Nous manquons de trainees, favorisez-les pour vos personnages inventés ! heart


 

 Double Trouble -- Ft. Daiko

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     Mer 25 Jan - 12:21
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Double trouble

Ils auraient probablement mieux fait de rester à débattre d’un éventuel sacrifice à la femme aux tentacules. Ils auraient pu parler plus longuement des bourrelets du Serizawa, s’attarder encore un peu sur sa graisse inexistante et même débattre sur le hamburger le plus calorique de McDo. Plus sérieusement, ils auraient pu fixer une date pour ce disney… y aller d’abord une fois avant de songer à cette deuxième fois. Oui, si Daisuke ne s’était pas rappelé de son fils, ils seraient peut-être en train de parler de faire une sortie ensemble. Maiko serait en train de chercher les formulations les plus stupides pour ne pas avoir l’air d’être trop emballée par cette sortie. Pour que sur son visage ne se lise pas trop qu’elle avait pensé que ce serait une bonne occasion de se retrouver enfin maintenant qu’ils étaient redevenus amis. Peut-être qu’elle aurait été obligé de faire pas mal d’efforts pour que la hâte ne se comprenne pas non plus sur ses traits. Mais au moins, elle ne se serait pas dirigée vers une mort certaine.

Il aurait été préférable de descendre seule. Une Kotani exécutait mieux ses missions en solo !
… d’un autre point de vue, un point de vue plus réaliste, ça aurait été pire oui. Même si Maiko se dirait toujours dans une semaine, un mois ou un an que le drame aurait pu être évité si Daisuke l’avait laissé bosser en solo sur ce coup là. S’il lui avait laissé le rôle du bonhomme qui délivre la progéniture de la demoiselle en détresse.
Mais non, il était venu, il était passé devant et Maiko l’avait suivi dans les escaliers dans un taquin « T’as peur de rester tout seul hein ? » non, ce dont il avait réellement peur, c’était de la santé mental de son fils poilu. Voilà pourquoi le héros n’emmenait jamais la demoiselle en détresse avec lui, ses émotions faisaient toujours foirer la mission et c’est à peine si la Kotani avait eu le temps de protester que déjà le Serizawa ouvrait les portes du bureau.
Autant s’annoncer directement. Sortir la corne de brume. Ou frapper à la porte.
Frapper à la porte, voilà qui aurait été une bonne idée. Une excellente idée qui leur aurait peut-être épargné un trauma, de nombreuses années de séances de thérapie, des nuits de cauchemars… une santé mentale à jamais pauvre.

« … » le bug. Ou la mort de son cerveau plus certainement. Si, une fois le choc passé, son regard s’était rapidement détourné, c’était trop tard. Elle en avait trop vu. Elle n’oublierait jamais. Même en cas d’amnésie, cette scène serait probablement son seul souvenir.
Son regard qui avait croisé celui de Daisuke avait semblé faire de la télépathie. A son « tue moi » silencieux, ses yeux avaient répondu « Je te tue et ensuite je me tire une balle dans la tête ». Parce qu’elle était le bonhomme, oui, elle était dans l’obligation de tuer d’abord la demoiselle en détresse pour l’épargner. Un peu comme Jack, sauf qu’il préférait boire du rhum au lieu d’utiliser sa seule balle.
Lapinou, le vilain garçon… oui, elle comprenait pourquoi Daisuke l’avait imploré de l’achever pour la seconde fois. Elle n’allait pas le blâmer pour l’abandon quand intérieurement elle avait pensé qu’ils auraient mieux fait de sauter là-haut.
D’accord, ils ne se seraient pas tués mais rien de tout ceci ne serait arrivé.
Et le chien de Daisuke ?
… on ne l’aurait jamais revu, tout comme Chopin.

Quelques secondes plus tard, abattue, Maiko se laissait retomber sur sa chaise et son regard se portait sur le couteau avec une attirance soudaine.
« C’est vrai, pourquoi la fessée serait-elle réservée aux enfants ? Les lapinous aussi sont vilains. » c’était mignon les lapins, Maiko aimait bien les lapins… ils n’avaient pas le droit de détruire les lapins. Mignons et purs, voilà comment étaient les lapins. Un peu comme Yue. Et Yue n’était pas vilaine ça non « Très vilains maîtresse. » elle n’y croyait plus à cette surdité. C’était une chimère.
Son verre était bien réel. Et sans même qu’elle y pense, sa main s’était tendue vers celui-ci pour le présenter à Alfred quand il était passé avec la bouteille de vin. A son air désespéré, le majordome n’avait pas insisté plus d’un regard et l’avait servi.
Elle était majeure. Elle aussi elle avait le droit de boire pour oublier et… de descendre son verre cul sec comme ça ?
« On pourrait échanger de partenaires après le repas. » et voilà avec quelle phrase, elle s’était penchée pour prendre le verre des mains de Daisuke. Il n’avait pas besoin de boire. Il avait grandi dans tout ça, il était traumatisé de naissance. Ça tournait pas rond dans sa tête, n’importe qui savait ça ! « Oui mais lapinou, tu m’as dis toi-même que tu ne serais pas lequel des deux choisir ! » tournant les yeux vers Daisuke, sa main s’était resserrée sur le verre dans une claire expression de « my cookie. Maiko pas partager » « C’est vrai… alors on pourrait voir pour quelque chose à 4. » quelque chose de plus fort, il lui fallait quelque chose de plus fort que les quelques longues gorgées qu’elle venait de boire. Où était-donc cet arsenic ?
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     Sam 28 Jan - 14:36
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Double trouble
DAIKO ♥

Daisuke aurait tout donné, absolument tout, pour ne pas quitter cette chambre, pour poursuivre cette conversation qui tournait enfin à son avantage. Pour la première fois en plus de six ans, il était presque prêt à s’imaginer que Maiko allait accepter son invitation, ce qui n’était pas un maigre pas car, en toute franchise, à part avoir son neveu près de lui et en sécurité, il n’y a rien au monde qu’il désirait plus que ce petit bout de femme. Aussi colérique soit-elle ! Et si, en prime de gagner un peu plus de temps avec cette amazone absolument imprévisible, il évitait de retourner dans la gueule du loup, ou plutôt, entre les pattes des lapinous maniaques, ce n’était qu’un bonus non? En temps normal, il aurait oublié totalement le danger, ou les diaboliques acteurs pornos qui devaient rendre son espace de travail près pour l’immolation en ce moment même, sauf que voilà, il avait maturé (si peu) et il devait désormais agir comme un bon père de famille. Il ne pouvait quand même pas laisser son enfant, adorable petite bête de poil, seul aux prises avec des images qui hanteraient même ses rêves canins. Aussi, plutôt que de saisir cette inouïe chance d’ajouter une idole à sa liste de conquête – en tant que point final, on y croit – il avait accompagné Indiana-Ko à l’étage inférieur, tout droit vers son bureau… vers… cette scène tirée tout droit d’un film d’horreur.

