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 Got your poison runnin' through my veins ft. AKALEI ♡

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     Ven 27 Jan - 21:05
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Got your poison runnin' through my veins
Akane & Xialei

Si quelqu’un lui posait la question, notre bridée jurerait, envers et contre tous, quitte à se voiler la face de la plus convaincante des façons possibles, que sa nouvelle carrière, cet exil enrichissant en Corée du sud, était l’aboutissement d’un rêve, l’épanouissement dont elle avait toujours rêvé pour elle-même. En toute franchise, elle ne mentirait qu’à moitié, parce que oui, dicter quels mouvements faire à des pions plus méprisables les uns que les autres, tout en s’assurant de bien leur rappeler qu’elle avait toujours une longueur d’avance sur leur pitoyables prouesses était un métier dont elle pouvait être fière. Elle aimait le défi, le prestige que ça lui apportait et quelque part, elle ne manquait de rien. La solitude était son lot depuis tellement longtemps qu’elle n’y prêtait plus vraiment attention… Alors loin d’elle cette crainte, que des mots, quatre pour être exacte, mentionnés dans une conversation barbante avec Morgan – un des rares à se mériter quelques bribes d’information en raison de leur amitié de longue date, puisse porter le coup fatal à son cœur de glace. « Xialei s’est fiancé. » Combiné en main, elle avait forcé un sourire – ridicule quand on pense qu’il ne pouvait pas la voir, et elle avait marmonné dans un désintérêt total pour son ancien partenaire de danse, un « ah bon » distant, avant de changer de sujet et éventuellement, de raccrocher.

Comment est-ce qu’elle pouvait se retrouver dans cette situation une seconde fois hein? L’espace d’une seconde, elle se revoyait adolescente, affublée de ses souliers de ballet et encore essoufflée par le millième enchainement qu’elle avait fait : la perfection n’était pas un but aisé, alors qu’il lui annonçait l’existence de Mingxia. Ciel, des années plus tard et le goût amère de la haine envahissait encore sa bouche lorsqu’elle pensait à elle (et un tas d’autres personnes, j’te ferai une liste noire…). Une chinoise, une moins que rien, une méprisable créature même pas digne de poser les yeux sur lui. Sur le coup, la nouvelle ne l’avait pas échaudé, quelque part, elle s’y était attendue, au point où, une partie d’elle-même était certaine que ça ne changerait rien. Il aurait une femme, d’accord, mais il n’y avait personne en ce monde capable de le ternir, de le dompter, personne d’autre qu’elle…Ô comme elle avait eu tords. Parce que tout avait changé, parce que ce type détestable qu’elle avait envie d’étrangler à raison d’une dizaine de fois par jour, s’Il y avait quelque chose de plus abominable que ses airs suffisants… c’était bien son absence.

Elle ne l’avouerait jamais, pas même sous la torture, mais de lui avoir tourné le dos, il y a tant d’années, avait été la chose la plus difficile qu’elle n’ait jamais fait… et voilà que le même avertissement lui revenait en pleine gueule. Elle aurait pu retourner à sa vie palpitante, chasser ce maudit chinois (et la moitié inférieur de son corps) de son esprit, seulement, elle en avait assez de fuir. Elle l’avait laissé plonger tout droit en enfer une fois, il était hors de question qu’elle reste silencieuse une seconde fois. Pas question. Elle devrait au moins s’assurer qu’il n’était pas retourné avec une idiote de basse naissance (ok, elle avait une dent contre Mingxia…) et qu’il était heureux cette fois. C’était par pure amitié, qu’elle irait personnellement s’assurer qu’il ne s’unissait pas à quelqu’un de trop minable pour lui. En l’occurrence, à qui que ce soit d’autre qu’elle-même. Quelle générosité! C’est donc ainsi qu’elle eut fait de le traquer, de le cerner, et d’apprendre qu’il enseignait désormais à Eita, qu’il donnait des cours privé les jeudis soir et qu’entre vingt et vingt-deux heures, il serait très certainement seul dans la salle de danse. Incorrigible.

Sans vraiment réfléchir aux conséquences d’un tel élan, notre bridée s’était retrouvée dans les couloirs qu’elle ne connaissait que trop, devant cette pièce où elle avait passé des heures interminables à pratiquer……et devant cet homme qui, dix ans plus tard, suffisait à lui donner à la fois l’envie de lui sauter au cou, et de l’étrangler. Un étrange mélange. Comme si elle avait une raison parfaitement légitime de jouer au fantôme, de ne pas s’annoncer et d’entrer à toute vitesse dans sa vie, elle avait franchis la porte, un sourire assuré aux lèvres. Hors de question de montrer l’angoisse qui lui nouait l’estomac, ou même, de s’attarder un peu trop sur cette silhouette qu’elle connaissait par cœur, elle se souvenait de chaque recoin de toute façon. « Fascinant. » Sans lui adresser un regard, elle avait laissé ses doigts fins pianoter le long de la barre de bois, au fond de la pièce, comme si ce geste familier pouvait contrôler les battements de sa pompe à sang.

