just turn off the lights today ♡ HAROON

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     Sam 10 Fév - 2:36


“Now you’re not alone
Don’t feel lonely anymore
Morning will come again
So you can peacefully smile
At the end of this sadness
Just turn off the lights today”


« Je dois l'emmener ? » Se retournant vers Ji Hoon, Haruto tenait devant lui une chemise achetée en Italie, lors de leur voyage en amoureux pour Noël. Sourire aux lèvres, il termina sa valise, prenant bien soin à ce que son petit ami ne puisse en voir tout le contenu. La refermant prestement, il se redressa, jetant un coup d'oeil à sa montre. Ils devaient partir, s'ils voulaient en profiter un maximum ! Ce que le Japonais souhaitait plus que tout. Après leur coming out auprès de sa famille, il s'était promis de tout faire pour mériter l'amour de son homme. Attentif aux besoins de Ji Hoon, il avait fait de son mieux pour lui parler, mais surtout pour l'écouter. Il était plus qu'heureux que ce dernier ait accepté de rentrer avoir lui, ce soir-là. Leur couple restait soudé, malgré ses maladresses. Ils n'avaient pas vraiment reparler des enfants – Kimyaki risquait de comprendre et de le dire à Takochi, et ils ne voulaient pas les angoisser inutilement. Non. Ils étaient des parents responsables envers leurs petits chiens, qu'on se le dise ! Mais aujourd'hui, Haruto ne voulait pas repenser à cette soirée et à l'incident dû à son trop plein d'enthousiasme. Le chalet Kamiya les attendait pour un petit séjour en amoureux, pour fêter dignement la St Valentin !

Une fois sa valise prête, il en fit mentalement l'inventaire pour être sûr de n'avoir rien oublié. Il était si excité ! S'approchant de son homme, Haruto l'embrassa une énième fois depuis qu'il était rentré du travail, une heure auparavant. « Tu es prêt ? » Sa main glissa sur le torse de Ji Hoon, alors que ses lèvres grignotaient amoureusement les siennes. Il n'arrivait pas à s'en empêcher ! En vérité, il faudrait sûrement qu'il arrête de le regarder, pour réussir à se retenir. Et encore ! Pouffant contre ses lèvres, il se recula, lui souriant tendrement. Attrapant sa valise, il la tira derrière lui. Kimyaki chez les Lee et Takochi chez Erena, ils pouvaient partir tranquille. Haruto avait beaucoup attendu ce week-end allongé. Il s'était arrangé pour faire des heures supplémentaires et déplacer ses rendez-vous pour le reste de la semaine. Il avait sacrifié deux samedis et avait promis de se rendre à un séminaire stupide, mais il avait eu ses trois jours pour la St Valentin ! Il aimait ces moments avec Ji Hoon, où plus rien ne semblait exister, où il n'y avait qu'eux au monde. C'était pourquoi ça valait la peine qu'il se batte. Cette histoire, il voulait la vivre pleinement. Profiter de chaque instant qu'il leur serait donné. Arrêter de tirer des plans sur la comète, et faire en sorte que leur couple avance à son rythme, sans rien presser. Haruto l'avait bien compris, il ne ferait plus la même erreur.

Une fois sa ceinture bouclée, il jeta un œil à son homme. « Tu veux dormir ? » Sourire en coin. Hakone n'était pas si loin que ça, mais ils avaient quand même de la route devant eux. Allumant l'autoradio après avoir démarré, il laissa le choix à son homme. Jpop ou émission culturelle. Il se mit en route en riant, attendant le verdict. « J'espère qu'on va pouvoir pêcher. Ou juste faire un tour en barque. C'est vraiment très beau, quand tu es au milieu du lac, avec les montagnes tout autour, tu dois voir ça. » Il était encore plus excité qu'à leur premier séjour, qu'ils n'avaient pas vraiment passé à l'extérieur. Puisque la météo serait apparemment plus clémente dans les jours à venir, Haruto voulait tout de même en profiter pour en montrer un peu plus que précédemment à son homme – même s'il savait que le lit king size de la mezzanine resterait traître, et qu'il serait difficile d'en sortir Ji Hoon. D'accord, lui-même ne s'était pas franchement plaint de devoir y passer la journée, surtout avec son petit ami. « On dépose les valises, puis on ira faire les courses. Il y a encore le linge de lit et le nécessaire de toilettes, ça on a pas besoin... » Haruto ne savait pas trop si Ji Hoon l'écoutait, mais il était trop heureux pour rester silencieux. Il devait parler, et babiller, et se répéter. Encore, et encore. Sur une ligne droit, son regard coula vers son homme. Sa main se posa sur sa cuisse, la serrant tout doucement. « Je t'aime. Je suis vraiment trop heureux de retourner là-bas avec toi ! » Surtout que maintenant Ji Hoon avait été officiellement accepté comme Kamiya par son père !

Après près de deux heures de route, Haruto s'engagea enfin sur le petit sentier menant au chalet familial, alors que la nuit tombait déjà. Le lieux secret des hommes Kamiya. Ça le rendait bêtement heureux de revenir ici avec Ji Hoon. Il voulait que son homme devienne familier avec l'endroit. C'était important pour lui. Ici, c'était chez eux aussi. Et le Japonais ne voulait créer ici que de bons souvenirs avec lui. C'était un lieu de paix, envers le monde, envers eux-mêmes. Un lieu d'amour aussi, où ils pouvaient s'aimer librement, qu'importe les vieilles randonneuses bigotes qu'ils pouvaient croiser ! « … Hein ? » Haruto ralentit. Devant le chalet, une voiture était déjà garée. Une voiture qu'il connaissait bien, puisque c'était celle de son père. Ralentissant jusqu'à s'arrêter, il hésita. Que devait-il faire ? Il n'avait pas pensé à prévenir son père. Il n'avait pas pensé que ses parents fêtaient encore la St Valentin. Ou que son père ait envie de décompresser seul ici le week-end précédent la St Valentin. Devaient-ils rebrousser chemin ? Haruto tourna la tête pour interroger Ji Hoon du regard. « C'est la voiture de mon père. Qu'est-ce qu'on fait ? » Jetant un coup d'oeil à l'heure qu'indiquant l'horloge digitale du tableau de bord, le Japonais soupira. « On va voir ?  » S'il n'était pas si tard que ça, il avait tout de même deux heures de route dans les jambes. Et même si Keisuke avait finalement décidé de faire découvrir le chalet à Haruka, il restait les lits superposés. Bon, clairement, la déception de Haruto se lisait sur son visage, alors qu'il garait la voiture à côté de celle de son père. « Il n'y a pas de lumière. » Ce constat l'étonna. Son père dormait-il déjà ? Non, sûrement pas. Même pour lui, il était encore trop tôt. Parti pêcher ?

« Tu viens ? » D'un doux sourire, il encouragea Ji Hoon. Certes, leur séjour idéal de St Valentin en amoureux semblait compromis, mais ils pouvaient toujours trouver un arrangement avec Keisuke. Si ça se trouvait, son père n'était là que pour le week-end et rentrerait dimanche soir, au plus tard ! Ce n'était pas encore gâché ! Fermant doucement la portière de la voiture, il la verrouilla une fois son homme près de lui. Cherchant les clés du chalet dans la poche de sa veste, il fut surpris de constater que la porte n'était même pas verrouillée. Son père était-il si peu méfiant ? Entrant dans le chalet, il fut surpris de voir qu'une petite lumière était tout de même allumée sur la mezzanine. Vu l'angle, on ne pouvait pas vraiment la voir de dehors. Un sourire se dessina sur les lèvres du Japonais. Son père s'était-il endormi pendant sa lecture, comme cela lui arrivait déjà par le passé ? Haruka ne devait pas être là, elle qui ne supportait pas les gens qui s'assoupissait une fois seize heures passées. Mais il y eu un drôle de bruit, et une ombre bougea sur le mur. Et si ce n'était pas son père ? Et si quelqu'un en avait profiter pour entrer et cambrioler le chalet ? Certes, Haruto ne voyait pas trop ce qu'il y avait à voler ici, mais il ne se posa pas la question plus longtemps. Après avoir fait le geste à Ji Hoon de le suivre – s'il s'avérait que c'était effectivement un intrus, à deux ils auraient l'avantage – Haruto se mit à grimper les marches quatre à quatre, ses longues jambes le portant gracieusement. « Papa ? » Et il se figea.

Parce que ce n'était pas un cambrioleur ou un intrus. C'était bien Keisuke qui se trouvait sur la mezzanine. Plus précisément dans le lit. Heureusement recouvert d'un drap. Les regards du père et du fils s'étaient croisés. Surpris pour l'un, paniqué pour l'autre. Lequel des deux s'en voulaient le plus, c'était difficile à dire. Quel monde s'écroulait, au juste ? Le monde idéal d'un fils rêveur ? Le monde calme d'un père aimant ? Haruto ne savait pas, ne savait plus. Toute expression avait disparu de son visage, il se sentit soudain comme vide. Sa main avait cherché celle de Ji Hoon, mais la force lui avait finalement manqué. Comment devait-il réagir ? Reculer sans rien dire et s'en aller ? Faire celui qui n'avait rien vu, rien entendu ? Il ne pouvait pas, il avait envie de vomir. De frapper son père. Parce que la femme qui se trouvait avec lui, ce n'était pas sa mère. Ce n'était pas Haruka. Elle n'était même pas plus jeune, pas même plus belle. Elle était jolie, certes. Keisuke avait bon goût, visiblement. Mais Haruto s'en fichait. C'était une étrangère qui couchait avec son père. C'était une autre femme avec qui Keisuke trompait celle qu'il avait épousé. Sa femme, la mère de ses trois enfants. Sa femme qu'il n'avait jamais emmenée jusqu'ici, à qui il n'avait même jamais parlé de cet endroit. « Je comprends mieux... » Il avait crû le murmurer, mais il l'avait plutôt craché, sa voix plein de haine. Comment avait-il pu avoir l'âme si innocente. Quel abruti ! « Pour la pêche, hein... Ou pour te taper tes maîtresses ? » La femme baissa la tête, recroquevillée contre le montant du lit, le drap couvrant sa nudité coupable. Keisuke sembla réellement blessé et peiné par les mots de son fils, mais ce dernier était trop en colère pour le voir. Il voulait s'en aller. « Haruto, laisse-moi t'expliquer... » Ce dernier secoua la tête. Il ne voulait pas l'écouter. Il voulait que Ji Hoon l'emmène loin d'ici. Il ne voulait pas que sa St Valentin soit gâchée. Même si ça en avait tout l'air.

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     Mer 14 Fév - 0:00


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« Tu peux. Tu la garderas pas longtemps par contre. » Un sourire orna ses lèvres alors qu’il s’appuya contre le mur derrière lui. Oh non, cette chemise lui allait beaucoup trop bien pour qu’il le laisse la porter plus de deux minutes. Pouffant bêtement dans son coin, il le regardait silencieusement préparer ses affaires, ayant déjà hâte de se rendre au chalet pour leur weekend en amoureux. Pour la St Valentin. Un peu cliché ! Mais Ji Hoon aimait bien ce genre de clichés. Fêter l’amour ! Tous les prétextes étaient bons pour passer un weekend loin de tout, se couper du monde. Ça n’avait plus la même signification que la première fois, leur couple n’avait concrètement plus besoin de se reconstruire. Ils allaient mieux, reprenaient leurs petites habitudes. Ils avaient fait leur coming out chez les Kamiya, bientôt chez les Lee. Ils y penseraient plus tard, pour le moment, ils avaient le temps. Son regard ne lâchait pas son homme qui préparait soigneusement ses affaires. Des affaires qu’il n’aurait pas trop le loisir de porter. Ses yeux fixaient les gestes du Japonais, se levant parfois pour observer son visage, souriant quand il le regardait. Il aimait ces petits weekends. Il aimait passer du temps avec lui.

Loin de leurs petits chiens. Il leur avait bien expliqué que ce n’était que trois jours, qu’ils n’avaient pas à s’en faire, ils reviendraient bientôt ! Ils seraient séparés, mais pas bien longtemps. Juste trois jours. Ji Hoon avait confié Kimyaki à sa famille. Sa mère l’adorait, même si elle disait que ce n’était pas un vrai chien. Un gros chien robuste ! Mais elle l’acceptait quand même. Depuis le temps qu’il lui disait qu’il voulait un chien, finalement, il l’avait ! Il éviterait de le dire trop fort, par respect pour Takochi, mais c’était vraiment le meilleur petit chien du monde. Ji Hoon avait fait promettre à sa mère de ne pas le manger, elle l’avait frappé en guise de réponse. En lui hurlant d’arrêter avec son humour qui n’amusait que lui. Et il avait trouvé ça encore plus drôle. Elle n’avait pas vraiment posé de questions en le voyant faire sa valise, il n’avait pas cherché d’excuse, juste expliqué qu’il partait pour le weekend. Elle avait hoché la tête, sourit, lui souhaitant de bien s’amuser avant de retourner à ses petites affaires. Attrapant sa valise, il avait foncé chez son petit-ami.