Après ce soir, il se demandait franchement s’il n’aurait pas besoin de consulter un psychiatre, ou pire, de consommer des pilules bleues pour pouvoir un jour goûter au plaisir de la chaire à nouveau. Franchement, il n’allait jamais s’en remettre. Sur le coup, il n’arrivait même pas à se concentrer sur ô combien Maiko était bonne, visuellement parlant, ce qui était un grand signe de malade mentale en devenir, parce qu’imaginer sa vis-à-vis en petit tenue était de loin son divertissement préféré, même avant que ça soit socialement acceptable. Il n’était pas prêt, dans aucune dimension, à voir son partenaire d’affaire affublé d’un collier à chien – et très heureux de la chose. Et apparemment, Darth Vador non plus parce qu’il avait couiné en se collant à la jambe de Maiko, comme s’il avait remarqué qu’elle serait sa sauveuse, son héroïne. Le pauvre chien ne l’avait pas quitté, même lorsque, tels des condamnés à mort, ils avaient suivi leurs invités jusqu’à la salle à manger. Notre bridé et son canin avaient pris place près de la jeune danseuse, le chien camouflé sous la chaise comme si sa vie en dépendait et Daisuke… tout bonnement silencieux – une denrée rare – devant le moustachu à quatre patte sur le sol…

Il voulait rire, était-ce permis? Il voulait pleurer aussi, mais il devait se faire violence pour ne pas perdre son air assuré, sous sourire. Ces deux dévergondés devaient sentir la crainte, il ne devait surtout pas laisser voir que son sang s’était glacé et que, même pour lui, la limite était atteinte en tant que choses qu’il acceptait de voir. Mais maintenir un semblant d’autorité, tout en serrant son couteau un peu trop fort – il était prêt à se défendre en cas de danger – ne lui avait pas permis de surveiller son invitée qui elle, avait décidé d’oublier ces horreurs avec de l’eau de vie. Injustice! Il aurait aimé être celui qui oubliait jusqu’à son nom… parce que des choses à dissiper de son esprit, il en avait des tonnes. Et franchement, une de plus en voyant le pauvre Alfred – brave homme, qui pour une des rares fois ne put réprimer un sourire – servir monsieur moumoute à même le sol – et le vrai chien dans la pièce, s’approcher de l’assiette comme si c’était jour de fête et qu’il pouvait enfin avoir sa part du souper. Ok. Manger, engloutir ce repas malgré son estomac noué, survivre à ce souper, il le fallait…………. Sauf qu’Ursula ne connaissait pas le silence apparemment.

Un échange de couple? Vraiment? Son regard s’était voilé de fureur alors qu’il posait une main protectrice – possessive? Sur l’avant-bras de Maiko, qu’il avait serré un peu trop brusquement, comme si ça pouvait éloigner les ravisseurs. Il était hors de question qu’il partage son invitée avec qui que ce soit, elle était pure, innocente (et toi Dai’ t’es dans le déni le plus profond…), si quelqu’un pouvait goûter au fruit interdit, ça serait elle. Elle qui venait de se gagner un nouveau verre de vin, comme si Alfred en avait fait la récipiendaire unique de la bouteille qu’il ne cessait de vider… « Un dilemme partagé… le choix est impossible.  » Il avait pensé clore la discussion sur l’échangisme par la flâterie – en même temps, ce n’était pas faux, il ne pourrait pas choisir, les deux moumoutiers étaient aussi infâme l’un que l’autre et il doutait de pouvoir se résigner à l’un d’eux. Un était mâle …. Mais l’autre… venait de mettre ses pieds sur le dos de son mari comme s’il était un vulgaire pouffe de salon… un pouffe qui mangeait sans ustensiles, à même le sol et qui, à ce stade-ci du repas partageait son assiette avec Darth. Qu’on lui arrache les yeux. S’il pensait s’en tirer, son sang s’était glacé sous la nouvelle proposition … d’orgie? Non parce qu’à quatre, on parlait bien de ça non ?

Il avait retourné son minois vers Maiko, la dévisageant avec de la pure horreur, tentant de lui faire comprendre, par ses prunelles et son silence, que si elle voulait vomir, être malade, accoucher, s’évanouir, n’importe quoi, c’était le moment ou jamais. Il fallait que quelqu’un les sortes de ce faux pas! Forçant un sourire sur ses lèvres, il avait relevé son minois vers Ursula qui… trouvait le moyen de se la jouer sensuelle en mangeant un morceau de viande. Une sensualité effroyable, certes, ça lui coupait l’appétit. « Je ne crois pas non...  » son ton avait été un peu plus froid, un peu plus… direct, alors qu’il abandonnait sa réputation pour sa santé mentale.

« Je ne voulais pas avoir à vous confesser ça mais… Maiko essait de tomber enceinte… et je voudrais m’assurer d’être le père…  » … Tu penses que ça va les arrêter? Amateur! Le visage d’Ursula s’était éclairé d’un abominable sourire conquis alors qu’elle donnait un coup de pied à son mari qui avait, apparemment, fait trop de bruit et se battait avec Darth Vador pour le dernier morceau de viande dans son assiette. « Oh mon dieu!! Quelle merveilleuse nouvelle! N’est-pas lapinou !  » … Oui, merveilleuse, un beau mensonge, quoi que non, si elle tombait enceinte un jour, il espérait être le géniteur…mais bon, ça c’était ses propres rêves. S’il s’était imaginé que ses visiteurs auraient une étincelle de jugement, ou un bon sentiment, il n’en fut rien. Moumoutière, en replaçant son horrible perruque, mains jointes, poursuivi, beaucoup trop excitée : « Vous devriez essayer ce soir! Concevoir dans toutes les pièces! On pourrait filmer, oh oui! Une vidéo coquine de la conception du prochaine Serizawa!  » … Rien au monde ne lui semblait plus terrible que cette idée.

Il avait eu des parents pas top, vraiment, il avait vu son frère être un père exécrable, et pourtant, il était certain que s’il montrait un jour à son gamin un vidéo de sa conception, filmé par des partenaires d’affaire, il atteindrait un tout nouveau sommet dans les parents indignes. Il avait passé un bras autour des épaules de Maiko, Maiko à qui Alfred venait de remettre une nouvelle bouteille de vin, il comprenait, les séquelles psychologiques, et il avait choisis la personne à sauver : Maiko. Il venait de trahir Daisuke en grand! Déglutissant péniblement, mais en gardant cet air distant et assuré, notre bridé avait ajouté, catégorique : « Ça suffit.  » … Et son entreprise alors? Il s’en fichait, franchement, un peu d’argent ne valait pas d’autres soirées comme celles-ci. « Ne me parlez plus jamais d’échange de couple, ou de quoi que ce soit de sexuel.  » Ou je vous frappe, à coup d’assiette, je vous poignarde, il avait atteint son point de rupture. Sa main s’était crispée sur l’épaule de Maiko et, plutôt que de s’offusquer, monsieur moumoutte avait relevé un regard larmoyant vers la table dans un : « Oh Daiminet, je comprends….  » il avait même posé une main sur sa cuisse… eurk.

Figé, il avait observé ses invités qui… lui donnaient une excellente porte de sortie. « Vous ne voulez pas que toute cette chimie entre nous, cette attirance réciproque ruine notre partenariat….    » Ursula avait couinée, tapotant ses yeux avec la serviette de table, émue. « Oh Daiminou! Quelle cruauté j’ai eu … je….  » Il s’était saisit de l’occasion en prenant une mine déçue, un air piqué à son neveu et coach de vie. « Oui… c’est exactement ça… je ne peux pas laisser les émotions jouer en affaire… et… des………..des gens tellement sensuels et désirables que vous deux…………. Je ne peux pas… il ne faut pas… alors pour l’amour de dieu, cessez de me tenter… Je ne peux céder à cette attirance interdite!  » Ursula s’était mise à chialer, avant d’ajouter. « C’est si  triste… mais avez raison… c’est dur par contre… contrôler une telle attirance réciproque… on devrait peut-être…. Moins se voir?  » moins? Genre plus jamais? GOD YES.