Combien de fois s’y était-elle tenue, avec lui, alors qu’ils pratiquaient, s’insultaient, se poussaient à bout pour obtenir la chimie et le complicité que personne d’autre n’avait su lui apporter après, que ça soit sur le plancher de danse où ailleurs? Elle semblait étrangement calme, là, comme si c’était parfaitement normal, comme si elle ne l’avait pas filé, traqué jusqu’à cette pièce, après tous ce temps… « … Qu’après tant d’années, tant d’erreur de jugement… tu puisses t’imaginer que d’apprendre tes fiançailles de la bouche de Morgan… MORGAN, est socialement acceptable… » Enfin, elle avait pivoté, lèvres pincées, un parfait exemplaire de la petite princesse qu’elle avait toujours été, drapée de cet air glacial alors que les bras croisés, arrogante, elle s’était plantée devant lui en prenant ce ton moqueur qui peinait à dissimuler cette plaie béante qui ne s’était jamais refermée le jour où elle l’avait quitté.

… Des fiançailles, c’était comme le perdre une seconde fois. Et s’il s’était trouvé une autre maniaque? Il n’avait jamais eu aucun goût pour ses petites amies… « Ne fais pas cette tête ‘Lei… Tu peux me le dire, que je t’ai manqué. » elle l’avait dévisagé de ses iris sombres, en constatant avec hargne que les années n’avaient en rien ravagé son minois. Si ça se trouve, ça avait même rendu ses traits plus… intéressant. Loin d’elle l’envie d’avouer qu’il était toujours aussi beau, ou qu’il l’ait déjà été! Elle avait pris un ton mielleux en demandant, doucement. « Qui donc est l’heureuse élue?… »  … Que je puisse lui briser les jambes … pensée qu’elle ne formula dieu merci pas à voix haute. Mais elle avait bien eu cette main, posée sur son bras, ce contact un peu trop possessif pour être totalement inoffensif. Il lui appartenait. Quand diable allait-il le remarquer?


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     Jeu 2 Fév - 2:59
 
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Akane & Xialei

C’est la réalité de toute personne faisant carrière en danse. Une fois la trentaine atteinte, il faut penser à se recycler. Il y aura toujours un jeunot pour faire plus plaisir aux juges visuellement et pour rafler le premier prix même si sa technique est moins bonne. Xialei se souvient de cette époque où il aurait pu être le jeunot mais son père lui mettait les bâtons dans les roues la majorité du temps. Il se souvient aussi d’une quantité incroyable de prix gagnés autant en solo qu’en duo… Prix qui lui avait permis de ne pas se recycler trop vite en PDG de compagnie de croisière et de plutôt enseigner à Eita. Maintenant les jeunots, c’était lui qui leur disait quoi faire, il s’existait pas un seul juge de compétition qui pouvait leur faire la vie plus dure que le terrible professeur de danse. De les voir performer sur un stage, à faire crier les fans d’un peu partout en Asie, il y avait quelque chose de satisfaisant… jusqu’à ce qu’un décide d’avoir une seconde de décalage sur les autres. Dans son fort intérieur, Xialei ne pouvait s’empêcher de se dire que danser en décalage serait le genre de Daisuke… il y avait pas un idol coréen qui ressemblait à Daisuke et qui était connu pour ça, d’ailleurs? Peut-être… faudrait demander à Jung Rin.

Jung Rin… Ce n’était pas le grand amour - y avait-il de l’amour, même? - mais il s’entendait bien avec elle. Elle était drôle, elle arrivait à le surprendre d’une bonne façon… Il ne pouvait pas en dire autant de Daisuke ou Heaven, eux étaient bons pour le surprendre de la mauvaise façon, et pourtant ils étaient dans ses amis les plus précieux. Pour quelqu’un qui décortiquait les autres aussi bien que Xialei, le surprendre était déjà quelque chose de bien. La majorité des gens étaient beaucoup trop prévisibles. Bon, lui-même l’était par moment. N’importe qui le connaissant un minimum aurait su qu’il était en train de danser dans sa salle de classe à cette heure … il n’avait eu aucun texto de sa destinée depuis que vingt heure avait tapé au Japon, elle avait même pensé au décalage Beijing-Tokyo.

Peut-être était-ce parce qu’il était prévisible sur ce point-là qu’il avait eu de la visite. Ou peut-être parce qu’elle était tout simplement folle comme toujours, le déranger pendant qu’il danse et puis quoi encore? Akane. Une syllabe et il savait que c’était elle. Qui d’autre?

« Tu devrais te demander à quel point tu es centrée sur toi-même si tu ne l’as pas appris de moi. »

Il n’allait certainement pas la laisser lui faire la morale alors que c’était elle qui était disparue de la carte. Selon ce qu’il avait su, elle était en Corée… oh l’ironie! Alors qu’il la regardait d’en haut - elle était toujours aussi petite – il avait levé un sourcil, aucunement impressionné par son numéro de princesse n’ayant pas eu un nouveau bijou.

« Manqué? Je n’ai pas eu le temps de te manquer une seconde. Je suis occupé, si tu n’as pas remarqué. »

Autre que danser, il avait l’intégration de Jung Rin à penser, la fusion des deux entreprises de croisière, s’assurer que Shiyuan ne se tape pas le burn out du siècle à essayer de tout régler en Chine pendant que lui-même devait se concentrer sur sa carrière d’enseignant.  Il n’avait plus le temps de s’occuper d’une petite duchesse qui faisait des crises lorsqu’elle n’avait pas ce qu’elle voulait. Il avait assez de Daisuke dans ce rôle, merci beaucoup.

