What do you want ?! ft. Daiko

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     Dim 28 Jan - 18:46

" What do you want !"
ft. DAIKO  heart



Il avait tout gâché, absolument tout, ça au moins, il en était conscient. Pourtant, pas une seule fois, dans le trajet entre la cuisine et son bureau, il n’avait cru bon de se retourner, de jeter un coup d’œil à sa petite amie, pour revenir sur ses paroles, pour être l’adulte responsable. Il avait bien trop peur de ce qu’il lirait sur ses traits, plus que de la fureur, des coups qui n’étaient pas venus, il craignait l’indifférence. Allait-elle avoir un regard aussi vide que les mots inexistants dont elle l’affublait? Après tout, il lui avait balancé des horreurs au visage, espérant la faire réagir, lui arracher, une réaction aussi violente soit-elle, n’importe quoi d’autre que ce silence buté et cette confirmation qu’une fois encore, elle n’en avait rien à faire de lui. Combien de fois pouvait-il humainement se faire jeter par cette femme avant d’abandonner? Il était stupide, certes, mais pas à ce point, pas cette fois. Son maudit cœur ne tolèrerait pas un nouveau rejet, et au-delà de la peine que lui causait son silence, il y avait cette fureur qui grondait en lui. Il l’avait mise en garde, plus d’une fois, de ne pas se jouer de lui, de ne pas l’utiliser pour passer le temps… et une fois encore, elle n’en avait fait qu’à sa tête. Voulait-elle vraiment qu’ils ne soient que deux corps programmés pour se satisfaire sans connecter? Deux crétins qui pouvaient s’envoyer en l’air sans attente, sans la moindre affection ? Il voulait plus que ça, il la voulait entière … ou pas du tout, cet entre-deux le tuer, lui était insupportable.

… Et si elle n’avait que cela à offrir? Alors il n’en voulait pas. Pas une miette. C’est probablement pour cette raison qu’il avait passé les deux dernières semaines à faire le mort, pas un message, pas un mot. L’envie était omniprésente, il avait commencé un millier de message, avant de se raviser, si elle ne lui tendait pas une perche, le message était clair… C’était à son tour à elle, de briser la glace. Il n’avait ni la force de la pourchasser, ni l’envie de la récupérer pour mieux la perdre. Ce jeu débile de la voir s’échapper, il y jouait depuis trop longtemps, il n’avait plus envie de ça. Cette époque où il accumulait les conquêtes, ne s’attachait pas, ne ressentait rien… elle lui semblait tellement dérisoire, tellement triste, il préférait et de loin être seul, totalement seul, que de passer sa vie à comparer un néant absolu à l’affection sans borne qu’il avait pour la jeune idole. Cette femme-là, il s’était vu faire sa vie avec elle, il n’y a pas une seconde ou il avait cru pouvoir s’en lasser, encore maintenant, malgré ses réticences, malgré sa rancœur, malgré toutes les raisons qu’elle lui avait donné d’éprouver le contraire, il en était encore raide dingue. Pourtant, plutôt que de lui imposer une affection qui n’était, visiblement, pas réciproque, il s’était plongé dans le travail.

Ce n’était pas les tâches qui manquaient, avec la surfertilité de son membre le plus populaire, il avait un maximum d’entrevues à faire, d’apparitions médiatiques, tout pour noyer l’affaire sous du contenu, satisfaire les fans pour qu’elles ne cherchent pas trop. Il était débordé, vraiment. Ça lui permettait de se vider le cerveau et d’éviter non seulement, la conclusion qu’il tentait de ne pas formuler : qu’ils avaient rompus. Et en prime, il pouvait éviter un Alfred qui se la jouait dramaturge depuis le soir maudit. Il avait cru comprendre que la crise était à sa porte et depuis, il passait ses journées à faire la gueule, à geindre, et à parler de la disparition de la jeune Kotani comme un échec, comme si ça allait le tuer, de savoir son patron sans femme… Il faut dire qu’il avait déjà préparé la chambre du premier enfant, c’était une déception. Déception dont Daisuke ne voulait pas se préoccuper, il restait donc au boulot.

Et dans la lignée des tâches interminables, il y avait eu cette entrevue, tous les groupes de l’Agence un après l’autre, venus promouvoir………. Il ignorait bien promouvoir quoi. Attendant en coulisse, il avait d’abord vu ce groupe de gamines, les SUPERNOVA, faire leur numéros. Puis, cette fille qui trainait parfois avec Maiko – et un peu trop avec son neveu d’adoption dernièrement – avait regardé son groupe quitter la scène, rentrer avec leur insupportable manager, alors qu’elle attendait visiblement la Leader des HANABI. Enfin, ça c’était son idée, qui fut confirmée lorsqu’il vit les F!GHTERS prendre la scène, et la jeune Daimon attirer Maiko à l’écart de son groupe. De quoi pouvaient-elles parler? Rien à foutre. Cet incident s’enfuit bien loin dans son crâne, jusqu’à la fin de la performance de son groupe, jusqu’à ce qu’il les pousse vers leur voiture en expliquant qu’il les rejoindrait après avoir visionné l’entrevue. Il s’attendait à être seul, lorsqu’on lui indiqua la salle de montage, Hanako – cette connasse – avait probablement terminé son approbation du segment de ses filles il y a longtemps, les SN ayant début.