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     Lun 30 Jan - 17:53
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Double trouble

Maiko aimait beaucoup Alfred. Elle l’avait toujours beaucoup aimé c’est vrai. Il était un peu le grand père parfait, celui avec lequel on s’imaginait apprendre à jouer aux cartes ou acheter des chocolats kinder. Et il était également un bon ami. Un ami qui savait quand remplir son verre et ne le laissait jamais vide bien longtemps. Un ami qui avait décidé de la sauver et de lui permettre de faire un coma éthylique. Un ami qui lui permettait d’appliquer la technique la plus fameuse de boire pour oublier et auquel elle demanderait plus tard pourquoi il n’avait pas cessé de remplir son verre.
Et oui, évidemment, même si dans le fond, ce serait avant tout la faute de Daisuke qui avait des fréquentations déplorables ! En fait, juste le fait de les avoir et de les présenter à Maiko lui aurait valu sa mort des mains de Yasuo.
Laissant un instant son regard passer d’Ursula, à son animal de compagnie puis à Daisuke, elle avait préféré reporter son attention sur le dernier verre du condamné qu’elle avait avalé. Parce que franchement, à chaque fois que ses yeux se posaient du côté des Moumoutier, elle n’avait qu’une seule envie : se les arracher.

Bien sûr il y avait Daisuke. Ce Daisuke qu’elle avait trouvé cool quelques secondes avant d’avaler de travers et de manquer de mourir étouffée là, sur cette table. Les débats sur sa future grossesse, elle n’avait pas tellement pu y participer autrement que par sa toux scandalisée. Est-ce que c’était des Hunger Games ? Puisse le sort t’être favorable Maiko… « Tu vas avoir de gros problèmes avec Yasuo… » de très gros problèmes même « … » s’arrêter de boire ? Non… les dernières répliques des Moumoutier avaient dirigé son regard vers son verre scandaleusement vide avant que le bras du futur père de son enfant ne se pose sur son épaule. Oui elle voulait toujours mourir, sa bouche s’était probablement ouverte pour demander un couteau, mais la venue du héros Alfred lui avait fait oublier toute éventuelle intervention et elle n’avait fait d’autre commentaire qu’un « Jamais on change de majordome ! » un dialogue encore potable, un enthousiasme de pré-femme bourrée mais puisqu’elle ne cherchait pas réellement à rester sobre après tout, pourquoi ne pas laisser la Kotani boire ? Elle était majeure et vaccinée. Elle avait le droit à l’alcool ! Et ce jour où elle s’était jurée de ne plus jamais se retrouver trop fortement sous l’influence de ce liquide Saint semblait déjà bien loin derrière elle

« Tu sais que t’as de chouettes promos chez l’ophtalmo en ce moment ? » quoi ? C’était sa réponse pour ces adjectifs. « Sensuels et désirables », Daisuke était gras et aveugle, c’était clair ! Ok, un instant, elle avait pensé qu’il était sexy quand il s’était énervé, mais il était évident qu’une taupe voyait mieux que lui. « Moins c’est bien. » il ne lui en fallait probablement plus tellement pour représenter la définition de ivre. Combien de verres avait-elle bu au juste ?
… les maths c’était le truc de Ren « C’est un peu triste parce que Daiminou voulait vous emmener à Disneyland. Il fantasme grave sur vous ! »
Maiko ? « Il est même prêt à faire un régime pour vous ! Hein mon gros ? » elle était probablement trop occupée à tapoter le bide imaginaire de son mari ? Ex-mari ? Qu’importe ! Elle était trop occupée pour réfléchir « C’est terminé pour toi les cookies ! » on l’avait perdu, et ce n’était pas ce verre qu’elle venait d’achever qui arrangerait probablement la chose.
Terrible de côtoyer une Kotani. Ça ramenait le démon en votre demeure et ça n’aidait même pas à l’en chasser. Non, à la place ça se servait un nouveau verre de vin pour le boire. Vraiment, elle aurait préféré du rhum, ça montait plus vite mais elle ne pouvait pas dire que ce « Château Latour 1989…  » … était si mauvais que ça « … t’étais déjà vieux en 89 ? »

Reportant son attention sur la bouteille dont elle avait lu l’étiquette plus tôt, elle avait détaillé les inscriptions tout en portant son verre à ses lèvres dans une moue de réfléxion intense. Dans le fond, elle n’arrivait pas à se le représenter enfant. Les pédo aux nipples naissaient pédo aux nipples
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     Mer 1 Fév - 22:42
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Double trouble
DAIKO ♥

Oh liberté, bonheur, que cette journée où il venait de tirer un trait sur toute future visite impromptue des deux dégénérés mangeant à sa « table » (sur les sol pour l’un d’eux qui semblait étrangement occupé à frotter sa tête contre le mollet de sa femme … ewww) soit désormais jour de fête! Il ferait un grand feu, accrocherait des guirlandes et célèbrerait jusqu’à son dernier souffle le moment où il avait réussi à échapper à leur griffes empoisonnées…. Enfin ça, ça c’était avant que sa « femme » ou du moins l’otage qui manquait grandement de reconnaissance en plus de ne pas lui donner ses cadeaux de noël en main propre, ne tente pour dieu sait quelle raison de préserver leurs fréquentations. Il allait s’en tirer, avec des séquelles négligeables quand on prend en compte toutes celles qui auraient fort certainement vu le jour avec des diners plus rapprochés, il y était presque… et elle le jetait dans la fosse aux lions! C’était sérieusement le summum! Elle le trompait en allait à Disney avec un autre – il avait fait pareil mais lui, c’était dans un soucis éducatif, Naoki avait de grandes lacunes sur comment être un gamin – elle apparaissait chez lui sans prévenir, avec comme seule offrande le duo qui hantait ses cauchemars… et voilà que maintenant, dans un état viticole second, elle prenait plaisir à faire perdurer le supplice. Maudit soit cette harpie et ses cure-dents volants!

Si ça avait été n’importe qui d’autre que son ex-employée, Daisuke aurait certainement pris les nerfs d’être sacrifié de manière aussi fourbe à deux dégénérés qui ne demandaient rien de mieux que de l’enfermer dans une pièce sombre de leur résidence personnelle en se rejouant une version beaucoup plus troublante de fifty shades…Combien de temps garderait-il son jugement avant de se complaire dans le rôle du chien sur le sol?... Brrrr. Mais étrangement, cette peste – et ivrogne nouvelle découverte grâce aux bons soins d’un Alfred qu’on viendrait presque à soupçonner d’avoir des motifs cachés  – avait ce don merdique pour l’attendrir même quand elle blasphémait en proposant qu’il frôle le sol sacré de Disney en présence des moumoutiers! Comment pouvait-elle dire une chose pareille, voulait-elle à jamais ruiner le château de la bête à ses yeux… Il l’avait d’ailleurs dévisagé d’un air profondément choqué, en sentant son sang se glacer alors qu’elle poursuivait de plus belle en tapotant son ventre. Ok. De un, il n’était pas gros, genre pas du tout, il était parfait, absolument parfait, et de deux, il serait bien qu’elle cesse de le ploter comme ça sur une base amicale. Il avait arrêté de collectionner les jeunes filles depuis leur escapade à la piscine et ses pauvres nerfs étaient à fleur de peau.