« Elle s’appelle Jung Rin. Elle est avec ma mère à Beijing en ce moment. »

Une fois qu’il avait répondu, il s’était libéré le bras et était allé chercher sa veste qu’il avait enlevée pour danser. Il n’avait plus envie de faire un pas de plus. Il n’en avait pas assez avec les bourdes de Daisuke et les fiançailles de merde d’Heaven, il devait en plus se taper les crises de comtesse possessive d’Akane? Oh joie.


electric bird.
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     Jeu 2 Fév - 3:10
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Akane & Xialei

Lorsqu’elle avait pris la décision déraisonnable de le traquer jusqu’à son lieu de travail, après avoir joué la carte du silence radio pendant des années, notre bridée s’était pourtant juré de ne pas teinter les « retrouvailles » de son arrogance habituelle… c’était un échec cuisant. Peut-être était-ce sa naïveté, qui l’avait autorité à s’imaginer que douze années plus tard, elle serait parfaitement indifférente au chinois qui se tenait devant elle, ou alors une amnésie sélective? Les années lui avaient quand même permis de prendre une certaine distance, d’étouffer la culpabilité… Après tout, elle ne pouvait quand même pas trafiquer les faits au point de ne pas porter avec elle le fardeau de ses actes : au moment où il avait eu besoin d’elle, elle avait la seule chose dans laquelle elle excédait plus que le ballet : elle avait pris la fuite sans jamais se retourner. Parfois, elle était certaine d’avoir un vide béant à la place du cœur, sinon, comment aurait-elle pu faire ça?

Si elle s’était convaincue d’être un véritable bloc de glace, une incarnation de l’indifférence, ce n’était apparemment que l’effet de son déni… Ou d’une très grande performance d’auto-persuasion. Quoi qu’il en soit, la vérité était toute autre. À peine eu-elle posé son regard sur le professeur de danse que son cœur avait entamé les manifestations hautes et fortes, si bien qu’elle eut envie, une fois de plus de tourner les talons pour faire taire cette fanfare de battements frénétiques qu’elle n’avait pas ressenti depuis… En toute franchise? Depuis la première fois où il avait eu le culot de corriger son enchainement de pas sans y avoir été invité. Ses iris sombres avaient détaillé son vis-à-vis avec un mélange de curiosité et d’intérêt… pourquoi le temps ne l’avait-il pas rendu moche hein? S’il avait été défiguré, elle serait moins partiale à son égard non? Franchement, elle n’en était pas certaine, alors qu’il prenait ce ton arrogant, celui-là même qui lui donnait envie de l’immoler sur place, elle était partagée entre son cœur qui faisait des arabesques et sa cervelle qui voulait l’assommer!

Son sourire figé s’était élargi alors qu’il lui remettait sous le nez l’étendue de sa responsabilité… évidement qu’il avait raison, mais ce n’était pas une excuse pour qu’elle lui concède aussi aisément la victoire! « ... Est-ce l’âge qui joue des tours sur ta mémoire ‘Lei ... nous ne sommes pas exactement en bons termes, toi et moi. »  Elle avait dégluti péniblement, ne sachant trop comment gérer la vague d’amertume qui lui nouait la gorge, alors qu’elle inclinait un brin la tête en l’observant, avant d’abdiquer, de concéder dans un murmure. « … par ma faute. » elle avait pris un temps d’arrêter, laissant ses doigts errer sur la barre de bois, avant de trouver la force de revenir vers lui, de poser une main sur son bras et de l’assiéger de questions auxquelles elle ne voulait pas vraiment la réponse.

Elle avait souri, avant de lui envoyer en pleine gueule sa moue boudeuse, alors qu’elle croisait les bras en l’observant. Elle avait coutume de lui faire cette tête, quand il pourrait l’arrogance un peu loin… c’était le cas, mais elle l’avait mérité pourtant… « Je n’en doute pas que tu es occupé… aux dernière nouvelles tu es père de famille depuis ta naissance pour le plus grand crétin du continent! » … Non, elle n’avait jamais spécialement apprécié Daisuke, elle ne le méprisait pas, non, mais s’il y a un combat qu’elle avait mené, même adolescente, c’était celui-là : ne pas laisser Xialei encaisser les coups découlant des choix de vie douteux de son colocataire. Elle avait soupiré, en inclinant la tête, sa voix soudainement plus douce, à peine, il fallait vraiment bien la connaître pour y déceler le changement. « … J’ose espérer que des choses plus agréables t’occupent… » Autre que sa fiancée, tout sauf sa fiancée en fait!

Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire hein, qu’il soit fiancé, qu’il ait une fois de plus choisis une greluche? Devait-elle être jalouse – oh elle l’était, avec une vivacité surprenante quand on sait qu’elle n’avait aucun droit de se sentir trahie, insultée qu’il ait préféré une autre idiote indigne de lui… Une coréenne en prime! Ses parents devaient vraiment être désespérés de le sortir des rangs des vieux garçons s’ils étaient prêts à ouvrir leurs bras à autre chose que sa chine natale. Son estomac s’était noué et cette sensation désagréable de manquer d’air, d’étouffer l’avait reprise alors que sa pompe à sang protestait contre cette nouvelle information : elle était avec sa mère. Cette petite minable avait déjà rencontré maman li? Était-elle la seule à entendre le fracas avec lequel son organe vitale se brisait? Elle l’avait laissé s’éloigner, avant de faire un pas vers lui, il n’allait pas s’enfuir de sitôt! « Ne fait pas cette tête ‘Lei. Douze ans… tu peux bien prendre le risque de me donner une chance… de me laisser te payer un verre? Je ferais cette digression à ma politique de ne jamais rien payer, pour toi. » Oh oui, elle était une vraie peste, une princesse capricieuse…

Akane était le parfait équilibre entre la femme indépendante, assurée, posée, et la jeune femme vulnérable qu’elle laissait parfois miroiter. La vérité, c’est qu’il lui avait brisé le cœur avant même qu’elle ne soit consciente qu’elle en avait un… Ce qu’elle pensait n’être qu’un jeu s’était avéré dangereux… elle s’y était brûlé les ailes…. Elle avait fait un nouveau pas vers lui, comme elle le faisait souvent avant, sur la pointe des pieds – déformation professionnelle, et elle avait délicatement posé une main sur le haut de son bras en relevant son minois vers lui, un sourire amusé aux lèvres alors qu’elle s’approchait de son oreille, laissant son autre main glisser jusqu’à sa nuque, effleurant la naissance de ses cheveux du bout des doigts, alors qu’elle lui soufflait, une malédiction ou un aveu ? « Tu sais à moi, tu m’as manqué… », elle avait délicatement laissé ses lèvres se tracer un chemin jusqu’à sa joue, où elle avait posé un tendre baisé avant de se reculer avec un sourire énigmatique aux lèvres. Il était à elle, juste à elle, et elle n’avait jamais aimé partager ses jouets. « Alors? »


electric bird.
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     Sam 25 Fév - 16:43

Got your poison runnin' through my veins
Akane & Xialei

Ce qu’il avait toujours détesté chez Akane, c’était ce besoin viscéral de toujours avoir raison. Il fallait toujours que ça soit comment elle décidait, comme elle voulait. Il fut un temps, Xialei avait su lui donner ce qu’elle exigeait et trouver le moyen de tirer son épingle du jeu à tout coup, mais avec le temps qu’ils avaient passé séparés, il avait plutôt changé ses épingles pour des aiguilles et il valait mieux pour Akane qu’elle se tienne loin au risque de se piquer beaucoup plus qu’elle l’aurait pensé. Le professeur de danse était loyal à défaut, mais il fallait savoir qu’il s’attendait la même chose de la part de ceux qui avaient acquis cette loyauté. Akane avait échoué à tous les niveaux sur ce point-là. Le seul temps où il n’était pas en mesure de donner donner et donner mais plutôt avec besoin de recevoir, ne serait-ce qu’une parcelle de support, la princesse avait détalé, et Xialei n’avait eu comme soutien que Daisuke – présent comme toujours jusqu’à sa trahison ultime – et Shiyuan qui s’était présenté au Japon en panique.

« Et c’est la faute à qui si nous ne sommes pas en bons termes? » À peine avait-il fini de poser la question, elle y répondait, contre toute attente. Elle était malade? Elle avouait sa faute sur quelque chose? Minute, quoi? Comme s’il allait laisser passer une telle opportunité de recracher l’une des rancunes les plus profondes de son existence.

« Tu n’as donc aucun droit d’être outrée de ne pas avoir eu les annonces publiques. »

Elle n’avait pas choisi le bon moment pour arriver. Vraiment pas. Il n’avait pas recollé les pots avec Daisuke, il essayait de trouver un moyen d’éliminer un de ses compatriotes pour éviter un mariage imbécile, il avait son propre mariage à s’occuper, il s’inquiétait comme un fou pour un gamin qui grandissait trop vite qu’il aimait autant que s’il était de son sang… avait-il vraiment besoin d’une Akane possessive ? La réponse était clairement non. Se dégageant de son emprise sans trop être violent ou paraître dégoûté, il était allé prendre son cellulaire sur la chaise où il l’avait laissé, espérant presque un texto, quelque chose… Rien, autre qu’un courriel de Shiyuan avec les résultats du dernier trimestre d’Evening Star….On irait pas loin avec ça. Au moins il pouvait ignorer le commentaire sur son meilleur ami. Oui, Daisuke pouvait être un crétin, mais c’était aussi une personne précieuse à Xialei en tout temps, même si on lui dira pas, il n’en ferait pas bon usage!

« Une fiancée hors du commun, un cousin exemplaire, un neveu qui accumule les ennuis plus qu’il ne le mérite… mes amis, ma carrière. J’ai de quoi m’occuper pour des décennies. »

Il l’avait trop laissée faire ce qu’elle voulait de lui pendant trop de temps. Elle avait décidé de le laisser tomber, elle devait assumer les conséquences. Il était hors de question qu’elle paraisse indispensable. Il pouvait faire sans elle et il l’avait bien prouvé depuis qu’il s’était relevé. Son agenda ne permettait plus de servir la princesse 24/7 et surtout pas au moment où elle se décidait enfin à se pointer le bout du nez.

