vivant que trop mal le fait d’avoir été faite cocue, ce qui n’aurait pas dû être une surprise en soi. « Ce serait cruel. Tu sais, elle vient d’apprendre que mon père la trompe. » Pauvre femme. Pour autant, elle s’avança vers une table, y prenant place. « Il est surprenant de voir que tu souhaites passer du temps avec moi. Je ne pensais plus réellement te revoir. » Le pire était probablement derrière eux. Une tentative de meurtre, une tentative de suicide. Erena n’avait pas réussi grand-chose l’année passée. « Que fais-tu désormais ? Tu n’es plus à Eita, n’est-ce pas ? » L’ancienne idole ne l’y avait plus vu depuis bien longtemps. Peut-être s’était-il trouvé une autre passion ?





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     Mar 20 Mar - 23:30
when you love someone ☽ Le café était animé de sa clientèle habituelle. Ils allaient, venaient, s’installaient dans la file pour commander leurs boissons. Chacun y allait de son bavardage, voulait parler plus fort que l’autre. Pourtant, cela n’était pas suffisant à faire oublier à Jie la présence de la seule femme qu’il avait jamais aimée. Erena. Avec toute sa complexité, cette particularité qu’il avait toujours trouvé plus intéressante qu’inquiétante. Elle était la créature la plus fascinante qu’il lui avait été donnée de rencontrer. Il avait baissé sa garde, effleuré du bout des doigts les épines d’une plante vénéneuse, se pensant plus fort que tous ceux qui avaient osé la toucher avant lui et qui l’avaient regretté, d’une façon ou d’une autre. Tout le bruit du monde ne suffirait jamais à lui faire oublier la beauté extraordinaire de l’ancienne Hanabi. La souffrance ne serait qu’une piqûre de rappel. Il ne devait pas l’approcher de trop près. Il devait s’en méfier ; du moins, tant qu’il n’aurait pas trouvé une façon de se venger.

« Je le sais, et c’est pour cette raison que je préfère les gueux d’ici à ceux de là-bas. » Il n’était pas difficile de se retrouver parmi eux, quand on mettait un pied en dehors des salles richement décorées et des sièges d’entreprise. Les gueux étaient partout, répandant leur bêtise et la futilité de leurs existences, alors qu’ils espéraient réussir mieux que le voisin, sans jamais réaliser qu’il leur serait à jamais impossible de le battre, lui. De les battre, eux. Il avait appris à vivre avec eux, à découvrir chez chacun les qualités et les défauts, à identifier les faiblesses exploitables. Le monde lui avait appris de nombreuses choses, à commencer par le fait qu’un pays ne se résumait pas uniquement à sa population, pour son plus grand bonheur. Le Japon, il l’avait aimé dans son entièreté, faisant abstraction des personnes qu’il ne supportait pas, évinçant ceux qui se dressaient sur son chemin, et il en avait tiré le meilleur : la présence d’Erena. Jusqu’à ce qu’elle essaie de s’en prendre à lui.

Il ne fallait pas croire que Jie était un ange. Derrière cette perfection de façade, qu’il entretenait avec soin, à coup de mots savamment choisis et de tenues étudiées au bouton près, se cachait un esprit plus vicieux. « Il existe des choses bien pires dans le monde. Elle patientera. » N’avait-il pas connu pire, lui-même ? Il avait été convalescent pendant de longs mois, contraint de ne bouger qu’en cas d’extrême nécessité, le temps que sa jambe soit à nouveau en état. Il avait dû se faire à l’idée qu’il ne serait peut-être plus jamais capable de danser, de chanter. L’infidélité était une bien preuve excuse à ses yeux désormais. De bien des façons, Erena avait joué un rôle dans la transformation de la façon dont il voyait le monde. Les choses semblaient bien moins belles désormais. « J’ai passé une audition dans la nouvelle agence qui s’est installée en ville. La Twinkle Town, cela te dit-il quelque chose ? Il paraît qu’elle ne tardera pas à supplanter Eita. » Certain de ce qu’il avançait, il esquissa un sourire. « Et toi ? À part accompagner ta mère malade ? Tu devrais prendre garde : il paraît que l’on peut mourir d’un cœur brisé. »  

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     Dim 15 Avr - 16:56
When You Love Someone | Jierena ♥️ ☽☽☽ Revoir Jie était une douce forme de torture qu'on ne pouvait soupçonner. Que ressentait-elle exactement ? Erena ne saurait le décrire. A la fois une envie de hurler, le repousser, le forcer à s'agenouiller devant elle, mais aussi de lui sauter au cou, se coller à lui, l'embrasser... Très étrange. Ses grands yeux noirs le contemplaient, comme s'il était irréel, comme si cligner des yeux pouvait provoquer sa disparition. L'ancienne idole tentait de mémoriser à nouveau ses traits, comme si elle craignait de pouvoir les oublier. Idiote ! Elle savait bien qu'ils étaient gravés en elle, que jamais elle ne pourrait s'en défaire. Comme si elle était atteinte d'un mal qui ne la quitterait jamais. Erena était persuadée que c'était effectivement le cas.