« Oh Daiminou!! Que je comprends, le fantasmes est partagé… mais notre amour est impossible, nous sommes les roméos et juliettes des temps modernes, la polygamie est si incomprise de nos jour… » Sans vraiment porter attention aux deux débiles qui tentaient de retenir leurs larmes devant l’amour impossible que devenait apparemment leur foursome, il avait attrapé le menton de la jeune danseuse entre son index et son pouce, avec une étrange douceur, comme s’il ne voulait pas vraiment la gronder mais plutôt attirer son attention… Il la retenait comme ça, la forçant à la regarder, ou du moins, à avoir le visage tourné vers lui pendant qu’il la dévisageait avec un mélange de reproche et d’amusement. Ce qu’elle pouvait en dire des conneries… « Ne dit pas n’importe quoi Kobiwan. J’étais mineur en 1989. » . Le regard vissé sur son minois d’ange – de  la fausse représentation! – il en avait presque oublié leur compagnons alors que son sourire de chieur refaisait surface – décidément, il avait décidé de personnaliser Naoki pour ne pas ressentir le manque… S’approchant de cette fourbesse, il avait murmuré, histoire de lui faire payer ses attouchements… « Et puis, je ne fantasmes que sur les sauvagesses élevées dans la jungle. »  Délicatement, sa main avait relâché sa captive – en pleine pamoison devant une nouvelle offrande viticole – Alfred aurait la vie dur au matin, pour avoir fait ingérer autant de vin à notre demoiselle, le laissant seul à gérer la situation catastrophique dans laquelle elle les avait mis.

Daisuke n’était plus d’humeur, ce souper, cette soirée, tout lui pesait sur les nerfs et il avait déjà suffisamment de merdes à gérer sans avoir à endurer… est-ce que son partenaire d’affaire venait vraiment de se frotter à sa jambe comme un cabot en chaleur? HORREUR. Déjà, il montrait de mauvais comportement à Darth… mais en prime… juste, abomination. Son sang c’était glacé. Il s’était redressé prestement, appuyant la paume de sa main sur la bouche de la danseuse, pour éviter qu’elle ne les plonge dans une nouvelle vague de connerie, alors qu’il s’excusait envers ses visiteurs.  « Ça me brise le cœur, mais je préfère en rester là… je n’aurai plus la force d’être raisonnable si vous ne partez pas maintenant… » …. De la tragédie à son meilleur, si on oublie le moustachu qui avait saisis sa jambe – en déposant sa joue contre sa cuisse en poussant un soupir à fendre l’âme. « Vous resterez à jamais l’homme de ma vie Daichouki! Je penserai à votre corps ferme à chaque fois que je serai avec un autre homme, soyez en certain! »

Pendant qu’il tentait de bloquer mentalement les images horribles qui ne cessaient de se tailler un chemin jusqu’à son cerveau, et qu’il dégageait sa jambe de l’étreinte étrange de l’homme à la laisse qui avait quand même laissé sa vilaine patte se poser – encore – sur son arrière train, Ursula s’était approchée de Maiko et, se saisissait de ses joues comme on le ferait à un enfant si on était une vieille tante dévergondée, elle l’avait tiré contre sa forte poitrine avant de poser un baiser sur chacune de ses joues – à la limite des lèvres. « Prenez soin de vous Maiko. Et sachez-le! Vos apparitions publiques à la télévision continueront de pimenter nos ébats conjugaux. Vous serez toujours sans mes pensées! » … Que quelqu’un lui crève les tympans, immédiatement. Se dégageant un peu trop brutalement, il avait libéré Maiko des griffes de ces maniques avant de la passer par-dessus son épaule en mode poche de patate.

Il ne s’était pas fait prier pour prendre la fuite, lorsqu’Alfred pris le relais pour escorter le terrible duo jusqu’à la porte d’entrer. Désireux de mettre le plus de distance possible entre eux et lui, il avait grimpé quatre à quatre les marches en trainant son ivrogne « d’épouse » jusqu’à sa chambre. Pourquoi sa chambre? N’y avait-il pas meilleur endroit? Franchement, non. Avec des fous en liberté, il n’allait pas prendre le risque de la laisser seule, Il avait déjà vu ses prouesses en état d’ébriété, merci! Déposant la Kotani des plaines sur le lit, poings sur les hanches, il avait soupiré en la pointant d’un doigt accusateur. « Qu’est-ce que qui t’as pris de les amener ici?!! Et de leur dire des trucs pareils!? » Oh ça y était, il allait éclater, à sa décharge, il avait été sobre trop longtemps… « Comment tu vas te faire pardonner ça hein?! » Son regard s’était alors arrêté sur la magnifique bouteille qu’elle avait trainé depuis la salle à diner. Et, abandonnant ses pensées, le choc était trop grand, il avait ajouté, en tentant de lui prendre : « Aubergiste! À boire! » …


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     Ven 3 Fév - 16:59
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Double trouble

Ursula était à fond. Oui, on sentait la passion brûler dans ses yeux et pour parler franchement, Maiko préférait ne pas imaginer ce qu’elle aurait fait à son ancien employeur si elle s’était retrouvée dans une pièce, seule avec lui. Des trucs pas très catholiques et qui parviendraient même à traumatiser le Serizawa en personne probablement. Non, il valait mieux boire plutôt que de penser à quoique ce soit de sexuel. Son expérience précédente avait été amplement suffisante. Et si en général on confiait un traumatisme à sa meilleure amie pour s’aider par la livraison des faits… non, jamais Maiko ne ferait subir une telle chose à Yue. Elle était trop pure, trop innocente, elle ne méritait pas de grandir d’une manière aussi brutale. Personne ne méritait ça. Même le propriétaire de ce château au vin salvateur ne méritait pas ça.
… peut-être que son discours serait différent sur ce point une fois qu’elle aurait décuvé. Mais pour l’heure, le Saint liquide lui montait doucement mais joyeusement à la tête, passant par sa bouche pour laisser filtrer des phrases que si elle ne regrettait pas, Daisuke saurait probablement lui faire regretter… comme celle-ci…

« Ah non c’est pas possible, la pédophilie existait déjà bien avant 89 ! »

… prononcée après un air de réflexion, suivi par le scepticisme puis enfin la certitude malgré cette troublante proximité mise en place par le Daivador.
Maiko, quel âge a Daisuke exactement ?
Bah, c’était comme Gandalf ou Dumbledore, impossible à savoir ! Oh ou comme Alfred ! Quel âge avait Alfred d’ailleurs ? S’égarant sur cette dernière question, elle n’avait pas vu le rapprochement venir. Ses yeux avaient cligné à plusieurs reprises, elle avait fixé l’attaquant et avait semblé réfléchir à nouveau pour enfin, comme si les Moumoutier n’étaient plus là :

« Tarzan est un homme. » et attendez un peu de voir les merveilles qu’elle faisait avec des lettres colorées et aimantées sur les frigos ! « Si t’es gay, tu pourrais éviter de te marier, encore, à un Kotani… maintenant que j’y pense, t’as toujours eu une sorte d’obsession pour Yasuo… » libérée par le pauvre homme vieux, mais pas vieux, gras, mais pas gras, elle l’avait dévisagé quelques secondes de plus avant que sa main ne retrouve le chemin de la bouteille.
Si fort, elle avait essayé de se concentrer sur boire et uniquement sur boire. Avec beaucoup de concentration, elle avait tenté de développer un amour unique et fidèle pour ce Latour. Elle était prête à tout lui donner à condition qu’il efface à jamais ce traumatisme et la protège de ceux qui risqueraient de l’agresser pendant le reste de cette soirée.
Mais il avait fallu qu’elle baisse la tête et qu’elle voit Lassie se frotter contre Daibledore le Gris. Et là elle avait su qu’il lui faudrait les cousins de Latour. C’était probablement pour appeler Alfred à l’aide que sa tête s’était tournée à la recherche du majordome.
« Du rhum matelot et vite » c’était peut-être la phrase de secours, le SOS qu’elle aurait choisi si Ursula n’avait pas décidé de lui offrir une année de thérapie supplémentaire.