« Toujours prêt. » Pour l’affirmer, il leva son pouce, tout sourire. Frissonnant en sentant sa main glisser le long de son torse, il passa son bras dans son dos, l’amenant plus fermement contre lui, possessif, afin de répondre à son baiser. Souriant dans leur baiser, il prit un air taquin en regardant son homme, prenant sa valise pour le suivre jusqu’à la voiture. Son second voyage à Hakone. Il avait hâte, si hâte ! Haruto derrière le volant, il se permit de brancher son téléphone à la prise USB de l’autoradio, levant l’appareil pour prendre un selfie de leur couple. C’est bon, ils pouvaient y aller ! « Non, je dormirai seulement avec toi. » Son sourire se fit malicieux avant qu’il n’attache sa ceinture, laissant son homme démarrer. Il choisit de connecter son téléphone pour avoir de la musique correcte. Coréenne. Evidemment. Progressivement, le paysage changeait. Les hauts buildings de Tokyo laissaient place à la jolie campagne nippone. La verdure, ce côté si doux, si pur. Peut-être qu’il aimait ça. Bon, sauf s’il y avait des fermes et que ça sentait mauvais comme sur l’île d’Hokkaido. Ça, il n’aimait définitivement pas. « D’accord. » Il sourit à Haruto. Il n’avait pas écouté. Mais il lui semblait qu’il devait donner son accord. Un petit rire quitta ses lèvres alors qu’il serra doucement cette jolie main qui avait capturé sa cuisse.

Son regard se perdit sur le Japonais, trouvant qu’il valait bien mieux que les paysages nippons, et il se permit de le fixer niaisement. Oh, lui aussi l’aimait. Beaucoup plus ! Haruto ne réalisait pas. Il ne savait pas. Tant pis. Ji Hoon ne voulait pas se battre pour ça, il savait bien la vérité ! « Moi aussi. Ce sera encore mieux que la première fois. » Parce qu’ils pourraient vraiment profiter de ce lit king size. Certes, ils parleront moins, mais ils avaient tout le loisir de parler à Tokyo. Tout impatient, il sourit quand finalement, après deux heures, son homme s’engagea dans la fameuse petite route qui menait au chalet. La voiture garée devant l’interpella, il tourna la tête vers son Japonais qui semblait tout aussi perturbé. Peut-être qu’un promeneur l’avait abandonné là ? La suite le surprit, même si cela aurait dû sembler évident. Son père ? Sa bouche s’ouvrit avant de se refermer. La bière coréenne allait être programmé plus tôt que prévu. « On peut faire demi-tour et trouver un hôtel, sinon ? » Il appréciait le père de son petit-ami, mais pas assez pour avoir envie de passer leur weekend de St Valentin avec lui. Néanmoins, il ne tenta pas de négocier davantage. Ils pouvaient bien aller voir et se rendre dans un hôtel après.

Hochant la tête, il se précipita pour attraper sa main, pas vraiment rassuré d’affronter une fois encore les Kamiya. Il n’était pas prêt. Avançant dans le chalet, il essaya de distinguer les ombres dans la mezzanine. Et si c’était les parents Kamiya en plein coït ? Ji Hoon regarda Haruto. Il ne voulait pas voir ça ! Cependant, il n’osa formuler cela à voix haute, lâchant sa main pour le laisser grimper les marches. C’était effectivement son père. Mais quand Ji Hoon arriva à sa hauteur, il remarqua que ce n’était pas seulement Keisuke devant eux. Il y avait aussi une charmante dame – plus charmante que celle avec qui il est habituellement – toute nue près de lui. Là, tout de suite, il avait envie de sauter sur place, hurler qu’il le savait ! On ne pouvait pas être fidèle à une mégère comme elle. Sérieusement, qui avait envie de baiser cette vieille sorcière, il faudrait être dingue. Mais la voix de Haruto lui rappela qu’il ne devait pas laisser place à sa haine. Il devait le soutenir. Sa main se leva pour se poser dans son dos, le caressant doucement pour le calmer. Ji Hoon comprenait sa colère. Il adorait son père, l’idéalisait sûrement. Que pouvait-il bien dire ? Impuissant, il l’écoutait, pinçant les lèvres. Il voyait que cela blessait le père de famille, lui faisait de la peine. Au fond, peut-être qu’il s’agissait plus que d’une parmi d’autres ? Voyant Haruto refuser les explications, le Coréen contint un soupir.

Sa main glissa le long de son dos pour pouvoir attraper sa main, il sourit à Haruto, lui intimant de se calmer. « Je pense que ce sera plus simple de vous expliquer quand tout le monde sera habillé ! » Même s’il avait l’impression que cette femme avait des seins encore sacrément fermes pour son âge, mais il préférait calmer le peu d’hétérosexualité qui pouvait bien lui rester. « On vous attend en bas. » Gardant la main de Haruto, il le tira à sa suite pour rejoindre la pièce principale. Ok, il ne s’était pas attendu à tout ça non plus. Il ne savait pas s’il devait rire ou hurler. Une fois plus loin du couple, il se tourna vers son homme, glissant ses bras autour de lui. « Je suis désolé. » Qu’il ait vu ça, d’avoir une partie de son enfance qui s’effondrait. Glissant ses doigts dans ses cheveux, il posa tendrement ses lèvres dans son cou puis sur sa joue. « Laisse-lui une chance de s’expliquer… Tu verras s’il est sincère ou pas… » Ses mains encerclèrent son visage pour le forcer à le regarder. « Si on part sans que tu lui laisses cette chance, tu vas le regretter. » Ji Hoon en était persuadé. Ses lèvres se posèrent furtivement sur les siennes. Il ne voulait pas qu’il soit blessé ou peiné. Il ne voulait pas le voir souffrir, mais il ne devait pas fuir pour autant. « La communication, c’est le plus important, tu te souviens ? Laisse-lui une chance… » Ce serait difficilement pardonnable, mais quand on aimait vraiment, on pouvait tout entendre. Ji Hoon serait là pour le souvenir. Quoiqu’il arrive. Toujours.


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     Mer 14 Fév - 18:42


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Haruto avait si hâte. Ça pouvait sembler cliché, mais passer la St Valentin avec Ji Hoon le rendait heureux. Après tout, il était l'être aimé, quoi de plus normal ? Comme s'il ne l'était pas déjà assez en temps ordinaire, cette journée le rendait d'autant plus romantique encore. Le Japonais avait plein d'idées qui lui passaient par la tête, en s'imaginant ce séjour avec son homme. Bien sûr, il se doutait un peu qu'ils n'en feraient pas la moitié. Le quart, même. Ce n'était pas comme la dernière fois. Lors de leur précédent séjour, ils avaient surtout parlé. Quelques câlins, mais ça n'avait pas été plus loin, aussi bizarre que ça lui paraissait aujourd'hui. Ça avait été doux et tendre, et ils s'étaient mieux retrouvés. Et si cela réjouissait énormément Haruto, il ne niait pas en désirer plus, cette fois-ci. Depuis leur coming out, il avait fait tous les efforts possibles pour être un bon petit ami. Même si pour se réserver ce séjour, il avait dû travailler plus que d'habitude, il avait fait au mieux pour passer du temps avec Ji Hoon, tout en le laissait respirer également. Ils devaient repartir sur des bases saines, ce ne serait que pour le mieux, Haruto le savait bien.

Dans la voiture, il joua volontiers au jeu du selfie. Il adorait prendre des photos avec Ji Hoon. Ou de Ji Hoon. Définitivement, son homme était fait pour ça. Il était si beau, Haruto se perdait souvent à le contempler. Cela le rendait heureux, sans qu'il ne sache très bien pourquoi. Parce qu'il l'aimait ? Sans doute. Il y avait là une sorte de fierté mal placée. Ce si bel homme, c'était son homme. Souriant à la réponse qu'il lui donna, Haruto hocha la tête. Ne dormir qu'avec lui ! Il avait plutôt intérêt. Cette réponse, cependant, le poussa un peu trop à parler. Quand Ji Hoon lui répondit, le Japonais le regarda. Il n'avait pas écouté. Il connaissait cette réponse, ce regard. Mais cela, loin de le vexer ou le fâcher, le fit rire. Oh oui, il l'aimait ! Si fort ! Ce n'était pas grave s'il ne l'écoutait pas toujours. Il aimait le regard qu'il posait sur lui après coup, quand il faisait mine que si, tout en ayant dans les yeux cette lueur coupable. « Ce sera un beau week-end. » Sa main serra rapidement la sienne, avant qu'il ne se concentre à nouveau sur sa conduite. Hors de question de faire une sortie de route maintenant. Porté par son enthousiasme, il se surprit même à fredonner les airs coréens qui s'élevaient de ses enceintes.

Deux heures de route, c'était très long. Aussi, quand il aperçut la voiture de son père devant le chalet, Haruto se demanda s'il ne se trompait pas, épuisé par le voyage qu'ils venaient de faire. Il avait dû se tromper de chalet. Cette voiture était un modèle plutôt répandu, son cerveau avait dû assumer que c'était celle de son père et mal lu la plaque d'immatriculation. Pourtant, au fond de lui, il savait que c'était bel et bien le chalet des hommes Kamiya. Et que sa lecture de la plaque était le bonne. Son père se trouvait là. Que faire, donc ? Son regard se porta sur Ji Hoon, et l'espace d'un instant, il considéra sa proposition. Que devaient-ils faire ? Il y avait tant de possibilités ! Et si son père était venu ici seul, pour méditer ? Et si son père y avait enfin emmener sa mère ? Et si, au contraire, ses parents s'étaient disputés et Keisuke se retrouvait exilé ici ? Haruto voulait savoir. Et il voulait que Ji Hoon reste avec lui. De toute façon, il était trop épuisé par le trajet. Il devait se poser un peu, quitte à devoir supporter sa mère pendant une ou deux heures. Ils pouvaient bien le faire ! Sa main agrippant celle de son homme, le Japonais se dirigea vers le chalet. Tout était si calme, si paisible. Cet endroit était magique. Quelque part, il espérait un peu que Keisuke l'ait fait découvrir à Haruka. Aucun couple ne devrait garder de secret si beau.

Poussant la porte du chalet, Haruto hésita. Il n'était pas aussi stupide qu'on pouvait le croire, sur le moment. Il ne savait pas trop pourquoi il avait décidé de gravir ces marches, alors que l'évidence s'imposait. Son père n'était évidemment pas seul, et lui n'était évidemment pas prêt à surprendre ses parents en plein coït. Néanmoins, il commença à grimper ses marches. Après tout, la thèse du cambrioleur n'était pas tout à fait à écarter. Malgré les gardes forestiers, ce n'était pas impossible. Pourtant, les gémissements finirent par balayer tous les doutes. Heureusement, les corps étaient couverts, au moins aux endroit indécents. Mais ce n'était pas ce qui choqua le plus Haruto. Cette femme, ce n'était pas Haruka. Cette femme, il ne la connaissait même pas. Elle n'était même pas si jeune que ça. Sûrement le même âge que sa mère. Et si cette dernière était toujours belle à son âge, après trois enfants, Haruto devait avouer que la maîtresse de son père l'était tout autant. Ou étrangement, peut-être un peu moins ? Elle avait le visage rond, et Haruto choisit de se focaliser là-dessus plutôt qu'ailleurs, dans toute sa colère grimpante. Laissant sa haine jaillir, il se contint du mieux qu'il le pouvait. Alors, c'était à ça que servait ce chalet ? De merveilleux palais de son enfance, il n'était en fait qu'une garçonnière pour Keisuke ? Tu parles qu'il n'utilisait la mezzanine ! Qu'avaient pensé ces femmes en voyant les lits superposés ? Quelle connerie ! Haruto avait envie de hurler, de frapper un mur. Mais le souvenir de son poignet cassé le retint à temps. Il ne voulait pas écouter son père. Il voulait s'en aller.