Les gueux Chinois n'étaient en soi, pas beaucoup plus gueux que les Japonais, mais la demoiselle savait que cette population possédait des traits de politesse moins encrées et gardaient des pratiques douteuses qu'elle avait eu le loisir de mépriser lors de sa visite à Shanghai. Elle ne put s'empêcher de sourire en constatant que son ex-petit-ami gardait son incroyable amour envers son peuple. Forcément, le petit Prince du pays était bien au-dessus des habitudes écœurantes et des traditions de bas étage. En guise de réponse, Erena ne pouvait que confirmer, approuver. Il valait bien mieux que ça.

« Tu devrais le lui dire. » Pour sa mère, rien n'était pire. La famine, la mort des enfants en Afrique, les attentats et la guerre... Rien n'était pire que l'adultère dont elle était victime. Elle en voulait à son mari, elle souffrait. Pauvre femme ! Elle qui avait toujours eu une vie merveilleuse, parfaite à tout point, des enfants formidables... Et au final, qu'avait-elle ? Un queutard en guise de mari, un pédé en guise de fils, une folle en guise de première fille et une retardée pour la deuxième. Ah, le beau portrait familial ! « La Twinkle Town, vraiment ? J'avais été approché pour les rejoindre aussi. » Mais hors de question de se perdre dans ce trou à rat. « Tu penses pouvoir débuter avec eux ? »

Il fallait avouer que Jie n'avait jamais eu énormément de chance quant à ses débuts en tant qu'idole, on passait toujours avant lui. Sa remarque la laissa silencieuse avant qu'un rire ne quitte ses lèvres. « Tu n'es pas mort, pourtant. » Pouvait-elle vraiment plaisanter sur ça ? Oui. Elle voulait voir sa réaction voir comment il réagissait quand ce point était évoqué. S'il stressait, s'énervait, se renfermait. « Tu espères encore débuter ? » Le temps passait, cela deviendrait sûrement compliqué. « Pourquoi ne pas devenir backdancer ? » Ce serait probablement la solution de facilité, mais mieux que rien malgré tout.






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     Hier à 22:33
when you love someone ☽ Jie le savait, dans son pays, Erena aurait certainement dû participer à l’un de ces marchés des épouses. Elle aurait dû faire sa propre promotion, paraître meilleure qu’elle ne l’était. Qui aurait voulu d’une femme malade, après tout ? Ses parents auraient tout mis en œuvre afin de gommer ses défauts, de mettre en valeur ses qualités. Sa beauté était l’une d’entre elles. Hélas, une femme très belle avait-elle le même intérêt, quand elle possédait des tendances meurtrières ? Les yeux posés sur elle, Jie ne cessait de se poser ces questions, toujours plus nombreuses, toujours plus complexes. Qui donc pourrait vouloir d’elle, à part un fou comme lui ?

« Pourquoi le devrais-je ? Ce n’est pas mon problème. » Erena importait, pas sa famille. Elle était celle qu’il voulait voir souffrir à cause de ce qu’elle lui avait fait. Elle était la seule qui méritait sa colère. Que sa mère soit dans une situation délicate lui importait bien peu. « Je compte faire tout ce qui est en mon pouvoir pour y arriver, oui. » Et les chances étaient, de son avis, plus grandes que celles qui existaient lorsqu’il appartenait encore à cette agence Eita miteuse. Il suffisait de voir les phénomènes ridicules qu’ils mettaient en avant pour le comprendre.

« Non, effectivement. La sélection naturelle, je présume ? » La famille Kamiya était fragile, si fragile. Rien à voir avec les Zhang. Un sourire se forma à ses lèvres alors qu’il secouait presque imperceptiblement la tête. Cette tentative avait réveillé sa conscience endormie. Il avait baissé sa garde, laissé Erena prendre l’avantage sur lui, mais il était hors de question qu’il se retrouve à nouveau dans une situation aussi délicate. « As-tu déjà vu un prince héritier se contenter d’une place de simple courtisan ? »

Backdancer. Pourquoi pas vendeur de rafraîchissement avant un concert, tant qu’elle y était ? Le danseur laissa un soupir fuir entre ses lèvres alors qu’il secouait plus franchement la tête, levant les yeux pour observer le plafond, comme s’il y avait trouvé une merveilleuse idée, avant de reposer le regard sur son ex-petite amie. « Tu ne pensais quand même pas gagner aussi facilement contre moi, Erena ? » Plus qu’une question, c’était une promesse. Celle de ne plus lui laisser de répit, maintenant qu’il était revenu. On lui avait laissé une chance, et il devait la saisir : il n’était pas question d’abandonner de sitôt. 

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