L’envie de pleurer ou celle de vomir… elle ne savait pas laquelle était la plus forte. Mais avec l’alcool et son éducation de la jungle, trop spontanée pour penser à la politesse, évidemment qu’un air écœuré était apparu sur son visage alors que sa main ne résistait pas à l’appel et essuyait rapidement les endroits souillés de sa peau.
Marquée à vie. Non, elle ne s’en remettrait jamais. Elle allait sombrer dans l’alcoolisme. Ce serait bouteille après bouteille, cauchemar après cauchemar, elle ne serait plus jamais la même et… oh, tiens, son verre était encore là. Et pas complètement vide !
Oui mais voilà, tout ce qu’elle avait eu le temps de prendre alors c’était sa bouteille, son précieux, le véritable héros de cette soirée. Cette ancre qui la raccrochait à la vie, elle l’avait attrapé dès le moment où le vieux pas trop vieux l’avait hissé sur son épaule dans une méthode de transport pas si inconnue que ça. A bord du Daimobile, elle n’avait pas protesté plus que ça, un simple :

« File comme le vent Philibert. » et le trajet se faisait jusqu’à la chambre où elle avait retrouvé le lit sans s’inquiéter une seule seconde d’être en compagnie d’un homme qu’elle avait qualifié de pédophile plus tôt et qui était clairement pervers, avec ou sans qualification. Non, à la place elle avait secoué la tête dans un « Objection le Gris ! J’ai été victime d’un kidnapping. Je m’en souviens très bien, oui, comme si c’était hier ! » et si elle avait terminé sa phrase en hochant la tête, on avait bien envie de lui dire que c’était en réalité aujourd’hui. Qu’importe, ce qui comptait c’était de protéger Latour en le resserrant contre elle. Installée en tailleur, une voix curieuse était alors sortie de sa bouche « Stupide hobbit joufflu ! » est-ce qu’elle venait juste de… « Nous le voulons. Nous en avons besoin. Nous devons avoir le précieux. » … imiter Gollum ? Oui. La réponse était oui.

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     Dim 5 Fév - 16:49
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Double trouble
DAIKO ♥

Dans sa vie – dont la longueur frôlait celles du comte Dracula (où étaient ses succubes!) à en croire la jeune danseuse ivre morte qu’il portait sur son épaule – Daisuke avait eu son lot de traumatisme. À commencer par une enfance dépourvue de contacts humains et une déficience certaine en matière de communication sentimentale… quoi qu’il en soit, il avait fini par aboutir dans un spécimen plus ou moins fonctionnel d’adulte (à quelques exceptions près)… il n’était plus certain que cela soit applicable après cette soirée. Les moumoutiers, leurs laisses, et l’infâme jouet douteux qui se cachait quelque part dans sa chambre à coucher lui vaudraient des cauchemars seulement, pour l’heure, alors qu’il déposait son précieux fardeau sur le matelas, il voulait bien oublier ses évènements scandaleux pour l’espace d’un moment, pour cette fraction de seconde ou une Maiko ivre morte prenait place sur son lit de la plus adorable des façons. Il l’avait observé un long moment, chancelante, un brin stupide, et plutôt que de lui faire la morale, c’était un sourire attendri qui avait étiré ses lèvres.

Une partie de lui enviait sa naïveté, la facilité avec laquelle elle pouvait boire à excès sans jamais se dire que quelque chose de tragique pourrait arriver. Il enviait cette candeur, et pour l’avoir déjà caressé à une certaine époque de sa vie, avant, bien avant que son jugement déficient coute cher à son neveu et à cette pauvre enseignante qui avait fini en prison par sa faute, ça lui manquait. Que n’aurait-il pas donné pour rire, simplement rire sans se soucier du mal de bloc du lendemain ou des dommages collatéraux que le moindre faux pas pouvait causer. Oh certes, il avait déjà abusé sur le houblon, mais ces craintes, ces angoisses et cette permanente voix dans sa tête qui lui radotait encore et encore qu’il en vienne à payer cher ses bêtises ne le quittait jamais. Au fond de lui, il aurait aimé n’avoir que comme soucis le nombre de frères et sœur perdu à travers le japon faute d’une mère lapine, il aurait tout donné pour troquer les craintes qui lui nouaient l’estomac, pour ne plus avoir à se demander si son neveu allait bien, s’il était vivant, et si ses silences ne cachaient pas plus, tellement plus qu’un pragmatisme naturel. En fait, il aurait tout donné pour se retrouver une fois de plus autour d’une table, avec la horde de la jungle et leurs conneries, leurs moqueries, juste pour que sa vie contienne un peu plus de Maiko et de ses sourires innocents de bourrée.

Daisuke avait fait un pas vers la protectrice du nectar divin et il s’était assis juste à côté d’elle, non sans perdre son sourire moqueur alors qu’il la regardait protéger envers et contre tous la bouteille. Il pouvait comprendre, le trou noir de souvenirs serait préférable à la soirée qu’ils venaient de vivre et, aussi loufoque et terrible fut-elle, il était content qu’elle soit venue le voir, qu’elle soit là. « Un kidnapping? Comment c’est possible! T’es supposée avoir un chauffeur non? C’est un des bons côtés d’être une idole!    » … Il fallait bien que ça compense pour le fait de ne pas pouvoir visiter une mère malade, de devoir surveiller ses moindres faits et gestes et de jurer un célibat éternel non? S’il pensait qu’elle avait atteint le summum du sex-appeal dans cette robe ayant ruinée le Cambodge – au point ou sérieusement, il aurait pu demander au peintre des deux maniaques au rez-de-chaussée de l’immortaliser ainsi, Maiko venait une fois de plus de lui prouver qu’elle avait des techniques de séductions beaucoup plus dévastatrices! Citer un film culte!

Sans penser que c’était interdit, que dans son monde, ça serait probablement mal vu, il avait éclaté de rire, un rire franc, à peine retenu, alors qu’il passait une main dans ses cheveux en tentant de contenir ses éclats de rire, il avait pivoté vers elle, les yeux encore humides des larmes de joie qui y étaient grimpé vu l’intensité de son hilarité. Il avait accroché son regard sombre au sien, bien qu’elle soit de loin d’être aussi réveillée que lui… Sans vraiment réfléchir, sa main droite avait glissé sur la joue de la demoiselle, emprisonnant délicatement son visage alors qu’il la détaillait. Allait-il un jour se lasser de le regarder? En six ans, ça n’était pas arrivé, il y avait quelque chose chez cette fourbesse qui lui faisait oublier tout le reste… « T’es pas possible… t’es certaine que t’es réelle?  ». Son sourire c’était fait plus tendre, même sa voix avait cet étrange ton presque doux… En toute franchise, ça lui prenait tout son contrôle pour ne pas rompre le peu de distance entre eux, mais elle était ivre, et c’était mal… et ne lui avait-elle pas hurlé de ne plus jamais l’embrasser sans permission? Il avait ce genre de souvenir cuisant et traumatisant du refus féminin… Il en pleurait chaque soir roulé en boule avec ses peluches !