La voix de Ji Hoon le raisonna un peu. « Je ne veux pas... » Mais il fut coupé par l'intervention de son homme. Il eut à peine le temps de voir Keisuke aider son amante à s'extirper dignement des draps, avant de se concentrer sur ses pas pour ne pas tomber dans les escaliers. Il ne voulait pas les attendre en bas. Pourquoi Ji Hoon ne comprenait pas ? Ce n'était pas difficile de deviner ce qui se tramait là. Son père trompait sa mère. Qu'y avait-il d'autre à dire là-dessus ? Il était trop énervé, il ne voulait pas que cela se retourne contre son petit ami. Evitant son regard en tournant la tête, il ferma les yeux, pinçant les lèvres. « Non, c'est moi qui le suis... C'est tellement... » Vulgaire ? Ridicule ? Il voulait partir. Fronçant les sourcils, il rouvrit les yeux. Qu'était-il en train de faire, au juste ? « Le laisser s'expliquer ? Mais expliquer quoi ? Sincère sur quoi ? Il se tape une autre femme alors qu'il est marié, ce n'est pas compliqué. » Haruto savait que ce qu'il disait était stupide, un peu trop facile, aussi. Son père ne serait pas le premier. Peut-être l'avait-il effectivement trop idéalisé ? Les sourcils toujours froncés, il fixa Ji Hoon. Il avait l'impression d'être un enfant, il n'aimait pas ça. Ses mains se posèrent sur ses poignets. Il était trop en colère pour écouter son père. Pourtant, les paroles de son homme le frappèrent en plein cœur. Il avait raison. Répondant à son baiser furtif, Haruto soupira. La communication, oui. Un faible sourire éclaira ses traits. Depuis quand avaient-ils échangé leurs rôles ? Depuis quand c'était Ji Hoon, le responsable. Non. Haruto savait que son homme lui avait toujours apporté le soutien nécessaire, et l'avait toujours guidé comme il le fallait. Il pouvait lui faire confiance, il le savait.

Pourtant, quand son père descendit les marches, suivi de près par sa maîtresse, Haruto sentit à nouveau la colère le gagner. Les lèvres pincés, il les fixa. Ils semblaient tous les deux profondément peinés. Coupables. Se sentant sûrement idiots d'avoir été si facilement pris sur le fait. Keisuke, comme à son habitude, paraissait extrêmement embarrassé. Et pour la premier fois, son fils pensa cruellement qu'il y avait de quoi. « Alors, c'est quoi ton excuse pour que j'évite de l'annoncer à maman ? » La femme baissa les yeux, son père fronça les sourcils. D'accord, ce n'était peut-être pas judicieux d'ouvrir les hostilités de cette façon, mais ça avait été plus fort que lui. « Asseyez-vous, au moins. Haruto, s'il te plaît. » Ce dernier s'exécuta à contre cœur, voulant hurler quand son père s'assit près de sa maîtresse en lui adressant un sourire navré. La pauvre femme semblait surtout désolée pour son amant. C'était pénible. Parce qu'en la rencontrant dans d'autres circonstances, Haruto aurait sûrement pensé qu'elle était une femme charmante, distinguée. Là, il ne voyait que la putain avec qui couchait son père. En vérité, le fils ne savait pas ce qui le mettait le plus en colère, et c'était bien ça le problème. Etait-ce seulement le fait qu'il trompait sa mère ? Ou aussi parce qu'il l'avait trahit lui, en ramenant cette femme dans ce chalet qu'il pensait rien qu'à eux. Aux hommes Kamiya.

« Haruto, je te présente Takako. Takako, comme tu t'en doutes, c'est mon fils, Haruto. Et son petit ami, Ji Hoon. » Légère pause. Takako osa sourire timidement, s'inclinant poliment devant le couple. « Ravie de vous rencontrer enfin. Votre père m'a beaucoup parlé de vous. De vous deux. » Haruto fronça les sourcils, jeta un regard à son homme, avant de le poser, plus noir que jamais, sur son père. « Tu lui as parlé de moi ? De nous ? » Sa surprise était à la hauteur de sa colère. Keisuke attrapa la main de Takako, la pressant doucement. Cela suffit à énerver un peu plus son fils qui se leva d'un bond du canapé sur lequel il s'était assis. Marchant dans la pièce, il allait finalement s'adosser à une poutre. Son père l'avait suivi du regard tout du long, sans bouger. A ses côtés, Takako, les joues joliment rosies, avait baissé la tête. « Arrête de faire l'enfant, s'il te plaît. » Haruto déglutit. C'était la première fois que son père lui parlait sur ce ton. Interdit, il n'osa répondre, cherchant du soutien du côté de Ji Hoon. Il s'en voulait tellement de l'avoir embarqué là-dedans. « C'est la Saint Valentin, papa. Ji Hoon et moi on voulait la passer ici, ensemble. Toi, tu es marié. Et tu emmènes ta maîtresse ici, où tu n'as jamais emmené maman. » Le soupir las de Keisuke le blessa. « Parce que je n'ai jamais éprouvé l'envie d'y amener ta mère. » C'était comme si une masse de plomb s'abattait sur les épaules du fils. Ce dernier tâtonna pour se rasseoir à côté de son homme. « Comment ça. »

« Tu sais que je l'ai acheté bien avant mon mariage avec ta mère. C'était mon tout premier bien. » Haruto grimaça sous le regard amoureux que son père et Takako s'échangèrent. « Takako et moi avons grandi ensemble, dans le même quartier. Nous avons fréquenté les mêmes écoles. » Haruto ouvrit la bouche, ayant peur de comprendre. Mais son père balaya bien vite tout doute. « Elle est mon premier amour. » Sous cette déclaration, la femme rougit un peu plus. Keisuke lui sourit à nouveau tendrement, sa main serrant un peu plus la sienne. Son fils grimaça une fois de plus, jeta un regard à son petit ami. Que devait-il dire ? Il se sentait réellement perdu, en souhaita même que c'était une plaisanterie, une caméra cachée. « Après le lycée, cependant, nos chemins se sont séparés. Des études différentes, des universités différentes. » La mine de Keisuke s'assombrit, une profonde tristesse marquait ses traits. « J'ai appris le mariage de Takako, quelques mois plus tard. » Cette dernière releva la tête, souriant à son homme, avant d'oser tourner la tête vers Haruto. Elle semblait hésiter à parler. « C'était un mariage arrangé par mon père. Le fils d'un de ses amis de longue date. Nous venons de familles très traditionnelles. » Un courant électrique sembla choquer Haruto, le laissant pantois. Pourquoi devaient-ils parler de ça ici, maintenant, en présence de Ji Hoon. Néanmoins, Haruto comprenait aujourd'hui mieux la retenue de son père lors de ses fiançailles avec Yurina. Il avait aujourd'hui la confirmation qu'il avait toujours été contre. « Et alors ? Vous vous êtes retrouvés, vous vous êtes souvenus de vous merveilleuses années, vous avez égoïstement décidé de ruiner les vies de vos familles respectives en couchant ensemble en souvenir du bon vieux temps ! Quelle connerie ! »

Keisuke lança un regard noir à son fils, alors que Takako baissa une fois de plus la tête, avant de s'excuser. Elle se leva, filant vers le coin cuisine en prétextant préparer du thé. Keisuke se leva à son tour, fixant durement son fils. « Tu vas te calmer, et présenter tes excuses à Takako. » Haruto voulut répliquer, mais préféra s'enfoncer dans le canapé, comme un enfant qui venait de se faire gronder. Ses yeux fixaient le couple, plus loin. « C'est la meilleure, non ? C'est moi qui dois m'excuser ? » Il se tourna vers Ji Hoon, cherchant son soutien. « Je peux pas, Ji Hoon. On doit partir. » C'était ridicule. Croisant les bras, il fixa son père et Takako, debout l'un à côté de l'autre. Il voyait les sourires timides, les regards amoureux, les gestes tendres. Il voyait un couple amoureux, et c'était peut-être ça, au fond, qui lui faisait si mal ? De se rendre compte que, peut-être, depuis près de trente ans, son père avait toujours été malheureux. Qu'il aurait pu avoir une autre vie. Une vie où il aurait pu être heureux, avec l'amour de sa vie. Ses yeux se reposèrent sur son petit ami. Ce qu'ils auraient pu manquer, tous les deux. Par sa faute. Doucement, Haruto se pencha vers Ji Hoon, l'embrassa tendrement. Il ne voulait pas faire la même erreur que son père.

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     Ven 16 Fév - 0:23


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Définitivement, la Saint-Valentin se solderait pas un échec. Peu importe, le vrai jour était mercredi prochain, il s’arrangerait pour préparer une soirée spéciale pour son petit-ami. Pour le moment, il n’arrivait pas encore à voir aussi loin, il réfléchissait à ce qui serait le mieux. Conduire Haruto à la maison ou réserver un hôtel pour la nuit. Au fond, Ji Hoon ne voulait pas non plus gâcher le weekend. Il ne voulait pas laisser son homme se miner. Mais rentrer le séduisait aussi. Il pourrait s’occuper de lui comme il se devait, sans avoir à se soucier des contraintes d’un hôtel. Avant de penser à tout cela, néanmoins, il fallait le convaincre de le laisser parler à son père. Ji Hoon n’avait jamais été un exemple de fidélité, mais il ne pensait pas que Keisuke était de son genre à lui. C’était normal que quoiqu’il dise, son Japonais ne l’accepterait pas. Du moins, pas tout de suite. Mais avec des explications, il pourrait y réfléchir, et cela lui éviterait de se monter des milliers de scénarios bizarres dans sa tête quant à cette rencontre. Au moins, il saurait à quoi s’en tenir, même si c’était difficile pour lui, même s’il avait toutes les raisons de détester cette femme.

Une fois en bas, il tenta de lui parler. D’une voix douce et sereine, pour le calmer. Haruto ne devait pas exploser, il ne devait pas faire quelque chose qu’il regretterait ensuite. Autant que le Coréen pouvait détester la génitrice Kamiya, elle restait la mère de son petit-ami. Et c’était bien normal qu’il réagisse comme cela. Comment aurait-il réagi, lui, s’il avait vu son père tromper sa mère ? Impulsif comme il était, il savait que la réaction de Haruto était encore noble. Mais ce n’était pas une raison pour le laisser mal agir. Il le comprenait, mais il ne pouvait pas le laisser faire. Le laisser partir comme ça. Souriant un peu, il compatit, sans pour autant lui proposer de s’en aller. « Ecoute… Laisse-le juste parler, après, on s’en ira, d’accord ? » Il lui sourit encore, essayant comme il pouvait de le calmer, qu’il se détende. Ji Hoon ne réagit pas, le laissant lui attraper les poignets, il fut néanmoins soulagé de le sentir répondre à son baiser. Il devait juste lui laisser une chance. Pas pour le pardonner, pas pour approuver. Au moins pour comprendre ce qu’il lui passait par la tête pour se retrouver loin de Tokyo avec une autre femme.

Son regard se dévia de son petit-ami pour voir le couple descendre. Il répondit aux sourires des amants, s’inclinant un peu vers le père Kamiya. Il fut surpris par l’hostilité de son homme, écarquillant les yeux en le regardant. Ne pouvait-il pas se tenir ! « Haru… » Il ne devait pas braquer son père, ça n’allait pas bien finir. Quand ce dernier les invita à s’asseoir, il saisit la main de son petit-ami pour l’asseoir à côté de lui, attendant sagement que la conversation reprenne. Takako. C’était vraiment moche comme prénom. En y repensant, il avait vaguement l’impression d’avoir déjà rencontré une Takako un jour, il y a longtemps. Il avait déjà trouvé ça moche. Ça lui faisait plaisir de voir que son avis ne changeait pas avec les années. Même si c’était bête, il s’était senti fier d’avoir été présenté comme le petit-ami de son fils. Il y avait ce côté officiel. Ça prouvait qu’il avait été accepté par Keisuke. Ce n’était pas le moment pour être bêtement heureux, mais le jeune Coréen ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher. Son regard scrutait Takako, qui évitait étrangement de le regarder. Il était trop beau. Ça devait être pour ça. Il l’intimidait.

Keisuke parlait d’eux. Non, ce n’était pas le moment d’être bêtement heureux de ce genre de chose ! Et Haruto le lui rappela en se levant brusquement. Levant ses yeux vers lui, il pinça les lèvres. Pourquoi est-ce qu’il n’était pas content qu’il parle d’eux ? Oui, qu’il arrête de faire l’enfant. Il parlait d’eux ! A cette femme ! Cette femme bizarre qui le fixait bizarrement parfois. Est-ce qu’elle l’avait vu dans des magazines ? Pauvre femme. Forcément, Keisuke faisait pâle figure face à lui… Il écouta distraitement la conversation entre le père et le fils, fixant Takako en silence tandis que cette dernière gardait les yeux baissés. Elle lui disait quelque chose, définitivement. Bon après, parfois, les Japonaises se ressemblaient. Elle avait des faux airs d’Hanae, ça devait venir de là. Il ne savait pas trop. Il se demandait ce que faisait Hanae ? Elle avait sorti un film il y a quelques mois, elle lui avait envoyé une invitation à l’avant-première. Il n’y était pas allé.