« Toi, payer un verre? Tu dois être malade pour considérer une telle chose, et probablement mourante pour oser le dire à voix haute. »

Xialei refusait de se laisser prendre par surprise, et lorsque cela arrivait – il avait oublié combien elle pensait qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait avec lui – il était hors de question de le laisser paraître. Elle ne gagnerait pas. Pas maintenant, plus jamais.

« J’ai promis à Rinnie de l’appeler une fois ma pratique terminée. »

Il ne l’appelait pas Rinnie habituellement, mais tandis qu’il se dégageait de la prise de la vipère tout en essayant de ne pas s’essuyer la joue comme un enfant embrassé par une vieille tante qui sens la violette depuis 20 ans, il pouvait bien se permettre de mettre de l’huile sur le feu. Son hyperactive fiancée serait sûrement assez fière de lui pour l’emmener dans une limousine, qui sait, peut-être qu’Akane avait encore plus qu’une bonne longueur de retard, au final.

Elle, lui avait-elle manqué? Oui, peut-être. Uniquement parce qu’il en avait marre de danser avec moins qualifié de lui. Rien de plus.



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     Sam 25 Fév - 18:41
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Akane & Xialei

« Quelle bonne nouvelle.  » Son ton n’était qu’un murmure, et elle avait même forcé un sourire, mais il devait la connaître assez pour lire dans son non-verbal le poing crispé, le sourcil haussé, signe qu’elle masquait très mal son irritation. Oui, elle était heureuse qu’il ait bien, qu’il ait des amis, une carrière, … une fiancée, à la limite. Et elle espérait franchement que cette fille était la bonne pour lui sauf que, s’il lisait sur son visage immaculé son exaspération, sa fureur muette, elle n’était pas non plus aveugle au point de remarquer qu’il avait mentionné sa douce beaucoup trop rapidement pour que ça soit autre chose qu’une façon de la poignarder là où il savait attendre sa cible. « Vous avez choisis une date pour les noces alors?  » … cette façon qu’elle avait de se mordre la lèvre inférieure, de tortiller une mèche sombre entre ses doigts, profondément énervée, mais déterminée à jouer la bonne carte et à se renseigner, s’assurer qu’il était vraiment comblé.

Penser qu’il lui appartenait toujours après toutes ses années était certainement stupide, naïf… ou un brin romantique, elle en était plus que consciente, et pourtant, elle ne parvenait pas à chasser ce sentiment qui l’enveloppait au grand complet dès qu’elle posait les yeux sur lui, elle n’y était jamais parvenu et ce, peu importe avec quelle violence elle avait voulu chasser de son esprit ce genre de songe. Il y avait d’abord eu l’interdiction, la séparation claire entre son partenaire de danse et un homme qu’elle trouvait attirant… puis ils avaient franchi cette ligne, et elle s’était enfermée dans un déni cuisant, refusant d’avouer, de reconnaître, les sentiments qui avaient empoisonné son âme tout entier. Elle avait préféré fuir, parce que sentir son cœur se tordre à l’idée de le perdre était intolérable, parce que le savoir fiancé à une autre la forçait à prendre conscience de la force de sa propre affection était insupportable…  Et pourtant, voilà que douze années plus tard, elle se retrouvait dans la même situation, avec la même douleur cuisante de le voir se dérober sous ses doigts, avec la même envie de hurler pour se l’approprier… à l’exception près que cette fois, si elle lui demandait de tout larguer, il ne dirait certainement pas oui.

Elle l’avait détaillé de ses yeux sombres, un sourire joueur aux lèvres, la tête haut, ne laissant dans sa posture, voir rien, absolument rien de la fierté qu’elle s’apprêtait à piétiner à chaque mot. Akane qui demandait pardon, que quelqu’un la filme, ça n’arrivait pas tous les jours, en général, ça n’arrivait pas… Mais les dernières années avaient suffi à lui faire encaisser de plein fouet les conséquences de son égo mal placé… et elle voulait bien ramper, plier l’échine, juste un peu, devant l’homme qui se trouvait devant elle et avait, apparemment, découvert sa colonne vertébrale. Ce qui n’était pas pour lui déplaire, elle ne disait jamais non à un défi, et encore moins lorsque celui-ci prenait la forme des jambes à se damner pour ! Elle s’était approchée, avait posé ses lèvres sur sa joue, une seconde, avant de le sentir se dérober une fois de plus sous son invitation. Oh. Il voulait la jouer dure? Elle pouvait l’être tout autant. Sa fureur ne faisait que lui prouver hors de tout doute qu’il se souciait un peu d’elle, juste un peu. Elle aurait eu l’indifférence s’il n’avait pas été un minimum attaché à elle. « Peut-être… ça serait le genre de dernière volonté acceptable remarque bien… m’excuser pour la plus grosse connerie de ma vie.  » Elle avait soupiré à nouveau, elle n’était pas douée pour cela, vraiment pas.