… Ok, c’était une sorcière, elle lui faisait perdre le sens de la réalité…. Oublier des trucs… Comme le fait qu’elle était ivre morte, absolument ivre morte et qu’il était incapable de penser à autre chose qu’à quel point il la trouvait parfaite. Baissant son regard sur la précieuse bouteille, il avait agis avec la rapidité d’un ninja, saisissant le château 1989 avec assez de force pour lui arracher des mains. Et histoire d’enterrer la faiblesse à laquelle il avait presque cédé, il avait laissé sa main libérer sa joue alors qu’elle se posait sur son épaule et la poussait vers le matelas. Un enfant, un véritable crétin de 5 ans d’âge mental! Levant sa bouteille au-dessus de sa tête, fort fier, il avait balancé un : « Le plus beau s’Daisuke! Le plus fort s’Daisukeeeee    » … en parfaite réplique de la chanson nuptiale un jour chantée par une Maiko bourrée… Charmant!


electric bird.
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     Lun 6 Fév - 17:23
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Double trouble

A plusieurs reprises, de manière constante et sur un rythme rapide, sa tête s’était hochée. Evidemment qu’elle avait un chauffeur. Ou évidemment qu’elle avait été victime d’un kidnapping. Finalement, le geste marchait pour les deux et c’était peut-être pour ça que sa tête avait exécuté ce mouvement pendant plusieurs secondes « Si mais mon chauffeur pour sorties privées c’est Yasuo et… oops… je crois bien que je vais me faire disputer. » … elle n’était pas supposée l’appeler ou quelque chose dans ce genre là ? Si, mais le constat de ces futurs problèmes lui avait fait hocher la tête avant qu’elle ne poursuive « Surtout qu’il t’aime pas beaucoup alors s’il apprend que je suis ici… missa gros gros problèmes ! » et c’était parti pour Jar Jar… c’était comme un karaoké, une fois qu’on avait appuyé sur le bouton, il était impossible de l’arrêter.
Ramenant un peu plus ses jambes, elle avait gigoté sur le lit un instant avant de prendre un air de réflexion intense, bouteille toujours en sa possession. C’est sûr, Yasuo n’allait pas être content « Missa mal à la tête trop réfléchir. » une pub contre l’alcool à elle toute seule. Mais sa campagne contre l’alcoolisme s’était vue stopper par un rire qui avait amené une moue sur sa bouche avant que celle-ci ne forme un sourire.
D’accord, elle n’était peut-être pas complètement certaine de savoir pourquoi il riait. Elle avait juste pensé qu’il avait un joli rire Daisuke et que oui, ça lui faisait plaisir de l’entendre dans le fond.

Parce que malgré l’alcool, une partie d’elle s’était souvenue qu’à une certaine époque de leur histoire, elle ne vivait que pour ça. Le faire sourire, au mieux le faire rire, lui changer les idées et simplement lui réchauffer son cœur qui avait l’air par moment un peu trop froid. Chasser de son visage les soucis qu’elle n’aimait pas y voir. C’était une belle mission qu’elle ne pouvait s’empêcher de mener quand elle le voyait. Parce qu’elle était attachée à lui oui, elle l’aimait beaucoup Daisuke et que, comme le vin le lui faisait admettre « Je l’aime bien ton rire tu sais. » et puisque le temps de lui en coller une était clairement dépassé, un sourire s’était posé à nouveau sur ses lèvres malgré cette proximité gênante. Pire encore, elle l’avait trouvé agréable cette caresse sur sa joue « Je ne le suis pas ? »… avant de prendre cet air de concentration intense comme si la question de son ancien patron était sérieuse. Autrement pourquoi lui pincer le bras ?
Bah… on ne savait pas trop puisque c’était probablement elle qu’elle aurait dû pincer pour vérifier de sa tangibilité.

Voilà comment elle avait laissé filer son précieux Latour. Une main en moins sur la bouteille, de l’inattention et… ok, elle avait peut-être la force d’une personne ivre pour qu’après un « Hey ! » de protestation, son dos ne retrouve le matelas. Et ainsi, malgré cette chanson familière commentée d’un stupide « Tu la connais ? » la guerre avait été déclarée par le stupide hobbit joufflu.
D’accord, il avait d’abord fallu qu’elle se redresse. Et avant même de penser à se redresser, cette voix étrange était à nouveau sortie de son corps « Il nous l'a volé. Sale sournois petit Hobbit. Mauvais, perfide, faux !» … ensuite, sa main s’était tendue sans être capable d’atteindre la bouteille de sa position assise. Elle avait bien gémit pour râler mais rien n’avait ramené son précieux Latour entre ses mains. Et elle avait semblé abandonner, laissé la victoire à Maître Gamegie. Il y avait même eu ce soupir de défaite tandis que son bras retombait sur le matelas, cet air peiné avant l’acceptation de son statut de perdante, ce regard levé vers le plafond avant de tourner un air Chat Potté vers le voleur. Quelques secondes… et elle soupirait à nouveau sa défaite.
Elle avait perdu. Latour était désormais en d’autres mains. Et…

« Pour le Gondor ! »

Voilà avec quel cri de guerre Maiko, véritable hobbit de l’histoire si on la comparait au géant musclé gras de l’histoire, s’était redressée pour se jeter sur le dos de l’ennemi et tendre ses mains vers Latour tel un pénible koala qui chahutait bien trop.
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     Sam 11 Fév - 3:20
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Double trouble
DAIKO ♥

De toute les menaces de mort qu’il aurait pu s’imaginer, de toutes les visions on ne peut plus terribles qui auraient dû le clouer sur place à la simple mention de ce que lui ferait son ancien beau-frère s’il apprenait que le crétin qu’il était avait décidé de collectionner une nouvelle femme Kotani – un peu plus et il se mettrait à chanter une version maison de l’hymne de pokemon : un jour je serai le meilleur dresseur, je m’ferai une Kotaniiii – ce qu’avait décidé de retenir notre brun, alors que son ivrogne d’invitée se vautrait sur son lit en imitant Jar Jar Binx, c’était… « J’y crois pas! Tu as désobéi au grand chef… pour venir me voir!  » … parce qu’assurément, elle venait à lui non? Il refusait de croire que des maniaques aient décidés de la conduire ici contre son gré, de l’attraper à l’autre bout de la ville, ô que non, s’ils l’avaient croisés, c’est qu’elle était près d’ici, en plein chemin vers le manoir… vers lui! Ça va les chevilles Daisuke? … Qu’on pardonne la prétention, mais il doutait que les moumoutiers aient décidé d’errer dans le quartier qui abritait le reste du clan, ils n’avaient que peu de sorties : les bordels douteux et, à son grand dépit, sa demeure! Et puis, franchement, aux vues du sourire qui ornait ses lèvres, il préférait croire que quelque part, c’était son sexappeal non gras qui avait attiré la demoiselle.

Il s’était contenté de la fixer alors qu’elle semblait déterminée à lui faire un remake de tous ses films préférés dans la même soirée, se contentant de commencer, en caressant très délicatement sa tempe comme pour soulager sans succès sa migraine « Trop bu missa a,  surtout…  » et voilà qu’il se prenait pour Yoda… bah… n’était-il pas le plus sage dans cette pièce ? Qu’on marque ce jour d’une pierre blanche, en comparaison avec une ivrogne qui devait avoir du mal à marcher, il était l’adulte responsable, rien de bien rassurant! Daisuke avait posé ses yeux sombres sur le visage rosi par l’abus de boisson de sa vis-à-vis : elle était adorable, une tentation sur pattes, et il en venait presque à la soupçonner de vouloir volontairement tester ses limites et s’assurer qu’il implose de n’avoir réussi à contenir les pensées pas trop nettes qu’elle lui inspirait. Il devait être débile… elle peinait à dire quoi que ce soit de cohérent et pourtant, elle avait encore sur lui cette étrange attraction. Il n’avait fallu qu’une bêtise, l’aveu qu’elle aimait bien son rire pour qu’il relâche doucement son minois. « … Essais donc de me le redire sobre…    »

Comme si ses doigts s’étaient brûlés à ce contact, il avait relâché Maiko en détournant le regard. Peut-être était-ce le fait qu’elle ne lui hurle pas des menaces de mort cette fois, ou qu’elle ne lui détaille pas de façon imagée toutes les façons dont elle s’assurerait personnellement qu’il ne puisse plus jamais se reproduire, mais il avait l’estomac noué de constater que rien ne venait s’immiscer entre eux. Rien. Et il se retrouvait stressé, presque comme un crétin, d’avoir enfin l’objet de ses désirs à portée… À trop la regarder, il ne pourrait plus être sage, d’ailleurs, il n’avait pas vraiment l’habitude de l’être, responsable, songé… alors pour une fois qu’il y mettait toute sa motivation, qu’on cesse de le tenter! Cette fourbe avait sur lui une telle emprise qu’il ne savait plus quoi faire, c’était… inexplicable!