Pourquoi penser à elle maintenant ? Chassant l’actrice de son esprit, il écouta la rencontre de Keisuke et Takako. Comme dans un drama. Amour de jeunesse, séparé à l’université. Un mariage arrangé, son regard se posa sur Haruto. Ça aurait pu leur arriver. Ji Hoon aurait épousé une fille sympa, qui lui plaisait assez pour tolérer de faire sa vie avec elle. De l’affection, pas d’amour. Et dans quelques années, ils se seraient retrouvés dans ce chalet, à faire l’amour sans se soucier du monde. Avant, il aurait sûrement trouvé l’histoire du vieux couple stupide. Il les aurait jugé, aurait levé les yeux au ciel. Mais maintenant, il comprenait. Ils s’aimaient. Keisuke était juste trop lâche pour dire à Haruka ce qu’il voulait vraiment. Haruto ne pouvait vraiment pas douter de sa ressemblance avec son géniteur. Les mots qu’il prononça ensuite le choquèrent venant de lui. Il n’eut pas le temps de réagir, voyant Takako filer dans la cuisine, puis la réaction du père de famille. Il le trouvait un peu culotté aussi. Ne pouvait-il pas se montrer plus compréhensif ? Après ce que Haruto venait de voir, d’apprendre ? S a main se leva pour se poser dans son dos, le caressant doucement, il secoua la tête. Non, il n’avait pas à s’excuser, même s’il s’était montré dur, que cette femme n’y pouvait rien. « Non, on peut pas partir comme ça, Nae Sarang… » Qu’il attende encore un peu. Il observa le couple dans la cuisine qui discutait paisiblement. Elle le regarda à nouveau avant de vivement détourner le regard. Ji Hoon y fit abstraction.

« Je pense qu’il l’aime. Tu sais bien qu’on peut rien faire contre l’amour… » Son regard se fit plus tendre avant de répondre à son baiser. Le couple retourna vers eux, il sourit un peu, se permettant de les observer. Il sentait la tension entre le père et le fils, alors il tendit la main vers ce dernier pour attraper la sienne. « Pourquoi ne pas avoir quitté votre femme ? » Il avait osé poser la question, levant son regard vers Keisuke. Il ne comprenait pas. S’il était honnête, ne serait-ce pas la meilleure solution ? Etrangement, c’était Takako qui prit la parole : « Nous nous sommes mis d’accord sur cela. Ça aurait mis sa femme dans une mauvaise situation, comme elle ne travaille pas… » Certes. Pinçant les lèvres, il trouva l’argument bon. Haruto ne serait peut-être pas d’accord. Mais Ji Hoon savait que cette vieille folle serait venue pleurer chez eux et que Haruto aurait proposé de l’heberger. Il en avait des frissons rien que d’y penser. « Mon mari est mort il y a quelques années… » Son regard se posa sur le Coréen et il la fixa en retour sans trop comprendre. « J’étais perdue à ce moment-là, c’était très difficile. Perdre son mari, ce n’est pas simple. » C’était bien pour ça qu’il se tapait des connes comme ça, trop crédules et faible.

Oh. Merde. Sa bouche s’ouvrit avant de se refermer. Takako détourna la tête, rougissant un peu. Mon mari est mort il y a quelques mois… Je me sens seule, je suis tellement perdue… Son regard se faisait timide, un peu embarrassé. C’était la première fois qu’elle sortait seule dans un bar depuis une éternité. Elle parlait à ce jeune garçon qui devait avoir à peine plus de vingt ans. Il ne parlait pas bien japonais, elle avait quelques bonnes bases de chinois. Il l’écoutait. Ça lui faisait du bien, quand on l’écoutait. Ça faisait longtemps qu’on ne l’avait plus écouté. Il était mignon, un air un peu innocent et malicieux à la fois. Oh, elle n’était pas vraiment du genre à être attiré par les jeunes hommes ! Mais ce soir, pourquoi pas. Elle avait besoin de se vider l’esprit. Pendant un mois, ils se voyaient souvent, ils sortaient ensemble, elle lui faisait plein de cadeaux hors de prix, claquant l’argent de son défunt mari sans se poser de question. Elle avait besoin de ça. D’attention, d’affection. Elle lui donnait tout ce qu’il voulait et il lui apportait tout ce qu’elle désirait. Pendant un mois, avant qu’il ne disparaisse. Une frustration, comme une bénédiction. Un plaisir coupable qu’on lui avait arraché. Takako avait honte, pourtant, elle n’avait pas regretté. Elle en avait eu besoin. Mais ce n’était rien en comparaison avec le bonheur qu’elle vivait d’avoir retrouvé Keisuke. Le seul homme qu’elle avait réellement réussi à aimer. Le seul amour de sa vie.

« On va y aller, on va se réserver un hôtel pour la nuit. » Oh non, il n’allait pas rester là avec elle. Elle l’avait reconnu. Et il ne voulait pas se remémorer le bon vieux temps avec elle. Sans doute qu’elle ne voulait pas cela non plus. Pourtant, elle se leva en même temps que lui. « Attendez ! Ne partez pas comme ça. » Nerveusement, elle quitta brusquement le Coréen du regard. « Je ne voulais pas faire de mal à votre famille, mais vous savez, je l’aime vraiment. Je l’ai toujours aimé, malgré ce que j’ai pu faire dans le passé. » Son regard se posa furtivement sur le Coréen, qui était presque vexé. Qu’elle ne vienne pas dire qu’elle pensait à Keisuke quand elle avait ce corps de rêve à disposition, la gueuse. « Je ne veux vraiment pas vous faire de mal, Haruto, pardonnez-moi… » Elle se courba devant lui le plus bas possible, sincèrement coupable de briser cette famille. Mais elle ne pouvait que se montrer égoïste. Incapable de laisser filer l’amour de sa vie une seconde fois. « Allez, allez, il va y réfléchir. Haruto, on y va. » Oui, avant qu’il ne neige, que tous les hôtels soient miraculeusement plein. Il était temps de filer, loin d’ici. Profiter de leur Saint Valentin. Comme si de rien n’était. Leur amour avant tout.


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     Sam 17 Fév - 0:12


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Tout ça ne pouvait pas être vrai. Mais aussi fort qu'il le souhaitait, Haruto savait qu'il ne pourrait effacer ces images de sa tête. Paradoxalement, plus il essayait de les chasser de son esprit, plus elles restaient vivaces. Il devait stopper, avant de vomir son petit déjeuner. Il s'en voulait d'être si stupide. Comment pouvait-il encore se montrer naïf à ce point, à son âge ? Il avait gardé de Keisuke l'image qu'il avait de lui enfant. Le petit garçon qui vénérait son papa, en oubliant qu'il n'était qu'un adulte, qu'un homme comme les autres. Avec des besoins, des désirs. Mais devait-il le blâmer lui ? Ou alors sa mère ? Cette inconnue avec qui le premier trompait la deuxième ? Franchement, sa vision du monde était-elle donc si manichéenne ? N'était-il donc pas un psychiatre ? C'était différent, car cela le touchait personnellement. Une part de son enfance volait en éclat. C'était comme si Keisuke le trahissait. Comme si tous ces souvenirs de leurs moments passés ici entre père et fils ne comptaient plus. Comme s'ils n'avaient jamais compté. C'était plus douloureux qu'il ne l'aurait pensé, s'il avait seulement pu s'imaginer son père capable d'une telle chose.

Et c'était peut-être ça, le nœud du problème. Cela allait certainement plus loin que le simple adultère, aussi cruel que cela pouvait déjà être. Beaucoup d'éléments gravitaient autour de cette révélation, la rendant encore plus dure à accepter. Il y avait la déception, la colère, la tristesse. Son père lui avait menti, son image avait volé en éclats. Mais Haruto ne lui en voulait pas seulement parce qu'il trompait Haruka, il lui en voulait de lui gâcher ces moments qu'il avait toujours chéri. C'était terriblement égoïste, il le savait, mais c'était plus fort que lui. Et malgré les paroles pleines de bon sens de Ji Hoon ne parvenaient pas à le calmer totalement. Le Japonais en voulait terriblement à son père, et il savait que ce ne serait pas aussi simple de comprendre, et encore moins de pardonner. Mais son petit ami avait raison. Il devait au moins l'écouter. Dialoguer. C'était la base de tout, ils en avaient convenu tous les deux. Et si cela marchait pour leur couple, cela fonctionnait également pour leurs proches.

Cependant, voir les amants descendre presque sereinement le ficha en boule. S'ils semblaient peinés, coupable, si la femme semblait embarrassée, son père semblait également étrangement soulagé ? Oh non. Haruto ne lui ferait pas cette fleur. Il n'assumerait pas le rôle de celui sur qui on vidait son sac pour avoir bonne conscience. C'était un peu son métier ? Certes. Pas complètement. Et surtout pas avec un membre de sa famille, encore plus avec son père adultère. Il ne voulait pas que Keisuke le prenne à témoin. Il ne voulait pas être dans la confidence, il ne voulait pas écouter ses excuses. Il voulait partir d'ici. Mais il avait promis à Ji Hoon d'écouter, aussi s'installa-t-il près de ce dernier, non sans avoir pu s'empêcher de lancer une pique à son paternel. Son air embarrassé l'y avait encouragé. Si Keisuke souhaitait se confesser pour soulager sa conscience, son fils ne lui faciliterait pas la tâche pour autant. Et même Ji Hoon ne réussirait à le calmer, à ce niveau là. C'était une colère terrible qui grondait en lui, et il n'était même pas sûr de pouvoir correctement la maîtriser. Il espérait simplement que son père ne chercherait pas une excuse stupide pour justifier cette trahison. Il lui devait la vérité, être sincère. S'il se fichait de lui maintenant, Haruto ne lui pardonnerait certainement pas de si tôt.

Ses yeux fixaient durement le couple. Les bras croisés devant son torse, le Japonais écouta son père faire les présentations, se retenant de dire qu'il se fichait du nom de sa maîtresse. Takako. Le prénom s'imprima de ce fait immédiatement dans son esprit, et il savait déjà qu'il ne pourrait l'oublier. Forcément ! Néanmoins, son visage s'adoucit quand son père mentionna son petit ami. Keisuke acceptait donc réellement Ji Hoon comme son gendre ? Le mot était peut-être mal choisi, mais c'était un peu le cas, non ? La réaction de son amante le surprit un peu. Ce qu'elle ajouta finit par le surprendre complètement. Son père lui avait parlé d'eux ? Pourquoi parler de son fils gay et de son petit ami Coréen à sa maîtresse ? Cela lui sembla très bizarre. Et ses soupçons ne firent que s'accroître lorsque Keisuke attrapa la main de Takako. Cela ne datait pas de quelques jours. Il voyait la tendresse du geste, l'affection dans le regard. Et la nausée prit le psychiatre. Son père aimait cette femme ? Mais depuis quand leur histoire durait-elle ? Depuis quand son père trompait-il sa mère ? Pour qu'il lui parle d'eux, ils devaient plus intimes que des amants qui se voyaient de temps en temps. L'énervement le gagna, Haruto ne put se maîtriser, comme il l'avait craint. Se levant brusquement, il arpenta la large pièce, comme un lion en cage près à rugir, à sauter à la gorge de quelqu'un. La réaction de son père ne le peina que davantage. Faire l'enfant ? N'avait-il pas le droit à son caprice de temps en temps ? Surtout dans un moment pareil ? Il avait beau essayer de se justifier, les réponses de son père ne firent que le blesser un peu plus.

Aussi pénible que sa mère pouvait être, Haruto la plaignit soudainement. L'histoire de son père et de Takako ressemblait à un scénario de ces dramas qu'elle aimait tant regardé. Quelle ironie ! C'était mourir de rire. Ou à pleurer, au choix. Devait-il la mettre au courant ? Et Erena ? Et Haruno ? Une fois de plus, Haruto se retrouvait dans une situation vraiment délicate. Blesser dans son orgueil quand elle mentionna son mariage arrangé, Haruto n'osa pas regarder Ji Hoon. Cela ne fit qu'attiser sa colère, et ce qui devait forcément arriver, arriva. Il savait qu'il regretterait ses paroles, son comportement. Ce n'était sûrement pas digne de lui. Mais il était trop borné pour y réfléchir, actuellement.  Il avait l'impression de redevenir un gosse. Un enfant différent de ce qu'il avait été. U enfant qui se rebellait. Regardant le couple s'éloigner, Haruto se retourna finalement vers Ji Hoon. S'excuser ? Il en était hors de question ! Il ne pouvait pas rester là, ils devaient partir. La main de son homme dans son dos l'apaisa un peu. Tout comme sa voix, ce surnom. Le Japonais lui sourit. Son petit ami avait vraiment le don de le calmer. « Nae Sarang... » Il trouvait ça si joli, même s'il devait l'avoir répété plus que maladroitement. « Je sais, mais... Et si je finissais par le frapper ? Tu trouves pas leur histoire... » Haruto s'arrêta là. Pas parce que le couple s'approchait à nouveau d'eux, mais parce que lui-même se trouvait stupide, à cet instant là. Baissant les yeux vers sa main qui serrait celle de Ji Hoon, Haruto inspira profondément. Qui était-il pour juger ? Son petit ami avait sûrement raison. Keisuke aimait cette femme. Son regard se porta vers les amants, toujours dans la cuisine. Il n'était que le fils blessé d'un père adultère, mais peut-être pouvait-il juste un peu se montrer adulte. Du moins, le temps qu'ils terminent de s'expliquer.