Il n’était donc pas du tout préparé à ce qu’il l’attendait lorsqu’il poussa la porte vers la salle en question. Il s’était attendu à avoir un écran, un bloc note, et à visionner l’entrevue seul avant de donner son approbation à la chaine télévision… Il ne s’était pas attendu à tomber sur sa petite (ex?) amie. La porte s’était refermée dans un bruit sourd et il n’avait pas fait un pas de plus. Ça faisait du sens…le manager des HANABI venait de démissionner, forcément, ils enverraient leur Leader. Il avait soupiré, déterminé à en finir vite.« Tu en as encore pour longtemps? » et parler de tout le reste… ça serait un bon moment… non ?
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     Lun 29 Jan - 0:16

What do you want !
FT. DAIKO
Ce n’était pas tous les jours facile d’être une abrutie mais il était bien plus facile de l’être les jours où l’on était occupée. C’était en tout cas ce que devait se dire la Kotani actuellement. Avec l’arrivée d’Asuka, la promo’ de leur dernier titre qui commençait non pas dans un pays mais bien deux, et le départ de leur manager, elle avait été bien plus que simplement occupée. Débordée était même le mot juste et les choses lui allaient très bien comme ça. Evidemment, il était moins facile de s’entraîner au coréen quand notre ancien professeur de langue était son ex petit ami avec lequel elle avait rompu d’une manière plutôt sexuelle mais quand on venait de la jungle, on n’avait pas d’autre choix que de faire avec.
Alors elle avait fait avec. D’une manière stupide mais fière. Bien sûr, elle ne l’avait pas recontacté. Pas même un petit coup de fil ou un simple message pour prendre des nouvelles de Darth, leur fils. Pour ça, il y avait Alfred. Ce bon vieux Alfred qui demandait pardon pour son patron, qu’importe quelle était son erreur.

Est-ce que l’erreur était de lui ?
Ou est-ce que tout était de sa faute ?
Encore une fois, c’était une question qu’une bonne Kotani ne se posait pas. Non, même pas sur un plateau pour enregistrer un programme tv en compagnie des fighters, des supernova et bien évidemment de leurs managers.
Non, dans une configuration pareille de combat, on ignorait l’ennemi et on prétendait qu’il n’existait pas. On se consacrait à notre tâche, on ne lançait pas un regard à ladversaire mais on se laissait en revanche entraîner par une camarade pour rire à sa plaisanterie.
Est-ce que Yurina avait vraiment plaisanté ?
Il lui semblait même avoir enchéri juste avant de se mettre à rire de manière pas vraiment discrète.
… Maiko ?
Ouais, elle s’éclatait, elle n’en n’avait rien à foutre de ne plus être la petite amie d’une princesse. Si elle en voulait une autre, elle irait en recruter une sur la parade de disney et on en parlait plus !

Aaaah pathétique fierté quand tu nous tiens…
N’avait-elle pas pourtant montré quelques signes de faiblesse en rentrant cette nuit là ?  
Elle préférait ne plus y penser. Elle préférait jouer sur la fierté et discuter avec Yurina comme si de rien était. En d’autres termes, elle préférait être stupide maintenant plutôt que de se torturer les pensées par de nouvelles évidences.
Oui, ça l’arrangeait un peu trop aujourd’hui d’être débordée. Cette promo, ce rôle de leader à assumer sans l’aide d’un manager et trouver de quoi être encore plus occupée au cours de ses rares moments de temps libres. Ne surtout pas se donner le temps de penser, ça avait été sa stratégie. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire de plus ?
Se dire qu’elle avait gâché quelque chose ? Qu’elle n’était sans doute pas faite pour ses conneries de couple et tout ce qui allait avec ? Que dans le fond, ça aurait été plus simple pour elle de trouver un homme comme son ex petit ami, ce russe qui lui avait fait plus de mal qu’elle ne voulait bien le dire ?

Mieux valait nier qu’elle se le disait déjà. Et mieux valait nier ce malaise de recroiser aujourd’hui la princesse Serizawa.
Non, elle s’en foutait. Il s’était peut-être remis aux pouffes en plastique, et ce n’était pas son problème. De plus jeunes qu’elles, oui, sans doute. Qu’il fasse la sortie des écoles et qu’il la laisse faire son travail en paix, c’était tout ce qu’elle demandait maintenant. Qu’il sorte de sa tête et la laisse étudier les images qu’on lui faisait visionner pour validation.
Consciencieuse, essayant d’avoir l’air professionnelle malgré l’embout Yoda de son crayon, elle avait recentré ses pensées sur l’écran, ne prenant pas garde au son d’une porte qui s’ouvrait mais marmonnant vaguement quelque chose au son de celle qui se refermait. Une phrase rendue incompréhensible par le crayon qu’elle tenait à la verticale dans sa bouche…

« … »

… aaaaah voilà une excellente manière d’avoir l’air maligne devant son ex. Le fixer avec un crayon embout Yoda dans la bouche.
Princesse Daiana est pressée, pas le temps de jouer la stupide écolière.
Retirant son crayon de sa bouche, son regard s’était tourné vers l’écran dans un professionnalisme forcé tandis que les mots inspirés des plus grands textes de Gandhi sortaient de sa bouche « Ouais, certains d’entre nous durent plus longtemps que d’autres. » …. t’as pas beaucoup lu Gandhi toi hein ?
… Mirai était son inspiration.
… Et ne pouvait-elle pas davantage s’inspirer de son inspiration ?
« Va falloir attendre ton tour. » voilà, juste maugréer ça aurait bien suffi, non ?
Non, parce qu’elle était une abrutie et qu’elle le revendiquait à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche.

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