« ‘Lei j’ai …  » les excuses, ce n’était pas son genre, vraiment pas. Elle allait s’y replonger lorsqu’il se mit à regarder son téléphone, sans avoir ce visage radieux, heureux, de jeune fiancé charmé, ce qui suffit à faire grimper son angoisse d’un cran quant à sa nouvelle promise. Rinnie. Juste le nom. C’était d’un vulgaire. Banal. Certainement le genre de fille à croire au père Noël, à agir impulsivement … elle voyait presque cette femme comme une version femelle de Daisuke. Rien d’intéressant. En même temps, elle n’était pas objective, elle l’aurait détesté même si elle avait été parfaite, la jalousie fait faire de vilaines choses… Et pourtant, s’il l’aimait, s’il était profondément heureux, elle aurait tourné les talons, mais son intuition lui disait le contraire. Elle avait extirpé son propre téléphone de sa poche et avait fouillé dans ses fichiers pour y dénicher une pièce classique, un ballet qu’ils avaient longuement dansé ensemble. Déposant l’objet sur le sol, elle s’était approchée du chinois, de cette démarche de prédatrice en chasse, ce roulement de hanche qui trahissait son expérience de danse…

Puis, sans lui donner le choix, elle lui avait pris son téléphone des mains, l’avait déposé sur le sol et avait pris sa main dans la sienne, comme elle l’avait fait un million de fois par le passé. Elle avait guidé son autre main jusqu’à sa taille en l’observant d’un air provocant, une étincelle de défi dans le regard. « Danses avec moi… à moins que tu ais perdu ton talent avec l’âge?  » Sa propre main s’était posée sur l’épaule de son vis-à-vis alors qu’elle débutait un enchainement de pas qu’ils avaient fait des centaines de fois. Son regard sombre s’était accroché au sien et, dans un effort surhumain pour ne pas être une idiote, elle avait mordu sa lèvre inférieure, sans le quitter des yeux alors qu’elle soufflait, comme une malédiction ou un sortilège : « Je ne suis pas douée pour les excuses… mais je ne suis pas bête au point de te laisser faire la même erreur deux fois...  » elle s’était hissé vers lui, laissant sa silhouette suivre la musique, se plier à ces mouvements qu’elle connaissait par cœur alors qu’elle avait demandé, très sérieuse. « Tu l’aimes?  »


electric bird.
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     Lun 13 Mar - 2:03
 
Got your poison runnin' through my veins
Akane & Xialei

Il y a bien des choses qui peuvent irriter Xialei. Se faire constamment challenger en est une qui réussit à tout coup à le mettre en rogne. Daisuke testait sa patience constamment, et il explosait de colère de temps à autre. Avec Akane c’était… complètement autre chose. Juste sa façon d’être, sa conscience d’elle-même, cette capacité à ne pas penser aux autres, ça pouvait mettre le Chinois dans une colère noire assez facilement, plus que jamais depuis qu’elle avait disparu de la carte. Avant, ce petit jeu de princesse et chevalier peu serviable l’avait amusé, mais maintenant, il avait passé l’âge. Il était hors de question qu’il lui donne ce qu’elle voulait, ne serait-ce qu’un sourire si c’était elle qui le lui demandait. Il avait eu congé d’elle pendant toutes ces années et la voilà qui réapparait et lui demande de reprendre la place sur laquelle elle-même avait crachée, allant jusqu’à montrer clairement son mécontentement vis-à-vis ses fiançailles à lui, comme si elle avait un mot à y dire!

« Ma mère est en train de planifier tout ça avec Jung Rin, j’aurai bien la date lorsqu’elles l’auront convenue. Un mariage c’est toujours plus important aux yeux de la mariée que de n’importe qui d’autre. Elle aura sa journée de princesse, je lui ai promis. Je la laisse choisir sa date. »

Ce n’était pas à lui de dire combien de temps cela prenait pour trouver et commander une robe de mariée, pas à lui de savoir combien longue était la liste d’attente des meilleurs lieux de Beijing, sa mère était bien meilleure là-dedans. En plus, il était totalement vrai qu’il avait promis à Jung Rin qu’elle aurait un mariage de princesse… et si elle leur planifiait un mariage à Disneyland Shanghai? C’est Daisuke qui serait content! Non. Jung Rin avait plus de jugeote que ça, Xialei le savait, tout comme il savait ne pas aimer entièrement sa fiancée comme il le devrait pour satisfaire tout le monde, mais ils s’entendaient bien et avaient déjà quelques coups et anecdotes à leur actif, lors de leur voyage en commun sur la terre natale de Xialei.

Au début de la phrase d’Akane, il pensait bien qu’elle allait réellement s’excuser, et il lui aurait fort assurément mis la main au front pour vérifier si elle faisait de la fièvre. Elle mourrait avant de s’excuser! Comme de fait, elle avait préféré couper sa phrase et jouer la carte de la pitié, au lieu de faire ce qu’elle considérait comme sa dernière volonté. Lui payer un verre, c’était sa façon de s’excuser? Un verre ça n’efface pas 12 ans d’abandon. Il était rancunier, l’avait-elle oublié? Clairement, à voir combien elle faisait tout ce qui pouvait le mettre encore plus en colère contre elle.