Le baiser échangé avec Ji Hoon sembla l'avoir calmé – ou presque, la tension demeurait et le malaise flottait toujours. Il avait vraiment cet effet magique sur lui, qui faisait battre son cœur et le soignait. Serrant sa main, il observa son père et Takako prendre à nouveau place côte à côte. La question qui fusa le surprit, d'autant plus qu'elle venait de son homme. Posant sur lui un regard empli d'incompréhension, Haruto hésita à protester. Pourquoi lui demander ça ? Il savait que Ji Hoon ne portait pas Haruka dans son cœur, mais ce n'était pas là une raison pour pousser Keisuke à la quitter ! Pourtant, le fils savait que c'était là une question tout à fait légitime. Que ça aurait même sûrement dû être à lui de la poser. Finalement, ses yeux se posèrent sur son père, mais ce fut sur Takako qu'il dut les poser, au final, puisque c'était elle qui répondit, à sa plus grande surprise. Et la colère grandit à nouveau en lui. Son visage n'avait plus rien de doux. Entendre cette femme parler de sa mère l'énerva réellement. « C'est par pure charité, alors ? » Mais Takako continua sur sa lancée, coupant visiblement Keisuke dans son élan pour répondre à son fils insolent. Pourquoi s'adressait-elle à Ji Hoon ? Avait-elle trop honte pour oser regarder la progéniture de son amant dans les yeux ? Fronçant les sourcils, le Japonais rongeait son frein. « Non mais tu l'entends ? » Il l'avait marmonné, la mâchoire serrée. Devait-il pleurer pour cette femme ? Son regard se posa sur Keisuke qui semblait désolé pour son amante. Vraiment ? Il éprouvait de la peine parce qu'elle avait perdu son mari ? C'était à se marcher sur la tête ! Haruto était trop estomaqué pour répondre. Il avait bien compris qu'il devait réfléchir avant de parler, mais là, c'était peut-être un peu trop. Comme si son cerveau refusait de traiter les informations comme il le devrait.

Quand il revint à lui, c'était quand Ji Hoon fit soudainement part de leur besoin de s'en aller. Surpris, Haruto ne bougea pas, bégayant son étonnement. « Ji Hoon... ? » Pris de court, il ne sut que répondre. C'était quoi ce cirque ? Il avait l'impression d'assister à un sketch. Les sourcils froncés, le Japonais ne leva lentement, observant tour à tour son homme et Takako. Keisuke sembla tout autant surpris par l'attitude du Coréen. Il passa le bras dans le dos de son amante, ce qui tira une grimace à son fils. Ce dernier ne sut quoi répondre à sa tentative d'explication. Il en avait l'estomac tordu, incapable de réfléchir correctement. Surtout lorsqu'elle s'inclina face à lui de façon si solennelle. Levant les yeux vers son père, il chercha quoi lui dire, mais celui-ci s'inclina à son tour. « Non, attends... Hoonie. » Souriant tendrement à son homme, Haruto se tourna vers le couple. « Alors... Vous comptez continuer comme ça ? A vous voir en cachette, pour ne pas faire souffrir maman ? » Keisuke poussa un soupir alors qu'il s'approchait de Takako. Relevant la tête vers son fils, il sembla pris entre deux partis. « Vous faites forcément du mal à notre famille. » Son père avança vers lui, osant lui sourire timidement, espérant sûrement calmer Haruto. « Tu es en colère, et c'est normal. Crois-moi, je ne veux pas faire souffrir ta mère. Cependant... Haruto, voyons... Même toi tu as dû remarquer qu'entre ta mère et moi, ce n'est plus comme avant ? Ces derniers temps, j'ai plus souvent dormi dans ta chambre que dans le lit conjugal. Et ça n'a rien à voir avec Takako. » Cela surprenait Haruto d'entendre son père parler de choses aussi intimes avec lui. Surtout devant une étrangère, et encore plus devant Ji Hoon. Pinçant les lèvres, il le fixa, avant de tourner le regard vers Takako. « Et vous avez vraiment envie de vivre votre grand amour comme ça ? » Sa culpabilité refaisait surface. Ce mariage arrangé ne finissait pas de le hanter. « Combien de temps allez-vous encore tenir ? Vous avez raison, maman ne travaille pas. Je ne doute pas que tu ne la laisseras pas sans rien, mais après ? Tu la connais. Comment penses-tu qu'elle réagira ? » Keisuke fixa son fils en retour, semblant réellement peiné. « Haruto, excuse moi, mais ça ne te regarde pas... Je veux dire, oui, tu es notre fils, mais c'est à moi de porter la responsabilité. » Le fils encaissa cette réponse. Restant un instant silencieux, il se tourna vers Ji Hoon. « Je vais faire chauffer la voiture. Tu nous cherches un hôtel ? » Keisuke réagit aussitôt. « Non, attends ! Haruto... Tu es mon seul fils, et je peux comprendre ta déception. Ne me juge pas trop durement, s'il te plaît... Je parlerai à ta mère, je dois simplement trouver le courage, comme toi tu l'as eu. » Haruto pinça les lèvres. Il ne pouvait pas rester une minute de plus dans ce chalet. C'était trop pénible. Ce n'était pas ce qu'il avait voulu. Haruto voulait juste passer une merveilleuse St Valentin avec l'amour de sa vie. Son seul soutien, dans toutes les situations. Même les plus grotesques, comme celle qu'ils vivaient actuellement.

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     Dim 18 Fév - 1:46


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Ji Hoon pouvait sentir la colère de son homme. Il se sentait un peu démuni, cherchant comment le calmer, ne pas avoir une issue trop dramatique à cette drôle d’histoire. Son père trompait sa mère, forcément, ça le choquait. Le Coréen admettait que, même s’il trouvait leur couple un peu faux, il n’aurait pas imaginé Keisuke la tromper. Comme quoi, ils étaient bien le cliché du couple bourgeois japonais. Il allait garder ce commentaire pour lui, ne pas le répéter à son petit-ami, mais les Kamiya étaient comme les autres, un couple tout aussi pathétique. Un homme qui prétend que tout lui convient, qui ne fait jamais le difficile, laissant croire à sa femme qu’elle commande. Et elle, elle pensait que tout allait dans son sens, réglant tout comme du papier à musique, vivant à travers les autres. Ses enfants qu’elle avait si bien réussis, les films qu’elle regardait à la télévision. Elle s’imaginait ce genre d’histoire, ce genre de romance. Parfois, elle pensait à son époux, souhaitant le voir comme un de ces protagonistes. Puis elle se demandait depuis combien de temps est-ce qu’il ne l’avait pas embrassé ou juste dit qu’elle était jolie. Dans le silence de cette maison trop grande pour elle, elle avait le regard vide, ressentant ce vide qu’elle essayait d’oublier. Alors elle lançait un nouvel épisode, appelait une de ses copines, proposait d’aller boire un thé.

En songeant à tout cela, il pourrait presque plaindre Haruka. Elle n’était pas bien différente des femmes qu’il avait connues. Les mêmes problèmes, la même vie. La même tristesse et la même détresse. C’était un peu le point commun de toutes, elles se laissaient avoir quand tout commençait à se briser. Dans d’autres circonstance, Haruka aurait été une parfaite victime. Son seul fils en couple avec un homme et cocue, il l’aurait eu sans mal. Cette pensée le dégoûta, il fronça un peu les sourcils pour chasser ça de son esprit. Sa main caressa les cheveux de son homme, il le regardait en silence alors que le couple s’était éloigné. Il devait l’aider à retrouver son calme. Ses doigts glissaient dans ses cheveux, un petit sourire décorait ses lèvres. Il devait lui faire confiance, il ne devait pas s’emporter. Ce serait la pire chose à faire. Il finirait par le regretter et ce n’était pas ce qu’il voulait. « Je te retiendrais avant que tu puisses le frapper… Nae Sarang… » Il rit un peu, se penchant pour l’embrasser tendrement. Il avait noté que son homme aimait bien quand il l’appelait comme ça. Mon amour… Son amour à lui. Celui avec qui il voulait terminer sa vie.

Le couple revenait vers eux. La tension remontait inévitablement, pour éviter que cela n’explose, il tentait de garder un contact permanent avec son petit-ami. Sa main poser contre sa cuisse, sa jambe qui touchait la sienne… Pour lui montrer qu’il était là, qu’il n’était pas seul. Quoiqu’il arrive ce soir, il le soutiendrait, il serait de son côté. C’était pour ça qu’il osait poser cette question. Il voulait comprendre aussi, pousser le père à s’expliquer. Quand Takako répondit, il resta bête. Pas à cause de la réponse. Parce qu’il se souvenait l’avoir déjà rencontré. Lèvres pincées, il la fixait en silence. Quel âge est-ce qu’il avait ? A peine plus de vingt ans ? Il connaissait déjà Haruto, c’était le tout début, ils se voyaient depuis quelques mois, pas tellement souvent. Une fois de temps en temps, il lui envoyait un message écrit via Google Traduction. Parfois avec un peu d’anglais quand il se sentait. Ce n’était pas encore son meilleur ami, enfin, si, c’était déjà le sien. Mais il ne pensait pas être encore celui de Haruto. Après tout, à l’époque, il était son seul ami.

De base, il s’agissait d’une cible que Liang avait trouvé. Fujiwara Takako, fin de la quarantaine, veuve depuis peu. Il avait estimé la fortune de son mari, avait enquêté pour en savoir plus. Une femme plutôt discrète et gentille. Durant leur « rendez-vous », il avait trouvé que ce serait facile de lui prendre encore plus d’argent. Alors il l’avait revu plusieurs fois… Et il était vraiment con, il aurait pu la reconnaître tout de suite. Déjà à l’époque, il avait été surpris de voir que ses seins tenaient encore si bien sans avoir l’air d’être refaits. Si Haruto l’apprenait, ça n’arrangerait pas les histoires avec son père… Et ça n’arrangerait pas son cas non plus. Restant silencieux, il leva les mains, prenant un air compatissant. Oh, oui, il avait entendu, la garce ! Cependant, il fit en sorte de ne pas continuer la conversation, se levant d’un bond, il tapa dans ses mains. Ils s’en allaient ! Ji Hoon allait leur trouver un très bel hôtel et espérer qu’ils ne croiseraient plus cette femme. Qui sait ? Avec un peu de chance ! Il faillit hurler de la voir se lever à sont pour s’excuser auprès de Haruto. Oh, ça va ! Comme s’il allait l’excuser si vite ? Certainement pas. Qu’elle arrête de rêver. Ils allaient s’en aller.

Mais voilà que c’était son Japonais qui faisait des siennes. Oui, ils allaient forcément faire du mal à leur famille. Mais ça arrivait, c’était comme ça, il fallait le faire. Allez, qu’ils s’en aillent ! Takako gardait son regard baissé, n’osant plus prendre part à la conversation de peur de blesser ou d’empirer la situation. Bien évidemment qu’elle voudrait avoir Keisuke pour elle seule, mais elle n’était pas égoïste à ce point, du moins, elle voulait s’en convaincre. Elle avait elle-même des enfants, elle savait qu’ils seraient affreusement déçus s’ils savaient. Pour autant, elle ne pouvait pas se faire à l’idée de le perdre. Ji Hoon trouvait tout ça tellement absurde de son côté. Son regard se posa sur Haruto. Ils avaient plus ou moins vécu ça quelques mois il y a peu de temps. C’était déjà insupportable. Il ne voulait pas être l’amant de l’ombre, l’officieux. Il se sentait mal rien que d’imaginer que cette histoire aurait pu être la leur. Si Haruno n’avait pas fait son petit piège, peut-être que cela leur serait arrivé. Il laissa la conversation entre le père et le fils se faire sans les interrompre. C’était cruel de la laisser comme ça. Ravi de l’entendre déclarer qu’ils pouvaient y aller, il se mit cette fois-ci à maudire Keisuke.