Inexplicable était bien le terme… elle était la variable inconnue de l’équation, l’élément qu’il ne s’était jamais imaginé désirer avant de l’avoir devant lui. S’il s’était résigné il y a longtemps à ce que sa vie amoureuse soit à l’image de sa vie professionnelle : une suite de sacrifices, elle avait chamboulé ça… parce que dès la seconde où il avait posé les yeux sur elle, il l’avait su : il voulait joindre la résistance! Il ne pouvait pas, il ne voulait pas, se contenter de son pistolet et d’une bestiole poilue (pardon chewie!) – d’autant plus que son fidèle ami à lui, était plutôt couvert de rideaux de salon… ça faisait moins imposant dans une guerre intergalactique, et faire comme s’il ne l’avait jamais rencontré. Pire encore, pendant une fraction de seconde, il s’était même fait la réflexion honteuse que personne au monde ne saurait la remplacer, quelque part, il l’avait toujours su, quel que soit le nombre de jeunettes qu’il se ramasserait pour faire passer le temps, il n’y avait personne d’autre avec qui il ait vraiment envie d’être. Il le nierait jusqu’à sa tombe! Déterminé à cesser l’abus d’alcool, il s’était saisit de la sainte bouteille.

Il avait besoin d’oublier aussi ! De quel droit chassait-elle de sa mémoire les traumatismes de la soirée alors que lui, lorsqu’il aurait les paupières clauses, serait contraint de revoir encore et encore la chevauchée de moumoutière sur ses fin destrier d’époux! HORS DE QUESTION. Voilà pourquoi il avait serré la précieuse bouteille contre son torse, certaine de pouvoir se délecter du précieux nectar… jusqu’au moment ou un koala enragé décida de lui grimper sur le dos. Hein quoi?!! Il avait resserré son étreinte sur la bouteille dans un : « Maiko ! Je te l’ai déjà dit, si tu veux me grimper dessus, c’est oui, mais sobre!    » C’était quoi hein, cette manie de se la jouer grimpeuse de monument masculin lorsqu’elle buvait trop? Il aurait aimé dire que c’était une occasion isole mais… il avait des vifs souvenirs de ses nuisances au volant la dernière fois qu’il l’avait vu bourrée! Tentant de garder son équilibre, il avait levé la bouteille au bout de ses bras, grand guerrier.

« Couché Kowgli!    » De sa main libre, il avait saisis la jambe de la demoiselle en tentant de l’extirper de son perchoir. Il devait avoir perdu la tête, pour la convaincre de NE PAS grimper sur lui… alors que dans ses rêves les plus fous, elle était une fine amazone. Tirant délicatement sur sa jambe jusqu’à la faire tomber de ses épaules, il avait pivoté, sans trop réfléchir, et l’avait plaquée contre le matelas, d’une main délicatement appuyée sur son épaule. « Bien essayé ! Mais c’est moi le roi de la jungle!    » un rire, un seul, alors qu’il la tenait immobilisée d’une main, la bouteille dans l’autre, et qu’il en rajoutait, comme Kylo Ren en pleine démonstration de force. « Allez dis-le! Longue vie au roi!    » parce que s’incliner près de son visage, près de son oreille, c’est intelligent tu penses? Bah… il devait y mettre le paquet pour citer scar, il avait même pris la voix! Et, comble de l’arrogance, il s’était redressé, en menaçant avec un air de chieur : « Et maintenant, je vais finir la bouteille!    »


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     Sam 18 Fév - 16:09
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Evidemment qu’elle avait désobéi au grand chef ! Elle était une rebelle, elle n’avait peur de rien, la pire des Kotani… ou c’était Ren… à chaque fois cette question laissait apparaître une hésitation.
Au moins, bourrée, nous en étions certain, c’était bien la cadette du duo démoniaque qui remportait le trophée. C’était une excellente ligne à ajouter au règlement intitulé « 327 bonne raisons de ne pas laisser Kotani Maiko boire d’alcool ». Manifestement, sa dernière expérience d’alcoolisme ne lui avait pas servi de leçon. On pouvait ceci dit bien l’en excuser étant donné les images choquantes que ses yeux avaient dû voir. C’était probablement ce sentiment de regret qui dominait actuellement en elle, parce que si elle avait appelé Yasuo rien de tout ceci ne serait arrivé « Vilaine Maiko, fait toujours bêtises. » oui, enfin… presque. On doutait fortement qu’une personne pleine de regrets se mette à rire de sa connerie avant de s’arrêter net pour prendre un air étonné « Trop bu ? » oh oui Maiko « Missa ? » et c’est ensuite qu’elle s’était mise à secouer la tête de longues secondes dans un « Nooooooooon. » alors oui, parti de là, il était assez simple de hocher la tête plus tard. Evidemment qu’elle pourrait lui redire sobre qu’elle aimait son rire parce qu’elle était déjà sobre !

Et puis, c’était vrai non ?
Ce n’était pas parce qu’elle n’avait « pas » bu qu’elle aimait son rire. Non, c’était parce qu’elle l’aimait vraiment. Ce qu’elle pouvait être fière avant quand elle parvenait à l’entendre et qu’elle pouvait penser que c’était grâce à elle. Cet idiot de beau frère qu’elle voulait rendre heureux et qui avait préféré…
Non, cette histoire était déjà compliquée sobre alors avec un peu d’alcool ce n’était pas mieux. Elle préférait le résumé où il avait fait semblant d’être méchant. Parce que franchement, elle n’avait pas l’impression de pouvoir le comprendre un jour cet épisode de Dallas.
Peut-être que si le sith ne s’était pas comporté en voleur, ses mots auraient emprunté le cours de ses pensées et elle aurait profité de l’occasion pour lui demander pourquoi il avait fait semblant de passer du côté obscure.
Mais sitôt Latour en possession de son aîné, elle n’avait plus eu que pour priorité de récupérer ce qu’elle considérait comme son bien. Tel Gollum obsédé par l’anneau unique, elle avait grimpé, une fois de plus, sur le prétendument gras Sauron. Et plutôt que de renoncer, sa main s’était serrée un peu plus autour du cou du voleur tandis que l’autre se tendait avec désespoir en direction de son précieux. Non, elle ne lâcherait pas. Elle avait râlé et elle avait même pensé pouvoir rester en place… jusqu’à ce qu’elle ne perde l’équilibre. Et pourtant, là encore, plaquée contre le matelas, ses mains s’étaient tendues tel une enfant réclamant son hochet :

« Rends-moi ma bouteille Bilsuke ! » premièrement, il n’était pas gras. Deuxièmement, il n’avait pas les pieds poilus, même si elle ne pouvait pas être certaine de ce point. Et troisièmement, il n’était pas un peu trop grand pour être un hobbit ? Ok, alors c’était un Nazgûl. Mais sa concentration à réclamer s’était perdue quelque part entre ce murmure. Ses bras avaient arrêté de se tendre bêtement et son regard s’était perdu une ou deux secondes de trop dans les yeux du Roi. Son souffle brûlait ? C’était la question qu’on pouvait se poser à la voir ainsi poser une main sur l’oreille qui en avait été agressée.
Et elle n’avait plus rien dit jusqu’à ce que Latour soit menacé. Ce n’était pas « longue vie au Roi », cette phrase n’appartenait probablement pas au vocabulaire Kotanien de toute manière, mais ce n’était pas vraiment une stupidité de plus… quoique….
Elle ne s’était redressée qu’à moitié juste assez pour que ses doigts puissent atteindre ce ventre gras pour remonter doucement sur le vêtement, jusqu’à son torse, façon petite bêbête qui monte, un peu scandaleuse peut-être. Et c’est avec un air charmeur de Chat Potté qu’elle avait ajouté sur un ton doux « S’il te plait Dai…. » Dai ? Oui, ça faisait longtemps que ce surnom n’était plus venu. C’était peut-être le souffle. Oui, il y avait quelque chose de mal dans ce souffle. Ou d’envoûtant, mais c’était mieux d’employer un adjectif plus péjoratif, oui.