Sentant son téléphone quitter ses mains, la furie monta jusque dans son regard. Il n’était pas un satané pantin, elle le prenait pour qui?! Si elle voulait quelqu’un à contrôler, elle pouvait aller voir ailleurs! Le Xialei qui écoutait son père et se laissait entraîner comme Akane et Mingxia le voulaient, il était parti depuis fort longtemps! Plus personne n’avait le contrôle sur lui. Pas son père, pas Daisuke et SURTOUT PAS Shiroi Akane! Non, il ne danserait pas avec elle comme elle le voulait. « Le talent ça se perd pas. J’imagine qu’il faut l’avoir pour le savoir. » D’un geste digne d’arts martiaux, il s’était dégagé de l’emprise de la vipère, les yeux en feu et la mâchoire serrée. Elle ferait son enchaînement toute seule.

« La même erreur? Quoi, te laisser avoir ce que tu veux? »

Il était vraiment hors de lui. Prenant son téléphone sur le sol, il s’était rendu vers sa veste, commençant à l’enfiler. Il ne resterait pas plus longtemps ici.

«  C’est quoi que tu veux entendre, ‘Non’? Tu penses vraiment que je vais marier quelqu’un que je n’aime pas? Jung Rin elle me comprend comme peu peuvent s’en vanter. Elle est drôle, elle ne se prend pas pour une autre, c’est la reine des imprévus agréables, tout l’émerveille et elle mord dans la vie à pleines dents. Elle mérite tout ce qu’il y a de beau sur cette Terre.  »

Chacun de ses mots, il les pensait. Il pensait réellement que sa fiancée était une personne merveilleuse et il l’admirait réellement. Il ne laisserait personne dire le moindre mal qu’elle. Il n’avait pas accepté de marier la première venue, et quiconque disait le contraire pouvait bien se mériter un coup de poing sur la gueule de la part de Xialei.

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     Sam 1 Avr - 16:23
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Got your poison runnin' through my veins
Akane & Xialei

Notre demoiselle ne savait pas si elle devait s’attrister qu’il soit encore coincée dans cet enfer de mariage arrangé – douze ans plus tard, ne changeant au portrait que l’identité de sa future femme (et son caractère à elle, elle l’espérait, parce que Mingxia était encore plus infecte qu’Akane dans ses mauvais jours) – ou si elle devait soupirer et rouler des yeux. Après tout, ce n’était pas quelque chose qui lui était inconnu, cet univers de mariage de convenance, de fausseté… cette obsession qu’avaient les familles fortunées de ne surtout pas s’abaisser à des alliances non-stratégiques. Elle l’avait assez expérimentée pour ne pas avoir besoin de lui demander un compte rendu détaillé de la situation…Après tout, elle y avait elle-même évoluée dans ce cauchemar, pendant des années… des années où, pour satisfaire leurs familles respectives, elle avait été fiancée à Morgan Warren. À l’époque, elle aussi était chargée d’organiser sa propre ‘’journée de princesse’’ avec sa belle-mère, son futur n’ayant que faire des détails et préférant lui offrir ce conte de fée éphémère, comme ultime échange de ne jamais pouvoir être l’homme qui ferait battre son cœur. « Tu l’as laissé seule en chine? » Elle avait baissé sa garde une seconde, osant même abandonner le ton hautin pour vraiment, sérieusement, le questionner sur ce qu’il devenait. Elle avait croisé les bras en ajoutant, sans malice cette fois : « C’est courageux… ne la laisses pas trop trainer avec ton cousin et sa femme. Ils ont le don de forcer de sérieuses remises en question chez les couples… ça frappe, d’être confronté à l’amour avec un grand A. »

Un léger sourire avait étiré ses lèvres, elle se doutait bien ne pas être dans les bonnes grâces du dit cousin, mais l’univers de Xialei, sa famille, ses amis, ça avait toujours été important pour elle qu’ils soient bien…. parce que cela l’était pour lui. Et puis, sur le coup, elle ignorait ô combien sa mise en garde était justifiée… Elle ne pensait que soulever de façon amusée le duo trop adorable de Shiyuan et Meiyi… Elle était mieux placée que quiconque pour le savoir, ça. Combien de fois avait-elle observé à la dérobé la minuscule chinoise, il y a douze ans, et jalousant silencieusement l’amour profond qu’elle partageait avec son petit ami… Akane n’aurait jamais cela. Elle le savait. Parce qu’à l’époque, il lui était interdit de sérieusement contempler l’idée que le morceau manquant de son âme était le chinois arrogant qui partageait son lit et sa passion. C’était impossible d’imaginer plus… Pas quand il y avait Morgan pour porter le titre de fiancé. En soi, l’expérience n’était pas horrible, elle avait pour ce type une réelle affection : ils étaient amis de longue date, et elle pouvait dire sans mentir qu’elle avait un réel respect pour l’homme qu’il était, pour ses projets, ses aspirations et sa personne… en somme, c’était le meilleur prétendant dans les circonstances… Mais il n’avait jamais été celui qui lui coupait la parole, bloquait sa respiration en affolait son cœur. Il n’avait jamais été celui qui fracassait sa muraille de force… et ça, au fond d’elle, elle l’avait toujours su. Morgan aussi d’ailleurs… c’est peut-être pour cela qu’à l’époque, il la traitait comme une reine, sa reine… Et Xialei alors?