« Je pense que ce serait plus simple que vous puissiez en parler en étant rien que tous les deux ? » Oui, c’était mieux que de faire ça avec l’esprit à vif. Son regard se posa sur Takako. « Plus tard, à Tokyo. » Parce qu’il était hors de question qu’il reste seul à discuter avec elle. Pour lui dire quoi ? Ravi de voir que tes seins tiennent encore ? S’il te plaît, évite de raconter mon élan de charité il y a cinq ans ? Non, hors de question. « Sinon… Vous pourriez rester ici cette nuit ? Ils commencent à neiger, ça ne serait pas prudent de s’éloigner… » Mais qu’est-ce qu’elle voulait elle, encore ? Ji Hoon arqua un sourcil. « On va trouver un hotel vers Tokyo, c’est rien, c’est bon. » Qu’elle les laisse. Visiblement pas convaincu, elle regarda Haruto. « J’aimerais apprendre à te connaître… Vous connaître. » Elle avait ajouté la fin un peu nerveusement. Keisuke connaissait l’histoire, mais elle devrait lui dire que c’était en réalité du petit-ami de son fils qu’il s’agissait. Elle ne l’aurait pas imaginé de ce bord. Comme quoi. « Y a un hôtel à 10 kilomètres d’ici, très bien noté sur Google, avec de bons avis. » Il ne lisait que les avis coréens ou anglais et ils étaient bons. « Et pas si cher. » Son regard se posa sur Haruto. « … Y a un spa. Et un sauna. » Se penchant vers lui, il leva ses lèvres vers son oreille. « "Privatif". » Pas sûr de ce que ça voulait dire, mais ça avait l'air pas mal. Tout nu dans un lieu brûlant. Ils devaient y aller ! Takako semblait un peu embêtée. Ji Hoon la fixa durement, pour la dissuader d’insister. Qu’elle les laisse partir. Il ne voulait pas gâcher tout leur weekend. Il voulait pouvoir profiter de leurs moments ensemble. Oublier cette mauvaise rencontre, enterrer le passé. Juste eux, rien qu’eux. C’était ce qu’il préférait.

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     Dim 18 Fév - 13:11


“Now you’re not alone
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Aussi étrange, choquante, intime et grotesque que pouvait être cette situation, Haruto était soulagé que Ji Hoon se trouve à ses côtés. Le Japonais n'était pas sûr de ses réactions, et mieux valait qu'il ait son garde-fou. Qui sait comment il aurait réagi si son petit ami n'avait pas été présent ? Sa colère aurait sûrement dicté ses mots et ses actes, comme un petit garçon blessé par le mensonge de son père. C'était un peu le cas, certes. Mais la voix et les paroles rassurantes de Ji Hoon l'aidaient à supporter la colère, à l'empêcher d'exploser totalement. Ses études semblaient ne pas vraiment l'aider dans des situations qui le touchaient si personnellement. Psychiatre ou pas, Haruto se demandait quelle était la meilleure façon de réagir, actuellement. Il savait qu'il devait écouter ce que son père avait à dire, et sûrement ce que Takako avait à dire également. Mais ça lui semblait trop irréel. Admirait-il Keisuke à ce point ? L'avait-il mis sur un si haut piédestal ? L'image qu'il avait de son père en avait pris un coup, assurément. Mais cela n'enlevait rien aux souvenirs qu'ils avaient eu ensemble. C'était ce à quoi se raccrochait Haruto.

Il se revoyait ici même, quelques années plus tôt. Juste son père et lui. C'était dans ces rares moments que Keisuke ne faisait pas preuve de cette pudeur toute nipponne. Haruka ne se trouvant pas dans les parages, il n'avait pas à jouer le rôle du paternel silencieux et sage, qui observait sa famille d'un œil aimant. Dans ce chalet, Haruto et son père se révélaient. Le petit garçon babillait, et son père lui apprenait les rudiments de la pêche, alors qu'ils marchaient ensemble sur les sentiers de randonnée. Des moments simples entre un père et son fils. Des souvenirs que ce dernier chérissait. Quand il y réfléchissait, Haruto se demandait encore ce qui le peinait le plus. Que son père trahisse sa mère ? Ou qu'il salisse ces merveilleux souvenirs ? C'était peut-être égoïste, mais c'était sûrement les deux. Depuis combien de temps Keisuke et Takako se retrouvaient ici ? En vérité, Haruto souhaitait avant tout comprendre. Comprendre pourquoi son père, son modèle, agissait de manière si stupide. Craignait-il réellement Haruka ? Ou était-ce réellement par souci de l'abandonner ? Le fils plaignait aujourd'hui sa mère, aussi en colère avait-il pu être contre elle. Aussi castratrice qu'il avait pu se montrer envers son époux. Mais les réponses étaient sûrement là. Keisuke souhaitait-il s'émanciper de sa femme ? Aimait-il Takako à ce point ?

En les observant, Haruto voyait bien l'amour qu'il y avait entre les deux amants. Peut-être que cela le déprimait un peu. Il voyait là la fin du mariage de ses parents. Il voyait un couple qu'il avait crû, malgré les difficultés et les caractères opposés, solide et lié pour toujours. Evidemment, puisqu'il s'agissait de ses parents, le Japonais n'était pas franchement le plus objectif dans cette histoire. Il voulait en parler à Ji Hoon, pour qu'il l'aide à prendre une décision, maintenant qu'il se retrouvait dans une situation bien délicate. Il n'y avait sûrement pas de bonne réaction à une révélation comme celle-ci ? Haruto ne savait pas vraiment. C'était lui le fils, l'adulte responsable et modèle, ce devait être son père. Mais son père n'était qu'un homme. L'intervention de Takako n'aidait pas forcément Haruto à réfléchir correctement. Sûrement était-elle animée de bonne foi, sûrement ses paroles étaient-elles sincères. Mais les faits étaient là, ils brisaient un mariage. Un couple de plus de vingt ans de vie communes, des parents de trois enfants. Que devait-il faire ? Prévenir Haruka ? Forcer son père et son amante à la confronter ? Haruto ne savait plus. Il écoutait les mots, essayaient de les accepter. Mais pouvait-il encore faire confiance à son père ? Et s'ils continuaient de se voir ainsi ? Pourrait-il les blâmer ?

L'espace d'un instant, Haruto se vit à la place de son père. Si ce mariage avec Yurina avait eu lieu, sûrement se serait-il retrouvé dans cette situation avec Ji Hoon. Pourquoi quelque chose qui lui semblait légitime pour lui ne pouvait l'être pour son père ? C'était profondément hypocrite, il le savait bien. Il pouvait se dire autant de fois qu'il le voulait que ce n'était pas pareil, qu'en savait-il, au fond ? Keisuke semblait être très amoureux de Takako. N'avait-il donc jamais aimé Haruka ? Le mariage de ses parents n'était-il donc qu'une farce horrible ? L'empressement soudain de son homme le prit au dépourvu. Certes, Ji Hoon voulait sûrement lui éviter de souffrir encore plus de la situation, mais s'en aller comme ça, était-ce vraiment la solution ? Haruto hésita. Confus, il essaya tout de même de comprendre, sans vraiment être sûr que les explications de son père l'aident vraiment. Si Keisuke avait l'air peiné, Haruto l'était tout autant. Finalement, Ji Hoon avait raison. Ils devaient s'en aller maintenant. Ce serait pour le mieux. Son intervention soulagea le Japonais, qui hocha la tête, sous le regard attristé de son père. « Ji Hoon a raison, papa. » Finalement, ça ne regardait peut-être pas Ji Hoon et Takako. Sûrement tous les deux connaîtraient les détails de cette conversation entre père et fils, mais pour le principe, Haruto et Keisuke devaient parler de ça juste tous les deux. A tête plus reposée, aussi.

Que Takako les retienne le surpris encore plus. Hésitant, Haruto n'osa prendre de décision trop hâtive. Devait-il se montrer borné, ou plutôt faire des concessions ? Encore un peu trop énervé, il avait peur de dire des choses qu'il regretterait ensuite. Malgré tout ça, il aimait encore beaucoup son père, et si l'image en avait pris un coup, il l'admirait toujours. Son regard naviguait entre Keisuke, son amante, et Ji Hoon qui insistait un peu trop. Trouvait-il réellement que c'était une mauvaise idée qu'ils restent un peu plus longtemps tous ensemble ? La familiarité soudaine de Takako le prit au dépourvu. Apprendre à le connaître ? Ses yeux se posèrent sur Ji Hoon. A les connaître ? Haruto hésita. Il ressentit alors une profonde tristesse. Ces mots, il aurait aimé les entendre de la bouche de sa mère. Pourquoi l'amante de son père se montrait-elle si compréhensive ? Alors que sa femme restait si fermée ? Certes, il était plus facile d'accepter l'homosexualité d'un fils qui n'était pas de soi. Mais tout de même, cet intérêt pour leur couple qui semblait sincère le toucha vraiment. Les lèvres de Ji Hoon contre son oreille le firent frémir. Haruto était partagé. « Cet hôtel a vraiment l'air très bien... » Le mais flotta dans l'air. Sous le regard presque implorant de son père, le fils baissa les yeux. Il ne pouvait pas faire ça à Ji Hoon. C'était la St Valentin ! Un week-end qu'ils souhaitaient passer en amoureux.

« Papa, on voulait passer ce week-end ensemble. Pas en double date avec mon père et sa maîtresse. » Haruto baissa les yeux, espérant ne pas trop blesser le couple en face de lui. Keisuke parut réellement attristé. « Et ce n'est pas vraiment notre délire de dormir dans des lits superposés. » Il se maudit, mais il rougit un peu. Son père cligna des yeux, avant de rougir un peu à son tour, puis de rire sincèrement. Son bras passa derrière le dos de Takako, avant que sa main ne se pose tendrement sur son épaule. « Tu as raison. Mais restez quand même un peu ? La route a dû vous épuiser, vous devez vous reposer un peu. Avec Takako, nous avions prévu de faire du shabu-shabu, il y en a assez pour quatre. » Haruto poussa un soupir, il avait compris que Ji Hoon ne souhaitait pas rester. Comment faire pour échapper à l'insistance de son père ? Se tournant vers son petit ami, il lui adressa un sourire embarrassé. « Qu'est-ce que tu en dis, Hoonie ? » Sa main se posa sur le bras de son homme. Pinçant les lèvres, il se retourna vers son père. « On revient. » Au moins pour dire au revoir.

Entraînant le Coréen avec lui, il sortit du chalet, poussant un profond soupir. « C'est trop bizarre. » Haruto se passa une main sur le visage, soupirant encore. Effectivement, quelques flocons tombaient paresseusement du ciel. Un sourire embarrassé aux lèvres, Haruto se tourna vers Ji Hoon, avant de se blottir contre lui. « Je ne sais vraiment pas quoi faire. C'est si... » Bizarre, oui. Il l'avait déjà dit. Se redressant, il s'écarta un peu sans lâcher son homme pour autant. « Pourquoi dans cette histoire, c'est ma mère l'horrible femme, et les amants les adorables coupables ? » Nouveau soupir. Ses mains frictionnèrent doucement les bras de Ji Hoon. « Ils ont raison, tu sais. Je suis un peu fatigué par le trajet. Mais rester avec eux, c'est... » Pinçant les lèvres, il regarda son petit ami droit dans les yeux. « Tu as une cigarette, dis ? » Le bout de son nez était tout rouge. Le soleil avait été englouti par une masse grisâtre de nuages chargés de neige. Et s'ils décidaient de rester un peu, pour finalement être bloqués ici ? Haruto était sincèrement partagé. Takako n'avait pas l'air mauvaise, elle semblait même sincère dans sa démarche. Néanmoins, le Japonais ne pouvait concevoir de rester coincé là avec le couple adultère de son père. « On mérite ce spa privatif. » Haruto soupira, avant d'éclater de rire. Oui, Ji Hoon et lui méritaient ce qu'il y avait de mieux. Ils méritaient qu'on arrête de les torturer, même si l'univers ne paraissait pas y être tout à fait préparé.

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     Lun 19 Fév - 0:08


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A quoi bon en parler devant lui et Takako ? Selon Ji Hoon, c’était mieux d’en parler entre eux, entre quatre murs, sans personne pour les interrompre. Le Coréen savait qu’il voulait un peu faire parti de la famille Kamiya, mais il savait rester à sa place. Et surtout, il voulait éviter que cette femme aille raconter n’importe quoi. C’était une situation qu’il n’aurait pas vraiment imaginé vivre un jour. Plutôt embarrassante. Il aimerait juste s’en aller, au lieu de devoir expliquer tout ça. Après tout, c’était quelque chose qu’il n’avait jamais avoué à Haruto. Son petit-ami savait comment il avait été avec les femmes, toujours une autre, il ne se posait jamais. Des relations courtes qui duraient en général à peine plus de deux semaines avant qu’il ne se lasse. Et encore, c’était optimiste, c’était surtout que cela pouvait représenter son maximum de fidélité. Quand il y repensait, ça lui semblait appartenir à un tout autre monde. Sa relation avec Haruto était si différente. Cette année, ça ferait deux ans qu’ils avaient réalisé qu’ils s’aimaient. Deux ans qu’il ne jurait que par lui. Il lui était fidèle, sans avoir besoin de se forcer, sans ressentir l’envie d’aller voir ailleurs, même quand il l’avait quitté, même quand il l’avait fait souffrir.