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     Sam 18 Fév - 21:05
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DAIKO ♥

Si un scénariste avait décidé de réécrire le script de 50 shades en l’adaptant aux intérêts de Serizawa Daisuke - un investissements qu’il envisageait sérieusement depuis que toutes les raisons étaient bonnes pour tuer le temps et que son univers avait volé en éclat, sans compter qu’il aurait rempli plus d’une salle de cinéma avec sa belle gueule  – bref, cette version aurait inclue précisément cette scène : Kotani Maiko, allongée sur son lit, occupée à lui citer des répliques tout droit sortie de grands classiques du cinéma. Pour bien faire les choses, il aurait fallu qu’elle soit un peu moins bourrée, mais mis à part ce détail, il vivait l’incarnation impeccable de ses plus grands fantasmes. De la voir là, avec son air boudeur, et ses joues rougies par l’abus viticole, il était à des miles de se souvenirs l’effroyable soirée remplies de visions cauchemardesques à laquelle il avait survécu. Surtout qu’elle était terriblement mignonne, à tendre les bras comme un poupon – un poupon défoncé par l’abus d’alcool – à le traiter de…. De quoi hein? Levant son bras plus haut pour conserver la bouteille hors de portée du sournois hobbit joufflu, il avait laissé un rire amusé lui échapper. « Bilsuke? C’est ce que t’as trouvé de mieux ?  ». Un nouveau rire, la jeune Maiko aurait été fière, en moins de dix minutes, elle lui avait arraché ce son qu’il retenait depuis toujours, celui d’un type qui s’amuse pour de vrai.

D’ordinaire, il avait ce rictus moqueur, ce rire un brin chiant qui ne réussissait pas réellement à masquer a pointe d’ironie… mais pas maintenant. En même temps, peut-être était-ce dû à la température de son sang qui ne cessait de grimper, de son angle, elle était encore plus craquante, et surtout, elle était pile à l’endroit où il l’imaginait depuis qu’il l’avait rencontré… Sauf que généralement, quand il se perdait dans des songes du genre, elle ne restait pas immobile ou silencieuse… elle allait jusqu’à murmurer son nom, à poser une main sur lui et … et. .. WOAAAAAAAAAAAAAAH. Son regard s’était fait momentanément paniqué alors qu’il passait du visage de la peste qui venait de murmurer son nom à … à cette main sortie de nulle part qui s’était posée sur son ventre. En temps normal, ça ne l’aurait pas rebuté, il savait s’y prendre avec les fourbes qui désiraient parcourir du bout des doigts son corps parfait… sauf que là… elle était ivre! Elle était ivre et vierge (oui, il était dans un déni profond sur ce point-là) Ok, ne surtout pas paniquer, surtout pas si son cœur avait commencé à battre à tout rompre et que tel un gros avant un photoshoot de mauvaise publicité sportive, il avait pris une énorme respiration en rentrant son ventre, comme si ça allait permettre d’échapper à la sorcière allongée sur son lit.

MAMAMIA. Autant dire que la tentative de fuite était un échec, à croire qu’il était vraiment gros, qu’il avait trop de chaire partout, sinon comment aurait-elle aussi aisément grimpé de son ventre à son torse hein? Il était tout bonnement pétrifié, et pas tant parce qu’elle lui faisait peur, mais plutôt parce qu’il se demandait sérieusement ou était la limite de son self-control. Sa gorge était serrée, aucun mot ne s’en échappait. Il devait réfléchir chaque mouvement, parce que s’il laissait ses envies prendre le dessus, il n’aurait plus rien d’admirable. Il avait certes bien des défauts, mais abuser d’une fille bourrée n’en faisait pas partie. Lentement, sa main libre s’était posée sur celle de la jeune danseuse, pour la retirer de sa grasse personne. « Me fait pas ton numéro de princesse Jasmine! Je suis plus brillant de Jafar !  » … ou pas. Bah… il tenait toujours la bouteille de vin, qu’on lui donne ce point-là. « Et je ne laisserai pas tes attaques impunies!  »  Grave erreur. WARNING WARNING.

Il avait relâché la main de la demoiselle et un sourire de prédateur – enfin, ou de gamin devant son jouet préféré – avait éclairé son minois alors qu’il commençait à …. La chatouiller! Ou du moins, c’est précisément la raison pour laquelle il s’était incliné vers elle, pour laquelle ses doigts longeaient se lançaient dans une attaque contre ses cotes…. Pendant une bonne minute. « Demandes pardon paysanne! Et j’épargnerai ta vie!  » … À quel moment il avait perdu le nord? Probablement à la 48 ème seconde, lorsqu’accidentellement, c’est sa hanche qu’il avait effleuré dans son attaque de chatouille. Et c’est strictement pour trouver le point faible – ils étaient en guerre après tout – qu’il s’y était attardé une second de trop. Et c’est aussi pour évaluer l’ennemi !

Et c’était strictement parce qu’il exécutait à la lettre les mesures de guerre qu’il s’était incliné vers elle, ayant finalement cessé de l’attaquer, sa main immobilisée sur sa hanche. Avait-elle toujours été aussi belle? Ou était-il encore plus con que Jafar, parce que pendant une seconde, il s’était perdu sur ses traits, sur son visage, et sa respiration s’était accélérée. Il regrettait presque de l’avoir arrêté. Il la regrettait soudainement, cette main sur son gras. Daisuke s’était incliné vers Maiko, il avait dû se faire violence pour que sa main grimpe le long de son bras à elle, se pose sur sa joue. Là, là ça allait, il ne pouvait pas faire un truc déplacé là non? Bordel cette démone était pire que l’anneau unique! Il aurait pu se maudire et devenir un Gollum pour la contempler.

… Si on lui demandait plus tard, il dirait que les moumoutiers avaient brûlé tout ce qu’il restait de ses neurones. Que c’était de leur faute, s’il s’était incliné vers elle, envouté par ses lèvres, crétin au point de faire abstraction qu’elle était bourrée. Il s’était approché, n’ayant franchement qu’une envie, une envie qu’il avait pourtant juré de ne pas satisfaire, pas depuis la dernière claque au bord de la piscine…. Sa pompe à sang battait à tout rompre, il avait l’impression que sa tête allait éclater… serait-ce différent si elle ne l’insultait pas juste après? Crétin. Triple crétin. Il n’était qu’à une fraction de centimètre de ses lèvres lorsqu’il avait figé. Non. C’était mal. Très mal. Trop mal…………mais il était pourtant passé du côté obscure de la force non? … Ça serait si facile et… NON. Il avait reculé tenant toujours la bouteille de vin et, profitant de ce moment d’inattention de sa captive, il l’avait ouverte …. Et c’est avec une classe légendaire, un cri du guerrier qu’il avait ajouté : « Pour le Gondor!  »  … avant de prendre une grande gorgée à même la bouteille. Bah quoi? Si il était bourré aussi, le viol était permis? … Abruti!


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