Ses yeux sombres avaient scruté le danseur chinois alors que ce genre de question se bousculait dans son esprit. Est-ce qu’il le savait? C’était-il résigné à ce que sa future femme ne pourrait jamais le considérer comme son grand amour, quel que soit l’attachement qu’elle ait pour lui? Ou était-ce plutôt quelque part dans l’esprit du chinois, que la certitude qu’elle ne serait jamais son âme sœur, aussi près puisse t’elle s’en approcher, qui le poussait à lui donner tout ce qu’elle pourrait mériter pour combler ce vide-là? D’ordinaire, Akane aurait été réjouie, franchement heureuse, qu’il ne soit pas plus emballé que ça par la femme qui allait porter son nom… d’ordinaire, tout ce qui lui apportait un gain potentiel était apprécié… sauf que cette fois, elle avait ce goût amère dans le bouche, sa pompe à sang battait brutalement et elle ne pouvait chasser cette inquiétude, cette déception qu’en bout de ligne, il ne soit pas plus heureux maintenant qu’il y a douze ans. Elle avait gardé un silence buté, avant de s’approcher de lui comme elle l’avait tant fait autrefois…

Grave erreur. Elles étaient loin les années où elle l’avait eu dans le creux de sa main, lorsqu’elle pouvait le plier à ses demandes… Elle ne s’était pas vraiment imaginer revenir et reprendre sa place, mais sa distance, sa froideur, avait suffi à lui faire l’effet d’un coup de poing. Ses lèvres s’étaient pincées alors qu’elle le dévisageait de ses iris brillants de fureur. « Touché. Tu as pratiqué ta répartie en mon absence? » Ses lèvres s’étaient étirées dans un sourire faux, coincé. Elle pouvait sentir la hargne grimper en elle en puissance dix. Elle se sentait lui filer entre les doigts, et pourtant, elle semblait également déterminée à creuser sa tombe… ou à satisfaire sa curiosité. Elle avait gardé une distance prudente, serrant les poings, elle pouvait sentir ses ongles s’enfoncer dans le creux de ses mains : « Ne joue pas à ça. » Un pas, elle s’était approchée de lui, agrippant son chandail au passage en le dévisageant de ses iris incandescents. « Si tu m’avais laissé avoir ce que je voulais à l’époque, tu ne te serais jamais fiancé avec une psychopathe, tu n’aurais jamais fini sur ce lit d’hôpital et mon esprit d’analyse déficient d’adolescente de dix-sept ans – parce que oui Lei’ j’avais juste dix-sept ans – n’aurais jamais conclus que c’était plus facile…….. de… » il était rare qu’elle cherchait ses mots, franchement rare, et c’est dans un couinement, un murmure presque comme si elle avait honte de faire part d’honnêteté cette fois. « plus facile de te laisser derrière que de te perdre pour de bon. ».

Ses doigts avaient serrés le tissu avant qu’elle ne soupire, ses iris brillant d’une lueur dépourvue de pardon. Il la connaissait mieux que personne, elle avait tout perdu, sa mère, son frère mort-né …. Puis cet accident d’avion lui avait dérobé un ami d’enfance… comment pouvait-il ne pas comprendre que le perdre lui, ça aurait été le coup de trop. Elle ne s’en serait jamais remise. Il la connaissait mieux que ça, beaucoup mieux… et elle s’était toujours imaginée que, sans la pardonner, il comprendrait. Akane avait relâché son chandail, sans pour autant retirer sa main, son regard s’était accroché au sien, plus doux, moins accusateur… alors que ses lèvres poursuivaient leur tirade, elle n’avait rien à perdre. « Si tu veux savoir Lei’ oui, oui je pense que tu accepterais de marier quelqu’un que tu n’aimes pas.   » son regard le défiait de dire le contraire, sa main s’était posée sur son thorax alors qu’elle fronçait les sourcils, poursuivant d’un ton plus doux…. « Et si tu l’estime à ce point, si vraiment elle a toute ses qualités, ce n’est peut-être pas une décision aussi bête qu’elle y parait, c’est même probablement une union pas si mal… » elle pouvait sentir son cœur se tordre alors qu’elle avouait cela. Ses doigts avaient grimpés jusqu’à sa gorge, se déposant avec une tendresse presque étrange pour elle, sur sa joue alors qu’elle le scrutait. Elle pouvait le confirmer, en cet instant, que le perdre définitivement était insoutenable, même après tout ce temps. Elle ne pouvait faire taire la partie d’elle-même qui lui hurlait que Xialei… il lui appartenait. « Mais l’erreur à laquelle je fais référence, c’est d’épouser une femme qui elle, ne t’aime pas. T’embarquer dans une union avec quelqu’un qui ne pense pas que tu es la personne la plus fabuleuse du monde, ça, c’est un crime! » elle avait pesé chaque mot, d’une voix sans équivoque. Elle n’avait jamais eu la force de lui dire directement, mais maintenant… si elle devait sortir d’ici et ne jamais le revoir, elle n’avait rien à perdre d’être vulnérable. « … Et c’est quelque chose dont tu ne pourras jamais m’accuser. » … Oh non, elle avait toujours aduler son partenaire de danse… et on ose même l’admettre… elle en avait été amoureuse… L’était-elle encore?


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