Haruto était toujours le seul qui comptait. Au début, il avait eu si peur de ne pas tenir, de lui faire du mal. Pourtant, il y arrivait sans mal. Il n’avait besoin que de lui pour être comblé. Il était le seul qui comptait dans sa vie, qui dirigeait son cœur. Son corps ne réclamait que le sien et il avait bien l’impression que ce serait toujours le cas, qu’il n’y aurait qu’eux deux jusqu’à la fin. C’était le principal. Après tout, ce qu’il avait fait ne comptait pas ! Haruto ne pouvait pas lui en vouloir pour ça ! Oui, parfaitement. Est-ce qu’il lui reprochait des choses qu’il avait fait avec des filles avant qu’ils soient ensemble ? Non. Il ne faisait pas ça. Haruto n’avait donc pas le droit. Bon, ce n’était pas comme s’il était sorti innocemment avec cette femme. Mais il n’allait pas non plus lui expliquer qu’il savait qu’elle était veuve et qu’elle était prête à lui acheter tous les cadeaux qu’il désirait. C’était stupide, sûrement, un jour, il devrait peut-être lui avouer ce qu’il avait fait. Lui dire qu’il voyait de riches femmes plus âgées pour leur argent. Lui dire pour Hanae. Lui préciser qu’elles étaient vieilles mais pas moches. Qu’il se respectait quand même.

Ji Hoon avait raison et Ji Hoon voulait s’en aller. Il était fatigué qu’on essaie de les retenir et regarda Takako d’un air ennuyé. Apprendre à les connaître. Oui, plus tard. Pour l’instant, il ne voulait pas. Il vit le regard triste de son petit-ami, pinçant légèrement les lèvres. Ce n’était pas sa mère. C’était différent. C’était toujours différent quand il s’agissait des enfants des autres. Après tout, Haruka l’aurait peut-être également dit en parlant d’un couple autre que celui de son fils… Voilà qu’il se mettait à prendre la défense de cette sale sorcière. Et puis quoi encore, il allait lui envoyer des fleurs la prochaine fois ? Jamais. Plutôt crever que de se montrer gentil avec cette gueuse. Il s’approuva mentalement avant de sortir son téléphone, cherchant un hôtel pendant que l’autre gueuse parlait. Il en trouva un parfait, attirant l’attention de son petit-ami. Ils devaient y aller ! C’était parfait, exactement ce dont ils avaient besoin pour se détendre après ce weekend. Cependant, il sentait le « mais », il sentait que Haruto n’était pas aussi emballé qu’il le devrait.

Oui, ils voulaient passer ce weekend en amoureux. Ji Hoon hocha légèrement la tête pour approuver. Et s’ils aimaient dormir superposée, c’était l’un sur l’autre et pas dans des lits séparés, exactement. Cependant, son visage afficha une mine un peu blasée en voyant Haruto rougir en disant ça. Il leva les yeux au ciel après avoir remarqué que l’autre Kamiya en faisait de même. Il n’y en avait donc pas un pour rattraper l’autre ? Pour la suite, il n’était pas certain que manger tous ensemble était réellement une bonne idée. Ça restait bizarre, et il ne savait pas s’il pouvait manger en se disant que les deux personnes face à lui venait de forniquer. Et il n’avait ni vu, ni entendu personne se laver les mains avant de descendre. Il regarda son homme qui lui demandait son avis, il se retenait de lui exposer sa théorie des mains sales mais il préféra ne pas le dire. Peut-être qu’ils n’avaient pas utilisé leurs mains. Une grimace passa sur son visage en réalisant ce qu’ils avaient pu utiliser d’autres. « Je… » Il voulait partir et se laver les yeux à la javel. C’était la meilleure solution. Presque soulagé qu’il lui propose de sortir, il le laissa fermer la porte derrière eux, poussant un soupir de soulagement.

Oui, c’était très bizarre. Un sourire compatissant orna ses lèvres il hocha légèrement la tête pour approuver. Ses yeux contemplèrent la neige qui tombait avec grâce, virevoltant avec le vent. Ji Hoon accueillit son homme contre lui, frottant doucement son dos pour le réconforter, il déposa quelques baiser sur sa mâchoire et sa joue. « T’as rien à faire. C’est pas à toi d’en parler à ta mère et je pense pas qu’elle aimerait l’apprendre par toi. Ce serait pire. » Ji Hoon avait son diplôme en psychologie de vieille gueuse. Ce serait la pire chose à faire. Elle serait encore plus blessée dans son égo d’apprendre cela de la bouche de son fils plutôt que de son mari. Il valait mieux laisser Keisuke lui apprendre et la laisser faire sa crise pour pouvoir reprendre du poil de la bête et venir raconter sa propre version à qui voudrait bien l’entendre. « Tu sais, j’aime pas ta mère… » Wow ! Breaking news, le monde entier était choqué par cette nouvelle ! « Je crois que je comprends un peu pourquoi elle est comme ça. » Elle devait être malheureuse, juste chercher un peu de bonheur ici et là. L’attention que lui portait sa petite communauté quand elle parlait fièrement de sa famille en faisait partie. Elle faisait de son mieux pour combler les vides. « On fait comme tu veux. Tu sais, je peux conduire… ça ne le dérangeait pas et il n’était pas fatigué. Se penchant en avant, il laissa ses lèvres grignoter les siennes.

Une cigarette ? Son regard perplexe se posa sur lui. Il voulait fumer maintenant ? Ce n’était pas non plus la solution, même si ça n’allait pas forcément le tuer. « Sûrement. » Tapotant les poches de son manteau, il sortit son paquet, en prenant une qu’il tendit à son homme. « Tu partages ? » Il lui sourit, le laissant l’allumer. « Ah oui, on le mérite ! » Il rit de bon cœur avant que ça ne devienne un peu plus nerveux. L’odeur de la cigarette lui piqua un peu le nez, déjà habitué à l’air pur de la montagne. En silence, il lui piqua le rouleau de tabac, en prenant une bouffée qu’il expira longuement, yeux fermés. Il devrait s’en allumer une juste pour lui. Il ne la lui rendit pas tout de suite, reprenant une seconde fois de ce poison. « Haru… Faut que je t’avoue quelque chose. » La communication. Il ne pouvait pas lui faire la morale là-dessus et ne pas appliquer ses propres conseils. C’était odieux. Une troisième bouffée, il se décida à lui rendre, se demandant si c’était vraiment une bonne idée de l’armer. « Je connais Takako. » Nerveusement, ses doigts jouaient les uns avec les autres. Le problème, c’était qu’il arrivait à calmer Haruto, oui, mais pas quand ce dernier était énervé contre lui.

« On s’est rencontré y a genre… Cinq ans ? C’était en 2013 je crois. » Il était encore si jeune à l’époque, il se souvenait qu’il chouinait parfois parce qu’il aurait aimé être plus poilu et que sa barbe ne poussait pas correctement. Enfin, début de barbe, comme il se rasait toujours. C’était complètement con comme obsession, comme il n’aimait pas les barbes de toute façon. « Il se pourrait que j’aurais déjà éventuellement, à l’époque, d’une certaine façon, couché avec elle. » Il avait fini à court de mots pour esquiver. Une épreuve relativement triste pour lui. Pinçant les lèvres, Ji Hoon n’osait pas vraiment regarder son petit-ami. Ça ne lui plairait pas, certes, mais peut-être qu’il ne le prendrait pas mal non plus. Depuis le temps, il y avait clairement prescription. « Je l’aurais pas reconnu, mais comme elle a parlé de son mari mort et qu’elle a un prénom moche, ça m’est revenu. » Mordillant nerveusement sa lèvre, il osa finalement le regarder. C’était de l’histoire ancienne, ça ne comptait pas. Mais il savait que ça faisait parti du genre d’histoire qu’il avait toujours caché à son homme. Qu’il n’assumait plus désormais. Il avait changé, il n’était plus le même, grâce à son Japonais. Il n’empêchait que tout ça avait fait parti de lui à une époque.

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     Lun 19 Fév - 23:25


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Kamiya Keisuke avait toujours été un père modèle, pour Haruto. Il se souvenait comment il lui avait appris à faire du vélo, à nager, à apprécier l'école, la lecture, les mathématiques... Sans jamais le gronder, il veillait à ce que son seul fils réussisse ce qu'il entreprenait. C'était un père doux qui aimait ses enfants. Il avait pour chacun d'eux une affection particulière. Il était admiratif de l'esprit vif de sa fille aînée, du talent de sa cadette, de la passion de son fils. Et la fratrie le savait bien. Il n'était pas comme Haruka, à brailler partout combien ses enfants étaient extraordinaire. Ils étaient sa petite fierté personnelle. Haruto était persuadé que ses sœurs en avaient autant conscience que lui. Et il était fier d'être son fils. Ils se ressemblaient beaucoup, et c'était quelque chose qu'il avait toujours apprécié qu'on lui dise. Cet homme si fort et fragile à la fois, son papa, il avait toujours voulu être comme lui. Quoi de plus normal, pour un fils unique, de prendre son paternel comme modèle ?

Mais Haruto avait grandi, et il avait vu les faiblesses. Il avait compris combien son père prenait sur lui, notamment avec sa femme. Même s'il n'avait jamais voulu donner d'opinion sur le mariage de ses parents, il était évident que quelque chose clochait depuis un moment. Keisuke prenait de la distance, Haruka jouait les aveugles. Ou le faisait-elle vraiment ? Plus il y pensait, plus Haruto se demandait combien sa mère souffrait. Il lui paraissait impossible qu'elle ne sache rien. Aussi égoïste pouvait-elle se montrer, elle n'était pas stupide. Son père ne l'avait pas épousée uniquement parce qu'elle était belle. Haruka regrettait-elle sa vie d'aujourd'hui ? Haruto était à peu près certain qu'elle le nierait. Mais au fond ? Certes, ses filles étaient des idoles adulées – bien qu'une se soit retirée pour un temps (toujours?) – et son fils était un brillant psychiatre, mais cela ne faisait pas tout. Combien Haruka souffrait-elle, maintenant qu'ils étaient partis de la maison, et que son mari avait retrouvé son amour de jeunesse ? Haruto se sentait tiraillé entre l'envie de l'appeler immédiatement et laisser son père s'en occuper. Ça ne le regardait pas plus que ça, il avait raison. Si c'était ses parents, c'était entre eux trois. Peut-être pourrait-il se montrer alors plus gentil avec sa mère ?

Il y penserait plus tard. Quand ils se seront déjà mis d'accord sur ce qu'il devait faire maintenant. Haruto n'aurait jamais pensé avoir cette discussion un jour. Devait-il accepter l'invitation de son père ? Ça lui paraissait tellement bizarre. Déplacé, même. C'était comme accepter cette femme dans sa vie. Apprendre à les connaître ? Se prenait-elle déjà pour la nouvelle compagne de son père ? Aussi sincère et sympathique pouvait-elle paraître, Haruto ne pouvait tout simplement pas dire oui si facilement. Aussi épuisé qu'il pouvait l'être, ce n'était pas décent. Il avait besoin de l'avis de son homme, même si celui-ci paraissait déjà pas mal évident. Inutile de prendre une décision hâtive, de toute manière. Et il avait vraiment besoin de prendre l'air. Prenant donc congés du couple adultère, Haruto entraîna Ji Hoon à sa suite. Oui, cette situation était clairement trop bizarre. Elle le déchirait, lui qui avait été tellement en colère contre sa mère, voilà qu'il la plaignait d'être cocue. Evidemment, c'était sûrement là une réaction naturelle pour un fils découvrant que son père trompait sa mère, mais après ce qu'elle lui avait fait vivre, pouvait-il se montrer si compatissant ? Il était perdu, clairement.

Les mots de Ji Hoon le ramenèrent un peu vers la raison. Il avait raison. Hochant la tête, Haruto grimaça. Hors de question de se retrouver face à elle tant que son père ne lui aurait pas parlé. Tant qu'il ne lui aurait pas tout avoué. Le fils n'était pas sûr de pouvoir tenir sa langue. Ou de faire de lourds sous-entendus à son encontre. Un rire triste lui échappa. « Je me disais la même chose. » Sa pauvre mère aigrie. « Mais ça n'excuse pas tout. » Non, ça n'excusait pas le comportement qu'elle avait eu envers son petit ami, lors de leur dernier dîner ensemble. Ça n'excusait pas ses sous-entendus, son mépris, son racisme. Ça n'excusait pas le fait qu'elle ait rejeté celui que son fils aimait. Souriant d'un air désolé à Ji Hoon après l'avoir amoureusement embrassé (il en avait eu terriblement besoin), Haruto osa sa demande spéciale. Une cigarette. C'était ridicule. Comme si ce bâton cancérigène pouvait l'aider en quoi que ce soit. « Tu n'arrêtes jamais vraiment, hein ? » Plutôt que moralisateur, son ton s'était fait amusé. Le remerciant pour la cigarette, il l'alluma d'un geste un peu trop expert, en tirant une longue bouffée qui le fit tousser. Levant une main pour signaler que tout allait bien, il s'y remit, de manière plus maîtrisée cette fois-ci. Il cracha la fumée dans un soupir de contentement. « Tu es sûr de pouvoir rouler ? » Même s'il était resté sur le siège passager, Ji Hoon gardait le trajet dans les jambes. Haruto lui tendit sa cigarette, sans le quitter des yeux. Sa confession soudaine le surprit, et il attendit fébrilement la suite, l'observant alors qu'il tirait une troisième fois sur la cigarette. Compte tenu la situation qu'ils venaient de vivre, le Japonais craignait le pire. Cependant, il évita au mieux d'en tirer des conclusions trop hâtives, même si c'était compliqué pour lui.

« Hein ? » Les sourcils levés sur son front, Haruto ne comprenait pas. Il connaissait Takako ? Dans quel sens ? Son cœur se mit bêtement à battre plus vite. Essayant de recouper ce qu'il savait, le Japonais en vint à se demander si elle était escroc. Etait-ce pour cela que Ji Hoon avait l'air si embarrassé ? Ne posant pas plus de questions, il laissa son petit ami s'expliquer, notant les informations. En 2013. Aux débuts de leur relation. Ça lui semblait si loin ! Comme faisant parti d'une autre époque. La suite des révélations lui fit l'effet d'une douche froide. Son sourire – même tordu et inquiet – retomba. Ses yeux restaient posés sur le Coréen, mais ils semblaient dénués de toute expression. De tout sentiment. La phrase tournait en boucle dans sa tête, et il faillit même ne pas comprendre la suite, qui lui sembla bien superflue. Il avait couché avec elle. Ji Hoon avait couché avec Takako. L'image s'imprima si violemment dans sa tête que le Japonais en ferma les yeux en retenant à peine une injure. L'air dégoûté qu'il afficha juste après, il ne put le contrôler, même quand son regard accrocha finalement celui de son petit ami. « Tu... Mais... » Les sourcils froncés, Haruto essayait de comprendre comment une chose pareille avait pu se passer. Tirant une longue bouffée sur la cigarette qui se consumait lentement entre ses doigts, il fit de son mieux pour ne pas visualiser la scène. C'était trop horrible. « Comment ? Je veux dire, il y a cinq ans tu en avais vingt et elle... trente de plus ? »

Haruto ne doutait pas du sex appeal de son homme. Il en était la première victime, y succombait sans mal. Et aussi mignonne qu'on pouvait éventuellement trouver Takako pour une femme de son âge, elle n'avait rien des cinquantenaires ultrasexy croqueuses d'hommes qu'on pouvait voir à la télévision. Alors, comment ? « C'est une mauvaise blague, c'est ça ? Si c'est ça, c'est juste trop cruel, Ji Hoon. Et vraiment pas drôle. » Riant nerveusement, il tira une nouvelle bouffée de nicotine, avant de balancer le mégot par terre, l'écrasant immédiatement sans donner l'occasion à son petit ami de tirer une dernière fois dessus. « Tu as vraiment couché avec elle ? » Ses yeux le fixèrent durement. « Pourquoi ? » Non, vraiment, il ne comprenait vraiment pas. Serrant les dents, le Japonais fit au mieux pour se ressaisir. « Je veux dire, depuis qu'on se connaît, tu as toujours des dizaines de filles qui te courent après... Et toi, tu sautais ça ?! » Son bras fit un geste vers le chalet. Il ne devait pas crier. Et si son père l'entendait ? Passant une main sur son visage, Haruto se répéta de se calmer. Qu'il respire. « Vraiment, je comprends pas. Et même si c'est vrai... Pourquoi me le dire ? » Son autre main se posa sur son visage, qu'il frotta nerveusement, avant de baisser mollement les bras. « Quoi, y a un truc que je dois savoir sur elle ? » Il baissa d'un ton, se rapprochant de son homme, sourcils toujours froncés. « Elle est escroc aussi ? C'est une criminelle ? » Une idée germa dans son esprit, mais il se refusa de l'écouter. Ses yeux étaient plongés dans ceux de son homme, en quête de vérité. Ils avaient promis de tout se dire, désormais. Haruto cherchait la sincérité de Ji Hoon, alors même qu'il avait oublié qui il avait pu être, avant. Ce n'était pas grave, puisque l'amour effaçait tout ça. Jusqu'à ce que tout ça lui revienne en pleine figure.

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     Mar 20 Fév - 23:50


“Now you’re not alone
Don’t feel lonely anymore
Morning will come again
So you can peacefully smile
At the end of this sadness
Just turn off the lights today”


Plaindre Haruka était la chose la plus bizarre qu’il pouvait penser ce soir. Aimait-elle vraiment son mari ? Il ne saurait dire. Chez beaucoup de ces femmes, c’était cette drôle de fierté qui primait. Fierté qu’il pouvait comprendre. Peut-être qu’elle refuserait tout divorce, lui demandant de ne plus en parler, faire comme si de rien n’était. C’était ce que faisait la grande majorité. Prétendre que tout allait bien. C’était stupide, mais les apparences, encore et toujours. Même pour un couple qui avait perdu sa flamme, qui s’était perdu tout court. Ji Hoon ne voulait jamais vivre ça avec Haruto. Non, il ne voulait pas perdre cette flamme qui les animait. Chaque jour était différent, chaque jour, ils s’aimeraient un peu plus. Il voulait continuer à le regarder en se félicitant à chaque fois d’avoir été si chanceux. D’avoir un homme comme lui à ses côtés. Oh, que oui ! Il était si chanceux ! Il ne voulait pas perdre ça, il ne voulait pas être un couple d’apparence. Au contraire, il voulait que cela reste sincère. Les regards, les sourires, leurs moments plus intimes. Non, eux, ce n’était pas pareil. Ils n’avaient aucun intérêt à se mettre ensemble, c’était juste de l’amour, pur et dur. Totalement différent de ces couples de riches inutiles.

Ji Hoon était soulagé d’être dehors, d’être un peu seul avec son petit-ami. Pour voir les choses un peu plus clairement, pour relativiser. En quelque sorte ? En réalité, il voulait juste partir d’ici le plus rapidement possible. Le Coréen voulait son weekend en amoureux ! Ils travaillaient beaucoup tous les deux, n’avaient pas vraiment le temps de passer de bons moments ensemble, même s’ils essayaient. Ji Hoon ne dormait quasiment plus chez sa famille, même s’il y passait tous les jours. Il préférait dormir avec son petit-ami plutôt qu’avec son frère, aussi fort qu’il pouvait aimer Liang. C’était différent. Il aimait se blottir contre Haruto ou inversement, qu’il se blottisse contre lui. Sentir son odeur pour s’endormir. C’était ce qu’il préférait et il avait du mal à s’en passer. Ils avaient passé trop de nuit loin l’un de l’autre l’année passée, Ji Hoon voulait rattraper tout ça. Il voulait avoir la chance de se réveiller à ses côtés le plus souvent possible en cette nouvelle année. Un but qu’il réaliserait, le Coréen se le promettait. Leur couple devait résister à toutes les épreuves, être toujours plus fort, quoiqu’il arrive et pour toujours.

« Non, ça excuse pas tout. » Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres. Elle était odieuse. Elle avait été odieuse envers eux, envers leur couple. Envers lui. Son fils aimait un homme, Sino-Coréen, issu d’une famille pauvre. Il n’y avait pas de quoi se vanter, et sa petite carrière de mannequin n’était pas forcément la chose qui aiderait à effacer tout ça. Non, il le savait bien. Autant qu’il aurait aimé plaire à la famille de l’homme qu’il aimait, c’était malheureusement des choses qu’il ne pouvait pas changer. Des détails dont il était même plutôt fier. S’il pouvait s’amuser à jouer au riche, il ne voulait pas oublier qui il était. Il ne voulait pas le cacher, encore moins pour une femme comme elle. « Laisse ton père régler ça. » Il lui sourit, glissant doucement sa main le long de son bras. Peut-être qu’elle finirait par changer d’avis. Elle devait juste s’y faire et elle aimait sincèrement son fils pour ne pas pouvoir s’enfermer dans ça trop longtemps. Ji Hoon voulait y croire. Comme il aurait aimé croire que son homme arrêterait de fumer dès que quelque chose n’allait pas. Pourtant, il ne rechigna pas à lui en donner une. « On dirait bien que non… » Il rit, un peu coupable. Il arrêtait un temps, finissait par reprendre, fumait trop, fumait moins, arrêtait et ça dans un cycle infernal.

Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres en l’entendant tousser. « Oui, t’en fais pas pour moi, je peux rouler. » Son ton était rassurant, son esprit divaguait un peu. Il devait lui dire. Pourquoi lui dire ? Parce qu’ils étaient ensemble. Qu’ils devaient se dire les choses. Communiquer. Que c’était mieux que de tout garder pour soi. Mieux que d’attendre qu’il l’apprenne de quelqu’un d’autre. Cependant, une fois qu’il l’avait dit, il regretta. Oh oui, qu’il regrettait déjà ses mots. Ses yeux se baissèrent en voyant l’air dégoûté de son homme. Le Coréen cherchait quelque chose à ajouter pour se rattraper, mais il se ravisa, réalisant qu’il n’y avait rien pour le rattraper. Oui, il avait à peine vingt ans, elle, presque trente ans de plus. « Je sais pas… Tu sais, on fait des trucs bizarres à vingt ans ? » Et on continue jusqu’à ses vingt-trois ans, visiblement.

Même s’il cherchait, il ne trouvait pas comment rattraper cette confidence stupide. « Non, non… C’est pas une mauvaise blague. » Malheureusement. Un soupir quitta ses lèvres. Allez, il allait être en colère et se calmer, Ji Hoon le connaissait. Il devait juste accepter son sort le temps que ça lui passe. Ses yeux suivirent le mégot s’écraser au sol. Il lâcha un soupir, hochant légèrement la tête. Il était vraiment en colère. Le ton de sa voix était sec, il avait ce regard qu’il ne supportait pas. Le jeune modèle avait la gorge sèche, il avait envie de rentrer, de le laisser à son père et de filer à Tokyo. « Oui. » Il avait vraiment couché avec elle. Sa voix était faible, il gardait la tête levée sans pour autant parvenir à le regarder. « Pourquoi… ? » Un rire nerveux quitta ses lèvres, il finit par détourner le visage. Oui, pourquoi ? Non, il ne voulait pas lui expliquer ça. Les mots du Japonais le choquèrent un peu, il finit par le regarder. Il avait envie de lui dire que c’était sûrement l’une des moins jolies, qu’il le respecte un peu. Mais il devait se calmer. « C’est pas pour autant que je me tapais pas les dizaines d’autres plus jeunes à ce moment-là ! » … Oh oui, c’était bien comme répartie, c’était une bonne idée de se défendre en disant ça. Qu’on lui donne une jolie médaille, à ce génie. « Calme-toi, s’il te plait. » Son ton se faisait presque implorant. Il ne voulait pas qu’il soit autant en colère.

Pourquoi le lui dire ? C’était lui qui ressentait une légère pointe de colère à cette question. Il aurait dû lui cacher ? Mentir ? Feinter que tout était normal ? « Quoi ? J’aurais dû te le cacher ? On a pas déjà eu assez de problème à cause de ça ? » Ne rien se dire, attendre que le moment soit critique pour finalement s’avouer les choses ? Haruto voulait qu’ils continuent ainsi ? « Je pensais qu’il fallait qu’on se dise les choses maintenant ? » Il n’y avait rien qu’il devait savoir sur elle. Ses sourcils se froncèrent en le voyant s’approcher, il le regarda. Un escroc ? Elle ? Une criminelle ? Pourquoi s’imaginait-il ça ? C’était totalement stupide, pourquoi aurait-il couché avec elle dans ce cas. « … Non ? » C’était peut-être mieux qu’il se dise qu’elle était escroc aussi ? Non, il ferait tout pour que son père la largue et il découvrirait que Ji Hoon lui a menti, ce n’était pas la solution. Un rire nerveux quitta ses lèvres, il s’éloigna un peu de son petit-ami. « Haruto, écoute… Tout ça remonte à il y a cinq ans. C’est passé, tu veux que je te dise quoi ? Je te l’ai dit pour pas que ça ressorte plus tard. » Il avait beau chercher une meilleure parade, c’était un peu difficile, il ne voulait pas s’enfoncer davantage. « T’en ferais quoi, du pourquoi du comment ? C’était y a cinq ans ! Tu sais que j’ai toujours aimé les filles plus âgées. » Oui, bon entre un et cinq ans de plus, pas trente. Mais quand même. « Et son corps fait pas si vieux ! Ses seins tombaient pas et tout. » Ji Hoon, il n’a pas demandé les détails. Il s’apprêtait à continuer sur sa lancée pour se justifier avant qu’il ne fasse un geste de la main, pour lui dire d’oublier ça. « Bon, c’était y a cinq ans, je vois pas pourquoi on en parle. On fait quoi ? On reste avec eux, on part ? Décide-toi ! » Ils n’allaient pas s’engueuler devant cette porte toute la nuit. Ji Hoon voulait s’en aller, même s’il savait par avance que leur Saint Valentin était totalement gâché.

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